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interviewAssemblée nationale (sur YouTube)· 30 avril 2026 91 min

🔮 Les procureures de Boulogne-sur-Mer et de Dunkerque devant la commission d'enquĂȘte

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

notre commission d'enquĂȘte et je vous remercie de vous ĂȘtre rendu disponible pour ce temps d'Ă©change dans le cadre de de cette commission d'enquĂȘte. Je tiens Ă  prĂ©ciser d'emblĂ© que cette audition se tient dans le respect du principe de sĂ©paration des pouvoirs, sĂ©paration de l'autoritĂ© judiciaire et des autres pouvoirs qui est rappelĂ© par l'article 6 de l'ordonnance de 1958 qui rĂ©git le fonctionnement des commissions d'enquĂȘte. Nous n'avons pas Ă  connaĂźtre des affaires judiciaires en cours et nous n'entendons pas ici nous imisser dans le fonctionnement de la justice.

Pour autant, il nous a semblĂ© utile que vous puissiez venir exposer devant nous les grands aspects de la politique pĂ©nale telle et qu'elle est mise en Ɠuvre dans le ressort de vos juridictions pour ce qui traite pour ce qui a trait pardon Ă  la situation des personnes migrantes prĂ©sentes sur le littoral de la Manche et de la mer du Nord. Je me dois de vous prĂ©ciser que donc cette audition est ouverte Ă  la presse, qu'elle est retransmise en direct sur le site de l'AssemblĂ©e nationale. Je vais vous laisser sans plus tarder la parole mais je me dois aussi de rappeler que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblĂ©es parlementaires impose aux personnes auditionnĂ©es par les commissions d'enquĂȘte de prĂȘter serment de dire la vĂ©ritĂ© toute la vĂ©ritĂ© rien que la vĂ©ritĂ© donc alternativement je vais vous demander de d'allumer votre micro d'abord de lever la main droite et de dire je le jure madame Grissier Je le jure.

Merci. Si vous pouvez éteindre et madame Ué, je le jure. Merci.

Et donc je vous laisse la parole pour un propinaire dans un ordre que vous souhaiterez. Madame Gressier, monsieur le prĂ©sident, madame la rapporteur, mesdames et messieurs les dĂ©putĂ©s, mesdames et messieurs les administrateurs de l'AssemblĂ©e, nous vous remercions pour cette invitation qui nous permet aujourd'hui de mettre en lumiĂšre, de rendre compte de l'action de l'autoritĂ© judiciaire sur ce sujet sur lesquels s'investissent de trĂšs nombreux autres acteurs publics. Euh nous avons prĂ©parĂ©, comme nous avez invitĂ© toutes les deux Ă  intervenir devant vous, aujourd'hui, nous avons prĂ©parĂ© cette audition Ă©videmment ensemble. continue des questions que vous avez bien voulu nous adresser en en amont et de des points d'intĂ©rĂȘt euh qui euh semblent ĂȘtre les vĂŽtres.

Nous proposons nos nos propos introductifs sous euh sous Ă  Ă  deux voix. En nous rĂ©partissant tout d'abord la parole, on a identifiĂ© les sujets qui nous Ă©taient Ă©videmment euh tout Ă  fait euh tout Ă  fait euh communitĂ© judiciaire et l'organisation de de cette cette mĂȘme autoritĂ© judiciaire. puis ensuite de prĂ©senter nos rapidement Ă©videmment nos activitĂ©s respectives, l'activitĂ© respective de chacun de nos de nos de nos parquets en rĂ©pondant Ă©videmment au aux questions que vous nous avez adressĂ©es en faisant finalement chacune un focus Ă  cette occasion sur deux sujets sur lesquels nous avons chacune une expĂ©rience particuliĂšre, les naufrages pour pour mĂȘme pour le ressort de Boulog sur mer et les interceptions en mer pour le ressort de de Derkqu et si ça vous convient aussi, je laisse ma collĂšgue commencer sur la place et l'autoritĂ© de l'autor la place de le rĂŽle de l'autoritĂ© judiciaire pardon.

Oui, monsieur le président, madame la rapporteur, mesdames et messieurs, effectivement, nous vous remercons de cette invitation. Euh nous sommes tout à fait en ligne avec ce que vous dites sur évidemment la séparation des pouvoirs, mais il nous semble trÚs intéressant que vous puissiez aussi recevoir euh ce que nous pouvons vous dire de l'activité au quotidien que ces trafic de migrants génÚrent sur nos nos parquets et nos et nos ressorts. Alors, la place de l'autorité judiciaire, elle est évidemment singuliÚre.

Vous avez entendu beaucoup euh d'acteurs publics qui sont trĂšs investis sur ce sujet. l'autoritĂ© judiciaire, elle intervient sur un segment qui est Ă©videmment tout Ă  fait particulier puisqu'en fait euh euh madame la procureur et moi-mĂȘme n'intervenons que lorsqu'une infraction pĂ©nale est est commise. Et c'est un prĂ©alable qui paraĂźt simple mais qui dĂ©finit en fait et circonscrit vraiment notre action et ce qui veut dire que par exemple son est tout Ă  fait hors champ tout ce qui va avoir qui ĂȘtre en lien avec la gestion des Ă©trangers en situation irrĂ©guliĂšre et cetera.

Tout cela bien sĂ»r, c'est hors de notre champ puisque comme vous le savez, ce n'est pas une infraction pĂ©nale. Donc c'est vraiment la commission de cette infraction pĂ©nale ou de ces infractions pĂ©nales qui dĂ©clenche euh notre notre action euh et qui euh euh dĂ©finit notre notre pĂ©rimĂštre d'intervention. Donc ça, la gestion administrative c'est ce n'est effectivement pas notre champ de compĂ©tence. ce qu'il est en revanche et qu'il est vraiment de façon exclusive euh c'est euh puisque vous c'est une de vos questions que que sur lesquelles vous nous interrogez la question 10 sur quel est notre lien avec les services d'enquĂȘte notamment sur ces questions-lĂ .

Le lien il est assez simple et l'articulation elle est trĂšs simple. Euh nous dirigeons les procureurs de la RĂ©publique, nous dirigeons la police judiciaire. C'est-Ă -dire que dĂšs qu'il y a des enquĂȘtes qui sont menĂ©es sur par exemple les trafics de migrants, mais il y a d'autres infractions, j'en dans quelques secondes, c'est le procureur de la RĂ©publique qui dirige l'enquĂȘte, qui concrĂštement dit de faire tel et tel acte qui vĂ©rifie la proportionnalitĂ© des des investigations.

Et c'est lĂ  encore ce qui singularise, nous le pensons, notre rĂŽle puisque ce que nous faisons, nous le faisons en application du code de procĂ©dure pĂ©nale et notamment l'article 39-3 qui et c'est trĂšs clair et c'est une un petit peu la noblesse de de nos missions qui dit trĂšs clairement qu'il appartient au procureur bien sĂ»r de lister, de faire l'inventaire de ce dont nous allons avoir besoin pour les enquĂȘtes mais qui tout en mĂȘme temps doit faire un contrĂŽle de la proportionnalitĂ© de la lĂ©galitĂ© des moyens qui sont investis de vĂ©rifier la qualitĂ© de la procĂ©dure de vĂ©rifier que la procĂ©dure elle est faite Ă  charger Ă  dĂ©charge. Ça c'est la charge du du procureur. Donc une fois ces principes euh euh rappeler concrĂštement ce que cela veut dire pour nous quand nous nos collĂšgues nous-mĂȘmes sommes appelĂ©s dans le cas de la permanence pour nous aviser de tel ou tel garde Ă  vue, c'est concrĂštement c'est au procureur de vĂ©rifier les conditions de contrĂŽle par exemple.

Est-ce que le tout départ de la procédure est bien valable ? Est-ce que par ailleurs les droits de la personne ont été respectés ? Est-ce que il a pu avoir un interprÚte, un avocat ?

Tout ça c'est un contrÎle qui est opéré par le par le procureur. Lorsque l'on a sécurisé tout tous ces enjeuxl rÎle de l'autorité judiciaire bien sûr c'est de peser ce qu'il y a à charge et à déchargge et de prendre des décisions de de poursuite. Et j'en terminerai pour cette partie-là un petit peu sur le rÎle de l'autorité judiciaire puisque là encore vous nous interrogez sur ces sur ces questions sur les les infractions qui qui sont plus souvent mobilisées et sur euh est-ce que le l'arsenal législatif est suffisamment adapté.

Euh nous mobilisons principalement pour ce qui est euh euh des euh des notions de trafic de migrants, une infraction qui euh s'intitule l'aide Ă  l'entrĂ©e au sĂ©jour irrĂ©gulier euh qui est une infraction gĂ©nĂ©rique qui quand elle est simple, elle est punie de 5 ans d'emprisonnement. Mais on peut euh y ajouter une circonstance aggravante euh qui peut-ĂȘtre au choix soit euh les conditions indignes que cela a causĂ© euh pour euh les personnes candides Ă  l'exil ou bien une mise en danger de la vie d'autrui ou bien euh la bande organisĂ©e. Et nous pensons que l'arsenel lĂ©gislatif du point de vue du droit pĂ©nal matĂ©riel, il est assez satisfaisant parce que nous avons par ailleurs la possibilitĂ© dĂ©sormais d'avoir accĂšs Ă  des qualification criminelle et c'est une un apport de la loi de janvier 2024 qui nous permet lorsqu'on a une aide Ă  l'entrĂ©e au sĂ©jour rĂ©guliers en bande organisĂ©e et qu'on y ajoute une autre circonstance aggravante par exemple la mise en danger d'autrui d'accĂ©der Ă  des des qualifications qui sont punies de de 15 ans d'emprisonnement voire 20 ans quand on est Ă  la tĂȘte des groupements qui qui visent la donc voilĂ  vous nous interrogez sur les infractions les plus soins mobilisĂ©es.

VoilĂ  ce qu'il en est pour le trafic de migrants. Évidemment, notre rĂŽle aussi, c'est de traiter tout le droit commun qui est gĂ©nĂ©rĂ© par ces trafics de migrants. Et lĂ , les candidats Ă  l'exil peuvent en ĂȘtre les auteurs, mais aussi bien souvent les victimes.

Et là sont des réflexes assez communs de de procédure et de de poursuite, notamment en matiÚre de violence volontaire aggravée, de tentative ou bien de de meurtre caractérisé ou encore d'infraction d'infraction sexuelle. Donc voilà le le rÎle singulier qui est le nÎtre et voilà le point de vue depuis lequel nous allons vous parler et vous décrire l'activité qui qui est la nÎtre. Ce ce rÎle de Oui, voilà.

Pardon. ce ce rĂŽle du procureur de la la RĂ©publique quelqu'il vient de vous ĂȘtre rappelĂ©, il est important euh Ă©galement de prĂ©ciser qu'il qu'il intervient dans une action euh dans une action coordonnĂ©e. Pourquoi euh coordonnĂ© ?

Peut-ĂȘtre pour vous indiquer que et vous que le que le l'action du du procureur de la RĂ©publique n'est pas un exercice qu'on pourrait qu'on pourrait Ă  tort qualifier de d'autonome ou ou d'individuel. la procureur de Boulogne, la procureur de Dquerc n'agit pas en j'allais dire pardon expression un peu familiĂšre en Ă©lectron libre dans son dans son ressort mais Ă©videmment agit en exĂ©cution euh des instructions du du garde de du garde des saut et ceci en application cette fois-ci d'article 39-1 du code de procĂ©dure pĂ©nale qui rappelle qu'en tenant compte du contexte propre Ă  son ressort, le procur de la RĂ©publique met en Ɠuvre la politique pĂ©nale dĂ©finie par les instructions gĂ©nĂ©rales du ministĂšre du ministre de la justice prĂ©cisĂ© le cas Ă©chĂ©ant par le procureur gĂ©nĂ©ral. C'est ce que nous faisons quotidiennement, guidĂ© ainsi par les circulaires du garde des sauts.

Au titre notamment de de celle-ci, j'en rappellerai deux, celle du 16 octobre 2025 qui met au premier rang des priorités de politique pénale la lutte contre la criminalité organisée. Et évidemment la lutte contre l'aide au séjour irrégulier fait partie de cette criminalité organisée. Cette lutte est donc une des priorités de politique pénale fixée par le garde des le garde des sauts.

DeuxiĂšme circulaire pour pour Ă©voquer et et rappeler dans quel cadre nous nous agissons, c'est du 28 novembre 2025 par laquelle le garde des saau est venu rappeler la nĂ©cessitĂ© d'une politique pĂ©nale empreinte de fermetĂ© Ă  l'Ă©gard des filiĂšres de de passeur. C'est cette politique pĂ©nale que les parquets de Boulonne surmer et de Dquercque mettre en Ɠuvre. C'est dans le cas de ces de ces instructions que nous nous inscrivons en dĂ©veloppant comme les non l'Ă©nonce 7 circulaire et et ce point sur lequel nous reviendrons pour vous expliquer plus concrĂštement comment ça se passe dans nos dans nos dans nos parquets.

A un des circuits courts pour en privilĂ©giant la comparition immĂ©diate pour juger les affaires simples et un circuit long, c'est-Ă -dire des enquĂȘtes prĂ©liminaires, des ouvertures d'information judiciaire pour les affaires complexes au long cours et Ă©galement notamment les naufrages. Cette politique pĂ©nale, je rappela en application de l'article 391, nous l'appliquons en tenant compte du contexte propre Ă  nos Ă  nos ressorts respectif en l'adaptant aux spĂ©cificitĂ©s locales. Rappelle votre commission, on a Ă©videmment pasement conscience que nous sommes face Ă  des candidats Ă  l'exil qui veulent partir de France lorsque d'autres dĂ©partements français sont confrontĂ©s Ă  des candidats Ă  l'exil qui veulent entrer en France.

Évidemment, ça euh implique une action euh des forces de l'ordre mais Ă©galement de l'autoritĂ© judiciaire dans la conduite de ces enquĂȘtes euh diffĂ©rentes. Nous adaptons Ă©videmment notre notre rĂ©ponse pĂ©nale, notre conduite euh notre direction de d'enquĂȘte euh Ă©galement aux pratiques qui sont dĂ©veloppĂ©es par les les rĂ©seaux de de passeurs qui eux-mĂȘmes s'adaptent de maniĂšre trĂšs rapide, trĂšs rĂ©active aux entraves qui sont dĂ©veloppĂ©es par les les forces de l'ordre. C'est ainsi que nous avons connu les migrants qui montaient au pĂ©ril de leur vie dans les camions, puis les intrusions euh maniĂšre un peu concomitante les intrusions dans le tunnel, puis les smallbats et enfin les les taxibates.

Cette mise en Ɠuvre de la politique pĂ©nale, elle se fait elle doit ĂȘtre Ă©videmment cohĂ©rente, elle doit ĂȘtre en cohĂ©rence sur le ressort et c'est pour ça que elle est le fruit d'une coordination qui se fait Ă  plusieurs Ă  plusieurs niveaux. Je vais rappeler Ă©noncer rapidement et j'y reviendrai si vous souhaitez qu'on qu'on dĂ©veloppe l'un de l'un de ces points en coordination Ă©videmment avec les parquets voisins territorialement confrontĂ© au mĂȘmes aux mĂȘmes problĂ©matiques puisque les rĂ©seaux ne s'arrĂȘtent Ă©videmment pas aux limites de nos de nos ressorts. Boulonne sur Dquercque Saintomer qui est aussi une petite façade maritime.

Les problĂ©matiques qui sont communes sont travaillĂ©es Ă©videmment ensemble de maniĂšre concertĂ©e comme par exemple les interventions en mer sur lesquelles nous nous reviendrons dans dans quelques instants. coordination Ă©videmment avec la jurction interrĂ©gionale spĂ©cialisĂ©e la GIRS de l'Ăźle qui est compĂ©tente pour les infractions de grande complexitĂ© en matiĂšre notamment de criminalitĂ© organisĂ©e avec la Junalco aujourd'hui Ă©galement le Pnaco pour les affaires de trĂšs grande complexitĂ© en lien Ă©videmment et sous l'autoritĂ© du parquet gĂ©nĂ©ral qui dĂ©cline cette politique pĂ©nale fixĂ©e par le garde de saut qui assure la mise en Ɠuvre cohĂ©rente de notre action haut niveau Ă  hauteur de la cour d'appel qui anime Ă  hauteur donc de cours d'appel via des rĂ©unions trimestrielles organis is par le procureur gĂ©nĂ©ral les rĂ©unions des rĂ©fĂ©rents des magistrats rĂ©fĂ©rents en matiĂšre d'AESI en coordination Ă©videmment avec les magistrats de lision du Royaume-Uni et en Belgique qui sont des facilitateurs de nos de nos Ă©changes qui nous permettent aussi de prĂ©senter nos demandes de coopĂ©ration internationale en cohĂ©rence avec le droit du pays sollicitĂ©. Et enfin sous la coordination Ă©galement de la direction des affaires criminelles et des grĂąces, la direction pĂ©nale du ministĂšre de la justice qui prĂ©pare les instructions, Ă©value veille Ă  leur mise en implication, Ă©value l'action publique menĂ©e par les parquets et anime euh cette coordination via une instance de coordination qui s'est rĂ©unie le 29 avril 2025.

Ainsi présenter donc le rÎle du procureur, cette coordination dans laquelle on s'inscrit on inscrit notre notre action et qui vient se concrétiser euh et se mettre en application dans nos dans nos parquets. Et c'est le point que je vais maintenant rapidement développer, c'est voilà comment tout cela s'inscrit concrÚtement dans nos dans nos parquets. Réponse ainsi à aux questions une 9 et 14 du questionnaire.

Vous avez bien voulu nous adresser à Boulonne sur maire. Donc euh pour ma part un parquet qui est voilà moi dont je dont je dispose qui est composé euh de 12 de 12 magistrats, un poste actuellement non pourvu et qui est avec lequel un magistrat placé qui sont des magistrats qui viennent en renfort pour compenser les les vacances qui qui compensent actuellement cette cette vacances. 12 magistrats, une équipe autour du magistrat qui est composé de quatre attachés de justice et d'une assistante spécialisée euh à ESI euh que nous partageons en partie avec les magistrats du siÚge.

Au sein de cette Ă©quipe, une magistrate du parquet est spĂ©cialement en charge du traitement des enquĂȘtes prĂ©liminaires portant sur l'activitĂ© des filiĂšres de de passeur. bĂ©nĂ©ficie donc de l'aide de l'assistance. Donc une assistante spĂ©cialisĂ©e contractuelle qui n'est pas magistrate qui est donc contractuelle et qui vient au soutien euh de cette de cette magistrate pour assumer la charge Ă©videmment importante que reprĂ©sente ce ce contentieux.

Les affaires sont menĂ©es, je l'indiquĂ© rapidement tout Ă  l'heure en application de la circulaire du du 28 novembre pour partie dans le circuit habituel des procĂ©dures. C'est tout ce qui arrive en flagrant. C'est des affaires simples qui des flagrants dĂ©lit euh que relĂšvent que relĂšvent les les services d'enquĂȘte.

ContrĂŽle routier, on dĂ©couvre du matĂ©riel nautique dans un dans un dans un dans un vĂ©hicule. On va ouvrir une enquĂȘte de flagrance et ces affaires-lĂ  seront traitĂ©es euh par notre par le magistrat magistrat de de permanence et orientĂ© vers vers l'audience. À cĂŽtĂ© de cela, on a un circuit dit un peu plus long qui est d'enquĂȘte prĂ©liminaires qui sont menĂ©s donc sous l'autoritĂ© de cette magistrate spĂ©cialisĂ©e via ce qu'on appelle bureau des enquĂȘtes. concrĂštement parlant, c'est au soutien d'un avec le soutien d'un logiciel spĂ©cialisĂ©, enfin qui nous permet de suivre euh c'est le suivi de de ces enquĂȘtes, en assurer la traçabilitĂ© euh et le suivi rĂ©gulier, le suivi donc d'investigation plus complexe, d'enquĂȘte menĂ© au long cours sur plusieurs semaines voir plusieurs plusieurs mois avec des recours avec des techniques spĂ©ciales d'enquĂȘte sous contrĂŽle du juge des libertĂ©s et de la de la dĂ©tention qui permettent investigation plus longue cette fois-ci de remonter des filiĂšres de filiĂšres de passeurs et poursuivre ainsi des des enquĂȘtes euh des des filiĂšres des des rĂ©seaux de des rĂ©seaux de passeur et les attraires devant devant le tribunal.

Ce sont des enquĂȘtes Ă©videmment qui sont complexes et chronophages pour les enquĂȘteurs mais Ă©galement pour le pour le parquet qui ont pour objectif d'Ă©tablir les responsabilitĂ©s et implications de chacun dans ces organisations criminelles qui sont structurĂ©es dans lesquelles chacun a un rĂŽle en l'acheminement des candidats Ă  l'exil, la fourniture et l'acheminement du matĂ©riel nautique, le pilotage des bateaux. On est sur des organisations structurĂ©es, on est sur de la criminalitĂ© organisĂ©e. Cela reprĂ©sente au au parquet de de Boulon Chemer une moyenne de 50 procĂ©dures en cours chaque annĂ©e.

Donc sur ces enquĂȘtes complexes sur les sur les filiĂšres, ces enquĂȘtes portent Ă  88 % sur les filiĂšres ayant recours Ă  la voie maritime. Pour rĂ©pondre Ă  votre question sur notre capacitĂ© Ă  dĂ©manteler ces filiĂšres, je suis en mesure de vous indiquer que 42 % de ces enquĂȘtes donnent lieu Ă  un renvoi devant le tribunal correctionnel. 26 % Ă  une ouverture d'information judiciaire et le delta vous le trouverez Ă  21 % pour un dessaisissement au profit d'une autre juridiction. la GIRS par exemple ce que j'ai Ă©voquĂ© que j'ai citĂ© tout Ă  l'heure oĂč euh et infin seulement 5 % feront l'objet d'un classement sans suite faute d'Ă©lĂ©ment permettant l'engagement des poursuites.

Donc une proportion trĂšs importante dans ces enquĂȘtes approfondies de de poursuite de ces de ces filiĂšres et et rĂ©seaux de de passeurs. rappelle que nos enquĂȘtes Ă©videmment dans nos enquĂȘtes, nos poursuites portent uniquement euh concern uniquement les passeurs parce qu'ils s'inscrivent dans leur action donc dans ce dans cette criminalitĂ© organisĂ©e. Les migrants sont Ă©videmment euh les victimes de cette de cette action.

La tĂąche et je sais que votre vous ĂȘtes un peu penchĂ© sur ce sujet, la tĂąche est nĂ©cessairement plus dĂ©licate que lorsque ces rĂŽles semblent se se fondre. C'est le cas notalement des personnes qui sont interpellĂ©es pour avoir barrĂ© une une embarcation chargĂ©e de de candidats Ă  l'exil Ă  dĂ©signation du du Royaume-Uni qui affirme avoir acceptĂ© de piloter cette embarcation en Ă©change de la gratuitĂ© ou la diminution du coĂ»t de leur place dans l'embarcation. Qu'on vient de relever que dans cette situation ces explications sont que cette situation pardon ces explications sont rencontrĂ©es rĂ©guliĂšrement dans nos procĂ©dures depuis quelques mois.

Ça s'explique Ă  mon sens par deux Ă©lĂ©ments. Par l'adaptation des rĂ©seaux de passeurs qui cherchent Ă  limiter au maximum leur risque pĂ©nal et s'adapte finalement Ă  l'action de l'autoritĂ© judiciaire en positionnant dans les missions les plus exposĂ©es telles que finalement piloter piloter le le bateau des individus qui sont placĂ©s finalement trĂšs bas dans la hiĂ©rarchie de la de cette de cette organisation criminelle et souvent Ă©galement en situation migratoire. 2Ăš Ă©lĂ©ment d'explication, ça peut s'expliquer Ă©galement par l'espoir, par cette argumentation de d'Ă©chapper d'Ă©chapper aux poursuites.

Ce raisonnement, le raisonnement que l'autoritĂ© judiciaire mĂšne dans une telle situation, il est celui que l'autoritĂ© judiciaire mĂšne et doit toujours mener pour chaque enquĂȘte. Il est en deux temps. L'infraction a-t-elle Ă©tĂ© commise ? la personne qui a barrĂ© en indiquant qu'elle a barrĂ© ce bateau euh contre euh une place finalement dans cette dans cette habercation, a-t-elle commis cette l'infraction ?

A-t-elle aidé les candidats à l'exil par son action dans leur projet d'entrée et de séjour régulier ? A-t-elle en acceptant de prendre la barre du bateau contribuer à exposer les occupants du bateau à un risque de mort ? Et objectivement, lorsqu'on constate que la personne barre le bateau qui emmÚne ou tente d'emmener d'autres candidats à l'exil, objectivement la personne remplit les éléments commet les éléments matériels de de cette de cette infraction.

Second temps de la réflexion, la juridiction va évidemment examiner la situation personnelle du prévenu. On est on fait ça pour chacune des infractions. Donc évidemment, on applique ce raisonnement à cette situation si particuliÚre soit-elle.

ÉlĂ©ment matĂ©riel dans un second temps, Ă©lĂ©ment finalement de personnalitĂ©. La la juris examine donc la situation personnelle du prĂ©venu pour adapter au moment de fixation de la peine la peine prononcĂ©e Ă  cette situation. Dispose-t-on d'Ă©lĂ©ments pour vĂ©rifier la vĂ©rification la la version euh prĂ©sentĂ©e par la personne qui est poursuivie ou au contraire est-il Ă©tabli qu'on est finalement face Ă  un passeur qui est juste qui ne poursuit qu'un qu'un but qu'un but lucratif.

On va donc Ă©videmment adapter la peine qui est pour qui est prononcĂ©e Ă  la situation individuelle de la personne qui est poursuit comme nous le faisons pour dans chacun dans chaque situation de de poursuite. Dans une telle situation, il est frĂ©quent que la dĂ©fense argue d'un Ă©tat de de nĂ©cessitĂ© n'est ce qui n'est Ă©videmment jamais contestĂ© que nombre de candidats Ă  l'exil ont pu quitter leur pays dans une situation d'Ă©tat de nĂ©cessitĂ©. le parquet le parquet Ă  ce stade des poursuites les poursuites qui nous concernent requier en revanche que cette cause d'irresponsabilitĂ© pĂ©nale soit Ă©cartĂ© dans ces situations euh car il est Ă©tabli Ă  notre sens que la situation d'un candidat Ă  l'exil en France raison des dispositifs qui existent d'accompagnement et de prise en charge et ces et ces candidats qui veulent quitter quitter la France pour rejoindre l'Angleterre ne relĂšvent pas de l'Ă©tat de nĂ©cessitĂ© Ă©tat de nĂ©cessitĂ© qu'il indiquĂ© dont il relevait peut-ĂȘtre lorsqu'ils ont quittĂ© leur pays d'origine mais dont ils ne relĂšvent plus lorsqu'ils se trouvent en France au regard des dispositifs qui sont qui sont ainsi ainsi dĂ©veloppĂ©s.

Euh pour rĂ©pondre euh plus largement, euh vous nous avez interrogĂ© Ă©galement chacune sur euh la part euh de ces euh de cette de cet ax de ce de ce contentieux pardon liĂ© Ă  l'aide au sĂ©jour irrĂ©gulier dans notre activitĂ© globale. Tout Ă  l'heure, j'ai Ă©voquĂ© euh les poursuites et les enquĂȘtes les enquĂȘtes prĂ©liminaires sur les rĂ©seaux de de passeur. globalement toute l'ensemble de ce de ce contentieux dans notre dans l'activitĂ© dans la part d'activitĂ© Ă  Ă  Boulonne surmer le nombre d'affaires rapportĂ© au nombre d'affaires enregistrĂ© dans ce tribunal ça amĂšne Ă  une part pardon de 0 entre 1 % et 0,8 % de de la part gĂ©nĂ©rale de de la de l'activitĂ©.

Ce qu'il est intéressant de remarquer, c'est qu'ensuite lorsqu'on observe la part de ce contentieux dans les poursuites, on augmente à 4,3 % cette part du contentieux AESI dans nos dans nos poursuites. Et encore plus observable la part de ce contentieux à nos comparisions immédiates. Donc on est aux alentours entre selon les années 23 et 26 %.

Ça veut dire que une comparition immĂ©diate sur 4 euh au tribunal de Boulogne sur mer attrait Ă  ce Ă  ce Ă  ce contentieux. de ces chiffres permet en fait de mettre en lumiĂšre que si ce contentieux rapportĂ© Ă  la totalitĂ© du contentieux que traite le le parquet le parquet de Boulogne est assez rĂ©siduel en nombre, en revanche, il va prendre une part extrĂȘmement beaucoup plus importante dans nos poursuites et spĂ©cifiquement dans nos poursuites dites rapides de comparition immĂ©diate. Ça s'explique, je l'ai indiquĂ© tout Ă  l'heure, par la gravitĂ© et la nature des faits.

On parle de criminalitĂ© organisĂ©e par la nĂ©cessitĂ© d'apporter une rĂ©ponse rapide dans un temps proche de la commission des faits et par Ă©videmment Ă©galement l'absence de garantie de reprĂ©sentation des personnes tritement que nous que nous poursuivons. Ça implique un engagement fort de tout le tribunal parce que j'ai Ă©voquĂ© la charge que reprĂ©sentĂ© des enquĂȘtes et suivies pour les enquĂȘteurs pour le parquet qui suis enquĂȘtes. Ça implique Ă©galement un engagement fort des magistrats du siĂšge imposant souvent de crĂ©er des audiences Ă  la journĂ©e puisqu'on a des ce sont des dossiers qui concernent plusieurs plusieurs prĂ©venus avec une dĂ©fense souvent trĂšs aguĂ©rie sur ces sur ces dossiers et rĂ©guliĂšrement donc la juridiction dĂ©double ses audiences pour ĂȘtre en capacitĂ© donc crĂ©er des audiences supplĂ©mentaires d' ainsi créé 10 en 2025 pour ĂȘtre en capacitĂ© de juger dans des conditions satisfaisantes ces ces affaires.

Dernier point. Avant de laisser la parole Ă  ma Ă  ma collĂšgue, je je vous l'ai indiquĂ©, on s'est rĂ©parti deux focus spĂ©cifiques en raison de voilĂ  peut-ĂȘtre de notre connaissance spĂ©cifique de ces de ces sujets et je souhaitais moins faire le focus sur les sur les naufrages puisque et et l'activitĂ© judiciaire qui qui est menĂ©e dans ce dans ce cadre lĂ  puisque les drames que les les forces de l'ordre cherchent Ă  Ă  Ă©viter en empĂȘchant quand ils le peuvent les les dĂ©parts sur ces embarcations surchargĂ© des dĂ©nuĂ© de des nuĂ©s de d'Ă©lĂ©ments de sĂ©curitĂ© se produisent nĂ©anmoins rĂ©guliĂšrement. Pour rappel sur le ressort du bouloner 29 nouvrages en 2024, 71 victimes, 15 en 2025 avec 23 victimes et Ă  ce jour en 2026, nous dĂ©nombrons deux naufrages et et trois et trois victimes.

Le dispositif de de secours a mis en Ɠuvre a Ă©tĂ© dĂ©jĂ  prĂ©sentĂ© Ă  la Ă  la commission et ne relĂšve pas de l'autoritĂ© du du procureur de la de la RĂ©publique. Ce qui est important de d'avoir l'idĂ©e, c'est qu'en parallĂšle la mise en Ɠuvre de ces ce cours, l'action judiciaire va Ă©galement ĂȘtre initiĂ©e immĂ©diatement sous l'autoritĂ© donc du procureur de la RĂ©publique puisque nous allons ouvrir dans telle situation Ă©videmment une une enquĂȘte. Euh le dispositif qui est maintenant rĂ©guliĂšrement euh mis en Ɠuvre, euh il est fondĂ© sur une cosĂ©sine des services d'enquĂȘte par euh par le parquet Ă  la fois de la gendarmerie militaire qui va intervenir sur l'aspect Ă©videmment sauvetage en mer, rapatriement des corps, des comptes des personnes dĂ©cĂ©dĂ©es, rapatriment du matĂ©riel nautique qui tout au long de de l'enquĂȘte euh vont ĂȘtre chargĂ©s du de l'aspect de l'identification des des corps, des investigations Ă  l'institut mĂ©dico lĂ©gal. de de Lille et des expertises qui seront menĂ©es dans ce dans ce but notamment d'identification des des corps.

Depuis le 2 novembre 2024, un groupe dédié dédié au naufrage au sein de la gendarmerie nationale a été créé, le groupe NOIN sur lequel évidemment on s'appuie puisqu'il va ainsi centraliser la prise en charge et le suivi des des naufrages. Cosaisine, je le disais puisque sur l'autre aspect, on saisit l'ultime qui va conduire pour sa part les investigations sur le volet finalement de la filiÚre qui a organisé ce passage qui aura donné lieu à ce à ce naufrage identification du ou des réseaux, identification des mises en cause, détermination des causes du naufrage, condition d'acheminement du matériel du matériel nautique. Ces investigations elles sont menées sous les qualifications domicile involontaire ou et blessures involontaires. aide au séjour irrégulier avec la qualification criminelle qu'a rappelé ma ma collÚgue et mise en mise en danger donneront lieu à l'ouverture d'un information judiciaire c'est-à-dire à saisine d'un juge d'un juge d'instruction.

Pour finir sur ce sur ce sur ce point, j'ai j'ai Ă©voquĂ© ce travail d'identification des des victimes qui est un enjeu alors qui est un enjeu Ă©videmment de l'enquĂȘte, c'est Ă©vident, mais qui est au-delĂ  de ça un enjeu humain extrĂȘmement extrĂȘmement important qui impose un travail souvent long et complexe puisque comme vous le savez, il y a des corps qu'on dĂ©couvre immĂ©diatement, il a des corps qu'on dĂ©couvrira plusieurs jours, parfois plusieurs semaines aprĂšs le naufrage, rendant Ă©videmment plus complexe l'identification. Cette Ă©ducation, elle passe par des comparaisons ADN avec des membres de la de la famille qu'il faut identifier, qu'il faut pouvoir contacter soit dans des pays d'origine oĂč c'est assez assez complexe avec des dĂ©lais et on le regrette Ă©videmment qui sont parfois importants pour pouvoir apporter une rĂ©ponse Ă  ces Ă  ces familles qui l'attendent Ă©videmment avec angoisse et et inquiĂ©tude et mais qui ont besoin de cette de cette rĂ©ponse. On regrette parfois des dĂ©lais des dĂ©lais un peu longs, mais sachez que c'est un point d'attention du parquet et des services d'enquĂȘte Ă  aboutir pour identifier Ă  chaque fois les les corps que la mer ainsi rejette sur nos sur nos plages.

Je vais laisser ma collĂšgue vous prĂ©senter la situation plus spĂ©cifique de Dqu. Oui, pour terminer mais rapidement parce qu'on va on a essayĂ© de de pas enfin superposer ou pas dĂ©doubler les choses, il y a beaucoup de choses qui sont semblables. Donc pour ce qui est de l'organisation du parquet d'Inker, on a une taille infĂ©rieure, nous devrions ĂȘtre sep magistrats, nous sommes aujourd'hui six avec le mĂȘme renfort que ce qui a Ă©tĂ© expliquĂ© par ma collĂšgue pour Boulogne.

On a une collĂšgue placĂ©e qui qui pourvoit pour l'instant cette vacances. Nous avons cinq contractuels Ă©galement. Euh ce que je peux vous dire Ă  grand trait, c'est que puisque vous nous posez la question sur l'adaptation de ces moyens euh notamment dans votre question 14, euh trĂšs clairement euh le parquet d'Inkerc n'est pas Ă  l'Ă©chelle de ce qu'il devrait ĂȘtre puisque vous savez que par ailleurs on a aussi le port de Dinker, il y a des enjeux de criminalitĂ© organisĂ© qui dĂ©passent ceux de la Vessi, mais qui nous ont amenĂ© Ă  formuler des demandes de postes supplĂ©mentaires qui ont pu avec le soutien de nos chefs de cours ĂȘtre accueillis favorablement.

Donc le ministre de la justice, conscient justement de ces enjeux de criminalitĂ© organisĂ© qui sont croissants sur notre sort et par ailleurs de la construction que je pense vous avez en tĂȘte d'un centre de rĂ©tention administrative hein qui arrive d'ici quelques mois euh a pris l'engagement Ă©crit en janvier dernier que deux postes supplĂ©mentaires au parquet ce qui est assez rare soit soit pour soi créé en fait et qu'il soit par ailleurs pourvu en septembre 2026. Donc dans cette attente-lĂ , puisque c'est le le ce qui caractĂ©rise aussi les procureurs de toujours optimiser les moyens qui sont disponibles, euh des choix importants ont Ă©tĂ© faits au sein du parquet. D'abord celui de resserrer toute la criminelle organisĂ©e en un seul portefeuille.

Donc, j'ai dĂ©sormais une seule collĂšgue qui traite toute la criminalitĂ© organisĂ©e. L'idĂ©e Ă©tant qu'il puisse y avoir d'abord une plus grande familiarisation sur les techniques spĂ©ciales d'enquĂȘte puisque ce sont les mĂȘmes techniques d'une enquĂȘte Ă  l'autre, mais Ă©galement qu'il puisse y avoir de la transversalitĂ©. On pense notamment Ă  de possibles points de contact qu'on essaie de de travailler notamment en matiĂšre d'armes par exemple.

Donc c'Ă©tait cette logique lĂ . Donc on a une seule personne qui traite euh un seul magistrat qui traite toute la criminalitĂ© organisĂ©e et qui a le renfort, c'est Ă©galement un choix qui a Ă©tĂ© fait euh d'un attachĂ© de justice que j'ai choisi de spĂ©cialiser sur ces questions-lĂ  pour que justement on puisse ĂȘtre les plus efficaces possible et qui apporte son soutien au travail de cette de cette magistrate. Pour le reste euh la les circuits sont assez semblables Ă  ceux que viens de vous dĂ©crire madame Gressier, donc je ne vais pas m'y attarder.

Nous avons en effet le mĂȘme systĂšme, nous avons le mĂȘme des finances. D'accord. Nous avons le mĂȘme systĂšme de circuit de la flagrance he de ce qui se passe de de ces infractions en fait qui viennent Ă  nous ou que l'on constate dans le cadre de la flagrance avec un traitement qui est fait par la permanence et donc par l'ensemble des magistrats du parquet.

Donc ce qui exige une grande polyvalence. Et puis nous avons Ă©galement ce circuit long qui a Ă©tĂ© dĂ©crit il y a quelques instants avec un traitement plus approfondi d'enquĂȘte au long cours, principalement avec l'office de lutte contre les trafics euh de migrants. Euh avec nous essayons de le faire compte tenu notre taille diffĂ©rente et du fait que notre collĂšgue gĂšre plusieurs contentions en mĂȘme temps.

Nous avons procĂ©dĂ© Ă  un grand inventaire du portefeuille d'enquĂȘte. Mais pour que vous ayez une idĂ©e, nous avons active Ă  ce jour, mais vraiment active avec beaucoup de techniques spĂ©ciales d'enquĂȘte 10 dossiers ce qui est assez consĂ©quent pour un parquet de notre taille parce que 10 dossiers qui viennent ensuite en phase de dĂ©ferement et de jugement par le tribunal qui est le nĂŽtre avec sa taille encore une fois intermĂ©diaire, c'est euh c'est important. Euh voilĂ  pour ce qui est de l'organisation Ă  grand trait, pour ce qui est de la politique pĂ©nale, euh elle est semblable Ă  ce que vient de vous dĂ©crire madame Gressier pour les raisons qui ont Ă©tĂ© prĂ©cĂ©demment exposĂ©es.

Donc je je vais y revenir mais trĂšs rapidement. Ce que je me semble peut-ĂȘtre d'intĂ©rĂȘt pour votre commission, c'est de distinguer euh la croissance de ce phĂ©nomĂšne sur sur le le ressort de Dinkerc. Ce qui ce que moi je relĂšve et je le fais modestement, ça je suis dans la 3e annĂ©e d'exercice.

Donc c'est un ressort que j'ai dĂ©couvert mais entre le moment oĂč je suis arrivĂ©e et et Ă  prĂ©sent, il y a le premier Ă©lĂ©ment important, c'est que le camp a pris de l'ampleur puisqu'on est encore le dernier dĂ©compte qui a Ă©tĂ© fait hier constate qu'on est entre 1000 et et 1100 migrants dans dans ce camp. Euh par ailleurs, ce qui a profondĂ©ment changĂ© depuis mon arrivĂ©e, c'est que le les zones de dĂ©part en fait euh ont fait une translation en fait plutĂŽt vers le ressort du littoral de Dquerc puisque euh euh en en 2024, c'Ă©tait nos cĂŽtes ne reprĂ©sentaient que 26 % des lieux de dĂ©part. En 2025, c'est dĂ©sormais 41 %, dont 39 % juste sur le littoral d'un Querquise qui a un impact fort pour les Ă©lus locaux.

Et je peux vous dire que pour 2026, c'est encore plus que ça puisque pour les premiers mois 2026, on en est, je reprends les chiffres pour pas me tromper, à plus de 64 % de départ sur nos cÎtes. Donc c'est vraiment trÚs trÚs trÚs sensible. Euh donc ça voilà, on a on a le le le ce ce ce cette zone de départ qui qui qui a changé.

Nous avons aussi pas du tout dans les mĂȘmes proportions et c'est pour ça que c'est mĂȘme Gressier qui a fait le focus sur les naufrages mais nous observons quand mĂȘme euh des dĂ©cĂšs sur nos cĂŽte qui Ă©tait pas tant que ça le le le cas auparavant. euh des dĂ©cĂšs aussi euh dans les camps et ce sera le dernier point que je souhaitais Ă©voquer avec vous, c'est que nous observons dans ce camp qui est en croissance en utilisation des armes qui est Ă©galement euh croissante avec des coups de feu, avec euh des rĂšglements de compte entrepasseur avec oui, on a eu des fusillades en juin en juin dernier et des armes de point qu'on peut retrouver lors d'opĂ©ration de mise Ă  l'abri et mĂȘme parfois d'armes de guerre. la fusiad que j'Ă©voque en juin 2025 sans Ă©voquer le fond de dossier euh ce sont voilĂ  le fait de trouver des des des armes qui s'assimilent Ă  des kalashnikov sur le camp est tout Ă  fait tout Ă  fait sensible.

Et puis dernier point qui singularise aujourd'hui DCER qui est ce qui me permet de faire la la vous annoncer ce que ce que je vais évoquer dans quelques instants, c'est que Dquerc aujourd'hui entre nos deux ressorts, il se trouve que c'est vraiment le ressort qui est le siÚge compétent en fait pour le plus grand nombre d'interceptions en mer qui se sont produites, qui a un impact sur notre activité pénale puisqu'en fait c'est sur notre soit que sont interpellés tous ces bateaux. Donc pour ce qui est de la politique pénale, je l'ai dit, je ne vais le lire vraiment que que qu'en quelques secondes parce que c'est c'est vraiment ce qui a été décrit. précédemment.

Euh nous procĂ©dons par la voie de dĂ©ferement, c'est-Ă -dire de d'amener la personne aprĂšs sa garde Ă  vue directement devant le tribunal pour qu'elle puisse ĂȘtre y ĂȘtre jugĂ©e le plus rapidement possible. Pourquoi nous faisons ça ? D'abord parce que ce sont des personnes qui n'ont pas de garantie de reprĂ©sentation.

Donc leur remettre une convocation pour une date ultĂ©rieure n'a pas grand sens. Et aussi parce que la criminalitĂ© Ă©tait tellement Ă©volutive qu'il est important que les sanctions et les condamnations puissent ĂȘtre opĂ©rĂ©es assez rapidement. Euh ce que je peux peut-ĂȘtre ajouter par rapport Ă  ce qui a Ă©tĂ© dit, c'est que pour ce qui est de la des la saisine du juge d'instruction, euh nous essayons euh de le faire que quand ce c'est euh trĂšs complexe ou lorsqu'il y a des morts.

Pour ce qui est euh mĂȘme des dĂ©mantellements de rĂ©seau, nous essayons de le faire Ă  la charge du parquet, ce qui n'est pas rien, en prĂ©liminaire avec des dĂ©ferms devant le siĂšge correctionnel avec les mĂȘmes enjeux d'audiencement, mais on pourra y revenir si ça vous si ça vous intĂ©resse dans les questions. Et pour ce qui est des autres faits, donc pour les faits dĂ©noncĂ©s au sein du camp, ce sont des instructions trĂšs claires que que j'ai passĂ© et que je je maintiens assez rĂ©guliĂšrement. DĂšs qu'il y a des coups de feu, dĂšs qu'il y a des dĂšs qu'il y a des coups de feu, nous devons ĂȘtre prĂ©venus Ă  la permanence mĂȘme de nuit.

DĂšs qu'il y a des blessĂ©s, bien sĂ»r, nous ouvrons une enquĂȘte. C'est par exemple le cas encore cette nuit avec des blessĂ©s par balle. Vous nous interrogez sur les difficultĂ©s. celle auxquelles nous nous heurtons, c'est Ă©videmment la grande volatilitĂ© des tĂ©moins, euh des victimes qui sont Ă©videmment rĂ©ves Ă  dĂ©poser euh et des constatations qui sont trĂšs complexes.

Encore une fois, je je veux pas ĂȘtre trop longue sur ces propos introductifs, on peut y revenir, mais souvent ce qui se passe, c'est que les personnes blessĂ©es nous sont acheminĂ©es jusque sur la la bande d'arrĂȘt d'urgence de l'autoroute pour qu'elle puisse ĂȘtre prise en charge, mais elles sont Ă  grande distance de l'endroit oĂč sont passĂ©s les faits. Donc c'est assez illusoire de se dire qu'on va rĂ©cupĂ©rer des ogilles, des douilles. VoilĂ .

Donc euh voilà le type de de contrainte auquel on se heurte. Euh et puis dernier point pour les faits qui sont dénoncés par les personnes en situation irréguliÚre alors qu'elles soient victimes. Là je viens d'évoquer les faits qui sont commis par d'autres personnes en situation réguliÚre dans dans le camp.

Je vous ai expliquĂ© s'il y a des contestations et c'est parfois le cas bien sĂ»r de de comportement de la part des forces de l'ordre. LĂ  aussi c'est assez rodĂ©. nous ouvrons systĂ©matiquement des enquĂȘtes euh que au sein du tribunal de de d'Inkerc on on confie plutĂŽt Ă  l'IGPN parce que c'est plutĂŽt des offices enfin des des services de police.

L'idĂ©e Ă©tant lĂ  encore de geler au maximum les Ă©lĂ©ments probatoires en rĂ©cupĂ©rant les vidĂ©os avant qu'elles ne soient Ă©crasĂ© en vĂ©rifiant s'il y a la vidĂ©osurveillance avant qu'elle n'existe plus en tout simplement parfois faisant l'inventaire des personnes intervenantes parce que parfois ce sont des forces mobiles qui ne font que passer sur notre territoire et on peut avoir des difficultĂ©s ensuite pour savoir euh de qui il s'agissait. Donc voilĂ  le type de choses qu'on met qu'on met en place. S'agissant des statistiques, je fais je dresse le mĂȘme constat que madame Gressier, Ă  savoir qu'on est Ă  peu prĂšs dans les mĂȘmes proportions si on rapporte vraiment mathĂ©matiquement le nombre de procĂ©dures traitĂ©es par le parquet en matiĂšre d'I par rapport au nombre de procĂ©dures globales.

On est à peu prÚs à à 1 %. Mais qu'en revanche, quand on regarde euh euh le notamment tout ce qui est défermement, la proportion euh des euh déferms en matiÚre euh d'AESI euh va jusqu'à euh nous c'est 16 %, c'est c'est c'est ce qui correspond à peu prÚs à une un déferm sur 5, enfin un petit peu moins, mais on est on est avec notre taille euh euh avec le delta de notre taille à peu prÚs dans des dans des étiages similaires. Voilà pour ce qui est de la restitution statistique.

Nous avons aussi, juste pour vous le dire en une phrase, beaucoup d'audiences spéciales. On essaie d'en avoir à la mesure de notre tribunal, mais sachez qu'il y a à peu prÚs trois à quien spéciales par an sur des gros dossiers de de passeurs qui sont qui sont jugés. J'en viens et je terminerai par là par le sujet des interventions en mer puisque c'est donc le parquet que je représente qui est particuliÚrement mobilisé sur ces questions.

Que vous le sachiez, c'était pas forcément conçu comme ça au départ. Au départ euh il a été euh décidé et ça n'était pas notre décision hein qu'il y a qu'il y aurait une une modification de la doctrine d'intervention et qu'elle puisse intervenir en mer. Nous avons travaillé collectivement avec madame Gressier, avec notre homologue le procureur de Saint-ThomÚ et soulagit du parquet général pour essayer de de travailler sur ces conditions d'intervention.

Euh nous avons plusieurs rĂ©unions, nous avons travaillĂ© euh sur les Ă©lĂ©ments dont nous avions besoin euh pour euh euh ĂȘtre assurĂ©s justement de ce que j'Ă©voquĂ© tout Ă  l'heure, de notre rĂŽle de contrĂŽle des conditions d'interpellation. Euh je crois pouvoir vous dire et on sait ce qu'on leur a dit aussi, c'est-Ă -dire que ce travail il est il est il est Ă©videmment important parce que c'est un c'est une question qu'il faut qu'on traite avec humilitĂ© et de façon interministĂ©rielle mais comme vous le rappeliez au dĂ©but de votre audition cela n'enlĂšve rien Ă  Ă  la sĂ©paration des pouvoirs et au fait que ce n'est pas un enf voilĂ  c'est pas un kitus et on reste complĂštement maĂźtre de l'opportunitĂ© des poursuites s'il y avait des faits qui devaient ĂȘtre qui devaient ĂȘtre poursuit notre objectif est simplement d'expliquer ce qui nous semblait ĂȘtre susceptible de de de d'emporter une sĂ©curisation de de de l'intervention. Euh le premier retour encore une fois modeste parce que on en est qu'Ă  premiĂšres interceptions, c'est que euh pour ce qui est de celles qui sont euh relevĂ©es au sein de du du ressort de DCER, euh en rĂ©alitĂ©, alors qu'on pensait que peut-ĂȘtre il y aurait de l'hostilitĂ© ou des oppositions, les interventions se passent plutĂŽt raisonnablement, notamment parce que le dispositif qui est engagĂ© euh permet une euh d'avoir le bon nombre de gilets de sauvetage Ă  chaque fois, d'avoir des bateaux qui permettent de de reprendre toutes les personnes qui se trouvent sur les bateaux de façon de façon sĂ©curisĂ©e.

Encore une fois, je le dis Ă  la lumiĂšre de ce qui s'est passĂ© pour l'instant. C'est en tout cas le le le bilan que que je dresse sur le rĂŽle du parquet. Nous avons donc comme je vous l'ai dit le le la possibilitĂ© enfin le pouvoir de saisir les services d'enquĂȘte.

Donc ce que nous faisons, c'est que nous saisissons initialement plutÎt, on s'était destiné vers l'Office central de lutte contre les trafics des migrants parce que le schéma était celui d'intercepter plutÎt des passeurs avant euh qu'il puisse recueillir des d'autres candidats, enfin pas d'autres mais les candidats à l'exil. euh les interceptions qui ont lieu sans doute parce que et on pourrait y revenir si vous le souhaitez, les lieux de départ sont parfois en Belgique. Euh les interceptions pour l'instant nous font constater qu'en réalité au sein des bateaux euh il y a euh en fait euh bon nombre de candidats à l'exil.

Donc ça nous a dĂ©jĂ  imposĂ© d'organiser de nouveau des rĂ©unions pour recadrer les choses et expliquer notamment qu'il n'Ă©tait pas opportun et parce que justement on est le garant de la proportionnalitĂ© de placer l'ensemble des personnes du bateau en garde Ă  vue parce que euh les observations qui nous Ă©taient transmises et en accord derriĂšre avec la gendarmerie maritime faisait qu'en fait la grande majoritĂ© des personnes qui se trouvent sur les bateaux pouvaient en rĂ©alitĂ© ĂȘtre davantage euh prise en charge au titre administratif de la vĂ©rification des droits au sĂ©jour jour tout l'enjeu pour nous, mais je le dis en un en en un mot et puis on pourra revenir si vous voulez, c'est de faire comprendre que ben nous sommes justement lĂ  pour apprĂ©cier Ă  charger Ă  dĂ©charge. Nous avons besoin d'Ă©lĂ©ments Ă  charge si nous voulons poursuivre et on ne poursuivra pas si nous n'avons pas d'Ă©lĂ©ments qui nous permettent de dire que oui, nous avons bien quelqu'un qui a un bar un bateau, qui a donnĂ© des instructions. VoilĂ , donc lĂ  encore, c'est pour ça qu'on a commencĂ© par le le la distinction de notre de notre de notre rĂŽle.

Ce que je peux vous dire, mais bon, on pourra peut-ĂȘtre y revenir plus avant aprĂšs, c'est que pour puisque vous interrogez sur les statistiques, ce que nous avons eu, c'est sep bateaux qui ont Ă©tĂ© interpellĂ©s, ce qui correspond en tout Ă  73 personnes qui ont Ă©tĂ© placĂ©es en garde Ă  vue avec, comme je vous le dis, un net dĂ©crochage depuis les deux trois derniers bateaux oĂč en fait, on a eu entre guillemets plus que trois puis une seule personne placĂ©e en garde Ă  vue. Donc, on a dĂ©jĂ  une premiĂšre adaptation lĂ -dessus et sur ces personnes-lĂ , en rĂ©alitĂ©, 12 simplement ont Ă©tĂ© poursuivis. Euh voilĂ  avec ce qu'a dit tout Ă  l'heure ma collĂšgue sur la la question de euh de la poursuite des barreurs sur lesquels bien sĂ»r on pourra revenir.

Euh euh je voilà, je vais pas revenir sur ce qui a été ce qui a été dit. En tout cas, ce sont des dossiers qui pour certains, parce que d'autres ont fait l'objet de renvoi, ont on ont été soumis à l'examen du tribunal correctionnel qui a pu constater que en effet le fait de barrer un bateau était constitutif dans l'infraction d'aide à l'entrée au séjour irrégulier avec mise en danger d'autrui. Et le débat se porte bien sûr sur la peine et la prise en compte des éléments de de de personnalité.

Donc voilà les éléments que l'on pouvait vous soumettre de façon introductive et puis nous sommes bien sûr là pour répondre à toutes les questions que vous auriez à nous à nous poser. Je voudrais d'abord vous remercier parce que c'était trÚs exhaustif par rapport à l'ensemble des questions qui vous ont été transmises et je vous en remercie. J'aurais pas beaucoup de questions à vous poser supplémentaires si ce n'est une puisque vous avez évoqué que comme on a pu l'entendre d'ailleurs dans un certain nombre de nos auditions que il y avait un déplacement des lieux de départ et notamment donc vous l'avez dit de plus en plus sur le Derkis et maintenant depuis aussi la Belgique.

Je voulais savoir si euh dans le cadre euh dans dans ce cadre, vous avez euh des relations avec vos olomologues belges euh pour un certain nombre de dossiers. Bien sûr. Euh absolument.

Alors, on a Ă  plusieurs niveaux, je dirais. Au niveau opĂ©rationnel, moi je me suis mise en lien Ă©videmment avec mon homologue de l'autre cĂŽtĂ© de la frontiĂšre pour essayer ne serait-ce que de partager les informations parce qu'on sait que c'est quelque chose qui est fait de façon assez spontanĂ©e et quasi immĂ©diate par les forces de l'ordre. Mais c'est vrai que la coopĂ©ration judiciaire, elle obĂ©it Ă  des des un formalismes qui est parfois peut-ĂȘtre un peu plus rigide.

Donc on justement je je souhaite qu'on puisse mettre en place cette euh cette discussion informelle ne serait-ce que sur le phénomÚne criminel en soi. Euh donc on a une rencontre prévue là d'ici d'ici quelques jours. Il y a par ailleurs euh et on le rappelle aussi le rÎle du parquet général, il y a des réunions qui sont prévues fin juin de façon je dirais un peu statutaire he sur d'autres sujets que celui-là mais notamment celui-là avec l'ensemble des partenaires des des différentes autorités judiciaires.

Donc ça c'est je dirais sur les relations institutionnelles et par ailleurs bien sĂ»r nous avons un des coopĂ©rations proprement opĂ©rationnel avec des mĂ©canismes de l'Union europĂ©enne avec ce qu'on appelle les dĂ©cisions d'enquĂȘte europĂ©enne qui permettent pour un magistrat français de demander Ă  un magistrat belge d'exĂ©cuter sa demande ou de la faire exĂ©cuter comme s'il s'agissait d'une d'une dĂ©cision de son parquet. Donc je pense notamment par exemple Ă  des auditions, des choses comme ça. Euh donc il y a il y a il y a tout Ă  fait des contacts opĂ©rationnels assez assez assez forts.

Euh c'est simplement une un phénomÚne que eux découvrent. Donc je pense qu'ils sont aussi dans une phase de d'appréhension de de tout cela. On a pour ce qui est de la législation des législations qui sont assez similaires puisque en Belgique le le transport de matériel nautique par exemple est une infraction qui est possible. que ils ont aussi des infractions qui visent la bande organisée.

VoilĂ , c'est simplement peut-ĂȘtre au niveau des poursuites que c'est un petit peu diffĂ©rent parce qu'ils saisent peut-ĂȘtre davantage que nous les juges d'instruction parce que leur leur systĂšme est pas conçu de la mĂȘme façon. Mais on essaie bien sĂ»r parce que la logique c'est prĂ©cisĂ©ment pas de de s'arrĂȘter Ă  Ă  la frontiĂšre et de se dire que que non ça on essaie de de l'investir et je je soulligne le rĂŽle du du magistrat de liaison que que euh on a essayĂ© Ă©galement de de mettre dans notre boucle, d'organiser des rĂ©unions en fait en rĂ©alitĂ© en en trilatĂ©ral avec la magistrate de lison française au Royaume-Uni pour essayer justement d'avoir une gestion du du dĂ©but jusqu'au bout de la chaĂźne quoi. Et euh pour poursuivre un peu les filiĂšres en fait de passeurs sont internationales, c'est-Ă -dire que lĂ  on parle de du littoral, la Belgique, la France, mais il y a aussi l'ensemble de la de de la filiĂšre de passeur oĂč les donneurs d'ordre sont sont aussi Ă  l'Ă©tranger.

On nous dit que les bateaux viennent par exemple d'Allemagne et cetera. Donc est-ce que là aussi dans vos investigations euh internationales contre les filiÚres, vous avez euh vous allez un peu dans dans dans des coopérations avec avec d'autres pays à ce niveau-là ? Euh oui, tout à fait.

Euh alors notamment, je j'ai encore sans rentrer dans le dĂ©tail encore une fois respectant le secret de l'enquĂȘte, on peut ĂȘtre amenĂ©, on l' on l'a fait rĂ©cemment notamment Ă  Ă©mettre des mandats d'arrĂȘt europĂ©ens. Alors c'est autre chose que demander des actes d'enquĂȘte. c'est demander la remise d'une personne parce qu'on en a besoin soit Ă  titre d'enquĂȘte, soit parce qu'on veut qu'il soit qu'il soit jugĂ© ou qu'on fasse exĂ©cuter une peine.

Euh donc par exemple, ce sont des choses qu'on a pu faire avec la Belgique. On a eu voilĂ  donc oui, on essaie de faire ça. C'est lĂ  oĂč ma ma collĂšgue Ă©voquĂ© le rĂŽle de la GIRS.

On essaie la matiĂšre Ă©tant tellement complexe d'ĂȘtre les plus modestes possible sur notre capacitĂ© d'absorption. Et c'est tout un dĂ©bat toujours qui est trĂšs opĂ©rationnel mais qu'on peut vous livrer de Ă  quel moment euh nous gardons ces dossiers au stade de nos parquets territoriaux territorialement compĂ©tents et Ă  quel moment nous saisissons la juridiction interrĂ©gionale spĂ©cialisĂ©e qui elle a des magistrats qui ne font que la criminalitĂ© organisĂ©e dont certains sont spĂ©cialisĂ©s que en matiĂšre d'aide Ă  l'entrĂ©e au sĂ©jour rĂ©guliers et qui ont beaucoup plus que nous la capacitĂ© en terme de temps et de de gestion de cabinet d'aller par exemple Ă  Euroj juste pour faire des rĂ©unions de coordination et cetera. Donc nous notre approche et jefin on pas parler de ça mais je pense que madame Gressier est pareil que moi.

Euh le but est pas de garder les dossiers parce qu'ils sont entre guillemets intĂ©ressants et cetera. Le but est d'ĂȘtre la plus efficace possible. Donc bien sĂ»r, lorsque trĂšs clairement et je je vous vous l'Ă©voquiez dans vos questions, il y aura des des investigations plus complexe que des dĂ©cisions d'enquĂȘte europĂ©enne, des mandadir europĂ©ens, des choses qu'on peut tout Ă  fait faire mais avec des ramifications vraiment internationales et le cas par des dĂ©placements de magistrat Ă  l'Ă©tranger, des choses comme ça, trĂšs clairement ce sera l'agir ce qui sera la plus lĂ©gitime Ă  prendre, voir sur certains dossiers d'une trĂšs grande complexitĂ© dĂ©sormais le PNACO.

Enfin, trĂšs clairement, le but pour nous, c'est d'animer ce sujet qui en fait est un peu celui de peu de parquet en France, mais de justement montrer l'enjeu trĂšs international pour que toute la chaĂźne soit enfin qu'en gros, il y ait qu'un seul point d'entrĂ©e unique justice, mais qu'on soit les plus efficaces possibles et je je crois que ça fonctionne plus plutĂŽt bien. Peut-ĂȘtre tout juste pour complĂ©ter faut dire que effectivement cette cette coordination elle se fait en en amont effectivement c'estĂ d que la GIS a cette information sur nos les les enquĂȘtes qui sont qui sont menĂ©es. va porter Ă  sa connaissance et faire ce lien en amont pour lui permettre aussi d'Ă©voquer euh effectivement d'Ă©vocation effectivement certaines affaires, c'est-Ă -dire identifier des affaires ou alors soit parce qu'elle a va identifiĂ© des liens avec d'autres d'autres affaires en cours via les services d'enquĂȘte voir via les liens que que cette juriction peut elle-mĂȘme elle-mĂȘme elle-mĂȘme Ă©tablir et identifier la la plusvalue que va reprĂ©senter la saisine de cette de cette juridiction spĂ©cialisĂ©e avec effectivement cette attention attention Ă  ne pas enfin voilĂ  Ă  Ă  bien utiliser les moyens qui sont qui sont les nĂŽtres, c'est-Ă -dire localement utiliser et c'est ce qu'on fait ce que ce que j'ai Ă©voquĂ© le bureau des enquĂȘtes et utiliser au maximum toutes les techniques spĂ©ciales d'enquĂȘte qui sont qui sont qui qui nous sont qui nous sont offertes par le par le lĂ©gislateur et identifier les les situations dans lesquelles on a besoin effectivement de la plusvalue Ă©vidente d'une juridiction spĂ©cialisĂ©e en terme d'investigation pour cette fois-ci effectivement remonter au plus haut dans les dans les filiĂšres et ça fonctionne.

Et tout Ă  fait et donc cette expertise est tout Ă  fait rĂ©elle sur les investigations et et mais tu l'as dit aussi sur la capacitĂ© de jugement aussi, c'est trĂšs important parce que ça n'a pas de sens de dĂ©manteler des rĂ©seaux pour avoir des dĂ©lais d'audiencement qui vont ĂȘtre tels qu'on va se finir par avoir des personnes qui ne seront plus dĂ©tenues, qui seront plus lĂ  et des peines qui vont ĂȘtre prononcĂ©es en leur absence. Donc ça euh euh le le un tribunal de la taille de Lille peut offrir ça mĂȘme si ils sont aussi soumis Ă  des contraintes d'audiencement mais il y a des chambres spĂ©cialisĂ©s, des juges d'instruction spĂ©cialisĂ©, enfin c'est aussi tout ce qu'il y a derriĂšre sur la capacitĂ© de de jugement qui euh qui est tout Ă  fait euh distingue de ce que ce dont nous pouvons disposer. TrĂšs bien, je vous remercie, c'est trĂšs clair et je passe la parole Ă  madame la rapporteur.

Merci. On remonte un peu le fil. Vous avez bloqué beaucoup de choses et je vous en remercie.

Euh lorsqu'il y a des naufrages et qu'il y a des dĂ©cĂšs, malheureusement, il y en a quand mĂȘme quelques-uns ces derniĂšres annĂ©es. Euh je voudrais connaĂźtre le le le protocole, savoir comment se passe l'identification. On a des familles par exemple qui nous ont fait remonter la parfois la longueur de dĂ©lai de conservation des corps euh et une volontĂ© forcĂ©ment de pouvoir leur offrir une sĂ©pulture digne et qui tarde.

Donc en savoir un peu plus lĂ -dessus et sur les revendications qui sont forcĂ©ment des revendications lĂ©gitimes des familles qui peut-ĂȘtre se heurent aussi Ă  des longueurs de procĂ©dures pour vous. Donc avoir quelques explications lĂ -dessus. Une deuxiĂšme question parce que en en 2024 par exemple, il y a eu beaucoup de beaucoup de naufrages qui se sont succĂ©dĂ©s, qui ont entraĂźnĂ© l'ouverture d'un d'un grand nombre d'enquĂȘtes et elles ont Ă©tĂ© confiĂ©es Ă  des gendarmes maritimes.

J'avais le souvenir que prĂ©cĂ©demment la section de recherche Ă  Ă  chaque fois je me trompe, c'est Cherbourg ou Cabourg. Cherbourg, merci. À Cherbourg Exactement, Ă©tait Ă©tait sollicitĂ©.

Euh c'est elle qui avait par exemple eu l'affaire du naufrage du de novembre 2021. Il me semble qu'elle n'est plus sollicitée alors que pourtant il me semblait qu'elle avait justement des compétences propres et précises pour ça. J'avais lu que l'ancien procureur de Boulogne qui avait été interrogé sur le sujet avait indiqué que la saisine de la section de recherche n'apportait pas de plus-value technique.

Je voudrais savoir ce que vous pensez de ça et pourquoi en fait les enquĂȘtes ne sont plus sur naufrages ne sont plus confiĂ©es Ă  cette section de recherche. Et puis une autre question, pardon, et j'en auraai peut-ĂȘtre encore aprĂšs sur la question de la traite des mineurs. C'est un sujet qui m'intĂ©resse depuis de longues dates.

J'avais fait aussi une mission d'information sur les mineurs non accompagnés. On a l'association EPAT que vous devez connaßtre sur le territoire qui parfois identifie des mineurs en situation de de traite. Et forcément l'érence favorise leur comment dire leur vulnérabilité.

Est-ce que vous avez rencontrĂ© des mineurs non accompagnĂ©s Ă  la fois en conflit Ă  avec la loi et victime de traite ? Avez-vous dĂ©jĂ  prononcĂ© des condamnations euh pour traite des ĂȘtres humains ? Et puis euh quelle coopĂ©ration judiciire avec le Royaume-Uni existe-t-elle pour les rĂ©seaux justement opĂ©rants des deux cĂŽtĂ©s de la frontiĂšre ?

Et je parle toujours des rĂ©seaux de traite d'ĂȘtres humains. Je pense que commencer voilĂ  notamment notamment sur les principnant les les naufrages effectivement et sur l'identification des corps. Je l'ai je l'ai rapidement Ă©voquĂ© et je vais entrer plus dans le dĂ©tail.

C'est un vĂ©ritable enjeu. Alors, je disais Ă  deux niveaux, c'est un enjeu d'enquĂȘte. finalement, on va identifier nos nos victimes et euh identifier qu'elles sont des personnes victimes de de d'une infraction, c'est c'est un enjeu humain euh Ă©videmment au-delĂ  au-delĂ  de tout ça qui est qui est qui est immense.

Euh on a euh conscience, je suis interrogĂ© rĂ©guliĂšrement et je m'attache Ă  y rĂ©pondre sur sur l'avancĂ©e de ces de ces identifications. J'ai enĂȘre plusieurs procĂ©dures en cours, voilĂ , sans Ă©videmment sans rentrer dans le dĂ©tail, sans nom Ă©vident, enfin, j'ai voilĂ , j'ai en tĂȘte un jeune homme qui cherche son pĂšre depuis plusieurs annĂ©es. Euh maintenant, je crois, oui, on en est en annĂ©e.

Euh j'ai en tĂȘte le nombre de personnes qui sont aujourd'hui Ă  l'IML non identifiĂ© encore. C'est c'est un point suivi avec beaucoup d'attention mais effectivement qui est difficile, un travail qui est qui est difficile, je l'indiquer, cette travail d'identification, il va devoir intervenir le plus rapidement possible. Malheureusement dans le cas d'un naufrage, on a souvent des des des corps qui sont dĂ©couverts immĂ©diatement et je disais parfois longtemps aprĂšs.

Je Oui. Oui. Pardon pour pas revenir ensuite sur la question.

Euh, on m'a fait Ă©tat, par exemple, Ă  un moment de naufrage, une personne prĂ©sente sur le bateau qui dit que une personne dĂ©cĂ©dĂ©e euh fait partie de sa famille et que des forces de l'ordre font automatiquement sur la plage, enfin pas automatiquement, mais cette fois-lĂ , par exemple, un relevĂ© ADN avec un coton tige. Est-ce que ça ça fait partie d'un enfin d'une procĂ©dure lĂ©gale ou en tout cas de demande venant de vous pour pouvoir accĂ©lĂ©rer les procĂ©dures ? En tout cas, ça ça peut le faire tout Ă©videmment, il est assez frĂ©quent ce qui est logique qu'on ait des familles, des frateries ou autres sur un sur un mĂȘme bateau et euh et ce rĂ©flexe euh et j'y reviendrai aussi sur la 2Ăš question effectivement avec le le rĂŽle spĂ©cifique de la gendarmerie maritime sur ce sur cet aspect-lĂ .

Euh il doit effectivement ĂȘtre dĂšs qu'on arrive Ă  identifier euh tout de suite le fait qu'on a des liens des liens de famille qui permettront qui permettront d'identifier. Ça fait partie effectivement de ce que doivent faire les les services les services d'enquĂȘte complexitĂ©. que je disais parce qu'effvidement lorsque on a un corps immĂ©diatement pardon pour ces dĂ©tails absolument tristes si le corps est immĂ©diatement il est assez souvent immĂ©diatement reconnaissable ou autre avec Ă©ventuellement ou pas des piĂšces identiques mais sera ce qui est beaucoup plus compliquĂ© quand c'est la mĂšre qui rejette ses corps plusieurs jours voire plusieurs semaines aprĂšs oĂč lĂ  Ă  part l'identification ADN euh rien enfin voilĂ  c'est la l'identification ADN qui est notre notre seul outil de d'investigation et lĂ  on a des difficultĂ©s malheureusement qu'on a pu rencontrer qui sont de de deux ordres.

Un la dĂ©lais de de prise en charge de ces demandes d'identification par l'IRCGN avec tout simplement une difficultĂ© qu'on a rencontrĂ© Ă  un moment d'un service d'IRCGN qui a Ă©tĂ© trĂšs chargĂ© par Ă  l'Ă©poque c'Ă©tait la tempĂȘte Shido Ă  Mayotte qui avait demandĂ© de nombreuses d'identifications et ça a retardĂ© effectivement l'activitĂ© de de ce service dans cette dans cette identification. DeuxiĂšme difficultĂ© quand on n' pas effectivement un membre de la famille Ă  bord du bateau et euh l'utilisation du du kit euh qui permet euh donc ce prĂ©lĂšvement Ă©milien, c'estĂ d d'envoyer ces kits euh Ă  l'Ă©tranger dans les pays d'origine avec des diff tout Ă  fait concrĂštes et matĂ©riel de savoir oĂč on envoie dans des pays oĂč effectivement on n'a pas forcĂ©ment un adressage trĂšs trĂšs simple. des familles qui sont parfois loin de l'ambas d'assade puisque le plus simple est effectivement d'envoyer le kit Ă  l'ambassade pour faire venir la personne pour faire le prĂ©lĂšvement et la faire voilĂ  des difficultĂ©s euh matĂ©riel trĂšs concrĂšte euh qui qui ont pu euh qui ont pu euh ĂȘtre ĂȘtre rencontrĂ©s et qui fait qu'il y a encore euh quelques enfin voilĂ  des malheureusement aujourd'hui des cadavres qui ne sont pas qui ne sont pas identifiĂ©s, certains qui ont Ă©tĂ© identifiĂ©s rĂ©cemment mais c'est effectivement une des prioritĂ©s que d'apporter des rĂ©ponses Ă  assez Ă  ses Ă  ces familles et du coup ça me permet de de de basculer sur la deuxiĂšme deĂš question la question de la saisine des des services et de de la gendarmerie maritime et de la et de la et de la SR.

Effectivement, on a un systÚme maintenant de de cosésine avec ces ces deux rÎles définis qui qui agissent évidemment de de concert avec cette gendarmerie maritime qui est mobilisée prioritairement sur donc je disais le le sauvetage, l'identification des des des blessés et des et des personnes des personnes des personnes décédées. les conditions de survenance du du naufrage. Ce qu'on constate assez classiquement, le bateau qui se plie puisque vous savez, il y a plus de plus de fonds notamment dans les dans les embarcations qui sont utilisées par les passeurs pour des raisons de poids notamment du transport de ces bateaux, de dissimulation et et autres.

Euh donc les conditions du naufrage, l'identification et euh ce qui fait que que on est euh avec une saisine notamment de ce service maintenant euh vraiment euh identifiĂ© pour euh pour ça de la cellule noince qui euh qui euh qui a constituĂ© une rĂ©elle plus-value pour pouvoir euh mener ces euh ces travaux d'identification des causes du naufrage et d'identification des des CD avec l'ultim qui prend l'autre l'autre l'autre aspect et euh et des situations qui l'aspect pardon l'autre aspect je reviens dessus l'identification et des filiĂšres Ă  l'origine de ce de ce de ce de ce passage et forcĂ© de constater que ça il y a pas de de volontĂ© de en soit de ne pas saisir la la section de recherche. Il y a aussi une la section de recherche de Charbourg, elle est Ă  Cherbour ce qui est aussi que en terme de de capacitĂ© Ă  se projeter rapidement, on aura pas on aura pas la mĂȘme chose qu'avec la cellule et l'ultime. Alors, j'entends par exemple si dans le cadre des nouvelles mĂ©thodes d'interception, il arrivait que des personnes tombent Ă  l'eau et ne soient pas secourues et qu'elle dĂ©cĂšdent, est-ce que vous feriez appel Ă  la gendarmerie maritime ou est-ce que vous feriez appel Ă  la section de recherche de Cherbourg ?

Je m'explique. En fait, le cadre Ouais. Le cadre des décÚs peut impliquer une responsabilité qui n'est pas uniquement celle des passeurs ou uniquement tout simplement de la mer et de ses et de ses aléas nombreux.

Donc est-ce que lĂ  par exemple vous saisiriez euh les mĂȘmes Merci euh non votre question est tout Ă  fait lĂ©gitime et pour vous rassurer en fait ce qui non seulement c'est pas le mĂȘme service c'est pas la mĂȘme enquĂȘte en fait. C'est-Ă -dire qu'en fait, il va y avoir euh dans ces cas-lĂ  une enquĂȘte qui est liĂ©e euh Ă  des homicidas involontaires qui sont liĂ©s peut-ĂȘtre aux personnes qui barraient le bateau, enfin avec un socle, on va dire, d'aide Ă  l'entrĂ©e au sĂ©jour rĂ©gulier, qui sont les passeurs qui ont amenĂ© Ă  cette situation lĂ , qui ont acheminer les personnes dans ce bateau approvisionnement. Enfin, voilĂ , donc un volĂ© vraiment aide Ă  l'entrĂ©e au sĂ©jour rĂ©gulier.

Et si il devait y avoir une mise en cause de la part des de enfin soit voilĂ  autre euh euh et notamment s'ils sont visĂ©s par des recueils de tĂ©moignages comme on peut en ĂȘtre des sĂ©nates par rapport les associations et cetera, en fait c'est une enquĂȘte distincte qui va ĂȘtre ouverte et qui lĂ  du coup peut ĂȘtre confiĂ© Ă  une inspection et qui va viser enfin c'est possible en fait d'avoir les deux voyez enfin donc c'est mĂȘme au-delĂ  des pas les mĂȘmes services d'enquĂȘte c'est que ça c'est pas les mĂȘmes enquĂȘtes en fait voyez c'est c'est deux choses deux choses diffĂ©rentes dans ce cas qu'est-ce qui fait que vous ouvre ouvrait ou non une enquĂȘte sur autre chose que filiĂšre de passeur, danger enfin mise en danger de la vie d'autrui, c'est-Ă -dire naufrage, gendarmerie maritime parce que il y a un blessĂ© oĂč il y a des morts. Donc ça, j'ai compris que c'Ă©tait plutĂŽt gendarmerie maritime. Qu'est-ce qui fait qu'il y a une autre enquĂȘte qui est ouverte ou pas ?

Bah lĂ , enfin je vous Ă©voquais tout Ă  l'heure une notion de protocole et cetera. C'est lĂ , c'est plus comme dans toute matiĂšre et toute constatation d'infraction. C'est-Ă -dire que si euh le procureur est avisĂ© euh euh qu'il y a ces Ă©lĂ©ments-lĂ , que il y a des contestations qui sont faites par dans les personnes rescapĂ© et cetera, ben voilĂ , enfin tout simplement on ouvre une enquĂȘte.

Enfin, c'est ça peut pas ĂȘtre quelque chose d'automatique parce que en plus on fait de la dĂ©perdition de d'Ă©nergie en fait. on ouvre des enquĂȘtes, des gens sont mobilisĂ©s dessus, on on n pas pas toujours beaucoup d'enquĂȘteurs. Donc en revanche si c'est vraiment le travail du procur, c'est pour ça qu'on on rappelait ça au dĂ©but, c'estĂ d que si on a des Ă©lĂ©ments qui qui qui vont dans ce sens, et bien on ouvrira ce type d'enquĂȘte et puis on verra ce que ce que cela donne quit Ă  si jamais il y a rien procĂ©der un classement, mais en tout cas, elle pourrait ĂȘtre elle pourrait ĂȘtre Ă©tanche.

Peut-ĂȘtre concrĂštement pourquer ce qui se passerait dans ce tel type de situation en mettant on imagine une interception en mer qui se dĂ©roule mal qui aboutit Ă  un dĂ©cĂšs d'une personne qui se trouvait sur une embarcation. la les les personnes euh se trouvant dans ce dans cette embarcation seraiit seraient entendu euh et si il ressort de leur dĂ©claration que euh la l'action euh des intervenants des forces de l'ordre aurait pu jouer un rĂŽle dans ce dans ce dans une enquĂȘte sera Ă©videmment ouverte pour faire la la lumiĂšre sur la responsabilitĂ© ou pas des des services des services intervenants Ă©videmment. Et ce que je peux peut-ĂȘtre prĂ©ciser par pour votre comprĂ©hension, c'est que pour ce qui est des interceptions quand elle se passe normalement comme aujourd'hui, le rĂŽle de la gendarmerie maritime, il est vraiment trĂšs circonscrit.

Il est vraiment sur le moment de l'interpellation. C'est eux qui dressent le procĂšs verbal oĂč ils expliquent quels sont euh ce qu'ils ont constatĂ© en fait eux et ce qu'ils ont vu et qui vont remettre leurs vidĂ©os pour qu'on puisse les exploiter. Mais ce n'est pas mĂȘme eux qui vont ensuite procĂ©der au aux autres investigations.

Ça ça va ĂȘtre plutĂŽt lol team si c'est un niveau assez complexe ou le niveau local de la PAF. Donc mĂȘme dans ces enquĂȘtes, on va dire simples, le rĂŽle enfin le le rĂŽle des gendarmes maritimes, il est quand mĂȘme assez circonscrit. Oui, sur la traite sur la traite des mineurs, c'est euh je vais commencer peut-ĂȘtre complĂ©ter euh c'est c'est Ă©videmment un un point un point d'ion.

On sait qu'on a des mineurs prĂ©sents sur les sur les camps sur nos dans l'attente dans l'attente de de tentative de de dĂ©part et de rejoindre le Royaume le Royaume-Uni. Vous avez fait part de Ă©voquer leur leur extrĂȘme vulnĂ©rabilitĂ©. Euh il y a un point d'attention euh Ă©videmment Ă  leur Ă  leur situation forcĂ© de constater que les difficultĂ©s euh enfin voilĂ , on sait voilĂ  des des mineurs en situation comme ça de d'Ă©rance ou sont peuvent ĂȘtre la la cible dans ces de la part de ces rĂ©seaux d'organisation criminelle.

On pense on pense prostitution, on pense on pense exploitation de tout de tout type. L'extrĂȘme difficultĂ© face Ă  ce Ă  ce public, c'est qu'on n face Ă  un public qui ne revendique pas pour la plupart du gens cette ce statut de de de MNA en fait dans d'autres ressorts dans dans les parquets gris plus pendant lĂ , on a des mineurs qui se prĂ©sentent dans les services d'enquĂȘte, dans les services de dĂ©partement en disant je suis je suis mineur isolĂ© et revendique et c'est leur droit Ă©videmment la prise en charge du mineur isolĂ© ce qui n'est pas le cas de nos de nos mineurs qui ont Ă©videmment plutĂŽt tendance Ă  chercher Ă  Ă©viter Ă©viter les forces de l'ordre, Ă©viter nos services pour quand on les on les fait entendre et beaucoup de difficultĂ©s Ă  Ă©videmment dĂ©noncer l'effet dont il pourrait dont il pourrait ĂȘtre ĂȘtre l'objet euh sortant euh de ce enfin on a au parquet de de Boulogne, je dĂ©zoome peut-ĂȘtre un tout petit peu parce que on a une cellule qui n'est pas spĂ©cifiquement dĂ©diĂ©e, de travail au sein du tribunal qui n'est pas spĂ©cifiquement dĂ©diĂ©e Ă  cette problĂ©matique de la prostitution des des mineurs migrants, mais qui est dĂ©diĂ© Ă  la la situation de de proximĂ©tisme Ă  l'Ă©gard des des mineurs face Ă  ce public, Ă  ces publics plutĂŽt voilĂ  de de mineurs en situation d'Ă©rance sur le ressort qui pourrait ĂȘtre soumis Ă  des Ă  des rĂ©seaux de de prostitution. Et Ă©videmment voilĂ , c'est pas elle a pas Ă©tĂ© créée spĂ©cifiquement pour les les les mineurs migrants qui seraient victimes de ces de ces rĂ©seaux, mais Ă©videmment, il rentre dans dans notre champ notre champ d'attention.

Non mais c'est effectivement la mĂȘme chose. La diffĂ©rence simplement c'est que nous ne travaillons pas dans le mĂȘme dĂ©partement. Donc nous euh pour ce qui est la prise en charge des des mines, on en accompagnĂ© euh nous faisons le relais avec nos collĂšgues de Lille malheureusement je je tĂ©resse le mĂȘme constat que que ma collĂšgue. mĂȘme en tĂȘte des des soirĂ©es de des nuits de permanence oĂč vous ĂȘtes appelĂ© pour pour des mineurs ou c'est votre travail de procureur de de de toquer Ă  toutes les portes pour que il puissent ĂȘtre pris en charge de faire venir quelqu'un en voiture Ă  l'autre bout du dĂ©partement pour eux d'un carc c'est souvent considĂ©rĂ© comme Ă©tant un peu loin et en fait il est amenĂ© dans le centre oĂč on peut l'accueillir et le lendemain matin il est Ă©videmment plus lĂ  donc c'est c'est assez malheureux mais en effet c'est la spĂ©cificitĂ© de ce ressort c'est que les dispositifs de prise en charge qui toujours peuvent ĂȘtre amĂ©liorĂ©s mais qui existent quand mĂȘme sont pas idĂ© mais existent sont pas investis quoi.

Euh je voulais savoir si vous aviez eu des plaintes. Alors j'imagine qu'elles viennent peut-ĂȘtre pas des personnes humaines mais collectĂ© peut-ĂȘtre par certainement par des associations sur des violences venant des forces de l'ordre puisqu'elles sont elles ont Ă©tĂ© parfois documentĂ©es dans dans la presse sur des personnes exilĂ©es. Est-ce que vous en avez enregistrĂ© dans les derniĂšres annĂ©es depuis que vous ĂȘtes en exercice et est-ce que ça donnait lieu Ă  une enquĂȘte, Ă  des poursuites, Ă  des Ă  des condamnation ?

Euh et comme je prĂ©sume un peu les chiffres, Ă  quoi attribuez-vous le faible taux d'aboutissement de ces plaintes ? Pardon ? Je Ă©vident et parce que ma collĂšgue a rappelĂ© le notre rĂŽle en tant que en tant que procureur de la RĂ©publique que ces plaintes elles sont euh dĂšs qu'elles sont portĂ©es Ă  notre Ă  notre connaissance, elles sont euh elles font l'objet d'ouverture d'une enquĂȘte euh d'une de et d'investigation de la saisine de services spĂ©cialisĂ©s IGPN, IGGN sur pour Ă©videmment c'est dire un service extĂ©rieur au service qui pourrait qui pourrait ĂȘtre il est difficile de chiffrer euh les plaintes qui seraient en en lien avec la situation migratoire puisque alors au prĂ©s de de personnes en situation de de migration puisque voilĂ  nos chiffres ils sont extraits d'une qualification qui serait violence par personnes dĂ©positaires de l'autorĂ©publique.

La la situation selon laquelle la victime est une est serait un migrant ne rentre pas dans un Ă©lĂ©ment statistique. enquĂȘte systĂ©matique, c'est voilĂ , pas c'est un principe Ă©videmment et et c'est notre c'est notre responsabilitĂ© enquĂȘte ouverte systĂ©matiquement euh difficultĂ©s ou lĂ  qui vont ĂȘtre qui vont ĂȘtre qui vont ĂȘtre les les mĂȘmes. Vous l'avez Ă©voquĂ©, ce sont les associations qui peuvent se faire le le porte-parole de des personnes qui qui souhaitent par leur voix dĂ©poser dĂ©poser plainte.

MĂȘme mĂȘme difficultĂ© un peu que dĂ©jĂ  Ă©voquĂ©. La premiĂšre difficultĂ©, ça va ĂȘtre de pouvoir euh entendre et recueillir cette plainte en fait venant d'une personne qui souvent est difficilement identifiable, joignable et difficile Ă  venir dĂ©poser plainte et et suivre. En revanche, Ă©videmment tous les autres Ă©lĂ©ments qui sont d'enquĂȘte sont investiguĂ©s.

Un collĂšgue l'a Ă©voquĂ© tout Ă  l'heure, le gel immĂ©diat de toute forme de vidĂ©os euh vidĂ©os individuelles des forces de l'ordre, vidĂ©os de la ville ou ou autre. Tout est tout est tout est gelĂ© immĂ©diatement pour pouvoir pour pouvoir ĂȘtre ĂȘtre l'objet de de cette de cette de cette enquĂȘte qui est Ă©videmment systĂ©matiquement ouverte lorsque de tels faits sont sont dĂ©noncĂ©s. Oui, c'est un p la mĂȘme chose pour pour nous.

Euh enfin je dirais par exemple si si on ne parle pas que de l'aide Ă  l'entreĂ©gorie rĂ©gulier dans le barquet les de Derkc, ce contentieux liĂ© Ă  l'engagement de responses responsabilitĂ© des forces de l'ordre, c'est concrĂštement moi qui m'en occupe personnellement et c'est souvent le cas d'ailleurs je pense. Et donc par exemple, sans que ce soit de lai, je peux vous dire sans rentrer dans le dĂ©tail, mais que oui, on a poursuivi c'est enfin moi depuis que je suis lĂ , j'ai dĂ©jĂ  poursuivi des forces de l'ordre mais effectivement pas dans ce cadre lĂ  pour d'autres types d'infraction, mais donc c'est quelque chose que le procureur peut faire et enfin voilĂ , ça fait vraiment pas on est lĂ  pour toutes les victimes en fait hein. VoilĂ , clairement euh en effet dans cette matiĂšre lĂ , ce qui est difficile et ça ça vraiment pour le coup ça m'est arrivĂ© Ă  plusieurs reprises. pas forcĂ©ment sur des faits de moi j'ai j'ai pas tant que ça de violence de de fait de violence contre les forces de l'ordre mais par exemple je pense Ă  des il y a beaucoup de de signalements qui m'ont Ă©tĂ© adressĂ©s lorsqu'il y a eu des des militants britanniques qui sont venus sur littoral et cetera, par exemple ce type de chos euh Ă©videmment on a ouvert une enquĂȘte tout de suite mais par exemple en fait lĂ  ce qui Ă©tait relayĂ© et lĂ©gitimement et on peut comprendre on aurait fait parler par les par les associations euh lorsque l'on on allait dans le dĂ©tail en fait en rĂ©alitĂ© on avait mĂȘme pas de tĂ©moins directs, c'Ă©tait que des discours rapportĂ©s et on ne parvenait mĂȘme pas Ă  savoir de combien de victimes on parlait vraiment de qui elles Ă©taient, enfin mĂȘme d'avoir des des Ă©lĂ©ments pour pour accrocher ça.

Donc on essaie de le faire évidemment euh c'est pas toujours évident pour les raisons qu'on a qu'on a expliqué. Je dirais euh au-delà des parce que le moi je suis assez attaché, je pense que ma collÚgue aussi la direction de la police judiciaire c'est bien sûr dans chaque dossier, mais c'est aussi euh de façon générale et donc il appartient aussi au procureur de façon générale dans ses réunions d'action publique, dans ses méminux à disposition des forces de l'ordre de rappeler les conditions d'interpellation, de rappeler son rÎle en matiÚre de maßtrise de la déontologie de la sécurité par exemple. Donc ça c'est quelque chose qu'on fait par ailleurs sans que ce soit dans chaque dans chaque dossier.

On a je pense que c'est pareil pour toi, des liens avec la dĂ©fenseur des droits qui peut pareil Ă©voquer son droit de de d'investiguer dans certains dossiers. Évidemment, Ă  chaque fois, on lui donne toutes les autorisations. Elle est venue lĂ  Ă  Lille il y a quelques jours, on est venu Ă  sa rencontre pour justement que le lien soit le plus Ă©troit possible.

Enfin euh voilĂ , c'est je pense tout l'intĂ©rĂȘt de notre de notre mĂ©tier, c'est d'ĂȘtre lĂ  pour encore une fois toutes les victimes et toutes les infractions par quelques personnes qu'elles soient commises. Euh alors, je veux bien que dans le cadre peut-ĂȘtre des rĂ©ponses que vous transmettrez aprĂšs notre audition qui peuvent ĂȘtre des rĂ©ponses Ă©crites, si vous pouvez sur la question que je viens de vous poser, donc les plaintes pour violence exercĂ©es par agent de l'État sur des personnes exilĂ©es, euh combien il y a eu de plaintes enregistrĂ©es sur les par exemple sur les deux derniĂšres annĂ©es et donn lieu Ă  une enquĂȘte, Ă  des poursuites ou Ă  des condamnations ? Si vous avez ces chiffres, j'aimerais bien les avoir.

Vous disiez justement rappel aussi des obligations euh et vous parliez de la dĂ©fenseur des droits. Elle a constatĂ© en en janvier 2026 l'absence rĂ©currente de rapport d'usage de la force pourtant obligatoire aprĂšs chaque intervention oĂč il y a des armes intermĂ©diaires. Est-ce que est-ce que ça par exemple c'est un rappel que vous faites rĂ©guliĂšrement aux forces de l'ordre ou est-ce que voilĂ  il y a des poursuites pour des manquements Ă  obligation qui ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© envisagĂ©s ?

Euh alors les toutes les enfin toutes les les recommandations, toutes les décisions de la défenseur de droit évidemment elles sont elles sont transmises aux forces de l'ordre. Euh moi sur ce point-là, j'ai pas eu enfin de mémoire, j'ai pas eu de difficulté précise. Donc je sais pas si c'était des choses qui étaient sur ton ressort, je pense pas.

Euh mais de toute façon, on pourra on pourra regarder hein, mais en tout cas et sur sur votre question sur les plaintes euh on va pouvoir regarder donc comme le disait ma collĂšgue sur avec le c'est des codes en gros des l'infraction de violence par personne dĂ©positaire de l'autoritĂ© publique en fonction du nom. On pourra peut-ĂȘtre aller voir chaque procĂ©dure, mais c'est vrai qu'on pourra pas forcĂ©ment discriminer si la victime est Ă  chaque fois migrante, mais on vous fournir si bien sĂ»r. Et peut-ĂȘtre sur la sur la fournissure du rapport et alors sous le contrĂŽle de ma collĂšgue, mais ce rapport pour ĂȘtre une obligation administrative en fait qui euh qui ne relĂšve pas du du procureur de la RĂ©publique.

C'est en interne effectivement le en cas d'usage des efforts et prĂ©vu ce rapport mais c'est pas une obligation lĂ©gale dans le sens de la procĂ©dure pĂ©nale en fait. Donc effectivement, il nous incompid quand il y a de l'usage arme de maniĂšre gĂ©nĂ©rale on peut ĂȘtre amenĂ© Ă©videmment Ă  diligentter des des enquĂȘtes Ă©videmment une enquĂȘte cette fois-ci pĂ©nale mais ce la production de ce rapport n'est pas une obligation sous contrĂŽle du procureur de la RĂ©publique. Monsieur De Floriant, merci mesdames les procureurs de votre prĂ©sence Ă  cette commission d'enquĂȘte.

J'aurai deux questions si vous me permettez. La premiÚre repose sur euh le fait que vous avez évoqué la défense aguérie euh des barreurs qui euh sont soumis euh euh à votre à votre juridiction. Est-ce que vous avez constaté la préparation d'éléments de défense en amont euh via les réseaux ?

Et est-ce que ces bareurs ont plutĂŽt recours Ă  la commission d'office ou est-ce qu'ils font appel Ă  un conseil de leur choix qu'ils auraient Ă©ventuellement prĂ©identifiĂ© ? Ma deuxiĂšme question, elle porte sur la question de savoir si vous avez pu identifier un lien ou des liens entre les filiĂšres de passeur qui pousse Ă  la traversĂ©e de notre cĂŽtĂ© de la Manche et les filiĂšres les rĂ©seaux qui intĂšgrent de l'autre cĂŽtĂ© de la Manche dans les rĂ©seaux de travail clandestin par exemple cĂŽtĂ© cĂŽtĂ© britannique et auquel cas quelle est votre capacitĂ© Ă  travailler avec les services d'enquĂȘte et les magistrats britanniques si un tel lien Ă©tait avĂ©rĂ©. Je vous remercie. commencer alors sur dire sur les audiences sur les audiences.

Oui, je bien. Je pense que tuas bien sur le sur la dĂ©fense qui est qui est qui est qui est dĂ©veloppĂ©e par les par les passeurs que nous nous poursuivons. Alors, ça va ĂȘtre assez difficile.

Je fa je regarde si je peux faire chiff, je suis pas certaine de de pouvoir soit un Ă©lĂ©ment statistique. Euh donc ça va peut-ĂȘtre ĂȘtre un peu plus de l'ordre du du ressenti. Ça va aussi enfin le choix de la de la France de toute façon elle est entiĂšrement libre Ă©videmment va parfois dĂ©fendre dĂ©pendre un petit peu de du cadre procĂ©dural dans lequel on est en comparaision immĂ©diate trĂšs souvent les les les personnes qu'on poursuit qu'on poursuit pardon sous le sous la qualification de lai ont tendance Ă  souvent demander Ă  l'avocat l'avocat commil d'office on a des avocats choisis effectivement et encore une fois c'est c'est le droit de nos de des prĂ©venus de de de faire usage de leur choix de de leur de leur de leur dĂ©fenseur quand je parlais de de dĂ©fense de dĂ©fense aguĂ©ri et et c'est c'est le le une dĂ©fense qui qui est trĂšs axĂ© notamment sur la question des des barreurs sur cette notion d'Ă©tat de d'Ă©tat de de nĂ©cessitĂ©s contestant et encore une fois c'est parfaitement lĂ©gitime et c'est cette cette contestation cette l'exercice de ces droits de la dĂ©fense et c'est Ă  nous d'y rĂ©pondre et j'ai indiquĂ© comment comment on y rĂ©pondait effectivement la la capacitĂ© enf la la la justification de la poursuite de ces de ces de ces personnes qui allĂšguent de d'un Ă©tat de de nĂ©cessitĂ© qui Ă  notre sens au sens du parquet et au sens de nombreuses dĂ©cisions Ă  ce jour de de nos de nos de nos tribunaux conteste effectivement la la situation de d'Ă©tat de d'Ă©tat de d'Ă©tat de nĂ©cessitĂ©.

Euh pour rĂ©pondre plus prĂ©cisĂ©ment Ă  vos votre question aussi sur le s de d'arguments de dĂ©fense, je pas moi constatĂ© de dĂ©fense toute prĂȘte ou voilĂ . AprĂšs effectivement cette cette situation de de de barreur qui qui indique avoir obtenu une place rĂ©duite voire voire gratuite, ça c'est quelque chose qui ressort de beaucoup de beaucoup d'enquĂȘtes ces ces ces derniers temps et et qui peut rejoindre effectivement une pratique, une adaptation des rĂ©seaux de de des rĂ©seaux de passeur. Effectivement, celui qui barre, c'est celui qui est le plus visible au moment du dĂ©part du du bateau.

Donc on sait aussi que dans tout réseaux de criminalité organisé, les les petites mains qu'on envoie, enfin voilà, on envoie ceux qui sont sur des tùches les plus exposées pénalement, on voit ceux qui sont effectivement les moins bien placés dans la dans la hiérarchie ou les plus en situation effectivement de de céder à cette à cette proposition qui leur qui leur est faite. Oui. sur les sur la défense.

Peut-ĂȘtre moi du coup j'ai pas mal d'exemples parce qu'on a eu pas mal de de jugements en la matiĂšre rĂ©cemment au sein du tribunal correctionnel de Derkquk. Alors fa que je regarde parce que il peut y avoir des bon alors en l'occurrence toutes les audiences auquels j'ai Ă©tĂ© c'Ă©tait des avocats du barreau d'Inkerc. Alors ça peut ĂȘtre au titre de la commission d'office ou des avocats choisis mais en tout cas c'Ă©tait des avocats du barreau local.

Je je dirais que euh enfin le ministĂšre public qu'on exerce et on le disait tout Ă  l'heure, on peut faire des techniques spĂ©ciales d'enquĂȘte. Enfin, moi je peux je peux demander un juste de de d'Ă©couter quelqu'un, je peux faire des perquisitions. Enfin, on a des pouvoirs qui sont extraordinaires au sens propre.

Donc moi, je suis quand mĂȘme trĂšs trĂšs attachĂ©e au contradictoire et je dois dire que mĂȘme si Ă©videmment Ă  l'audience, on a une posture qui a l'air d'ĂȘtre dans en antagonisme, euh pour le dire de façon assez claire et Ă  titre personnel, je suis quand mĂȘme assez fiĂšre du systĂšme judiciaire français parce que quand vous ĂȘtes en comparition immĂ©diate euh que vous avez une personne exilĂ©e qui a Ă©tĂ© en garde Ă  vue 48 he qui est dĂ©fĂ©rĂ© dans un box et qui voit devant lui quelqu'un plaidĂ©, en l'occurrence lĂ  c'Ă©tait que des jeunes avocates dans une langue qui comprend comprend pas mĂȘme si l'interprĂšte Ă©tait lui donner les deux trois lignes enfin et qui voit quelqu'un se battre pour lui qu'il soit ou pas commission d'office ou pas enfin je pense que c'est quelque chose auquel je tiens beaucoup dans notre systĂšme parce que voilĂ  on a des pouvoirs extraordinair on poursuit les gens et c'est normal que d'avoir une une contradiction je je et et je pense que quand on Ă©voquait ça tout Ă  l'heure il y avait aucune stigmatisation c'est juste qu'en fait c'est aussi parce que cette matĂ©rialitĂ© de l'aide Ă  l'entrĂ©e au sĂ©jour est rĂ©gulier elle est nouvelle donc c'est normal aussi que des avocats disent "Mais attendez on avait jamais utilisĂ© cette infraction pour ce type d'action et d'activitĂ©. Je pense qu'il y a eu, moi j'Ă©tais pas lĂ  mais je pense qu'il y a eu exactement le mĂȘme genre de dĂ©bat quand on a commencĂ© Ă  poursuivre pour aider Ă  l'entrĂ©e au sĂ©jour rĂ©gulier des gens qui avaient un bateau pneumatique dans leur voiture avec des binandessen et des gilets de sauvetage. Donc on est dans ce genre de de de choses lĂ . donc qui a des dĂ©fenses qui effectivement essaient d'expliquer qu'en fait ils ont Ă©tĂ© contraints et cetera, ça me semble normal et c'est notre rĂŽle de faire du droit, de dire bah l'Ă©tat de nĂ©cessitĂ©, ça rĂ©pond au aux conditions qu' expliquĂ© ma qui expliquĂ© ma collĂšgue tout Ă  l'heure.

Euh voilĂ  et moi j'ai la faiblesse de croire un petit peu Ă  ce qu'on fait. Je me dis que si le dĂ©bat est Ă©quilibrĂ© comme ça et si chaque point de vue est dĂ©fendu, peut-ĂȘtre que c'est pas toujours le cas, mais peut-ĂȘtre que la dĂ©cision qui est rendue par le tribunal, elle sera peut-ĂȘtre pas acceptĂ©e absolument par la personne, mais au moins, il se dira "Bah, j'ai Ă©tĂ© entendu, on a dĂ©fendu mon point de vue et peut-ĂȘtre que ça favorisera un peu les choses aprĂšs." Euh donc ça c'est pour votre question sur les sur les les les Ă  la dĂ©fense, sur la coopĂ©ration euh judiciaire.

Euh elle existe bien sĂ»r et lĂ  on doit encore louer le travail qui est fait par notre collĂšgue magistrat de Lision française euh en au Royaume-Uni qui connaĂźt parfaitement ces ces sujets-lĂ  et qui euh Ɠuvre dĂšs qu'elle le peut euh Ă  nous soutenir dans nos dans nos actions. Peut-ĂȘtre que vous le savez mais je vous je vous confirme qu'il y a par ailleurs bien sĂ»r un magistratiaison britannique en France de façon gĂ©nĂ©rale mais il y en a un spĂ©cialisĂ© sur la matiĂšre de l'aide Ă  l'entrĂ©e au sĂ©jour rĂ©gulier. Donc ce qui nous aide quand mĂȘme beaucoup.

Je je pense que ce qu'on peut dire Ă  grand trait parce que euh pour parce que je crois qu'il y a une audition aprĂšs nous, c'est que euh il y a une coopĂ©ration policiĂšre qui fonctionne trĂšs trĂšs bien, qui est trĂšs spontanĂ©e et cetera et que du coup euh le le nous le judiciaire, on essaie aussi que ça puisse ĂȘtre aussi rapide, mais il y a un formalisme qui est un peu diffĂ©rent. Et pour pas ĂȘtre trop thĂ©orique, je vais vous donner un exemple. Euh quand on a par exemple un un en l'occurrence lĂ  c'Ă©tait notre cas euh et sans rentrer dans trop le dĂ©tail sans vous donner de date, mais lorsqu'il y a par exemple un dĂ©cĂšs au moment de l'embarcation qui se passe Ă  Dquercque euh et que le bateau continue son chemin jusqu'au Royaume-Uni, euh on a l'immĂ©diat besoin que avant qu'il arrive sur les cĂŽtes anglaises, on ait des informations qui soient transmises et des questions que l'on voudrait euh voir poser aux personnes qui sont le bateau qui se sont sur le bateau qui soient euh transmises et qui a des auditions en boĂźne du forme.

Et ça, par exemple, c'est le genre de choses sur lesquelles on est en train d'essayer de travailler tous ensemble pour peut-ĂȘtre au-delĂ  de ce qu'on fait aujourd'hui d'envoyer des demandes d'entraide pĂ©nale international avec formalisme un peu un peu lourd euh d'essayer de travailler peut-ĂȘtre en amont pour avoir des choses dĂ©jĂ  prĂȘtes Ă  l'emploi puisqueen fait en rĂ©alitĂ© malheureusement ce qu'on constate moi je dĂ©couvre un peu sur ce ressort parce qu'il y en a malheureusement de plus en plus mais c'est souvent un peu les mĂȘmes questions qui sont posĂ©es. Donc il y a une peut-ĂȘtre par exemple ça c'est quelque chose sur lequel on peut encore amĂ©liorer notre coopĂ©ration. Mais en tout cas, la volontĂ© des Britanniques de nous aider, elle est affichĂ©e et euh et assez rĂ©elle.

Ils nous ont d'ailleurs reçu à Douvre. On a pu visiter leurs locaux et leur mode opératoire. On s'est déplacé là-bas.

Une derniĂšre question madame la rapporteur. Une derniĂšre sĂ©rie une derniĂšre sĂ©rie de questions euh pour bien comprendre Ă  partir de quel moment vous pouvez vous saisir d'une enquĂȘte ou Ă  partir d'un moment comment vous la qualifiez aussi. Euh, par exemple, quand il y a une enquĂȘte journalistique, je pense Ă  celle qui avait Ă©tĂ© faite autour du dĂ©cĂšs de de Juma Alassan en mars 2024, il y a une enquĂȘte journalistique.

Cette enquĂȘte, elle met en cause euh l'intervention de policiers. Est-ce que ça, Ă  partir lĂ , vous avez peut-ĂȘtre pas le tĂ©moignage de rescap, mais est-ce que lĂ  vous ouvrez tout de suite une enquĂȘte ? Ça en fait cette question elle revient Ă  ce que vous disiez tout Ă  l'heure parce que vous vous me disiez si jamais il y a des rescapĂ©s qui viennent dire il y a eu tel problĂšme pendant le naufrage alors vous pouvez considĂ©rer que il faut enquĂȘter sur les conditions du sauvetage ou du non sauvetage.

Moi, j'avais en tĂȘte que auparavant la section de recherche, elle Ă©tait toujours saisie et que elle pouvait ou non par exemple aller chercher, aller voir les sites, aller Ă©couter, aller demander comment dire, pas seulement les CITP mais je cherche mes mots aller demander au cross les enregistrements enfin qu'il y avait des choses comme ça qui pouvaient ĂȘtre faites. J'ai le sentiment que cette section de recherche n'est plus du tout saisie depuis 2023. Est-ce que vous me le confirmez ?

Ça c'est la premiĂšre chose. La deuxiĂšme, Ă  partir de quel moment euh vous vous dites bah lĂ  on pourrait peut-ĂȘtre enquĂȘter sur les conditions de sauvetage ou pas ? DeuxĂšme question, j'en ai une autre sur les les nouvelles mĂ©thodes d'interception lors de nos diffĂ©rentes auditions et dĂ©placements.

Au dĂ©but, on nous parlait quand il y a trois qu personnes, on peut penser que c'est des passeurs. LĂ , on voit qu'il y a des interceptions oĂč il y a 12 Ă  14 personnes. Est-ce que pour vous, il y a une limite euh qui fait Ă  penser non seulement que on intercepte des passeurs mais pour y avoir un danger Ă  Ă  intervenir ?

Euh et puis des comme on on risque de dĂ©border, je vous laisse dĂ©jĂ  avec ces questions et je vois si j'ai besoin de revenir. Ouais, monsieur FĂ© pardon. Euh le dans ce contexte, ce contentieux comme dans tous les autres, le procureur de la RĂ©publique peut toujours ouvrir une une enquĂȘte.

On n' pas besoin de victime pour ouvrir une une enquĂȘte. Il y a vraiment un champ d'infraction trĂšs trĂšs c'est le droit de la presse. VoilĂ , lĂ  on a besoin d'une d'une victime pour pour ouvrir une enquĂȘte.

Il y a Ă©videmment pas besoin de de victime. Le une enquĂȘte journalistique qui serait portĂ©e Ă  notre Ă  notre connaissance ou autre peut parfaitement saisir suffire Ă  ĂȘtre le dĂ©but le but d'enquĂȘte. Ça arrive rĂ©guliĂšrement dans plein d'autres dans dans d'autres dans plein d'autres contentieux.

Euh peut-ĂȘtre sur cette question la la SR est j'irai pas loin dans le dĂ©tail des affaires puisque lĂ  on va rentrer dans les affaires mais euh dans le ressort de Boulogne. Alors peut-ĂȘtre vous savez qu'il y a aussi la section de recherche pour la gendarmerie euh terrestre aussi qui peut ĂȘtre effectivement qui euh a euh Ă©tĂ© en a Ă©tĂ© saisi euh dans mon dans mon ressort d'enquĂȘte sur les conditions d'intervention des des forces de l'ordre et en l'occurrence des des gendarmes et qui continuent. Moi je pas en peut-ĂȘtre en tout cas de je suis arrivĂ© en en septembre dernier mais j'ai pas eu de de mise en cause de situation de mise en cause mo des conditions d'intervention de la gendarmerie mar gendarmerie pardon maritime raison pour laquelle je n'ai pas saisi euh la section de recherche sur ces conditions.

En revanche, effectivement, voilĂ , il y a des enquĂȘtes qui sont menĂ©es cette fois-ci aussi sur les les conditions d'intervention des la gendarmerie terrestre lors de de dĂ©part de de bateau notamment et Ă©videmment une enquĂȘte, il y a pas de changement de pratique sur le fait de vouloir investir. Enfin, encore une fois, c'est notre rĂŽle et c'est notre rĂŽle de procureur de la RĂ©publique. VoilĂ , ce sont des forces de l'ordre qui agissent lorsque surtout dĂšs qu'on voilĂ  sous notre sous notre contrĂŽle, sous notre responsabilitĂ©, il nous appartient et c'est notre intĂ©rĂȘt aussi d'assurer que qu'ils agissent Ă©videmment conformĂ©ment Ă  la loi et et au aux conditions d'intervention qui sont qui sont qui sont qui sont fixĂ©es.

Et au contraire, enfin notre de la mĂȘme maniĂšre qu'Ă  chaque fois que les les policiers ou les gendarmes pourraient ĂȘtre mis en cause, c'est de faire faire une enquĂȘte, faire la lumiĂšre sur les faits et aprĂšs d'apprĂ©cier si on a des Ă©lĂ©ments Ă  charge suffisant pour aller Ă  l'audience ou ou pas. En tout cas, enfin lĂ , il y a aucun changement de de pratique ou de volontĂ© en la matiĂšre. Bien bien au contraire Ă©videmment c'est enfin c'est Ă  la fois notre rĂŽle et l'intĂ©rĂȘt collectif de de faire la lumiĂšre sur chacune de ces de ces situations.

Oui, c'est enfin du coup quand je disais ça tout Ă  l'heure, c'Ă©tait dans le sens euh euh si on a connaissance d'oĂč que ça vienne effectivement, si on enfin euh si on prend un parallĂšle qui est pas celui de la vestie et si on a besoin de victime, enfin on narriverait pas Ă  faire la lutte contre les violences conjugales comme on essaie de le faire parce que parfois on n'a pas de victimes qui viennent dĂ©poser. Enfin, voyez donc on on c'est pas que c'est un critĂšre de dĂ©clenchement, c'est juste qu'il faut simplement qu'on en ait connaissance sur le sujet que vous Ă©voquez. On enfin voilĂ , je peux pas trop Ă©voquer des des procĂ©dures particuliĂšres.

En tout cas, elle est clairement dans la compĂ©tence du parquet d'Inker. Et lĂ , en l'occurrence euh sans doute en parallĂšle des enquĂȘtes journalistiques que vous vous meniez, il y avait de toute façon eu des signalements et c'est trĂšs bien et ils me sont directement adressĂ©s de la part des associations sur cette situation-lĂ  et il y a il y a une enquĂȘte enfin l'IGPN a Ă©tĂ© a Ă©tĂ© saisie et il y a bien eu une enquĂȘte. Donc voilĂ , je je et et par ailleurs, ce que je vais vous prĂ©ciser, c'est que vous nous interrogiez en gros sur les les outils de travail d'intervention des forces de l'ordre.

Euh je alors c'est plutĂŽt toi qui les a mais je pense que mĂȘme dans des procĂ©dures entre guillemets classiques, mĂȘme s'il y a pas de mise en cause de la de de la façon dont dont on don sont intervenu les forces de l'ordre, ce sont des des Ă©lĂ©ments qui sont de toute façon recherchĂ©s je pense pour comprendre la chronologie de l'intervention, qui Ă©tait oĂč et quand, comment sont enfin quelle a Ă©tĂ© en gros la chorĂ©graphie de l'opĂ©ration. Je pense que ce sont deux de toute façon des documents, voyez, qui apparaissent dans la procĂ©dure euh classique quoi. Donc voilĂ .

Et sur votre derniÚre question sur les interceptions, c'est ce que j'évoquéis tout à l'heure, effectivement la la conception initiale était un peu différente de de ce que de ce soit à quoi les gendarmes maritimes ont été ont été confrontés parce que je pense qu'ils s'attendaient à avoir davantage de bateaux moins fournis que ce qu'ils ont désormais. Là, moi je suis pas le préfet maritime donc sur les les doctrines d'intervention, les seuils et cetera, c'est pas ma ma partie vraiment. En revanche, que j'ai immédiatement fait euh comme procureur compétente, c'est de dire bah du coup, en fait, on ne place plus tout le monde en garde à vue parce que pour le coup, c'est plus proportionné parce qu'en fait, je n'ai pas d'éléments contre chacun qui me permettent de dire qu'il y a lieu de retenir la personne contre son gré dans un régime de garde à vue pour lui reprocher une infraction pénale.

Donc donc je crois que vous vous ĂȘtes lĂ  depuis plus longtemps en poste. Est-ce que vous vous avez dĂ©jĂ  fait appel Ă  la section de recherche maritime depuis que vous ĂȘtes en poste ? Moi non, mais parce que euh j'ai eu beaucoup moins de naufrage en fait aussi hein.

C'est il se trouve que lĂ , on en a eu notamment le 1er avril et cetera, mais j'en ai eu moins et Ă  chaque fois euh on avait ce groupe Nudin qui a Ă©tĂ© enfin faudrait que je regarde hein, je vous avoue que faudrait que je revĂ©rifie mais il me semblait pas mais en tout cas je suis d'accord, ça me semblait pas ĂȘtre un dĂ©faut de sisine ou un changement de Je pense que c'est plus la la gendarmerie maritime elle-mĂȘme qui s'est rĂ©organisĂ©e et a fait ce groupe spĂ©cifique. Ça me semble ĂȘtre davantage chaque un vrai changement de de sais. VoilĂ , il me reste Ă  vous remercier madame les procureurs de vous ĂȘtre rendu disponible de votre exposĂ© encore une fois trĂšs exhaustif et de vos rĂ©ponses trĂšs prĂ©cises.

Il faut le noter et je vous en remercie grandement. Merci monsieur le président. Vous nous avez demandé notamment une communication de d'éléments chiffrés sous quel délai ?

Juste pour qu'on soit conforme. VoilĂ . D'accord.

Je suspends. Pointenant dans 5 minutes.