L'invité politique Sud Radio - Avec Bruno Le Maire, ancien ministre de l'Économie et auteur de "Le temps d'une décision" (Gallimard)
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquili. C'est l'heure du grand entretien politique sur Sud Radio. Bruno Le Maire, invité exceptionnel de Sud Radio, est avec nous dans le studio de Sud Radio. Et vous avez accepté, monsieur le ministre, de rester jusqu'à 9h tout à l'heure. Vous avez été donc 7 ans aux manettes, ministre de l'économie et des finances. La présidentielle, la canicule, la dette, les envies de réforme. Vous allez aborder tout ça, mais tout de suite, l'entretien avec Jean-François Aquili. Messieurs, c'est à vous. Bonjour Bruno Le Maire. Bonjour Jean-François Aquili. Nous allons évoquer effectivement ce que vous dites dans votre livre de l'état de la France.
Le ton d'une décision publiée chez Gallimard de la France, de ses institutions. De la question de la dette qui vous a été imputée. Et d'ailleurs, vous remettez au passage quelques pendules à l'heure. Nous allons y venir. Mais tout d'abord, effectivement, c'est un cas d'école. Gestion de la canicule Bruno Le Maire. Nouvel épisode qui devrait arriver que les Français redoutent déjà. Sébastien Lecornu, le Premier ministre, que vous connaissez bien, a dit, l'ensemble de la chaîne a tenu. Or, le pays a souffert, il faut le rappeler. Peut-on dire vraiment que la France a été à la hauteur ?
Je ne vais pas porter de jugement sur les uns et sur les autres. C'est un peu facile. Je pense que là où nous ne sommes pas à la hauteur, c'est sur l'adaptation au réchauffement climatique. Par pure idéologie. C'est une idéologie qui nous a fait dire à un certain nombre de personnes, dans le fond, il faut lutter contre le réchauffement climatique sur le long terme. C'est la priorité absolue. S'adapter, c'est déjà renoncer. Je crois exactement le contraire. Il faut faire les deux.
S'adapter tout simplement pour que ce soit vivable, vivable dans les crèches, vivable dans les écoles, vivable dans les chambres d'hôpitaux, et qu'on ne fasse pas d'idéologie, qu'on pense juste au bien-être des Français. Et puis, sur le long terme, être capable de lutter contre le réchauffement climatique, réduire nos émissions de gaz à effet de serre, ce que nous avons bien fait depuis une quinzaine d'années, pour garantir que nous combattons ce dérèglement climatique qui nous touche tous. Mais l'un n'est pas exclusif de l'autre. Dans le fond, je trouve que c'est un cas d'école sur le fonctionnement français.
Et à quel point, des batailles idéologiques qui nous empêchent de régler sereinement, pragmatiquement, les problèmes auxquels nous sommes confrontés. Les canicules, elles sont plus longues, elles sont plus fréquentes. Elles sont plus difficiles pour les personnes les plus fragiles. Donc, il y a une urgence à s'adapter à ce réchauffement climatique, à la construction, dans la climatisation.
Oui, mais vous dites quoi ? Il y a eu cette longue mise au point de Sébastien Lecornu en hémicycle hier à l'Assemblée nationale, pendant les questions au gouvernement, face aux écologistes. Vous avez, quand je dis vous, c'est le gouvernement, été empêché de réformer là-dessus ?
Je dis que par idéologie, par refus de voir la réalité en face, nous n'avons pas été suffisamment rapides dans l'adaptation de nos compatriotes au réchauffement climatique, dans l'adaptation de notre économie au réchauffement climatique. Et donc, on découvre que les trains roulent moins bien quand il fait très chaud, que les rails se distordent, que la vie est invivable pour les personnes âgées qui sont en EHPAD, très difficiles pour des malades qui sont dans leur chambre, impossibles pour des gosses qui sont à l'école et pour les enseignants qui doivent s'occuper d'eux.
Mais vous dites quoi ? C'est un manque de vision, un manque d'anticipation ? C'est un manque de lucidité.
Ou un manque d'argent aussi ? Non, c'est d'abord un manque de lucidité et un manque de pragmatisme. Le réchauffement climatique, il n'est pas pour demain ou pour après-demain, il est là. Il s'accélère et il pose des questions de santé publique et de bien-être à nos compatriotes auxquelles nous devons apporter des réponses immédiates. Ça s'appelle l'adaptation au réchauffement climatique.
Ce serait quoi une réponse immédiate ?
Une réponse immédiate, c'est construire différemment, c'est avoir d'autres formes d'architecture, c'est équiper les bâtiments publics, que ce soit les écoles, les hôpitaux, les EHPAD, tous les lieux qui accueillent des personnes fragiles avec de la climatisation, c'est repeindre différemment les toits, c'est végétaliser les villes, tout ce qui a commencé à être fait et très bien fait par certains maires, mais en accélérant et en ne se posant pas de questions, en ne se disant pas, avec une espèce de mauvaise conscience, si je m'adapte au réchauffement climatique, c'est que je ne lutte pas contre le réchauffement climatique.
Je crois exactement le contraire. Il faut s'adapter. C'est-à-dire, faisons de la clim, même s'il est plus chaud ?
Ça veut dire qu'on peut prendre des décisions immédiates pour lutter contre le réchauffement climatique et s'adapter à cette réalité immédiate du réchauffement climatique sans renoncer à une ambition plus vaste et de plus long terme qui est de lutter contre le dérèglement climatique. Vous savez, il y a quelques années, quand le général de Gaulle avait lancé le grand plan pour le nucléaire, qui était un plan visionnaire sur le développement du nucléaire civil, il avait créé le commissariat à l'énergie atomique qui était chargé de mettre en place le développement de cette énergie atomique, de renouveler à chaque fois le parc, de s'adapter, de développer les solutions pratiques.
On pourrait très bien réfléchir. Un commissariat à l'adaptation climatique qui aurait vocation, justement, à réfléchir à toutes les mesures qui sont nécessaires, à les évaluer, à les mettre en place de manière organisée, structurée et surtout rapide. Sans créer un nouveau machin, quand même, au passage. Sans, évidemment, créer un nouveau machin. Parce qu'il y a beaucoup de machins. Il y a beaucoup de machins parce que nous ne sommes pas capables de définir clairement les responsabilités de chacun.
Pour moi, l'adaptation au changement climatique, au dérèglement climatique, elle est de la responsabilité de l'État qui doit, avec ce commissariat à l'adaptation climatique, être capable de prendre les décisions nécessaires. Mais ensuite, c'est aux régions, c'est aux collectivités locales de prendre les décisions nécessaires parce que c'est elles qui sont les musées même de savoir ce qu'il faut faire en matière de transport public, en matière de logement, en matière d'équipement public.
Sauf que, Bruno Le Maire, nous n'avons plus d'argent pour ce type d'ambition, du moins là, actuellement, il y a le problème de la dette. L'OCDE, c'est tout neuf, qui appelle un redressement important, je cite, et durable des finances publiques de la France en résiduant ses dépenses afin de stabiliser son importante dette. D'abord, les caisses sont vides, ça n'a échappé à personne. Franchement, ça fait des années que l'on entend ça, Bruno Le Maire. Vous pensez que c'est un constat de l'OCDE ? Quelle réaction ? On va venir à ce que vous dites dans votre essai là-dessus.
Passons du constat à la décision, essayons de nous projeter.
Le temps d'une décision,
je rappelle, c'est le titre de votre livre. Pour moi, c'est le temps d'un changement de modèle qui, aujourd'hui, ne donne pas les résultats que les Français sont en droit d'attendre. J'ai quitté la vie politique depuis deux ans pour travailler dans une entreprise privée de la tech qui s'appelle ASML, qui travaille à la production de semi-conducteurs. Et j'essaie de comprendre ce qui nous arrive à nous, Français. Je vois qu'on va finir l'année 2026 avec plus de 8% de taux de chômage, une dette qui a fortement progressé depuis que je suis parti du ministère des Finances.
Elle a encore progressé de 285 milliards d'euros, une désindustrialisation qui s'accélère, beaucoup d'entreprises qui, avec l'IA, vont licencier beaucoup, beaucoup de personnes, ce qui me préoccupe profondément, et un pays qui n'a jamais été aussi divisé. Donc, c'est la preuve que notre modèle est en bout de course. Il est à bout de souffle. Et donc, l'objectif, ce n'est pas de faire une réforme ici ou une réforme là. C'est d'anticiper et de proposer un nouveau modèle qui garantisse la prospérité aux Français et l'autorité de l'État partout sur le territoire. Vous dites, on manque d'argent. Oui. Parce que nous vivons depuis des décennies et des décennies sur un État-providence.
Ça s'appelle la mauvaise dette.
Oui, mais ça s'appelle l'État-providence. Pour être tout à fait clair. C'est-à-dire, cette idée que, en France, l'État doit pourvoir à absolument tout. Il doit tout rendre gratuit. Il doit distribuer des subventions. Il doit distribuer des aides sociales à tout le monde et tout ça financé sur le dos de ceux qui travaillent. L'État-providence, nous devons en tourner la page. Nous devons tourner la page de l'État-providence pour construire un autre État qui va se concentrer sur ses activités de protection, d'anticipation, on l'a vu, sur le climat et d'accompagnement et de protection des plus faibles. C'est un autre État qu'il faut construire.
Vous dites construire un autre État. D'ailleurs, vous pointez les manies. Les manies, vous dites manies gouvernementales, trop de ministres, administratifs, trop de règles législatives, trop de lois. Bruno Le Maire, sur ce sujet de la dette, il y a un temps fort dans votre essai, votre livre, votre récit, en fait, le temps d'une décision. Vous racontez ces 24 heures terribles. Vous êtes nommé ministre des armées et pendant 24 heures, sur les plateaux des chaînes d'info et ailleurs. Vous êtes l'homme aux mille milliards de dettes. Ça vous a fait mal ?
Non. Je vais vous dire si des choses pareilles vous font mal, il faut faire un autre métier que la vie politique.
C'est-à-dire qu'on vous avise sur vous les mille milliards de dettes additionnelles ?
Oui. Mais je pense que les Français sont plus lucides que ceux qui ont voulu mettre ce fardeau sur les épaules. Moi, je prends ma responsabilité de ministre des Finances. J'ai voulu rétablir les comptes. J'ai proposé des baisses de dépenses. J'en ai engagé début 2024.
Mais je constate que le plan de rétablissement des comptes publics a rencontré l'opposition totale de tous les partis politiques sans exception qui ne voulaient pas la désindexation des pensions de retraite, qui ne voulaient pas le doublement des franchises médicales que j'ai fait passer, qui ne voulaient pas sortir du bouclier tarifaire sur le gaz ou sur l'électricité et qu'ensuite, il y a eu la dissolution qui a stoppé net notre effort de rétablissement des comptes. Moyen en quoi, on le voit bien, les comptes dérapent. On a repris 150, 250 milliards d'euros de dettes depuis deux ans et surtout, nous allons avoir probablement près de 6% de déficit en 2027.
Donc, la question maintenant n'est pas de regarder le passé et de se plaindre sur ce qu'on vous a mis sur les épaules. Peu importe. Ce qui compte, c'est comment, tirant les leçons de cette expérience, on réduit la dette française dans les années qui viennent. Et moi, je le redis avec beaucoup de force. vous ne réduirez pas la dette française si vous ne réduisez pas deux dépenses, la dépense sociale et la dépense sur les retraites.
Et donc, comme je vous le disais précédemment, si vous ne sortez pas de l'État-providence, tant que vous restez dans la logique de l'État qui paye tout pour tout le monde et dont l'objectif est de rendre tout gratuit pour tout le monde, partout, en redistribuant chaque fois des allocations, des aides, des subventions sur le dos de ceux qui bossent et qui n'en peuvent plus de payer pour cet État-providence, vous irez dans le mur. Je revendique des solutions qui sont peut-être difficiles à entendre mais qui ont le mérite de l'efficacité. Vous devez réduire la dépense sociale. Vous devez faire plus sur les médicaments. On a doublé la franchise.
Il y a beaucoup de médicaments qui continuent à être remboursés alors qu'ils ne sont pas forcément ni efficaces ni nécessaires pour ceux qui les consomment. Vous devez sur les retraites désindexer les pensions de retraite et transformer notre système de retraite pour avoir un meilleur équilibre entre répartition et capitalisation. Voilà la direction.
Je voudrais affiner sur ce que vous dites mais je ne sais pas si on peut faire campagne présidentielle sur des thèmes où vous direz aux gens vous aurez moins d'aide, moins de retraite et vous allez être disqualifié de suite.
Non, je ne pense pas du tout que les Français ne soient pas prêts à entendre des choses que de toute façon ce n'est pas ce terme de discours de vérité tout le monde l'emploi c'est un peu le pont aux ânes des responsables politiques. Un discours tout simplement de justice. La justice Jean-François Kili c'est que ceux qui travaillent ne voient pas quasiment la moitié de leur salaire partir en charge et en impôts. La justice c'est que ceux qui travaillent ne payent pas systématiquement pour des prestations pour soit ceux qui ne travaillent pas soit ceux qui viennent sur le territoire français qu'il faut accompagner ou financer.
La justice c'est que ceux qui rentrent sur le marché du travail qui ont 18 ans, 20 ans, 22 ans qui sont confrontés à la révolution de l'IA qui voient bien que leurs diplômes ont moins de valeur qui ont du mal à trouver leur place à qui on propose des salaires qui sont souvent des salaires très modestes ne se disent pas on va payer pour des gens qui sont partis à la retraite et qui ne font pas d'efforts puisque leurs pensions sont systématiquement indexées sur l'inflation et je suis convaincu que tous ceux qui sont aujourd'hui à la retraite qui aiment leurs enfants qui aiment leurs petits-enfants si on leur dit pendant 5 ans nous allons désindexer les pensions de retraite les plus élevées pas toutes pas celles des plus modestes et ça va nous permettre de financer la protection de ceux qui ont vraiment des difficultés la protection de ceux qui sont malades et les retraites de nos enfants les gens seront d'accord si vous leur dites on met en place un régime par capitalisation je suis le ministre des finances qui a mis en place ce produit d'épargne retraite on avait dit ça ne va pas marcher ça n'intéresse pas les gens allez s'il y a 3 millions de souscripteurs ce sera bien le Pérou 13 millions de souscripteurs qu'est-ce que ça veut dire que les français sont plus intelligents et plus lucides que leurs responsables politiques ils sont tout à fait prêts à mettre de l'argent de côté pour en bénéficier au moment de leur retraite
d'un mot Bruno Le Maire vous dites les oppositions n'ont pas permis de réduire la décision dans votre récit le temps d'une décision vous évoquez quand même le post-Covid vous proposez de réduire de fermer le robinet ça vous est refusé il y a une campagne présidentielle qui arrive je parle d'Emmanuel Macron il veut vous nommer à un moment donné nous sommes en 2022 il vous propose Matignon vous lui dites j'arrive je veux aussi le ministère des finances pour justement resserrer la dépense publique il vous répond c'est beaucoup il vous passe la main dans le dos et vous n'êtes pas premier ministre il lui aussi il s'y est mis un petit peu dans l'histoire non il n'y a pas que les oppositions c'est ce que vous racontez dans votre récit
c'est un grand classique de la 5ème république qui est le désalignement entre le président de la république et son ministre des finances sur le rythme de rétablissement des comptes nous avions un objectif partagé avec le président de la république nous en avons parlé souvent et je ne fais pas partie de ceux qui tapent sur le président de la république une fois qu'ils ont quitté leur poche je ne trouve pas ça très digne ni très respectable mais le combat permanent qui existe entre le ministre des finances qui veut rétablir très vite les comptes et le président qui dit j'ai la charge de la nation il faut aller un peu plus lentement il est classique donc nous avons engagé un certain nombre de réductions de dépenses nous avons commencé ce rétablissement des comptes le véritable regret que j'ai c'est que ce plan de rétablissement des comptes qui nous aurait permis de rétablir les comptes en trois années c'est pas simplement qu'il fallait le faire tout de suite c'est qu'il ne fallait pas le torpiller avec la dissolution de 2024
c'est dit derrière chose et avec Jacques Cardos nous allons interroger interpeller les auditeurs mais le maire vous restez vous avez accepté merci beaucoup de rester jusqu'à 9h parce que vous aurez tout à l'heure des échanges avec les auditeurs Jean-François une dernière question avant la pause parce qu'évidemment on va poursuivre sur la question de la présidentielle 2027 et puis je retiens déjà des choses extrêmement intéressantes qu'on va creuser avant de donner la parole aux auditeurs de Sud Radio c'est presque je pose la question avec vous Jacques c'est presque un discours de candidat à la présidentielle de conviction que vous portez là ce matin vous avez une vision
c'est un discours de conviction ce qui me frappe beaucoup aujourd'hui dans le débat c'est qu'on parle beaucoup des personnes mais qu'on ne se demande pas voilà on a un nouveau chef de l'état le 2 mai je crois c'est la date qui a été retenue pour le deuxième tour de l'élection présidentielle c'est quoi les trois priorités de ce candidat moi je vois plein de réformes plein de propositions plein d'idées qui jaillissent très bien mais je ne vois pas de vision et de priorité sur un quinquennat ou deux quinquennats pour le prochain président de la République ce que je veux souligner c'est à quel point pour moi aujourd'hui il y a trois sujets qui sont prioritaires le premier c'est l'appauvrissement des français nous devons y remédier par le travail par l'investissement et en nous plongeant totalement dans cette révolution numérique en cours dans laquelle il y a plein de prospérité à prendre pour nos compatriotes pour le peuple français le deuxième sujet tous les derniers événements nous le rappellent cruellement douloureusement c'est l'autorité de l'état partout sur le territoire le troisième sujet c'est l'Allemagne car je suis très préoccupé de voir l'Allemagne faire cavalier seule en Europe investir massivement sur la défense se distinguer de la France renoncer au programme d'avions de combat en commun le SCAF et avoir avec les Etats-Unis ou avec la Chine une vision assez différente de celle que nous avons nous français prochain chef de l'état sa première décision devrait être d'aller à Berlin de rencontrer le chancelier et lui poser trois questions qu'est-ce que nous faisons que les Etats-Unis qui ne sont plus nos alliés qu'est-ce que nous faisons avec la Chine qui va détruire toute notre industrie pan par pan de l'industrie automobile à l'industrie aéronautique et qu'est-ce que nous faisons nous ensemble français et allemands pour peser sur le cours du monde
pour rétablir le couple
franco-allemand qui est distingué plus que le couple une vraie union franco-allemande qui nous permet de peser face à l'affirmation de la Chine et au retrait américain vous ne voyez pas 50 priorités pas 1000 mesures pas 25 propositions par jour trois sujets majeurs l'appauvrissement des français l'autorité de l'Etat et l'Allemagne
et sur ce point d'ailleurs vous dites que beaucoup n'ont pas de vision et vous vous en avez une sur l'Europe notamment puisque vous faites une vraie proposition avec une Europe beaucoup plus resserrée on va y revenir dans un instant Bruno Le Maire puisqu'on va marquer une petite pause vous parlez d'une Europe non plus à 27 mais à 6 ce serait évidemment une révolution vous allez nous en parler on va reparler évidemment de cette autorité de l'Etat du travail des pistes que vous envisagez pour enfin essayer de réduire la dette et pour que le fardeau ne pèse pas sur les jeunes générations au profit des anciennes générations et puis vous avez eu des mots forts nous n'avons pas été à la hauteur concernant le dérèglement climatique vous proposez un commissariat à l'adaptation au règlement climatique et vous dites qu'il ne doit pas y avoir de mauvaise conscience voilà on vous retrouve dans un instant il est 8h33 on poursuit l'entretien avec Bruno Le Maire et avec Jean-François Aquili à tout de suite Bruno Le Maire est l'invité exceptionnel de Sud Radio jusqu'à 9h Bruno Le Maire vous sortez le temps d'une décision chez Gallimard comme tous les hommes politiques qui aujourd'hui se positionnent on a besoin d'un livre pour écrire sa vision le temps d'une décision est-ce que puisqu'on va dans un instant interroger un certain nombre de nos auditeurs qui vont directement vous poser des questions est-ce que ces 17 mois de retraite entre guillemets vous ont permis de vous reconnecter d'une certaine façon avec la vraie vie alors je sais que c'est un peu voilà peut-être un peu simpliste de dire les choses comme ça mais c'est vrai que d'une certaine façon les français ont le sentiment que les hommes politiques sont un peu au-dessus de la mêlée se sentent pas toujours exactement en contact avec la population est-ce que justement arrêter un petit peu le temps de la politique et de la vitesse parce qu'on sait à quel point vos journées sont dingues au ministère de l'économie et des finances est-ce que le fait de se dire je vais faire autre chose pendant 17 mois je vais pouvoir être au contact de français prendre le temps de les écouter est-ce que réellement ça vous fait voir les choses un petit peu différemment oui
et votre remarque n'est pas simpliste du tout je pense que c'est une remarque qui est très importante quand vous arrêtez 28 ans de vie publique vous avez été élu local député ministre directeur de cabinet du premier ministre qui est une vie de dingue vous n'arrêtez jamais vous êtes sans cesse pris par les événements pris par votre agenda et que le temps s'arrête ça fait un bien fou vous respirez qu'est-ce que vous avez appris de ces 17 mois vous respirez vous regardez vous écoutez nous en sommes vous écoutez beaucoup les gens vous reconnaissez avec humilité en faisant votre examen de conscience que le pays n'est pas là où il devrait en être là vous auriez souhaité qu'il en soit donc il y a des choses que vous avez loupées donc cette respiration elle est indispensable puis la deuxième chose c'est que j'ai fait le choix de couper complètement avec la vie publique j'ai démissionné comme vous le savez de la haute fonction publique donc je ne me suis pas recasé dans un poste ou dans un autre je suis allé travailler
vous avez voulu faire du privé justement pour pouvoir connaître autre chose
pour connaître autre chose et j'ai la chance de travailler pour une entreprise magnifique qui est ASML je travaille pour l'entreprise industrielle ASML qui fait des semi-conducteurs qui est basée aux Pays-Bas et donc je découvre ce que c'est que la tech de l'intérieur ce que c'est que l'IA de l'intérieur ce que c'est que la production de semi-conducteurs qui est aussi importante au XXIe siècle que la production de pétrole au XXe pour la puissance d'un état je découvre cela de l'intérieur et je comprends à quel point au coeur de la révolution que l'on est en train de connaître au coeur de la révolution que nous sommes en train de connaître qui est la révolution technologique et c'est là que se joue l'avenir de la France et c'est là que je mesure à quel point la décision technocratique qu'elle soit à Bruxelles ou qu'elle soit à Paris est inappropriée pour nous faire gagner cette bataille technologique
alors on va prendre un premier auditeur tout de suite à l'antenne de Sud Radio bonjour Simon oui bonjour bonjour Simon vous êtes à Perpignan et évidemment monsieur le ministre monsieur Bruno Le Maire vous écoute vous vouliez poursuivre la discussion au sujet de l'Europe et je posais la question tout à l'heure parce que c'est l'un des points forts c'est l'une de vos propositions très fortes vous souhaitez Bruno Le Maire que l'on resserre ce qu'on essaye en tous les cas de resserrer cette Europe à 6 pays on vous écoute Simon
oui moi je voulais savoir auprès du ministre s'il pense toujours que le duo France-Allemagne reste une stratégie payante quand on voit que la France est toujours soumise à l'Allemagne
alors Simon c'est une question qu'on me pose très souvent il y en a même qui vont encore plus loin que vous et qui me disent mais dans le fond c'est fini le couple franco-allemand il faut jouer avec l'Italie ou il faut jouer avec l'Espagne une espèce d'alliance de revers j'ai toujours dans ma vie publique défendu la relation entre la France et l'Allemagne je considère qu'au-delà de l'économie de la finance c'est parce que nous sommes culturellement si différents et que nous avons eu une histoire de conflit tellement douloureuse entre nos deux pays qu'il n'y a pas d'alternative à ce rassemblement entre la France et l'Allemagne si nous voulons que cela marche il faut que chacun fasse un pas l'un vers l'autre je fais une proposition très concrète c'est qu'il y ait un pacte dette contre dette entre la France et l'Allemagne nous avons besoin de beaucoup beaucoup d'argent pour investir sur la lutte contre le dérèglement climatique l'adaptation climatique on en a parlé tout à l'heure pour la défense et pour la production de semi-conducteurs et la tech en Europe je propose qu'on lève de la dette en commun je suis le ministre des finances qui avait obtenu ça de l'Allemagne pour nous protéger face au Covid je propose qu'on fasse la même chose cette fois pas pour nous protéger mais pour investir dans l'avenir je propose que ce soit 1000 milliards d'euros de dette en commun qui soit levée alors les Allemands
vous voulez mettre à la place des auditeurs en quoi ça changerait les choses
ça vous permettrait d'avoir 1000 milliards d'euros de disponibles pour investir sur l'adaptation climatique sur la défense sur la tech sur l'ouverture de gigafactories de production de semi-conducteurs pour être indépendants de la Chine de l'Asie et des Etats-Unis c'est des emplois c'est de la prospérité c'est de la croissance pour l'Europe mais de l'autre côté les Allemands vont nous dire écoutez on va pas faire de la dette en commun tant que vous rétablissez pas vos comptes nous de notre côté nous nous engagerions à réduire de 30 points la dette publique française dans les années qui viennent pour revenir à l'équilibre et restaurer les finances publiques voilà ce qui peut être vous voyez Simon un accord entre les deux plus grandes puissances économiques l'un fait un pas vers l'autre en acceptant de la dette en commun pour financer les priorités que j'ai mentionné et l'autre la France accepte de faire un pas vers l'Allemagne en rétablissant ses comptes
pour compléter la question de Simon Bruno Le Maire je pense à la Pologne aujourd'hui avec le conflit en Ukraine la pression de la Russie la Pologne est en train de devenir une très grande puissance européenne très riche militairement ils sont en train même presque de monter presque devant la France si vous faites vous renouez ce partenariat il y a le poids de l'histoire certes franco-allemand qu'est-ce que vous dites aux polonais qu'est-ce que vous dites à l'italien qu'est-ce que vous dites à l'espagnol
je leur dis qu'ils font je l'ai dit je l'ai écrit depuis maintenant deux ans ils font partie de cette Europe à six que je propose je propose une fédération d'état-nation pas la fédération européenne sous la coupe de Bruxelles les six c'est qui ?
c'est l'Espagne et l'Italie c'est la France et c'est l'Allemagne c'est évidemment on faisait parfaitement raison de le mentionner la Pologne qui est le pays de l'Est qui réussit le mieux qui a une frontière avec la Russie qui stratégiquement est essentielle et c'est les Pays-Bas parce que technologiquement ils ont une avance considérable notamment en ayant cette entreprise ASML je dis aux autres c'est pas exclusif simplement écoutez on piétine on n'avance pas regardez ce que font la Chine sur les robots regardez ce que font les Etats-Unis sur les semi-conducteurs regardez l'accélération de l'IA nous on va continuer à causer à 27 on se met autour de la table on discute on dialogue on a des comités des commissions mais on ne décide pas c'est le cœur de ma réflexion politique nous devons décider est-ce qu'on décide à 27 ?
non est-ce qu'on décide à 6 ?
oui ce serait une super Europe à 6 ce serait une super Europe à 6 c'est une très bonne formule qui sur un nombre de sujets limités les semi-conducteurs et l'IA les diplômes universitaires en commun que toutes les universités de ces 6 Etats se rassemblent et délivrent un diplôme européen des 6 en commun sur le financement avec ce projet de dette en commun puisse obtenir des résultats et dire aux 21 autres vous voyez quand on décide ça va quand même beaucoup mieux on a des résultats on est capable de faire fond face à la Chine ou face aux Etats-Unis je veux apporter par la preuve par l'exemple l'illustration que l'Europe ça marche et que vous pourriez accélérer c'est une idée et j'ai une toute dernière remarque pour Simon il ne faut pas exagérer la force des Allemands ils ont de grandes difficultés économiques et nous avons nous Français des atouts absolument considérables que les Allemands n'ont pas j'en cite un seul on en a parlé tout à l'heure c'est l'énergie nucléaire avoir de l'énergie décarbonée pas chère massivement sur son territoire croyez-moi c'est un avantage compétitif considérable
on revient dans un instant avec deux questions qui vont porter à la fois sur la voiture mais aussi sur votre première décision ce sont les auditeurs qui nous appellent et je n'oublie pas que dans vos trois sujets prioritaires il y avait également l'autorité on n'en a pas encore parlé cela fait partie des thèmes qui sont très couramment développés et qui inquiètent énormément nos auditeurs il est 8h45 Bruno Le Maire est l'invité exceptionnel ce matin de Sud Radio à l'occasion de la sortie de son livre ces jours-ci chez Gallimard à tout de suite Bruno Le Maire est l'invité exceptionnel de Sud Radio avec Jean-François Aquili à mes côtés on va aborder la question de l'autorité qui fait partie des trois thèmes prioritaires nous disait à l'instant Bruno Le Maire et ce matin le sondage sur l'antenne de Sud Radio portait sur les mineurs violents avec cette question d'un pédopsychiatre et que l'on vous posait à vous et on posait la question de savoir si vous êtes favorable à une révolution pénale le chiffre est très clair oui à 97% on le sent bien Bruno Le Maire qu'il y a un manque d'autorité et qu'à chaque fois malheureusement qu'il y a un drame alors cette question se posait après l'assassinat de Louis à Narbonne dont on sait que les auteurs présumés ont vanté d'une certaine façon cet acte absolument ignoble sur les réseaux sociaux c'est ça aussi ce que révèle ce fait divers et qui raconte beaucoup de la société d'aujourd'hui c'est d'ailleurs comme ça qu'ensuite les policiers ont pu les interpeller et on sent bien sur l'antenne de Sud Radio tous les jours que les français à tort ou à raison réclament plus d'autorité qu'il y a un réel problème on l'a vu à travers l'affaire Liana également et des problèmes de justice est-ce que s'il y avait une décision à prendre quelle serait votre décision pour restaurer l'autorité sur l'un de ces thèmes majeurs ?
je pense que la première décision c'est rétablir une politique pénale lisible une chaîne pénale c'est-à-dire une chaîne de commandement lorsqu'il s'est produit cette tragique affaire Liana j'ai proposé qu'on revienne sur la loi Taubira de 2013 que nous rétablissions une autorité du garde des Sceaux sur les procureurs pour que le garde des Sceaux puisse vérifier que la politique pénale visant à lutter contre la pédocriminalité la sanctionnée à chaque fois on nous dit c'est un interventionnisme mais qu'est-ce qu'on veut une politique ou pas de politique une décision ou pas de décision une responsabilité ou pas de responsabilité moi je me mets à la place de Gérald Darmanin le garde des Sceaux actuel la seule possibilité qu'il a vis-à-vis des procureurs c'est d'envoyer des circulaires il est peut-être temps que l'autorité de l'Etat soit pas simplement un slogan mais une réalité organisée autour d'une responsabilité d'une chaîne de commandement et de sanctions de ceux qui ont failli c'est ça l'autorité de l'Etat ça ne demande pas des grands cris ça ne demande pas des grandes déclarations ça ne suppose pas de l'outrance ça suppose de la clarté de la fermeté
on va prendre un auditeur qui est avec nous c'est Laurent à Mérignac bonjour Laurent monsieur Bruno Le Maire vous écoute vous pouvez poser votre question
bonjour bonjour monsieur bonjour Laurent donc je suis moi je suis chef d'entreprise dans la région de Bordeaux je vends des voyages donc en préambule je voudrais vous remercier parce que pendant le Covid les aides ont sauvé mon entreprise ensuite j'étais aussi sur une association pour la promotion du travail et puis de l'ascenseur dans l'entreprise pour que les gens puissent monter leur boîte et dans votre cabinet j'ai été reçu on a remercié mon initiative qu'on a approuvée j'ai même reçu la médaille du tourisme par vos ministres mais derrière ça n'a rien passé je ne sais pas pourquoi j'en viens à ma question aujourd'hui l'Etat a créé une société dépendante on attend tout l'Etat l'Etat provident avec l'échec de ci et de là quand il y a un problème on demande à l'Etat alors ma question c'est comment on sort de ça monsieur le ministre est-ce que déjà vous allez vous présenter à la présidentielle et si c'est le cas si vous êtes élu quelle serait votre première décision de politique intérieure courageuse qui irait à l'encontre aussi peut-être de ce que pensent les gens on a vu le gouvernement reculer à maintes reprises sur son manifestation quelle serait la première décision courageuse intérieure que vous prendriez
d'abord merci Laurent pour vos remerciements sur les aides pendant la période du Covid parce que je pense qu'on aurait tous être fiers collectivement de la manière dont la France a permis d'éviter des drames sociaux des drames sur l'emploi des drames économiques partout sur le territoire des PME comme la vôtre Laurent qui aurait fermé si on n'avait pas tenu le choc et nous avons tenu le choc et je pense qu'on peut légitimement en être fier après j'attendais la question que vous m'avez posée politique plutôt Jean-François Aquilic que de vous-même mais je vais vous dire je ne me projette pas je dis juste qu'il me paraîtrait important dans les pas la première décision mais deux trois décisions immédiates qu'il faudrait prendre pour qu'il se passe quelque chose dans le pays la première elle est nationale je fermerai tous les palais ministériels je réduirai à dix le nombre de ministres et j'installerai ces ministres dans des locaux simples et efficaces vous fermerai
tous les palais
ministériels montent à la tête de ceux qui les occupent et sont le symbole de cette monarchie technocratique que les français ne veulent plus voir la deuxième décision ce serait une décision européenne j'en ai parlé tout à l'heure est très importante parce que je suis extraordinairement inquiet pour l'industrie française l'industrie automobile l'industrie de l'acier toutes les formes d'industrie j'irai à Berlin discuter avec le chancelier allemand et lui dire qu'est-ce qu'on fait pour nous protéger face à la Chine est-ce que tu es d'accord pour mettre des tarifs douaniers massifs sur les véhicules électriques chinois qui ont été lourdement subventionnés et qui vont tuer Renault et Stellantis et au passage aussi Volkswagen et les constructeurs allemands est-ce que tu es d'accord pour qu'on mette 100 euros de droits de douane sur les petits colis chinois et est-ce que tu es d'accord pour que nous exigions du transfert de technologie de la Chine lorsque la Chine vient s'installer en Europe c'est vital et j'aimerais que chacun prenne conscience de l'urgence qu'il y a à prendre ses décisions pour rééquilibrer les rapports avec la Chine et éviter que les surcapacités industrielles chinoises soutenues par une monnaie chinoise totalement sous-évaluée ne finissent par tuer nos industries nos sites industriels nos PME enfin il y a une troisième décision qui rejoint la question sur la violence je lancerai le combat décisif pour la langue française le combat pour la lecture parce que s'il y a tant de violence oui il y a des questions d'autorité évidemment oui l'excuse de minorité doit être revue évidemment oui il faut une chaîne pénale j'en ai parlé mais si on va plus loin dans le raisonnement à force d'avoir des enfants qui ne savent pas exprimer leurs sentiments qui ne savent pas discuter entre eux qui ne savent pas formuler leurs idées parce que la langue française s'éloigne de plus en plus d'eux l'absence de langue les conduit à être violents défendre la lecture relancer la lecture s'assurer que les gamins à 5 ans 6 ans 7 ans ont le nombre de mots de vocabulaire nécessaires pour s'exprimer qu'ils retrouvent le goût du silence et la lecture qu'ils sont coupés des réseaux sociaux sur lesquels ils peuvent passer 4, 5, 6, 7 heures par jour ça c'est un combat vital c'est le combat pour la langue française et pour la lecture
voilà 3 idées très claires Jean-François Aquili il y avait dans la question de Laurent une question sur la présidentielle il y a une question dans la question vous voyez la course des petits chevaux Edouard Philippe Gabriel Attal Bruno Retailleau est-ce que première question vous soutenez clairement l'un des trois est-ce que vous irez au meeting d'Edouard Philippe par exemple et deuxième question est-ce que vous pourriez être le quatrième homme
première question non et deuxième question je le fais ce matin je continuerai de le faire et sans doute avec encore plus de force dans les semaines qui viennent défendre pas simplement un projet pour le pays mais des idées qui permettent aux français de retrouver leur fierté dans le fond la question fondamentale pour notre pays on le voit avec ce qui se passe autour de la coupe du monde de foot qui est absolument extraordinaire c'est recréer une fierté nationale et cette fierté nationale suppose que nous inventions un nouveau modèle puisque le modèle dont j'ai parlé il est à bout de souffle on n'en peut plus il nous éclue
c'est un peu bizarre parce que vous venez ici vous écrivez un livre vous avez une vision vous faites des propositions fortes et lorsque Jean-François Aquilly vous pose la question de savoir 2027 vous dites non c'est pas le moment vous savez non c'est pas le moment comment on a une élection dans un an c'est pas le moment et puis je vais vous dire on connait même les dates maintenant
si à chaque fois que je
publie un livre
à chaque fois que j'avais publié un livre j'avais été candidat à la présidence de la république comme j'ai publié 14 livres j'aurais été 14 fois candidat à la présidence de la république ce qui fait beaucoup mais ne doutez pas ne doutez pas est-ce que c'est certain que vous ne serez pas candidat à la présidentielle de 2017 ne doutez pas un instant de ma détermination à proposer pour notre pays pour nos compatriotes un changement complet avec qui de modèle avec qui avec vous même ou avec l'un des candidats qui permettent de tirer le meilleur des talents des qualités exceptionnelles du peuple français de la nation française avec Edouard Philippe croyez-moi mais il ne s'agit pas de dire avec qui ou avec quoi ou comment ou d'abord comment est-ce qu'on projette le pays ou est-ce qu'on emmène les français à 25 ou 30 ans on a tout pour réussir le drame français c'est que toutes nos qualités nos talents qui sont exceptionnels tout ce que vous voyez sur le territoire l'énergie les PME les scientifiques les savants le monde de la culture les associations tout ça est broyé par un modèle qui détruit l'entrain et l'enthousiasme des français
vous êtes certain de ne pas vous présenter à la présidentielle de 2027 monsieur Bruno Le Maire méfiez-vous des certitudes et des jugements définitifs ce sera le mot de la fin merci infiniment d'avoir été notre invité merci Jean-François Aquili pour cet entretien exceptionnel donc avec Bruno Le Maire et je rappelle donc le titre du livre le temps d'une décision chez Gallimard on y apprend plein de choses et puis on va pas tout résumer mais on a bien compris que vous aviez une vraie vision pour le pays merci et passez une excellente journée il est 8h59 sur l'antenne de Sud Radio merci à tous ceux qui nous ont aidé à l'élaboration et la préparation de cette matinale à demain et dans un instant le grand débrief avec Eric Revelle Jean-François Aquili et Noémie Allioua à tout de suite merci à tous
Bruno Le Maire