Que faut-il attendre de la politique de Michel Barnier ?
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Questions et réponses
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- 1:29OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on peut dire que, pour la première fois depuis 1944, l'extrême droite participe, même indirectement, au pouvoir en France ?
- 2:45OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on est dans la dernière étape de la dédiabolisation du Rassemblement national ?
- 3:31OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que tu en penses ?
- 6:40RelanceRéponse directe
Est-ce qu'il n'y a pas un paradoxe au fait de désigner Michel Barnier Premier ministre alors que son parti, les Républicains, n'ont pas participé au Front Républicain ?
- 8:42OuverteRéponse directe
Est-ce que Marine Le Pen va pâtir de son soutien, de fait, au gouvernement de Michel Barnier ?
- 11:20OuverteRéponse directe
Léa, tu voulais nous parler du rapport Draghi qui vient de sortir ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:41IntervenantFait
« Marine Le Pen, qui se défendait d'être la DRH de Macron, a donné son imprimature à cette désignation. »
- 2:05IntervenantFait
« C'est bien elle qui a rendu possible la désignation de ce commissaire européen, nommé pour continuer les mêmes politiques, en assurant Macron du fait qu'elle ne censurerait pas Michel Barnier. »
- 3:59IntervenantChiffre
« LR, qui est arrivé en cinquième position des élections législatives, qui a seulement 47 députés à l'Assemblée nationale sur 577. »
- 4:19IntervenantChiffre
« 60% de la population s'est déplacée pour aller voter, ce qui était inédit depuis des années. »
- 6:57IntervenantFait
« Il s'appelle Emmanuel Macron. C'est lui qui a pris seul la décision de la dissolution alors que l'extrême droite était au plus haut. »
- 8:04IntervenantFait
« Michel Barnier, après le nom en 2005 au référendum européen, il a dit, en réalité, il n'y a pas de mandat pour le nom. C'est-à-dire que le peuple s'est exprimé en 2005 pour dire non à cette Europe. »
- 13:37PrésentateurChiffre
« Les chiffres du déficit qui sont annoncés pour la fin de l'année pourraient atteindre les 5,6%. »
- 13:54PrésentateurFait
« Le nouveau Front Populaire a annoncé qu'il allait censurer le gouvernement de Michel Barnier sans surprise. »
- 31:41IntervenantChiffre
« Le déficit a augmenté de 1 000 milliards depuis 2017 du fait des politiques d'Emmanuel Macron. »
- 31:30IntervenantFait
« l'Union européenne a ouvert une procédure pour ces nécessites excessifs contre la France. »
- 31:41IntervenantChiffre
« le déficit a augmenté de 1 000 milliards depuis 2017 du fait des politiques d'Emmanuel Macron. »
- 31:48IntervenantFait
« Emmanuel Macron a donné des cadeaux aux plus riches. »
Temps de parole
- Présentateur27 %
- Intervenant26 %
- Intervenant 225 %
- Intervenant 316 %
- Intervenant 46 %
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Évidemment, l'actualité de la semaine, c'est Michel Barnier qui a été nommé Premier ministre par Emmanuel Macron. Évidemment, on ne s'attendait pas à ce qu'il soit applaudi ici, il ne faut pas déconner. Mais on a quand même des choses à en dire, des analyses à en faire. Michel Barnier qui a été nommé le 5 septembre dernier, après 51 jours de temporisation volontaire d'Emmanuel Macron, et parfois un peu involontaire, on va en discuter. Michel Barnier est un homme de droite assumé, ancien ministre, ancien commissaire européen.
Michel Barnier a été nommé dans des conditions très particulières, puisqu'il a été nommé à la faveur de l'abstention annoncée du Rassemblement National de voter une motion de censure. Je me tourne vers toi, Rosa. Est-ce qu'on peut dire que, pour la première fois depuis 1944, l'extrême droite participe, même indirectement, au pouvoir en France ?
En tout cas, ce qui est certain, c'est que Marine Le Pen, qui se défendait d'être la DRH de Macron, a donné son imprimature à cette désignation. Et c'est un peu le processus dans lequel on est. C'est que l'extrême droite, qui a perdu ses élections législatives, qui n'est pas sortie victorieuse de ce scrutin, finalement, se retrouve dans la position de faiseuse de roi. Et c'est bien elle qui a rendu possible la désignation de ce commissaire européen, nommé pour continuer les mêmes politiques, en assurant Macron du fait qu'elle ne censurerait pas Michel Barnier, puisque l'argument de Macron, c'était de dire, moi, je recherche une formule de stabilité, etc.
Il s'est mis, en fait, à la place des groupes parlementaires à l'Assemblée nationale, des forces politiques qui auraient dû, en fait, il aurait dû se tourner vers le nouveau Front populaire, arriver en tête de ses élections, pour désigner un Premier ministre issu de ses rangs. Et il a refusé cette formule-là, qui était la formule logique, pour aller rechercher des alliances tacites du côté du Rassemblement national, qui se retrouvent en position de décideur.
Climax, je me tourne vers toi. Jordan Bardella a dit que le Rassemblement national ne participerait pas au chaos et au désordre, qu'il était responsable. Est-ce qu'on est dans la dernière étape de la dédiabolisation du Rassemblement national ? Est-ce que c'est ça, leur strat ?
J'imagine que c'est leur strat, tout à fait. Après, à voir ce qu'ils vont voter. Et déjà, s'ils vont voter le vote de confiance à Michel Barnier, puis on le verra déjà après ça.
Parle bien dans ton micro, s'il te plaît.
Pardon. Je dis si, à part le vote de censure du RN, j'imagine que c'est la dernière étape de dédiabolisation, mais comme tu l'as dit, c'est le gouvernement avec le RN, quoi.
Alors, Marine Le Pen a dit qu'elle ne censurait pas Emmanuel Macron, mais en même temps, elle essaye de donner des gages d'opposition à Macron en disant « je souhaite en gros une dissolution dans un an et qu'on refasse des élections législatives ». Léa, qu'est-ce que t'en penses ?
Oula ! Alors déjà, j'en pense qu'il faut toujours rappeler la situation actuelle qui est quand même particulièrement inquiétante d'un point de vue démocratique. On en a beaucoup parlé, mais je pense qu'il faut continuer à en parler. On est quand même face à un déni de démocratie qui est, à mon sens, très très... On a un parti qui va finir par gouverner, LR, qui est arrivé en cinquième position des élections législatives, qui a seulement 47 députés à l'Assemblée nationale sur 577. Je suis désolée, mais pour moi, c'est vraiment ne pas écouter le peuple. Il a organisé, Macron, à convoquer des élections anticipées.
Il y a eu un taux de participation exceptionnel, c'est-à-dire que 60% de la population s'est déplacée pour aller voter, ce qui était inédit depuis des années. Pourquoi ? Pour se retrouver finalement avec un parti minoritaire qui va diriger le pays. Donc moi, je trouve que c'est particulièrement inquiétant et il faut le rappeler. Il ne faut vraiment pas faire l'économie de le rappeler, même si on l'a beaucoup dit. Ensuite, sur la question des alliances, moi, j'ai hâte de voir ce qui va se passer au sein de la Macronie. Parce que là, ça commence à bien gueuler aussi. Mais ce qui peut se comprendre, ils leur ont demandé d'aller faire campagne, une campagne éclaire.
Beaucoup de députés de la Macronie avaient dit « C'est quoi ce délire, en fait ? » Nous, on n'avait pas prévu de repartir en campagne au bout d'à peine quelques mois de mandat. Ce n'était pas prévu. Qu'est-ce qui se passe ? Donc il y en a déjà pas mal qui ont un peu fait la gueule pour repartir en campagne. Mais là, il y en a aussi pas mal qui font la gueule en disant « Mais attendez, c'est quoi ça ? » En fait, on va se retrouver avec des gens de LR au gouvernement. Il y en a plein qui vont sauter du côté des macronistes. Donc moi, j'attends de voir un peu le bordel que ça va être à l'Assemblée nationale pour le groupe de la majorité, qui ne l'est plus, d'ailleurs.
Enfin, en tout cas, le groupe d'Emmanuel Macron. J'attends de voir ce qui va se passer.
Je suis d'accord avec toi. Il y a un truc que j'ai trouvé intéressant dans cette séquence. C'est qu'Emmanuel Macron a expliqué dans son courrier qu'il rejetait la candidature de Lucie Castel parce que, de toute évidence, elle n'aurait pas obtenu un vote de confiance. Même, elle aurait été censurée. Mais ce que je trouve intéressant, c'est que pour que Lucie Castel soit censurée, il faut qu'il y ait une addition des voix du Rassemblement national, des Républicains et des macronistes. Et Emmanuel Macron, en disant que, finalement, ce sont les événements qui font qu'elle aurait été censurée, il omet de dire qu'il aurait choisi de la censurer. Emmanuel Macron a voulu censurer Lucie Castel.
Et ça ne sert à rien de présenter ça comme un truc... Ah, c'est quand même... C'est dommage. Ouais, genre, c'est pas moi, c'est toi, quoi. Ouais, c'est pas moi. Ah, c'est le Parlement, c'est quand même terrible. Le Parlement, il prend des décisions tout seul comme un grand. Non, il y a une centaine de députés macronistes qui prennent des décisions en obéissant à Emmanuel Macron. Donc, c'est lui qui décide ce qu'ils vont voter, ces gens-là. C'est lui qui décide de nommer Michel Barnier avec...
Sauf que, pour certains députés, notamment ceux qui avaient déjà été élus en 2017, ils ont gagné, pas beaucoup, mais certains, une certaine autonomie par rapport au pouvoir exécutif et par rapport à Emmanuel Macron. Donc, il y a quand même des personnalités, je pense notamment à Gabriel Attal et d'autres qui n'auront peut-être pas envie de jouer le jeu du chef suprême, quoi.
Naïm, est-ce qu'il n'y a pas un paradoxe au fait de désigner Michel Barnier Premier ministre alors que son parti, les Républicains, n'ont pas participé au Front Républicain qui a pourtant largement été plébiscité par les électeurs au second tour ?
Non, mais on est dans un scandale absolu. Déjà, il faut nommer le responsable. Il s'appelle Emmanuel Macron. C'est lui qui a pris seul la décision de la dissolution alors que l'extrême droite était au plus haut. C'est lui qui voulait faire entrer l'extrême droite pour, soi-disant, se prendre la posture de celui qui résiste et c'est Emmanuel Macron alors que ses propres électeurs ont imposé le Front Républicain en votant pour la gauche a décidé de mettre Marine Le Pen en faiseuse de roi et en fait, la réalité, c'est qu'aujourd'hui, Marine Le Pen a le droit de vie ou de mort sur le futur gouvernement.
Ensuite, LR, très franchement, quand on voit le nom des ministres, Pécresse, Wauquiez, Bertrand, tout ça, c'est que des ministres de Nicolas Sarkozy. Et c'est le vieux monde qu'Emmanuel Macron a voulu mettre dehors qui revient aujourd'hui. Et Michel Barnier, on le connaît. Michel Barnier, on le connaît. Il a été commissaire européen. C'est lui qui a négocié pour l'UE, qui était négociateur en chef du Brexit. Et tout à l'heure, je faisais un débat au Forum Social avec les cheminots. Et il y a Pascal Savoldelli, qui est sénateur du Val-de-Marne, qui a ressorti une archive.
Et je me suis noté, quand même, c'est Michel Barnier, après le nom en 2005 au référendum européen, il a dit, en réalité, il n'y a pas de mandat pour le nom. C'est-à-dire que le peuple s'est exprimé en 2005 pour dire non à cette Europe. Et lui, derrière, il est allé faire le traité de Lisbonne et fouler en pied la volonté populaire. Donc on est face à un scandale de démocratie. Peut-être que Lucie Cassi n'aurait pas retrouvé de majorité à l'Assemblée. Mais dans une démocratie normale, il aurait dû appeler la gauche à former un gouvernement et à bâtir des compromis avec les macronistes.
La réalité, c'est qu'Emmanuel Macron est à la recherche de son pouvoir absolu, pouvoir qu'il est en train de perdre au fur et à mesure qu'on s'approche de 2027. Je suis d'accord avec toi.
Il y a une question, quand même, que je me pose dans la séquence qui va suivre. C'est est-ce que Marine Le Pen va pâtir de son soutien, de fait, au gouvernement de Michel Barnier ? Est-ce qu'elle va perdre des électeurs ou est-ce que les électeurs qui votent Le Pen le font pour des raisons qui, en fait, sont indépendantes de ce qui se passe au Parlement ? Qu'est-ce que tu en penses, Rosa ?
Moi, je pense que la dédiabolisation du Rassemblement national, elle est un peu à double tranchant pour eux. C'est-à-dire que maintenant, ils apparaissent comme une force politique, un peu comme les autres, un peu installés. Bien sûr, ils jouent du fait de dire « On n'a jamais exercé le pouvoir, vous n'avez jamais essayé, contrairement aux autres, on est complètement vierges, etc. » Mais en même temps, le deal qu'elle vient de passer avec Macron l'installe comme un dispositif qui est au cœur du pic, etc.
Et de ce point de vue-là, le profil de Michel Barnier est quand même intéressant parce que, comme le rappelle Naïm, c'est un de ceux qui a réfléchi à la Constitution européenne en 2005 qui gravait dans le marbre les politiques libérales que le peuple français a rejetées. À l'époque, le Rassemblement national avait fait semblant de dire « Mais nous rejetons ces politiques-là, nous sommes contre l'Europe de Bruxelles, etc. » Et là, en fait, ils adoubent vraiment un type qui traîne 50 ans de vie politique derrière lui, Pitykla. Et là, effectivement, ça peut être à double tranchant pour le Rassemblement national. Mais on l'avait vu déjà pendant les élections européennes.
Il y avait une manière chez Jordan Bardella de dire « Non, mais on ne va pas aller faire trop de rififi du côté de Bruxelles, du côté de l'Europe. On va... » D'accord, il faut faire quand même l'austérité. Il faut quand même faire des coupes dans les services publics, dans les dépenses sociales, etc. Et là, il y a une normalisation qui, effectivement, peut demain traiter ça un peu intelligemment, être un des points faibles du Rassemblement national. Moi, je ne crois pas que la sanction du Rassemblement national soit irrésistible. On a le sentiment de... On nous installe dans le sentiment que ce serait inéluctable que le Rassemblement national demain arrive au pouvoir.
Je pense que ce n'est pas inéluctable et que souligner le fait qu'ils sont là pour sauver des politiques que les Français ont sanctionnées, ça peut être un angle d'attaque.
Et ce qui peut être intéressant, c'est que la seule opposition qui va apparaître aux yeux des Français, c'est la gauche. Et ça, ça peut être un truc intéressant. Encore faut-il qu'elles soient unies, et on va en parler. Léa, tu voulais nous parler, je crois, du rapport Draghi qui vient de sortir ?
Oui, absolument. Je voulais... Mais du coup, ça va toujours dans le même sens. Je voulais compéter ce que vous disiez, Naïm et Rosa. Déjà, Naïm, tu disais, il poursuit en fait son objectif qui est d'avoir le pouvoir absolu. Macron, c'est clair. Mais en fait, il poursuit aussi un agenda politique et idéologique en nommant Michel Barnier. Pourquoi ? Parce que Michel Barnier, c'est la réduction des fonctionnaires, c'est la réduction des indemnités chômage, c'est des cadeaux aux entreprises, c'est... Et je peux en passer un bon paquet comme ça, c'est l'austérité budgétaire. Et en fait, c'est complètement aligné avec la politique de Macron qui est menée depuis 2017.
Donc, aucune surprise en réalité. Mais ce qui est intéressant, c'est qu'en fait, un des arguments principaux de Macron pour dire je vais nommer Michel Barnier à ce poste-là de Premier ministre, c'est pour rassurer l'Europe et rassurer les marchés dans un contexte où la France ne respecte pas depuis un certain temps les règles du pacte de stabilité et de croissance. Et comme Barnier était commissaire européen en marché intérieur et qu'en plus de ça, marché commun, pardon, et qu'en plus de ça, il a été négociateur du Brexit, etc., ça devrait, voilà, réconforter les investisseurs, les marchés et aussi l'Union européenne.
Sauf qu'en réalité, l'Union européenne, aujourd'hui, est potentiellement en train de prendre un virage assez éloigné de ce que propose Michel Barnier en termes d'austérité, etc. Parce que là, il y a un...
Alors non pas que je sois en train de faire, voilà, une espèce d'innovation de la politique budgétaire européenne, loin de moi, ça, mais il y a un rapport qui vient de sortir d'un ancien président de la BCE qui s'appelle Mario Draghi et qui dit qu'en fait, ces politiques d'austérité n'ont aucun sens et qu'il préconise notamment de mutualiser la dette des pays européens comme ce qui a été fait pendant la pandémie, c'était vraiment inédit, et d'investir massivement dans les services publics, dans les infrastructures à hauteur de 5 000 milliards d'euros par an minimum.
Donc en fait, même le plus haut finalement des libéraux de l'Union européenne qui était le président de la BCE est en train de dire que la politique d'austérité qui est en train d'être mise en place et qui a été annoncée par Bruno Le Maire depuis des années, des mois, etc. est peut-être en fait une erreur. Et donc ce gage de vouloir rassurer les marchés, rassurer l'Union européenne en nommant Michel Barnier, c'est pas forcément une bonne chose en fait. C'est intéressant. Donc affaire à suivre.
Je rappelle que les chiffres du déficit qui sont annoncés pour la fin de l'année pourraient atteindre les 5,6% et Michel Barnier a torsé déjà dire qu'effectivement il avait l'intention de s'attaquer à ce problème, etc. Pas beaucoup de surprises. On peut aussi regarder ce qui se passe du côté de la gauche. Le nouveau Front Populaire a annoncé qu'il allait censurer le gouvernement de Michel Barnier sans surprise. Ça devrait intervenir dès le 1er ou le 2 octobre prochain à l'occasion du discours de politique générale. En même temps, on a vu aussi que ça commençait à craqueler un petit peu au sein du nouveau Front Populaire. On va en parler.
Je pense notamment au bureau national du Parti Socialiste qui a adopté une motion soutenant Lucie Castel et non pas Bernard Cazeneuve à seulement 53%, un truc comme ça. Est-ce que c'est déjà la fin du NFP Climax ?
Ça commence un peu à tirer dans les pattes à droite, à gauche. Mais après, de toute manière, moi, je me suis dit pendant toute cette séquence politique, moi, je n'étais pas étonnée que Michel Barnier soit élu, soit nommé, pardon, pas particulièrement lui, mais un mec français, le 3e, quand même, Premier ministre issu de LR que Macron nomme.
Oui, c'est vrai.
Voilà, je veux dire, pour un mec qui disait que c'était fini... C'est bon,
il aime bien ce parti.
Je veux dire, il peut prendre sa carte, là. Enfin, je ne sais pas si c'est très judicieux. Mais il faut bien avoir en tête que, de toute manière, la gauche, elle galère tout le temps et qu'elle est toujours très... On est dans un moment où si la gauche finit par arriver au pouvoir, que ce soit aux présidentielles ou aux législatives, ce sera toujours avec énormément de difficultés, avec énormément de bâtons dans les roues. C'est l'histoire du néolibéralisme, c'est exactement ce qui s'est passé. C'était tout pour empêcher la gauche au pouvoir. Mieux vaut une dictature autoritaire plutôt que la gauche au pouvoir.
Donc, il faut voir que c'est toujours extrêmement difficile pour la gauche d'arriver au pouvoir. Je me perds dans ce que je voulais dire. Je ne sais plus ce que je voulais dire, mais... Non ! Est-ce que c'est la mort de l'NFP ? Est-ce que c'est la mort de l'NFP ? Est-ce qu'il ne peut pas renaître de ses cendres ? Pour l'instant, il peut peut-être renaître de ses cendres ? En tout cas, pour l'instant, ça pue un petit peu, mais on n'est pas encore morts.
On verra ce qui se passe. Je vais vous lâcher un indiscret, parce que j'ai discuté avec Olivier Faure tout à l'heure, qui me faisait remarquer que... Enfin, oui, je lui disais, je m'inquiétais des scores au Bureau national. Et il me disait, oui, mais en fait, le Bureau national, il est issu d'un congrès auquel les adhérents, nouvellement arrivés au PS au moment de la NUPES, n'ont pas pu voter. Parce qu'en fait, la règle au PS, c'est qu'il faut avoir six mois d'ancienneté pour pouvoir voter au Congrès.
Et du coup, ça donne un petit peu une forme d'espoir pour l'avenir du Parti Socialiste qui pourrait éventuellement au prochain Congrès, l'année prochaine normalement, s'en sortir à meilleur compte et peut-être que les pro-Cas9 se retrouveront encore plus en minorité qu'ils ne le sont déjà. Je pose ça là. Vous connaissez mes pronostics pourris, donc voilà, ne prenez pas trop attention à celui-là, mais on en reparlera évidemment dans les mois qui viennent.
Est-ce que la nomination de Cas9 a été une fausse bonne idée agitée selon toi, Rosa, par une partie du Parti Socialiste ou est-ce que, de toutes les manières, Macron n'avait pas envie de nommer Cas9 qui aurait été sous la coupe un peu du NFP, donc obligé de faire des trucs de gauche, un peu ?
On sait maintenant que ce n'était pas une hypothèse crédible. Elle avait été... Enfin, l'Elysée avait mis ça en circulation un peu pour amuser la galerie, mais il n'a jamais sérieusement pensé à désigner Cas9. Mais de toute façon, la question ne se posait pas parce que du côté du NFP, contrairement à tout ce qui avait été dit, les partis de gauche ont réussi finalement à se mettre d'accord pour désigner une candidate commune, une chef de file qui était leur candidate pour Matignon. Et ça, c'est un fait politique extrêmement important. Au lendemain, je ne sais pas si vous vous souvenez de la stupéfaction dans laquelle on était tous...
Bon, déjà au lendemain, au soir des européennes, lorsque Macron annonce la dissolution, on se dit, mais on va tous... Ça va être une boucherie pour la gauche, quoi. C'est le RN... Et à ce moment-là, le mot d'ordre de Front Populaire sort. Les partis de gauche se mettent d'accord très très vite sur un programme, en quelques heures. Ils se mettent assez vite d'accord sur des candidatures communes, sous pression aussi. Enfin, tout ça ne se fait pas juste entre les directions des partis politiques, etc. s'ils avaient été seuls à la manœuvre. Moi, je pense que ça ne se serait pas fait.
Mais il y avait une pression extrêmement forte du peuple de gauche, des manifestations, ces jeunes gens qui étaient sous les fenêtres des locaux où se négociaient les candidatures communes qui appelaient les responsables de gauche à être sérieux et à faire face à leurs responsabilités dans le moment historique qu'on vivait. Et tout ça s'est fait extrêmement vite. idem pour la désignation de Lucie Castel, ça a mis un peu de temps mais finalement pas plus de temps que d'autres séquences politiques auparavant. Donc voilà, l'hypothèse Cazeneuve, elle a été aussi agitée par l'Elysée pour essayer de fracasser ce nouveau Front populaire.
Et depuis le début, la tentative de Macron et même la dissolution, c'était ça son calcul. Et est-ce que ça a marché ? C'était de diviser la gauche et il n'a pas réussi.
Ça n'a pas réussi, il n'y a pas eu de fracture. Objectivement, effectivement, à part la grosse colère d'Anne Hidalgo, je n'ai pas entendu de soubresauts phénoménaux à gauche autour de cette hypothèse Cazeneuve. J'ai l'impression que ça a fait flop effectivement parce que le NFP est uni et a intérêt à le rester. L'alliance NUPES, l'alliance NFP, ça marche, ça a fonctionné aux élections. Je ne vois pas pourquoi est-ce que les partis décideraient de faire volte-face.
Non seulement ça tient contre toute attente, mais moi, je pense que Macron, son hypothèse de départ, et c'est comme ça qu'il l'a joué aussi à la précédente élection présidentielle, c'était de se mettre en scène dans une espèce de face-à-face avec le RN. En fait, à la fois, il lui sert de marche-pied et en même temps, il met en scène cette espèce de face-à-face où les seules alternatives, ce serait soit lui incarnant une espèce de néolibéralisme autoritaire, etc., soit le Rassemblement national, donc soit moi, soit le déluge.
Et en fait, le fait que cette gauche réussisse à se mettre d'accord, réussisse à avancer un programme extrêmement sérieux et un programme efficace, c'est hyper important ce que tu disais, Léa, le rapport Draghi, en fait, il dit toutes les politiques de coupe, des dépenses, dans les... Tout ça mène au décrochage économique, en fait. C'est-à-dire que ces politiques-là, elles ne sont pas seulement injustes, elles sont inefficaces, elles nous plombent, elles plombent l'Europe.
Et donc, le fait que la gauche ait réussi à faire émerger cette alternative et à casser ce face-à-face que Macron voulait mettre en scène avec l'extrême-droite, c'est un fait politique extrêmement important qui change tout, qui rouvre à nouveau des chemins possibles.
Naïm ?
Sur ce que tu disais, Rosa, sur la pression populaire. Moi, je ne crois pas qu'aujourd'hui, il y ait de failles dans le nouveau Front populaire quand on regarde où on était à l'UNUPES au même moment il y a deux ans. Et la meilleure des réponses, c'est vous, là. C'est tout le public qui est à la fête de l'humanité. Voilà. Cette fête de l'humanité, j'y mets les pieds depuis que j'ai 15 ans. Certains y vont depuis qu'ils sont dans le berceau. Un vendredi soir, hier, au Village du Monde, je n'ai peut-être jamais vu autant de monde que cette année. Tous les débats, Angela Davis, c'était plein.
Le débat entre Lucie Casté, Fabien Moussel, Sophie Binet sur la conquête des classes populaires, il y avait deux fois plus de monde dehors que dedans. Tout à l'heure, au forum social, ça débordait de monde. Le peuple de gauche, il est uni et il se pose des questions. Il veut comprendre les désaccords, il veut qu'on lui explique, mais il veut ouvrir des perspectives. Et quand on voit le monde qui a la fête de l'humanité, on se dit que la rentrée sociale, notamment le 1er octobre, pourra être beau. Et la différence à ce qu'on a connu il y a deux ans, c'est l'intervention du monde associatif et des syndicats.
Il faut que les syndicats rentrent dans la danse, que les travailleurs organisés disent ce qu'ils ont à dire, mais maintiennent la pression sur les partis politiques. Et c'était comme ça le Front Populaire en 1936. Il n'y avait pas que l'alliance avec les radicaux, les communistes et les socialistes. Il y avait les syndicats, il y avait le monde du sport, de la culture et tout ce petit chemin, quand on voit qu'il y a peut-être une dissolution dans un an, les municipales plus à prix l'ancienne, il y a de quoi faire.
Alors moi, j'ai toujours eu une énigme, c'est les députés macronistes. Pour moi, ça a toujours été un peu une énigme parce que je me suis dit, par exemple, si Lucie Castel avait été nommée première ministre, ils auraient été plus ou moins dans l'opposition, ça veut dire qu'ils auraient dû écrire eux-mêmes leurs amendements plutôt que de copier-coller ceux des ministères. Et vraiment, je m'interroge en me disant, putain les pauvres, ça va leur faire bizarre d'être dans l'opposition, ils ne l'ont jamais été. Et je m'interroge aussi sur, justement, la capacité qu'ont les députés macronistes à potentiellement rompre avec Emmanuel Macron d'une manière ou d'une autre sur certains sujets.
Est-ce qu'ils sont capables, par le truchement de Gabriel Attal qui ne s'entend pas avec Emmanuel Macron, est-ce qu'ils sont capables de remettre en cause les discussions de l'Elysée, est-ce qu'ils sont capables de faire des clans en interne ? Il y a eu des tentatives de créer des sous-groupes. Alors pour l'instant, apparemment, ils ont créé des boucles WhatsApp. C'est tout ce qu'ils ont fait. C'est pas ouf, mais c'est un début. Je me demande si la cohésion des macronistes va durer et va durer longtemps, y compris sous Michel Barnier. C'est vraiment pour moi une des énigmes de la fin de ce deuxième quinquennat d'Emmanuel Macron. Léa ?
Moi, je pense que ça va péter. Enfin, j'espère en tout cas que ça va péter parce que, franchement, c'est... Je voulais dire. Après, on va dire que j'incite à la violence, tout ça, c'est absolument pas ce que je voulais dire.
Non, mais l'année prochaine, Aurélien Taché allume-a pour venir parler de la gauche de la macroniste.
En réalité, je vois pas comment ça peut tenir parce qu'en fait, c'est là où on comprend que le nini, je suis pas de gauche, je suis pas de droite, c'est une vaste blague, même si ça fait très longtemps qu'on l'avait compris, bien évidemment. Mais je me demande même si au sein des macronistes, il n'y en a pas certains qui vont se dire qu'en fait, on allait trop loin, là. Genre, stop. Il va falloir que... Je sais pas, je pense à ceux qui arrêtent pas de dire qu'ils sont la jambe gauche du macronisme ou je sais pas quoi. Bon, à un moment donné, sortez, quoi. Enfin, montrez-vous parce que c'est pas possible. Ceux qui voulaient partir, ils sont partis. Mais ouais, c'est ça.
Mais du coup, qu'est-ce qui va se passer à l'Assemblée nationale, c'est la vraie question. Est-ce qu'il y en a qui vont se dire effectivement, il va y avoir peut-être des sous-groupes parlementaires, mais alors ça, j'en doute vraiment. Moi, je pense qu'il y en a qui sont clairement saoulés. Après, on verra. Je pense que ça va être un peu au cas par cas en fonction des textes. Mais là, il y a quand même un enjeu législatif très important qui est le projet de loi de finances qui doit arriver bientôt et qui est quand même... Voilà, ça va être le vrai sujet. Ça va être un vrai test pour savoir qu'est-ce qu'on fait de cette Assemblée nationale en réalité.
Mais moi, je trouve ça pas inintéressant parce qu'en fait, Macron, qui est arrivé en 2017 en se disant « Allez, j'ai un boulevard devant moi, j'ai une Assemblée qui m'est favorable, etc. » se disait que finalement, il pouvait faire à peu près tout ce qu'il voulait tout en outrepassant le Parlement. Ça a fonctionné pendant un certain temps. Je ne dis pas que je suis contente de la composition du Parlement actuel. C'est que ça le rattrape un peu, en fait. Et qu'à mon avis, il va se prendre des murs. Il va se prendre un certain nombre de murs parce que ce n'est pas possible que ça se tienne. Ce n'est pas possible que ça se tienne d'un point de vue mathématique. Bref, ça ne tiendra pas.
Donc voilà, la question va être... Moi, je pense que ça va vraiment se jouer au cas par cas et il va apprendre la démocratie parlementaire, en fait. Il va apprendre à devoir négocier avec des groupes. Il va devoir apprendre à parler avec des parlementaires et après, la question va se poser aussi de savoir qu'est-ce qui va se passer avec le Sénat ? Qu'est-ce que va faire le Sénat dans tout ça ? Vraie question. On verra.
En tout cas, va y avoir de l'ambiance à l'Assemblée. Ça, c'est à peu près certain. Ça a déjà commencé puisqu'on a appris qu'Éric Coquerel, le président de la commission des finances LFI et Charles de Courson du groupe Liot, qui est rapporteur général du budget... Déjà, pour moi, ça, c'est un enfer pour Macron, ces deux-là, parce qu'ils ont annoncé qu'ils s'étaient rendus à Bercy pour réclamer sur pièce la présentation des lettres de cadrage des ministères. C'est un chouïa technique, mais c'est une dénonciation très forte du Parlement des manigances du gouvernement qui cachent des choses au Parlement.
Il y a une espèce de transparence forcée par ces deux députés-là qui augurent des débats absolument passionnés à l'Assemblée nationale. Et je suis comme toi, on est dans une incertitude sur ce qui va se passer pour le budget.
Mais là, tu touches à un point aussi important parce qu'on sait que le Parlement, et on parle essentiellement de ça, a le rôle de faire la loi. Mais le Parlement a aussi le rôle de contrôler le gouvernement. Et ça, finalement, on en parle assez peu. Et le fait qu'il puisse retrouver ce pouvoir en quelque sorte, c'est quand même assez important en démocratie. Après, le problème, c'est qu'on est face à un exécutif qui ne veut pas entendre le choix du peuple. Et ça, c'est dramatique. Et moi, je ne sais pas comment on va sortir de cette situation. Parce que la réalité, c'est que cette pratique politique qui est en train de s'installer, il est en train de créer une jurisprudence, Macron.
Il est en train de créer une jurisprudence en disant « Eh bien, en fait, la Constitution de la Vème République, on peut l'interpréter comme ça. On peut avoir un parti qui arrive, une union qui arrive de parti majoritaire à une élection et on peut dire « Vous savez quoi ? C'est pas grave. Moi, je vais nommer un autre Premier ministre d'un autre bord politique. » Mais ça, c'est inédit. Franchement, je pense qu'il faut vraiment, vraiment, vraiment, vraiment qu'on se méfie de ce qui est en train de se passer. Parce que, hélas, c'est ce genre de pratiques qui peuvent s'installer durablement et qui peuvent mener au pire. Et je ne sais pas comment on va sortir de cette situation politique.
Sincèrement.
C'est effectivement quelque chose qui est angoissant. Rosa ?
Je pense que Macron fait la démonstration qu'il est engagé dans une forme de dérive autoritaire. Dans une forme de dérive autoritaire. C'est pas le seul. Ce sont des dérives qu'on constate ailleurs en Europe, ailleurs dans le monde. Dans le cas de la France, c'est d'autant plus dangereux qu'on est dans un régime, la Vème République, qui donne des pouvoirs exorbitants au président de la République, à un seul homme. Et donc, on a un seul homme qui peut décider que, eh bien non, c'est pas l'Assemblée, c'est pas les forces politiques arrivées en tête qui vont tenter de constituer un gouvernement.
C'est lui-même qui, par le fait du roi, décide qu'il va nommer un tel ou un tel, qu'il va faire en sorte de poursuivre des politiques qui ont été sanctionnées dans les urnes. Donc, on est vraiment dans une crise politique qui est en train de se muer en crise de régime. Et une des grandes questions qui va être posée très vite, enfin, dès demain, c'est comment on sort de cette Vème République qui donne trop de pouvoir à un seul homme qui a, comme ça, le pouvoir de décider de la vie de tout le monde.
C'est effectivement un des enjeux. J'ai une dernière question à vous poser sur ce sujet. Je sais pas ce que vous en pensez, mais que va devenir Lucie Castet ? Est-ce que Lucie Castet va rester dans l'antichambre de Matignon ?
Qu'on nous la ramène.
Qu'on nous la ramène. Non, mais Lucie Castet, ça m'interroge parce que c'est un visage d'espoir pour la gauche unie, tant qu'elle est unie, on va en reparler. Mais est-ce que Lucie Castet a vocation à rester dans l'antichambre de Matignon éternellement ? Est-ce qu'elle peut être nommée dans un second temps ? Parce que ça, je l'ai beaucoup entendu cet été. J'ai entendu beaucoup de politiques dire « Lucie Castet, ce ne sera peut-être pas la première ministre, ce sera peut-être la deuxième. Si Barnier se pète la gueule sur son budget, si Barnier se pète la gueule sur un 49.3, peu importe lequel, il est possible que Lucie Castet ait sa chance un peu plus tard. Qu'est-ce que vous en pensez ?
Naïm ?
En attendant, elle est là et à la fête de l'humanité, elle est intervenue toujours comme candidate du nouveau Front Populaire à Matignon. Et moi, je pense que c'est important qu'elle continue à occuper l'espace médiatique parce que justement, comme ça, les médias qui organisent la grande vie politique ne vont pas appuyer sur les divisions au bureau national du PS. ou ce qui se passe du côté de la France insoumise et le NFP paraît toujours rassemblé.
Et je pense qu'effectivement, c'est important de montrer face à cette alliance contre nature entre Emmanuel Macron et le Rassemblement national que la gauche a une alternative et demain, une personnalité capable de bâtir des compromis dans cette assemblée.
Léa ?
Lucie Castet encore ?
Ouais, qu'est-ce que tu en penses ?
Moi, je ne sais pas, il faudrait... Je ne sais pas. Moi, je pense que c'était déjà une très bonne proposition. Vraiment. Enfin, pour le coup, c'était... Je ne lui attendais pas et j'étais là. Ah ouais, stylé. En vrai, franchement, je trouvais que c'était une super idée. Je ne sais pas ce que ça va... Déjà, de quoi a-t-elle envie ? C'est la vraie question. Peut-être qu'il faudrait lui demander d'abord à elle de ce qu'elle a envie. Mais comment elle peut jouer un rôle politique actuellement dans cette configuration ? Très difficile de le dire. Le problème, c'est qu'on sait qu'à gauche, elle a envie de se placer un peu. Il n'y a pas qu'elle.
Donc, du coup, je ne suis pas sûre que tout le monde ait envie de lui faire vraiment la place qu'elle devrait avoir si c'est quelqu'un qui est à la tête d'une union. Affaire à suivre. Je pense qu'il va falloir ranger quelques égaux. Mais moi, j'ai trouvé que c'était... Franchement, c'était un super choix. Et j'espère sincèrement qu'elle puisse, en moins, montrer et qu'on puisse tester. Je ne sais pas dans quelles circonstances, comment, mais j'aimerais bien.
A voir. Donc, tu n'as pas encore déposé le nom de domaine Casté 2027 ?
Pardon, je n'entends pas.
Tu n'as pas encore déposé le nom de domaine Casté 2027 ?
Je ne sais pas. Regarde.
Je savais que c'était toi qui l'avais pris. Non,
ça se tient bien. Naïm, dernière intervention. Naïm, vas-y. Non, juste, parce qu'on parlait du budget tout à l'heure, mais il faut rappeler qu'il y a du C-Casté, c'est la porte-parole du collectif de nos services publics. Et le 1er octobre, si tout va bien, parce que vu le temps qu'on met à former un gouvernement, normalement, le budget 2025 arrive devant les députés. Et avoir quelqu'un qui médiatiquement porte la parole pour défendre les services publics, les hôpitaux, comment s'appelle, les enseignants, les policiers de tous les jours, c'est quelque chose d'important.
Parce qu'en face, le gouvernement Barnier, il y a une procédure, il faut savoir que l'Union européenne a ouvert une procédure pour ces nécessites excessifs contre la France. Et qu'est-ce qu'on va s'attendre ? C'est à des sapes dans les services publics. Parce que le déficit a augmenté de 1 000 milliards depuis 2017 du fait des politiques d'Emmanuel Macron. Mais ce qu'on ne nous dit pas, c'est que ce déficit a augmenté parce qu'Emmanuel Macron a donné des cadeaux aux plus riches.
Et en réalité, on nous prend dans une main, c'est-à-dire l'argent que les travailleurs créent, et on nous prend dans l'autre main, c'est-à-dire nos services publics, parce que la part d'argent qui va au capital est toujours plus importante. Et donc avoir quelqu'un qui connaît un petit peu pourquoi les services publics, comment ça fonctionne, et qui peut mener cette bataille culturelle-là, bientôt, dans trois semaines, je pense que c'est important.