Brunet sans filtre du jeudi 15 janvier 2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour à tous et soyez les bienvenus les quasiment midi sur LCI. C'est l'heure de se retrouver pour 2h30 d'émission. Vous le savez, vous le savez 100 % sans filtre mais [musique] aussi avec de l'humeur.
Bonjour Éric. Bonjour Magalie. Allez, on vous le dit, on vous l'annonce.
Emmanuel Macron, ça y est, vient d'arriver à [musique] Istre. C'était il y a quelques minutes. Le chef de l'État va prononcer ses vœux aux armées [musique] à 12h30.
On l'écoutera attentivement. Il va sans doute donner des détails sur la présence française au Groenland. [musique] Une présence militaire, c'est une situation absolument inédite.
Est-ce qu'on est en train de préparer un face-face avec Donald Trump ? Nous français et plus largement les Européens. En tout cas, le message envoyé par l'Union [musique] européenne est extrêmement clair.
Léonard Atal, notre journaliste, nous attend sur la base 10. On vous rejoint dans quelques minutes. Léonard, à tout de suite.
Et puis nous allons parler aujourd'hui des petits patrons français. une étude très [musique] précise nous disent que franchement les petits patrons, mais les tout petits patrons, les TPE, les commerçants et cetera sont totalement démoralisé. D'ailleurs, il y en a 4/10, [musique] vous imaginez ce que c'est ? 4/10 qui rêvent de redevenir salarié.
Bien, quand les petits patrons n'ont pas le moral, je peux vous dire que la France ne l'a pas non plus. Nous parlerons justement de ces nombreux petits patrons qui constituent l'essentiel des entreprises françaises. La plus grande partie des [musique] entreprises françaises.
Enfin, la justice criminelle en France est en train de couler des magistrats alertes. [musique] 2026, tenez-vous bien, sera l'année où des criminels seront libérés. Faute de pouvoir être jugés à tant.
Une phrase choc évidemment pour avoir l'oreille [musique] des politiques, mais la situation inquiète, on en débattra dans notre émission. [musique] C'est parti. Ce sera l'objet de mon édito un peu taquin tout à l'heure à 12h15 mesdames messieurs.
C'est l'information du jour. En tout cas, des soldats français sont arrivés au Groenland, mesdames messieurs, pour un territoire grand comme quatre fois la France. Ils sont 15 à participer à un exercice militaire sur place.
Pourquoi faire ? Quelle sera leur mission ? Pour combien de temps ?
Mesdames, messieurs, Emmanuel Macron devrait en dire davantage dans les prochaines minutes lors de ses vœux aux armées. Oui, des vœux prononcés sur la base d'Istre, on les écoutera en direct vu le contexte international extrêmement incertain. On attend le chef de l'État sur plusieurs sujets.
Donc, Léonaral et Thbauc, vous êtes donc sur cette base d'Istre. On l'a vu à l'image visiblement. Donc ça y est, Emmanuel Macron est sur place.
Oui, bonjour Magalie. Bonjour Éric. Tout à fait.
Emmanuel Macron est arrivé il y a quelques instants sur cette base aérienne 125 distre pour prononcer d'ici une demi-heure ces traditionnels vœux aux armées, à l'armée française, aux soldats qui sont présents aujourd'hui dans un contexte international particulièrement tendu. Et c'est ce qu'on nous dit du côté de l'Élysée. Bien sûr, l'expression du chef de l'État ne sera pas déconnecté de ces enjeux.
Comprendre. Le président va parler dans son discours du Groenland. Bien sûr, il devrait apporter des précisions sur la nature, l'objectif de cet exercice militaire auquel vont participer une quinzaine de soldats français issus de troupes de montagne qui sont arrivés dans la nuit au Groenland et qui vont participer à cet exercice au côté de de soldats danois, norvégiens, suédois ou encore allemands.
Donc précision attendue de la part du chef de l'État dans son discours qui devait qui devrait durer une vingtaine de minutes. Emmanuel Macron devrait aussi aborder le sujet épineux du budget des armées puisque vous le savez, Emmanuel Macron a annoncé 3 milliards et demi supplémentaire pour l'année 2026 pour l'armée mais ce budget pour la défense n'a toujours pas été voté. C'est tout l'enjeu des débats en ce moment au Parlement.
Emmanuel Macron va donc devoir sur ce sujet aussi trouver les mots pour assurer les militaires qui écouteront son discours comme vous d'ailleurs sur LCI d'ici une demi-heure. Merci beaucoup Léonard Atal, vous nous interrompez dès qu'il se passe quelque chose. Bien sûr l'Europe elle l'Europe et bien elle se mobilise face à l'inflexibilité du président américain.
Hier il y a eu une réunion entre les Danois, les Groenlandais, les Américains. Tout cela s'est tenu à la Maison Blanche. Résultat, ben résultat, rien du tout.
Cette réunion n'a strictement rien donné. Donald Trump veut le Groenland et rien ne lui fera changer d'avis. Nous avons vraiment besoin du Groenland pour la sécurité nationale, y compris pour l'Europe.
Et j'ai discuté avec le chef de l'OTAN qui souhaite vraiment que quelque chose se passe. Je ne vous dirai pas ce que je suis prêt à faire, c'est certain. Je n'écarte aucune option.
Le président a exprimé son point de vue clairement et nous avons une position différente. Pour nous, les idées qui ne respecteraient pas l'intégrité territoriale du royaume du Danemark et le droit à l'autodétermination des Groenlandais sont bien sûr inacceptables. On reviendra on reviendra bien évidemment sur la situation Groenland puisque la situation est absolument inédite des Européens qui sont peut-être en train de se préparer un face- à faceace militaire avec un allié qui est donc les États-Unis.
On l'étudiiera avec nos nos invités. On vient d'entendre Donald Trump bien sûr l'autre sujet brûlant du moment. Il semble [rires] il semble le président américain avoir changé de ton oublier les menaces sur l'Iran.
Il affirme aujourd'hui que le régime a cessé sa répression. Pourquoi ? Pourquoi ce changement de ton ?
Est-ce qu'on peut parler de revirement ? ont fait le point avec Camilla Campoussano. Retour au calme en Iran.
C'est le discours officiel des autorités. Les exécution serait également suspendu. De quoi rassurer Donald Trump, il semble écarter pour l'instant une intervention militaire mais reste floue.
Nous allons observer et voir comment les choses évoluent. Mais nous avons reçu une déclaration très rassurante de personnes bien informées. Ils ont dit que les massacres avaient cessé et qu'il n'y aurait pas d'exécution.
De nombreuses exécutions étaient prévues aujourd'hui, mais elles n'auront pas lieu. J'espère que c'est vrai. Qui sait ?
Face à la répression sanglante des manifestations en Iran, le président des États-Unis a menacé Tiran à plusieurs reprises. Alors, le ministre des affaires étrangères iraniens soigne les relations avec Washington et s'exprime même à la télévision américaine. Il n'y a pas de pendaison prévue du tout.
L'occasion de donner la version du gouvernement. En réalité, nous combattions des terroristes. Ils ont commencé à tirer sur les gens.
Ils voulaient augmenter le nombre de morts. Pourquoi ? Lorsque le président Trump a déclaré qu'il interviendrait en cas de tuerie et il voulait l'entraîner dans ce conflit.
La crise iranienne inquiète jusqu'à l'ONU. Le conseil de sécurité se réunit aujourd'hui pour en parler. C'est plutôt à gauche.
Mesdames, messieurs, décidément rien n'y fait. Les promesses du gouvernement ne calme pas la colère des agriculteurs. Cette fois, c'est une autre organisation syndicale, la Confédération paysane qu'on classe plutôt en général à gauche, qui s'est mobilisé devant le ministère de l'agriculture.
Une cinquantaine d'agriculteurs sont actuellement en garde à vue. Regardez ces images en direct. Les agriculteurs sont venus leur apporter leur soutien devant le commissariat du 13e arrondissement de Paris.
Autre action coup de point parce qu'effectivement cette colère agricole ne ne cesse pas ne faiblit pas. Cette fois c'est à Chatnet Balabri en région parisienne. Des agriculteurs se mobilisent devant à Lidl Catherine André et Marine Truchot.
Vous allez pouvoir nous dire ce qui se passe exactement en cause visiblement l'absence de lait français qui ne serait plus vendu par Lidl. Oui, la détresse des producteurs de lait français qui sont venus ce matin, ils sont une trentaine une trentaine venue de toute la France pour protester devant le géant de la distribution. Euh Lidl qui est accusé et bien d'importer et de mettre en rayon de plus en plus de produits laitiers euh issus de pays européens comme l'Allemagne et le Danemark où les prix du lait ont beaucoup chuté et donc des produits moins chers qui viennent concurrencer directement ce de nos agriculteurs français.
D'ailleurs, l'idole qui avait plutôt bonne réputation hein auprès des des producteurs qui avaient lié des partenariats avec les producteurs français est accusé d'avoir complètement changé de stratégie ces derniers mois en réduisant ces volumes d'achat auprès des des producteurs français qui sont là aujourd'hui he ces producteurs de lait aussi pour protester évidemment contre l'accord de libre échange avec les pays sud-américains du Mercosour mais vous voyez toute la complexité et cette détresse paysane parce que la première concurrence France qui frappe les paysans français aujourd'hui et bien c'est bien celle de nos voisins européens. Merci beaucoup Catherine André sur le front de l'économie. Une mauvaise nouvelle ce matin annoncée par le gouvernement.
Figurez-vous mesdames messieurs que le taux du livrea va baisser. Il va passer de 1,7 % à 1,5 %. Le ministre de l'économie Roland l'escur a validé cette proposition qui émane de la Banque de France en raison du net ralentissement de l'inflation.
On va continuer à parler économie. C'est un thème que l'on abordera dans notre émission. La la détresse des petits patrons.
Le syndicat des indépendants et des TPE tire la sonnette d'alarme. Il a mené une vaste enquête. Il en résulte que un/ers des patrons se verse moins de 1000 € de salaire par mois et que 96 % d'entre eux de ces petits patrons et bien se disent épuisés.
Camila Campoano. Trop de tables vides dans ce tout nouveau restaurant. Saint-Jacques oseille en entrée.
Ce couple de gérants a du mal à joindre les debouts. Sur quatre mercredis du mois, il y en a deux qu'on a passé où il y avait personne dans le restaurant. Un tiers des patrons en difficulté économique rogne sur leur propre salaire et se verse moins de 1000 € par mois.
C'est ce que révèle une enquête menée auprès des TPE les entreprises de moins de 10 salariés. Elle représente la grande majorité des sociétés. Ça va Gel ?
Dans ces conditions, difficile d'embaucher, quatre chefs de TPE sur 5 n'envisageraient pas de recruter cette année. Pire encore, une petite entreprise sur 5 pourrait fermer dans moins de 3 mois. Conséquence, 96 % des patrons expriment un état d'esprit négatif.
Nous, on sait fabriquer de la valeur, on sait fabriquer de la richesse, on sait redistribuer. Laissez-nous bosser. Pour retrouver un peu de sérénité, près de quatre chefs de petites entreprises sur 10 voudraient redevenir salariés.
Et puisque on a parlé de restaurant dans ce reportage, il y a un autre chiffre qu'on voudrait vous dévoiler aujourd'hui qui nous paraît intéressant. Figurez-vous que 42 % des restaurants en France sont des fast food. 42 % des restaurants en France sont des fast food.
Ça ne fait qu'augmenter d'ailleurs, c'est 6 % de plus qu'il y a 5 ans. Et ce qui est intéressant, c'est l'implantation de ces fast food sur la carte de France, l'implantation de ces enseignes. On a le sentiment qu'on a en quelque sorte une France coupée en deux.
Regardez ce reportage de Margaot Perry. Merci pour vous. Bon appétit.
Toujours plus rapide, plus pratique, plus abordable, les fast food ont de plus en plus d'adeptes. J'ai que une heure pour manger. J'ai pas forcément le temps de préparer mes repas en amont chez moi.
J'ai pas envie de claquer 20 balles par repas, quoi. Donc là, se retrouver avec 8 € 10 € de repos le midi, c'est déjà bien limite. Au pays de la gastronomie, la restauration rapide est largement en tête dans certaines communes.
Jusqu'à 77 % des restaurants à Argenteuil dans le Valdoise. Madame, bonjour. En 2024, 51000 enseignes de restauration rapide étaient implanté sur le territoire.
Une croissance dont certains profitent. Oh là là là, ce burger c'est pas n'importe quoi. Des influenceurs ouvrent leurs propres enseignes et trouvent les moyens d'attirer la clientèle.
Bien sûr, comme d'habitude, les 100 premiers, vous aurez des gratuits ainsi que en [musique] distribuer d'autres cadeaux. Pour la majorité, ils sont présents en périphérie des centre-villes. L'accessibilité en voiture et la proximité avec les loisirs comme le cinéma augmente leur fréquentation.
Une image et je vous montre une image pour terminer. Regardez, je ne sais pas si vous étiez au courant, il y a quatre astronautes de la station spatiale internationale qui ont dû être évacués pour des raisons médicales. C'est une situation inédite.
Jamais ça s'était produit dans l'histoire de la NASA. Et bien ça y est, regardez, ils sont sur terre ces astronautes. Ils ont améli au large de la Californie ce matin à bord d'une capsule SpaceX.
L'un de ces astronautes est malade mais aucun diagnostic précis pour le moment des communiqués. La NASA devrait en dire davantage dans les jours prochain. Il pourrait s'agir du japonais donc qui est tombé malade tout en haut dans l'espace.
Oui. Bah oui, c'est pas un endroit pour tomber malade mesdames messieurs. Bon, dans un instant, nous allons aller à Istre.
Que se passe-t-il à IstRE dans le sud de la France ? Il y a Emmanuel [musique] Macron. Il va présenter ses vœux aux armées.
Jusque-là, c'est intéressant mais c'est pas passionnant. Sauf que nous allons peut-être [musique] en savoir davantage sur ce déploiement de soldats français qui a commencé au Groenland. [musique] Mesdames et messieurs, moi pour ne rien vous cacher, je ris un peu [musique] sous cap.
D'ailleurs, ce sera l'objet de mon édito. Dans une poignée de seconde, restez avec nous et surtout surtout écartez les oreilles chastes et les enfants. À tout de suite. [musique] Mesdames, messieurs, j'ai intitulé mon éditorial aujourd'hui classe de neige Renland.
J'aurais [musique] pu trouver un titre plus accrocheur. J'aurais pu l'intituler "La France envoie des soldats au Groenland". J'aurais pu l'intituler tiens des soldats français [musique] pour faire peur à Donald Trump mais non, j'ai choisi Classe de neige au Groenlande et je vais m'en expliquer parce que il me semble que cette affaire est quand même un une sorte d'enfumage quoi.
En réalité, le déploiement de ces soldats français dans les terres arctiques ressemble vraiment à une classe verte, enfin à une classe de neige. Voilà, la classe de 3e B du collège Jean Jorè de Montaoban va s'initier au ski de fond au Groenland. Voilà l'histoire mesdames messieurs.
Bon, notre pays donc ça c'est l'effet va donc déployer enfin a déjà déployé une quinzaine de soldats dans un territoire grand comme quatre fois la France pour une durée de ne riez pas de 3 jours. On dit souvent en France que le ridicule ne tue pas. Et bien, je ne suis pas du tout d'accord avec cette assertion.
Je pense exactement le contraire. Je pense que le ridicule tue. Voilà.
Comment apporter du crédit à cette opération que je trouve comme ça facialement euh en terme de communication assez pathétique, cette opération qui ressemble davantage à un centre aéré ou à une colonie de vacances qu'à un déploiement militaire. On parle de de de la chose militaire là quand même hein. Qui va être impressionné là aujourd'hui par ce déploiement de 15 soldats français au Groenland pendant 3 jours ?
Qui qui va dire "Ah, les Européens, les Français ont les choses en main désormais. Le Groenland est bien sécurisé, bien protégé. Voilà qui va être dans le monde bluffé.
Il y a 196 pays dans le monde, hein. Dites-moi quel pays est bluffé par cette opération ? Bon, les Groenlandais sont bluffés.
Les Danois sont impressionnés. Donald Trump est impressionnés. Les Navis Hills, hein, les soldats d'élite de l'armée américaine tremblent sur leurs genoux tremblanches comme ça.
Vous pensez ça ? Ah peut-être que Vladimir Poutine hein est impressionné ou Xijingping. Bien sûr mesdames messieurs, bien sûr que personne n'est impressionné.
À cette minute, le monde entier se tient les côtes. L'humanité tout entière se marre. car même au Groenland par - 20° Celus, je vous le dis, le ridicule tue. [musique] Voilà.
Alors, on avait pas les caméras sur nos invités, mais je peux vous assurer que ça a surpris plus d'un. Non, il est en forme. Il est en forme qu'il est en forme ERC Brunet.
Euh, les rires n'ont pas manqué. Vous allez nous dire si vous partagez ce point de vue d'Éric Brunet. Dans un instant, Yvej Gegoo est avec nous.
Bonjour. ancien ministre, directeur de la publication de la lettre du made in France, le général François Chevoni. Bonjour, consultant géopolitique LCI, Grégory Philips que vous avez vu de notre service international, rédacteur en chef et Nivin Potros bien évidemment.
Alors bon, vous allez nous dire effectivement si vous êtes d'accord, on va pouvoir en débattre. En tout cas, la situation est inédite. 15 soldats français sont arrivés ce matin en Groenland.
La France a décidé donc d'être présente militairement sur cette île pour faire face à la menace d'un allié. Jamais dans l'histoire de l'humanité, on avait pu voir, enfin en tout cas depuis la seconde guerre mondiale, on a pu on avait pu assister à un tel scénario. Quelle va être désormais notre position face aux États-Unis ?
Qu'est-ce que va dire Emmanuel Macron ? On attend les mots du chef de l'État parce qu'il a convoqué en urgence un conseil de défense ce matin. Il va en faire en fait le le compte-rendu tout à l'heure lors de ses vœux aux armées.
On l'écoutera en direct. Emmanuel Macron, on va partir à Istre. Ça se passe sur la base d'Istre.
Léonard Atal. À quel discours ? À quel type de discours il va falloir s'attendre là ?
Et bien du côté de l'Élysée, on précise que ce discours ne peut pas être déconnecté de la réalité et des de l'actualité internationale et des enjeux géostratégiques du moment. Comprendre Emmanuel Macron va dans son discours bien sûr parler du Groenland. Le chef de l'État est arrivé il y a quelques minutes, lunettes d'aviateur vissé sur le nez et il va prononcer ce discours qui durera une vingtaine de minutes et qui devrait commencer d'ici un quart d'heure, 20 minutes.
Emmanuel Macron va donc normalement apporter des précisions sur cette annonce qu'il a fait tard hier soir de la participation d'une quinzaine pour l'instant de soldats français issus de troupes de montagne qui sont arrivés au Groenland dans la nuit et qui vont participer à cet exercice militaire au côté de soldats danois, allemands, norvégiens, suédois. Il y a encore beaucoup de questions autour de la nature, de l'objectif de cet exercice. Emmanuel Macron devrait apporter un certain nombre de réponse.
Le chef de l'État va aussi parler de l'épineux sujet du budget des armées. L'été dernier, Emmanuel Macron avait annoncé une rallonge de 3 milliards et demi supplémentaires pour l'année 2026. Ce budget n'a toujours pas été voté au Parlement.
C'est le projet de loi de finance. C'est l'autre grand sujet du moment. ce projet de loi de finance qui n'a toujours pas été voté à l'Assemblée nationale qui fait passer des nuits difficiles à Sébastien Lecornu et donc Emmanuel Macron va devoir aussi trouver les mots aujourd'hui dans son discours pour assurer les militaires qui vont l'écouter tout à l'heure.
Bon merci beaucoup Léonard Atal. Mesdames, messieurs, vous vous avez vu les forces en présence. Yve Gego, le général François Chaovani, Grégory Philips, Nivine Potroche, on est là et comme vous le savez en journalisme, les faits sont sacrés, les commentaires sont libres.
Vous avez eu mon commentaire. Voici maintenant les faits. Et les faits c'est avec Nivin Potros et vous allez peut-être vous dire en écoutant Nivin que j'ai exagéré que euh ce déploiement de soldats français et européens au Groenlande est vraiment un signe de force et de puissance des Européens.
Vous allez peut-être me dédire. Alors à respirer un bon coup et maintenant écoutons Nivine Potros qui va nous en dire davantage sur cette allez pas d'abif sur cette opération européenne. Voilà je je hein je n'ai pas dit pathétique rien.
Niv vous avez la parole. Alors c'est vrai qu'on se demande ce que vont faire ces soldats français au Grandland. Pour l'instant, il s'agit d'une mission de reconnaissance qui vous l'avait dit Éric, je dois durer jusqu'à samedi.
Mais l'objectif dans un second temps, c'est d'envoyer des renforts en fonction des besoins. Pour leur les soldats français, ils vont recueillir des renseignements sur le terrain, sur l'environnement. Ils vont aussi évaluer les possibilités d'entraînement et de pratique au Groenland.
Ils vont aussi commencer à se coordonner avec les forces européennes présentes sur place, le tout sous la supervision et à la demande de Copenhag. Contrairement à ce que l'on avait pu affirmer en début de semaine, cet exercice militaire, il ne sera pas sous la bannière de l'OTAN pour une raison évidente, la présence évidemment des États-Unis au Conseil de sécurité de l'OTAN. en fonction donc de cette première mission qui va durer 72 heures, les Européens et bien pourraient décider d'envoyer des hommes et du matériel supplémentaire avec des missions très précises comme par exemple et bien surveiller les fonds marins.
C'est vrai, vous l'avez dit et vous avez raison. Pour l'heure, le contingent européen, il est pas très impressionnant. Vous avez évoqué les 15 soldats français.
L'Allemagne va envoyer 13 militaires. La Suède, trois soldats non armés. Selon la chaîne suédoise SVT, la Norvège ne va envoyer que deux militaires.
Ça fait donc 33 au total 33 soldats pour patrouiller sur un territoire grand comme taille d'une classe c'est la 3è B c'est la 3è B du collège Jean Jorès à Montaban qui va faire sa classe de neige. C'est la 3è B. Voilà.
C'est vrai que ça fait pas beaucoup, surtout si on en croit l'objectif des Européens. Ce n'est pas Emmanuel Macron qui nous le dit, c'est la ministre suédoise des affaires étrangères. Selon elle, les 33 soldats européens auront pour objectif principal de dissuader la Russie et la Chine qui ont renforcé leur présence dans l'Arctique avec 33 soldats.
Ça risque d'être légèrement compliqué. Merci Nivine Potrose, vous avez été parfaite. Maintenant, c'est vous qui vous faites cette opinion, votre opinion.
Est-ce que encore une fois les Navy Hills, les commandos de l'armée américaine tremblent sur leur genoux ? C'est c'est vous qui statuez, hein. Moi, je suis pas à votre place.
On me dit que peut-être pour la première fois de l'histoire, Emmanuel Macron pourrait être à l'heure, à Istre et prendre la parole comme c'était prévenu à à 12h30 pour justement présenter ses vœux aux armées. Mais nous l'espérons fortement, nous donner quelques détails sur cette opération. Je vous ai vu quand même Grégory Philips, vous qui êtes censé être un journaliste sérieux hein, pas un troubadour comme moi, je [rires] vous ai vu quand même vous marer assez largement en écoutant non pas ce que je disais mais ce que disait Nivin Potros.
Non mais Nivine a fait exprès pour aller dans votre sens de souligner que les deux soldats suédois étaient non armés. J'ai bien senti sa petite sa petite ironie. Non franchement il était très bien votre édito.
Mais mais mais qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce qu'on fait ? Vous avez Trump qui hier a encore répété qu'il aurait le Groenland en gros par tous les moyens.
J'en ai besoin, c'est ma sécurité. Vous avez hier une réunion très importante qui se tient à la Maison Blanche, enfin dans un bâtiment juste à côté de la Maison Blanche avec le vice-président américain Jedy Evens, Marco Rubio, les représentants du Danemark et du Grenland. Et en gros, on leur dit fin de nous recevoir le Grenland, c'est à nous.
La première ministre danoise Met Frederiken parle de désaccord fondamental en diplomatie. Ça veut bien dire ce que ça veut dire. Ça veut dire en gros on n pas voie au chapitre et s'ils veulent le Grenland on l'aura.
Donc qu'est-ce qu'on fait ? Il faut bien à moyer marquer un peu le coup, envoyer un signal à Trump en disant vous faites pas ou donc qu'est-ce qu'on fait par pendant des mois ? On envoie trois soldats suédois non armés.
Emmanuel Macron, vous l'avez vu, ça y est, se dirige vers le pupitre. Il donc va prononcer ses vœux aux armées. On continuera évidemment ce débat qui est extrement intéressant et on va écouter le chef de l'État.
Je j'espère qu'il va parler de ce sujet a priori. Oui. Madame la ministre des armées, madame la ministre déléguée, mesdames messieurs les parlementaires, monsieur le chef d'étatmajor des armées, monsieur le délégué national de l'ordre de la libération, monsieur le préfet de région, monsieur le président du conseil régional, monsieur le maire, mesdames, messieurs les maires, monsieur le délégué général pour l'armement, monsieur le secrétaire général pour l'administration, Messieurs les chefs d'état-major d'armée, monsieur le directeur général de la gendarmerie nationale, monsieur le directeur général des relations internationales et de la stratégie, mesdames et messieurs les officiers généraux, officiers, sous-officiers, officiers mariniers, soldats, marins, aviateurs et personnel civil des forces armées.
Mesdames et messieurs, en vos grades et qualités, c'est pour moi un honneur, un grand plaisir de vous retrouver en ce début d'année en ma qualité de chef des armées pour vous présenter mes vœux à vous, à vos proches, à vos camarades ainsi qu'à vos familles. Je viens vous présenter mes vœux en ce début d'année et je vous prie d'excuser ce caractère inesthétique de mon œil. Et ça n'est que quelque chose de totalement anodin.
Voyez-y simplement une référence non volontaire à l'œil du tigre en ce début d'année. Pour ceux qui ont la référence, c'est un signe de détermination. Elle est entière.
Je viens donc vous présenter mes vœux au terme d'une année particulièrement lourde. 2025 a été une année chargée et marqué par de nombreux engagements opérationnels. Poursuite de la sécurisation et de l'organisation des commémorations. 80 ans de la libération de la France.
Lutte contre leur paillège illégal en Guyane. Soutien à la reconstruction de Mayottes. Protection permanente de nos approches.
Sécurisation du commerce maritime en mer rouge. Lutte contre le narcotrafic en mer. Permanence de la dissuasion.
Aide humanitaire en Jamaïque et à Gaza. Déploiement de niveau brigad en Roumanie. Projection dans le grand nord.
Déjà déploiement du groupe aéronaval. transformation de notre posture en Afrique, partenariat militaire opérationnel, opération dans l'espace action cyber et tant et tant d'opérations qui ont jalonné l'année 2025. Au nom des Français, je veux vous remercier pour votre engagement et pour ces sacrifices.
J'ai naturellement en ce début d'année convoquant celle qui vient de s'écouler, une pensée pour nos blessés et pour nos morts, en particulier pour le sergent Jimmy Goselin, décédé durant la mission Harpi en Guyenne. À ses sacrifices, à ses engagements, à ces dons de soi jusqu'à la vie même, la nation doit répondre avec force et reconnaissance. Et je veux dire ici notre détermination collective pour donner à nos armées les moyens d'assurer leur mission de défense de nos intérêts et de nos valeurs.
L'année qui s'ouvre, je vais y revenir, est une année pleine de défis par les décisions que nous avons prises pour nous-mêmes, par les défis géopolitiques qui s'imposent à nous. Elle sera un test de crédibilité à bien des égards. Je le dis ici avec beaucoup de confiance et de force.
Nous sommes prêts. C'est aussi une année qui sera marquée entre autres par les 400 ans de notre marine. Rendez-vous important pour l'histoire mais aussi pour en voir les transformations.
Et je le dis ici même entouré d'aviateur amiral. Être parmi vous en ce jour est aussi l'occasion par un rapprochement de lieu qui m'est donné de souligner combien cette décennie de réarmement français porte ses fruits. En effet, le 20 juillet 2017, j'étais venu ici à vos côtés général, vous vous en souvenez, sur la base aérienne d'Istre pour vous annoncer que le budget de nos armées serait augmenté avec l'objectif que nous nous fixions pour nous-mêmes.
Bien loin de tous les dictates des uns ou des autres ou des défétismes déjà prononcés par certains. Je vous disais, j'en prenais l'engagement, nous atteindrons 2 % de produits intérieurs bruts en 2025 pour réparer notre outil de défense pour répondre aux menaces. Je ne dis pas que certains ne doutaient pas de ces annonces à l'époque.
Toujours des gens pour douter, parfois plus de gens pour douter que pour vouloir ou faire. Mais je me tiens ici devant vous. plus de 8 ans plus tard pour vous dire que nous l'avons fait et nous y sommes.
Nous y sommes et l'engagement prix est tenu et nous n'avons pas attendu l'invasion de l'Ukraine pour initier ce réarmement ni pour rappeler la nécessité d'une autonomie stratégique européenne. Nous l'avons commencé ensemble dès cet été 2017 puis par les exercices stratégiques et les deux lois de programmation militaire qui ont été préparé puis voté puis défendu chez Kenny. Et je veux saluer les Smas successifs et avec eux toutes leurs équipes, les secrétaires généraux successifs, évidemment les ministres des armées successifs et nos parlementaires, beaucoup sont ici présents actuels et des dernières années qui ont œuvré à ce travail et l'ont surveillé de près.
Ici à Istre, chacun peut voir les résultats concrets de ces décisions. Une flotte de 15 Airbus de ravitaillement et de transport stratégique a été livrée avec les infrastructures associées ainsi qu'un simulateur. Cette flotte concourt directement à la dissuasion nucléaire, permet des évacuations sanitaires jusqu'à 12000 km de la métropole et est un vecteur polyvalent de projection de puissance.
Vous l'avez encore démontré en vous déployant dans le grand nord en avril dernier et dans les prochaines heures pour des missions décidées. Ici à IR, un terminal passager a été créé pour optimiser l'emploi de cette flotte multimission. Il fait de cette base aérienne un véritable hub des armées privilégié pour projeter nos nos armées et leurs frettes là où la France a besoin d'intervenir.
Ici à IstRE depuis 2017, les LPM successives ont aussi permis de livrer de nouveaux bâtiments, des aéronefs pour les essais en vol, de nouveaux moyens de lutte anti-drone, des aires aéronautiques rénovés et une nouvelle tour de contrôle, un nouveau mess. Et je pourrais ainsi multiplier les exemples car depuis 2017, la base aérienne d'Istra. Elle a changé de visage devenant un outil de combat modernisé.
Istre est en quelque sorte un symbole, l'illustration même de notre réarmement français. Notre effort de défense va continuer ici comme dans les autres garnisons de France. Oui, il va continuer parce que comme je vous l'ai annoncé le 13 juillet dernier, l'accélération des périls commande d'accélérer le réarmement de la France.
Pour rester libre, il faut être craint. Pour être craint, il faut être puissant. Et pour être puissant dans ce monde si brutal, il faut faire plus vite et faire plus fort.
Cela suppose que la nation consente des efforts à la mesure de notre rue d'époque. Voilà pourquoi j'ai souhaité le 13 juillet dernier avancer à l'année 2027 l'objectif initialement prévu pour 2030 d'atteindre un budget annuel de 64 milliards d'euros pour notre défense. Ainsi, en deux mandats, le budget des armées aura été doublé et nous ne l'aurons pas doublé par la décision d'un tel ou d'un tel, par convenance pour complaire à tel ou tel allié. nous l'aurons doublé par nos décisions propres.
L'analyse que nous avons faite de l'évolution de la menace et en la faisant comme je le disais très tôt et notre volonté de ne jamais subir. C'est pourquoi l'actualisation de la loi de programmation militaire qui va porter ce changement d'échelle prévoit pour la période 2026-2030 un effort supplémentaire de 36 milliards d'euros pour accélérer notre réarmement. dont 3,5 milliards d'euros dès 2026.
Ces efforts supplémentaires dit dans le jargon surmarche de 36 milliards d'euros consacre au fond trois grandes priorités pour préserver la crédibilité opérationnelle de nos armées et faire face si nous devions y être confrontés à un engagement majeur d'ici 3 à 4 ans. D'abord, nous allons augmenter nos stocks de munition de tout type pour tenir compte du retour d'expérience des conflits en Ukraine et en mer rouge. Et nous allons renforcer en quantité et en qualité la préparation opérationnelle de nos armées.
Je sais combien c'est attendu et il faut bien le dire. Toutes les armées européennes confrontées à cette guerre de haute intensité sur le sol européen ont complètement réévalué les besoins de stock, les besoins de munition et cette préparation opérationnelle, ça a été très bien évalué ces dernières années. C'est la priorité telle qu'elle a été identifiée.
Deuxièmement, des moyens supplémentaires seront alloués pour garantir notre souveraineté. D'abord pour se doter d'une alerte avancée qui combine système d'alerte spatiale, un système de radar de surveillance terrestre ainsi que des expérimentations. C'est la fameuse initiative franco-allemande d'Wells.
Mais ce système d'alerte avancée, nous le bâtissons pour nous-mêmes. Nous construisons un partenariat avec les Allemands pour aussi le proposer à l'ensemble des Européens. Et c'est ce qui va nous permettre aussi de consolider encore davantage la dimension spatiale de notre stratégie militaire.
Dans l'espace, nous allons accélérer sur l'utilisation de constellation satellitaires en orbite basse pour améliorer la connectivité et l'acquisition de renseignement. Et à cet égard, je veux dire ici combien notre ambition spatiale va elle aussi se renforcer, qu'elle soit civile ou militaire, avec l'objectif dans chaque composante d'associer nos partenaires allemands et italiens entre autres, de renforcer l'autonomie stratégique européenne, d'inciter les autres à suivre notre propre stratégie qui est de réduire les dépendances à tout ce qui est non européen. La France organisera dans quelques mois un sommet sur le spatial qui aura une composante militaire et permettra de consacrer ses efforts.
Mais là-dessus, nous voulons aller vite. Nouserons également prochainement de capacité d'action supplémentaire depuis le sol ou l'espace afin d'améliorer la résilience de notre segment spatial et sa protection. Ensuite, toujours pour parler de ces moyens supplémentaires pour garantir notre souveraineté, nous allons grâce à ces surmarche poursuivre le travail que nous avons initié avec les Européens pour développer des feux dans la très grande profondeur.
Cette initiative que nous avons lancée, dites Elsa prend tout son sens alors que nous venons d'observer pour la deuxième fois le tir d'un missile de très longue portée dit Orchnik par la Russie sur l'Ukraine. Ce tir est un signal très clair d'une puissance dotée mais qui a décidé de se doter de telle capacité. Ce message est clair et pour tous ceux qui pensent que la Russie serait une question qui ne nous concerne pas, il doit être reçu 5 sur 5.
Nous sommes à porté de ces tirs. Et donc si nous voulons là aussi rester crédible, nous devons nous Européens et tout particulièrement la France qui dispose de certaines technologies nous saisir de ces nouvelles armes qui changeront la donne à court terme. Et avec tout particulièrement nos partenaires allemands et britanniques, nous devons avancer avec force. sur ces capacités de feu dans la très grande profondeur.
Capacité qui vient accroître notre crédibilité et épauler notre dissuasion nucléaire. Trème élément de souveraineté sur lequel nous voulons grâce à ces surmarches accélérées, c'est notre défense solaire. Là aussi, nous avons vu avec l'Ukraine la nécessité d'aller plus vite, plus fort, les besoins et nous avons des capacités, en particulier avec nos partenaires italiens et britanniques domicile.
Le ST nouvelle génération est une offre largement française et européenne qui est la meilleure au monde. Elle est plus efficace que le système patriote. Nous devons donc accélérer la capacité à produire, accélérer la capacité à déployer et renforcer là aussi notre autonomie stratégique et la capacité des Européens à proposer notre offre propre, réduire nos dépendances, nous équiper pour nous-mêmes, le proposer aux autres européens et davantage.
Ces trois moyens supplémentaires de souveraineté seront ou bâtis ou accélérés grâce à ces surmarches et ils sont nécessaires. Troisièmement, la capacité des armées à s'engager à court terme sera améliorée et accélérée. Ce troisème objectif se décline à travers plusieurs lignes d'action.
Il s'agit d'améliorer la protection de nos forces, défense surface R, lutte anti-drone, guerre dans le champ électromagnétique où nous avons vu à chaque fois des nécessités d'aller plus vite parce que la compétition est plus forte. Il nous faut ensuite moderniser notre modèle d'armée avec en particulier des drones de tout type pour les trois armées. Et là-dessus, nous devons aller plus vite car nous avons vu la capacité d'innovation et l'accélération sur le théâtre ukrainien.
Et soyons clair, nous sommes en retard. Nous sommes en retard parce que les Ukrainiens ont formidablement innové, parce que des partenaires et des industriels d'autres nations ont été plus rapides que nous et les ont peut-être moins pris de haut. Et aujourd'hui, il y a une production sur le sol européen qui est meilleure et plus en masse que celle que nous avons.
Réagissons vite et fort. Il nous faut encore investir dans les innovations de rupture, le quantique, l'intelligence artificielle. Nous avons de formidables entreprises, on renforce les capacités et il nous faut enfin durcir les capacités du combat terrestre, du combat naval, de l'aviation, de combat et de transport.
Ces surmarches incluent en outre pour la période 2026-2030 un effort de plus de 2 milliards d'euros pour le service national. La campagne de recrutement vient de débuter cette semaine et en septembre prochain, les premiers appelés du service national feront leur classe pour venir renforcer les rangs de nos armées et renforcer la résilience de la nation. Cette décision annoncée il y a quelques semaines à Vars est une étape décisive pour nos armées, pour notre nation.
Elle vient renforcer le pacte armée nation qui est au cœur même de notre République. Elle permet de donner à nos armées des compétences dont elles ont besoin, mais aussi d'amorcer ce faisant les besoins qui sont les nôtres pour la réserve. Et elle permet aussi d'offrir un déboucher au désir d'engagement de notre jeunesse.
Je sais pouvoir compter sur celle-ci. Je sais la volonté de notre jeunesse de s'engager. Alors, soyons collectivement à la hauteur de son aspiration, à l'idéal et de son ambition de servir une grande cause, celle de la France.
Je sais pouvoir compter sur vous qui constitu l'armée professionnelle pour cette nouvelle mission. La qualité de l'accueil des appelés comme des engagés est, vous le savez déterminante pour l'intégration des jeunes, le rayonnement de notre institution et la réussite du lancement du service national. Merci à la ministre d'avoir lancé ce chantier et à vous toutes et tous de le porter.
Enfin, vous le savez, garantition militaire en ma qualité de chef des armées, j'attache une grande importance à ce que ceux qui ont fait le choix de servir jusqu'au sacrifice suprême reçoivent de la nation une juste reconnaissance. La force de nos armées repose d'abord sur la qualité des femmes et des hommes recrutés et la capacité par la suite à les fidéliser. C'est pourquoi conformément au rapport du haut comité d'évaluation et de la condition militaire que sa présidente me présente chaque année, je veille depuis 9 ans à améliorer, engager ce qui doit l'être.
Voilà pourquoi j'ai personnellement veillé à ce que les militaires durant, les sous-officiers et enfin en décembre 2025 les officiers bénéficie d'un rattrapage de leur grise indicièire en parallèle de la nouvelle politique de rémunération mise en place. Voilà pourquoi les plans famille, les plans blessés, le plan fidélisation 360 ont été mis en œuvre. Ils vont dans le bon sens et il convient, madame la ministre de poursuivre dans cette voie.
Je vous demande en particulier d'accélérer les mesures en faveur des blessés, tout spécialement les blessés psychologiques et de me faire avant le 13 juillet prochain un bilan de ce plan. Voilà ce sur quoi je voulais revenir ce moment des vœux en précisant l'actualisation de nos toit de programmation militaire et en revenant sur ces sujets essentiels pour accompagner nos armées. Mais permettez-moi en ce lieu, en ce moment de parler du contexte dans lequel nous vivons et de ce qu'il implique pour nous.
L'histoire ne pardonne ni l'impréparation ni la faiblesse. Nos armées et toutes nos armées, l'ensemble des services de soutien aussi et tout particulièrement sont notre assurance vie et la dissuasion nucléaire tout autant sur laquelle j'aurai bientôt l'occasion de me réexprimer en est la clé de voûte. Tous les efforts que je viens d'évoquer, ce que nous allons encore continuer de faire, concours à nous rendre prêt à la hauteur des périls.
Et je sais à cet égard pouvoir compter sur la ministre, la ministre déléguée et l'ensemble des parlementaires pour que l'actualisation de la loi de programmation militaire puisse être adoptée d'ici au 14 juillet prochain. Je voudrais à ce titre souligner le travail de réflexion, de préparation qui a été réalisé en 2025 à ma demande par le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale qui a actualisé notre revue nationale stratégique par l'ensemble des acteurs du ministère des armées qui a préparé qui a préparé l'actualisation de la LPM et le projet de service national. Mais au fond, où en sommes-nous ?
Dès 2017-28 par l'exercice d'évaluation de la menace que nous avions conduit, nous avions vu que le monde qui était le nôtre portait des menaces nouvelles et justifier l'effort décidé par la première LPM. Nous avons commencé de réarmer par la constance de cet effort. Nous aurons donc doublé notre budget.
Nous avons aussi depuis 9 ans constamment porté la nécessité de renforcer l'autonomie stratégique européenne et de la renforcer pour nos armées. Nous l'avons fait au début assez seul mais cette solitude ne doit jamais nous faire douter. Et je le redis ici avec force.
Et regardez ce qui s'est passé ces dernières années. Tous ceux qui nous disaient idée française, cette stratégie autonomique européenne ou ce pilier européen de l'OTAN se sont réveillés en février 2022 lors de la guerre d'agression russe lancée en Ukraine. Un mois plus tard sous-présidence française lors du sommet de Versailles, l'autonomie stratégique européenne était consacrée dans une déclaration de l'Union européenne. 3 ans plus tard, mars 2025, un Conseil européen venait reconnaître l'engagement européen, le pilier européen de la défense, les financements décidés par l'Union européenne pour soutenir les efforts des armées européennes en ce sens.
Ce qui était au début une conviction française face à l'évolution de la menace est devenue progressivement une évidence européenne. Nous avons eu raison de commencer même seul et de tenir cet effort et de le faire durant toutes ces années face à toutes les menaces à chaque fois en étant des partenaires solides et engagés en 2020 dans la Méditerranée orientale grâce à nos capacités maritimes face à nos alliés qu'ils soient d'ailleurs serbes ou croates pour les composantes aériennes réconciliant parfois ce qui pouvait paraître réconciliable en nous déployant aussi avec tous nos partenaires européen pour crédibiliser cet engagement. Nous l'avons fait sans relâche.
L'année 2025 a passer un cap et cette Europe de la défense devient une réalité. Et au sein de cette Europe de la défense qui reste éminemment intergouvernementale dans ses capacités de décision et opérationnell, mais qui a maintenant des financements, l'Union européenne qui se déploie et une préférence européenne que nous avons bâti, pour laquelle nous sommes battus et qui est opérationnel. La France est l'une des quelques nations cadres crédibles.
Ceci est un acquis historique des dernières années. Ceci nous devons le consolider. Et regardons le monde dans lequel nous sommes plongés.
Retour des puissances de déstabilisation, la Russie sur le sol européen. Déstabilisation par plusieurs puissances régionales. Je pourrais ici convoquer l'Iran et beaucoup d'autres.
Et puis un discours qui parfois sème le doute, y compris chez les alliés par certains, mais en tout cas un nouveau colonialisme qui est à l'œuvre chez quelques-uns. Tout ceci nous impose de continuer de durcir le modèle qui est le nôtre, de renforcer notre indépendance dans toutes les composantes opérationnelles et de de continuer d'accélérer sur la stratégie que nous avons décidé. Nous devons le faire en Europe, je l'évoqué et la semaine précédente a marqué un tournant dès ce début 2026.
Avec la réunion qui s'est tenue à Paris de la coalition des volontaires pour l'Ukraine, nous avons finalisé un travail commencé il y a 1 an. Et il y a un an, c'était simple. Personne ne pensait qu'une fois la paix signée les Européens seraient capables d'assurer la sécurité du territoire européen ou d'être crédible face à un risque de réengagement russe.
En un an, qu'avons-nous fait ? La coalition des volontaires qui rassemble les Européens, mais je veux ici saluer aussi tous les Européens qui ne sont pas membres de l'Union européenne, des britanniques aux Norvégiens et nos partenaires islandais et canadiens éminemment engagés, je n'oublie pas le Japon et la Nouvelle-Zélande qui était ici présent. Cette coalition des volontaires qui rassemble 34 pays c'est réveillé.
Elle assure la totalité de l'effort de soutien à l'Ukraine aujourd'hui. 100 % de ce qui est financé pour l'Ukraine dans sa guerre de résistance la coalition des volontaires qu'il soutient. N'ayant aucune faiblesse, ne doutons pas de nous-mêmes, queles que soient les tergiversations de certains.
Là où l'Ukraine était éminemment dépendante des capacités de renseignement américaines à une écrasante majorité il y a 1 an. Aujourd'hui, les deux tiers sont fournis par la France. Les 2 tiers.
Mais surtout, nous avons bâti des garanties de sécurité pour le jour d'après la paix de manière crédible. monitoring de la ligne de cesser le feu, régénération de l'armée ukrainienne, force de réassurance, garantie de sécurité de rang 2 pour tous ceux qui s'y engageront. Et nous l'avons fait en consolidant sur chacune de ces composantes les efforts de tous les membres de la coalition des volontaires dont les nôtres.
Nous l'avons fait pour la première fois de notre histoire avec un commandement intégré franco-britannique avec des quartiers généraux opérationnels au montvalérien et en ayant associé nos partenaires et alliés américains dans les composantes où ils sont prêts à s'engager mais avec un vrai mandat donné à leur commandement militaire et confirmé au sommet de Paris et dans la déclaration de Paris d'il y a quelques jours. Ceci est une avancée massive et historique qui crédibilise ce qu'est l'Europe de la défense et qui crédibilise la France au côté de nos partenaires britanniques comme étant ensemble les nations cadres de cet effort. Mais le signal envoyé à nos partenaires ukrainiens, aux autres européens et au monde, c'est que nous sommes prêts.
Nous sommes prêts à tenir cet effort de résistance. Nous sommes prêts à dissuader face aux nouvelles agressions ou à tenir la paix sur notre sol. C'est la même volonté que nous devons avoir partout, celle d'être au fond une puissance de stabilité.
Et c'est la même volonté qui préside à nos choix, à nos décisions au Moyen-Orient. Moyen-Orient, nous sommes engagés dans des grandes opérations comme inérent depuis plusieurs années ou dans des opérations otaniennes. Et qu'il s'agisse de la Jordanie ou de l'Irak, nous sommes déployés, partenaires de confiance, agissant pour protéger, former, intervenir avec nos grands alliés.
Nous avons consolidé notre présence dans cette région avec les forces françaises aux Émirats arabes unis et un partenariat stratégique d'exception dans tous les domaines. Nous avons multiplié les partenaires sur le plan industriel au-delà évidemment des Émirats arabes unis qui restent le cœur de celui-ci de la Jordanie au Qatar en passant par l'Irak et l'Arabie Saoudite. Nous sommes présents dans la finule en même temps que nous sommes avec les Américains les garants du mécanisme de coordination qui a été décidé pour le Sud l'Italie et les dernières heures le montré.
Nous sommes un partenaire de confiance et de stabilité pour tous les pays de la région. Face à la révolution en cours en Iran, aux attaques odieuses contre leurs propres citoyens décidé par le régime la France a appelé à la cessation ces attaques terribles, au respect de la population civile, mais aussi à ne pas escalader dans la région. Et c'est pourquoi nous avons renforcé notre posture.
Nous avons décidé de la protection évidemment de nos ressortissants et de nos militaires, mais nous avons décidé aussi d'être au côté de tous nos partenaires pour contribuer à la stabilité et la sécurité de toute la région dans ce contexte. C'est la même volonté, sécurité, stabilité, respect de la souveraineté qui est la nôtre sur le continent africain. Nous avons profondément réorganisé notre présence ces dernières années, mais cette réorganisation a signifié une chose, partenariat d'équilibre.
Être au côté de gouvernement et d'armées qui expriment leurs besoins et demandent en formation, en équipement, en contribution spécifique dans un cadre identifié, bien mieux cerné qu'elles veulent de la France. et nous avons été présents à chaque fois que nous avons été appelés. Mais nous le sommes de manière partenarial, adapté à la demande respectueuse pleinement de la souveraineté.
La France, vous le voyez, partout et je ne pourrais aller plus loin en convoquant ici notre stratégie indopacifique qui répond au même objectif. Grâce à nos armées, grâce à la cohérence de notre stratégie, nous sommes une puissance crédible de stabilité en Europe, en Afrique, en Indo-Pacifique. Nous le sommes partout où nous avons des territoires engagés partout où la paix est menacée et nous le sommes en étant crédible, fiable et lisible.
Et c'est une qualité rare dans le monde qui est le nôtre. C'est pourquoi, pour évoquer l'actualité plus récente, la France et les Européens doivent continuer partout où leurs intérêts sont menacés d'être là sans escalade mais intraitable sur le respect de la souveraineté territoriale. J'évoqué l'Ukraine au Groenlande, territoire autonome du royaume de Danemark.
Les Européens ont une responsabilité particulière. Car ce territoire appartient à l'Union européenne, car ce territoire est aussi celui d'un nos alliés de l'OTAN. La France a décidé de se joindre à l'exercice qui a été programmé et lancé par le Danemark de manière souveraine et indépendante dans le cadre d'Arctique endurance.
Une première équipe de militaires français est déjà sur place et sera renforcée dans les prochains jours par des moyens terrestres, aériens et maritimes. Et je remercie le Séma d'avoir rapidement au contact de son partenaire danois organiser les choses et sur répondre présent aux demandes très concrètes qui étaient formulées. Quel rôle que la France doit jouer ?
Celui d'être disponible face à l'évaluation de la menace de savoir s'adapter et d'être au côté d'un état souverain pour protéger son territoire. L'Europe de la défense, vous le voyez bien, est une réalité. C'est une réalité qui repose sur en même temps les choix souverains fait par chaque nation qui la compose et ses capacités propres de décider pour elle-même et par elle-même.
Ce qu'à la France grâce à son modèle complet d'armée et parce que nous avons décidé de faire ces efforts que j'évoqué et que nous avons aujourd'hui l'armée la plus efficace d'Europe, ce qui a été le but poursuivi toutes ces dernières années que nousons que nous continuerons de poursuivre. Nous devons continuer à le décliner aussi sur le plan capacitaire avec cette préférence européenne pour l'industrie de défense. Je le disais, la France l'a constamment plaidé.
Nous l'avons inscrit dans les textes européens et des programmes dit EDIP à Safe et pardon de ses acronymes. Nous avons réussi à inscrire, ce qui était là aussi impensable il y a quelques années, le fait que ces programmes de financement européens devaient imposés de l'achat européen. Ceci suppose aussi que nous soyons en capacité, nous Européens, de fournir une offre crédible.
Et donc c'est une exigence pour nous tous d'être en capacité de réponse aux besoins de répondre aujourd'hui aux besoins des Ukrainiens, demain à nos besoins. Et il faut veiller aujourd'hui au paradoxe dans lequel on peut se retrouver. Beaucoup de nations sont en train d'investir massivement plus tard que nous et parfois plus massivement pour rattraper un retard.
Et en le faisant dans l'urgence, elle se tourne vers les capacités disponibles. Le risque c'est qu'elle se tourne par trop. vers des capacités non européennes.
Nous devons les convaincre d'acheter européen. Nous devons les convaincre avec nous de produire européen. Nous devons donc plus vite innover en européen, mais nous devons nous mettre en capacité de répondre à ces demandes en européen.
Un énorme travail a été fait ces dernières années par ministre successif des armées, chef d'étatmajor et et DGA et je salue le rôle et le rôle d'aiguillon de la DGA. On a beaucoup parlé d'économie de guerre. J'ai moi-même dès la fin de l'hiver 2022 lancé cela.
Beaucoup d'efforts ont été faits. Je les ai salué. Nous avons doublé, parfois triplé nos capacités de production, nos rythmes de production.
Soyons franc avec nous-mêmes. Est-ce que nous sommes en économie de guerre à proprement parler ? La réponse est non.
Parce que si nous étions en guerre, j'ose espérer que nous ne produirions pas ainsi. Et je regarde ce que les Ukrainiens ont su faire. Ils ont fait autrement.
Nous n'avons pas la pression des événements de la même manière, mais là aussi ne nous habituons pas et je le dis avec beaucoup de force, ce que nous sommes en train de faire nous oblige. Je salu ici toutes nos entreprises de la défense qui ont contribué à ce travail, ont commencé leur montée en cadence et contribué à l'effort de la défense. Et je suis toujours heureux qu'elle soit à nos côtés pour ses vœux parce que le lien est organique avec nos armées.
Elles accueillent beaucoup d'anciens, parfois elles essayent dans la carrière de nous en divertir quelques-uns, mais ce lien est fort, il est nécessaire et c'est aussi une force de notre pays. Et donc, je veux ici saluer l'ensemble des industriels et toutes les collaboratrices et collaborateurs, mais en les saluant saluant tout ce qui a été fait ces derniers temps, en étant à leur côté partout d'ailleurs où la France promeut son industrie de défense et l'exporte. et nous avons eu des magnifiques succès ces dernières années ensemble, y compris dans des géographies que d'aucun pensait impossible et nous allons continuer d'avoir des succès avec notre industrie de défense.
Je veux en ce début d'année 2026 vous demander encore davantage. Nous avons besoin de produire plus vite, de produire en volume, de massifier encore davantage avec des systèmes plus légers et de façon innovante. On ne nous attend pas.
Et je vous le dis, quand on a des délais qui sont de 5 7 ans pour des capacités nouvelles, c'est clair et net. On est en train de se faire sortir du marché, je vous le dis. Et ne vous trompez pas, vos clients d'hier sont vos compétiteurs d'aujourd'hui.
On est en train de le voir. Et ils avancent à marche forcée parce que partout dans le monde, ils investissent. Et des très grands pays qui ont été nos clients jusqu'à récemment ou qui sont les clients de d'autres de nos compétiteurs se dotent de leur propre capacité.
Il y a pas de marché garanti, il y a pas de chasse gardé, il y a une compétition féroce qui nous impose d'être nous beaucoup plus volontariste. Et donc pour les armées françaises, j'ai besoin d'une industrie de défense qui s'adapte davantage, qui ne considère plus que les armées françaises sont des clients captifs parce que nous irons peut-être chercher des solutions européennes si elles sont plus rapides ou plus efficaces. Et j'ai besoin d'industriel de défense qui regarde aussi la concurrence de manière plus lucide et à qui je dis allez plus vite, allez plus fort, produisez en masse, produisez plus léger, répondez aux demandes.
Et j'ai des industriels de défense à qui je veux dire je serai toujours avec nos armées à vos côtés, mais nous aussi nous devons être plus européens. Et donc nous devons être plus européens dans nos propres achats. Nous devons être plus européens dans nos stratégies industrielles en bâtissant ses partenariats.
Le SAMT nouvelle génération est un très bon exemple. JWells est un autre très bon exemple. L'initiative Elsa pour le tir dans la profondeur j'espère précède des partenariats industriels qui iront dans ce sens.
C'est la même chose que je veux aussi dans le spatial. Nous consolidons en européen avec l'opération d' Bromo, mais nous devons aussi bâtir des vraies constellations européennes, le faire peut-être plus vite et plus fort que ce qui était prévu de manière plus véloce, plus légère. On a un devoir tous ensemble, ne pas attendre.
On a un devoir, être lucide sur la compé dans laquelle nous sommes plongés et nous adapter à chaque instant. Tout cela, on doit le faire en étant compétitif, efficace et en continuant comme on l'a fait ces dernières années, grâce à l'engagement de nos industriel, en continuant de dérisquer notre industrie face à tous les risques ou à tous les dépendances que nous avons sur des composants, des terres rares ou autres. Et rappelez-vous dès la pandémie, au début de la guerre, quand on a vu qu'on avait des dépendances, il y a eu une mobilisation de nos industriels à juste titre pour reconsolider la frière ou sauver des acteurs dont on avait besoin en amont.
C'est exactement ça qu'on doit continuer de faire pour réduire nos dépendances dans toutes les capacités du jeu. Et je voulais là-dessus insister sur ce point. l'Europe de la défense.
Nous devons pleinement l'habiter. Nous devons en saisir les opportunités, y compris en matière d'innovation, y compris en matière de production et de déploiement. Je sais votre détermination, votre loyauté et votre courage.
Au fond, pour conclure mon propos, ce que je suis venu vous dire en ce début d'année 2026 et je le disais dans un esprit similaire aux ambassadrices, aux ambassadeurs devant lesquels je m'exprimais il y a quelques jours. Nous sommes dans un monde de plus en plus complexe qu'on ne l'a pas découvert hier. Nous sommes dans un monde où des puissances de déstabilisation se sont réveillées.
On l'a vu ces dernières années. La différence, c'est que nous voyons que des certitudes qui parfois avaient des décennies sont remises en cause. Et l'Europe est bousculée dans certaines de ces certitudes et elle a des compétiteurs qu'elle ne pensait pas voir et elle a parfois des alliés qu'on pensait prévisible. un pas vide à nos côtés qui se mettent à faire douter beaucoup voir qui se retournent vers ceux qui doutaient le moins.
La France a une grande tradition d'indépendance. Nous l'avons renforcé ces dernières années parce que ça ne sert à rien de parler d'indépendance si c'est pour n'en tirer aucune conséquence. Nous avons renforcé notre indépendance militaire, capacitaire, technologique, industrielle.
Nous devons aller au bout de ce travail complètement. Nous devons accélérer cette obsession et nous devons à la lumière des événements finir de convaincre tous les Européens de s'engager à nos côtés dans ce travail. Mais face à ce monde complexe où beaucoup de certitudes sont remises en cause, ne doutez pas.
Soyez fier. Soyez fier de votre pays, de nos armées parce que cette fierté est légitime. Nous sommes l'armée la plus efficace d'Europe.
Nous avons la dissuasion nucléaire la plus indépendante et autonome d'Europe. C'est une force inédite dans le monde qui est le nôtre. Soyez fier de cela.
Soyez convaincus que vous avez en main tout ce qu'il faut pour réussir, pour tenir notre pays indépendant face à tous les risques qui s'éveillent. Mais nous français, nous ne sommes pas les spectateurs ou les commentateurs du monde. Nous devons être à chaque instant déterminés.
Nous sommes là pour agir. Agir pour prendre l'initiative, pour nous protéger, pour produire ce qu'il faut pour cela, pour redéployer une nouvelle capacité. agir dans l'immédiat pour protéger et aider tous nos alliés lorsqu'ils sont menacés agir pour être des acteurs de stabilité partout où nous sommes engagés.
Alors en ce début d'année, soyez déterminés et soyez en action à l'offensive, au service de de la stabilité et de la paix. Soyez fier, soyez déterminés, ne subissez jamais et avançons. Parce que nous avons tout pour cela, tout pour le faire.
Parce que c'est exactement l'histoire de notre pays parce que nous avons cette force et parce que nous continuerons de l'avoir. Vous l'avez compris en ce début d'année, mes vœux sont des vœux pour vous, vos familles, vos frères d'armes, mais ce sont des vœux de détermination, d'engagement, de volonté. Ne lâchez rien et continuez.
J'ai confiance en vous. Et je veux en ce début d'année vous redire ma fierté d'être là face à vous, ma fierté de l'engagement qui est le vôtre, car c'est ce qui tient nos armées chaque jour. Et c'est aussi la dette de la nation à votre endroit.
Soyez fiers, soyez là et avançons. Vive la République et vive la France. [applaudissements] Il se lève sa chance. [applaudissements] Jour de voir est arrivé contre nous de la tyran les tendard semblent les tendard semblant entendez-vous dans les combat ses fé soldat qui viennent jusqu'au compagn formé dans la terre marchon marchons par oui vite.
Voilà mesdames messieurs, vous avez pu écouter le président de la République Emmanuel Macron à ISTRE présenté dans un premier temps ses vœux aux armées. C'est cette base aérienne à quelques encablures de Marseille dans le département des bouches du Rône, la plus importante des bases aériennes françaises en métropole. Et bien évidemment, cette ces vœux du président de la République étaient extrêmement attendu.
Pourquoi ? Et bien parce que le contexte international est là parce qu'il y a l'Iran et parce que surtout nous avons appris ce matin l'engagement, j'ai envie de dire dans un premier temps symbolique de 15 soldats français qui viennent d'être envoyés aujourd'hui au Groenland. Voilà.
Alors, il n'y a pas de quoi faire trembler Donald Trump, mais il nous l'a dit, le président de la République, ça n'est qu'une première étape, une sorte de reconnaissance du territoire pour éventuellement envoyer des soldats français, des soldats européens d'ailleurs en plus grande quantité avec des missions très précises dans les prochains jours. Nous avons le meilleur plateau de toutes les chaînes d'info, mesdames messieurs en la personne de Grégory Philippe que vous connaissez bien, rédacteur en chef international d'CI, le général François Chauvancy qui a suivi ça de très très près et très sérieusement. Nous sommes avec l'ancien ministre et inspirateur du Mine France, Yve Gegoo qui a eu des mots assez taquin et espiègle tout à l'heure sur l'envoi de cette force française de 15 hommes au Groenlande et nous y reviendrons avec vous. et nos éditorialistes de luxe Isabelle Saporta Renault Pila, remarquablement payé à LCI sont avec nous. [rires] Il faut toujours maintenant éviter de faire du 2e degré parce que les gens peuvent prendre ça au sérieux bien évidemment.
Je corrige en disant que vous êtes payé euh avec un lance-pire. Bénévole bénévole. Allez, je reprends maintenant mon sérieux car l'affaire est extrêmement sérieuse.
Je voudrais tous vous demander en 20 secondes, 30 secondes ce que vous avez compris, perçu, retenu de cette intervention du président de la République. On commence par le remarquable Grégory Philippe. Vous êtes bien aimable.
Je retiens le contexte international géopolitique avec cette petite phrase : "Nous sommes face à un nouveau colonialisme à l'œuvre chez quelques-uns. Suivez mon regard du côté de Washington en ce moment. Peut-être aussi un peu du côté du côté des Russes des Russes.
Mon général. Alors moi en synthèse, je dirais aux armes citoyens, aux armes industrielles, réarmons-nous plus vite, plus fort au sein de l'Europe pour assurer notre souveraineté. C'est ce que moi ce que j'ai compris comme fil rouge de tout le discours.
Hm. Yvejo. Euh oui, moi je quand un chef dit "Soyez fier", c'est qu'en général il vous dit "J'ai pas mieux à vous offrir".
Et moi, j'ai ressenti qu'au fond euh le discours de Macron, c'était d'essayer euh de dire "Bon ben, il faut y croire mais on est bien en retard sur beaucoup de choses." H Isabelle Ste bah, il a commencé à faire son bilan hein, c'était ça et il a commencé à l'écrire pour que les autres ne l'écrivent pas à sa place. C'est-à-dire qu'effectivement, voilà, c'est quand même lui qui a fait progresser les budgets de l'armée.
Il a dit tout ce qui avait été mis en œuvre. Il a aussi acté que ça n'allait pas assez vite, que on s'était sans doute moqué, je sais pas qui était ce on hein, on s'était sans doute moqué de la dronisation et cetera, qu'on était en retard et qu'il fallait rattraper ce retard. Donc il l'a acté.
Il a acté son combat européen qui est au fond celui de faire du d'acheter du made in Europe. Et moi je enfin, vous voyez ce que je veux dire là, on peut quand même se dire que c'est plutôt une bonne chose effectivement qui disent ça, qui mettent ça noir sur blanc. Voilà, je trouve que au que au fond B écoutez, il a fait son bilan, il a il a raison de dire que c'est quand même le président qui a réarmer les armées, donc on peut pas lui enlever ça.
H Renault Pilard. Oui, moi je retiens le mot colonisation qui est extrêmement fort puisque euh Emmanuel Macron, le président de la République et le chef des armées, admet officiellement ce que l'on décrit sur LCI depuis plusieurs semaines et notamment l'accélération depuis un mois et un mois et demi et et l'affaire du Venezuela que Donald Trump qu'il ne cite pas pour des raisons diplomatiques, a désormais une ambition dans tout l'hémisphère occidental hein tout le haut de la planète et bien de jusqu'à la Chine de vassaliser progressivement ces pays. Deuxièmement, un coup de pression, moi je trouve très fort sur l'industrie de la défense française en disant que il faut que vous alliez plus vite, il faut que vous accélériez les cadences parce que un les partenaires sont très coriasses, enfin les partenaires les les les concurrents sont très corres dans le monde.
Et puis deuxièmement, et ça c'est nouveau, il a dit l'État si vous êtes pas prêt on ira commander ailleurs. Vous enf les industriels soient prêts, encore faut-il qu'ils aient des commandes. Encore faut-il qu'on ait un budget parce que quand vous voyez les industriels, ils disent non, on veut bien accélérer.
Mais est-ce qu'on a un bon de commande Non. Est-ce qu'il y a un budget de l'État qui nous laisse penser qu'on pourrait avoir un bon commande ? Non.
Donc je trouve un peu fort de café moi pour ma part de mettre la pression sur les industriel alors que l'État n'est même pas capable de passer les commandes. On aurait passé les commandes si on a pas de budget c'est pas de la faute de Macron. Non c'est de la mienne.
Non c'est c'est celle des députés. C'est pas moi qui dit sous la sujet. Mais non, mais ce que je veux dire c'est mettre la pression sur les industriels si vous leur avez envoyé un bon de commande en disant faut aller plus vite, ça je l'entends mais tant que vous avez pas envoyé les bons de commande, c'est un peu quand même culotté.
Juste sur ce point très précis, général Chavan juste sur ce point très précis. Si je veux acheter un avion de chasse français, un rafale là aujourd'hui, la la le pipeline c'est combien ? Je dois attendre combien de temps pour être livré là ? 2 à 3 ans. 2 à 3 ans.
Je passe commande, un état passe-commande de 10 rafales, il doit attendre 2 à 3 ans. Tout dépend de la chaîne de production des priorités. Ce qu'on a fait pour les Croates, par exemple, on leur a pris des avions de l'armée de l'air pour leur remettre des avions de deuxième main en bon état mais on a évité de fabriquer comme ça.
Et par contre, il faut remplacer les nôtres à terme dès lors qu'il faut 2 à 3 ans pour fabriquer un avion. Oui. Bah, ça prend un certain temps.
Question euh d'assaut mettait euh fabriquait deux rafales par mois au début de la guerre. Est-ce qu'ils ont réussi pour être sur le sujet dont on parle à augmenter leur cadence ? Alors ce qui apparaît dans les déclarations, c'est qu'on passe à quatre actuellement.
Donc on double mais ça veut dire effectivement qu'il y a bien des commandes, qu'il y a bien des lignes de production qui ont été réinstallé, qu'on a formé le personnel qui n'existe pas parce que ça aussi on a un problème de formation professionnelle. Tous ces problèmesl sont pris en compte et a priori d'assaut remplis de contrat. Bon, ce qui vous a tous interpellé quand même, c'est cette phrase, ce nouveau néocolonialisme, ce colonialisme qui est à l'œuvre en ce moment chez certains.
Et il le dit Emmanuel Macron, notre armée a décidé d'être rendez-vous face à la menace. Vous vous rendez compte ? Il y a encore un an, on aurait pas imaginé d'être dans cet état-là.
La menace dont il parle là, elle est pas seulement russe, elle est aussi américaine. Écoutez, regardons le monde dans lequel nous sommes plongés. Retour des puissances de déstabilisation. la Russie sur le sol européen.
Déstabilisation par plusieurs puissances régionales. Je pourrais ici convoquer l'Iran et beaucoup d'autres. Et puis un discours qui parfois sème le doute, y compris chez les alliés par certains, mais en tout cas un nouveau colonialisme qui est à l'œuvre chez quelques-uns.
Bon, alors c'est vrai que je vais être un peu taquin, on a le droit ou pas ? parce que c'est un peu solenneladresse aux armées mais les vux aux armées mais quand même j' et c'est un remarquable éditorialiste Emmanuel Macron, il aurait eu son [rires] sa place ici à côté d'jgo. Je vois qu'il y a une chaise vide ici là sur le plateau de LCI.
Effectivement, il tire la conclusion qu'il y a à travers le monde sur le plan géopolitique une émergence de nouvelles formes de colonialisme. Nous l'avons vu avec la Russie sur l'affaire ukrainienne. Nous le voyons désormais avec la Russie, le Vénu est là, la Russie et le Groenland.
Formidable ! Il a sa place ici hein. Voilà.
Bon, rien de neuf sous le Non, si colonialisme c'est nouveau. Ça ça le disent depuis là. Vous le dites ici vous tous les jours depuis des mois et des mois.
Enfin franchement mais je ne suis pas encore chef de l'État. Non mais enfin bon voilà ça a plus ça a plus d'importance sur ce qui manuel de neuf sous le soleil. Voilà ce que je voulais dire.
Non, si ce qu'il y a du neuf, c'est quand même sur beaucoup de sujets, il a dit qu'on était en retard. Voilà. Et que c'est un aveu.
C'est un aveu. Qu'on n'est pas prêt à ce qu'il Oui. Oui.
Non, mais sur le colonialisme. OK. Il a fait un commentaire.
Ce que disent tout ce que vous dites ici, ce que disent tous les Français, ils ont bien compris qu'il y avait une forme de néocolonialisme. Mais que un chef de l'État le dise par rapport à un partenaire. Enfin, bon.
Oui. Bah, c'est la vérité sur ce sujet. Enfin, quand Trump dit "Je veux mettre la main sur le Grenland", c'est quoi ?
C'est pas c'est pas une une réunion entre amis. C'est quelqu'un qui veut mettre la main sur son voisin. C'est comme si nous on disait qu'on allait mettre la main sur la Belgique.
Oui, il est temps d'ailleurs peut-être. [rires] Je vous laisse cette responsabilité là. Non, moi ce que je moi ce qui me frappe le plus, c'est l'aveue du retard sur beaucoup de sujets, voilà, sur les drones, sur et les coups de pression sur euh comme on peut les industriels à dépôt à défaut de pouvoir le faire sur les parlementaires euh sur cette question-là et et en filigran, moi je lis quand même bah vous êtes fier parce que j'ai pas mieux.
Voilà, si vous êtes fier, soyez fier. On est une grande armée mais enfin on n'est pas très prêt surtout sur ce sujet. C'est ce qui est quand même le plus inquiétant dans euh ce que euh nous venons d'entendre du chef de l'État et je suis pas sûr qu'il ait pu faire beaucoup de autrement.
Il fait une chose que je l'ai rarement entendu faire. Il a convoqué la question de la dissuasion nucléaire. Il en parle assez peu.
He c'est pas Vladimir Poutine Emmanuel Macron et il a pris l'habitude de peu parler des sous-marins nucléaires lanceurs d'enfin la dissuasion française. Là il a dit il faut être fier de notre dissuasion nucléaire. Nous sommes le pays d'Europe qui avons la dissuasion nucléaire la plus indépendante.
Il y a deux pays d'Europe hein qui ont il y a le seul pays dans l'Union européenne c'est la France et il y a les Britanniques qui ont une larme atomique mon général mais qui est très assujetti aux États-Unis d'Amérique. Les missiles sont fabriqués par les États-Unis donc déjà ils sont pas indépendants. Nous on est indépendant.
Maintenant, ce que j'ai entendu aussi, si vous êtes d'accord, il en parle pas souvent euh Macron 2, il en a parfois peut-être un peu trop parlé parce que euh oui quand même, mais chaque président de la République fait un état de la question et fait et finalement maintient le fil de ses prédécesseurs. Là, il a quand même dit qu'il allait avoir une réunion, alors je sais plus à quel niveau s'il a pas se précisé sur dissision nucléaire, il a évoqué qu'il allait en parler. Donc aujourd'hui ça devient d'actualité parce qu'il a fait le lien avec Orchnik qui est quand même pas un Odin.
Ochnik est un missile intermédiaire qui théoriquement n'aurait dû être utilisé que pour une arme nucléaire et qui aujourd'hui sert à tout. Et dès lors qu'on ne sait plus identifier que les Russes utilisent ce missile conventionnel sans charge nucléaire. Non avec des charges conventionnelles.
Donc en fait on peut plus identifier à quoi sert le missile exactement. Si on a mis des armes de tel type pour le nucléaire, c'est pour être capable de les identifier et qu'il y ait pas d'erreur en terme de réponse. Là, il y a une confusion sur l'usage de l'arbre et c'est ce que je pense le président de la République va mettre en avant pour modifier enfin modifier ou améliorer la dissuision nucléaire faceile peut atteindre la France.
Il le dit hein. Ce missile ce missile peut atteindre notre territoire. C'est quand même c'est quand même quelque chose d'assez nouveau.
Moi juste un point si je peux si je peux me permettre dans le bilan d'Emmanuel Macron qui on est à 14 mois de la fin. Emmanuel Macron euh politiquement qui est quand même très sombre, là il y a un point positif quand même, c'est celui qui aura euh réarmé budgétairement euh l'armée française en 2017. Heureusement qu'en 2017, il a réaugmenté le budget de la défense.
J'ai regardé j'ai regardé tout à fait. Et j'ai regardé j'ai regardé hier les budgets de la défense militaire. Euh Chirac, Nicolas Sarkozi, François Hollande euh la courbe est comme ça.
On a perdu 20 % des budget militair sous les trois présidents. On comprend pourquoi bah on vivait on vivait dans le dans l'utopie de la paix. Qu'est-ce qui a fait se réveiller ?
C'est la nouvelle menace russe. C'est ce qui se passe en Ukraine non pas depuis 4 ans, depuis 12 ans de ce qui se passe en Ukraine. C'est le danger sur le territoire qu'elle nôtre qui a fait se réveiller après laé rien fait.
J'ai pas j'ai participé à à quelques années de cette vie politique là. Euh bah on disait oui l'armée ça commence à bien faire, on a d'autres priorités. Les Français ont d'autres priorités.
C'est ce qui se disait dans même dans les réunions ministérielles confidentielles. C'est je n'étais pas dans les réunions ministérielles confidentielles et si elles étaient confidentielles, je ne vous livrerai pas ici ce qui s'y disait. Mais c'était largement admis par les médias, par tout le monde que bon l'armée, on avait le nucléaire qui était dissuasif et qu'on avait pas besoin de beaucoup plus.
Qu'est-ce qui a réveillé tout ça ? C'est la volonté à partir des années 2010 2012 de de Poutine d'aller mettre la main sur ses voisins. C'est ça.
Pas en 2012 un temps de décalage tout non 2012 l'arrivée de Macron 2017 c'est 5 ans. Bah 5 ans oui 5 ans pour ce pour ce il n'y a pas que la menace russe qui a fait réveiller tout le monde parce que n'oublions pas qu'on étaé en pleine déflation déffectif avant les attaques islamistes et les attaques islamistes ont permis notamment à Hollande qui avait largement déstructuré les armées comme ses prédécesseurs de remettre des effectifs qu'on avait plus ne l'oublions pas. Alors au fond, au fond, je vous écoute tous ce que a dit le président de la République que vous trouvez le plus puissant, le plus fort, c'est quand on va l'écouter maintenant, c'est quand il dit il faut aller plus vite, il faut aller plus quand il dit alors il s'adresse aux industriels comme si alors il y a toujours cette espèce de croyance française que moi j'ai du mal à comprendre que la puissance publique peut juste avec quelques mots accélérer le rythme de l'économie de l'armement.
Ça me paraît assez conceptuel. Écoutez, le président est en quelque sorte un symbole, l'illustration même de notre réarmement français. Notre effort de défense va continuer ici comme dans les autres garnisons de France.
Oui, il va continuer parce que comme je vous l'ai annoncé le 13 juillet dernier, l'accélération des périls commande d'accélérer le réarmement de la France. Pour rester libre, il faut être craint. Pour être craint, il faut être puissant.
Et pour être puissant dans ce monde si brutal, il faut faire plus vite et faire plus fort. Bon ben voilà, on a compris. Mo moi je crois pas trop aux incantations parce que on le sait, vous l'avez dit tout à l'heure, vous l'avez décrit quand d'Asau fabrique deux rafales par mois pour passer à 4.
C'est des processés. Les sous-traitants, tout le monde doit s'y mettre. Enfin, c'est Mais Éric, on a plus d'industrie, je parle pas que de l'industrie militaire, on forme plus d'ingénieurs parce que les jeunes vont vers les écoles de commerce.
On a fermé des usines parce que ça pollueit que c'était plus pratique d'aller travailler en Chine. La culture industrielle, la culture ouvrière, la culture de la production en France, elle a disparu. Donc aujourd'hui, l'armée est victime d'un environnement où produire n'est plus au cœur du modèle français économique.
Ça le fond du sud quandmanuel Macron dit ça plus vite, plus fort, il ça relève un peu de l'incantation. Oui, mais c'est son rôle de le dire. Moi ce que j'attends c'est quelles sont les mesures concrètes qui vont rentrer dans les entreprises, les bons de commande, les formations, la mobilisation.
Si on veut se mettre en économie de guerre, le général le dirait beaucoup mieux que moi, c'est-à-dire mobiliser le pays autour de la défense. C'est pas ce qu'on fait actuellement. Moi, je voudrais surtout faire une ainsi, c'est que on oublie ce qui se passe aux États-Unis aujourd'hui.
Le secrétaire d'État et Trump on signé un papier impliquant au obligeant les industries d'armement américaines qui sont privées d'aller plus vite et plus fort comme ce que vient de dire le président Macron. Oui, mais ils ont un budget, il mettent l'argent sur la table. Oui, mais c'est pas ce que je veux dire.
Ce que je veux dire moi par contre, c'est que derrière c'est se préparer à la guerre. C'est ça que ça veut dire. C'est pas lancer des industries pour de l'industrie.
C'est simplement que pour l'instant on se prépare une guerre éventuelle dans les 3 5 ans. C'est ça le message qui dit là. Et c'est comme le message qui a été donné par les Américains et aujourd'hui nos industries d'arm y compris américaines ne sont pas capables de faire face à cette menace de guerre réelle.
Et juste pour comparer le budget US donc c'est 1000 milliards de dollars. Le le projet de Trump c'est de passer à 1500 milliards de dollars de de budget militaire. Là on arrivera nous en 2030 à si j'ai bien retenu 64 milliards d'euros.
Donc il est droit dans ses bottes he Trump il avait dit 5 % euh nous on n'est pas à 5 % c'est tout hein. S'il fallait qu'on soit à 5 % il nous faudrait Excusez-moi Grégoré on y arrivera si on a un budget. Ouais parce que pour l'instant tout ceci n'est qu'une incantation tant que la nation n'a pas de budget on peut pas dire un industriel je vais vous envoyer un bon de commande dans 3 ou 6 mois puisqu'on a pas de budget pardon mais c'est le basique quand même.
C'est quand l'État passe des commandes il faut qu'il ait un budget inscrit. Aujourd'hui c'est le budget de l'année dernière qui est reconduit. Donc tous les crédits nouveaux qu'on nous annonce, il n'existe pas à ce stade.
Mais c'est vrai mon général, j'ai croisé des Américains à Paris qui n'étaient pas spécialement des électeurs de Donald Trump mais qui disaient une chose, je rebondis sur ce que vous disiez là sur les entreprises privées qui fabriquent des armes aux États-Unis qui disait une chose, il a réconcilié la politique et l'action. Voilà. Alors là, c'est bluffant ce que vous dites, c'est que en gros il a fait voter un texte qui dit que les entreprises privées qui fabriquent des armes pour les pour les Américains doivent aller plus vite.
Aller vite. Et il y a même des implications. C'estàdire par exemple, arrêtez de donner des dividendes trop importantes à vos actionnaires.
Ouais. Ouais. Arrêtez de payer trop cher vos dirigeants.
Produisez vite et on verra au résultat si vous êtes capable de tout faire. Incroyable. Trump a interdit qu'on qu'on donne trop de dividendes au patron des boîtes d'armement.
C'est c'est absolument énorme, franchement. qu'on se prépare à une guerre éventuelle pour ne pas avoir l'affaire. Même les États-Unis sont confrontés à cette réalité.
Et pour en revenir à l'économie de guerre, on a un petit problème. On a tellement privatisé qu'aujourd'hui on n plus capable de faire effectivement sans commande. Avant on avait des arsenaux d'état et les arsenau d'état permettait à l'État, parce que ça appartenait à l'État de fabriquer les artes dont il avait besoin.
Mais on a quand même tout déstructuré et la responsabilité politique des prédécesseurs au président Macron devra un jour peut-être rendre des comptes. Alors Magalie Lunel, Magalie Lunel, je me tourne vers vous car mesdames messieurs à ce stade il est déterminant que vous restiez avec nous car nous allons parler du Groenland de ce qui s'est passé ce matin qui est absolument intéressant je dirais même et remarquable enfin digne d'intérêt de votre part et surtout ce qu'a dit dans un deuxième temps sur le Groenland le chef de l'État qui s'est exprimé sur la base d'Istre il y a quelques minutes. Magalie Lunel vous avez la parole.
Emmanuel Macron qui s'est montré extrêmement déterminé sur l'état de nos armes. Il faut absolument la moderniser, les moderniser ces armées parce qu'effectivement, il faut se préparer à un conflit à court terme, dit-il, peut-être dans les 4 à 5 ans. Et il a parlé du Groenland qui est dans une situation un peu particulière parce que ce territoire donc qui appartient à l'OTAN, qui est sous l'égide du Danemark et bien est menacé aujourd'hui par un partenaire, par un allié qui sont les États-Unis.
Écoutez Emmanuel Macron. La France et les Européens doivent continuer partout où leurs intérêts sont menacés d'être là sans escalade mais intraitable sur le respect de la souveraineté territoriale. J'évoqué l'Ukraine au Groenlande, territoire autonome du royaume de Danemark.
Les Européens ont une responsabilité particulière car ce territoire appartient à l'Union européenne car ce territoire est aussi celui d'un nos alliés de l'OTAN. La France a décidé de se joindre à l'exercice qui a été programmé et lancé par le Danemark de manière souveraine et indépendante dans le cadre d'Arctique endurance. Une première équipe de militaires français est déjà sur place et sera renforcée dans les prochains jours par des moyens terrestres, aériens et maritime.
C'est intéressant d'ailleurs les amis car vous voyez la petite phrase en bas de l'écran qui est entre guillemets qui a été prononcé par le chef de l'État. Le Groenland appartient à l'Europe et bien c'est faux. Je crois que le Groenlande précisément n'appartient pas à l'Union européenne mon général.
Maisors que c'estemark est responsable de laque étrangère du Groenland, il y a un raccourci qui a été fait par le chef de l'État. C'est un territoire autonome mais qui dépend du Danemark mais qui n'est pas intégré à l'Union européenne au sens de par exemple, il ne reçoit pas d'aide européenne sur ce sujet. Il y a un certain nombre de territoires qui sont dans cette logique là.
On pourrait parler de la Polynésie française qui est exactement dans la même logique ou que la Nouvelle-Calédonie qui est exactement dans la même logique. C'est un territoire français, la Polynésie française mais qui n'appartient pas à l'Europe. Là, les les mots du président de la République, c'est au fond c'est quand même un territoire qui est sous le dans le dans le giron de l'Union européenne politique citoyens européens jandais, ils ont le passeport danois, donc citoyen, citoyen de l'Union européenne.
Alors Emmanuel Macron, on a parlé dans son discours effectivement la France a décidé d'envoyer des soldats français sur le sol du Groenland pour participer à un exercice militaire. Il le dit, ça va se renforcer plus tard avec des moyens aériens, maritimes, terrestres pour faire face donc encore une fois à la menace des États-Unis. Il a écouté les ditau d'Éric tout à l'heure parce que Éric minimisait euh l'engagement militaire sur le terrain grolandais.
Vous avez vu la la précision, c'est d'abord une première équipe qui sera effectivement suivie par des moyens terrestres aériens et et maritime non, il y a une phrase qui est importante sur le Groenland, c'est on doit être là. Donc de fait on est là depuis la nuit dernière sans escalade mais intraitable. sur la question de la souveraineté territoriale.
Donc là, c'est ce qu'on disait au début de cette intervention quand il parle de ce nouveau colonialisme notamment euh Trumpis et on est là et on est intraitable sur ces questions. Alors sans escalade, intraitable sans escalade, c'est pas facile si me permettre. C'est un exercice compliqué.
On va se rendre au Groenland, voir comment c'est perçu par les Groenlandais, donc les Français, les soldats français sont arrivés ce matin, mais il y a aussi des Allemands, des Suédois, des Norvégiens. Regardez ce sujet de Jeanne Cancard. C'est une démonstration d'unité européenne.
Hier soir, les soldats danois sont les premiers à atterrir à l'aéroport de Nou, sous le regard des habitants. Cette présence rassure les Groenlandais interrogés ce matin par notre équipe sur place. Vous savez, ici on n pas notre propre armée au Groenland.
Je me sens plus en sécurité de savoir qu'il y a des militaires ici pour nous soutenir au cas où les Américains veuilleent tenter quelque chose. Les forces armées danoises sont ici pour participer à une opération de reconnaissance avec la France. 15 chasseurs alpins venus de Grenoble.
L'Allemagne a envoyé tris soldats. La Norvège 3, la Suède 2. Ils sont actuellement dans la capitale.
Les militaires français sont arrivés dans la nuit ici dans ce bâtiment bleu, le commandement militaire du Danemark au Groenland. Et c'est ici que tout va se jouer, que les militaires danois, français et puis bientôt allemands, norvégiens et suédois se réuniront et prendront toutes les décisions pour l'OTAN. Jusqu'à samedi, les quatre nations participent à cet exercice militaire conjoint sur ce territoire de 57000 habitants.
Grand comme quatre fois la France, l'ornier par Donald Trump. Voilà mesdames messieurs, franchement je veux pas donner dans le systématisme mais je je tiens quand même à dire mon général que tout ça prête à sourire. Il y a beaucoup de gens comme moi qui sourent 15 français.
Alors, j'ai compris. Emmanuel Macron a dit "Ce n'est qu'une première étape." Très bien. 15 français, trois Suédois qui ont qui portent pas d'armes, qui ne portent pas d'armes plus 13 allemands et cetera.
Ça fait ça fait la classe de neige hein de la 3e B du lycée euh Alexandre Duma. Je franchement, [rires] comment voulez-vous dans le contexte extrêmement tendu actuel, comment voulez-vous que les commandos de Donald Trump américain tremblent sur leur genoux ? Comment volez-vous que Vladimir Poutine dont on a parlé puisqu'on parle des nouveaux colégalismes et la trouille ?
Franchement, est-ce que vous croyez que cette démonstration mon général est de nature à à à effrayer les chancelleries américaines russes chinoises qui paraît-il on jette un regard concupiscant sur le Groenland ? Mais que dalle, mon général, pardon pour cette vulgarité mais franchement on ne fout la trouille à personne avec cette opération. Mais la question n'est pas de [ __ ] la trouille à qui que ce soit.
Dès lors, il faut bien utiliser les bons termes qui n'ont pas vraiment été utilisés quand on a communiqué sur cette questionlà. On n'envoie pas des soldats, on envoie des officers d'étatmajor reconnaître comme détachement précurseur comme on le fait toujours, voir comment on va faire l'exercice, avec qui et comment. Je parle bien d'officiers, donc c'est des officiers d'étatmajor.
Alors finalement 15 soldats ça ne veut rien dire. Ce ne sont pas des soldats, ce sont des officiers qui viennent préparer. C'est ce qu'on fait dans toutes les opérations qu'ell soi d'exercice ou d'intervention.
Ça a toujours été comme ça. Donc l'interprétation en est fallacieuse aujourd'hui de dire 15 soldats syriens. Oui, que des officiers enfin des soldats sans armes se pointent.
Oui, c'est complètement idiot. Si c'est des officiers, c'est parfaitement compréhensible. Ils y vont pas pour se battre, ils y vont faire pour un travail.
Vous voyez bien que c'est plus que ça parce queon va le voir avec Nivin tout de suite, mais trois soldats suédois, 13 allemands, c'est un joli cocktail à présenter à présenter dans les dans les conférences de presse. On voit bien que c'est pas des gens qui viennent travailler. Si ils viennent travailler parce que ils viennent préparer ce qui va arriver après.
D'ailleurs, ça a été dit. Qu'est-ce qui va arriver après ? On nenvoie pas des soldats comme ça du jour au lendemain, débrouillez-vous.
Non, on envoie des gens qui préparent et après ils vont dire voilà derrière voilà ce que vous devez envoyer et après ça va suachement précurseur. Et bien je vous trouve bien optimiste mon généraliste on suivra ce connais. On suivra ces régiments entiers de chasseurs alpins qui vont débarquer par milliers et par milliers au Groenland.
Une compagnie qui va débarquer une compagnie de 12. Demain, demain les Américains font un débarquement en Groenland hein. Il y a les les Français vont vont tirer sur un soldat américain.
Vous metz changer les sujets mais d'accord, je vous dis non mais même parlons des 15 même, il y en aurait 100. Demain, il y a mais il y en a 1000 hein. Vous voyez un soldat français qui va viser un soldat américain le butter et le tirer dessus.
Pardon ? On n pas sur cette question là. On est là pour afficher une détermination.
On est là non, on est là pour on est là pour afficher une détermination de notre volonté de soutenir un allié. Ça veut dire que si jamais l'exercice se transformait en autre chose, il y aurait des règles d'engagement qui seraient donné du niveau politique en disant vous soldat français, voilà les ordres qu'on vous donne en cas d'invasion. Général le général est diplomate, il dit les choses.
Général diplomate, c'est possible. Et il dit les [rires] choses. Moi, je vais vous donner mon mon sentiment, c'est que c'est un acte politique pour envoyer un message à Trump.
C'est le pire qu'on pouvait envoyer, c'est ne pas comprendre Trump. C'est un acte de subtilité qu'on envoie à quelqu'un qui n'a jamais été subtil et qui est un dealer qui dit "Tu veux montrer que tu es plus fort que moi ? Tu vas voir, je vais t'en remettre une dose pour montrer que je suis encore plus fort que toi." Donc, on fait rien.
Alors, on s'écrase. On avait pas le choix. Nous n'avions pas le choix.
Écoutez jusau bout. Les gens qui disent qui n'ont pas le choix, c'est en général qu'ils ont fait les mauvais choix sur cette questionlà. Moi je pense que une action diplomatique fort, on annonce que peut-être il y aura une réunion des ministres des affaires étrangères de l'Union européenne dans au Groenland.
Ça ça ça a du sens parce que là on est dans la diplomatie. Non non, ils s'en fich de nos 15 militaires qui sont pas armés. C'est de ça dont moi je trouve que cette carte postale politique, elle a plus d'inconvénients que d'avantage et que et je rejoins ce que disait Éric en début.
Je trouve que ça nous ridiculise un peu face à un président américain qui n'en a rien à faire et plus on le provoque, plus on lui dit "Tu vois, on est là, plus il va avoir envie d'aller plus loin." Donc le président a dit "Sans escalade, je crains malheureusement un peu capitulard là quand même." Alors att ou quand même.
J'ai dit envoyons plutôt une présence politique, envoyons nos ministres des affaires étrangères, envoyons des parlementaires [rires] pour ré pour réaffermer les choses plutôt que que cette petite pantalonade du weekend qui dit "coucou, on est là." Alors on nous explique, c'est des officiers qui sont en reconnaissance. C'est pas ce qui était dit ce matin, c'était les soldats français ont débarqué au Grenland.
C'est la question quelque chose. [rires] Donald Trump Donald Trump s'est s'est moqué des chiens de traîneau. Des chiens de traîneau et là bien évidemment il va se moquer forcément de son compte.
Et alors ? Et alors on va pas se mettre au niveau Donald Trump. Il se moque matin, midi et soir, il se moque de sa femme, il se moque de tout le monde.
J'aimerais dire quelque chose. Série dilé une action au Groenland. J'y crois pas une seconde.
J'y crois pas une seconde. J'aimerais J'aimerais puis dire quelque chose de sérieux. J'en ai pour 25 secondes.
H je je crains fort que ça dépasse 25 secondes. L'angoisse de tout le monde [rires] et Renault Pila ici, c'est que ça dépasse 25 secondes. Elle est là notre angoisse.
Et [rires] bien et bien si c'est 25 minutes, vous pouvez aller déjeuner. Je dis juste une chose, c'est que Donald Trump va peut-être obtenir grâce à sa pression extrêmement forte ce qu'il souhaite, c'est-à-dire que les Européens s'engagent beaucoup plus fortement militairement pour protéger ce territoire parce qu'il le dit matin et mid soir, il a peur que les Chinois s'en emparent. Il a peur que les Chinois part parce que désormais désormais il voit le monde avancer, il a raison comme un G2, je termine comme un G2, c'est-à-dire la Chine, la Russie et en gros la Chine et la Chine et la Russie et la Chine et les États-Unis se se départageront le territoire.
Donc il va obtenir il va obtenir ce qu'il souhaite. Évidemment le général Chevani connaît ça par cœur. On a c'est pas des soldats qu'on envoie ce matin pour aller se fout derrière la blanquise en attendant le FOC hein.
Ils y vont pour repérer les besoins. Il y aura il y aura dans les semaines et les mois qui vient. Mais alors la mission c'est quoi ?
Quelle est la mission Nivine ? Expliquez-nous. Alors la fiche de poste, la mission précise de ces 15 soldats, c'est d'effectuer une mission de reconnaissance. c'est les termes, elle doit durer jusqu'à samedi.
L'objectif dans un second temps, c'est d'envoyer des renforts en fonction des besoins. Emmanuel Macron l'a rappelé à l'instant, la France va envoyer d'autres moyens terrestres, aériens et maritime dans les prochains jours. Pour l'heure actuellement, les soldats français au Groandes, ils sont en train de recueillir des renseignements sur le terrain, sur l'environnement.
Ils vont aussi évaluer les possibilités d'entraînement et de pratique au Groenland compte tenu bien évidemment de la météo. Ils vont aussi commencer d'ailleurs ils l'ont déjà fait à se coordonner avec les autres forces européennes le tout évidemment sous la supervision et à la demande. Là aussi le président l'a rappelé de Copenhag.
Ce n'est pas un exercice de l'OTAN. On l'a évoqué en début de semaine mais compte tenu du fait que les États-Unis sont au conseil de sécurité s'apparaissait peu vraisemblable que ce soit l'OTAN qui commande cet exercice en fonction des résultats de cette première mission et bien les Européens vont envoyer des hommes supplémentaires, des moyens supplémentaires avec par exemple des moyens pour surveiller les fonds marins. Le président l'a dit également.
Pour l'heure, c'est vrai que c'est peu impressionnant. On vous l'accorde Éric, ce contingent européen, il ne compte que 35 soldats ou officiers. On a parlé de 15 soldats français, 13 soldats, trois soldats suédois qui ne sont pas armés selon la presse suédoise et de seulement deux militaires norvégiens, 33 soldats pour un territoire grand comme quatre fois la France.
Effectivement, ça va être compliqué étant donné la fiche de poste, je termine avec ça, la mission euh selon la ministre suédoise des affaires étrangères, que vont faire les Européens au Groenland ? Et bien, regardez ce qu'elle dit. L'objectif principal est de dissuader la Russie et la Chine qui ont renforcé leur présence dans l'artici.
Ce n'est pas moi qui le dit, c'est la ministre suédoise des affaires étrangères. Forcément avec ça va pas être là. Regardez, regardez comme je tremble.
Regardez comme nous sommes dissuadés au caricate. Moi je je vais répondre à Renault parce que Renault dit en gros non mais Trump il a gagné les les Européens vont venir défendre le Grenland visie des Chinois. Mais mais quand vous pensez à une seule seconde que Trump, il a pas envie de mettre la main sur les terres rares, sur un territoire qui va agrandir le territoire des États-Unis et qui va dire "Ah bah c'est super, les Américains vont venir défendre le Groenland." Moi je pense que c'est une vision, pardon, mais qui qui ne correspond pas à la réalité.
C'est une première étape. C'est un chef d'empire, il veut étendre de l'empire, rien d'autre. Mais c'est une première étape avec Trump.
à chaque jour ce fit sa peine. Pour l'instant, on envoie on envoie 31 35 soldats. Évidemment, si on fait la une des journaux, 35 soldats européens pour défendre le Grenland.
Enfin, c'est un dessin de Charlie Hebdo. Enfin, c'est un dessin de Charlie Hebdo. On est là pour être sérieux, pour analyser les faits.
Ce sont des gens qui vont analyser les besoins. D'accord ? Comme dans une entreprise, on va analyser les besoins.
Ils vont revenir la semaine prochaine dans le retard major. Voilà les besoins. Il aurait mieux valu qu'il viennent discrètement.
Renault, vous pensez que ça va vous croyez qu'on va envoyer des chars et 4000 hommes en parachute sur le Grenland ? On aura l'air de quoi ? Arrêtez.
Renault, vous pensez que ça va faire reculer les appétits de Donald Trump ? À chaque jour suffit sa peine ? Non, c'est pas une question ça.
C'est Je vous assure, c'est un vrai problème. C'est-à-dire que effectivement, vous avez un prédateur en face de vous qui est qui veut recoloniser le monde et qui a jeté son dévolu sur le Groenland. Et on y va avec, il a raison euh monsieur Brunet, avec 30 soldats hein, en faisant comme si on allait faire plier Donald Trump avec 30 soldats.
Il y a un moment, non mais pardon, on est dans un show planétaire. Le show planétaire aujourd'hui, le chef d'orchestre de ce show planétaire, c'est Donald Trump qui effectivement mène la danse. Et nous dans ce show planétaire, on fait une espèce de petite partition de loser, hein, parce qu'il y a pas d'autres choses.
Isabelle de losers. N'y participons pas à ce show, n'y participons pas. Nous sommes des gens sérieux.
Nous sommes des gens sérieux pour de faux. L'élément nouveau avec Trump, c'est ce que vous disiez, ce qu'on disait en début d'émission, c'est qu'il a réconcilié la politique avec l'action. Oui.
Et que nous, malheureusement, j'ai le sentiment que ce déploiement de soldats relève du chaud politique. Parce que vous pouvez pas dire que Trump fait du chaud et que les Européens sont très sérieux. Non, ils vont voir les besoins.
Il faut le dire en quelle langue ? Je vais pas le dire en grenlandais. Je sais parler grroenlandais, je vais pas le dire en grroenlandais.
Ils vont voir les besoins bien sûr parce que il fallait aller sur place avec 10 soldats pour voir les besoins. On n pas de renseignement savent pas quels sont les besoins qu'on avait besoin de découvrir. Thierry Garpin qui nous a rejoint.
Bonjour c'est Tintin au Groenland. Bonjournous. Chercheur associé à l'université Paris Cité auteur de géopolitique de l'Arctique.
Voilà. Votre opinion à vous sur ce déploiement, on va dire européen sur le sol groenlandais depuis hier soir. Alors, politiquement c'est symbolique, militairement c'est négligeable, c'est déjà quelque chose et c'est surtout comme l'a dit Éric à l'instant, il y a beaucoup de communications et sans doute de mauvaise communication.
Ce qui est très intéressant, c'est le c'est le phénomène de surprise qu'on a en Europe. Alors que le président euh Trump le lors du premier mandat a dit "Je j'ai je vais l'acheter, je veux l'acheter et ça va être une extraordinaire opération immobilière", disait-il. ironiquement, il méprise les Groenlandais en tant que tel en disant militairement de chiens de traîneau.
C'est vous êtes grolandais, vous vous le message passe vite et ces 50000 personnes, il y a à peu près 50 60 personnes et qui sont c'est une population à manger tout cru qui qui ont un niveau d'étude supérieur seulement, c'est vous dire. Et donc c'est une on est en train d'essentialiser le peuple groenlandais en ce moment comme si c'était une chose en soi. Mais bien entendu que c'est un notage de la situation.
Ils ont été d'ailleurs du temps de la CE pour ne pas subir les codats de pêche. Ils n'ont pas voulu rester dans la CE. Ils en sont partis en 1985 et maintenant avant les menaces de plus en plus fermes de de Trump il y a quelques jours et quelques semaines, ils veulent intégrer l'Union européenne, c'est-à-dire qu'ils veulent se mettre sous un parapluie quelque part.
Donc c'est c'est ce sont des otages, il ne faut pas les prendre comme des acteurs. Je suis désolé pour le peuple grenlandais pour lequel j'ai le plus grand respect comme bien d'autres minorités. Et d'ailleurs dans l'Union européenne, ils sont euh euh parmi les classés parmi les pays et territoires d'outre mer euh avec 12 autres territoires dont certains territoires français.
Donc il y a il y a une responsabilité de l'Union européenne hein dans cette responsabilité. Connaissons-nous aujourd'hui la conscience collective de ce pays puisque ce sont des populations assez éparses. Certaines sont dans le nord pas toujours très relié à la capitale nuc.
Quand vous dites 47000 50000, ça a ému d'ailleurs le maire de la ville de Cholet puisque nous avons dit la semaine dernière que çaondendait à la population de Cholet. Voilà. Bon euh qui nous a écrit d'ailleurs le maire de Cholet mais euh gentiment gentiment et étonné de voir que nous comparions sa ville au Grenand mais ça peut donner des idées à Trump Cholet fait attention ou ça peut donner des idées à Trump mais la question la question fort sérieuse que je vous pose c'est y a-t-il des des sondages qui permettent de comprendre la position des Groenlandais qui sont une pour majorité des inuites voilà sont-ils soucieux vous dites de revenir dans le giron européen plus qu'avant face aux menaces de Trump.
Est-ce qu'il y a pas une petite minorité agissante qui dit "Oh là là, finalement on vient d'une population de de qui était vers l'Arctique et qui s'est disséminé dans Alaska et au Canada par conséquent on est américain plus que européen. Est-ce qu'il y en a qui veulent être indépendant ? Comment où est-ce qu'il s'en fiche finalement de tout ça ?
L'indépendance programmée est prévue. Il y a eu un référendum il y a longtemps qui a dit que les Groenlandais pouvaient sous avec l'accord évidemment de Copenhague que les Grenlandais pouvaient décider de leur indépendance le moment venu. Donc ce n'est même pas une affaire danoise l'indépendance du Groenlande, c'est une affaire groenlandaise.
Mais aujourd'hui, ils le disent en public, ils ont tout intérêt à passer sous le parapluie d'un pays de l'Union européenne qui se trouvait le le Danemark. Et encore une fois, il faut rappeler que le Greenland est important pour l'Union européenne parce que c'est un territoire, attention hein, c'est pas un territoire européen, c'est un territoire d'un pays européen, le Danemark. Et c'est un territoire qui euh euh a tout intérêt à passer sous le sous le parapluie euh danois euh par précaution.
Mais encore une fois, prouvez-moi, essayons, efforçons-nous de penser contre nous-mêmes, efforçons-nous de penser contre nous-mêmes. Euh pour quelle raison euh n'ont-ils pas intérêt à se retrouver le 51e état des États-Unis ? Pourquoi ?
Ben parce qu'il serait au tage des États-Unis là. Il n'aurait même pas s'ils étaient comment dire contrôlés par les États-Unis, il serait encore moins, ils seraient encore moins que dans avec leur appartenance au Wenland. C'est-à-dire que alors là, ce serait vraiment un des confetti comme l'a dit le président du colonialisme, je préfère le mot impérialisme de Trump 2 l de second mandat.
Et puis il faut aussi parler de le sentiment de culpabilité du Danemark qui est qui a toujours été de culture luthérienne et cette culture luthérienne fait qu'on se bat la coulpe en permanence en disant "Mon mon dieu, on a colonisé le Grenland. Ils n'ont pas été les seuls à coloniser dans le monde un certain nombre de territoires. Il y a ce côté culpabilisateur et ce côté luthérien et et encore une fois on parle des Groenlandais comme si c'est une chose en soi, c'est qui est large largement de douteux.
Alors là où il y a une chose où où le président Trump se se moque du monde vraiment et il le sait d'ailleurs, vous savez c'est un homme qui qui n'a pas besoin de euh de de de mentir pour qu'on le sache. Et et il il est euh il dit euh je protège le Groenlanda et les Groenlandais parce que sinon il va être envahi par la Russie. Il n'en a rien à faire et je vais vous expliquer pourquoi.
Et par le par la Chine. La Chine je parle le moins important est partie en grande partie de du Groenland. Les Américains euh l'ont forcé à ne pas rénover trois aéroports guélandais.
La Chine avait des intérêts très importants dans cette affaire-là il y a quelques années. Donc la Chine et c'est une non menace quant à la Russie et c'est le président Poutine qui l'a dit il y a quelques quelques jours, quelques semaines, il a dit "Vous savez moi l'affaire du Groenlande ça ne l'intéresse pas. C'est un litige entre deux pays.
Sous entendu, si les États-Unis occupent le Groenland ou le contrôle politiquement, moi ça ne me fait rien. Évidemment, il parlait pour lui-même puisque il est spécialiste de l'occupation de territoire. Mais alors ce qui ce qui nous interpelle, c'est que la Russie, elle a réagi ce matin à la présence militaire européenne sur le sol grenlandais et détrompez-vous Éric, visiblement, ils ont peur.
C'est un communiqué du ministère des affaires étrangères russes qui se dit donc la Russie se dit sérieusement inquiète de l'envoi de troupe de l'OTAN au Groenland. Au lieu de mener un travail constructif dans le cadre d'institutions existantes, en particulier le conseil de l'Arctique, l'OTAN a choisi la voix d'une militarisation accélérée du nord et renforce là-bas sa présence militaire sous le prétexte sous le prétexte imaginaire d'une menace croissante de c'est l'hôpital qui se moque de la charité parce que la militarisation à juste titre d'ailleurs du nord j'allais dire soviétique du nord arctique russe cette militarisation tout à fait logique et tout à importante et non condamnable est beaucoup plus importante que que ce que font les États-Unis alerte avancé dans la le la zone de Tulé, c'est-à-dire l'extrême nord-ouest et c'est à partir d'un accord de défense de 1951 et je ne comprends pas et personne ne comprend pourquoi les États-Unis veulent contrôler politiquement le Grland. Ils le font déjà.
On ne connaît pas les accords secrets qu'il y a, les clauses secrètes qu'il y a dans ces accords qui ont été renouvelés depuis 1951. enfin et cetera. Mais il est évident qu'ils n'ont pas besoin de ça.
Ils n pas besoin il y a déjà des il y a déjà des soldats américains en Groenland hein. Totalement a 150 c'estàd en ce moment il y a 10 fois plus de soldats américains au Groenland là à 7 minutes 10 fois plus que de soldats européens qui viennent d'arriver. C'est pas le seul des paradoxes parce que le Danemark est le pays d'Europe qui est le plus pro américain, le plus proche des Américains.
C'est vraiment d'ailleurs quand ils ont acheté des avions, ils ont acheté des avions américains sur ce sujet. Oui, ils nous ont fait des jolis bras d'honneur hein à nous les Français. Je ne comprends pas.
Et ben, je pense que vous venez de dire la phrase clé de ce débat parce qu'on ne comprend pas, on ne fait pas des efforts pour comprendre Trump qui n'a pas le même raisonnement que nous. Et si on applique notre raisonnement à quelqu'un qui n'a pas le même raisonnement que nous, qu'utour quand on est autour d'une table de négociation, on est des mauvais négociateurs. Trump veut aujourd'hui à mon sens montrer qu'il est l'empire américain.
Il veut voir la carte quand il a débaptisé le golfe du Mexique pour l'appeler golfe des États-Unis. C'est pour avoir une carte et il veut avoir une carte où il dit "Voyez, le drapeau américain flotte sur notre territoire des États-Unis et sur le Groenland." J'ai agrandi le le périmètre.
C'est ça qu'il faut comprendre. D'autant plus qu'au mois de juillet, on va on va fêter le 250e anniversaire des États-Unis. Donc imaginez si le 4 juillet il arrive en disant "Regardez, j'ai le drapeau américain sur le Grand England, j'ai pris 2 millions de mètres carr je on marche pour [rires] devenir le plus grand pays du monde." Et qu'est-ce qui Attendez, qu'est-ce qu'il dira ensuite ?
Non mais déjà faut comprendre la psychologie des autres. Qu'est-ce qui Qu'est-ce qu'il dira ensuite ? dira mais il faut que les Canadiens deviennent le 51e état parce que si vous y ajoutez le Canada, c'est le plus grand pays du monde.
J'ai j'ai mon copain Cédric qui est en train de devenir, vous le connaissez pas, qui est en train de devenir trumpiste. Et donc je m'entretiens assez régulièrement au téléphone avec lui. Il est fasciné par Donald Trump.
Bon ça arrive hein, il y a quelques français qui sont fascinés par Donald Trump et il me disait hier soir, je sais pas si c'est vrai, il me disait que une majorité de de l'État souverain des États-Unis d'Amérique a été acheté. Mais ça serait pas la première fois qu'on achète un état. La la majorité des territoires Louisian, la louisiane a été vendue par la France euh euh sur aux États-Unis.
Le Trump il s'asse il s'inscrit dans une logique impériale de j'ai pas de frontière arrêté, je peux étendre mon pouvoir, je veux avoir des cartes qui montrent que j'ai fait "Make America great again." Great ça veut dire grande, ça veut pas dire autre chose. Donc je pense que si on continue à appliquer nos raisonnements de pardon hein, c'était votre raisonnement, je il est tout à fait intelligent, mais de dire de de dire ils n'y ont pas intérêt, non, Trump il fait plein de trucs auxquels il aurait pas intérêt.
Que faut-il faire ? et bien envoyer une carte postale avec 15 bonhommes dans la parion. Non, non, mais c'est intéressant parce faut de la diplomatie, il faut peut-être des mais ça s'est passé hier à la Maison Blanche.
Ministre des affaires étrangères danois, ministre des affaires étrangères groslandais qui ont été reçus par l'administration Trump. Qu'est-ce que ça a donné ? On va l'écouter.
Écoutez, écoutez, ça c'est fabuleux. Qu'est-ce que ça a donné ? Mais ça a donné rien.
Écoutez, nous n'avons pas réussi à changer la position américaine. Il est clair que le président Trump a ce désir de conquérir le Groenland et nous avons été très clair que ce n'est pas dans l'intérêt du royaume du Danemark et ce n'est absolument pas nécessaire. Au au passage les amis, ils ont l'air désespéré.
C'est c'est au passage regardez ce mini affaires étrangères du royaume du Danemark. désespéré. Alors que je le dis, pardon, c'est un peu trivial mais c'était c'est un pays qui a été extrêmement faillot avec les Américains qui ont fait un bras d'honneur au rafal français en disant nos avions de chasse, on va surtout prendre des Férix par du royaume du Danemark.
Je parle du royaume du Danemark. Voyez voyez ces gens qui ont tout bien fait qui étaient dans le sillage des Américains qui leur baisaient les mains qui disaient "Oh, vous savez les Européens on leur fait pas confiance, c'est vous qu'on aime pour nous protéger." Ils sont trahis par leurs meilleurs amis.
Mais mais il ne fait que ça depuis le début. Euh Trump et le Canada, ils étaient durs avec les Américains. Peut-être pour répondre à Magali, qu'est-ce qu'on fait ?
Et le ministre, il va tout seul, on lui dit "Non mais vous rigolez cher ami, qu'est-ce qu'on fait ? On envoie les ministres des affaires étrangères plutôt que qu'un soldat sur le territoire pour réaffirmer que c'est une position européenne que diplomatiquement on va tenir excusez-moi mais alors là alors il se fiche pas de 15 militaires mais il se ficherait des 27 étrangè port le étrangère belge je vais vous dire je pense que face à un deal maker il faut avoir des réponses de deal maker une photo Monsieur, nous avons un invité nous avons un invité qui est un chercheur universitaire et qui est un chercheur sur la géopolitique de l'Arctique. C'est d'ailleurs le titre de son livre Thierry Garçin.
Donc il parle moins fort que vous. Mais il a le droit à la parole avec regardez regardez la dernière réaction de du Danemark par la voix de sa première ministre. C'était là il y a il y a pas longtemps.
Elle dit il existe un désaccord fondamental car l'ambition américaine de prendre le contrôle du Groenland est intacte. Il s'agit bien d'une situation grave. Ils ont été convoqués hier à Washington.
Il est il est inflexible. Il le veut le Groand. Est-ce qu'il l'aura ?
Alors moi ce qui me frappe quand même, il y a une chose très importante dans cette affaire là. Ça nous concerne tous autour de la table, c'est l'Union européenne. Il n'y a pas eu un un communiqué magistral très tôt de l'Union Europe, du Conseil européen.
C'estàd tous les chefs d'état de gouvernement disant ceci est inacceptable et ainsi de suite. Madame Vleyen, la présidente de la commission est est d'abord allemande et elle est aussi américaine de culture et d'esprit. Et donc c'est c'est ça affaibli encore l'Union européenne.
Troisièmement, il y a quelques euh semaines, je dirais au hasard 15 jours, il y a eu euh six pays euh plus le Danemark évidemment de l'Union européenne. Euh et d'ailleurs oui, c'est six six pays euh qui ont euh donc euh dit euh c'est c'est inacceptable. Dans ces six pays, il y en avait cinq de l'Union européenne, les trois pays latins, Italie, France dans le désordre, euh Espagne et puis il y avait l'Allemagne très importante et également euh la France et et et l'Espagne, hein, j'ai bien et euh la chose importante, c'est qu'il y avait aussi dans ce communiqué le Royaume-Uni qui pour l'instant, j'ai écouté les radios internationales ce matin, ne dit rien en ce qui concerne l'envoi éventuel, même symbolique comme on l'a dit, de militaires donc britannique au Groenland.
Et que faudrait-il faire selon vous ? Ah non de je ne suis pas ni diplomate ni Ah bah si. Non non mais c'est un peu facile.
Vous avez vous connaissez par cœur la région. Que faudrait-il faire avec nos petits bras et nos et nos petits boulons ? Et ben écoutez d'abord faire en sorte que l'Union européenne ne soit pas absente de ça.
On propose une réunion des ministres des affaires étrangères de l'Union européenne sur place. C'est exactement ce que vous dites pour faire un tweet avec une photo. C'est une condamnation encore une fois de la politique étrangère de l'Union européenne qui n'existe pas. qui n'existe pas et c'est une sorte de tragédie politique qui n'est pas nouvelle et entre nous les les États-Unis font ce qu'ils veulent avec l'Union européenne il nous mépris l'Europe politique n'existe pas l'Europe politique n'existe pas la vérité elle est là en fait et on a des comme vous l'avez dit très justement on a des intérêts très divergent ça comment voulez-vous dire à Mal qui est payé de l'Union européenne ou à Chip qui est un pays de l'Union européenne qu'il faut s'intéresser au Groenland donc comme vous êtes sans filtre c'est game over c'estame over on Bah je suis désolé, je veux pas gasser l'après-midi des gens qui nous regardent mais c'est game over.
Oui, bien sûr. Il faut qu'on s'habitue à être un tout petit continent, à regarder les choses et à essayer de sauver ce qu'on a. La France a des choses à dire.
Là, je pense ça a des choses à dire et il faudrait voir il faudrait voir ce que qu'elle est en train de faire avec le Royaume-Uni avec le Royaume-Uni parce que qui n'est pas dans l'Union européenne mais qui est un acteur essentiel sur pour et c'est le pays d'ailleurs géographiquement le plus proche du Groyenland sur le plan européen. [rires] C'est pas game over, c'est Winter is coming. Winter is coming.
Mesdames, messieurs, voilà, en tout cas une actualité qui n'engage pas un optimisme B. mo des choses que de le constater mais on attend cette phase 2 de l'intervention militaire puisque vous pensez probablement que des centaines de milliers de soldats surarmés avec des chars des tanks et des des des canons vont débarquer pour protéger le Groenland des ambitions si on est impuissant au Groenland que dire de la situation en Iran ? Emmanuel Macron a pris la parole aussi sur sur ce qui se passait en ce moment en Iran.
Il a fermement condamné ce régime qui tuait sa propre population. Et puis et puis et puis pas grand-chose. Écoutez, face à la révolution en cours en Iran, aux attaques odieuses contre leurs propres citoyens décidés par le régime, la France a appelé à la cessation ces attaques terribles, au respect de la population civile, mais aussi à ne pas escalader dans la région.
Je respire plus. Oui, Philips, on décrypte là. Oui, autrement dit, bon bah des mots encore, on condamne et puis et puis plus rien.
H une condamnation évidemment de de la répression absolument terrible. On en parlait hier sur ce plateau avec plusieurs milliers de morts, mais aussi un appel à ne pas escalader dans la région. Donc en gros quand on imaginait il y a encore 24 ou 48 heures que les Américains pourraient déclencher peut-être une opération militaire, ce que Emmanuel Macron dit, c'est peut-être que malheureusement au prix de de la vie des Iraniens, bah la la répression va se poursuivre, le mouvement va s'éteindre un petit peu dans l'œuf et puis on change rien, on change pas le régime et cetera pour pas provoquer de bouleversement totalement régional.
C'est c'est assez désespérant en vérité ce qui se passe en Iran parce que on a l'impression que le régime des Mola est en train de réussir à éteindre cette contestation par la violence, par le sang. Euh les les chiffres parlaient de euh de manifestation dans plus de 20 provinces il y a quelques jours. Hier, c'était six provinces. les gens descendent moins dans la rue tout simplement parce qu'ils sont tirés dessus et que et après 18 ou 19 jours de révolte où vous avez des hommes en armes qui vous tire dessus, on peut comprendre qu'au bout d'un moment il y a un peu de lassitude.
C'est c'est d'une grande tristesse parce que si rien ne bouge, ce mouvement sera comme celui de 2022, 2019, 2009 et cetera. Il y aura eu beaucoup de morts et la République islamique sera toujours en place. Et oui, c'est les structures de l'État sont toujours là.
Il y a toujours les 1400 gardiens de la révolution. J'ai signé une pétition hier qui demandait le classement des gardiens de la révolution comme une organisation terroriste. Je sais pas si j'ai bien fait de le faire.
Moi, ça m'a semblé être une une évidence. Mais bon, euh quoi qu'il en soit, quoi qu'il en soit, quoi qu'il en soit, il y a un véritable changement de ton, vous avez raison. Et alors hier, il s'est produit quelque chose d'assez étonnant. le ministre des affaires étrangères de la République islamique d'Iran h euh s'est exprimé à la télévision américaine sur Fox News.
Sur Fox News et il est assez malin parce qu'il a expliqué que finalement euh c'était les les comme Trump avait dit que s'il y avait beaucoup de sang, il interviendrait. Il a expliqué que c'était les manifestants qui poussaient à ce qu'il y ait des morts afin de susciter une intervention militaire américaine en Iran. Bon, en tout cas, voilà le ministre des affaires étrangères euh iranien qui s'est exprimé sur Fox News hier.
Non, je n'en ai pas entendu parler et il n'y a aucune pendaison aujourd'hui, demain ou quoi que ce soit d'autre. Je peux vous l'affirmer, j'en suis certain. Il n'est absolument pas question de pendaison.
Voilà, c'est un extrait où le journaliste, pardonnez-moi, j'aurais dû le dire, lui disait "On a parlé de de condamnation à mort et d'exécution." C'était dans la journée d'hier, souvenez-vous, c'était prévu, hein. Et effectivement, il semblerait que face au rodomontade et aux menaces des Américains, le pouvoir de Teran a fait machine arrière sur cette question de l'exécution.
Oui. Et avec ce visage qui vous a tant ému hier, Herfan Soltani, qui devait être le premier mise à mort donc hier avec un procès expéditif et le pouvoir judiciaire iranien affirme aujourd'hui qu'il n'en est pas question, que son procès n'a pas encore eu lieu et quand il aura lieu, vu les charges qui pèent contre lui, il risque une peine de prison et certainement pas la pendaison. C'est le changement de ton disait changement de ton du côté de de l'Iran d'abord.
Oui, vous avez raison. du côté d'Iranda d'abord mais pour avoir beaucoup échangé ce matin avec l'expert qui est Jean-François Colosimo, il expliquait très clairement qu'en fait les Américains autant ils ont eu le temps de préparer le coût qu'ils ont fait effectivement au Venezuela et que ça s'est préparé pendant des mois et des mois, autant là, ils ont essayé de rebondir au fond sur une situation qui leur échappéait qui était ces gens qui allaient manifester et qui se sont posés la question avec les Israéliens parce qu'en fait c'est quand même eux qui sont aussi implantés les plus implantés et le plus capable en fait d'attaquer dans cette région et qui se sont dit en fait quelles sont nos solutions ? Si on tape Raméni euh ça en fera un martyre qui dans effectivement chez les chit en plus faire un martyr ce serait un drame et il y aurait une propagation du sentiment anti-occidental de façon dramatique.
Donc ils ont compris ça aussi les Américains. Et donc vous voyez tout ce qui tout ce qui se disait au fond. Oui, mais ils veulent aussi contrecarrer les Chinois dont c'est un approvisionnement très important du pétrole l'Iran et c'est vrai.
Ils disent oui mais pas au risque d'enflammer toute la région alors même qu'ils savent que si demain l'Iran était un Iran entre guillemets occidentalisé, c'est un peu débile pour de dire ça pour pour une un peuple perse qui est multiminillénaire. Mais en tout cas, ça changerait totalement la phase de la de la région. Mais ça ne peut pas se faire n'importe comment.
Et par ailleurs, ils sont rendus compte, comme vous le disiez très très justement euh Éric, que tous les échelons en dessous étaient au fond des échelons mafieux mis en place postrévolution 79 qui se tiennent, qui ont des intérêts commun et qu'il y en avait pas un en fait qui était valable entre guillemets pour remplacer Rameni parce que ce sont des narcotrafiquants, ils ont des comptes à l'étranger, enfin ce sont des gens abjects en fait donc ils ne savent pas comment faire. Et la vérité c'est qu'à part sauver un gamin ou deux et c'est déjà ça, je rejoins ce que disait Grégory Philips. On voit pas en fait, ils ne savent pas comment intervenir.
Tout le changement de temps là aussi de Donald Trump là aussi il a pris la parole hier. Alors il y avait les menaces jusqu'ici et tout d'un coup hier soir, c'est spectaculaire, il parlait pas du tout de la même façon. On nous a dit que les exécutions en Iran avaient cessé.
Aucune exécution n'est prévue. Je tiens cette information d'une source fiable, mais nous allons nous renseigner. On menace et puis non bah finalement non mais l'Iran ne réprime plus son peuple donc bon ben voilà.
Est-ce que c'est un rétropédalage ? Moi pour moi oui parce que quand même les informations qu'on avait qui étaient communiqué hier d'où qu'elles viennent était bien qu'il y aurait une pendaison hier et la réflexion qu'on pouvait avoir que ferait Trump s'il y avait vraiment une pendaison ? Je crois que quand même, il y a une crainte quand même d'une action américaine, même si elle est pas forcément programmée comme on pourrait le supposer d'une manière lointaine, mais la frappe était possible.
Dès lors qu'on donne plus le prétexte à Trump de faire, ça lui permet aussi de reculer parce qu'il était un peu coincé en fait, obligé de faire parce qu'il avait beaucoup parlé. Donc finalement, pour moi, il y a un rétropédalage iranien, ce qui n'empêche pas que nul ne peut ignorer qu'il peut aussi y avoir des exécutions sans qu'on en parle. Voilà.
Donc et pour l'instant et je reviens à ce qui vient d'être dit c'est je pense Grégory Philippe, je pense aussi que la révolte ce n'est pas devenue une révolution et cette révolte est en train de s'éteindre justement parce que il n'y a pas d'armes parmi ces manifestants, il n'y a pas vraiment de terrorisme et qu'en fait ils sont complètement désarmés face à l'appareil sécuritaire iranien. On dit souvent Trump fait machine arrière, Trump fait une reculade, mais et si finalement c'était son langage dur à l'endroit des Mola qui avait changé la situation, peut-être que c'est Trump lui-même en menaçant en menaçant avec une force inouie Layatamenaï et tout l'exécutif iranien en disant "Si jamais vous vous en prenez à votre peuple de façon massive, j'interviens euh à mon avis Mais avis il est déjà intervenu sur la question de du nucléaire il y a quelques mois, il y a plus d'un Ianadien qui a dû se dire "Bon, on va calmer Trump, pas d'exécution, on a tout à perdre dans cette affaire." C'est peut-être au fond une victoire du langage.
Trump a montré que quand il était capable d'utiliser la force alors que personne ne croyait qu'il ferait l'usage de la force, il a montré qu'il en était capable et du coup maintenant, il devient crédible. Mais oui, il y a il y a il y a énormément de raisons surtout en ce moment de pour les Européens de détester Trump sur le plan intérieur et on voit la dérive autoritaire du régime de Trump aux États-Unis, voir certains le qualifient fasciste. Effectivement, on pourra en parler dans d'autres émissions sur ce qui se passe sur le plan intérieur avec les les forces antiimmigration qui commettent des violences.
Mais c'est vrai que sur le plan extérieur, je dirais que par exemple pour les Iraniens, heureusement qu'ils ont Trump. Faut le reconnaître. Nous, on a une fois de plus aucun pouvoir.
On fait des communiqués hein, les communiqués français. Alors, il y a des raisons diplomatiques. On a nos deux ressortissants aussi, c'est très compliqué, qui sont euh retenus, retenus à l'ambassade, hein, euh Cécile Colè.
Et donc, euh, c'est très compliqué pour la France, mais quand on voit les autres communiqués, on appelle le on appelle le régime des mola à la retenue. Attendez, la retenue lorsque vous avez des milliers de morts. Donc, heureusement qu'on a Trump.
Et effectivement, à partir du moment où il intervient, et vous avez entièrement raison, c'est la phrase qui résume Trump, il réconcilie l'action à la politique. Les gens n'ont absolument plus confiance dans l'action. Ils pensent que c'est des paroles paroles.
Lui, il a agi et donc effectivement si ce jeune homme et d'autres ont été apparemment sauvés hier, c'est grâce à la pression. Et dernière chose, c'est un dossier immensement complexe et donc je je ne m'aventurerais évidemment pas à des certitudes, mais à peut-être quelques hypothèses. Est-ce que l'armée américaine lui dit "C'est très compliqué est qu'il a voulu prendre langue avec une autre partie du pouvoir en disant est-ce que vous seriez prêt à être une alternative à ses proches peut-être qu'il a pas réussi peut-être que l'administration n'arrive pas à négocier certaines choses.
Voilà, c'est ex on sait rien mais mais en tout cas pour l'instant il temporisent non il y avait plusieurs scénarios de frappe sur la table et c'est vrai que hier soir encore on regardait l'espace aérien iranien fermé et on se disait il va y aller jusqu'à cette déclaration enfin en fin d'après-midi. Notamment les médias américains semblaient croire que c'était pendant les 24 heures et il y avait plusieurs scénarios. Il y avait frappé la tête du pouvoir et les autres euh taper encore une fois sur les installations nucléaires en se disant on va entre guillemets finir le boulot après la guerre de des deux jours, taper sur les passes d'ar gardiens de la révolution ou quelque chose de de plus discret avec des cyberattaqués et cetera.
Donc il y avait différents scénarios qui a à cette heure-là en tout cas sembleent tous avoir été écartés. Donc maintenant, pour quel euh pour quel avenir pour l'Iron est-ce qu'on va laisser euh euh cette révolte s'éteindre sous la sous les sous les cous et dans le sang euh dans quelques jours parce comme les autres comme les autres et finalement ce sera malheureusement dans nos livres d'histoire et ben oui, souvenez-vous 2026 les massacres en Iran. Euh est-ce que les Américains vont laisser s'éteindre ça ou est-ce que il y a d'autres moyens de pression sur le régime des Mola autres que les sanctions économiques ?
On voit que ça n'a ça a un résultat quasi nul. C'est c'est toute la question Isabelle. Et vous voyez quand même le paradoxe de notre relation avec les Américains, c'est dit entre les deux séquences de cette même émission.
C'est-à-dire que là, vous nous dites oui, il faut qu'il vienne que la France aille avec des militaires pour faire peur aux Américains au Greenland et on est impuissant, démuni, nu sans eux pour l'Iran. Donc si vous voulez, il y a quand même un moment où il va falloir qu'on se pose la question effectivement de notre rapport à ce pouvoir impérial qui est en train de devenir les États-Unis. Parce que il est évident qu'on ne pourra pas leur résister au Greenland si on est à genou devant eux pour l'Iran.
Et on a besoin d'être à genou devant eux pour l'Iran. [rires] C'est ça le problème. On en était euh encore il y a quelques heures à dire il faut que Trump aille sauvé les Iraniens.
Mais bien sûr et on en est toujours au fond là parce qu'on sait qu'on est incapable de le faire. Donc si vous voulez c'est là c'est là l'impuissance effectivement l'impuissance politique de défense du continent européen. Alors merci les amis.
Nous ne voulions pas ne pas parler aujourd'hui de cette étude et de ce sondage qui concerne l'entièreté des petits patrons français. Vous savez les tout petits, les sont des TPE qui sont souvent des commerçants, voilà, qui ont 1 2 3 salariés, un peu plus voilà qui sont absolument désespérés. On a découvert quand même qu'il y en a un tiers des petits patrons français qui se versent combien ? 1000 € moins de 1000 € par mois.
Moins de 1000 € par mois. Il y en a 4/ 10 qui rêvent de devenir salarié. Mesdames, messieurs, le point tout de suite avec ce reportage.
Trop de tables vides dans ce tout nouveau restaurant Saint-Jacques Oseille en entrée. Ce couple de gérants a du mal à joindre les debouts. Sur quatre mercredis du mois, il y en a deux qu'on a passé où il y avait personne dans le restaurant.
Un tiers des patrons en difficulté économique rogne sur leur propre sala et se verse moins de 1000 € par mois. C'est ce que révèle une enquête menée auprès des TPE les entreprises de moins de 10 salariés. Elle représente la grande majorité des sociétés.
Ça va ? Dans ces conditions, difficile d'embaucher, quatre chefs de TPE sur 5 n'envisagerait pas de recruter cette année. Pire encore, une petite entreprise sur 5 pourrait fermer dans moins de 3 mois.
Conséquence, 96 % des patrons expriment un état d'esprit négatif. Nous, on sait fabriquer de la valeur, on sait fabriquer de la richesse, on sait redistribuer. Laissez-nous bosser.
Pour retrouver un peu de sérénité, près de quatre chefs de petites entreprises sur 10 voudraient redevenir salariés. Reportage de Camila Campusano mesdames messieurs, est assez inquiétant. Voilà parce que quand même le petit patron, c'est le plus grand nombre d'entreprises françaises.
En quantité, c'est considérable. Je dis pas le plus grand nombre d'Epoulois, mais c'est le plus grand nombre de d'entreprises entreprises françaises. Voilà.
Et quand les petits patrons vont pas bien, quand les tout hein, quand les petits patrons tousse, la France s'enrume. On a Marc Sanchez en direct avec nous, secrétaire général du syndicat des indépendants et TPE. C'est une vaste étude qui a été menée sur tout le territoire français avec par exemple ce chiffre, il y en a pas mal, on l'a vu dans le sujet, 96 % des patrons sont dans un état d'esprit aujourd'hui extrêmement négatif. 96 % d'entre eux.
Est-ce que ce sont des chiffres qui vous ont étonnés ? Non parce que Bonjour d'abord et je vous dirai non parce que l'année dernière on était aux alentours de 85 à 90 % donc c'est pas une nouveauté. Ce qui est intéressant de constater, c'est que ça commence effectivement à avoir certains impacts.
L'année dernière par exemple, on était sur une année dite plateau en terme de faillite 2025 finira à peu près aux alentours de 69000 défaillances. Ça représente à peu près une année historique et plus de 7 à 8 % par rapport à l'année dernière. L'année dernière, nous avons eu 454000 euh radiation d'entreprise si on prend les chiffres qui ont été publiés par les grèves des tribunaux de commerce.
Et sur ces 454000 radiations, vous avez 40 % de ces entreprises qui sont des radiations volontaires, c'est-à-dire où le chef d'entreprise qui avait pas de problème particulier a décidé volontairement d'arrêter son activité. Ces radiations, elles ont augmenté de quasiment 47 % entre 2024 et 2025. Donc on n'est pas sur une nouveauté, on est malheureusement sur une certaine continuité et je dirais que le cadre que nous vivons actuellement, on est dans une instique, fiscale, sociale sans perspective ne fait rien pour arranger.
Voilà Marc Sanchez, là on parle pas de d'énormes entreprises qui ont des politiques d'investissement pour l'avenir. On parle de j'ai presque envie de dire de gens comme vous et moi euh qui ont des équations économiques assez simples. Voilà, une colonne des plus, une colonne des moins pour qu'on arrive à des seuils de enfin, on se croirait dans une élection nord-coréenne, 96 % des petits patrons français qui broent du noir.
C'est c'est hallucinant comme chiffre quand on y réfléchit. C'est on devrait passer des heures à réfléchir à ça. Ça veut dire que voilà 4/10 qui veulent redevenir salariés.
Ça veut dire que la France n'a plus confiance en elle. Ça veut dire que le gars qui est qui est qui est qui est sur euh qui est euh je sais pas boulanger, traiteur, restaurateur, parquettier qui fait du BA13, entreprise de BTP et cetera. Ces gens la base de l'équation française à la trouille.
Mais la trouille de quoi ? La trouille de quoi Marc Sanchez ? Bah la trouille aujourd'hui, on le on le montre bien dans notre enquête.
Vous avez aujourd'hui euh une un chef d'entreprise qui va travailler à peu près 50 heures semaine. Alors, c'est pas tellement le fait de travailler 50 he, il aime son métier, il prend des risques, il s'investit et cetera et cetera. Le problème, c'est que la richesse qu'il va dégager euh ce qu'on appelle aujourd'hui la valeur ajoutée, elle ne suffit plus pour lui à se payer.
Elle ne fait que payer les cons, c'est-à-dire l'énergie, les matières premières, les charges sociales, les charges fiscales et cetera et cetera, les loyers. Et donc à partir de là, vous avez un facteur de renoncement. Quand vous travaillez comme un dané euh à hauteur de 50 he par semaine et que vous êtes même plus en capacité de vous de vous allouer une rémunération, que ça soit sous forme de salaire ou sous forme de dividende qui soit au moins décente, bah la seule solution qui vous reste de vous dire "Bon bah OK, je vais je vais arrêter donc je radis mon entreprise volontairement et je vais retrouver effectivement une espèce de statut où je serai plus tranquille, excusez-moi du terme, mais où je serai moins emmerdé, où j'aurai moins sur le dos les administrations, les normes, les les le pois fiscal qui va peser son Marc Sanchez.
Il me semble il me semble qu'il y a lorsqu'on discute avec beaucoup de de petits patrons ou d'auto-entrepreneurs, d'artisan commerçant il y a il y a deux facteurs. Il y a un facteur exogène sur lequel on peut pas grand-chose, ça a été effectivement l'explosion du coup des matières premières depuis plusieurs années et notamment après l'épidémie mondiale du Covid où ça a été catastrophique. On le voit sur le bois, sur euh les transports.
Euh un camion, aujourd'hui je vais pas citer de marque mais un petit camion trafic pour des artisans, par exemple. hein, le camion trafic d'une marque bien connue, euh son prix a doublé en 10ant doublé. Vous l'achetiez 22000 € il est pas du Congo quand même.
Il est il est à 52000 €. Non non non non, plus gros plus gros plus gros. Euh 25000 € on est maintenant à 50000 € ça c'est exogène.
Endogène c'est euh la difficulté à recruter le rapport des jeunes de travail. Tous les tous les artisans tous les artisans, tous les artisans et pas que les artisans, l'entreprise disent aujourd'hui c'est extrêmement compliqué. ou beaucoup de jeunes partent au bout d'un an 2 ans.
Vous avez pas ça Marcanchez ? Très vite, très vite, c'est la fin de l'émission, votre réponse. Je vous dirais que sur sur le point des emplois et du recrutement, on a eu ça il y a à peu près un an, un an et demi.
Moi, si je fais un point d'étape à aujourd'hui, on a 82 % aujourd'hui de nos entreprises de de proximité qui n'envisagent quasiment voir pas du tout d'embauche en 2026. On en a 9 % seulement qui ont un projet de recrutement qui est certain et on en a 17 % qui nous expliquent qu'elle recruterait si les charges et si les charges baissaient. Donc on en est même plus au stade aujourd'hui de savoir si on trouve des gens.
Euh quand vous travaillez 50 he par semaine par exemple, c'est que vous comblez effectivement euh la la le travail que pourrait avoir un salarié parce que prendre un salarié, ça va vous coûter plus cher. Et donc le le raisonnement que vous évoquez effectivement, il avait effectiv une certaine une certaine réalité il y a quelques années. Ce qu'on on a pu constater notamment à partir du 2e semestre de l'année dernière et qu'on constatera sur 2026, c'est qu'effectivement les embauches dans les TPO aujourd'hui dans les entreprises de proximité, c'est plus d'actualité parce qu'on a un contexte législatif, social, économique et fiscal qui nous permet pas aujourd'hui de prendre de risque.
Merci Marc Sanchez pour ce décryptage. Mesdames, messieurs, si cet après-midi un commerçant vient chez vous, enfin plutôt un artisan ou si vous vous allez chez un commerçant, faites-lui un bisou, embrassez-le. 96 % de cette population, [musique] le socle de la France vous broie du noir et ça mérite un tout petit peu de tendresse et d'attention.
Voilà, aimez, donner de l'amour à vos commerçants et à vos artisans. Mesdames, messieurs, [musique] c'est le mot de la fin. On se retrouve demain midi, vous le savez.
En attendant, rester sur LCI. C'est Marianne qui arrive pour LCI direct.
Emmanuel Macron