Laurent Nuñez : « La République ne perdra pas le combat contre le narcotrafic »
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Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Est-ce que la copie du Sénat vous convient ?
- 2:00RelanceRéponse partielle
Est-ce que l'État ne se décharge pas sur les communes en matière de sécurité ?
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Est-ce que la sécurité reste la préoccupation numéro 1 des Français ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Est-ce que les policiers municipaux seront formés pour ces nouvelles fonctions ?
- 8:00RelanceRéponse partielle
Le fait de permettre aux policiers municipaux de verbaliser risque-t-il de créer des tensions avec les citoyens ?
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Avez-vous des remontées d'ingérence de narcotrafiquants dans les élections ?
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Bonjour Laurent Lunes, merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes ministre de l'intérieur, on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Christelle Bertrand du groupe La Dépêche. Bonjour Christelle.
Bonjour Oriane. Bonjour Nunis. On est à 5 semaines des municipales et on va largement revenir sur ce sujet et à commencer par le texte qui sera donc soumis au vote du Sénat cet après-midi.
Texte qui renforce les pouvoirs des polices municipales. Texte que les sénateurs ont modifié sur plusieurs points et parfois contre la vie du gouvernement. Est-ce que la copie du Sénat vous convient ?
Oui, la copie du Sénat d'abord cette copie c'était quoi ? C'était une un projet de loi qui avait été préparé par François Noël Buffet sous l'autorité de Bruno Retaillot et qui visait à à renforcer à conforter les polices municipales. Ça c'est important de dire et leur permettre de constater un certain nombre de délits et y compris en ayant recours à l'amende forfaitaire délituel et surtout en ayant recours à l'amende forfaitaire délicuelle.
Et donc ces lits donc qui ensuite pourront être constatés par des policiers municipaux. Ce sont des des lits qui sont assez simples à constater mais surtout qui sont ceux qui en en embêtent le plus la vie de nos concitoyens. l'occupation d'immeuble, la mande sauvette, la consommation de stupéfiant et donc c'était c'est vraiment un texte extrêmement important qui a d'autres dispositions sur lesquelles évidemment on reviendra comme l'utilisation des des drones expérimentales et le Sénat a élargi la liste des délits qui pourraient être constatés par les policiers municipaux.
Euh nous le gouvernement ne s'y est pas opposé hein en séance publique. Donc il y a un certain nombre d'ajouts qui ont été apportés en commission des lois pendant l'examen commission des lois et cette liste nous convient puisque on n pas on n' pas amendé pour supprimer un certain nombre de délits. On a simplement attiré l'attention sur le fait que pour certains de ces délits, il faut être il faut être extrêmement prudent parce que pour pouvoir constater par enfin verbaliser pardon au moyen de l'amende forfaitaire délituel, il faut pour ces délit là qu'il n'y ait pas eu récidif.
Donc il faut le vérifier, ce qui suppose l'accès pour les policiers municipaux, un certain nombre de d'informations auprès des policiers nationaux ou des ou des gendarmes. Donc voilà, il y a quelques calage technique à mettre en place et sur lesquels évidemment on va travailler notamment dans le cadre de la navette. Mais sur le principe de l'extension des délits sur le principe, il y a pas d'opposition du gouvernement.
Il y a pas d'opposition du gouvernement. Il y a d'autres mesures après qui ont été introduites comme la possibilité pour les politiers municipaux de procéder à des contrôles d'identité. On ne parle plus de relevidentité. l'identité, c'est je vérifie l'identité d'une personne que je veux verbaliser pour être certain que c'est la bonne personne et qu'en cas de contestation, elle ne pourra pas contester.
Le contrôle d'identité, c'est autre chose en tout lieu. à tout moment. Donc il y a c'est un amendement contre lequel le gouvernement s'est érigé parce que c'est un disposition qui a été voté qui permet aux policiers municipaux de contrôler dès lors qu'il y a une suspicion de de de commission d'un délit qui qui a été ou qui va être commis de contrôler l'identité d'un certain nombre de personnes.
Il faut faire attention, il faut vérifier que cette disposition est bien consent dans ce texte lors de la navette. C'est une disposition la disposition dont je viens de parler est pas constitutionnel pour vous. Il y a les policiers et les gendarmes uniquement qui à l'heure actuelle peuvent peuvent la mettre en eux.
Mais vous vous m'enlevez les mots de la bouche. Le sujet sur ce texte, il faut faire attention que ce qui a été ajouté est bien constitutionnel et bien constitutionnel. Je rappelle que il y a eu des précédents, il y a eu des décisions du Conseil constitutionnel qui ont retoqué des textes concernant les polices municipales.
Donc il faut faire attention he ce serait dommage d'avoir des une censure sur ce texte parce qu'on a rajouté un certain nombre de dispositions. Voilà. Mais mais on globalement évidemment les débats se sont très bien passés, ça a été très constructif dans un esprit consensuel et voilà la la plupart des ajouts n'ont pas soulevé de difficultés.
Vous avez entendu les débats, les critiques aussi qu'il y a eu sur ce texte. Est-ce que avec ce texte l'État n'est-il pas en train de se décharger sur les ber en matière de sécurité ? Non, il y a il y a eu pendant les débats euh pendant l'examen et à la fois en commission des lois et dans l'hémicycle au Sénat, il y a eu effectivement un débat qui a porté sur deux sujets deux sujets.
Euh le premier c'est effectivement celui que vous dites, c'est-à-dire est-ce que l'État euh ne se sacharge pas sur les polices municipales ? La réponse est non. Évidemment, parce que ce qu'on va demander, ce qu'on demande aux polices municipales, c'est l'exercice des compétences du maire en matière de tranquillité, de salubrité publique, de gestion du bon ordre, des troubles sur l'espace public, la gestion aussi tout simplement des événements municipaux, les foir et marchés.
Donc les polices municipales jouent un rôle majeur et quand les maires ne s'y engagent pas, c'est la police nationale ou le gend national qui prend le relais. Et donc le fait que les maires exercent leurs compétences pleinement, c'est évidemment c'est non pas c'est pas c'est pas l'état qui se décharge sur les polices municipales, c'est les polices municipales qui jouent pleinement le rôle et ce qui permet à l'État de jouer le sien, c'est-à-dire lutter contre la délinquence, interpeller des délinquents, lutter contre les trafics. Voilà.
Donc il y a une fois la deuxième critique qu'il y a eu, ça a été de dire mais avec l'extension des compétences judiciaires parce que c'est ça dont il s'agit, on va permettre aux communes pour celles qui le choisissent hein, on respecte la libre administration de la collectivité local de constater des délits donc compétences nouvelles. Certaines vont s'en emparer, d'autres non. Évidemment le le le ce qui s'est invité dans le débat, c'était la thématique il y aura une sécurité à deux vitesses en fonction de la commune dans laquelle vous habitez.
Mais là-dessus, donc sur le premier point, on dit non, les tasses ne chargent pas sur les collectivités locales. Sur ce point-là, on dit mais c'est déjà le cas dans le déploiement des polices municipal, forcé de constater qu'il y a une certaine inégalité dans l'intensité d'abord quand elles existent, même si elles existent de plus en plus, mais quand elles existent souvent euh les maires les maires les déploient de manière différente sur l'ensemble du territoire de la défenseur des droits qui dit qui craint une inégalité territoriale accrue. Non seulement parce que les maires pourront faire des choix différents, mais aussi parce que les finances des mairies sont différentes.
Est-ce qu'il risque pas y avoir des communes surdotées en police municipale encore plus qu'aujourd'hui et d'autres sous-dotés là où parfois la délinquence est la plus importante ? Mais mais c'est déjà le cas hein. C'est c'est déjà le cas.
Quand vous prenez quand vous prenez les les polices municipales de la petite couronne parisienne que je connais bien ou les les polices municipales du du sud de la France que je connais bien également, euh vous vous voyez bien que la la l'équipement de ces polices, les compétences qu'elles prennent en compte, la coopération avec les services de police nationale quand on est en zone police nationale est beaucoup plus dense qu'elle ne peut l'être ailleurs. Voilà, c'est déjà le cas. C'est déjà comme ça.
C'est un choix politique des maires dans le cadre de la libre administration des collectivités locales. Évidemment, la sécurité devient une priorité et c'est déjà une priorité. On le voit dans les sondages qui qui sont publiés ces temps-ci à l'approche des élections municipales.
On voit bien que la sécurité est une priorité et chacun évidemment prend ses responsabilités. Mais juste une parenthèse là-dessus, est-ce que c'est un échec pour vous que la sécurité reste la préoccupation numéro 1, l'inquiétude numéro 1, est-ce que ça veut dire que l'État n'a pas fait son travail pour que les Français sous Non, c'est pas c'est pas un échec parce que il y a toujours cette Non, c'est pas c'est pas un échec. Vous avez vous avez un un vous avez au sein de la société française actuellement une montée, c'est indiscutable de de la violence he notamment des violences gratuites hein, notamment des violences gratuites euh pas tant les les la violence acquisitive, les vol violence et autres, mais la violence gratuite, beaucoup lié aux violences sexuelles et aux violences intrafamiliales évidemment mais voilà, on a une montée en puissance de la violence.
C'est c'est pas parce qu'il y a des délinquants, c'est un échec de l'État, nous on est là pour les les prévenir évidemment la délinquence en amont, mais surtout interpeller les délinquants. Non, par contre par contre oui, l'objectif c'est de faire baisser la délinquence. Ça ça reste un objectif majeur.
Qu'est-elle ? Alors vous le disiez les policiers ministres pour avoir de de nouvelles possibilités. Est-ce qu'ils ont est-ce qu'il est prévu dans la loi qu'il soit formé pour ces nouvelles fonctions et et par qui et financé par qui ?
Oui. Alors le le le c'est c'est le dispositif classique he des collectivités du droit des collectivités locales qui s'appliquent. C'estàd bon d'abord effectivement le projet de loi revoit les les les formations, hein, donc les catégories de formation avec la formation initiale, la formation en cours de carrière et puis la formation spécialisée qui s'appelle dans le texte formation d'intégration, formation de professionnalisation.
Enfin voilà, vous vous verrez tout ça, mais il y a il y a ces trois trois moments, l'intégration, la professionnalisation et puis la spécialisation pour un forte formation continue, formation spécialisée pour certains usage des jares, les sinu les chiens sinu et bon euh donc il y a une rationalisation de la formation puis elle sera elle sera mise en œuvre par le CNFPT, ses antennes, ses délégations comme c'est le cas actuellement avec le financement habituel des des avec le financement habituel des des donc avec la contribution le financement habituel des des du CFPT, même si pour certaines formations, on a eu un débat avec le le Sénat, pour certaines formations, notamment les formations dites de spécialisation, le le le Sénat a voté un am un amendement selon lequel le le le financement relevé de la contribution de l'ensemble des collectivités locales alors que seules certaines d'entre elles vont avoir recours à ces formations de spécialisation. Là, il y a eu un débat entre nous et le Sénat a voté un financement par l'ensemble des collectivités. Alors, la défenseur des droits, toujours elle euh craint que ça altère le lien entre la police municipale et les citoyens.
Police municipale qui euh était plutôt chargé de faire de la prévention jusqu'à présent, de créer des liens avec les citoyens. Le fait qu'elle puisse euh verbaliser euh comme le dit la loi, est-ce que ça risque pas en effet de créer des tensions ? Est-ce qu'on n'est pas en train de changer le rôle de la police municipale passant de la prévention à la répression ?
Non, parce que la police municipale, c'est c'est pas tout à fait exact que c'est une police de prévention. C'est pas que de la prévention. C'est vrai que c'est aussi c'est une police de proximité.
Elle est au plus proche de nos consens. Elle discute évidemment avec nos concitoyens. Elle prend du renseignement aussi qu'elle d'ailleurs souvent et même tout le temps fait basculer sur la la police nationale.
Elle va au contact des des gens euh des commerçants, elle est présente, elle est connue de nos concitoyens dans les communes. Pour autant pour autant ça n'empêche pas de verbaliser quand il y a des infractions. Et vous avez ceux même qui parlent avec les policiers municipaux qui échangent avec eux attendent d'eux aussi qu'il puissent verbaliser quand il y a des infractions manifestes comme des occupations de l'immeuble, des consommations de la consommation de stupéfiant sur l'espace public quand il y a des personnes qui réalisent des tags.
Voilà. Non, ça ne va pas du tout détériorer le lien entre la police municipale et la population d'une commune. Ce lien, il tient moins dans la capacité à verbaliser ou dans les verbalisations effectives que dans la présence et la relation.
C'est ça qui est important. Ça change pas risque pas de changer la relation. C'est bien ça.
Non, je ne pense pas. Franchement, je je je ne pense pas. Voilà, je ne pense pas.
On va parler du narcotrafic. On est à 5 semaines des municipales. Laurent Nunes, est-ce que vous avez des remontées d'ingérence de narcotrafiquants dans les élections ?
Non, pas pour l'instant, mais il y a il y a une crainte, hein. Il y a une crainte réelle euh quand on voit euh l'emprise du narcotrafic sur certains territoires, euh les pressions qui sont faites sur certains commerçants, parfois même des extorsions pur et simples hein, du raquette hein, donc euh où on essaie de monayer une protection euh des commerces contre rémunération. Oui, on peut on peut s'inquiéter effectivement et donc on a on a Mais vous êtes pour le moment, vous êtes au stade de l'inquiétude, il y a pas de concade de l'inquiétude, il y a pas de fait concret.
Après, il y a des il y a des il y a des événements qui troublent. Regardez la mer des Chiroles dont le véhicule a été incendié. Il y a un certain nombre de de faits qui sont trop blancs.
Il y a plusieurs types d'ingérences, hein. Il y a l'intimidation des élus qui peut avoir lieu ou des candidats et puis vous avez dans dans un cas évidemment où qu'on va regarder d'encore plus près la possibilité que sur certaines listes municipales, il y ait des individus qui puissent être impliqués dans les trafics. Mais voilà, on va être extrêmement vigilant.
Moi, j'ai réuni tous les préfets comme le ministre de l'intérieur le fait tous les mois et j'ai évidemment attiré leur attention sur ces situations au même titre d'ailleurs que la présence de de de personnes relevant de l'islamisme politique sur un certain nombre de listes. Voilà, on va être extrêmement vigilant sur ces deux thématiques que je ne lis pas forcément mais on va être extrêmement vigilant sur ces deux thématiques. Est-ce qu'aujourd'hui les élus sont des cibles privilégiés des des trafiquants de drogue ?
C privilégié aujourd'hui ? Non, ça dépend ce qu'on appelle cible. C'estàd pour pour il y a d'abord le est-ce qu'ils sont menacés par des narcotrafiquants.
Ça on y veille. Il faut absolument pas que ça arrive. Évidemment.
Évidemment. Et puis ça peut être aussi une cible en tant que en tant que objectif d'influence qu'on peut influencer sur un certain nombre de décisions. Les communes gèrent des décisions en matière d'urbanisme, sont compétentes pour implanter des caméras de vidéoprotection.
Voilà, on a tout un tas de décisions qui peuvent gêner les trafics et qui peuvent être prises par les élus. Et donc, il faut qu'on soit vigilant à ce que ce ces narcotrafiquants ne fassent pas pression sur les élus ou les futurs élus pour euh les décisions qui vont être amenés à prendre et qui pourraient euh venir euh perturber le trafic et qui et qui vont perturber le trafic. Parce que les élus sont souverains dans leur décision, comment euh les élus sont souverains dans leur décision ?
Ils peuvent être menacés, ils peuvent recevoir des menaces et la premier réflexe qu'on va avoir évidemment, c'est de prendre contact avec eux, c'est de les protéger, c'est d'intervenir et tous ces élus qui ne disent rien finalement pour avoir le calme sur leur commune. Oui. Est-ce qu'on peut exercer une vigilance ?
Non, la majorité alerte quand il y a la majorité alerte hein. D'abord, les les élus sont tous des élus républicains et qui s'opposent d'une manière générale tous au narcotrafic et ils savent très bien que le le silence est la pire des choses. Voilà, le silence est la pire des choses.
Il faut nous prévenir, nous alerter. Je rappelle que dans le cadre d'une loi de 2024, on a aussi voté un dispositif qui permet euh pour les candidats aux élections hein euh de bénéficier d'une d'une protection. C'est-àdire qu'ils peuvent après évaluation du préfet euh à avoir recours à un prestataire et donc avoir une protection qui ensuite peut rentrer dans les comptes de campagne et bénéficier sous plafond d'un Il y a combien de candidats sous protection aujourd'hui ?
Est-ce qu'on a un chiffre ? Là, l'instruction est partie la semaine dernière. On a rappelé les dispositions des textes et donc les candidats qui se sentent menacés vont s'adresser au préfet.
Il y a une évaluation qui est effectuée pour évaluer la réalité de la menace. Et puis voilà, donc je n'ai pas encore cette remontée d'information mais je l'aurai assez rapidement. Il y a un candidat sous protection, c'est Amine Kessassi qui est candidat à Marseille, figure de la lutte contre le narcotrafic, candidat sur la liste du maire sortant, Benoît Paillant.
Il a été exfiltré lors d'un meeting à Provence en raison de menace. Il dit soit c'est la République qui gagne, soit ce sera le narcotrafic à travers mon assassinat. Est-ce que la République elle est en train de perdre ce combat ?
Non, on perdra pas le combat contre le narcotrafic et on va arrêter de voilà, on perdra pas le combat contre le narcotrafic. On on gagne des batailles. La guerre est pas finie.
La guerre est pas finie, mais on perdra pas ce combat. Il faut Ça fait des années qu'on lutte contre le narcotrafic. Grâce d'ailleurs à la proposition de loi qui a été présentée ici au Sénat, on a des armes nouvelles.
On en avait beaucoup avant aussi hein. On en avait beaucoup avant. Je me plaît ici au Sénat à le rappeler.
On n pas commencé à travailler sur le narcotrafic il y a 1 an, un an et demi. On travaille depuis longtemps et j'en étais d'ailleurs un acteur principal dans ma carrière administrative. Euh je je voilà, on on a des outils, on lutte contre le narcotrafic.
Mar, excusez-moi, mais Marseille est un bon exemple. Vous dites des outils, beaucoup de choses ont été faites autour de Marseille. Le président de la République a lancé Marseille en grand.
Il y a des opérations XXL lancées par votre prédécesseur Géraldmanin et euh j'envoie aujourd'hui une entreprise comme Orange obligée de déménager. Ses employés portent des gilets par balle. C'est c'est là où on se demande est-ce que euh on n'est pas en train de perdre la bataille, la guerre contre le narcotrafic parce que visiblement toutes ces initiative aussi lourdes soit-elle ne pas euh non parce que vous vous regardez évidemment il s'est passé ce qui s'est passé à Orange.
Bon avec des le siège de de d'orange qui se situe non loin de la cité Félixpier où il y a du trafic effectivement il y a une situation qui est très dégradée dans ce secteur. Il y a des interventions policières régulières. le préfet des bouches du rôen.
Préfet de police. Mais si, il ne pouvait pas dire que ça change rien. Il y a des il y a des quartiers qui sont débarrassés des trafiquants, y compris à Marseille.
Voilà, il y a c'est pas parce qu'il reste effectivement il reste des points d'î. On on nindique pas tous les points d'essayer de rester les points d'î il y en a deux fois moins qu'avant. Il y en a deux fois moins qu'il y a 5 ans.
Évidemment, il en reste encore la moitié. Ben, on va continuer ce travail. Par ailleurs, le trafic se déplace sur l'ubérisation.
C'està-dire que les les consommateurs se font livrés à domicile. Donc, il y a moins de points de installé. Mais donc il y a des résultats en matière de narcotrafic.
Si votre question c'est de me demander s'il reste encore du boulot, oui, il reste encore du boulot, ça je vous le confirme. Et on a on a une palette d'outil à notre disposition qui est quand même assez assez musclée. Coopération renforcée entre les services, un PNACO.
Donc le parquet national qui lutte contre la criminalité organisée qui a été mis en place donc récemment. Vous avez un état majeur qui oblige tous les services de renseignement de police judiciaire à échanger les informations. On a des mesures juridiques nouvelles, des techniques spécial d'enquête qui permettent aux services judiciaires de mieux appréhender l'activité des trafiquants.
On a euh des on a les préfets qui ont des possibilités administratives nouvelles, la possibilité de fermer des commerces, de prononcer des interdictions de paraître, c'estàdire qu'on empêche des trafiquants à à à revenir sur leur point d' sur le quartier et en kikquiner les gens et puis on on peut procéder. Le préfet peut se substituer aux bailleurs sociaux et demander à ce qu'il y ait des expulsions locatives pour troubles de jouissance quand il y a des trafiquants. Donc on a une palette d'outils qui n'a cessé d'être augmenté et je vous dis qu'on va continuer à lutter contre le narcotrafic et et on y arrivera bien sûr.
Vous parliez des amendes décidées contre les consommateurs. Le président de la République lui-même a annoncé le passage de l'amende à 200 € à Marseille. Justement, quand on va sur votre site internet, on constate qu'en fait c'est plutôt 150 € si c'est payé dans les 15 jours.
Pourquoi ne pas maintenir cette fermeté face aussi au consommateur ? Alors elle est maintenue hein, ça attention, il faut être prudent dans ce que vous dites. Je je me permets quelques petites corrections.
Là, on parlait des trafiquants. Il y a effectivement le président de la République nous l'a demandé de mener une action résolue contre les consommateurs. S'il y avait pas de consommateur, il y aurait pas de trafic.
C'est bon de le rappeler, vu l'expansion de la cocaïne dans notre pays, on peut penser que la consommation de cocaïne maintenant touche touche toutes les couches toutes les couches sociale. Tout le monde tout le monde est concerné hein. Tout le monde est concerné par le trafic.
La cocaïne est en train de supplanter enfin supplanter oui elle elle devient de plus en plus importante en terme de consommation. L'idée évidemment c'est de frapper aussi les consommateurs et c'est la mand for Pourquoi ne pas avoir maintenu cette somme de 200 € qui avait été non non non. On a le président a annoncé qu'elle serait portée de 200 à 500 €.
Après comme toutes les amendes forfaites, quand vous êtes en actuellement est à 200 € elle est majoré quand vous ne la payez pas et quand vous la payez immédiatement c'est 150 € effectivement mais ça ce sont des modalités classiques de l'amende forfaitaire. En tout cas, on va l'apporter à 500 € dans le cadre d'un projet de loi que nous sommes en train de préparer qui s'appellera le projet de loi sur la sécurité du quotidien qui comprend tout un tas de mesures qui vise à renforcer les sanctions pour les rêves partis, pour les rodé euh dans le cadre de des interdictions administratives de stade, pour l'usage de mortier. Donc on a un texte global qui va renforcer les dispositifs de sécurité les sanctions dans lequel qui sera présenté au conseil des ministres avant le le les élections municipales et puis discuter ensuite évidemment à l'Assemblée puis à l'assemblée au Sénat et c'est dans ce cadre là qu'on va augmenter l'amende forfaitaire mais qui va être porté à 500 € donc il y a pas de maintien du niveau.
Un mot puisque vous êtes également au charge des de l'organisation de ces élections municipales, il y a encore des villes qui sont à la recherche d'assesseurs. Est-ce qu'il y en aura partout ? Oui oui, il y en aura partout.
Il y a il y a il y a effectivement des des endroits où vous savez maintenant il y aura deux trois euh organisations différentes. C'est trois à Lyon, deux à Paris à Marseille. Oui.
Voilà les les c'est la responsabilité des maires hein de trouver des assesseurs. Voilà il y a pas on n' pas d'inquiétude à ce quelques difficultés. Certains ont quelques difficultés.
Vous garantissez qu'il y aura des assesseurs partout. Pas de problème pour l'organiser. Moi je suis le ministre de l'intérieur.
Voilà, on travaille en lien très étroit avec les élus, avec les maires notamment. Et voilà. Donc il y a il y a effectivement un certain nombre de maires qui ont manifesté une inquiétude mais pour l'instant ça ne m'est pas remonté comme étant avéré.
Est-ce que il y aura des communes sans candidats ? Je je n'en sais rien. Est-ce que vous avez des remonté des remontées qui vous laissent présager ?
On sait qu'il y a des phénomènes d'épuisement des élus avec des démissions. Est-ce que vous avez des remontées qui vous Oui. Dans certains départements, les listes sont pas encore constituées.
Voilà dans certains départements. Voilà. Mais pour l'instant il y a quand même finalement pas mal d'élus qui repèent hein qui repartent.
Et quand on prend les les c'est ce que je constate moi en lisant d'ailleurs la la presse quotidienne régionale ici compris celle de mon département le département du cher. Voilà il y a il y a aussi beaucoup d'élus qui repartent ou d'autres qui prennent le relais qui sont des petits adjoints ou d'autres équipes qui se constituent. Avant la question.
Ouais. On s'éloigne un peu des élections municipales. Dans l'entretien qu'il a accordé à la presque di régionale ce weekend.
Sébastien le Cornu, le premier ministre a annoncé la renégociation des accords de 1968 avec l'Algérie. Où est-ce que ça en est ? Est-ce que vous allez vous rendre en Algérie ?
Qu'est-ce que vous pouvez nous dire là-dessus ? Alors, il il y a plusieurs choses, hein. Il y a plusieurs choses dans votre question.
D'abord, est-ce que je vais me rendre en Algérie ? J'ai été invité par le ministre de l'intérieur euh algérien pour discuter de thématique de sécurité. Vous savez que les relations étaient rompues en matière de sécurité, ce qui est quand même un problème compte tenu des des flux qu'il peut y avoir, des flux de personne hein, qui peut y avoir entre la France et l'Algérie, des relations qu'il y a entre la France et l'Algérie.
Donc euh oui, je me rendrai en Algérie. On est en train de préparer cette visite. Voilà, maintenant la date sera fixée rapidement mais on est en train de la préparer techniquement et surtout les relations sécuritaires entre les services des deux pays ont repris.
Donc ça c'est une bonne chose, il faut s'en féliciter. C'est une question technique ou c'est une question diplomatique ? Est-ce que la question elle est Mais non mais la question elle est technique et diplomatique évid Est-ce que la libération de Christophe Glaise qui est emprisonné en Algérie est une condition non ça n'est pas une condition voilà n'est pas une condition de de mon déplacement en Algérie.
On le prépare techniquement et l'idée c'est qu'évidemment on retrouve un flux d'échange d'information et notamment d'attribution de laisser passer normal. Voilà, ça n'est pas une condition euh ça n'est pas une condition euh ça n'est pas une condition euh la libération de Christophe Glace qui évidemment préoccupe beaucoup euh la France qui est très attentive. C'est que la famille est aussi en relation, la famille Christophe est aussi en relation avec les autorités algériennes.
Voilà le deuxième sujet, le deuxème sujet sur l'accord franco-lgérien. Le premier ministre annonce effectivement dans son interview, mais ça avait été dit aussi auparavant que il y avait une volonté, je comprends de part et d'autres hein, de de renégocier cet accord qui est un accord essentiellement de droit au séjour des ressortissants algériens sur la volonté, on l'a comprise, mais concrètement, ça en est où ? Mais on va on va lancer une discussion.
On va lancer une discussion. Voilà, c'est ça prend du temps de renégocier un accord, hein. Donc il ne sera pas dénoncé comme certains le chouettent.
Il sera renégocié et cette renégociation visera sans doute à essayer d'orienter le le le l'accès au territoire national, l'accès au séjour. l'accès au séjour un peu plus de il est il est pas très simple dans le casadre de l'accord en matière économique c'estàdire le le le migration économiques sont pas rendues très aisé alors que les migrations familiales les séjours familiaux se font dans des conditions qui sont plus light que pour le droit commun du séjour en France donc voilà voilà quelques vous savez quand est-ce que vous aviez commencé les discussions ça a déjà été acté là-dessus les discussions n'ont pas commencé mais nous nous allons faire des propositions à la partie algérienne de modification et puis il va y avoir un échange vous savez on discute Voilà, sont deux états souverains qui discutent entre eux d'un accord international. On n'impose pas des choses.
On est clairement, je le reprend en plein le mot, on n'est pas dans un bras de fer avec l'Algérie. Voilà, il y aura une négociation, une discussion, fera des propositions, ils répondront et c'est comme ça que on aboutira. Un un dernier mot, monsieur le ministre, sur la délinquence des mineurs et la question de l'excuse de minorité.
Vous êtes dit personnellement favorable à la revoir. Qu'est-ce qui va se passer du coup ? Est-ce que vous allez lancer quelque chose ?
Non, mais c'est pas les choses sont pas aussi basiques que ça, aussi simples que ça. Le le il y a une inquiétude sur la délinquence des mineurs actuellement. Pourquoi ?
Parce que le leur proportion euh le le pourcentage de mineurs parmi les mis en cause, queles que soient les catégories de la des des items de la délaincence, il baissent. il baisse. Bon, cela étant ce qu'on constate c'est que il y a une implication des délinquants des délinquants mineurs dans la délinquence violente qui reste un assez haut niveau.
Assez haut niveau qu'il s'agisse des homicides, des tentatives homicides, des cambriolages aussi et puis des vols violents. Il y a une personne mise en cause pour vol violent sur trois est un mineur. Et puis surtout, on constate que par ailleurs, les différents entre mineurs et c'est la part importante qui représente aussi dans les violences physiques gratuites, les différences les différentes entre mineur se règle de plus en plus souvent par la violence et parfois avec l'utilisation même peut-être trop souvent d'armes blanches.
Mais si vous si vous personnellement vous êtes favorable à revoir, donc j'en viens sur au fait que voilà on nous on fait côté des services du ministère de l'intérieur, on fait le travail. Moi je ne sais pas ce que c'est que l'excuse de minorité. Quand vous avez un mineur de 16 ans qui en agresse un autre avec un couteau, on intervient, on l'interpelle.
Non, je dis pas que c'est la justice. Je dis qu'il faut s'interroger maintenant à tous les niveaux pour avoir enfin un choc d'autorité. C'est les parents qui sont quand même en premier lieu responsables de d'avoir un un gamin qui à 13 14 ans se promène avec un couteau euh ou tard le soir, il y a quand même un problème, non ?
Il y a aussi une responsabilisation des parents, il faut il faut réfléchir des associations, des collectivités locales aussi avec le le la relance de la prévention de la délinquence et puis il y a effectivement la justice, il faut que les sanctions soient effectives. Est-ce que est-ce que euh il faut qu'on durcisse les sanctions pour ça relève pas de mes attributions ? Moi je pense qu'à titre personnel, mais je sais très bien que le garde des saut partage aussi cela.
Je vous rappelle qu'il avait avancé cette idée qu'il fallait qu'il y ait une sanction même courte mais une sanction immédiate quand des mineurs étaient impliqués dans des centres spécialisés que la sanction soit le plus courte le plus courte possible certes mais voilà il faut qu'on ait une réponse qui soit globale. Moi comme ministre de l'intérieur je ne peux pas être responsable de toute la violence des mineurs. Voilà c'est c'est un c'est un fait de société qui interpelle l'ensemble des acteurs et pour ce qui concerne mon portefeuille les policiers les gendarmes.
On continue à faire le job et évidemment à interpeller et à prévenir. Merci monsieur le ministre. Merci beaucoup Laurent Ninz d'avoir été notre invité.
Cristel, la une de la dépêche, c'est le sondage des municipales à Toulouse et le maire sortant Jean-Luc Moudin au coude à coude avec le candidat de la gauche. Et on va tout de suite parler des municipales, c'est la une de nos régions.
Laurent Nuñez