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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 23 octobre 2025 16 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSécurité

Sébastien Chenu : "La submersion migratoire écrase la France !" (CNEWS)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:07OuverteRéponse directe

    Le ministre de l'Intérieur a réévalué le chiffre des clandestins à 700 000. Est-ce que c'est plus clair ?

  • 1:28RelanceRéponse directe

    Laurent Nunez conteste le terme de submersion migratoire. Comment jugez-vous sa position ?

  • 1:32OuverteRéponse directe

    Sur le dossier algérien, Laurent Nunez évoque des problèmes d'échange d'informations sécuritaires. Que pensez-vous de sa position ?

  • 1:51OuverteRéponse directe

    Comment jugez-vous la position de Laurent Nunez sur les accords franco-algériens ?

  • 3:10FerméeRéponse directe

    Ce sera l'occasion d'une niche parlementaire du RN ?

  • 3:42OuverteRéponse directe

    Le pari de l'apaisement de Laurent Nunez conduit-il à une impasse ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:27Invité politiqueChiffre
    « 700 000 au minimum, car c'est une estimation qui se base sur les bénéficiaires de l'aide médicale d'État. »
  • 0:41Invité politiqueChiffre
    « On peut penser que c'est 700 000 personnes irrégulières sur notre territoire qui aujourd'hui se maintiennent en France. »
  • 1:04Invité politiqueChiffre
    « Il y a dans notre pays 700 000 étrangers en situation irrégulière au minimum, 440 000 personnes entre parents également au minimum de façon légale dans notre pays. »
  • 2:16Invité politiqueFait
    « Je rappelle que ces accords, qui sont dérogatoires, font des bénéficiaires, des Algériens, des gagnants à tous les coups de la démarche migratoire. »
  • 2:32Invité politiqueFait
    « ils sont gagnants sur l'entrée familiale, ils sont gagnants sur la résidence, ils sont gagnants sur le regroupement familial, »
  • 2:43Invité politiqueChiffre
    « Il y a un coût, le coût de cette exception par an. »
  • 5:26Invité politiqueChiffre
    « Nous, quand on veut une demi-parte fiscale supplémentaire à partir du deuxième enfant, c'est 3 milliards, »
  • 5:32Invité politiquePromesse
    « ça se finance par l'impôt sur la fortune financière qui vient remplacer, tuer l'impôt sur la fortune immobilière. »
  • 9:07Invité politiqueFait
    « avec le gel des retraites, et ça, on considère que c'est une atteinte forte au pouvoir d'achat des Français. »
  • 14:10Invité politiqueFait
    « Madame Descartes a négligé ses obligations en matière de sécurité, elle est la patronne du Louvre, »
  • 14:20Invité politiqueChiffre
    « je crois qu'elle est payée aux alentours de 15 000 euros net, bien plus qu'un ministre, »
  • 15:16Invité politiqueFait
    « Non mais quel drôle de choix d'agenda. Je pense qu'aucun Français n'est intéressé par non seulement cette candidature, »
  • 15:30Invité politiqueFait
    « La dame à la veste verte, à mon avis, risque de s'en prendre une de veste. »
  • 15:33Invité politiqueFait
    « On parle du gel des retraites, on parle de la submersion migratoire. »
  • 10:44Invité politiqueFait
    « La droite de Laurent Wauquiez qui suspend et non pas exclut les ministres qui participent au gouvernement d'Emmanuel Macron. »

Temps de parole

  • Sébastien Chenu68 %
  • Présentateur32 %

8,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Notre invité ce matin, Sébastien Chenu. Bonjour, merci d'être là. Vous êtes le vice-président du RN, député du Nord. Tout d'abord, Sébastien Chenu, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, hier à votre place, a réévalué la fourchette qu'il avait donnée sur le chiffre des clandestins présents sur notre sol, évoquant désormais le nombre de 700 000 étrangers en situation irrégulière, plutôt que celui que la fourchette entre 200 000 et 300 000. Est-ce que désormais c'est plus clair ?

0:27
Sébastien Chenu

700 000 au minimum, car c'est une estimation qui se base sur les bénéficiaires de l'aide médicale d'État. Or, tous les étrangers en situation irrégulière, même s'ils y ont droit, ne bénéficient pas, ne font pas la demande de l'aide médicale d'État. Donc on peut penser que c'est 700 000 personnes irrégulières sur notre territoire qui aujourd'hui se maintiennent en France. Laurent Nunez a eu beaucoup de mal à coucher de ce chiffre, comme s'il ne fallait pas dire aux Français la vérité des chiffres, par crainte, dit-il lui-même d'ailleurs, de polémique. Il n'y a pas de polémique à avoir, il faut prendre une situation telle qu'elle est, froidement, sereinement.

Il y a dans notre pays 700 000 étrangers en situation irrégulière au minimum, 440 000 personnes entre parents également au minimum de façon légale dans notre pays. Et donc par conséquent, il y a ce qu'on appelle, nous, depuis très longtemps, et nous l'avons dit parfois sous les huées, les moqueries, une submersion migratoire qui écrase évidemment notre pays.

1:28
Présentateur

Alors il conteste ce terme, en tous les cas, il ne veut pas qualifier le niveau d'immigration, Laurent Nunez. Il est revenu aussi, Sébastien Chenu, sur le dossier algérien, expliquant que c'est un problème de ne pas avoir d'échange de contacts en matière de sécurité ou de lutte contre le terrorisme avec le régime algérien. Il se défend malgré tout, Laurent Nunez, de toute soumission face au pouvoir d'Alger, même s'il exclut une remise en cause des accords dérogatoires de 68. Comment, là encore, vous avez trouvé et jugé sa position ?

1:53
Sébastien Chenu

Alors, plusieurs choses. D'abord, sur l'échange d'informations sécuritaires, ça fait déjà assez longtemps, en réalité, que cet échange était limité au strict minimum. C'est antérieur à Bruno Rotaillot. Voilà, donc ce n'est pas une découverte. Et souvent, c'est un peu...

2:06
Présentateur

C'est un problème ?

2:07
Sébastien Chenu

Alors, ça peut être un problème relatif, parce que souvent, c'est surtout un prétexte. Un prétexte pour ne pas s'attaquer aux accords de 68. Je rappelle que ces accords, qui sont dérogatoires, font des bénéficiaires, des Algériens, des gagnants à tous les coups de la démarche migratoire. C'est-à-dire qu'ils sont gagnants sur l'entrée familiale, ils sont gagnants sur la résidence, ils sont gagnants sur le regroupement familial, ils sont gagnants sur l'incapacité à être expulsés s'ils commettent un délit. En fait, les Algériens, plus que tous les autres, sont gagnants dans ce chemin, finalement, migratoire vers la France. Il y a un coût, le coût de cette exception par an.

2:46
Présentateur

Comme l'a dit d'ailleurs un député macroniste, Charles Rodouel, dans un rapport qui est très argumenté.

2:51
Sébastien Chenu

Oui, mais moi, voyez-vous, j'ai interrogé hier le ministre des Affaires étrangères, M. Barrault, en commission des affaires étrangères à l'Assemblée nationale. Il conteste ce coût et n'est absolument pas capable d'en donner un autre. Alors, ils sont évidemment tout à fait perdus. Et ces accords, on le voit bien, devraient être, si ce n'est repensé, au moins remis en cause.

3:10
Présentateur

Ce sera l'occasion d'une niche parlementaire, du RN.

3:13
Sébastien Chenu

La semaine prochaine, jeudi de la semaine prochaine. Il y a très peu de chances qu'il soit revu comme dérogation. Alors, ça veut dire qu'il n'y a pas de volonté politique de remettre en cause ces accords. Et qu'il n'y a pas de volonté politique de faire en sorte que les OQTF soient repris, que Boilem Sansal soient libérés, de faire en réalité pression, non pas sur le peuple algérien. Je fais toujours bien la différence. Mais sur un régime autoritaire, anti-français.

3:36
Présentateur

Le pari de l'apaisement de Laurent Nunez, le pari, entre guillemets, c'est son expression du fameux bouger. Vous pensez qu'il conduit à une impasse ?

3:45
Sébastien Chenu

Oui, parce que je ne crois pas. Moi, j'ai écouté ce que disait Laurent Nunez chez vous hier. Et je pense qu'idéologiquement, il est quand même dans un couloir qui est celui de ne jamais affronter le défi, la submersion migratoire. Il refuse le terme.

3:59
Présentateur

Expression utilisée par François Bayrou, rappelons-le.

4:02
Sébastien Chenu

Absolument. Et surtout, pour faire un bras de fer avec l'Algérie, il faut avoir un bras. Et j'ai l'impression que Laurent Nunez se coupe lui-même ce bras en refusant d'ouvrir le dossier et en refusant de tenter ce rapport de force avec l'Algérie. Parce que le rapport de force, il n'a pas été tenté. Monsieur Retailleau a été balbutiant sur le dossier. Balbutiant ? Il a eu une ligne claire quand même. Il a parlé. Il n'avait pas le même langage que Laurent Nunez. Non mais je lui mets à son crédit. Mais la réalité, c'est qu'on en est toujours au même point. Et c'est d'ailleurs l'une des problématiques les plus importantes du passage de Brune-Retailleau.

4:36
Présentateur

Dans l'actualité, Sébastien Chenu, la mission s'annonçait difficile. Elle a été impossible, puisqu'au bout de la nuit, la Commission des finances de l'Assemblée nationale n'a pas adopté la première partie de la copie budgétaire. Donc tout repart avec le projet de loi de finances initiale. Alors que 76% des Français interrogés dans notre sondage, CSA pour le JDD et CNews Europe 1, veulent vraiment surtout réduire l'état obèse. Alors on a vu qu'en Commission, c'est tout l'inverse. C'est un véritable foire aux taxes. A laquelle vous avez participé ?

5:05
Sébastien Chenu

Non, nous on a eu comme logique, et on l'aura dans la présentation du contre-budget que fera Marine Le Pen à compagnie de Jean-Philippe Tanguy aujourd'hui à 11h, l'idée de protéger le pouvoir d'achat des Français, de réformer aussi cet état obèse, d'en faire diminuer les dépenses toxiques, et puis d'ouvrir la possibilité de nouvelles politiques. Nous, quand on veut une demi-parte fiscale supplémentaire à partir du deuxième enfant, c'est 3 milliards, ça se finance par l'impôt sur la fortune financière qui vient remplacer, tuer l'impôt sur la fortune immobilière. Pas de nouvelle taxe quand nous créons un impôt comme celui-ci.

Il est fait pour relancer la natalité, mais il éteint évidemment un autre impôt. Or là, on a vu dans cette discussion budgétaire une foire aux taxes venant beaucoup de la gauche.

5:52
Présentateur

Pardonnez-moi, vous avez participé. Un exemple, l'impôt universel ciblé, les insoumis en ont rêvé, le RN l'a accepté, vous avez voté en faveur d'un amendement des insoumis. Ce n'est pas une critique, la question c'est est-ce que vous vous tenez la main pour augmenter les impôts ?

6:06
Sébastien Chenu

Non, on ne tient pas la main des insoumis, mais surtout, je vais vous dire, on s'est beaucoup battus pour empêcher des folies. Par exemple, l'interdiction du plan épargne retraite par les insoumis, l'interdiction pour les Français de bénéficier d'un plan épargne retraite, heureusement qu'on était là. Moi, j'ai déposé, par exemple, des amendements contre la fiscalisation des chèques vacances ou des chèques restaurants. Et nous défendons cela. Ce en quoi nous défendons le pouvoir d'achat des Français maintenant.

6:29
Présentateur

C'est le verre à moitié. Permettez-moi de rappeler le verre à moitié. Mais quand même, pardonnez-moi, sur l'impôt universel ciblé, c'est quand même les expatriés. Ça commence par être ciblé et ça finit par concerner tout le monde. Jean-Philippe Tanguy dit que ce n'est pas idéologique. C'est un impôt ?

6:45
Sébastien Chenu

Non, ce n'est pas idéologique. C'est un effort fiscal qui peut être demandé parfois de façon temporaire aux expatriés. Mais en réalité...

6:54
Présentateur

Vous savez comment ça marche. C'est temporaire, c'est ciblé, ça finit par être permanent.

6:57
Sébastien Chenu

C'est très marginal, sincèrement, dans la discussion budgétaire. Quand on s'oppose à la taxe Zuckman, on le fait avec conviction parce qu'elle est, entre guillemets, populaire, parce que les Français veulent, et ils ont raison, de l'équité fiscale, de la justice fiscale. Mais on le fait parce qu'en fait, elle va abîmer notre tissu économique, elle ne va rien rapporter. Donc vous voyez, il n'y a rien d'idéologique.

7:17
Présentateur

Oui, mais ça, vous avez changé.

7:18
Sébastien Chenu

Ben non, sur la taxe Zuckman...

7:19
Présentateur

L'année dernière, vous êtes abstenu, vous avez permis qu'elle passe.

7:21
Sébastien Chenu

Non, on avait permis le débat. Parce qu'on trouve qu'avoir un débat, c'est toujours sain. D'ailleurs, il y a une proposition de loi de Philippe Juvin sur la possibilité de donner... Alors lui, il est pour les données. Les HLM... Moi, je ne crois pas à la gratuité, voyez-vous. Mais les HLM ont des familles qui les auraient occupées pendant des années.

7:36
Présentateur

Là encore, vous avez voté par principe pour et les insoumis. Il faut quand même le souligner. Éric Ocrel a voté contre. C'est le monde à l'envers.

7:42
Sébastien Chenu

Nous avons laissé ouvert ce débat à Philippe Juvin, le rapporteur LR de la Commission des finances, du budget. Parce que nous pensons qu'effectivement, quelqu'un qui arrive avec une toute petite retraite à la fin de sa vie, qui a payé constamment ses loyers sans aucun problème, qui n'a pas accès aux prêts, il y a une problématique. Alors nous, on n'est pas pour le don d'un logement, mais on est pour une accessibilité.

8:01
Présentateur

Ça peut être le symbole ultime de l'assistanat.

8:03
Sébastien Chenu

Non, on est pour une accessibilité. C'est pour ça que je vous dis, on n'est pas pour le don, pas pour l'assistanat, mais pour une facilité d'accession, une facilité financière d'accession. Quelqu'un qui, pendant 40 ans, a été au SMIC, n'a pas le droit aux prêts, ou en tous les cas, difficilement accès aux prêts, et n'a pas eu d'incident de paiement, qui est français, eh bien, on pense qu'il y a un débat peut-être là pour lui permettre à la retraite d'accéder à son logement avec une facilité financière, pas en lui donnant.

8:27
Présentateur

– Mais le sentiment, c'est que vous marchez quand même sur des œufs, peut-être, je vous pose la question, Sébastien Chenu, auprès d'un électorat et d'une large base que vous avez populaire, et de votre quête, finalement, de séduction des milieux économiques, est-ce que ce n'est pas un costume bleu marine teinté de sauce rouge communiste ?

8:42
Sébastien Chenu

– Non, on a toujours les mêmes objectifs. Produire, relancer la croissance, parce qu'on pense que c'est ça qui est créateur de richesses dans notre pays, réindustrialiser le pays, alors là, il y a des leviers, et puis de l'autre côté, protéger le pouvoir d'achat des Français en faisant baisser la dépense toxique de l'État. Je vois que ça, ce n'est pas du tout ce qui est proposé dans ce budget. On le voit avec la retraite, le gouvernement vient faire les poches des retraités, avec le gel des retraites, et ça, on considère que c'est une atteinte forte au pouvoir d'achat des Français.

Donc vous voyez bien, pour faire baisser la dépense publique, il faut réformer l'État, zéro réforme de l'État dans ce projet de budget, relancer la production, la croissance, la réindustrialisation du pays, et puis protéger le pouvoir d'achat des Français.

9:25
Présentateur

– Dans votre partie, par exemple, le monsieur budget, RN, Jean-Philippe Tanguy, c'est intéressant de voir à qui vous avez des accointances, à tacler le contre-budget proposé par Sarah Knafow, eurodéputée Euroconcote, affirmant qu'elle a copié les chiffres du RN. Les chiffres, ils sont connus, monsieur Chenu. Rassurez-nous, ce sont bien des chiffres de sources officielles.

9:41
Sébastien Chenu

– Elle n'a pas fait, on va dire, un effort particulier d'imagination, Sarah Knafow. Elle a regardé ce qu'on proposait et elle a fait à peu près la même chose. – Les chiffres sont connus quand même. – Mais moi, j'en suis ravi, plus il y aura de gens, un peu comme Laurent Nunez qui reconnaîtra peut-être un jour la submersion migratoire, mais plus il y aura de gens qui finiront par reconnaître notre bon sens économique et si elle le fait, c'est qu'elle trouve que finalement, ce qu'on propose n'est peut-être pas si mal.

10:06
Présentateur

– Vous avez compris, ce qui interpelle, c'est que vous attaquez, entre guillemets, une seule politique de droite, c'est votre principal adversaire.

10:11
Sébastien Chenu

– C'est finalement un joli hommage qu'elle nous rend, probablement.

10:14
Présentateur

– Si vous le voyez ainsi, au sujet de la droite ou des droites, justement Sébastien Chenu, Laurent Wauquiez insiste encore ce matin sur la nécessité de rassembler la droite, dit-il, de Gérald Darmanin à Sarah Knafow, mais sans vous, sans le Rassemblement national, et pour cause, il dit, Marine Le Pen, elle dit qu'elle n'est pas de droite. Vous le confirmez, vous l'assumez ?

10:31
Sébastien Chenu

– Oui, mais on est au-delà de la droite, nous, on veut rassembler tous les Français, on n'est pas là pour rendre service à Laurent Wauquiez, mais surtout, je veux dire, quelle droite et pour faire quoi ? La droite de Laurent Wauquiez qui suspend et non pas exclut les ministres qui participent au gouvernement d'Emmanuel Macron. Vous savez, nous mourons de ne rien oser, nous mourons de nos faiblesses, écrivait Alain Fournier qui, lui, est mort au combat en 14-18. Il disait, nous mourons de nos faiblesses et de ne rien oser. Les LR de Laurent Wauquiez à Bruno Retailleau finiront par mourir de leurs faiblesses, de ne rien oser.

Ils n'osent pas, évidemment, sanctionner ceux qui sont main dans la main dans le gouvernement d'Emmanuel Macron, mais ils n'osent pas non plus, j'ai vu que Bruno Retailleau nous fermait la porte, ils n'osent pas regarder la situation telle qu'elle est et considérer que le Rassemblement national est le parti le plus à même de représenter l'alternance. Nous, on dit à leurs électeurs, arrêtez de vous faire avoir, tout simplement.

11:21
Présentateur

– Les électeurs du RN comme les électeurs de LR, comme les électeurs de Reconquête qui, dans tous les sondages, veulent l'Union des droites et que vous preniez, si je puis dire, symboliquement la main. Mais ce qui est étonnant, Sébastien Cheney, Éric Ciotti, votre partenaire, il propose même une rencontre avec le président des Républicains. Il tend la main. Et là, ce matin, vous dites merci, au revoir.

11:38
Sébastien Chenu

– Non, je vous dis, il faut aller au-delà. Nous, regardez, on a déjà constitué un partenariat avec Éric Ciotti. On a déjà constitué, avec trois députés de Marion Maréchal, la possibilité de parler à des parlementaires, à des députés, à des élus qui ne sont pas de notre parti politique. Donc on a déjà beaucoup fait ces efforts. Mais le problème, c'est l'Union des droites, avec quelle LR ? Avec Xavier Bertrand, qui fait voter communiste ? Avec Laurent Wauquiez, qui travaille main dans la main et qui sauve la tête d'Emmanuel Macron au mépris de ses propres règlements ?

12:06
Présentateur

– Pardonnez-moi, Éric Ciotti est bien contre la suspension de la réforme des retraites et contre toute augmentation d'impôts et vous n'êtes pas sur la même ligne ?

12:13
Sébastien Chenu

– Il ne sauve pas la tête de Sébastien Lecornu ni du gouvernement macroniste parce qu'il a envie de faire une autre politique. Tant que les LR n'auront pas les idées claires, peut-être même tant qu'ils n'auront pas d'idées, parce que le problème, c'est qu'ils n'ont plus d'idées. Ils veulent occuper les sièges, mais ils n'ont pas d'idées. Tant que les LR n'auront plus de boussole politique, il sera évidemment totalement impossible pour eux d'être crédibles.

12:32
Présentateur

– Sans doute, pensez-vous arriver seul au pouvoir ?

12:35
Sébastien Chenu

– Non, je vous ai expliqué qu'il faut parler à d'autres.

12:36
Présentateur

– En tous les cas, en position dominante. – C'est comme ça, c'est les Français qui nous placent dans cette position. – Certains vous attendent de pied ferme, dont les sénateurs socialistes, Sébastien Chenu, qui défendent, alors je précise, le 6 novembre, une proposition de loi censée protéger la constitution d'un éventuel gouvernement RN et de la promesse de Marine Le Pen d'un référendum, notamment pour restreindre le statut des étrangers. Alors, ces parlementaires, ils veulent donc rendre impossible toute révision constitutionnelle avant que ce ne soit acté par les deux chambres. Qu'en pensez-vous ?

13:03
Sébastien Chenu

– Ça veut dire que la gauche a un problème avec la démocratie. En fait, ils refusent déjà, par avance, presque, un résultat dont ils penseraient que le RN en soit le bénéficiaire. C'est-à-dire qu'ils se disent, le RN va gagner les élections, nous on est beaucoup plus humbles, on se dit, on fait tout pour gagner les élections, mais eux ont acté que nous allions les gagner, et par avance essayent de construire un état forteresse pour empêcher l'application du programme que voudraient les Français. Eh bien, je pense que la gauche retrouve ses vilains travers, celle de ne pas aimer la démocratie, de ne pas aimer, de ne pas vouloir respecter ce que les Français disent.

13:35
Présentateur

– Ou alors, on peut y voir une priorité au Parlement aussi.

13:37
Sébastien Chenu

– Oui, mais enfin, je pense que…

13:39
Présentateur

– Vous êtes parlementaire, ça ne peut pas vous… – Oui, mais ça, c'est un masque.

13:41
Sébastien Chenu

– Vous devriez être sensible. – C'est un masque, en réalité, c'est un masque pour essayer d'empêcher la volonté populaire.

13:46
Présentateur

– Deux questions, Sébastien Chenu, pour conclure. Évidemment, le vol, le cambriolage au Louvre, on a entendu hier, et sans doute vous y avez prêté une oreille attentive, les explications de la directrice, Laurent Descartes, qui reconnaît une faiblesse, mais pas de faute. Finalement, il n'y a pas de défaillance générale. Comment vous analysez cela ?

14:06
Sébastien Chenu

– Mais Madame Descartes a négligé ses obligations en matière de sécurité, elle est la patronne du Louvre, au bénéfice probablement d'autres activités plus flatteuses et plus valorisantes pour les musées du Louvre. Donc moi, je ne comprends pas, je crois qu'elle est payée aux alentours de 15 000 euros net, bien plus qu'un ministre, je ne comprends pas qu'elle ne démissionne pas. L'idée de dire « j'ai proposé ma démission pour mieux entendre qu'on lui a refusé » n'est pas à la hauteur de cet événement qui a blessé beaucoup de Français.

14:34
Présentateur

– Elle l'a reconnue, est-elle la seule responsable ?

14:36
Sébastien Chenu

– En tous les cas, elle est à la tête de cette institution, je trouve qu'elle devrait faire preuve de grandeur. elle a négligé ses obligations, elle a une autonomie, je rappelle que la loi lui donne une autonomie en matière d'investissement. Les investissements en matière de sécurité n'ont pas été à la hauteur et c'est elle qui a présidé aussi ces choix-là. On ne peut pas, quand on a ce type de responsabilité, uniquement les occuper pour des raisons sympathiques, valorisantes.

15:02
Présentateur

– Elle a un parcours et une connaissance quand même patrimoniale historique réelle.

15:04
Sébastien Chenu

– Je ne les remets pas en cause, mais un peu de grandeur, quand on est dans cette fonction-là, ça ne nuit pas.

15:09
Présentateur

– Alors de grandeur, on en avait vous trouvé chez Marine Tondelier qui a annoncé sa candidature à la présidentielle.

15:15
Sébastien Chenu

– Ah oui, là on dégringole un peu. Non mais quel drôle de choix d'agenda. Je pense qu'aucun Français n'est intéressé par non seulement cette candidature, mais n'a les yeux sur l'élection présidentielle aujourd'hui. La dame à la veste verte, à mon avis, risque de s'en prendre une de veste. C'est quand même très anachronique par rapport aux problématiques des Français. On parle du gel des retraites, on parle de la submersion migratoire.

15:37
Présentateur

– Il y a un bon moment pour annoncer sa candidature à la présidentielle.

15:40
Sébastien Chenu

– Il y en a de très mauvais, et elle a, c'est le moins qu'on puisse dire, le sens du timing.

15:44
Présentateur

– Merci Sébastien Chenu, c'était votre grande interview ce matin, je vous dis à bientôt. – Sous-titrage Société Radio-Canada