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interviewEurope 1· 3 juin 2025 6 min

La gueule de bois du mardi matin, à la recherche d'Anne Hidalgo et les confidences de François Bay

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

d'Europain Olivier de la garde avec ce matin un difficile réveil pour certains journaux. Oui, après la folie du samedi soir, c'est un peu la gueule de bois du mardi matin. On s'étonnait ici même, vous vous en souvenez Dimitri d'une forme d'aveuglement d'une partie de la presse sur le déchaînement de violence qui avait accompagné la victoire du PSG.

Seul ou presque hier le Figaro donnait la place qu'elle méritait à cette triste actualité. Les raisons de cette cécité, vous les connaissez comme nous. pas de vague, pas de stigmatisation des casseurs, des banlieux, de l'immigration et puis surtout ne pas faire le jeu de l'ultra droite.

Seulement à l'heure des réseaux sociaux et à l'heure où la presse de gauche a perdu le monopole de l'information, il est de plus en plus difficile de faire comme si la réalité n'existait pas. Et cette réalité avec 24 heures de retard, elle éclate à la une du Parisien ce matin. Quelle honte, titre le journal au-dessus d'une photo d'une avenue proche de l'étoile dévastée par les casseurs.

Commerce pillé, voiture brûlée, heure avec la police. L'album souvenir du premier titre européen du PSG recell imagens aigu de la litotte. En fait, ce que n'avait pas voulu voir toute une partie de la presse française hier, nos collègues européens eux l'avaient vu, reconnaît encore le Parisien.

En Espagne, le quotidien Vinutos titrait sur deux nuits consécutives de terreur, carnage à Paris. Ça c'était le titre de l'article de l'envoyé spécial du Sun britannique. En tant que vétéran des stades de foot, Rob Mall en mission dans la fournaise du Parc des Prince samedi croyait avoir tout vu.

Il ne s'attendait pas à devoir piquer un sprint dans les rues du 16e arrondissement. Ces scènes rappellent de mauvais souvenirs aux britanniques qui ont connu le houliganisme rappelle le journal avant d'avoir pris le taureau par les cornes et éradiquer les barbares. Mais de ce côté-ci de la Manche les priorités ne sont ni le taureau, ni les cornes, ni les barbares.

C'est on l'a bien compris surtout de ne pas faire le jeu de l'ultradroite. Et puis on a retrouvé Annie Dalgo. Ouais mais on l'a reperdu.

Bon alors, récapitulons. Elle n'était pas à Munique pour la finale. Elle n'était pas non plus à l'Élysée pour célébrer les vainqueurs.

On ne l'a pas entendu après le sacage de sa ville. Les limiers du Parisien se sont donc mis au travail hier et Alexis Bisson, Ellie Julien et Marcelo Westfred l'ont finalement retrouvé. Elle était samedi à l'assemblée générale de l'ONU habita à Nairobi au Kenya.

Si mais on l'a donc reperdu parce qu'à peine atterri a redécollé pour Lausanne pour assister à la réunion annuelle du conseil de l'Olympicque WFG Foundation ce qui apparaît effectivement comme une absolue priorité du moment. Heureusement son cabinet a indiqué au journal sans rigoler que la mère reste totalement aux affaires. Elle est toujours à fond et elle le sera jusqu'à la dernière minute.

Fermez les guillemets. Voilà pour les nouvelles de notre mère fréquence plus Platinium. Le Figaro lui a retrouvé François Baotro et c'est vrai qu'on l'a pas beaucoup entendu non plus ce weekend mais il est vrai que la nuit de samedi à dimanche a été calme à peau.

Ceci explique peut-être cela. En attendant le Figaro l'a apparemment rencontré. Je dis apparemment parce qu'il ne s'agit pas d'une interview en bonne et du forme mais de confidence échangé avec Laoris Boison.

C'est très à la mode ça. Ou toujours est-il que cette rencontre fait la une du journal. Le Premier ministre recherche toujours 40 milliards d'économies et sa volonté est intacte. "Je ne me déroberai pas", a-t-il déclaré, "je laisserai pas la situation à l'État.

Ma responsabilité est de proposer au pays un chemin crédible pour en sortir. Alors, quel chemin pour améliorer les comptes publics ? Pour le moment, le GPS n'est pas bien clair parmi les pistes de réflexion, la TVA sociale, mais aussi une année blanche, c'est-à-dire le gel total des dépenses publique indexé sur l'inflation ou encore un grand coup de rabot sur les niches fiscales.

On saura tout à la mi-juillet où premier premier ministre date du départ des députés et des Français en vacances, ce qui est une méthode comme une autre pour éviter la censure et la contestation sociale. Quoi d'autre dans les journaux ce matin, Olivier ? Et bien, d'abord une intéressante enquête sur les catholiques dans la société. et vous lirez ça dans le Figaro et dans la Croix.

Enquête diligentée par un nouveau sing, l'observatoire français du catholicisme. Le sondage confirme le phénomène de sécularisation à l'œuvre depuis plusieurs années. Et pourtant, le catholicisme des croyants y est plus affirmé, indique la croix. 46 % des Français se définissent comme catholiques, 45 % sans religion et 4 % musulman.

Ensuite, l'Europe à droite toute. Ça c'est le constat de l'opinion en gros titre. La victoire du candidat nationaliste à la présidentielle polonaise conforte le réalignement de l'échiquier politique du vieux continent, explique Jean-Dominique Mercher.

Un mouvement d'ampleur, écrit-il qui s'opère sous le regard bienveillant de l'administration Trump. Celle-ci ne veut pas rompre avec l'Europe comme on l'a parfois dit. Elle aspire au contraire à ce que ses amis idéologiquement proches y accèdent au pouvoir pour reconstituer un bloc occidental identitaire débarrassé d'un wisme bienveillant aux migrants LGBT et écologiste.

Enfin, c'est dans ce contexte qu'Emmanuel Macron se rend à Rome aujourd'hui. Une rencontre qui s'annonce un peu tendue, signale le correspondant de l'opinion en Italie. Entre les deux, le courant n'est jamais passé.

Emmanuel Macron incarne un fédéralisme assumé, Mélanie un souverainisme pragmatique. Et puis surtout notre président représente aux yeux de beaucoup d'Italiens le stéréotype du français arrogant et méprisant face une Italie marquée par un complexe d'infériorité. Bref, c'est pas complètement gagné.

Espérons qu'Emmanuel Macron ait la courtoisie de ne pas parler de football et de ce 5 à0 infligé au Milanais. Même si Mélanie est romaine, prions plutôt pour que cette rencontre soit légère comme une ritournelle italienne. [Musique] La revue de presse d'Europe a signé Olivier de la garde.

Merci beaucoup Olivier. Yeah.

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