Valérie Hayer : l'accord UE-Mercosur, "en l'état, c'est non"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Bonjour Valérie et merci d'être avec nous sur France Info. On va parler évidemment parce que vous êtes député européenne de l'Ukraine, de ce qui s'est passé hier soir à Paris, de la de la manière peut-être dont les Européens vont devoir faire sans les Américains. On va s'interroger là-dessus évidemment dans quelques minutes, mais d'abord ce qui est au cœur de l'actualité aussi, c'est la situation politique en France.
Est-ce que quand même, ça y est, chez les troupes d'Emmanuel Macron, vous reconnaissez que bon bah lundi François Baou, c'est fini. D'abord, je voudrais dire que le moment que le pays traverse, c'est un moment important. La question et l'enjeu, c'est pas la destinée personnelle de François Baou gouvernement.
L'enjeu, c'est la souveraineté économique de notre pays et l'enjeu, c'est la l'influence de la France en Europe. François Bairou, il a raison de parler de la dette. La France, c'est le pays le trè pays le plus endetté d'Europe derrière la Grèce et l'Italie.
Demain, si on ne règle pas la question de nos trajectoires, de nos déficits et de notre dette publique, ce qu'on doit à nos créanciers, ce sera le premier poste de dépense. C'est-à-dire qu'on donnera plus d'argent à nos créanciers que on mettra d'argent pour notre système de santé ou pour former nos jeunes. Se faire en quelque sorte tomber en martyre, j'allais dire, de la dette.
Il y a peut-être une et François Baou a décidé d'interpeller les Français, d'interpeller les responsables politiques. Je le redis, c'est un enjeu de souveraineté économique pour le pays. C'est aussi un enjeu d'influence pour la France en Europe.
Parce que de notre capacité à relever ce défi, à trouver des solutions ensemble dépendra le regard que nos partenaires européens auront sur nous. Aujourd'hui, la France reste un pays important en Europe, influent parce que c'est un grand pays, mais il faut le dire aussi parce qu'Emmanuel Macron a un leadership en Europe, on en parlera tout à l'heure, notamment sur l'Ukraine mais pas seulement, euh qui fait qu'on reste un pays incontournable. Mais clairement, moi, mes partenaires européens, quand je vois mes collègues au Parlement européen, quand je discute avec des députés nationaux non français, ils me disent "Mais qu'est-ce qui se passe ?
Comment c'est possible que vous soyez pas capable de trouver des solutions ensemble ?" Donc là encore, c'est un enjeu de crédibilité aussi pour pour les Français en Europe. Mais justement pour régler cette question de la dette Valérie Rayillé, demain après le le vote de lundi, il faudra probablement un nouveau Premier ministre.
Emmanuel Macron a réuni mardi les différents chefs de courant politique à l'Élysée pour évoquer notamment la question de la près. Il ne vous a pas invité, vous qui êtes pourtant présidente des centristes européens de Renou, vous avez échangé avec lui cette semaine ? Je le verrai dans les prochains jours.
La question véritablement, je lui dirais ce que je pense profondément à savoir que la question aujourd'hui n'est pas à mon sens le profil du premier ministre. Ah bon ? Bon, oui, mais c'est important.
Mais la question aujourd'hui, c'est la capacité de nos responsables politiques à l'Assemblée à travailler ensemble. Est-ce qu'en France, on peut avoir ou pas une culture du compromis ? Et même, je pense que alors on a tous collectivement, vous-même, moi-même, on se dit quel sera le prochain Premier ministre, quel est le bon profil.
C'est notre réflexe en France. Mais quand on regarde ce qui se passe dans les autres pays, la France n'est pas isolée. Il y a des crises politiques partout en Europe.
Il y a des Parlements éclatés partout en Europe. Sauf qu'ils font quoi nos Parlements, nos collègues européens, ils se mettent d'abord autour de la table. Ils se disent "On s'est combattu pendant les campagnes électorales, mais maintenant dans l'intérêt du pays, on va travailler ensemble.
Donc on travaille en programme et après on décide de qui elle profite. Pardon Valérie, est-ce que ça vous l'avez dit à vos amis qui se poussent du col y compris chez Renaissance ? Mais moi d'abord ce que parce que pardon certains raisonnent exactement de la manière dont vous venez de Oui, un oui, je l'ai dit. de un réflexe qu'on a encore très ancré dans notre culture française.
Donc moi, je vois des mains tendues. Je vois notamment que Gabriel Atal dès l'année dernière avait adressé un courrier à ses homologues chefs de parti, chef de groupe qui travaill ensemble qui n'avait pas eu beaucoup de retour cette année encore ces derniers jours, il a tendu la main, pas de retour. La réalité, c'est qu'il faut apprendre à travailler ensemble.
Moi, je soutiendrai tout premier ministre qui sera qui ne sera pas Éléfi, qui ne sera pas Eren et qui sera prêt à travailler dans une logique du compromis. Y compris un socialiste. C'est la grande question du moment, la capacité des macronistes à travailler avec la gauche.
Je le redis, tout premier ministre qui sera en capacité de faire des compromis, mais la clé, ça n'est pas tant le profil du premier ministre, c'est la capacité de nos parlementaires à accepter de travailler ensemble. Vous pouvez avoir le meilleur des premiers ministres si les parlementaires ne veulent pas travailler ensemble puisquil y a aucun bloc qui a la majorité à lui tout seul. Ça ne fonctionnera pas.
Même Valérie Réiller, si on va dans le détail, on entend aussi ce qui se dit du côté du Parti socialiste. Donc peut-être effectivement il y a il pourrait y avoir, on le comprend de la mensuétitude de votre côté, mais Parti socialiste dit par exemple, nous si on fait un gouvernement, c'est qu'avec des gens de gauche, il y a pas de gens de Renaissance, il y a pas encore moins des gens de droite. Est-ce que ça c'est acceptable ?
Je le redis moi je je sais bien ce que vous allez me dire. Réfléchis pas en terme de personnalité, mais vous voyez bien que c'est ce qui se passe donc on vous demande de réagir à ça aussi. Il peut y avoir un gouvernement de gauche.
La question c'est est-ce qu'il aura une majorité au Parlement pour faire avancer des projets dans l'intérêt du pays ? La question étant plutôt est-ce qu'il faudra le censurer quasi immédiatement ou pas ? C'est pas tant la question de la majorité.
On sait qu'elle n'existera pas. Mais pourquoi il faudrait le censurer ? A priori vous le redis.
Moi, mes conditions personnellement, je soutiendrai tout gouvernement, tout premier ministre qui travaillera dans l'intérêt du pays avec l'esprit de compromis qui ne soit ni LFI ni RN parce que pour moi, ce sont des lignes rouges. Et si je comprends bien, tout est bon pour éviter une dissolution et le risque de perdre pour vous encore plus de sièges à l'Assemblée nationale. Bon pour limiter la crise politique et l'instabilité en France dans l'intérêt des Français et et pour la crédibilité de de la France en Europe.
On a parlé des personnes, on va maintenant parler du fond quand même Valérie puisque euh il y a un budget qui doit être qui doit être voté. Euh même si vous n'êtes pas parlementaire euh au niveau de l'Assemblée nationale, vous avez évidemment un œil là-dessus, surtout aussi à vos au titre de vos fonctions à à Renaissance. Euh la gauche évidemment met en avant l'idée d'aller vers une fiscalité notamment pour les les plus riches, notamment pour certaines entreprises qui soient un peu augmenté.
Est-ce que le tabou macroniste de dire on ne touche pas la fiscalité, c'est impossible ? Est-ce que il faut quand même là aussi faire un pas ? D'abord, moi je salue le fait qu'enfin les socialistes aient une proposition de budget parce que ça faisait des mois qu'il disaient non, des semaines et des mois qui disaient non mais on avait pas de proposition sur la trou bien cette proposition.
Déjà elle a le mérite d'exister parce que tant qu'on a pas de proposition vous pouvez pas discuter. Alors il propose de faire seulement 22 milliards d'économie contre 44 milliards annoncés par François Baou. Ça vous semble une trajectoire acceptable ?
C'est probablement pas assez mais entre les propositions de François Baou, les propositions du Parti socialiste et les propositions des autres groupes de l'arc républicain, tout doit être tout doit faire l'objet de discussion y compris lâcher 22 milliards. Alors 22 milliards, ça paraît beaucoup mais là encore moi par définition sur le montant sur les modalités concrètes, sur les décisions politiques, c'est le fruit du travail parlementaire. On a un un effort à faire pour réduire nos déficits et notre dette qui est colossal.
Les Français en ont conscience, nos responsables politiques aujourd'hui peut-être un peu moins. Donc c'est comment ils se mettent autour de la table ? On se met autour de la table pour dire on a une trajectoire de réduction de nos déficits publics.
Effectivement, le Premier ministre a proposé 44 milliards. Moi, je pense que y compris dans nos échanges avec nos partenaires européens, on a un peu de de mou. Mais cet effort là, il doit être fait.
Donc un peu de Attendez mot, un peu de mou, ça veut dire combien ? C'est 10 milliards ? C'est 5 milliards, c'est 2 milliards ?
C'est ce qui sera nécessaire et ce qui permettra de trouver un accord. Moi je vous le dis fondamentalement, je pense que il vaut mieux qu'on ait un peu moins d'effort mais qu'on ait un budget pour le pays. Ce qui compte, c'est la stabilité pour le pays.
Que ce soit 5 milliards de 44 milliards ou 5 milliards de moins, à la fin ce qui compte c'est la trajectoire budgétaire et le fait que la France s'engage auprès de nos partenaires, mais aussi auprès des Français parce que c'est clé pour notre souveraineté économique à réduire ces déficits. Et pour ça, il faut mettre des propositions sur la table. Il faut regarder dans le détail, pardonnez-moi, mais euh relever le relever le capot de la voiture, mettre les mains dans le cambouille, regarder quelles dépenses peuvent être réduite et regarder comment on augmente nos recettes fiscales.
Mais justement, il y a un boulon que les macronistes, je reprends votre métaphore, n'ont jamais voulu euh regarder, c'est celle de la hausse d'impôts. Tout à l'heure, on parlait d'un tabou. Est-ce que vous vous dites "Oui, nous sommes prêts à lever ce frein, ce tabou macroniste, à augmenter la fiscalité des plus riches, à revoir la fiscalité des entreprises, par exemple ?" Alors, la première des des ressources des recettes fiscales, c'est la productivité, le fait de retrouver de la croissance.
Et ensuite, moi personnellement, je vous le dis, je suis favorable à ce que sans remettre en cause la politique de l'offre qui a été un vrai succès, à ce que on regarde comment on a juste comment on ramène davantage de justice fiscale et à ce que sans tabou, on puisse regarder comment on fait payer, contribuer davantage euh les plus hauts revenus et les plus hauts patrimoines. Alors, il y a aussi quand même dans votre camp une forme de course aux idées. Pourquoi ne pas baisser les cotisations qui pèsent sur le sur le travail ?
C'est ce que dit par exemple Amélie de Monchalin, la ministre des comptes publics, elle était sur France info cette semaine. Je propose que une partie des cotisation sur le travail payé par les entreprises, payé par les salariés soient reréparti sur toutes les richesses. Toutes les richesses, c'est quoi ?
C'est le capital, c'est l'épargne, c'est le foncier, c'est l'héritage. Certains parlent de consommation. Donc ça veut dire que on rerépartit l'effort, donc faire peser moins de cotisation sur le travail mais taxer peut-être davantage des gens qui épargnent, peut-être des gens qui investissent aussi, peut-être des gens qui héritent.
Ça vous aussi vous dites pourquoi pas ? Oui, je pense que vraiment il faut qu'on puisse mettre toutes les options sur la table sans tabou et ce que propose Améine Montcharlin à mon sens c'est une bonne solution. Fanny Guinoché en parlait dans sa chronique écho ce matin sur France info.
Jordan Bardella a écrit une lettre aux entrepreneurs de France pour tduire ces acteurs. On sait que le monde économique regarde avec de plus en plus d'intérêt les élus du Rassemblement national. Un monde économique qui est aussi perdu par la crise politique actuelle.
Est-ce que ça vous inquiète ce rapprochement ? Alors moi, je vois surtout euh les changements de pieds permanents du Rassemblement national et j'entends cette petite musique, vous parlez du monde économique, certains qui disent "Mais pourquoi pas un premier ministre Rassemblement national ?" Euh je pense que ce serait une défaite pour le pays, une défaite politique, une défaite morale.
Aujourd'hui, le Rassemblement national, il faut le dire d'abord, il faut se souvenir de son histoire, c'est un parti de division comme elle est fille. C'est un parti qui change de position au gré de l'humeur de l'opinion. C'est un parti qui se nourrit de l'opposition, qui se nourrit des populismes et sur les questions économiques parce que c'est le sujet du moment.
Est-ce que vous voyez une ligne claire entre les positions de Jordan Bardella de Marine Le Pen et le ligne assumée pro business ? Alors elle peut pas la même position, ils n'ont pas la même position entre Jordan Bardella et Marine P. Déjà, il y a pas la même position.
Ensuite, qu'est-ce qu'il propose sur pour réduire le déficit et sur les sujets économiques avec leur allié ERC Soti ? Alors effectivement, nous quand on les interroge, c'est l'immigration. Bah oui, l'immigration comme toujours.
Et ensuite leur grande idée aussi c'est de réduire la contribution française au budget de l'Union européenne. Là encore, ils changent de position comme depuis qu'il voulaient quitter l'Europe, puis ils ont dit "Ah non, on quitte pas l'Europe mais on contribue plus du tout. Puis en fait non, on contribue mais on veut réduire la la contribution française." La réalité c'est quoi ? c'est qu'on a besoin plus que jamais de s'engager dans le projet européen et aujourd'hui l'Europe ça rapporte 124 milliards d'euros par an à nos entreprise.
Donc évidemment que la contribution au projet européen est fondamentale. Alors l'Europe justement vous nous faites une transition parfaite. On va en parler dans une minute.
Il est 8h46 et c'est le fil info de Manon Lombard Brunel. Le ministre des affaires étrangères français Jean-Noël Barreot annonce ce matin la mort d'une française dans le déraillement de ce funiculaire avanthier à Lisbonne. Selon le dernier bilan, 16 personnes ont été tuées dans cet accident.
Cinq autres ont été gravement blessés. Aucune piste n'est exclue selon les autorités portugaises. La menace de la Russie ce matin après l'annonce hier de l'envoi de troupes européennes pour sécuriser l'Ukraine en cas d'accord de cesser le feu.
Vladimir Poutine assure ce matin que n'importe quelle force occidentale sera une cible légitime pour l'armée russe. Il a par ailleurs accusé les Européens d'entraver le règlement du conflit entre Tièv et Moscou. Bruno Rotaillot donne des instructions à 5 jours maintenant de cet appel à la grève générale.
Du 10 septembre, le ministre de l'intérieur ordonne au préfet d'empêcher toute tentative de blocage des infrastructures jugées essentielles. Cela concerne les aéroports, les routes, les centrales électriques ou encore les dépôts prétroliers. Puis plus de 50 he de direct pour la bonne cause.
C'est le début ce soir de la 9e édition du Z Event. C'est ce marathon caritatif organisé par une quarantaine de streamers. Les trois dernières éditions avaient permis de collecter plus de 10 millions d'euros de dons.
France info le 830 France info. Adrien Bec Camille Vigon Leat et toujours avec Valérie E patronne des centristes européens. Euh hier, Vlodimir Zellinski était à Paris pour une réunion avec ce qu'on appelle la coalition des volontaires, ces pays qui s'accordent à aider l'Ukraine.
On écoute Emmanuel Macron hier. Nous avons aujourd'hui 26 pays qui formellement se sont engagés à déployer comme force de réassurance des troupes en Ukraine ou être présent sur le sol, en mer ou dans les airs. Valérie c'est une avancée majeure ce qui a été annoncé hier.
C'est une avancée majeure. Euh, souvenez-vous, il y a un an et demi, pour la première fois, Emmanuel Macron avançait cette idée hm hm d'avoir une force de dissuasion et des troupes au sol. On a entendu des cris d'orfrais en France, du scepticisme aussi en Europe chez nos partenaires.
Il existe toujours, pardon Valérie ce scepticisme côté italien et cetera. Alors, il y a quelques pays qui sont encore un petit peu en retrait. Néanmoins, Georgia Méloni, elle était à Washington il y a de semaines avec Emmanuel Macron, avec le chant pour convaincre Donald Trump de contribuer quand même aux garanties de sécurité.
Donc moi ce que je vois c'est qu'on a 26 pays qui sont des soutiens de l'Ukraine qui acceptent de lever ce tabou et qui disent "On a besoin d'aider l'Ukraine" et la force de dissuasion pour s'assurer que Vladimir Poutine une fois qu'un accord de paix sur signé ne soit pas tenté d'agresser de nouveau l'Ukraine et bien c'est de mettre des troupes au sol qui sont qui ne seront évidemment pas là pour combattre pour être sur la ligne de front par définition parce que la guerre c'est dans l'option où un un cessé de feu et un accord de paix est signé. Mais vraiment l'objectif c'est de dissuader avec des troupes au sol, en mer et sur terre. C'est une avancée historique.
Les Européens ont été au défi et au rendez-vous de leur histoire et Emmanuel Macron a assumé ce leadership depuis euh plusieurs mois maintenant. Mais justement, vous le dites, ce dispositif, il vise à assurer le maintien d'un cesser le feu dans le cas où on a trouvé un cesse, sauf qu'on on en parle, on en parle mais on en est loin. On en est loin aujourd'hui mais c'est une étape importante, c'est le préalable.
Et vous souvenez quand les leaders européens sont allés à Washington dans le bureau oval il y a 2 semaines euh juste après la rencontre entre Vladimir Poutine et Donald Trump, quand même Donald Trump avait donné beaucoup de points à Vladimir Poutine. Les Européens ont réussi à le convaincre non seulement à revenir dans le jeu et à convaincre Donald Trump que il fallait avancer sur les garanties de sécurité. Et parmi les annonces faites hier, il y a aussi le fait d'avancer ensemble États-Unis, Europe et Coalition des volontaires sur les sanctions pour essayer encore de faire pression sur le régime de Vladimir Poutine d'un point de vue économique.
On va revenir sur le rôle des États-Unis simplement ce matin là il y a quelques minutes. Vladimir Poutine qui dit "Toute force occidentale sur le sol en Ukraine sera considérée comme une cible légitime pour la Russie. L'initiative semble être mort avant même d'être née.
Alors bon, d'abord Vladimir Poutine est dans sa rétorique habituelle et je le redis, les forces de réassurance, c'est une fois que un cesser le feu puis un accord de paix aura été signé. Donc évidemment, on voit bien comment signer un cesser le feu dans la mesure où il y aurait ça comme garantie de sécurité. En fait, c'est aussi dans le sens inverse.
Peut-être que la question peut se poser. En fait, c'est la condition sinéquanon. Passez-vous dans la situation des Ukrainiens et des Européens.
Donc, on parle de la sécurité des Ukrainiens, mais notre mais notre sécurité aussi à nous, les Ukrainiens. Euh, ils se sont fait, pardonnez-moi l'expression, mais ils se sont fait avoir plus d'une fois. En 92, il y a eu un mémorandum mémorandum de Budapest effectivement où il y avait un engagement commun, il dénonnez-moi, il dénis exactement pour retirer leurs forces nucléaires en contrepartie du soutien des Américains et des Anglais pour assurer leur sécurité.
Vladimir Poutin les a attaqué. Accord de Minx 2014, même chose. Bafoué, violé par Vladimir Poutin.
Donc la seule manière de dissuader Vladimir Poutine, d'attaquer de nouveau, c'est d'avoir ses forces de de relation. Je la manière, c'est aussi d'avoir les États-Unis le de notre côté, ce qui ce qui est quand même la grande inconnu. Donald Trump avait fixé un ultimatum à Vladimir Poutine le 1er septembre.
On est le 5 septembre aujourd'hui. On attend. Ça veut dire quoi ?
Les Européens sont contraints d'attendre que Donald Trump ouvre les yeux ou réagisse à la menace russe pour être en sécurité. On a besoin des États-Unis mais à défaut des États-Unis, il faut qu'on puisse accélérer le soutien à l'Ukraine et c'est le sens de l'initiative prise par Emmanuel Macron et le premier ministre britanénique Kir Starmer avec la coalition des volontaires. C'est-à-dire que on n'est pas seul, les Européens ne sont pas seuls.
On a dans cette coalition des volontaires le Japon, les Australiens, le Canada qui nous permettent de faire pression sur Donald Trump pour l'inciter à revenir dans le camp occidental et puis de faire pression aussi sur Vlad Vladimir Poutine. On parlait à l'instant des conditions du cesser le feu ou de la corde de paix. Le simple fait d'avoir cette décision ensemble aujourd'hui, c'est une pression supplémentaire sur Vladimir Poutin et un signal très fort de soutien indéfectible à l'armée ukrainienne et à Volodimir Zelenski.
Alors l'autre actualité européenne cette semaine, c'est un texte dont on a beaucoup parlé, le Mercosur, cet accord de libre échange dont les agriculteurs français ne veulent pas entendre parler entre l'Union européenne et l'Amérique latine. Un texte définitif a été présenté par la Commission, maintenant il va arriver chez vous. Il va devoir être voté au Parlement européen et par les États-membres.
Vous voterez pour ? Alors, on va d'abord Moi, ce que je vois euh vous connaissez la position de la France et ma position euh le président s'est beaucoup opposé au Texes en demandant des garanties supplémentaires ex euh et mercredi, la commission a fait un pas en direction de la France en proposant une clause de sauvegarde pour nos agriculteurs qui semblent plutôt robustes et activable à la fois par un pays et par les organisations professionnelles. C'est pas les organisations syndicales de agriculteurs qui disent une fois de plus des clauses on en a déjà eu par le passé dans d'autres accords et ça n'a pas fonctionné.
Je dis pas non tout de suite. D'abord, il faut regarder ce qu'il y a dedans. Moi, je l'ai pas vu encore.
Ce qu'il y a dedans, dans quelle mesure elle est activable et la condition syécon préremplies, c'est que les pays du Mercure l'acceptent et l'endosent aussi. Et puis une fois que vous aurez ça, il y aura des engagements qui doivent être pris par la Commission européenne pour avoir davantage de contrôle sur le les enjeux phytosanitaires et vétérinaires sur place. Donc tout ça c'est une clause don on ne connaît aujourd'hui ni le paramètre ni le mode d'activation précis et cetera.
Donc ça convient ça revient un peu à faire un chèque en blanc à Ursula Van Lion. Pour moi il y a trop d'interrogation et je vous redonne ma position en l'état c'est non mais c'est pas un nom en disant on balait toutes les propositions qui sont mises sur la table. Donc on va regarder dans le détail si on a des garanties robustes.
Moi je regarderai éventuellement je ferai évoluer mon vote mais en l'état je vous le dis c'est non. Justement est-ce que vous avez encore confiance en Ursula Vion ? vous pose la question parce qu'en juillet au Parlement européen, vous aviez eu des mots très durs contre la présidente de la commission.
Aujourd'hui, madame la présidente, vous assistez à l'impasse qui est la vôtre, à vous et à votre famille politique en ayant laissé le PPE favoriser des alliances de circonstan avec l'extrême droite. Alors, je vous le demande clairement, qui sont vos alliés dans ce parlement ? Alors, en clair, vous l'accusiez de les avoir laissé faire l'alliance entre la droite européenne et les extrêmes droites européennes.
Euh est-ce que vous avez le sentiment, pardon, de l'expression, de vous être fait rouler par la dans la farine par euh par la droite au Parlement européen ? J'attends tant de d'oursula van der Lyon que de mes homologues euh de droite au Parlement européen. Euh des engagements très fermes et l'assurance, la conviction que moi je partage que compte tenu des défis qui sont devant nous, il y a pas d'autre majorité possible qu'une majorité proeuropéenne.
Si on veut travailler sur notre autonomie stratégique, si on veut être fort vis-à-vis des États-Unis, vis-à-vis de la Russie et de Vladimir Poutine, évidemment qu'on a besoin de plus d'Europe et vous ne pouvez pas faire plus d'Europe avec des alliances de circonstan avec l'extrême droit pour des textes en lien avec le climat et cetera. En même temps, l'Europe évolue, les le vote des citoyens européens évolue. Il se trouve que on aille en Hongrie, qu'on aille en Italie, qu'on aille Pologne en parti, en Slovaquie.
Bon, l'extrême droite est puissante. Oui, il y a une dynamique en faveur de l'extrême droite partout en Europe aujourd'hui, mais il y a pas de fatalité. Il faut la combattre.
Il faut rappeler ce que c'est que l'extrême droite et il faut dire à nos concitoyens français et européens que il n'y a pas d'issue sans l'Europe et ces partis populistes aujourd'hui veulent combattre l'Europe et ce sont les meilleures allées de Donald Trump. Donald Trump qui nous attaque tous les jours. Mais effectivement, je pense et on l'a vu durant l'été qu'on vient de traverser, l'Europe est faible aujourd'hui et pour être plus fort et bien il faut accélérer, renforcer l'intégration européenne.
Un dernier mot avec une image qu'on voulait vous montrer pour terminer. image qui a fait le tour du monde pour pour nos auditeurs, on va la décrire, c'est au centre Shijjing Ping, à droite de Shijing Ping, Vladimir Poutine, le président russe et à gauche, le président nord-coréen, le président Kim Jongoun, pardon. Donc cette image c'était cette semaine à Pékin pour les 80 ans de de la de la de la de comment dire de la libération enfin en tout cas de la victoire chinoise.
On dit la Russie la Corée du Nord sont des sont certains disent ce sont des ennemis de l'Europe. Est-ce que la Chine désormais semble en faire partie ? Moi ce qui m'a frappé dans cette image euh c'est le fait que le monde se réorganise euh et en plus on pourrait y ajouter l'image de Vladimir Poutine avec Donald Trump en Alaska.
Le monde se réorganise et alors que l'Europe a contribué à façonner le monde de l'après-guerre, elle n'est plus aujourd'hui où elle pèse beaucoup moins. Donc notre enjeu, c'est de continuer à bâtir des partenariats avec les pays démocratiques dans le monde. Il y a 23 % de pays seulement. qui sont des démocraties dans le monde.
Donc renforcer ces partenariats là et puis avoir des des relations au cas par cas compris avec la Chine parce que on a besoin de D'ailleurs. Est-ce que c'est une dictature ? Euh alors on est très très loin d'un modèle démocratique.
Oui. C'est un régime c'est un régime autoritaire. C'est pas une dictature, c'est une dictature aussi si vous voulez avec un parti un parti unique mais en tout cas c'est un régime autoritaire et absolument pas dans un dans un registre démocratique.
Merci à vous Valérie E. Vous êtes eurodéputé présidente du groupe centriste Renw au Parlement européen d'avoir été l'invité de France info. Merci à vous Camille Vigon Lec pour cette première.
On vous retrouve évidemment demain. [Musique]
Valérie Hayer