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interviewC à vous· 6 novembre 2024 58 min

« Hippocrate » : série à voir de toute urgence - C à vous la suite, l’intégrale - 06/11/2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - A.-E.Lemoine: "C à vous" en direct jusqu'à 21h avec Emilie, Mohamed et Lorrain, aux côtés de notre chef. - L.Sénéchal: Qu'est-ce qu'on va cuisiner ce soir?

Je vois des betteraves et des radis. - G.Mairui: Je vous cuisine une recette à base de différentes variétés de betteraves, des radis et une vinaigrette miel-citron. - L.Sénéchal: Qu'est-ce que je peux faire pour vous aider? - G.Mairui: Je passe des radis à la mandoline.

Je vais les mariner ensuite. - A.-E.Lemoine: C'est fastoche, la mandoline. - L.Sénéchal: Attention, les betteraves, c'est rouge.

On ne voit pas le sang. Je m'arrête là, avant les doigts. - A.-E.Lemoine: Il n'y a pas de délicatesse.

Sans commentaire, dans le silence... - L.Sénéchal: Je laisse le chef faire.

Il fait mieux que moi. - A.-E.Lemoine: Les betteraves sont passées à la mandoline par le chef du propriétaire du Super Huit, dans le 8e arrondissement, à Paris.

Merci. A tout à l'heure pour le dîner. Lorrain, de la cuisine au bonus.

Tu vas à ta place. - L.Sénéchal: Je me suis dit que j'allais me mettre là. - A.-E.Lemoine: Mets-toi où tu veux. - L.Sénéchal: Je vais vous parler d'une de mes séries préférées, "Hippocrate", série médicale française qui nous plonge au coeur de l'hôpital fictif Poincaré.

Il y a un côté thriller. C'est très réaliste. C'est écrit et réalisé par un ancien médecin.

A.Belaïdi incarne une jeune interne. Les chefs sont en quarantaine au moment où elle débarque.

Ils ont été confrontés à un virus. Ce qui a marqué la saison 2, c'est qu'elle a raconté l'arrivée du covid. - C'est le bordel.

Ca déborde. 3 secteurs en covid. On va sanctuariser des chambres pour les plus âgés qu'on ne pourra pas réanimer. - On en est déjà à faire du tri? - Oui. - Il y a votre rendez-vous avec la directrice. - L.Sénéchal: C'est très réaliste car créé par un ancien médecin, T.Lilti, qui avait repris du service pendant le covid. - T.Lilti: Je suis retourné à l'hôpital parce que j'avais le sentiment de pouvoir être utile.

Il y avait une culpabilité d'avoir été médecin, d'avoir suivi ce cursus. Je me suis dit qu'il fallait que j'y retourne même si mes compétences avaient largement...

Elles étaient infléchies. - L.Sénéchal: 3 ans plus tard, il a repris sa casquette de réalisateur pour une saison 3 de "Hippocrate".

Les soignants doivent faire face à la baisse des moyens en plein été. Cri d'alarme sur l'état de l'hôpital public. - On se retrouve dans une situation tendue avec l'arrêt de SOS Médecins.

Trop de lits sont fermés. - Tu l'as mis où? - Sous l'internat.

Tu aurais fait quoi à ma place? - Il faut organiser les tours de garde. - Il faut arrêter de mettre de l'affect partout. - Tu peux admettre que Poincaré, c'est tout pourri.

Rien ne fonctionne. - C'est toute ma vie. J'ai tout vécu ici. - A.-E.Lemoine: La saison 3 sera disponible à partir de lundi prochain sur Canal+ avec toujours A.Belaïdi dans la peau de cette interne devenue désormais médecin.

Elle est notre invitée aux côtés du créateur de cette formidable série médicale, T.Lilti. Salut, Thomas. - A.Belaïdi: Bonsoir. - A.-E.Lemoine: Salut.

Alice, la 2e fois depuis le début de la rentrée. Elle n'arrête pas. On parle de cette série, c'est ce qu'a choisi "Télérama".

Ce n'est pas un tract, cette série, mais quand même. - T.Lilti: Elle est particulièrement politique, cette saison, mais comment faire autrement quand on écrit une série sur l'hôpital public, cette institution à laquelle on tient tous.

Après 3 ans de crise sanitaire, elle va encore plus mal. - A.-E.Lemoine: Vous soulignez la souffrance des soignants, induite par le manque de moyens, notamment la systématisation d'une pratique dont on a beaucoup entendu parler au moment du covid: le tri des patients.

C'est devenu le quotidien à l'hôpital aujourd'hui? - T.Lilti: Le quotidien, je ne sais pas, mais ça existe.

C'est présent et on ne peut pas faire autrement. Il y a énormément de monde pour mille raisons qui viennent à l'hôpital pour se faire soigner, notamment dans les services d'urgence. On l'a vu cet été.

Beaucoup de soignants ne sont plus là. Il y a un manque de personnel, de moyens, de lits. Cette idée m'est venue quand je suis retourné pendant le covid soigner.

La première phrase que j'ai entendue, c'était: "On ne pourra pas soigner tout le monde." Etre soignant, c'est toujours se poser la question de qui on soigne en priorité. - A.-E.Lemoine: Quand il n'y a pas d'ambulances disponibles, qu'est-ce qu'on fait? - Il n'y a pas de chirurgie ophtalmologique? - Si, mais c'est l'été. - C'est le Club Med?

J'appelle mes potes à Rothschild. On prépare le patient pour un transfert. - On n'a pas de Smur. - On fait quoi alors? - On prend ma caisse. - Ca me va.

Ca ne me dérange pas. ...

Sirène. - A.-E.Lemoine: W.Lebghil est nouveau dans la série.

Il incarne un médecin qui vient du privé et qui découvre vraiment la déchéance de l'hôpital public. - T.Lilti: C'est le regard extérieur, ce nouveau personnage qui joue le petit ami d'Alyson, qui interprète Alice.

Il a l'avantage d'être le personnage qui se dit: "Votre hôpital public, ça ne fonctionne pas du tout." - A.-E.Lemoine: "Ca marche sur la tête." Le quotidien des soignants, c'est de désobéir, contourner les règles. - T.Lilti: C'est la thématique de la saison 3, la résistance, la désobéissance quand un système ne fonctionne plus, quand on est face à la possibilité de bien faire les choses et de soigner.

Est-ce qu'il faut désobéir et contourner les règles? - A.-E.Lemoine: Ca explique aussi la crise des vocations.

Les jeunes voient bien que c'est un nid à emmerdes de travailler à l'hôpital. - T.Lilti: Les jeunes médecins, les infirmiers et les infirmières, les médecins étrangers qui, avant, trouvaient comme une chance de venir faire leur formation en France, à l'hôpital public...

On était bien contents de les trouver pour occuper les places qui manquaient. Même eux ne veulent plus venir travailler à l'hôpital public, ou de moins en moins facilement. L'hôpital public se retrouve déserté de ses soignants. - M.Bouhafsi: La saison 3 est aussi un acte de résilience.

C'est impressionnant, la puissance qui règne dans cette saison. Vous avez remis votre blouse d'Alyson Lévêque, Alice. La saison 3 est très intense pour votre personnage.

Une ancienne interne qui retrouve sa voie en urgentiste. Elle est intégrée à SOS Médecins. On la retrouve en pleine intervention dans une cité. - Vous êtes le docteur?

Entrez. On vous a appelée à 13h. Ca fait 6 heures qu'on vous attend.

Personne ne répond. - J'ai fait au plus vite. Ne me poussez pas. - Mon frère n'est vraiment pas bien. - M.Bouhafsi: Ca commence, dès le départ, très fort pour Alyson.

Vous aviez dit que vous aviez l'impression de jouer dans un Docteur Maboul grandeur nature. - A.Belaïdi: C'est un grand terrain de jeu pour moi, le plateau de "Hippocrate".

C'est aussi un endroit où je me retrouve parfois bloquée dans des retranchements en tant qu'actrice. On pousse. C'est un personnage fragile, sensible, hyper investi.

Sur ce plateau, parfois, réalité et fiction se mêlent. C'est hyper énergivore pour moi. ne m'avait jamais offerte avant lui.

Il a su voir en moi une forme de sensibilité que d'autres ne voyaient pas avant lui. Au-delà de ce que je joue, il y a aussi...

Je me régale à aller faire des sutures... - A.-E.Lemoine: Des massages cardiaques. - T.Lilti: C'est peut-être, de tous les comédiens, et ils sont talentueux, celle qui est la plus douée pour les gestes techniques. - A.-E.Lemoine: Elle pourrait être médecin? - A.Belaïdi: Si vous faites une plaie quelque part et que j'ai de quoi suturer... - A.-E.Lemoine: Tranquillou? - A.Belaïdi: Tranquillou, je ne sais pas, mais... - T.Lilti: Elle suture très bien, sur des fausses plaies, mais très bien.

Elle adore ça. - A.-E.Lemoine: C'est comme ça qu'on apprend, en internat. - T.Lilti: A l'hôpital, on apprend sur être vivant. - M.Bouhafsi: C'est une des plus belles critiques que l'on peut faire à la série.

La série frôle la réalité. Cette scène est impressionnante. C'est le quotidien des médecins en France.

Il y a 20 000 signalements de professionnels de santé par an. C'est une bonne façon de le rappeler. - T.Lilti: Il y a 3 moments d'altercations fortes dans le film, dans la série, entre des médecins et des patients, cette première scène avec Alyson, notamment.

Ces patients et ces médecins, on les mettrait dans une pièce pour discuter, ils seraient d'accord sur tout et ne se taperaient pas dessus. Ils sont face à la même impossibilité. Ils vivent le même calvaire.

Il faut comprendre ces gens qui deviennent violents. Ils ont un des leurs entre la vie et la mort et ne trouvent personne pour les soigner. Dans une cité, l'accès aux soins est tellement complexe que ça fait péter les plombs. - A.-E.Lemoine: Ils sont en colère d'attendre aux urgences pendant 6 heures alors qu'on paye des impôts pour ce service public qui n'est plus rendu comme il faudrait. - T.Lilti: A ce fameux patrimoine qui nous appartient à tous, le service public, notamment hospitalier.

On a l'impression qu'il ne marche plus et qu'on n'y a plus accès. Ce n'est plus la qualité qu'on espère. - A.Belaïdi: Dès le départ, il y a un dysfonctionnement.

Il y a le dysfonctionnement des pompiers, des policiers, dans cette scène. Il y a toute une institution en danger. Personne ne peut vraiment travailler.

Personne n'a les moyens de le faire. - A.-E.Lemoine: C'est une réaction en chaîne. - E.Tran Nguyen: Il y a un moment "Inception" dans cette saison 3, une mise en abyme, quand votre personnage croise un acteur qui tourne une série hospitalière dans une aile de l'hôpital Poincaré. - Vous êtes médecin? - Oui, aux urgences.

Vous? - Pas du tout. Acteur.

On tourne une série bâtiment 25. Vous auriez des conseils à donner? - Désolée, je n'ai pas le temps.

Le stéthoscope autour du cou, ce n'est pas le top. - E.Tran Nguyen: Vous avez vécu exactement cette scène, je crois? - A.Belaïdi: Oui.

Au départ, on le mettait tous autour du cou. - T.Lilti: C'est les séries hospitalières. - A.-E.Lemoine: Il se met où? - A.Belaïdi: Dans la poche.

C'est galère. Il se prend dans toutes les portes. - T.Lilti: A l'hôpital, un médecin avec le stétho autour du cou, c'est le frimeur. - E.Tran Nguyen: On voit les médecins qui vont chercher sur le plateau de cette série du matériel dont ils manquent.

Ca vous est arrivé en plein covid. - T.Lilti: Je suis retourné travailler à l'hôpital.

Moi le premier, quand je suis arrivé le premier jour, je me suis rendu compte que je n'avais pas de stéthoscope. J'ai été dans la loge des comédiens. Je suis allé chercher le stéthoscope d'Alyson pour aller travailler.

On s'est rendu compte très vite qu'ils avaient un déficit de matériel alors qu'on en avait plein. On avait des fauteuils roulants, des appareils, plus de technique. On leur a prêté. - A.-E.Lemoine: Vous croisez des vrais soignants qui vous voient dans la peau d'une actrice, avec une fausse blouse.

Ils sont heureux que vous mettiez la lumière sur leur profession? - A.Belaïdi: Complètement.

C'est un vrai échange. Je me suis inspirée de certaines personnes qui passent à l'hôpital, qui sont venues sur le plateau avec nous. Ils nous ont vachement aidés.

Parfois, j'oublie que je suis dans un service d'urgence déguisée en médecin. Parfois, il y a des vrais patients qui viennent te voir. "Alors, pas du tout." - A.-E.Lemoine: Pour les sutures... - T.Lilti: On a de super bons rapports.

Ca se mélange avec l'hôpital. La seule zone de conflit, c'est les places de parking. On occupe pas mal de places de parking.

On fait vraiment partie de l'hôpital. - A.Belaïdi: On y va depuis longtemps.

On a commencé en 2018. C'est un hôpital qu'on connaît. - A.-E.Lemoine: On ne parlait pas de la série "Urgences"?

Il y a la série... - T.Lilti: Emblématique. - A.-E.Lemoine: On est de la même génération?

Je le crains... "Urgences"...

Avec "chimie-gaz-iono"...

Vous regardiez cette série pendant vos études de médecine. - Lorsqu'on découvre pour la 1re fois les plateaux de "Urgences", on est frappé par ce tumulte et cette agitation organisée. Des brancards heurtent des portes, le chef de plateau hurle les ordres.

Chacun sait ce qu'il a à faire. Le moindre geste, le moindre passage devant une caméra est calculé de près dans ces décors et...

Vous êtes dans un véritable hôpital. La production est la première à utiliser de vrais plafonds. Ca n'arrangeait pas le directeur photo pour installer ses projecteurs.

Ici, on en utilise très peu. - A.-E.Lemoine: C'était réaliste.

Ils avaient des stéthos autour du cou. - T.Lilti: Ca a été une référence. - M.Bouhafsi: G.Clooney...

Il le garde toujours. - T.Lilti: C'est sûr qu'il y a plus de love stories dans "Urgences" que dans "Hippocrate".

Mais "Urgences" est quand même une série politique. Elle parle du système de soins américain. - A.-E.Lemoine: Il y a une histoire d'amour entre Anaïs et W.Lebghil. - T.Lilti: C'est au long cours. - L.Sénéchal: Ce n'est pas G.Clooney... - A.-E.Lemoine: "Hippocrate", saison 3.

C'est la série préférée de Lorrain. Mohamed a adoré. Emilie se prononce pour. - E.Tran Nguyen: Tout à fait. - A.-E.Lemoine: On a été hyper fidèles à "Hippocrate" depuis la première saison.

C'est à partir de lundi sur Canal+. Restez avec nous jusqu'à 21h. Au dîner, on parlera de l'élection de D.Trump, entre autres.

Mais ne dites pas...

On reste dans le domaine médical. Mais ne dites pas à ce comédien ultra populaire qu'il est boulimique. Il se définit comme un bon généraliste parce qu'il alterne des rôles au cinéma, à la télévision ou au théâtre, mais il pense que la boulimie est une maladie qui détruit.

Il joue pour se construire. Il fait ce métier comme il respire, avec un seul plan de carrière: son désir. - C'est pour quoi, tout ça?

Vous avez été le comédien qui a le plus tourné, cette année. - P.Arditi: Pourquoi pas tout ça?

Je ne vois pas pourquoi je m'en priverais. Il y a le raisonnement connu qui dit qu'il ne faut pas faire trop de choses...

Je suis là pour un temps limité sur la terre. J'ai envie de faire ce que j'ai envie de faire. J'ai envie de faire du théâtre, du cinéma...

Quand je ne serai plus là, je ne jouerai plus. Mon désir est le seul plan de carrière que je connais. - A.-E.Lemoine: "Né pour jouer" est un livre que lui consacre N.Simon.

Ils sont nos invités. Bonsoir. Bienvenue à tous les deux.

Vous venez pour ce livre, "Né pour jouer". - P.Arditi: Je n'y suis pour rien, moi.

On s'est servi de mon nom. - A.-E.Lemoine: Avec le désir comme seul carburant...

On vient de l'entendre. Vous n'avez jamais changé de ligne de conduite. Plus ça va, plus c'est vrai.

Ce n'est pas maintenant qu'on va vous forcer à faire quoi que ce soit. - P.Arditi: Non. - N.Simon: C'est trop tard. - P.Arditi: Il y a des choses qui vont me forcer à vivre autrement, mais je serai buté jusqu'à mon dernier souffle pour ne pas reproduire ce à quoi j'ai été confronté. - A.-E.Lemoine: Pierre est né pour jouer, au sens presque enfantin du terme, jouer, ne pas être raisonnable.

Vous confirmez qu'il ne fallait pas être raisonnable dans ce métier. - N.Simon: Complètement.

Ce qui est formidable... - P.Arditi: Un vieil enfant... - A.-E.Lemoine: Après les salaires qu'il y a eus pendant les dernières représentations... - P.Arditi: Je suis là.

Tout va bien. Arrêtez de me demander comment je vais. J'en ai marre. "Ca va mieux?" Ca va!

Ils sont adorables. - A.-E.Lemoine: Je n'avais pas la tête sur le côté... - P.Arditi: Alors... - A.-E.Lemoine: The show must go on.

Vous dites que vous vous bourrez la gueule avec la vie. - P.Arditi: Oui.

La vie, c'est un prêt. Il y a quelqu'un qui vient et qui vous la réclame, à un moment donné. Si vous pensez qu'il faut l'économiser pour mieux la vivre, la vie...

Ce n'est pas la Caisse d'Epargne. Je fais comme si je pouvais me bourrer la gueule jusqu'à mon dernier souffle, qui ne manquera pas d'arriver. - A.-E.Lemoine: Vous avez fait ce livre à partir d'une conversation que vous a rapportée Pierre.

Vous pouvez nous la raconter? - N.Simon: C'est sur la mort.

Le choix, c'était d'ouvrir sur un moment qui l'a marqué. Quand il s'endormait, quand Pierre voulait dormir, sa maman lui disait: "Attention..." - P.Arditi: J'ai demandé un jour à ma mère, il y a 73 ans: "Maman, c'est quoi, la mort?" Elle m'a dit: "C'est comme quand tu dors, mais tu ne rêves plus." Cette femme admirable n'a pas compris qu'elle m'a terrorisé pour le reste de mes jours. - N.Simon: Il est toujours insomniaque. - P.Arditi: Je me suis juré de ne pas dormir.

En avançant dans le temps, en vieillissant, je me suis dit que je n'allais plus dormir. Pendant les 30 dernières années, je dormais 2 heures par jour. Ca allait très bien. - A.-E.Lemoine: La mort vous emmerde parce qu'elle vous fait peur ou les 2? - P.Arditi: La mort m'emmerde.

Je n'ai pas le choix. C'est une aventure dont on ne sort pas vivant. C'est comme ça, je vais mourir, comme tout le monde.

Ce qui m'emmerde, c'est que je ne comprends pas pourquoi il faudrait que ça continue sans moi. - N.Simon: Un peu égoïste... - P.Arditi: Pas du tout. - M.Bouhafsi: On apprend qu'on a la chance de vous connaître grâce à votre soeur.

C'est elle qui veut d'abord devenir comédienne et qui vous inscrit à un prestigieux cours de théâtre. Les caméras de télévision étaient passées filmer un cours avec vous. - Si on fait de la technique en s'ennuyant, il faut avoir de la passion.

N'essayez pas d'expliquer. Les mots suffisent à expliquer la pensée de l'auteur. La chose la plus importante, c'est de ne pas penser ce que vous dites. - M.Bouhafsi: Vous disiez quoi sur la tranche? - P.Arditi: Est-ce que vous pensez qu'en regardant ça, on se dit que le mec va faire carrière?

Evidemment que non. C'est l'un des grands bonheurs de ce livre que je n'ai pas écrit, puisque c'est Nathalie qui l'a écrit...

On peut remonter tout ça. Si je peux présenter un peu d'intérêt pour les gens qui m'aiment bien, ça explique un certain nombre de choses qui me sont arrivées et dont je me suis servi. Elle a fait ça très bien. - N.Simon: En particulier ses parents, qui l'ont marqué au fer rouge. - A.-E.Lemoine: Ils voulaient que vous deveniez artiste. - P.Arditi: Oui.

C'était atypique, à l'époque. Les parents de mes copains pensaient qu'il valait mieux être notaire, médecin. Mon père a dit: "Vous serez des artistes." Ce n'était pas à la mode.

On a eu la chance d'avoir des parents qui nous ont poussés à accepter d'être ce que nous n'étions pas encore à l'époque. - A.-E.Lemoine: Alice, le théâtre, vos parents étaient d'accord?

Vous avez commencé à 12 ans. - A.Belaïdi: Je suis avignonnaise.

Mais parents m'ont très vite dit: "Si tu veux bouffer des pâtes et être heureuse, fonce." J'étais nulle à l'école. Le théâtre m'a aimée.

J'y suis allée à fond. - A.-E.Lemoine: C'est dingue. - A.Belaïdi: Mon père était maçon.

Il avait coulé la dalle du théâtre. Je suis allée prendre des cours. C'est la bonne fée qui m'a... - N.Simon: C'est chouette.

C'est le fils, maintenant. - A.Belaïdi: C'était les anars avec Léo Ferré... - P.Arditi: Il est encore vivant, le père. - A.Belaïdi: Oui.

Je vous ai croisé, j'étais une gamine. - A.-E.Lemoine: Il était sympa? - A.Belaïdi: J'ai un très bon souvenir de Pierre. - P.Arditi: Il y a longtemps? - A.Belaïdi: Il y a 2 ou 3 ans.

Non, je plaisante. C'était il y a 15 ou 16 ans. - P.Arditi: Vous êtes toute jeune, quand même. - A.Belaïdi: Je reste un peu... - A.-E.Lemoine: Arrêtez de cabotiner. - E.Tran Nguyen: Pierre, c'est la télévision qui vous fait connaître d'un public plus large à la fin des années 60 grâce au rôle dans la série "En votre âme et conscience". - C'est un irresponsable ou un fou!

Je voulais qu'on me juge comme un homme pleinement responsable. - Ce n'est pas un mensonge que vous faisiez quand vous disiez aux enquêteurs...

Est-ce plutôt aujourd'hui que vous mentez? - Je jure devant Dieu que c'est alors que je mentais. - E.Tran Nguyen: Cette série qui vous fait connaître... - P.Arditi: Comment ce type a pu faire une carrière? - E.Tran Nguyen: Vous avez beaucoup de charisme.

Ca vous vaut une lettre de félicitations de F.Truffaut. Etre reconnu, ou reconnu, c'était l'obsession du jeune P.Arditi? - P.Arditi: Oui, mais c'est normal.

C'est l'obsession de beaucoup de jeunes acteurs. Louis Jouvet disait: "Un acteur ou une actrice a besoin d'abord de reconnaissance. Il a besoin d'être regardé par les autres.

Si ce n'est que ça, ça n'a aucun intérêt. Ca commence toujours par ça. Après, si le seul besoin est d'être regardé, c'est insuffisant pour devenir un acteur digne d'intérêt. - A.-E.Lemoine: Vous vouliez qu'on vous regarde.

Ca a été le moteur de votre début de carrière. Vous vous détestiez physiquement. - P.Arditi: Je ne me déteste pas.

Je ne m'aime pas. Ca n'a jamais marché avec moi, ça. - N.Simon: Ca s'est amélioré. - P.Arditi: Quand j'étais jeune, je ne m'aimais pas du tout. - N.Simon: Là, ça va mieux. - A.-E.Lemoine: Vous ne vous aimez pas physiquement... - P.Arditi: Je n'aime pas ma voix, ma gueule. - N.Simon: Il a fait du doublage. - A.-E.Lemoine: C'est vrai que c'est pratique, maintenant, le théâtre filmé.

Vous êtes capable de tout séduire: une chaise, une femme...

Evelyne "Mouix". - P.Arditi: Evelyne, je suis désolé. - A.-E.Lemoine: Pourquoi ce besoin de séduction?

Vous n'aimez pas qu'on vous dise que vous êtes un séducteur. - P.Arditi: Ce sont les autres qui l'ont dit. - N.Simon: Peut-être pour se rassurer.

Il a un côté grande gueule, râleur, mais au fond de lui, je suis sûre qu'il est fragile et qu'il a toujours besoin d'être reconnu et rassuré. C.Lelouch m'a dit qu'il avait besoin d'entendre qu'on l'aime.

Evelyne aussi raconte que quand il est sur scène au théâtre, il veut prendre le public par la main. "Ca y est, je les tiens. Je vais les dompter.

Ils vont voir ce qu'ils vont voir." Etre aimé. - L.Sénéchal: Je vais évoquer Resnais.

A.Resnais est un peu votre père au cinéma. Vous avez tourné une dizaine de films pour lui.

Ils vous ont porté chance. En 87, César du meilleur acteur dans un second rôle. Puis César du meilleur acteur pour "Smoking, no smoking." - Le gagnant est P.Arditi! - P.Arditi: Merci, bien sûr.

F.Luchini disait tout à l'heure qu'un acteur sans regard, ce n'est rien. J'ai eu la chance de croiser le regard d'Alain il y a une dizaine d'années.

Il m'a toujours regardé comme un objet qui lui semblait précieux. Cher Alain, le bonheur de ce soir, je vous le dois. Je vous dois quelque chose de beaucoup plus important dans ma vie, à des périodes où je m'égarais.

Vous êtes venu me rappeler que j'étais cet objet précieux. - L.Sénéchal: C'était votre père au cinéma. - P.Arditi: J'avais tourné avec d'autres gens avant.

Mais c'est une rencontre majeure. Elle est restée majeure. - A.-E.Lemoine: Ce discours de remerciements illustre parfaitement ce qu'on découvre ou redécouvre sur P.Arditi.

C'est une formidable...

C'est un très joli livre. C'est dommage qu'il ait fallu 3 ans d'insistance de la part de Nathalie. - P.Arditi: On ne s'intéresse qu'au vieillard.

Il m'a fallu un temps fou pour devenir ce que je suis. - N.Simon: E.Bouix... - A.-E.Lemoine: Je voulais faire une blague! - P.Arditi: Trésor national vivant. - N.Simon: C'est un monument national.

Et classé! - A.-E.Lemoine: Voulez-vous ce livre?

Le monument se déplace dans les rues d'Avignon. Il est mobile. Qu'est-ce qui se passe? - P.Arditi: Non, rien. - A.-E.Lemoine: On parle de la politique juste après.

Ne vous inquiétez pas. C'est disponible à partir de demain. Le voici en avant-première, chère Alice.

Vous restez tous les 4 pour le dîner. Tout de suite, c'est le PVPP de M.Bouhafsi.

L'image du jour a un air d'Italie. - M.Bouhafsi: Ca va surprendre nos invités.

Vous connaissez tous le lac de Côme, rendu célèbre notamment par "Casino Royale". Il est possible de ramener l'air de ce lac italien. Une agence de marketing italienne vient de mettre en vente des cannettes de 400 ml d'air authentique de ce lac.

C'est 9,90 euros l'unité. Ca sent rien. Cette idée saugrenue, on était précurseurs en France.

Ca a longtemps été un poisson d'avril. On est en 1974. On invente à la télévision française le faux métier de brasseur d'air. - La commercialisation d'un de nos biens les plus naturels: l'air.

Elle a une conséquence sociale: ne va-t-on pas voir disparaître l'un des petits métiers sympathiques de nos campagnes, le brasseur d'air? Il faut une solide résistance. - M.Bouhafsi: Il existe un vrai marché d'air pur, au-delà de la blague.

Vous pouvez acheter de l'air des glaciers d'Islande. En Chine, pour échapper à la pollution, une cannette d'air de campagne. En France, ça existe aussi.

C'est une conserverie de poisson qui s'est lancée dans ce commerce en 2018. - Il faut voir ça avec du second degré, absolument. On ne vend pas de l'air, on vend du poisson, essentiellement.

C'est pour se marrer et pour faire rigoler les estivants. On en a peut-être vendu 3000 depuis qu'on a sorti l'idée. - A.-E.Lemoine: Je trouvais ça limité, 2000 ou 3000.

On passe au mot du jour. Geminoid HI-6. - M.Bouhafsi: C'est une histoire qui nous vient du Japon.

Vous connaissez tous R2-D2. Il va devenir ringard grâce à ce robot. C'est un robot que l'on crée à son image.

Ce robot japonais a les traits de son créateur. Ca fait 18 ans que ce savant fou fabrique des robots. - A.-E.Lemoine: Lequel est vivant? - M.Bouhafsi: Il a réussi son coup.

Le voilà à la une des journaux nippons. Il y a des vrais cheveux à lui et la super coupe au bol de son créateur. Il a un truc en plus: la technologie la plus avancée. - M.Bouhafsi: La mégalomanie de ce monsieur, c'est d'avoir fait un clone aussi pour sa fille. - P.Arditi: C'est une situation de narcissisme assez terrible.

Je ne sais pas si on peut appeler ça du narcissisme. C'est effrayant. Pour moi, c'est le contraire absolu de la vie.

Je trouve ça terriblement angoissant et con. Pardonnez-moi, mais je ne peux pas dire autrement. L'IA, pour le moment, on voit ce que ça va devenir.

Un jour, on nous a expliqué qu'on allait se passer des acteurs. Tâchez d'en profiter parce qu'apparemment, on est condamnés à mort. C'est fou.

Ca dépasse mon entendement. - T.Lilti: Les Japonais ont inventé le concept de la vallée de l'étrange pour les humanoïdes.

Ce qui est étrange quand on voit ce robot, c'est qu'il ressemble énormément à l'humain, mais il y a des petites différences. C'est effrayant. C'est la fameuse vallée de l'étrange. - A.-E.Lemoine: Le Tarzan français dans la certif du jour. - M.Bouhafsi: C'est quelqu'un qui a des followers incroyables. 2 millions de personnes le suivent.

C'est une belle histoire. On dit souvent de lui qu'il est mi-homme mi-singe. Il a commencé sa carrière en escaladant des gratte-ciel à mains nues.

Aujourd'hui, c'est notre Tarzan français. Il réalise ses exploits dans la nature pour parler aussi écologie. Il a répondu à nos questions. - Bonjour.

C'est Léo Urban pour "C à vous". Il y a eu la tour Montparnasse. Ca a fait 1,5 million de vues sur YouTube.

Ca a boosté ma chaîne. C'était d'être comme Tarzan, de grimper aux arbres, d'être libre. Les gens, de prime abord, peuvent penser que je suis fou parce que je suis perché en haut.

Il faut être très équilibré dans sa tête. J'aime bien Tarzan, mais j'aime bien "Avatar" aussi. J'aime le grand spectacle Hollywoodien.

Incroyable. Le premier contact avec les chimpanzés, c'était fou. Exceptionnel.

C'est dingue d'attiser leur curiosité. J'en garde un souvenir magique. - M.Bouhafsi: Il a monté la tour Montparnasse à mains nues, sans sécurité.

Voici son premier livre. Il parle de son histoire, d'écologie. - A.-E.Lemoine: Merci, Mohamed.

On passe à table après Jibé et Lucien en coulisses. Ce soir, ils doivent joindre l'un des plus grands acteurs du monde. - Lucien, je suis super en retard pour aller à la boxe.

Tu peux appeler un invité exceptionnellement pour confirmer l'horaire pour demain? - Attends, maintenant? Il est sympa? - Très sympa. - OK. ...

Tonalité. *-Allô? - Liam? *-Ne quitte pas. - Je ne quitte pas. *-Ca va, depuis la dernière fois?

Tu as l'air en forme. - Oui...

Merci. *-Tu as fait de la muscu? - Ouais, un peu... *-T'as 3 minutes... - Je vous appelle pour votre convocation dans l'émission... *-Avant que je fasse tout sauter. - OK.

Demain, vous êtes convoqué dans "C à vous" à 19h... *-Ferme-la.

Ecoute-moi bien. Tu ne vas pas faire le con. Tu m'écoutes. - Bien sûr. *-Je ne t'entends pas. - J'ai dit d'accord! *-J'ai posé une bombe sous ton bureau. - Hein? *-Si tu appelles quelqu'un, je la fais sauter.

Si tu tentes de la désamorcer, tu sautes. Si une personne rentre dans la pièce, tu sautes. Musique de tension. - (Non, non!) Au ralenti.

Non! - Il a encore répété son texte pour son prochain film? Liam, c'est Sara.

Tu es OK pour demain, 19h? *-Salut, Sara. Yes, aucun souci.

Merci. - Top. Merci, Lucien. ...

Lucien, je suis à la bourre. Tu peux appeler L.Manaudou, s'il te plaît? - A.-E.Lemoine: Alice, Nathalie, Thomas, Pierre, bienvenue à la table de "C à vous". "Qu'est-ce qu'on mange" a demandé Pierre.

La réponse de notre chef. Ce soir, c'est des radis, quoi. - G.Mairui: Vous avez un chèvre frais assaisonné avec quelques échalotes, plusieurs herbes maraîchères, quelque chose de très frais.

Des betteraves cuites en croûte de sel assaisonnées dans une vinaigrette miel-citron et huile d'olive. - A.-E.Lemoine: C'était un peu plus que juste un radis.

Pardon. Pierre, on évoquait tout à l'heure E.Bouix, votre épouse.

Elle nous a confié lors de son dernier passage quel était selon elle votre plus gros défaut. - E.Bouix: Comment dire...

Son énervement permanent. Permanent, c'est excessif, mais assez constant, récurrent. - P.Arditi: Ma véhémence. - A.-E.Lemoine: Elle vous fatigue? - E.Bouix: Non plus.

Mais il y a des moments où je lui dis: "Calme-toi." - A.-E.Lemoine: Ce matin, votre épouse vous a demandé de vous calmer quand vous avez découvert que D.Trump a été élu? - P.Arditi: Non.

Elle ne me l'a pas dit. J'ai passé ma nuit avec cette histoire qui ne me ravit pas, personnellement. Je n'ai pas à me mêler de la vie des Américains.

Ce que représente D.Trump m'inquiète profondément. Je ne peux pas dire que je sois emballé.

Je ne comprends pas. J'ai suivi la campagne relativement régulièrement. Tout ce qui a été envoyé comme insanités, vulgarités...

C'est monstrueux, ce qui a été déversé. Non seulement ça ne lui a pas été fatal, Mais au contraire, apparemment, ça l'a envoyé dans les étoiles. - A.-E.Lemoine: Contre-vérités aussi.

C'est aussi la victoire de la vérité alternative, avec l'élection de D.Trump. Exemple: 14 millions d'abonnés pour le T.Carlson.

Il a fait le lien entre les avortements et l'ouragan Milton. - A.-E.Lemoine: C'est Dieu qui a puni les femmes qui avortaient.

C'est l'air de la post-vérité. La victoire de la désinformation. - P.Arditi: Il était le seul autorisé... - M.Bouhafsi: A aller chez Trump, à Mar-a-Lago. - T.Lilti: On a à la fois une proximité immédiate avec les Etats-Unis et en même temps, On voit ce fossé culturel.

Ici, on a du mal à comprendre comment les Américains peuvent élire D.Trump. - M.Bouhafsi: Cette pensée campe de plus en plus en France. - T.Lilti: Cette manière de faire de la politique est très différente de la nôtre.

Il y a un décalage entre Trump et des personnalités politiques qui tiennent parfois des propos extrêmes. - A.-E.Lemoine: Avec le fait de contester la vérité, les faits, qui est de plus en plus présent et récurrent en France.

On l'a vécu sur notre plateau. C'était assez dingue. C'était notamment face à E.Ciotti.

Il ne voulait pas entendre les faits. La désinformation dans la santé aussi. - E.Tran Nguyen: Un arrêté municipal interdit d'être malade.

Ca se passe dans la Nièvre. C'est pour tirer la sonnette d'alarme sur la pénurie de médecins. - "Il est formellement interdit à tout habitant de tomber malade sous peine de ne recevoir aucune prise en charge médicale." C'est un arrêté ironique sur la forme, mais grave sur le fond.

On a 2 médecins. On interpelle, rien ne se passe. L'espérance de vie est de 4 ans inférieure à la moyenne nationale.

L'Etat doit prendre ses responsabilités. Les finances publiques passent après nous. - E.Tran Nguyen: Depuis, les choses ont bougé.

Une association a contacté la maire. Un hôpital de campagne va bientôt être installé. C'est une solution, d'aller chercher des médecins du côté de l'UE? - T.Lilti: Union européenne ou extra Union européenne.

C'est une solution, mais ça prouve la faillite du système. On parle de la Nièvre, mais c'est vrai en région parisienne. Il y a des déficits d'accès aux soins et de médecins.

C'est aussi pour ça qu'il y a un afflux massif de patients aux urgences. Comme toujours, quand on est en bas de la pyramide sociale, on est les premiers à souffrir de cette difficulté de se faire soigner. Aujourd'hui en France, c'est un constat que pratiquement personne ne pourra nier. - A.-E.Lemoine: En 2024, Pierre, vous aviez fulminé.

C'était le 9 juin dernier à l'annonce de la dissolution décidée par E.Macron. Vous fulminiez vraiment? - P.Arditi: Oui.

Je connais le raisonnement. Voyant que le pays était troublé par un certain nombre de choses, le président de la République a tenu le raisonnement qu'on peut admettre dans l'absolu: "Puisque c'est comme ça, je redonne la voix au peuple." Ca a décidé ce qui nous arrive, c'est-à-dire une catastrophe.

Je ne suis pas un homme politique. C'est une erreur terrible. Ca ne m'empêche pas d'avoir des sympathies pour E.Macron, mais ça, c'est une erreur.

Je ne suis pas en attente d'un poste. Je ne boxe pas dans cette catégorie. C'est une folie.

Tout est embrumé d'une manière invraisemblable. On ne sait même plus si on va pouvoir revenir à quelque chose qui ressemblerait à la politique au sens pur du terme, à un gouvernement...

On ne sait rien. C'est dans le bouquin, d'ailleurs! Toujours de gauche?

Oui, toujours de gauche. - M.Bouhafsi: Ca fait plus de 50 ans que vous êtes un homme de gauche.

Vous êtes quasiment né à gauche. Vous avez été le soutien de F.Mitterrand dans les années 80.

On a retrouvé une curiosité qui date de la primaire PS de 2011. - P.Arditi: Je vais prendre un pamplemousse...

Ou alors un thé. Ou alors...

Un bon verre d'eau. Ah, un petit...

Je n'aime pas tellement le sucré. - N'attendez plus, choisissez. - M.Bouhafsi: Vous n'êtes pas passionné par cette phrase, "c'était mieux avant".

Est-ce que vous vous dites que la gauche, c'était mieux avant? Est-ce que vous voyez encore un avenir à la gauche en France? - P.Arditi: J'espère que la gauche a encore un avenir.

Sinon, il faudra se poser un certain nombre de questions de fond. Je ne dirai pas ce que je pense véritablement. Elle a encore un avenir?

Oui. Il le faut. Si elle n'est pas capable, on va l'aider à en avoir un.

Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise? Une partie de la gauche ressemble plus ou moins à cette gauche qui m'a ébloui, intéressé. J'ai connu une gauche plus intéressante, plus intelligente, plus créatrice que celle d'aujourd'hui.

On ne voit pas très bien où tout ça va. Ce sont des duels d'égos absolument insupportables pour beaucoup de monde, à commencer par moi. Je ne suis pas le seul.

Malheureusement, je suis toujours de gauche, mais encore une fois, mon honneur...

Je ne suis pas d'accord avec ce que la gauche fait maintenant. - A.-E.Lemoine: On apprend que quand Johnny vous voyait, il disait: "Tiens, voilà le communiste." - P.Arditi: J.Hallyday... "Ah, v'la le communiste!" - A.-E.Lemoine: Dans un instant, les actualités de Bertrand.

Avant, un détour par "La Grande Librairie". On retrouve A.Trapenard. - A.Trapenard: Des intellectuels qui vont penser l'Amérique...

Il y aura K.Pancol, P.Labro...

Une lecture qui va être complètement dingue en direct. Des échanges brûlants. Ca se passe ici, en direct, dans "La Grande Librairie".

Les écrivains pensent l'Amérique. - A.-E.Lemoine: On conclut cette émission avec les actualités de Bertrand. - B.Chameroy: Allô? - L.Sénéchal: Allô? - A.-E.Lemoine: Tu as eu un coup de fil? - L.Sénéchal: J'ai reçu une dépêche de dernière minute.

On va demander des précisions à Régis, envoyé spécial de l'ABC. Vous voulez que je vienne jusqu'où? Il fait pour nous le résultat des élections "armoricaines". - Bonsoir, Lorrain.

Morlaix est sous le choc. B.Chameroy a disparu.

Suspicion d'enlèvement par les lobbies du gras. On enquête. On tente de le retrouver.

On se retrouve demain. Bande-annonce. - Dispositif exceptionnel depuis Morlaix demain alors que le monde entier a les yeux rivés sur le scrutin armoricain. - Ca ne va pas du tout. - Très étonnant. - Je suis hyper choquée. - J'ai vraiment peur pour l'avenir. - C'est une catastrophe. - Explication, décryptage et analyse demain à 20h50 sur France 5. - A.-E.Lemoine: En espérant que Bertrand sera de retour demain. - L.Sénéchal: Je vous propose de débriefer quand même les soirées spéciales élection américaine.

Comment a été cette nuit? - Une nuit qui risque d'être très longue. - La nuit ne fait que commencer. - Une très longue nuit. - Il est probable que la nuit soit très longue. - La nuit sera palpitante. - Vous vous apprêtez à passer une nuit blanche. - Vous nous promettez une très longue nuit. - L.Sénéchal: La nuit qui a été finalement longue pour tout le monde, peut-être plus encore pour M.Burgot, envoyée spéciale de France 2. - On attend toujours l'arrivée de D.Trump. - Merci.

Le policier est à côté de vous. Il voulait vous accompagner. Je pense qu'on va vous demander de faire un pas supplémentaire.

Soyez délicat avec M.Burgot. - Vous ne pouvez pas me prendre.

Je viens d'être virée. - L.Sénéchal: Lolo Delahousse a tenu jusqu'à 6h30 sans avoir le résultat officiel.

Il était un peu ronchon à la fin. - Toujours pas de président. Juste des candidats toujours.

Ca peut basculer dans les minutes qui viennent. Si ça tombe dans 5 minutes, je fais un peu la gueule. Après 6h30... - L.Sénéchal: Il a passé la nuit à analyser et à commenter la victoire de D.Trump.

C'est long. Puisqu'on parle de Trump, on parle d'outrance...

Ca s'est un peu chauffé sur le plateau. On a entendu K.Harris dire que D.Trump était un fasciste... - On n'est pas dans l'invective.

Non... - Stop. - Il est 6h30.

Les gens se réveillent et nous regardent. On coupe le micro si vous n'écoutez pas. - L.Sénéchal: Ce monsieur, on l'a retrouvé sur CNews quelques instants plus tard.

Il n'a pas reçu le même traitement. - Une candidate incompétente. K.Harris, c'est le croisement d'A.Hidalgo au niveau intellectuel avec les ricanements en plus et S.Rousseau au niveau économique. - L.Sénéchal: Les invités ont célébré la victoire trumpiste. - Vous avez amené plein de goodies autour de D.Trump. - On peut les mettre. - L.Sénéchal: On a vu des invités imperturbables.

M.Levy, par exemple. Même quand le téléphone sonne à 2 cm de lui, il tient à finir son interview. - La chaîne la plus populaire des Etats-Unis...

Téléphone. Fox News...

On voit cette chaîne dans les cafés, les bistros, les stations-services. ... - L.Sénéchal: Il est concentré, inarrêtable.

Même à la fin de l'interview, il faudrait que ça continue. - C'est les réseaux sociaux Et du vase clos de Fox News... - Merci. - Voilà.

Ca joue... - Merci beaucoup. - Les gens... - Merci. - La façon dont l'information arrive, aujourd'hui, elle est troublée... - A.-E.Lemoine: C'est affreux. - T.Lilti: C'est très malaisant. - L.Sénéchal: BFM avait mis un dispositif exceptionnel.

Les envoyés spéciaux les plus compétents ont été envoyés. Je suppose qu'on a vérifié leur niveau de langue. - Il lui manque 4 grands électeurs. 4 grands électeurs? 4 grands électeurs. - A.-E.Lemoine: Il ne comprend rien. - L.Sénéchal: Le traducteur va afficher son collègue en traduisant les remarques hors micro. - J'aime bien son français... - L.Sénéchal: On parlait de L.Delahousse dans l'attente des résultats.

A force de voir la carte de CNN avec des résultats qui arrivent au compte-gouttes, on avait envie d'accélérer les choses, par exemple sur BFM. - On a un premier résultat, le Kentucky, dans lequel une grande partie des votes ont été dépouillés. K.Harris aurait 34 %... - On en est à 2 % de dépouillement.

Qu'est-ce que vous voulez! On se raccroche au premier résultat. - L.Sénéchal: Une des clés du scrutin, c'est le vote par genre, par sexe.

Les hommes se sont plus mobilisés qu'attendu. Pourtant, les femmes qui ont plus voté Harris ont tout tenté. - L.Sénéchal: Argument fatal mais qui n'a pas suffi à faire gagner K.Harris. - A.-E.Lemoine: Bravo.

C'était pas mal, Lorrain! Demain, on retrouve Bertrand. On espère qu'il ira mieux.

Vous êtes inquiet? - P.Arditi: Pas du tout, ma petite fille. - A.-E.Lemoine: Je suis comme vous. - P.Arditi: Elle est mignonne.

Par rapport à l'événement d'hier...

Comment dire? Il y a une journaliste remarquable, L.Haïm.

Je l'ai connue il y a très longtemps. - A.-E.Lemoine: On va être coupés. - P.Arditi: Elle fait honneur à son métier de journaliste. - A.-E.Lemoine: Tout de suite, A.Trapenard et "La Grande Librairie".

On se retrouve demain. 19h, en direct. C'est fini!

« Hippocrate » : série à voir de toute urgence - C à vous la suite, l’intégrale - 06/11/2024 — Xavier Bertrand · Pourquijevote