AGRICULTURE, DÉSIR D'AUTRE CHOSE (MEDIAPARTLIVE)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bonjour on continue dans ces mediapart live avec aujourd'hui nous avons le plaisir de recevoir françois ruffin alors françois ruffin vous êtes député france insoumise vous êtes également rédacteur en chef du journal fakir vous avez été le réalisateur césarisé du documentaire merci patron et ce soir vous avez une actualité littéraire qui est vous sortez ce livre très bien très chouette un député à la ferme aux éditions fakir au prix de 8 euros qui est un petit livre dans lequel vous raconter un petit peu vaut à la fois aux débats parlementaires vous rencontrent dans les fermes de l'agroalimentaire jusqu'à l'illusion du bio ou la difficulté pour certains de mener le bio un livre assez riche des changes de témoignages qui me colle bien aux députés journalistes que vous êtes ou que vous essayez d'être nous allons reparler tout au long de cette soirée de cet entretien avec nous pauline drôle qui suit l'actualité de la gauche pour médiapart depuis peu ce qu'il me donne l'occasion de la saluer c'est une récente recrue et à tes côtés pauline laurent pinatel qui était déjà sur le débat précédent porte parole de la confédération paysanne et à qui nous avons demandé de revenir car on va pas jouer au spécialiste aujourd'hui spécialiste des questions agricoles que nous ne sommes pas nous sommes dit tiens profitons-en profitons de donner la parole à laurent pinatel pour poser une vraie question sur le domaine agricole à françois ruffin pour ouvrir ce grand entretien un test tout à l'heure on a parlé de la zad on apparaît de des expériences agricole qui s'y mènent avec françois on s'est croisés dès 2013 quand la confédération paysanne est entrée en action contre l' usine des millevaches dans la somme donc chez toi et moi la question que je me pose non en assemblée générale de la confédération paysanne là depuis ce matin on voit bien que dans les campagnes quand même un marasme des gens qui n'ont pas d'avenir des gens qu'on pas d'horizon qui bossent le matin qui se lève sans raison fin quand on est paysan il ya une passion enfin moi je vois ma gamine lycées agricoles ya une passion il ya des gens qui sont animés par ça là il ya cette perte de passion il ya la perte du revenu à perdre deux sens et moi je me dis voilà il ya une perte de confiance dans le politique qui à la loi d'orientation enfin la loi sur les états généraux qui est en débat à la commission des affaires économiques je me dis qu'est-ce que qu'est ce que concrètement dans cette loi on va retrouver qui va faire que le gars qui galèrent dans sa salle de traite qui galèrent dans son tracteur il va pouvoir prendre en se disant bon ben la voilà j'ai un peu d'espoir quoi qu'elle s'initie au n'est ce pas on peut ne pas avoir avoir ou ne pas avoir sur sur cette loi qui est en débat depuis ce matin moi je on a aussi partagé comme il s'agit de pas faire semblant on va pas faire semblant non plus il ya une occasion qui est manquée de mon point de vue c'est à dire une occasion qui est manquée pourquoi parce que bon moi j'ai quand même je suis d'un milieu qui était assez agricole aussi dans la somme et je sais que la différence entre maintenant il ya 20 ans et qui s'est installé le doute n'aura peut-être des agriculteurs est quelque part moi je le suis ce doute comme quelque chose de positif je me dis c'est une possibilité de changement c'est une espèce de thurac c'est comme il ya comme une articulation il ya un peu de jeu dans le système quoi alors qu'avant dans mon coin tu déroulé productivisme et tu faisais pas de questions quoi donc voila et l'autre côté les états généraux il avait en ayant ses trente mille heures parait-il le débat afin dé table ronde à n'en plus finir des ateliers qui rassemble tout le monde et on ne cesse de se féliciter que ça ait rassemblé les agriculteurs les distributeurs l'agroalimentaire d'être d'état d'intervenants les associations et tout ça ça ouvrait une possibilité parce que les distributeurs il était d'accord pour lâcher un peu l'industrie agroalimentaire a été d'accord pour lâcher un peu et puis tu serais tu retrouves avec un truc qui est complètement vaseux à l'arrivée je dis moi ce truc là il n'y a rien de mal là-dedans dans le projet de loi y rien je pense pas je vais voter contre mais pour faire ça il suffisait que les trois techniciens qui se réunissent autour d'une table 10h02 l'agriculture c'est pas un truc qui a du souffle c'est pas un truc qui nous dit voilà le cap vers lequel allaient on veut aller et voilà les moyens qu'on se donne pour y aller et alors évidemment de toute façon c'est parce qu'il ya un problème idéologique le problème idéologie c'est comment tu fais la régulation sont régulés quand tes partisans de la concurrence à tous 20 quand les partisans du marché quand et par qui quand elles structurent et idéologiquement politiquement comme ça et c'est quand même le cas de macron et de son équipe comment tu fais pour introduire de la régulation dans le domaine agricole et bassa se retrouvent par des tas de mécanique de contractualisation de machin de trucs tu comprends rien tu l'as lu le projet on comprend rien tu as ta les tuyaux tu dis bon bah peut-être dans cette unité usine à gaz est peut-être un truc positif qui sortira à la fin mai était dubitatif vivons et pourquoi pas ce que tu as pas affronté les questions frontalement prix plancher pourquoi il suffirait d'instaurer un prix plancher c'est à dire on dit bon tu vas me dire pour pour mille litres de lait tu dirais c'est quoi le prix plancher moi je dirais que pour mille litres de lait si on veut rémunérer correctement le producteur la productrice à les 370 400 euros les mille litres bon d'accord c'est la marge de haute mais aujourd'hui on à 313 à peu près le prix du marché donc on entend 340 350 aussi on pourrait considérer k340 350 on peut pas vendre en dessous et puis voilà le truc il est résolu en un sens sur le port c'est pareil sur le boeuf ça peut être pareil sur les céréales ça peut être pareil alors qu'aujourd'hui les prix des marchés et sont quasiment automatiquement dessous mais dès que tu sors cette idée de prix plancher qui est quand même été un truc qui a existé on te dit règles communautaires concurrence machin on peut y revenir parce que le notion de concurrence je pense qu'on y reviendra sur à peu près tous les sujets qu'on abordera ce soir parce que secret des affaires on te dis attention droit à la concurrence quel que soit le sujet ferroviaire concurrence de toute façon quel que soit le sujet il ya un point commun c'est l'exigence de concurrence donc voilà là et on tue but sur un espèce de deux dogmes permanent dans cette histoire d'agriculture tu vois comment ça se fait que en même temps qu'on te dit que l'objectif c'est d'aller vers un mieux une meilleure alimentation que les paysans à la fois du revenu et qu'en même temps ils orientent mieux pour le plus noir plan environnemental sur le plan sanitaire sur le plan tout leur exploitation et boum en même temps on te signant le mercosur c'est la complète schizophrénie mercosur avec une forte importation de viande bovine notamment qui va être pouvoir être nourris à peu près n'importe comment tu sais pas ce qu'ils vont se rendre comme comme antibiotiques et machin il ya zéro contrôle là dessus et au moment où te dis bah voila si j'ai d'élever la qualité ici en france vous montrent eux fait une grosse importations et donc voilà le je pense que le il ya un désir de régulation parce que en vingt ans il ya la moitié des exploitations qui ont disparu parce que on se dit qu'il ya la moitié des agriculteurs qui touchent moins de 350 euros par mois parce que le taux de suicide chez les agriculteurs il est hyper important dans tout le monde voit la nécessité de réguler et de structurer le marché et en même temps les outils qui permettraient de le faire on te dit non on n'a pas le droit c'est pas possible l'europe va pas vouloir et puis toute façon quand même on veut le libre-échange donc que tu est coincé dans un espèce d'entre eux qui fait que à mon avis je veux pas être pessimiste pour des copains mais je suis pas sûr que cet après-midi parce que moi je suis un petit nouveau là dedans donc en commission des affaires économiques on s'emmerde enfin bon c'est pas grave mais c'est des centaines d'amendements ses thèmes et ses pas mais tu vois il y avait chez plus trop dominique potier je crois que c'est un socialiste nouvelle gauche qui est vraiment bon sur le domaine agricole je trouve vraiment pas mal et donc ils vont pas votre truc annoncé chassaigne qui arrivent et qui a dit la même chose et à libon votre truc on sait ce que ça va faire pendant six et neuf mois les les gars ils vont se tenir correctement dans l'agroalimentaire ils vont se tenir correctement dans la grande distribution pour dire on respecte plus ou moins a le truc et puis boum après ça va être le retour des rapports de force et le rapport de force il va pas être bouleversée après voilà le je pense que c'est une occasion manquée parce que je pense que à la fois chez les agriculteurs il y avait un mûrissement possible pour évidemment à partir du moment où garantie des prix dire allez on s'oriente vers une autre agriculture pour demain pour le sur le plan environnemental sur le plan du bien-être animal sur le plan social et je pense que là on rate une occasion on va élargir et revenir et redonner la parole alors en pinatel mais élargir au mouvement social en cours qui concernent tout le monde autour de cette table ici j'ai donné ma parole à apolline qui va vous poser la première question des corps donc la grève à la sncf peut-être à la ratp on sait pas encore dans quelle proportion mais ça pourrait arriver la contestation dans les universités enfin on a l'impression de plus en plus parcours super de plus en plus débattues et rejeté à la fois par les étudiants et par les enseignants yahia sciences po qui a été partiellement occupé aujourd'hui on a vu emmanuel macron safer un peu chahuté dans un bain de foule dans les vosges entre elles été hué comment vous analysez le moment et et dont vous avez lancé avec frédéric lordon l'idée de dont c'était 4 avril à la bourse du travail aurait donné rendez vous aux français pour faire la fête à maquereau je voulais savoir un petit peu quel était le sens de cette initiative le sens de l'initiative il est pas compliqué c'est de voir cette somme de luxe tu as posé et moi je dis toujours la convergence de l'usta suffit pas parce que même si tu mets boutabout tout ça ça fait pas un mouvement de masse c'est ça peut être un beau bazar dans le pays ok mais ça fait pas un mouvement de match donc je ne crois pas que cela soit suffisant j'ai entendu une expression c'est une avocate puisque à nos réunions et le syndicat des avocats qui est venu et qui a proposé là l'expression de convergence des causes qui me paraît beaucoup plus intéressant parce qu'il ya des causes qui aujourd'hui ne sont pas en lutte donc voilà les agriculteurs typiquement puisque laurent et là on a là une cause qui n'est pas en lutte mais bon donc il ya la nécessité de deux qu'on veut faire converger les colts de comprendre ce qui peut y avoir de commun de les rassembler mais je crois qu'il ya encore autre chose en dessous et c'est ce qu'on essaye de réveiller au delà des luttes c'est ce que j'appelle moi un désir d'autre chose à la bourse du travail il y avait 800 personnes à l'intérieur ils avaient entre 1000 et 2000 techau pas la confond pas pu rentrer la salle c'est pas des gens qui sont à sncf pour la plupart c'est pas des gens qui sont chez carrefour c'est pas des gens qui sont il y avait quelques étudiants et tout ça mais c'est des gens que j'y songe que j'appelle moi un désir d'autre chose c'est à dire que quand je parle de concurrence cet économiste mais trois le tout argent enfin ça ne leur plaît pas mais ils sont pas pour autant inscrire dans une l'udc donc il faut il ya pour moi une possibilité en dessous il ya une espèce de poche d'air de gaz qui qu'on arrive à faire sortir je suis pas que moi je tente des choses sans avoir du tout la certitude qu'il fonctionne comme et jeudi un moment c'était d'ailleurs le thème de la soirée c'est une phrase de roul verte welt qui moment de la grande dépression disait le peuple nous envoie aura pas d'essayer le pardon le peuple nous en voudra pas d'échouer mais nous en voudra de ne pas avoir essayé bas nous on veut essayer quelque chose et je pense qu'il ya comme ça de souterrainement dans la société plein de gens mais manière très très massives là c'est massif qui aspire à autre chose mais alors qu'ils avaient déjà essayé ça l'an dernier le ce désir d'autre chose il ya deux ans pardon avec nu debout qui est partie pareil d'un petit peu de ce soir est un peu similaire la bourse du travail qui continue et la faire la fête à macron concrètement ça veut dire quoi et est-ce que c'est refaire un nu debout qui déboucherait différemment c'est comment vous juste d'analyser avec le recul d'ailleurs le débouché de ni de goût de l'époque pour moi moi je vais venir à toutes les critiques ensuite qu'on peut avoir sur nuit debout et je veux dire je suis sans doute l'un des plus gros contempteurs de ça mais en même temps je dis au printemps 2016 il s'est passé quelque chose qui est l'expression d'un désir de truc c'est pas emmerder et bien dans la vie quand on s'emmerde pas c'est déjà quelque chose voilà et donc ce printemps là on s'est pas ennuyé si jamais ce printemps si on pouvait ne pas s'ennuyer ça serait déjà ça je dis là c'est un peu comme si on vivait sous le couvercle le ciel bas et lourd comme un couvercle 1 de baudelaire de celui le couvercle de la finance le couvert de lui c'est comme ça vous savez l'expression vous entendez c'est comme ça s'appelle une tautologie un chat est un chat je souhaite souhaite un sou c'est comme ça le sakhir voir ça comme un espèce de truc fermés dont tous ne pourraient plus sortir et comme messi avait pas une possibilité justement d'autres choses moi je suis convaincu que d'abord il ya la possibilité d'autres choses il ya une immense aspiration à cet autre chose bomba nuit debout a été un temps qui a fait émerger ça il s'est passé quelque chose après avec toutes les imperfections et la première imperfections que j'ai vu c'est le moment le rejet des syndicats moi je suis être syndiqué à la cgt voilà et je pense que les syndicats on a là un syndicat de la confédération paysanne c'est à dire avec tous les défauts que ça les les trucs collectif c'est chiant les décisions c'est compliqué c'est un peu vieux des fois et tout ça tu peux avoir tout ça mais un moment en face ils sont organisés collectivement et ils sont à l'échelle internationale et ses solides et nous si on veut gagner ça peut pas être une collection d'individus il faut aussi avoir des structures dans lesquelles on se retrouve et donc moi j'ai souffert pendant nuit debout et j'ai tenté j'ai échoué j'ai parfois réussi des petits trucs philippe martinez à l'époque était venu s'exprimer sur la place de la république ce qui était déjà relativement inédit dans des conditions qui n'étaient pas les plus satisfaisantes mais bon voilà c'est comme ça mais de dire là si on lance un truc immédiatement on tend la main aux syndicats aux partis aux associations progressistes politique on leur dit vous êtes les bienvenus vous venez vous venez pas vous êtes libre en tout cas vous êtes les bienvenus nous vous invitons et parce que je pense que face à ce que représente macron et bien il ya la nécessité d'aller vers le front puissante donc voilà et ça peut pas même s'il a ce désir d'autre chose d'individus de tous à un moment faut que ça porte des forces que les cheminots ils se sont entraînés soutenu voilà ce que vous expliquez que philippe martin est justement de de 10 que lui il ya trop de date et qui donc qu'il veut pas se rendre le 5 mai fu je suis bien choisir ses voit bien que j'appelle ça une opération pot-au-feu ont dit faire sa fête à maquereau on dit pour que le à sa première année d'élections ils sont pas seulement il souffre et pas seulement sa bougie mais ils sentent aussi le vent du boulet enfin voilà on est sur un registre qui est inattendu pour une organisation travaille pour les organisations traditionnelles ça perturbe notre mode de prise de décision bon ce n'est quelques uns sur la table et puis on fait une alger à la bourse du travail c'est comme ça qu'on décide qu'on va me faire sic on va faire ça ça peut être perturbant donc il faut l'entendre maintenant moi j'ai eues on a une réunion avec les syndicats et les partis j'aurais dit je comprends tout ses réticences maintenant il ya une énergie qu'on incarne quand même il faut que vous vous trouviez le moyen si ce n'est pas cette fois ci ce sera la fois d'après mais vous vous trouviez le moyen de de prendre cette énergie de faire changer la forme des manifestations de fin de de trouver d'autres modes d'expression et tout ça il faut que les organisations de gauche elle secoue un peu aussi je dis pas que c'est pas le cas par exemple sur la grève des cheminots on dit il n'ya pas d'imagination ils ont imaginé une nouvelle forme de lutte cette histoire de deux jours cinq jours machin jamais à comprendre ça va pas marcher tout ça jusqu'ici ça tient je ne dis pas que je vois là donc il ya une invention d'un truc mais à gauche est-ce que vous pouvez aussi fonctionner différemment pour qu'enfin il mot union apparemment c'est quand même assez complexe à mettre en place il y arrive mais je pense que le temps n'est pas encore venu mais ça moi je suis pour qu'on ne s'engueule pas entre nous mais les circonstances vous pourrez dire que ça les circonstances pousse alors bon voici vous voulez discuter tambouille mais alors je suis pas plus de cinq minutes on prend les points d'eau et je fais pas tout le temps d'accord parce que ça donc moi ce que je pense de ce point de vue là c'est que il faut savoir qu'ils allaient gémonies à gauche c'est tout où est le coeur de la gauche aujourd'hui tant que parti socialiste croit que ce sera parti socialiste si on considère qu'il a encore de gauche ça peut être une question à poser que c'est là que ça se passe six générations considère que c'est là que ça se passe seafrance a soumises considère que c'est là que ça se passe à un moment il faut qu'on sache qui est la force autour de laquelle ça se regroupent éventuellement il ya des grands suffisante françois ruffin le lkp par exemple en guadeloupe c'est tout le monde sur un pied d'égalité les syndicats les associations mais tout le monde y avait dedans mais ça c'est un mouvement social mais peut-être que dans le cadre de ce mouvement social on va y arriver dans le cas d'un mouvement social en poste une question politique de quasiment électoraliste qua non je sais pas en tout cas dans le cas d'un mouvement social c'est tout à fait possible qu'on y arrive je pense que dans le cas d'un oui ça me paraît possible que y ait des syndicats des partis des associations et qui qui ceux qui se mettent ensemble contre la politique de mâcon je dis pas que ça aura le même tonus que ce qui s'est passé en guadeloupe qui était quand même un formidable mouvement mais je pense que c'est possible voilà obsa 2010 terminée mais juste laurentides a été votre gore les autres gardent un oeil ce qui s'est passé à marseille c'est quand même une date c'est à dire ouais la semaine dernière la manif cgt partie mélenchon et tout ça à marseille c'est c'est une surprise quand même qu' il ya une espèce de mur qui tombe entre la politique et syndicale alors après on peut trouver sa position tabloïd hakim personnellement ça plutôt positif mais il ya eu un événement les secousses de cet événement là on va aller voir à mon avis ça va être estimée immédiat nous dans notre cas par exemple je veux pas m'avancer mais à priori il ya des fédérations cgt et d'importantes fédération cgt qui vont rejoindre le 5 mai donc voilà c'est pas les choses elle bouge elles sont faits se font pas dans avec instantanéité mais elle bouge quel regard vous portez là dessus justement l'europe ils et elles vous faites partie du mouvement social aussi vous êtes l'une désir de ces organisations enfin vous représentez pendant l'une de ces organisations qui fait partie de ce mouvement social qui a du mal toujours à faire chemin commun nous des gens d'un syndicat de défense des paysans et des paysannes donc c'est vrai que les mouvements actuels en fait tu le disais il n'y a pas deux il n'y a pas de prisons dans la rue pour le moment moi je me rappelle que l'on sait de la confédération paysanne il y avait la fnsp le cns tp est qu un des fondateurs du cdst pct bernard lambert qui écrit un bouquin qui s'appelle paysans a eu des classes donc on a quand même cette génétique en nous et nous on est aussi un syndicat de travail de travailleurs qui sont quelque part on nous dit vous êtes vos propres à pont patron d'accor mais on est un syndicat de travers parce qu'on a servi à l'agroalimentaire on est asservi tu l'as dit tout à l'heure par rapport au coût de revient on est asservi aux diktats des puissances les puissants qu'aujourd'hui mettrie l'agroalimentaire ont pignon sur rue pour faire du lobbying au ministère de l'agriculture va l'elysée et quelque part cette compétition dans laquelle veut s'inscrire macron de mettre tout le monde en compétition qui fait que le disais tout à l'heure kaeppelin de paysans qui disparaissent oui on se sent concerné une en tant que syndicat agricole par tout ce qui se passe par tous ces gens qui luttent pour avoir enfin j'ai à dire pour avoir plus de droits de même pas pour préserver des droits chèrement acquis nous on a envie de militer aussi pour avoir plus de droits plus de droits sociaux c'est pas normal qu'on a les retraites qu'on a nous payons c'est pas normal qu'on a la protection sociale qu'on a qui est complètement ridicule au regard des enjeux du moment donc effectivement on regarde de façon très attentive ce qui se passe on a voilà il ya des gens de la confédération paysanne qui sont allés le jour à la bourse à la bourse du travail on avait on était intervenu aussi à lui debout parce que on a besoin aussi de prendre de la substance de prendre de la matière politique - nuit debout j'avais trouvé effectivement il ya cet aspect pour nous syndicalistes qui est assez violent sur la fin ou voilà on a l'impression de pas très bienvenu mais je trouve que ces gens qui venaient se politiser ou multiplier additionner leurs leur politisation enfin au sens noble du terme on a trouvé ça très intéressant donc là par rapport au regard que peut avoir la confédération paysanne sur le mouvement social on voit bien qu'on est en qu'on est en difficulté en permanence parce que on sort de cinq ans de hollande où on n'a rien gagné on a reculé sur tout et on a été quelque part d'actions d'hollande ne veut pas dire que les gens ont cru que c'était l'amérique et avec un petit espoir quoi et là le mec il a fait le contraire ce qu'il a promis qu on compte donc macron il est clair donc il ya quand même cette espèce de l'abattement général et nous on est très attentif à ce qui se passe on est très attentif aussi à ce qui se passe des expériences très politique qui se passe sur la zad à notre dame des landes il ya tout ça qu'on regarde nous on sera acteur le moment venu des luttes collectives on soutient clairement les luttes communes aujourd'hui les cheminots comme est bien aujourd'hui d'autres corps de la société parce que effectivement il faut aligner admettre que il ya une domination de la finance et une domination des tenants du pouvoir économique sur les travailleurs que nous sommes aussi nous payons donc les lucs commeinhes d'autres cordes de la société nous concerne complètement merci leur ordinateur avez votre stratégie c'est de sortir des gens de leurs différences on va regarder on va s'intéresser en fait à votre imaginaire politique un petit peu qu'on va regarder un petit extrait de vidéo puis après on en jeu relevé tout ce qui relevait du mépris dans les journaux sur toutes ces pratiques là par exemple moi concernant le camping je préfère franck dubosc à le livre boisset de du pour la joie 10 pour la joie c'est symptomatique de ce qu'est la gauche la gauche dans les années 70 sa propre folie donc du pur la joie c'est quoi ces supposés est un français moyen qui est manifestement bête c'est le beauf halak a bu il va dans un camping comme tous les ans il change pas là bas ils picolent y viol d'une gamine il a tu es il dit que ces qui ont fait ça et donc ça à partir en sus est là dessus bon eh bah c'est vrai que et donc voilà c'est le regard de la gauche sur le peuple à ce moment là je dis à ce moment là parce que je pense qu'il ya des changements et des bas c'est vrai que je préfère le camping 2 avec franck dubosc et notamment avec le le sait quoi le camping de franck dubosc c'est un gars qui arrive dans le camping il est chirurgien il méprise ce genre et finalement il finit par être par aimer cette sociabilité populaire moi je alors c'est un extrait d'une conférence que vous avez donné l'été dernier à marseille aux amphis d'été de la france en soumises dont l'espèce de l'université d'été de la force en soumise à côté de vous y avez chantal mouffe et manuel comparé chantal move qui a inspiré la stratégie pour populiste de jean-luc mélenchon et la france est soumise en fait ça nous a intéressés ce que dans cet extrait on voit là vous parlez en fait de votre rapport au ps populaire c'est très important pour vous comment ça se fait tout ça vous bien en fait cette espèce de voile à 2 d'inspiration vous avez à les défendre à porter la parole des classes populaires vous faites venir des gens du monde ouvrier ou voilà des catégories populaires vous l'avez encore les chais à l'émission de ruquier samedi soir nous savons bien je sais pas d'où ça vient on va pas entamer une psychanalyse non mais en tout cas je sais que quand j'ai lancé mon journal en 1999 à amiens donc fakir à la fois je me trouvais dans une ville ouvrière quand même pas mal en tout cas très populaire et dans un la picardie qui était supposée être la première région ouvrière de france c'était figaro qui titre et ça à l'époque et qui subissaient des délocalisations en série donc le premier plan social que j'ai vraiment suivi c'était ouvrir le pool le lave linge même si là on a eu le sèche linge qui a terminé la série mais enfin la série et malheureusement je crains qu'elle soit pas terminé mais donc voilà donc je n'ai cessé de vivre ça au milieu de ça et je pense que par ailleurs en 1904 moi j'avais lu bon dieu notamment le dernier texte des questions de sociologie qui s'appelle le racisme de l'intelligence et qui a été pour moi un choc c'est bizarre mais des fois vous ça m'est arrivé quelquefois on peut appeler ça une épiphanie une espèce de révélation et je me souviens essayant de lire bourdieu il y avait un prof qui avaient dit qu'ils avaient parlé de ça je connaissais pas ma bro dieu qui s'était et me retrouvant à l'échoppé à biotech unis la distinction m'efforçant mais ne comprenant rien la reproduction sociale m'efforçant mais ne comprenons rien avec des graphiques des machins tout ça lisant questions de sociologie et là c'est quand même le bon côté des journalistes c'est à dire que les journalistes qui permettent la dent questions de sociologie a beaucoup d'entretien et pour des journaux il ya aussi beaucoup de conférences publiques et on voit qu'il ya une nécessité de vulgarisation chez bourdieu à ce moment là dans cet ouvrage là ce qui fait que ça m'est devenu accessible et le dernier texte le racisme de l'intelligence est un texte tout à fait formidable et qui en un sens m'était destinée moi je suis je viens d'une origine populaire au départ avec un ensuite un fort niveau éducatif très rapidement chez mon père est chez moi ensuite donc ce qui veut dire une tendance à renier mes origines à ne pas oui dans un premier temps à avoir un phénomène de rejet de négation de sa de fin du jeu c'est pas du racisme social du racisme de classe d'autant plus quand tu sens que ses proches de toi la chasse des marqueurs comme ça bouge je moi je tape ou quoi donc voilà et donc ce texte de bord dieu m'a rendu ma a été un choc pour moi non en une minute en une minute mon regard sur la société sur mon parcours sur tout ça je pense a été bouleversé non qu'après il a fallu assumer le le changement que ça produit dans ma tête j'étais de gauche mais j'étais dans la gauche ça la gauche charlie hebdo à l'époque c'est à dire on veut pas d'eux les caravanes des trucs comme ça bon voilà et donc la boum quoi donc ça c'est un choc donc les livres ont une importance dans les parcours il ya les rencontrer à tout ça mais la structuration du cerveau de la manière dont on regarde la société c'est vachement important ensuite tu peux aller regarder la société mais n'empêche que l'acta une grille de lecture aussi par les livres et donc ensuite je lance faty en 1999 et je le lance avec cette grille de lecture là quand même pour beaucoup il ya une grille de ce peuple en plus qui à l'époque est complètement méprisés c'est l'époque jospin où il va faire campagne sans prononcer une seule fois le mot ouvrier et pierre mauroy lui dire avec ça s'est passé pas salle de dire ouvriers et on est dans ce ce grand moment de reniement mais qui dure depuis le milieu des années 90 et tout ça je pense qu on en est largement revenue et le rôle de mélenchon là dedans et pas nulles par exemple mais voilà donc on est dans ce temps là et moi à la fois dans une ville populaire et à contre courant de ce qui se passe à gauche à l'époque je m'accroche à parler des salariés a parlé des ouvriers à aller dans les usines est ce qui était une démarche rare à l'époque je veux pas me la raconter mais c'était une démarche rare et donc voilà je je je porte ce combat là plus que les autres à l'époque je me suis diversifiée mais c'est ça a été ma matrix sur bon j'ai fait des trucs sur sur les les animaux maltraités j'ai fait des choses comme ça aussi c'est un monomaniaque mais enfin c'était le coeur de mon engagement et je je je percevais que c'était le grand problème de la gauche électoralement politiquement idéologiquement ne pas réussir à l'échoppé les yeux des gens qui dans mon coin je les dis pour la dernière campagne dans mon coin il ya un fond rouge mais dessus il s'est mis une couche brin lebrun ampli car c'est de la merde et puis c'est la couleur du front national on va moins mon rôle se nettoyer la couche brin ben je voyais en 2002 le pen au deuxième tour et si tu veux le racisme social à ce moment là tu l'entends c'est les ouvriers façon c'est des cons c'est les blancs machins sont nulles bon tu vois comment tu veux ramener les gens à toi si tu y vas en déversant un flot d'injures de critiques de tout ça donc c'est comment au contraire j'essaie de redonner aux gens une fierté qui se reconnaissent dans une parole qui enfin voilà et les ramener voilà comment vous expliquez françois refaire le vous et vous êtes partant de là moins à l'aise d'être critiqué cet emploi à ce terme mais pour ce qui concerne une autre partie des catégories populaires ce qu'ils sont qui sont elles en proie à des discriminations et des stigmatisations qui ne sont effectivement pas ouvriers petits blancs qu on pourrait taxer de duke ont la joie de dupont lajoie pardon et qu'est ce mépris de classe et ce raciste de social là existe évidemment mais aussi il ya quand même cette partie sept autres partis là des classes populaires qui souffrent aussi tout autant et on a l'impression que vous êtes moins moins à l'aise et moins enclins à aller défendre la main avec la même vigueur c'est dû à une histoire mais j'ai beaucoup travaillé au contraire parce que bon j'ai fait des trucs sur intérim et c'était avec les cas des quartiers nord j'ai fait la salle de musculation fin j'ai fait j'ai vécu pendant deux ans et demi là dessus maintenant j'ai eu un déchirement j'ai pu bien me quinquis appel quartiers nord et non la réception a été compliqué sur le quartier donc voila et donc du coup en toute honnêteté j'ai perdu ma base sociale une base sociale qui pouvait vous savez moi j'appartiens la petite bourgeoisie c'est clair mais bon maintenant quand je suis à l'assemblée en plus c'est ça devient hermétique tour le les murs sont épais pour toucher le réel donc il faut absolument que y est comme avoir comme des fils planté dans la société et qui t'envoient les décharges et donc c'est les gens quoi et j'ai perdu mes des charges j'ai perdu mes fils de ce côté là donc ça voilà mais c'est à dire que la question sociale est une façon de régler aussi la question raciale et quand il ne s'agit pas dissocier les deux oui mais moi c'est vrai que je suis je pense que la question sociale domine c'est vrai et je moi aussi j'ai été élu aussi par le quartier nord d'amiens et voilà donc mon objectif est une demeure de rassembler flixecourt et le quartier nord grosso modo et de de tout faire pour que quand je discute à l'entrée de chez whirlpool c'est qu'on ne dise pas que c'est de la faute aux arabes ou que c'est de la faute aux réfugiés ou que c'est la faute aux assistés mais qu'on leur dise voilà le patron google poule vous connaissez pas il s'appelle jeff fettig je vous demande sa baraque aux états unis et 80 chambres il y avait il ya vingt salles de bains il ya un terrain de tennis en extérieur il ya pas voilà et s'entraîner à tenir ses deux bouts justement il ya de la discrimination d'expliquer effectivement nous voyez que ce n'est pas la faute de l'immigré à fond ben je le fais je ne sais c'est de le faire je ne cesserai de le faire de dire que voilà le jeu de sur un parking où il y avait quand même pas mal de militants front national et qui venait venir tenir un autre discours en disant voilà que la cause de votre malheur c'est pas les réfugiés à calais puisqu'on parlait de calais tout à l'heure c'est pas les réfugiés à calais que vous voyez à la télé c'est celui que vous voyez pas à la télé ce mec qu'on ne vous connaissez pas le nom et qui a pourtant décidé de votre destin à amiens donc voilà est-ce que c'est pas une façon d'une certaine manière de après avoir fait la jongle aux mêmes ou je vous en globe avec la france a soumise après avoir réussi en 2012 autour de mélenchon à réunifier un petit peu le nom de gauche a aujourd'hui essayer d'emporter une majorité social dans le pays qui se baserait sur le nom tout court je fais référence autres locaux au référendum de 2005 alors moi je suis pro je suis de gauche je veux pas d'adjectifs derrière je suis pas la gauche radicale je suis pas la gauche de gauche je suis pas l'extrême gauche je suis de gauche mais ça je le suis et on me l'enlèvera pas et je veux un populisme de gauche mais je veux les deux je veux il est bien de gauche mon populisme mais voilà mais ça veut dire quoi ça veut dire que bon on pose comme conflit majeur le l'actionnaire et le salarié leriche contre le pauvre les petits contre les gros vous mettez les termes que vous voulez mais ça c'est ça le conflit majeur mais ça c'est un trésor que j'ai depuis longtemps j'avais écrit un bouquin qui s'appelait la guerre des classes j'ai pu c'est au moment du congrès de reims post élections de 2007 sarkozy c'est dans toute la vague sarkozy et j'avais interrogé un politiste qui s'appelle patrick lehingue et qui expliquait que jusque qu'inciter ça je prenais les discours de mitterrand dans les années 70 sur les mettre de l'argent les maîtres de l'informatique les mètres du sol maîtres du sous sol il est est balèze quand même dans la lutte de classes en paroles mois et donc et puis je la gauche abandonne ce discours là et se recréer toute une série de dessous fracture à la place c'est à dire c'est les hommes contre les femmes moi je vais au quartier d'espérance abbeville j'entendais des trucs contre les handicapés qui était peut-être pas vraiment des handicapés c'est le salarié qui s'en prend aux rmistes qui va pas bosser le matin tu as tout une somme dessous clivage évidemment le principal sous clivage qui existent ça va être franche français contre étrangers et patrick loin il me dit bah oui à partir du moment où on abandonne le clivage majeur les gens est content et on leur dit on dit aux gens ouais mais faux pas peut pas raisonner de cette manière là les choses sont plus complexes aux pattes aussi binaire mais non les gens ils continuent de raisonner de manière binaire sauf qu'à la place de réseaux madame binaire en termes de classes et en termes de richesse en termes de tout ça il continue de raisonner de manière binaire avec ce qu'ils constatent à côté de chez eux plutôt qu'à un clivage construit politiquement donc moi mon objectif c'est de reconstruire le clivage social comme fond dans le clivage riches pauvres pour faire bref petit gros on appelle ça comme on veut et que ça efface où ça atténue où ça diminue les laisse ou clivage quoi et que ça permette de rassembler du coup une majorité ou du monde quand vous l'avez dit vous êtes de gauche vous êtes aussi je crois enfin vous dites en tout cas protectionnistes je propose de revoir un une vidéo en fait c'est olivier besancenot qui vous répond c'est lors d'un débat organisé par le temps des lilas voilà on regarde on en reparle après dis tout net je mets les pieds dans le plat moi je suis pour la protection maximum des travailleurs contre le capital par tous les moyens nécessaires mais le protectionnisme c'est pas une nouvelle branche de la sécurité sociale c'est un sens politique c'est un sens politique est comme toi moi j'ai pas de réponse toute faite j'ai pas de solution absolue parce qu'on est fait c'est que des fois que très compliqué mais le protectionnisme ça je parle même pas de l'historique de deux pistes et d'où ça vient et c'est je parle de son sens politique de sa signification le protectionnisme c'est pas simplement de la protection sociale s'est donné la possibilité à un pays de se protéger de la concurrence étrangère en établissant des taxes alors sur des critères qui sont en effet pas les mêmes soins du point de vue mais c'est ça le protectionnisme et ça pour moi c'est un leurre c'est un leurre périlleux et je continue à le penser en effet les discussions avec les militants syndicalistes et je dis pas que je les ai convaincus à chaque fois loin de là je pense qu'il faut les avoir alors pourquoi je pense que c'est un leurre parce que je pense que ça apporte d'abord d'une analyse un peu en trompe l'oeil de la situation mais qui est tentante j'avoue parce que ça renvoie à des faiblesses de nos solutions à nous notre famille politique j'entends remettre remettre sur le dos du libre échange et donc de la concurrence étrangère les raisons fondamentales est essentiel exclusive même chez certains c'est pas ton cas des méfaits du capitalisme et du nivellement vers le bas des acquis sociaux je pense pas alors il ya fabien escalona qui nous a rejoint protectionnisme social démocratie européenne qui sort d'ailleurs un ouvrage récemment et qui dont c'est l'anniversaire aujourd'hui jacques et les voulais vous poser quelques questions justement sur protectionnisme est l'heureux protectionnisme et rome la première c'est pour rebondir sur l'extrait convient d'entendre d'olivier besancenot parce que le protectionnisme ce sujet là il permet d'attraper à la fois ce que vous disiez tout à l'heure sur le tout marché le taux concurrence qui rassemble des tas de cause aujourd'hui ça permet aussi de d'illustrer votre combat pour les intérêts des milieux populaires et contre le protectionnisme il ya un fond assez hétéroclite il y avait d'un côté on a des libéraux dont certains viennent de la gauche qui par définition sont contre le protectionnisme et puis aussi une gauche je passe il faut dire radical altermondialistes qui elle se méfie protectionnisme et l'idée de besancenot c'est de dire au fond justement comme comme vous le disiez tout à l'heure il ya un rapport de classe un rapport capital travail c'est ça qui est centrale et qu'au fond en passant par libre échange en passant par le protectionnisme on impose un clivage qui épisode de nation à nation et donc la question que j'avais c'est fini quel est votre protectionnisme à vous pour éviter ce dérapage là où cette critique la sq il faut dire puisque tu dis qu'il ya une diversité chez ceux qui sont opposés au protectionnisme et il faut aussi dire qu'il ya une diversité ce que chez ceux qui y sont favorables et pour une raison simple c'est que pour moi le protectionnisme n'est pas une finalité c'est un moyen ce n'est pas une fin c'est un moyen c'est ça doit être regardée juste comme un outil et non pas comme une finalité politique ça veut dire que en permanence quand on dit je veux je veux prendre mettre en place des mesures protectionnistes on doit dire donc à quelles fins on le fait et ba à quelles fins c'est la justice fiscale pour pas que on aille chercher de l'impôt sur ce qui était le plus bas ailleurs c'est le relèvement des salaires ou de la protection sociale en général et c'est l'élève mans des normes environnementales et qui je pense sont très nettement dominée par le libre échange la deuxième réponse que j'aurais mais je pense qu'on peut discuter très bon moment là dessus deuxième réponse que j'aurais c'est de dire si c'est pas le protectionnisme qu'est ce que c'est et pour moi il ya protectionnistes pour libre échange ce pas dire qu'il ya pas tout une gradation le protectionnisme pour moi c'est du bricolage c'est du bricolage ça veut dire qu'on doit se demander dans quelle quotas d'importation quelle taxe aux frontières et ainsi de suite mais à un moment si on veut 0 protectionnisme il faut se dire qu'on accepte le libre échange et qu'on veut le libre échange il faut le dire il faut l'admettre je veux dire marx fait ce choix là c'est ce que je dis à besancenot jeudi marque fait en effet le choix de dire je choisis le libre échange contre le protectionnisme mais pourquoi marc fait ce choix là pourquoi engels soutient ce choix là à l'époque parce qu'il dit le livre échange va nous mener un tel niveau de catastrophe est tellement vite que ça va être une catastrophe mondiale et que donald etra le socialisme c'est de dire qu'il ya une grosse partie sa libération ce qui est organisé par des firmes par des multinationales et qu'en fait c'est compliqué d'aller taxer par exemple des produits finis qui incorpore d'aidés d'état d'éléments venus de tas de pays et c'est compliqué d'appliquer du protectionnisme et dès que la vraie action c'est contre les firmes multinationales et leur fonctionnement et leur décision je dis pas que les choses soient simples je dis pas que je sois semblait si tu cours hier par exemple sur le plan agricole sur ce terrain là les choses peuvent être relativement simple elles sont pas si compliqué que ça on n'est pas sur des produits transformés à oued valeur ajoutée mais tu regardes le cas du lave linge ou du sèche-linge de whirlpool on n'est pas sur un cas très compliqué on est sur une pure délocalisation en pologne alors c'est un travail européen c'est là la difficulté que je pense tu vas levée ensuite mais on est sur un cas de délocaliser localisation en pologne pour des pures raisons de coût et non pas pour des raisons de marché puisque ce qu'il s'agit pas de se rapprocher des marchés lesquels je crois que 80% des sèche-linge voit au delà sont vendus au nord de la france en pays bas dans le nord de l'europe donc là donc là ça peut tu peux imaginer des formes de protectionnisme différentes ça peut être une taxation au kilomètre mais il faut considérer que la taxation au kilomètre qui va sans doute être plus accepter que septembre pour olivier besancenot là cette gauche là bas c'est du protectionnisme alors on peut faire du protectionnisme sans le dire mais moi je préfère le dire je préfère le dire parce que je préfère qu'on se dise quel est le but qu'on poursuit derrière mais voilà si jamais on décidé de faire une taxe kilométrique c'est une mesure protectionniste et j'y suis favorable je suis plus c'est comment on fait pour rapprocher les lieux de production des lieux de consommation et bien là on avec la taxe kilométrique par exemple mais avec des quotas d'importation des taxes aux frontières et tout ça on a un certain nombre d'outils qui sont à portée de main jeudi un certain nombre de tickets sont à portée de main c'est vachement important moi je suis allé interroger des tas de douaniers puis tout ça pour demander comment ça marcherait mais l'avantagé de ces trucs là c'est qu'on a les outils sous la main c'est que les gars ils savent faire et services existent c'est pas compliqué et même on l'a fait pendant des décennies sans que ça soit compliqué et ça n'a pas été le fascisme sap a été l'auteur si tu vas entre l'autarcie et une dose de protectionnisme et à tout un continent possible et ça ça c'est fait c'est de la régulation de marché c'est pas révolutionnaire c'est plutôt qu'à moi je pense que si après on se place dans une perspective de lutte c'est que que ça se joue sur un terrain un peu plus ferme et ça rend possible de nouveau des luttes parce qu'aujourd'hui le problème qui a c'est que dès qu'il ya des qu'il ya à une lutte qui est qui est possible qu est-ce qu il ya le chantage à la fuite et ça tue toute lutte je m'arrête pas ce que je vois que tu vends pour la parole exactement parce qu'il ya une question vous avez vraiment posé qui concerne justement l'union européenne vous l'avez abordé parce que typiquement et on le voit avec le ceta en ce moment on n'a pas le temps d'en parler mais le libre échange il est intégré à la question européenne failles et des centrales dans les institutions européennes dans les traités européens même chose pour la libre circulation des capitaux même chose pour toute une série de règles budgétaires monétaires qui sont hyper contraignantes pour les états et comme réponse à ça la france est soumise à sa directive plan a plan b plan à on essaye de tout transformer pour faire des politiques alternatives si ça marche pas plan b on fait un référendum on propose aux gens qu'est ce qu'on fait et ce qu'on sort finalement est ce qu ont défait les miens avec l'union européenne moi je voulais ça est-ce que ce dialectique l'appelant à un plan b qui a été défendu par mélenchon pendant la présidentielle est ce que ça vous convient est ce que vous êtes convaincu c'est vraiment pas quelque chose qui me pose problème mais je vais dire autre chose tu vas très concrètement aujourd'hui on observe le projet de loi gris culture je fonctionne comme ça je suis dedans donc voilà je pense que dès maintenant on devrait désobéir et c'est pas la sortie des traités ce qui est prévu dans le plan a en gros ça fait impression certainement voilà on dit pas qu'on ce qu'on dit pas qu'on sort de l'union européenne mais en effet on désobéit ça veut dire qu'on instaure par exemple dans cette loi-là des prix planchers et puis ça fait un bras de fer avec bruxelles et puis on voit bien ce qui en sort mais concrètement aujourd'hui dès maintenant on pourrait poser un certain nombre de choses ont du ballon on n'est pas d'accord pour que ça fonctionne comme ça nous on va le faire vous derrière vous nous direz vous mettez en place des sanctions des machins et tout ça et bah tant pis mais c'est vrai que de toute façon si on se place dans le dans le cadre de l'obéissance à l'union européenne aucune politique dissidente différentes n'est possible cette ce truc moi c'était l'un de mes moteurs politique aussi c'était le traité constitutionnel européen en 2005 je pense que dans dans la mémoire collective c'est un grand moment de rupture quand même quand je c'était la première fois que je lisais un texte de cette nature je pensais que j'étais pas capable de lire ça tu vois j'ai pas fais un truc de droit et machin je me plonge là dessus c'est l uma qui avait publié le truc gto toi là tu me souviens éboue nouvelle épiphanie tu vois je suis miss leaque japon mystique mais bon sens libre relier circulation des capitaux et des marchandises y compris avec les pays tiers sati répéter toutes les trois lignes enfin tous les trois articles mettons enfin c'est énorme et surtout cette notion de y compris avec les pays tiers c'est à dire d'avoir pour objectif non seulement que au sein de l'europe les capitaux et des marchandises il fait ici recul de la meilleure des manières mais que ça soit étendu à l'échelle du monde c'est un projet des murs gic eux ils ont un projet de mur j qu'ils ont un projet utopique l'abolition des frontières pour les capitaux et les marchandises à l'échelle mondiale et étudier moi je n'oppose as a aucun projet aujourd'hui révolutionnaire je pose du bricolage de la régulation des tentatives de faire autrement de contenir ce métier devenir révolutionnaire si vous désirez lycée la pompe possible mais j'espère qu'on va y aura des semences de dissidence quoi oui je pense je pense qu'il ya plein de projets comme ça tu vois le secret des affaires on se retrouve sur le secret des affaires donc assurer davantage d'opacité pour que les multinationales on est encore moins accès aux comptes des multinationales et tous âges bon je fais bref quoi mais ça vient de l'union européenne on te dit de l'adapter et c'est tout et tu l'acceptés tu le prends est apte à rien à dire là-dessus bon bah non si on veut moi je suis pour donner davantage de droits aux journalistes de donner davantage de droits aux associations ainsi de suite c'est pas dans le truc et bien il faut le mettre mais là sur la concurrence jeudi le du projet de loi à nouveau projet de loi ferroviaire là j'avais vu d'ailleurs il ya des années j'avais fait un dossier sur le transport en europe tu vois j'avais appelé la commission européenne en dix ans mais parce que les transports de marchandises inutiles tu vois je parlais du lave linge tout à l'heure mais moi j'étais homo ou tunnel du mont-blanc et on voyait passer des cochons dans un sens et je demandais aux mecs mais qu'est ce que vous faites avec les cochons dans l'est on vienne des pays bas on les fait découper à parme et remonte dans le nord sous forme de jambon de parme tu vois pas ce qu'ils ont été découpés là bas on connaît l'histoire des crevettes qui traverse toute l'europe en camion et instituts est bon comment tu fais pour compte pour contenir ça il ya un problème est qu'un problème environnemental aussi et quand tu lis le nouveau pacte ferroviaire là où il n'y a pas une seule fois le mot biodiversité où il n'y a pas une seule fois le mot réchauffement n'y a pas une seule fois le mot climat est à 85 fois le mot concurrence je veux dire je pense que c'est c'est d'un dogmatisme qui je l'espère dans 30 40 50 ans disant mettre ces gens étaient fous l'usi nagasaki construite sur les trucs agroalimentaire pour pas dire prix plancher mais pour contourner ça dans tous les sens pour pas se faire mettre mal avec bruxelles je pense que j'espère que dans 30 ans vient mais il était complètement dingue de construire des trucs aussi compliqué quoi en soirée ça on va on vous invitera pour continuer à parler parce qu'on passe un bon moment on va se quitter en faisant une allusion quand même aux reporters vous avez mentionné avoir été j'espère que vous continuez à être vous êtes un député êtes au député reporter et vous essayez de faire monter de continuer d'une certaine façon à faire votre travail au sein de l'hémicycle on va voir un extrait avant de se quitter mais avant c'est qu'il est une toute dernière question justement aux journalistes que vous êtes est-ce que vous reconnaissez dans la critique globalisant du parti médiatique qu'elle est faite aujourd'hui par votre mouvement est ce que est ce que vous pour vous qui avez marqué des générations de journalistes avec votre premier livre si je ne m'abuse en 2002 ou 3 3 les petits soldats du journalisme aux éditions les arènes est ce que cette critique là qui était mesurée qui taper juste aujourd'hui ne part pas dans tous les sens et tape tout le monde de façon indistincte moi je partis mon idée le parti d'après c'est de l'argent puisque ont participé à un journal qui s'appelait pour lire palu plpl et on disait le parti de la presse et de l'argent et il a une existence quand on dit que je ne sais plus il ya eu neuf milliardaire il me semble qui possède 80% mais en oeuvre l'argent en sommes comme les dépendances alors voilà bon ceci dit des fois que je passe sur les services publics étudient bon sens on ne sait pas mais je en revanche moi je suis pour je pense qu'on peut faire des jeux je pense qu'il ya divers journalisme qui existent ça c'est une certitude et je vois par exemple parler vous parlez de traité constitutionnel européen de 2005 et je me souviens de cette très grande tension à l'époque entre d'un côté les éditorialistes je déteste les éditorialistes enfin j'aime pas ce à quoi je c'est pas mon truc il y avait une tension entre les yeux tristes qu'ils aient oui oui et tu qu'un autre côté tu avais à l'époque des reporters qui te montraient qu'il y avait des gens qu'on disait tu allais tu aller chercher du travail et en roumanie on va aller chercher un plombier polonais pas tu vois et avait une tension à l'intérieur même des médias entre le reportage et le journalisme et les éditoriaux et je pense que ça le un système comme les médias de toute façon c'est traversé de contradictions et nous il nous faut jouer avec ses contradictions les comprendre et on est maintenant je suis toujours pour que le système médiatique qui fonctionne bien autrement que la manière dont il fonctionne les gens du milieu je fais des amendements j'ai fait des amendements pour faire faire sauter les cartels parce que ce sont des cartels qu'on a aujourd'hui mais j'ai fait des amendements aussi par exemple sur le secret des affaires pour accorder davantage de droits aux journalistes par exemple le droit de pouvoir accéder aux entreprises le pouvoir le droit de pouvoir accéder au rapport de l'inspection du travail ainsi de suite quand il ya de ça qui se passe à l'intérieur d'entreprise et je pense que on il faut qu'on veille à favoriser je dirais contre les médias les journalistes les journalistes qui veulent faire de leur travail à l'intérieur des médias qui peuvent contenir ce désir là quoi merci françois réfère vasco press qui était avec une de vos des vidéos qui a le plus cartonné de vous dans l'hémicycle c'était votre intervention le 8 mars dernier lors de la journée du droit des femmes et qui était consacré un petit peu à aux femmes de ménage à l'assemblée nationale je vous remercie beaucoup france en référence forum merci fabien escalona et pauline greul de vous avoir accompagné lors de ce grand entretien et à une prochaine et je vous laisse pour un débat sur le simple réforme de la justice un khmer rendez-vous louvre opéra pour faire la fête à maquereau peut-être que les intervenants du plateau suivant ils sauront je vous remercie à tous et on envoie le magnéto suivant ils sauront je vous remercie à tous et on envoie le magnéto de du 8 mars dernier toutes les entreprises toutes les institutions les universités les régions les lycées maintenant les collèges les hôpitaux les gars externalisent leur entretien ça fait moderne externalisés ça fait des économies sur tout ça signifie que si l'ancien mouvement au fil des décennies à travers le pays des milliers de femmes et à vrai dire des centaines de milliers de femmes ont été poussés vers la précarité vers des horaires coupés vers des pays arabes et je le mentionne enfin parce que ça vaut pour le ménage mais au delà aussi ça marche pareil pour les avs auxiliaires de vie sociale et auxiliaires de vie scolaire pour les assistantes de maternelle pour les emplois à domicile en tout genre pour toutes celles des femmes le plus souvent pour toutes celles qui s'occupent de nos enfants des personnes âgées ou handicapées quand ce travail n'est pas purement et simplement gratuit dans la ferme familiale compté pour 0 dans un pib aveugle vous savez j'entends volontiers parlé ici dans cet hémicycle ailleurs d'une société de service et chaque fois ça nous est vanté avec gourmandise comme une promesse de bonheur forcément nous sommes du côté des services servi ici à l'assemblée aux petits oignons servi dans les hôtels servi dans les supérettes servi jusque chez nous par des nous nous méfions nous méfions-nous que cette société de service ne soit pas une société de servitude avec le retour des serres et des servantes des bonniches mais sous un nouveau visage sous un autre nom plus moderne plus acceptable et qui nous laissent à nous la conscience en paix [Musique]
François Ruffin