Pouvoir d'achat, prix du carburant, pass vaccinal... Le "8h30 franceinfo" de Bruno Le Maire
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Bruno Le Maire. Bonjour Marc Fauvel. Le pass vaccinal entre donc en vigueur ce matin. Est-ce que les restaurateurs et les cafetiers qui ne contrôlent pas l'identité de leurs clients seront sanctionnés ?
Ils peuvent contrôler, je pense que c'est leur intérêt lorsqu'il y a un doute. Le pass sanitaire a été efficace. Le Conseil d'analyse économique l'a dit de manière très claire. Ça a protégé l'économie, ça a évité des fermetures d'entreprises, ça a protégé les emplois. Je pense que le pass vaccinal sera d'autant plus efficace et ça protège les restaurateurs, les hôteliers, tous ceux qui accueillent du public parce que ça évite des contaminations et ça permet de rester ouvert.
Si un client entre avec un faux pass sanitaire, le responsable du restaurant ou du café pourra en être tenu comme responsable devant la justice ?
L'intérêt du restaurateur, c'est que s'il y a un doute, c'est très concret, vous rentrez, on vous demande votre pass, il y a une machine ou c'est quelqu'un qui vous tend un téléphone portable. Si vous avez un client qui résiste, qui n'est pas d'accord, on sent qu'il y a un doute sur son identité, quel est l'intérêt du restaurateur ?
C'est de vérifier son identité, tout simplement pour s'assurer que le virus ne circule pas, qu'il ne va pas contaminer ses salariés, pas contaminer son établissement, parce que quand je vois aujourd'hui ce qui se passe en France, il y a beaucoup de restaurateurs qui ont des difficultés, tout simplement parce que leurs salariés, en salle ou en cuisine, sont tombés malades, ont le variant, et donc ils sont obligés de fermer leur établissement. Et c'est l'intérêt de personne. La responsabilité de chacun, c'est la meilleure protection contre le virus.
Alors justement, Bruno Le Maire, avec Omicron, des centaines de milliers d'arrêts maladie sont posés chaque jour en France. Vous en parliez avec les restaurateurs, mais est-ce que globalement, ça se ressent, ça, sur l'économie française ?
Ça complique, évidemment, la vie de certains établissements, ça peut compliquer la vie de certaines entreprises industrielles, mais ça n'a pas d'impact global sur l'économie française. Donc je maintiens notre prévision de croissance de 4% pour 2022. Nous avons fait un très bon chiffre en 2021, on aura le chiffre définitif dans quelques semaines, mais on sera au-dessus des 6,25% que nous avions envisagé. Donc l'économie française a très bien réagi après la crise. La dynamique reste bonne, et donc je maintiens les 4% de croissance pour 2022. On connaît le calendrier de lever des restrictions,
ça va se faire en deux étapes pendant le mois de février. Bredo Le Maire, fin des restrictions, ça veut dire fin des aides, fin définitive du quoi qu'il en coûte ?
Nous sommes très simples et très pragmatiques. Tant qu'il y a des restrictions, il y a des aides, notamment pour les secteurs du tourisme, de l'hôtellerie, de la restauration, de l'événementiel, les traiteurs. Dès lors qu'il n'y a plus de restrictions sanitaires, il n'y a pas de raison de maintenir des aides. Est-ce que pour autant, je vais couper le fil avec tous ces secteurs qui ont été touchés par la crise ? Certainement pas, ça fait 2 ans que je suis en contact quotidien avec eux, pour trouver à chaque fois les meilleures réponses, et pour proposer au Premier ministre ou au Président de la République le dispositif le plus adapté.
On l'a encore adapté très récemment, en prenant en charge une partie de la marque salariale des restaurateurs du secteur S1 et S1bis, qui perdaient 30% de leur activité. Donc nous resterons en contact quotidien, pour voir s'il n'y a pas ici ou là des difficultés particulières.
Donc par exemple, le patron d'une discothèque qui rouvre, si tout va bien dans un mois, les aides ne s'arrêteront pas du jour au lendemain ? Ça continuera encore pendant quelques semaines, quelques mois ?
On va s'arrêter à partir du moment où nous avons levé les restrictions sanitaires, mais tout dépend de ce qu'on entend par aide. Si les clients ne reviennent pas, par exemple ? Mais regardez ce que nous avons décidé sur le prêt garanti par l'État. Je sais que dans quelques semaines, vers le mois d'avril, le mois de mai, vous avez des dizaines de billets d'entreprise qui vont devoir rembourser leur prêt garanti par l'État, des très petites entreprises, et que certains sont inquiets. Ils se disent, mais on va avoir le couteau sous la gorge, je ne vais pas y arriver.
Nous avons donc conclu ce qu'on appelle un accord de place avec les banques, avec la Banque de France, pour que ceux qui sont le plus en difficulté puissent aller voir le médiateur du crédit et dire, voilà, je n'arrive pas à rembourser, donnez-moi 6 mois de plus pour commencer le remboursement, et essayez d'étaler, non pas jusqu'à 6 ans mon prêt garanti, mais jusqu'à 10 ans. Donc vous voyez, nous n'avons cessé d'adapter les dispositifs. Et pardon de le dire aussi crûment, les résultats sont là. Il y a très peu de faillites, l'emploi a redémarré, et la croissance est très vigoureuse. Je pense que ce sont les chiffres d'une bonne gestion
de la crise économique. Et pourtant, quand on interroge les Français, vous voyez les sondages comme nous, Bruno Le Maire, sur la gestion de la crise économique par le gouvernement, les chiffres baissent mois après mois. Le dernier baromètre du JDD hier est assez flagrant là-dessus, quand on dit aux Français, est-ce qu'on a bien géré ce qui était considéré par une immense majorité de Français comme à mettre à votre crédit, l'est de moins en moins aujourd'hui ?
Parce que la crise économique est en train de disparaître et qu'il y a d'autres sujets devant. Et c'est normal que les Français, désormais, aient d'autres attentes. Ils voient bien que le sujet n'est plus la crise économique. Quand il y a une croissance qui est forte, quand il y a un taux d'emploi qui est le plus élevé depuis 50 ans, quand il y a eu 1 million d'emplois qui ont été créés au cours des 5 dernières années, les Français demandent autre chose. Ils nous demandent d'abord une vision de long terme en disant, mais qu'est-ce que vous voulez pour l'économie ?
Et nous, nous avons été clairs avec le président de la République, une économie avec de la croissance, une croissance plus forte et une croissance plus durable. Et puis, ils nous demandent aussi d'avoir les fruits de cette croissance. Ils disaient, moi, moi, qu'est-ce que je vais toucher à la fin du mois ? Comment est-ce que je vais m'en sortir ? Est-ce que vous allez soutenir mon pouvoir d'achat ? Donc, il y a des demandes qui sont nouvelles. C'est parfaitement légitime. Et nous y répondons.
Alors, justement, le pouvoir d'achat, vous, pour essayer de contenir la facture d'électricité des Français, vous avez demandé à EDF de racheter de l'électricité qu'elle a déjà vendue pour la revendre 4 fois moins chère à ses concurrents. Concrètement, Bruno Le Maire, est-ce que vous êtes l'homme qui est en train de tuer EDF ?
Non, je suis l'homme qui protège les ménages français et les entreprises françaises contre une augmentation de 45% de leur facture. Voilà. Et c'est ma responsabilité de mise de l'économie. Vous savez, quand vous faites de la politique, il faut savoir prendre des décisions. Et les décisions, ce n'est pas blanc ou noir. Il y a des avantages et il y a évidemment des inconvénients. Je crois que notre responsabilité avec le Président de la République était de protéger tous les Français sans exception qui allaient avoir, à partir du 1er février, 45% d'augmentation sur leur facture. Là, ce sera 4%. Mais c'était insupportable. Mais au prix... Ce sera au maximum 4%.
C'était aussi de protéger les entreprises. Prenez aluminium Dunkerque, grand producteur d'aluminium pour l'industrie automobile. Mais ils étaient en train de ralentir leur production. Ils devaient envisager du chômage technique parce que les prix de l'électricité étaient trop forts. Et je vous prends l'exemple d'une grande industrie métallurgique. J'aurais pu vous prendre l'exemple de petites et de moyennes entreprises qui consomment beaucoup d'électricité et qui allaient mettre la clé sous la porte. C'était ce qu'on voulait.
Vous entendez les syndicats d'EDF qui dénoncent un saccage de leur entreprise et qui appellent à la mobilisation, à la grève cette semaine.
J'entends les Français. J'entends les Français qui disent l'électricité est trop chère. J'ai entendu les centaines d'entreprises qui par l'intermédiaire des élus locaux m'ont dit attendez faites quelque chose. On va être obligé de licencier. On va mettre la clé sous la porte. Il n'y avait pas d'autre solution possible. Donc c'est ce que j'ai entendu. Et je rappelle simplement sur EDF que lorsque les prix sont bas et que les revenus sont faibles pour EDF et qu'EDF demande le soutien de l'État ce qui a été le cas il y a une dizaine d'années. Mais nous avons répondu présent. Je n'ai pas entendu beaucoup de remerciements. Mais nous avons recapitalisé EDF.
Nous avons renoncé à des dividendes que EDF doit verser à l'État pour soutenir EDF quand les prix sont très bas et que du coup le chiffre d'affaires d'EDF est trop bas.
Bruno Le Maire veut dire que les 8 milliards qui vont manquer avec vos mesures
vont être remboursés à EDF ? J'estime juste que lorsque les prix sont très hauts. Donc insupportable pour les ménages français comme pour les entreprises il est juste et il est légitime que EDF fasse un effort pour soutenir les français. Tout dépend dans le fond de la conception qu'on a d'EDF. Je crois qu'on estime que c'est un grand service public de l'énergie qui par conséquent doit répondre à une question d'intérêt général la protection des ménages et des entreprises quand les prix sont très hauts. Je crois qu'on estime que c'est une entreprise privée qui ne fait que du profit et dans ce cas-là privatisons EDF. Mais ça n'est pas ma conception d'EDF.
Mais est-ce que l'État va rendre l'argent ? EDF est un grand service public de l'énergie avec de grands salariés beaucoup de compétences et donc quand ça va mal pour les français EDF est là pour protéger les français.
Bruno Le Maire EDF dit tout ça ça va nous coûter 8 milliards d'euros ça va nous fragiliser on est déjà plombé par une dette de plusieurs dizaines de milliards d'euros est-ce que vous allez rendre cet argent d'une façon ou d'une autre à EDF ces 8 milliards ?
Mais je serai toujours aux côtés d'EDF toujours aux côtés des salariés d'EDF toujours aux côtés de cette entreprise il ne s'agit pas de rendre on peut toujours aussi discuter les calculs dans ces 8 milliards il y a aussi l'abandon de gains très élevés qu'aurait fait EDF sur des prix élevés là encore quelle est la conception qu'on se fait d'EDF est-ce que EDF lorsque les prix sont très élevés doit avoir des rentrées très importantes au détriment des français ou est-ce qu'on estime qu'elle doit partager le fardeau avec les français moi c'est le deuxième choix que j'ai fait et ce choix là je le revendique et quand j'écoute les oppositions je vois d'un côté Mme Le Pen qui nous disait il fallait baisser la TVA très bien les entreprises ne payent pas la TVA sur l'électricité donc elle n'aurait pas été protégée face à cette explosion des coûts de l'électricité et je vois Mme Pécresse qui très candidement nous dit ben j'ai pas de solution de court terme très bien quand on est aux affaires quand on a des responsabilités il vaut mieux avoir des solutions de court terme donc nous avec Emmanuel Macron avec Jean Castex depuis deux mois nous avons anticipé cette augmentation et nous avons réfléchi nous avons pesé le pour et le contre et nous avons estimé en conscience que notre responsabilité dans la gestion de cette crise énergétique était d'éviter aux français un drame social et aux entreprises un drame économique et nous sommes reconnaissants à EDF de participer à cette information Bruno Le Maire vous restez avec nous
8h40 de Le Fil Info Diane Ferchit
Ma mesure c'est la démesure disait lui-même Thierry Mugler le couturier et styliste des morts Thierry Mugler aura marqué les années 80 avec des pièces emblématiques le busier Harley Davidson ou encore le tailleur à basse que Thierry Mugler avait 73 ans le pass vaccinal entre en vigueur ce matin il sera demandé là où était jusqu'à présent exigé le pass sanitaire le pass vaccinal obligatoire à partir de 16 ans à noter que pour accéder aux établissements de santé ceux qui n'ont pas de schéma vaccinal complet pourront toujours présenter le résultat négatif d'un test plus de 8 TGV sur 10 annulés ce matin entre Paris et Bordeaux aucun TGV de Bordeaux vers Anda ni vers Toulouse en Nouvelle-Aquitaine Intercité et TER très perturbés les aiguilleurs de la SNCF sont en grève c'est la première fois qu'elle arrive à ce stade dans un tournoi du grand chelais Malizé Cornet se qualifie pour les quarts de finale de l'Open de tennis d'Australie elle a battu la numéro 15 mondiale Simona Alep en 3 7 6 4 3 6 6 4 France Info le 8 30 France Info Salia Brakia Marc Fauvel
toujours avec le ministre de l'économie Bruno Le Maire les prix du carburant continuent d'augmenter à la pompe est-ce qu'un nouveau geste est prévu pour les français qui prennent leur voiture pour aller au boulot ?
je rappelle que nous avons fait beaucoup de gestes pour protéger les français contre l'augmentation des prix d'énergie et c'était nécessaire on l'a fait sur le gaz j'ai les prix du gaz on l'a fait sur les prix de l'électricité je viens de le dire longuement on le fait aussi avec l'indemnité d'inflation qui a concerné 38 millions de personnes pour 3,8 milliards je rappelle juste que cette indemnité d'inflation puisqu'on a une période de campagne présidentielle a été rejetée par le groupe Les Républicains au Sénat qui avait proposé en alternative une mesure qui ne concernait que 10 millions de personnes tout ça pour dire qu'il vaut mieux joindre les actes à la parole quand on fait de la politique s'agissant des carburants est-ce qu'on peut aller plus loin que l'indemnité d'inflation l'indemnité d'inflation elle est là justement pour tenir compte de cette augmentation des prix du carburant et essayer d'atténuer le choc pour tous ceux qui n'ont pas le choix je le vois dans ma circonscription que de prendre leur voiture pour aller travailler qui vont à la pompe et qui voient 1,62€ 1,65€ et la réponse c'est déjà une réponse 100€ c'est pas négligeable est-ce qu'il faut envisager d'autres mesures pourquoi pas il y en a juste une que j'écarte je le dis très sincèrement moi je pense que les meilleures mesures c'est celles qui aident ceux qui n'ont pas d'autre choix que de prendre leur véhicule pour travailler je pense que ce sont les mesures les plus justes en revanche je pense que baisser la fiscalité sur les carburants comme le proposent certains je ne pense pas que ce soit la bonne solution d'abord parce que les français n'en verront pas la couleur vous baissez pour 10 centimes de baisse ça coûte 5 milliards d'euros et ça fait 5 euros en moins sur le plein il suffit que l'essence augmente encore un peu plus derrière pour qu'on n'en voit pas la couleur et en deuxième lieu parce qu'on ne répond pas à un problème structurel par des mesures de court terme le problème structurel c'est l'augmentation de ces prix du pétrole c'est notre dépendance aux énergies fossiles et je pense que baisser la fiscalité sur une énergie dont on veut se débarrasser
je pense qu'on peut
envisager des mesures spécifiques sur les personnes qui n'ont pas d'autre choix que de prendre leur véhicule pour travailler vous avez une piste privilégiée c'est-à-dire que ça passerait par les employeurs peut-être je ne veux pas mettre sur la table des pistes précises je dis juste que la philosophie serait celle-là aider ceux qui n'ont pas d'autre choix que de prendre leur véhicule pour aller travailler en complément je le rappelle d'une indemnité inflation de 100 euros qui est là précisément pour atténuer ce choc des prix du carburant en revanche je ferme la porte à des baisses de fiscalité parce que vous ne pouvez pas dire que vous voulez essayer d'être de moins en moins dépendant aux énergies fossiles donc l'essence le diesel et dans le même temps baisser la fiscalité sur ces énergies et donc les rendre plus attractives sur le long terme je le précise aussi ça veut dire qu'il faut accélérer notre transition écologique il faut accélérer et faciliter l'accès à des véhicules qui sont moins consommateurs d'énergie fossile aux véhicules électriques aux véhicules hybrides rechargeables je rappelle que nous avons maintenu avec Jean Castex la prime à 6000 euros au 1er janvier 2022 sur les véhicules électriques elle devait baisser nous la maintenons justement par mesure d'incitation
Bruno Le Maire hier Laurent Berger le patron de la CFDT disait dans les colonnes du JDD que la France a un problème de salaire aujourd'hui que des dizaines et des dizaines de branches ont des minimas sociaux qui sont inférieurs au SMIC est-ce que vous êtes d'accord avec lui d'abord sur le constat que la France a un problème de salaire
je crois avoir dit il y a deux ans à des voeux à la presse que j'estimais que sur les salaires notamment les salaires les plus bas il fallait qu'il y ait un effort qui soit fait y compris dans la fonction publique j'ai rappelé aussi il y a des efforts qui ont été faits dans la fonction publique mais parlons des salariés du privé j'ai rappelé aussi que l'État avec le président de la République depuis 5 ans avait fait énormément pour les salaires les plus modestes la prime d'activité à 100 euros la défiscalisation des heures supplémentaires la baisse de la première tranche de l'impôt sur le revenu toutes ces mesures mises bout à bout font qu'un salarié au niveau du SMIC au lieu de toucher un peu plus de 1270 euros net par mois va toucher près de 1500 euros mais il y a l'inflation aujourd'hui qui revient mais c'est pour ça que j'estime que l'effort doit être partagé je n'ai pas changé de conviction je suis très ferme dans mes convictions j'estime que l'État fait sa part du chemin que maintenant des négociations de branches doivent s'ouvrir et je salue l'accord qui a été conclu par exemple sur l'hôtellerie et restauration où il y a eu une augmentation après des semaines et des semaines de négociations il y a des difficultés de recrutement dans ce secteur il y a eu une augmentation des salaires l'État a fait sa part du chemin les entreprises aussi c'est comme ça qu'un pays avance quand chacun est médicien
parce que là on en est au niveau de l'incitation dans votre discours vous ne voulez pas passer à l'obligation par exemple Laurent Berger dit qu'il faut obliger les branches à augmenter les minimas dès qu'il y a une augmentation du SMIC qui est décidée
ça c'est à Isabelle Born la ministre du travail de voir cela ce que je considère c'est que le plus important aujourd'hui c'est de recréer de la dynamique salariale dans notre pays de tirer les salaires vers le haut l'État a fait le nécessaire pour qu'il soit plus intéressant d'aller travailler plutôt que de ne pas travailler de vivre des allocations ça c'était un des grands problèmes français ce problème là a été traité par le président de la République grâce aux mesures que nous avons prises il est beaucoup plus intéressant d'aller travailler que de vivre avec des revenus de redistribution maintenant le vrai problème français elle aussi en période de campagne présidentielle regardons sur le long terme c'est de recréer de la dynamique salariale pour qu'il n'y ait pas de trappe à bas salaire et que les employeurs soient incités à augmenter progressivement les salaires et à faire monter en qualification en formation chacun de leurs salariés c'est ça le grand défi et nous nous y répondons d'abord en accentuant les efforts pour la formation et puis avec des propositions que j'ai mises sur la table à titre personnel quand je dis qu'il faut réfléchir à la baisse des charges au-dessus de 2,5 SMIC pourquoi est-ce que je dis cela ?
c'est parce que si vous voulez à la fois réindustrialiser le pays et monter en qualification il faut que les employeurs soient incités à avoir des salariés plus qualifiés mieux formés c'est comme ça qu'on tirera les salaires vers le haut et c'est comme ça qu'on répondra au problème de pouvoir d'achat que se posent les français par le travail par le travail bien qualifié et par le travail bien rémunéré toutes les autres solutions sont des solutions de court terme
9h moins 10 le fil info Diane Ferchiton poursuit dans un instant avec vous Bruno Le Maire
pour aller au cinéma dîner au restaurant ou effectuer un trajet longue distance il faut désormais présenter le pass vaccinal entré en vigueur ce lundi à partir de 16 ans les cafetiers les restaurateurs mais aussi le personnel des salles de sport entre autres sont maintenant autorisés en cas de doute à vérifier l'identité du détenteur du pass l'héritage au coeur du débat en vue de la présidentielle la candidate LR Valérie Pécresse propose d'exonérer de taxes de succession jusqu'à 200 000 euros par enfant contre 100 000 euros aujourd'hui elle assure qu'elle supprimera ses droits pour 95% des français à gauche les organisateurs de la primaire populaire revendiquent 467 000 inscrits pour départager les candidats à la présidentielle à partir de jeudi les votants devront choisir celle qui sera soutenue entre 7 personnalités une consultation que ne reconnaissent pas les 3 plus gros aux candidats de la gauche Jean-Luc Mélenchon Yannick Jadot et Anne Hidalgo dans la crise ukrainienne les Etats-Unis rappellent les familles des diplomates américains sur place en raison selon le gouvernement de la menace persistante d'une opération militaire russe il est aussi déconseillé aux américains de se rendre en Russie France Info le 830 France Info Salia Brakia Marc Fauvel
toujours avec le ministre de l'économie Bruno Le Maire aux Etats-Unis l'inflation est au plus haut depuis 40 ans Bruno Le Maire elle est désormais à 7% en France on n'est pas loin des 3% d'inflation est-ce qu'il faut commencer à s'inquiéter sérieusement ? Non
les Etats-Unis ne sont pas l'Europe et quand certains proposent de rajouter encore 500, 600, 1000 milliards d'euros au plan de relance européen ils se trompent le plan de relance européen était bien calibré pour relancer l'économie sans avoir trop de surchauffe et une inflation excessive je crois avoir dit alors que tout le monde s'extasiait devant les décisions de M.
Biden que le plan de relance américain était peut-être surcalibré d'où une inflation très importante et il arrive trop tard aussi peut-être je ne sais pas s'il arrive trop tard ce que je sais c'est qu'il est probablement surcalibré que ça donne beaucoup d'inflation et donc des problèmes économiques derrière le plan européen était bien calibré l'inflation aujourd'hui elle est maîtrisée elle est plus forte qu'avant la reprise mais c'est une inflation qui pour nous est conjoncturelle elle durera encore quelques mois pour moi c'est d'ici la fin de l'année 2022 qu'on devrait voir s'amorcer la baisse des prix et elle est tirée principalement par les prix de l'énergie je le redis les Etats-Unis ne sont pas l'Europe ils ont fait des choix économiques différents et je considère que les choix économiques européens étaient les meilleurs
Bruno Le Maire pour faire face à cette inflation un certain distributeur essaie de bloquer les prix c'est le cas de Michel-Edouard Leclerc le patron des magasins Leclerc après la polémique sur la baguette à 29 centimes d'euros il y a la polémique sur le kilo de viande de porc à moins de 2 euros c'est trois fois moins cher que le prix à Rungis alors les concurrents et les producteurs RAL est-ce que vous les comprenez ou alors vous êtes du côté de Michel-Edouard Leclerc ?
il ne s'agit pas d'être du côté des uns des autres je le redis on ne peut trouver de bonnes solutions qu'en travaillant sereinement et de manière responsable ensemble on est au moment où les prix se négocient il faut que les producteurs vivent il faut que les producteurs vivent je le redis je sais que pour les consommateurs bien entendu on cherche le prix le plus bas on veut avoir des prix qui soient le plus bas possible je peux parfaitement le comprendre n'oublions pas que derrière il y a des producteurs de porc il y a des producteurs de lait il y a des producteurs de bovins il y a des producteurs de fruits et légumes si on veut les garder en France et je le dis comme ancien ministre de l'agriculture viscéralement attaché à la production agricole en France il faut que nos producteurs soient correctement rémunérés je le dis avant que les négociations démarrent nos producteurs doivent être correctement rémunérés
est-ce que ça peut être le cas avec un kilo de côte de porc Bruno Le Maire inférieur à 2 euros ce qui est 3 fois moins cher
que le prix à Rangis c'est bien la question que je pose j'ai été alerté par Christiane Lambert la présidente de la FNEA sur le sujet croyez-moi j'ai gardé des contacts avec beaucoup de producteurs agricoles en France c'est l'ancien ministre de l'agriculture qui parle je sais qu'ils sont inquiets et je le dis avec beaucoup de gravité à tous les distributeurs qui négocient aujourd'hui les prix nos producteurs doivent vivre dignement de leur production ça vous l'avez dit également à Michel-Édouard Leclerc j'ai du contact régulier avec l'ensemble des distributeurs Michel-Édouard Leclerc compris et je compte sur leur sens des responsabilités
Bruno Le Maire on est aujourd'hui à 115% du PIB en termes de dette il ne faut pas aller plus loin a dit sur France Info le directeur de la Banque de France ça veut dire quoi ? ça veut dire qu'à l'avenir dans les prochains mois il n'y aura plus de baisse d'impôts et voire même il y aura des augmentations d'impôts
D'abord le gouverneur de la Banque de France a raison et d'ailleurs je rappelle que nous avons avec Olivier Dussopt fait le choix de consacrer l'intégralité des recettes fiscales supplémentaires de 2021 dû à une meilleure croissance au désendettement et la réduction des déficits c'est un choix courageux et c'est un choix responsable deuxième remarque il faut continuer à désendetter le pays et nous nous avons avec le président de la République défini une trajectoire très claire nous repassons sous les 3% de déficit en 2027 et où nous baissons la dette publique française
donc il n'y aura pas de remettre cette baisse d'impôts
dans le programme d'Emmanuel Macron par exemple troisième chose nous n'avons jamais augmenté les impôts pendant le quinquennat et nous sommes la majorité qui avec Emmanuel Macron sous son autorité a le plus baissé les impôts depuis 3 décennies en France 25 milliards d'euros pour les ménages 25 milliards d'euros pour les entreprises et des baisses d'impôts qui touchent tous les français quand vous supprimez la taxe d'habitation c'est tous les français qui sont touchés donc quand j'entends certains candidats j'ai entendu Mme Pécresse disait qu'il fallait baisser les droits de succession le seul bilan qu'est Valérie Pécresse comme ministre du budget c'est une augmentation de 13 milliards d'euros des impôts nous, nous faisons ce que nous disons
sauf qu'on a peur de la suite la suite c'est quoi ?
nous avions promis avec le président de la République que nous baisserions massivement les impôts nous l'avons fait et je vais vous dire très simplement quand je vois que la pression fiscale française malgré toutes les décisions que nous avons prises qui sont fortes, qui sont puissantes reste une des plus élevées des pays développés la seule direction possible c'est effectivement la poursuite de la baisse des impôts en regardant ce qui est réparti entre les entreprises et les ménages parce que ça crée de la croissance que ça crée de la richesse et que ça participe au désendettement alors mais comment on baisse les impôts sans augmenter la dette ?
quand vous baissez les impôts c'est la stratégie économique que nous avons retenue vous créez de la croissance et cette croissance nous permet aujourd'hui de baisser les déficits et de baisser la dette il faut ajouter à ça des réformes de structure on l'a faite avec l'assurance chômage et le président de la République s'est engagé sur la réforme des retraites et le troisième élément de ce qui permet de baisser cette dette tout en baissant les impôts c'est d'avoir une vue sur 5 ans de la réduction des dépenses là aussi c'est ce que nous avons engagé pour vous dire très clairement vous voyez bien que nous nous avons une vision économique qui est sain clair et lisible à long terme nous voulons plus de croissance grâce à la baisse des impôts pour désendetter en accompagnant cela de réformes de structure l'assurance chômage et l'assurance retraite
mais ce qui a permis tout ça aussi Brudeau-le-Mer c'est qu'on emprunte ou qu'on empruntait quasiment gratuitement de l'argent sur les marchés ça s'est terminé les taux remontent aujourd'hui tout ça est aussi une conséquence de l'inflation les banques centrales changent finalement est-ce qu'on n'a pas nos meilleures années passées et des années qui pour le quinquennat qui arrive vont être beaucoup plus difficiles parce que négocier la dette les baisses d'impôts que vous promettez tout ça avec une dette qui va coûter plus cher chaque mois
ça va être compliqué mais vous avez raison sur le fait que les taux d'intérêt reviennent à la normale on a emprunté à taux négatif puis à taux zéro même les allemands doivent payer bien sûr mais c'est normal on revient à une situation économique normale la croissance est là c'est normal que les taux d'intérêt remontent il n'y a pas lieu de s'inquiéter là où je suis en désaccord avec vous c'est que je pense véritablement que les meilleures années de la France sont devant elle que nous avons aujourd'hui la possibilité d'atteindre le plein emploi pour la première fois depuis un demi-siècle et moi quand on me dit pouvoir d'achat je dis oui je fais attention je protège je prends les décisions sur l'énergie mais la vraie réponse de long terme c'est le plein emploi le plein emploi qualifié le plein emploi bien payé et nous sommes grâce au président de la République sur cette voie ensuite est-ce qu'il faudra être plus vigilant sur les finances publiques au cours du prochain quinquennat parce que les taux remontent et qu'on entre dans une nouvelle phase la réponse est clairement oui vous avez cité 3 ou 4 fois ce matin
Valérie Pécresse sans qu'on prononce nous-même son nom de ce côté-ci de la table
elle vous fait peur elle vous inquiète non il n'y a aucun adversaire qui nous inquiète je pense qu'il faut débattre avec chacun d'entre eux et bien poser les alternatives qui sont sur la table dans le fond en matière économique il y en avait 3 vous avez ceux qui prônent la décroissance il y a ceux qui prônent le protectionnisme et il y a ce que nous faisons avec Emmanuel Macron une croissance durable une croissance plus juste c'est sur ces bases-là que les français doivent faire leur choix sur la base d'une vision de long terme merci Bruno Le Maire merci bonne journée merci bonne journée merci pour vous
Bruno Le Maire