Budget : Le député RN Laurent Jacobelli dénonce "les vampires fiscaux" de la gauche et "les députés fantômes" de la majorité
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Bonjour Laurent Jacobelli, merci d'être là ce matin sur France Info, on va parler du budget, on commence quand même par vous, parce qu'on vient d'apprendre que vous serez jugé le 21 janvier pour avoir traité de Racaille, le député renaissance Belkir Berhadad, c'était juste après le 7 octobre, lors d'un déplacement d'Olivier Véran, je vous vois sourire, c'était devant la caméra du journal Le Républicain, donc il n'y a pas de doute à Ayange, et vous l'aviez alpagué en disant ça va le Hamas, puis je ne joue pas ta Racaille. Vous comprenez que ça se termine au tribunal ?
Non, je ne comprends pas, parce que Racaille n'est pas une insulte, et puis parce que moi je suis surpris, vous savez parfois j'aimerais être de gauche, on peut faire des bras d'honneur dans l'hémicycle et rien ne vous arrive, on peut aller acheter de la drogue à un mineur et rester libre, mais quand on n'est pas de gauche et qu'on dit à quelqu'un, dont il reste à savoir d'ailleurs si le comportement est au-dessus de tout soupçon ou pas, quand on lui dit Racaille, on arrive devant le tribunal, je trouve que c'est un peu exagéré, maintenant j'y vais serein, j'expliquerai ce qui s'est passé, je donnerai ma version, et je ne peux pas croire qu'il y ait dans notre pays un deux poids à deux mesures, ni même qu'il y ait un acharnement juridique sur les élus du Rassemblement National.
Dans l'ordonnance de renvoi, la juge dit l'emploi du terme Racaille porte indéniablement atteinte à la fonction du député, il y a une question d'exemplarité de l'élu, et vous pouvez prendre tous les contre-exemples, mais le fait est que là-dessus aussi c'est ça.
Alors je pense que, d'abord Nicolas Sarkozy n'est pas en prison, et je crois qu'il avait utilisé le premier dans le champ politique, le Mouracaille.
Ah donc c'était pour citer Nicolas Sarkozy que vous ne faisiez pas ?
Non mais vous savez souvent ce mot est utilisé, y compris à l'Assemblée Nationale, quand vous regardez dans le dictionnaire, ça veut dire personne peu recommandable.
Eh bien j'ai le droit de penser que ce député est une personne peu recommandable, puisque lors d'une réunion qui avait lieu dans la rue, en présence du ministre Olivier Véran, il a insulté nos électeurs, insulté le Rassemblement National, ce qu'on ne voit pas dans la vidéo, et donc effectivement il a réussi à faire en sorte que je veuille lui répondre, nous en parlerons au tribunal, c'est pas forcément le lieu, mais enfin si vous savez, en dix ans de carrière politique, si le pic de mon énervement c'est de dire à un député un peu énervant que c'est une racaille, je crois que ça veut dire que je suis un homme politique relativement calme et serein.
Laurent Jacobelli, vous vous en expliquerez donc le 21 janvier devant la justice, revenons à la question du budget qui était en ce moment examiné à l'Assemblée, les députés comme vous avez jusqu'à minuit pour examiner cette partie recette, il reste 1500 abonnements et l'examen est terminé, la date limite a été dépassée, pas de 49.3 pour l'instant, le gouvernement ne passe pas en force, ça vous satisfait qu'il n'ait pas choisi cette case 49.3 ?
C'est compliqué d'être satisfait après la semaine qu'on vient de vivre, vous parlez d'un gouvernement, mais quel gouvernement ?
Parce que moi j'ai vu des députés fantômes liés au bloc central qui soutiennent ce gouvernement, la gauche a pu faire passer des mesures complètement folles de surtaxe, 30 milliards je crois, de taxes supplémentaires pour assommer les français, asphyxier les entreprises, tout simplement parce qu'il n'y avait personne dans les rangs des partis qui soutiennent le gouvernement, et donc eux-mêmes ne croient pas à leur budget, donc tout ça est une mascarade, et je vais vous dire ce qu'ils essayent de faire, ils essayent de faire en sorte que la gauche pourrisse complètement le budget, fasse de la France une espèce d'enfer fiscal, qu'elle est déjà un peu, mais qui devienne complètement invivable, pour revenir le bec enfariné et dire vous voyez, notre 30 milliards de hausse d'impôts, notre taxe sur l'électricité, notre décalage de l'indexation des retraites, c'est rien par rapport à la folie de la gauche.
Voilà le scénario qu'a préparé M. Barnier, ce n'est pas raisonnable, ce n'est pas raisonnable, nous nous avons été présents, le groupe Rassemblement National, nous avons fait passer des mesures, comme la fin de la hausse voulue sur la taxe sur l'électricité, comme la fin de la hausse du budget à l'Union Européenne, ce sont des économies de 11 milliards pour les poches des Français. Mais, clairement, on a un gouvernement qui n'est pas responsable, qui n'est pas là, qui n'est pas présent.
Mais justement, cette stratégie-là, ça vous pousse un petit peu parfois à voter avec le camp présidentiel pour rejeter des amendements de la gauche, est-ce qu'il ne vous pousse pas dans vos retranchements là-dessus ?
Nous votons ce qui est bon parfois avec la gauche, parfois avec le centre quand il est là, mais surtout, nous votons pour nos mesures. Nous, vous savez, c'est l'intérêt général qui compte. Mais quand on voit que la gauche était prête à faire passer une taxe sur les bouteilles d'eau, c'est la sulfateuse à impôts, c'est-à-dire qu'ils tirent dans tous les sens, ils veulent tout taxer, bientôt l'air que l'on respire, et en face, vous avez des fantômes. On est dans la période d'Halloween, vous avez d'un côté les vampires fiscaux qui veulent prendre tout ce qu'ils peuvent aux Français, c'est la France Insoumise et leurs alliés, enfin, ce qu'il en reste, des socialistes.
Et puis, vous avez les fantômes, ceux du parti gouvernemental et de leurs alliés. Ça fait peur, oui, effectivement. Donc, je pense qu'il faut maintenant retrouver un peu de sérieux et ne pas laisser pourrir la situation.
Ça rend parfois la position du RN pas extrêmement claire, et je pense que vous allez pouvoir nous expliquer. La gauche, notamment, ici même hier, Sandrine Rousseau, vous reproche des postures qui ne sont pas suivies d'actes en disant que vous voulez protéger les petits, les petites entreprises, et vous ne votez pas l'augmentation de la flat tax ou la contribution exceptionnelle sur les grandes entreprises.
Alors, vous savez, protéger les entreprises, ce n'est pas les asphyxier. Protéger les Français, ce n'est pas les matraquer fiscalement. Ça, c'est une vision de la gauche. Il y a un problème, on va créer une taxe, mais au bout d'un moment, on est dans un pays qui... Non, mais les petits, et notamment les petites entreprises, mais... Mais vous croyez que les grandes entreprises sont des entreprises complètement isolées du monde ? Non. Elles ont des sous-traitants qui sont des petites entreprises. Elles emploient des salariés.
Non, mais elles ont fait beaucoup de bénéfices, notamment pendant la crise énergétique, et c'est de ça dont on parle.
Mais il y a deux choses différentes, et c'est là toute l'hypocrisie de cette gauche. Il y a les sur-profits. Les sur-profits, c'est quoi ? Ce sont des profits qui ne sont pas dus à l'investissement de l'entreprise, au génie de l'entreprise ou aux salariés de l'entreprise. C'est dû à une conjoncture mondiale, par exemple, comme une hausse des prix de l'énergie, etc. Et donc, ce sont des profits qu'on peut taxer parce que ce n'est pas dû à l'essence même ou à l'ADN de l'entreprise, et ça ne le nuera pas. Eh bien, la gauche a voté contre. C'était notre proposition.
En revanche, taxer systématiquement les entreprises, notamment sur leur coût de production, alors là, sur leur production, là, la gauche est présente. Mais asphyxier les grandes entreprises, ça veut dire supprimer des contrats pour les sous-traitants, ça veut dire répercuter le surcoût sur le prix de vente des produits, et donc toucher, au final, les classes moyennes. Ça détruit l'emploi et ça baisse le pouvoir d'achat. Cette gauche n'a rien compris. Ils sont restés figés à l'époque Brejnev. Il est temps de leur dire, l'Union soviétique, ce n'est pas la France. De même qu'il faut dire au gouvernement, ce n'est pas en faisant la politique de la chaise vide que vous allez pouvoir gouverner.
Je ne sais pas si c'est Brejnev ou pas, mais vous, vous voulez par ailleurs aussi abroger la loi sur les retraites. Ça, c'est dans votre niche parlementaire de jeudi. Mais, il y a quelques jours, en commission des affaires sociales, amendement de la gauche au projet de loi de finances et de la sécurité sociale, et là, vous votez contre. Où est la logique ? Qu'est-ce que vous dites à vos électeurs ? Vous voulez l'abroger ou vous ne voulez pas l'abroger ?
Juste, ça, ce n'est pas du tout la vérité. Ça, c'est l'histoire que raconte la gauche. Ce qu'ils ont proposé, c'est une augmentation des cotisations. Et ils ont expliqué, mais ce n'est pas dans le texte, que grâce à cette augmentation des cotisations, demain, s'ils arrivaient au pouvoir, qu'à Dieu ne plaise, ils pourraient décaler l'âge de la retraite dans un sens plus favorable. Donc, ce n'est pas du tout ce qu'ils ont proposé.
Si la logique, c'est de se préoccuper des petites retraites des gens qui ont travaillé longtemps, etc., on est quand même dans le même mouvement. Qu'est-ce qui est acceptable ? Pourquoi c'est acceptable dans votre niche, à vous ? Sauf à imaginer que ce soit un pur calcul politicien et que vous vous gardiez pour votre...
Je pense que la semaine de débat budgétaire qu'on vient de vivre montre bien que le calcul politicien, il est présent à la gauche, il est présent au centre, il n'est pas présent chez nous qui votons pour l'intérêt général. Notre réforme des retraites, ce n'est pas, encore une fois, l'occasion d'aller faire les poches des Français qui bossent. Ça, c'est la vision de la gauche. Excusez-nous de ne pas être d'accord avec ça. Cette vision, elle a tué le pouvoir d'achat. Cette vision, elle a tué l'esprit d'entreprise. Cette vision, elle fait qu'aujourd'hui, qu'on bosse ou qu'on ne bosse pas, on gagne la même chose. Cette vision, elle a fait qu'aujourd'hui, on parle du droit à la paresse.
Ce n'est pas nous, ça. Ce n'est pas la France qui bosse. Nous, on est pour défendre ces Français qui se lèvent tôt et qui créent de la valeur, qui nourrissent leur famille. Et eux doivent pouvoir avoir une retraite tôt. Ce sera le sens de notre niche. Mais vous savez, cette gauche, elle a fait alliance une fois encore avec la droite pour détricoter notre projet en commission. Une fois encore, l'alliance improbable des communistes, pas les communistes d'ailleurs parce qu'ils n'ont pas aidé à ça, mais de la France insoumise et du parti gouvernemental contre...
Mais les alliances improbables, il y en a eu dans tous les camps.
Non, non, non, non, non, non, non, non. Une fois encore, ils nous ont fait le coup pour les élections. Ils nous ont fait le coup pour les élections législatives en se désistant les uns pour les autres. Et bien là encore, l'extrême-gauche vient en secours du gouvernement. C'est un spectacle pitoyable, mais nous sommes déterminés. Et pendant notre niche, nous recréerons notre texte à coup d'amendement pour sauver la retraite des Français.
Laurent Jacobelli, député RN, on va revenir avec vous sur ces débats du budget au Parlement juste après le fil info à 8h41, Claire Checaglini.
La contribution des armateurs pérennisés malgré l'opposition du gouvernement suite des revers en cascade contre l'équipe Barnier à l'Assemblée nationale hier. Mais le débat sur le budget a été suspendu à minuit. Il reprendra le 5 novembre. En attendant, c'est la loi de finances de la Sécurité sociale qui sera examinée par les députés. Pronostic vital engagé pour un enfant de 5 ans touché d'une balle dans la tête. Il a été grièvement blessé hier vers 22h à passer dans la banlieue de Rennes. Il circulait alors à bord du véhicule de son père qui a été pris en chasse. Couvre-feu reconduit dans dix communes de Guadeloupe pour la seconde nuit consécutive.
Un quart des foyers de l'archipel restent sans électricité. Retour à la normale prévue d'ici demain matin. Des piétons qui pataugent à Saint-Tropez. L'eau est montée hier soir jusque dans les rues de ce célèbre port du Var. Ce département est le seul qui reste ce matin en vigilance orange crue.
France Info
Le 8.30 France Info, Béranger Bonte, William Gué Costa.
Laurent Jacobelli, député RN, porte-parole du Rassemblement National et toujours avec nous rapidement. Laurent Jacobelli, encore deux votes du RN qui méritent sans doute explication lors de ses examens des budgets. Votre amendement pour réduire la contribution de la France à l'Union Européenne. C'est 5 milliards d'euros en moins en plein procès des assistants du Parlement européen du RN. Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui disent que c'est un peu gros ?
Ça n'a juste absolument aucun rapport. Simplement les Français aujourd'hui sont contributeurs nets au budget de l'Union Européenne. C'est-à-dire qu'il y a un écart, ça varie selon les années, de 8 à 10 milliards entre ce que l'on donne au budget de l'Union Européenne et ce que l'Union Européenne nous rend. C'est-à-dire que finalement les Français payent pour les autres pays.
C'est le principe de la solidarité et de la même manière la sécurité sociale.
Moi je vais vous dire, ma solidarité et la solidarité que nous voulons, elle est envers les Français. Voilà. C'est eux notre priorité.
La France est l'un des pays qui reçoit le plus de l'Union Européenne.
Non, non, non. Si je vous donne...
Notamment les agriculteurs, vous le savez.
Si vous me donnez un billet de 100 euros, d'accord, et que je vous en rends 60, je ne vous fais pas un cadeau, je vous escroque. C'est exactement ce qui se passe.
Vous payez aussi l'accès au marché commun aussi en payant une contribution.
Donc une fois encore, on cherche des milliards. Eh bien en voilà, 5 milliards de moins. Ça veut dire qu'on sera toujours le premier contributeur. Mais d'avoir une contribution qui chaque année augmente parce qu'on élargit l'Europe, parce qu'il y a des pays pauvres où le SMIC est à 200 euros, et que c'est nous, les Français, qui payons pour ça, ça suffit. 5 milliards, c'est utile. C'est utile pour l'école, c'est utile pour la police, c'est utile pour la justice, c'est utile pour la santé, la santé des Français. Excusez-nous, excusez-nous de travailler pour ceux qui nous ont élus. Excusez-nous de vouloir que les Français retrouvent du boulot.
Excusez-nous de vouloir qu'ils vivent heureux avec leur boulot, avec leur famille. C'est notre priorité. Nous sommes évidemment pour travailler avec nos partenaires européens, mais nous ne sommes pas pour subventionner toutes les économies. D'ailleurs, l'Allemagne et les Pays-Bas ont demandé une ristourne sur leurs contributions, ce qui paraît normal pour tous les autres pays.
Sans faire un amendement qui demande 5 milliards en moins.
On peut le faire, mais comme ils ne le font pas, on se propose de le faire, nous.
Un autre amendement que vous avez rejeté, une mesure que vous avez rejetée, le durcissement du malus auto, qui vise à limiter les voitures qui émettent le plus de CO2. Comment vous le justifiez auprès de ceux qui, en ce moment, ont les pieds dans l'eau ? On parle, par exemple, du Var, des Alpes-Maritimes, qui ont des inondations qu'on sait liées au réchauffement climatique. Qu'est-ce que vous leur diriez à propos de cette politique environnementale que vous semblez mettre en avant ?
Je leur dirais, vous n'êtes pas des coupables. Il faut arrêter qu'on vous mette une cible dans le dos, mesdames et messieurs les automobilistes. 75% des automobilistes prennent leurs voitures parce qu'ils sont obligés, parce qu'il n'y a pas de train, parce qu'il n'y a pas de car. Quand on vit en milieu rural, il est parfois très difficile, quand on n'a pas bien sa vie, qu'il y a beaucoup de trajets à faire parce qu'il n'y a pas de train, d'acheter un véhicule électrique à 50 000 euros. Vous voyez, ça, c'est une vision de bobo parisien.
Évidemment, quand on vit dans le 4e, dans le 5e ou dans le 6e arrondissement de Paris, qu'on va au travail en trottinette électrique, on peut imaginer que la Terre entière puisse faire pareil. Eh bien, ce n'est pas vrai.
On peut les aider à acheter des voitures vertes et ne pas leur laisser faire des voitures les plus polluantes.
Mais parce que vous pensez, vous, que quand une voiture vaut 40 000 euros et qu'on vous fait 10 000 euros de ristourne, ça fait 30 000 euros, vous croyez que c'est accessible à la plupart des Français ? Ceux qui achètent une voiture d'occasion à 3 000 euros, ce n'est pas ce qu'ils ne peuvent pas faire autrement. Donc, une fois encore, cette mesure de faire en sorte que ceux qui utilisent des voitures à moteur...
Donc, ils vont lui aggraver le réchauffement climatique, mais... Mais pas du tout. Mais si. Autre exemple, dans la niche parlementaire de jeudi...
D'abord, cette folie de la voiture électrique est en train de tuer notre industrie automobile. Elle est en train de faire en sorte que les Français s'endettent pour acheter des voitures qui ont une autonomie de 200 km. C'est complètement inadapté. On vit dans un monde virtuel. La réalité, c'est que la France est un des pays qui pollue le moins au monde. Lâchez les automobiles.
Même question sur les passoires thermiques. Dans la niche parlementaire de jeudi, une des sept lois, des propositions de loi que vous défendrez, vise à revenir sur les interdictions de louer, vous savez, les logements classés G. Je ne sais pas si vous avez regardé, vous savez exactement la différence entre un logement A et un logement G ?
Exactement, non, mais grosso modo, oui.
Bon, mais c'est bien de savoir en même temps. Un logement A, il met 70 kWh au mètre carré par an, 70, un G, 420 kWh au mètre carré par an. Est-ce que vous dites avec tout ça que la lutte contre le dérèglement climatique est vraiment une priorité pour l'ERN ?
On peut associer la lutte contre le dérèglement climatique et le bien-être des Français. Je pense que cette vision punitive de l'écologie, elle doit...
C'est punitive parce que ça coûte une fortune en chauffage.
Est-ce que je peux juste vous expliquer ?
Non, mais...
Mais je vais vous expliquer, j'entends ce que vous dites, et ce n'est pas faux. Simplement, aujourd'hui, on a un problème de logement. Il y a des Français qui ne peuvent pas se loger, non pas parce qu'ils n'ont pas forcément les moyens de se loger, mais parce qu'il n'y a plus physiquement de logement. Parce qu'on interdit de construire des logements pour garder la perméabilité des sols, on interdit de construire des logements pour des normes environnementales, mais il y a un moment, il faut bien que les gens, ils aient un toit au-dessus de la tête. Vous avez des villes où les centres-villes sont anciens, et donc aucun appartement dans les centres-villes ne va pouvoir être loué.
Ce qui veut dire que vous allez avoir des propriétaires qui vont être ruinés et des gens qui ne vont pas pouvoir se loger. Est-ce qu'on ne peut pas imaginer un chemin qui accompagne nos concitoyens ? Bien sûr, il faut faire le diagnostic dit DPE pour savoir si, effectivement, l'appartement est A, c'est-à-dire vertueux, ou G, c'est-à-dire extrêmement énergivore. Alors, donc, il faut le faire en conscience, et il faudra demander aux gens qui louent...
Si on le fait sans action derrière, ça n'a pas d'intégrer.
Il ne faut pas interdire la location, il faut simplement dire, voilà, vous pouvez louer, mais vous devez faire des efforts, et il faut faire des efforts. Sauf qu'aujourd'hui, on dit, vous ne pouvez pas louer, et donc il y a deux personnes qui vont être malheureuses, le propriétaire qui va perdre ses biens, et le locataire virtuel qui ne pourra pas se loger. Vous savez, je pense qu'il faut être raisonnable en matière d'écologie. Aujourd'hui, en France, beaucoup de Français commencent à ne plus en pouvoir de l'écologie, parce que pour eux, c'est associé à punition, sanction, ostracisation.
Encore une fois, la sanction, elle est pour ceux qui payent une grosse facture de chauffage.
Oui, mais évidemment, vous avez raison, c'est aussi pour ça qu'il faut baisser les prix de l'électricité, mais il faut une voie raisonnable. Parce que vous savez, sur cette planète, il y a aussi des êtres humains. Il faut y penser de temps en temps, et ces êtres humains, ils ont besoin de vivre aussi, de travailler, de se déplacer, et de se loger.
Laurent Jacobelli, vous avez lu le livre ?
Pardon, je n'ai pas entendu.
Vous avez lu le livre ?
Quel livre ? Il commence à quel livre ? Ah, mais non, je ne l'ai pas lu. Ah, le livre de votre président ! Le 9 novembre, dans toutes les librairies, le livre de Jordan Bardella.
En général, quand un politique sort un livre, c'est qu'il prépare quelque chose. Là, c'est une sortie en grande pompe, avec gros tirages, gros plans médias. Il se met à son compte, Jordan Bardella ?
Non, mais je crois que Jordan Bardella, aujourd'hui, très vite, il est devenu, en quelques années, une des personnalités préférées des Français. Les Français le reconnaissent comme un leader politique, et il fonde beaucoup d'espoir en lui. Il est, en général, dans le trio de tête des personnalités politiques préférées. Et donc, je pense que ce lien particulier que Jordan a avec les Français, eh bien, il a voulu partager, mieux se faire connaître, faire connaître ce qu'il pense, bien sûr, sa vision du monde, et puis qui il est. Je trouve que c'est un acte intéressant.
Mais le timing est étonnant, tout de même. Marine Le Pen est au tribunal, et Jérôme Bardella, il est au salon du livre.
Mais Jordan Bardella a commencé, vous l'imaginez bien, à écrire le livre, avant que Marine Le Pen ne soit au tribunal. Ça prend du temps d'écrire un livre.
Oui, parfois, ça peut se décaler, on n'est pas obligé de faire un lancement grand-sconde comme ça. Est-ce qu'il y a une erreur, quelque chose d'un peu gênant, quand même ? Non, alors... Une indélicatesse vis-à-vis de la présidente...
Absolument pas. Il n'y a pas de plan machiavélique derrière, si c'est ça, votre question. Je crois qu'il y a juste une envie de partage.
Marine Le Pen reste la candidate pour 2027.
Je crois que c'est très clair. Et Jérôme Bardella, son Premier ministre, c'est un ticket gagnant. On serait hors de s'en priver. On a deux personnalités qui sont adorées des Français, qui sont reconnues par les Français et qui portent un message d'espoir. La France n'est pas finie. Le travail n'est pas fini. La solidarité entre les Français, ce n'est pas fini. On a de beaux jours devant nous. Ils le portent à deux. Tant mieux, on a de la chance.
Merci Laurent Jacobéli d'avoir été l'invité de France Info. Sous-titrage Société Radio-Canada
Laurent Jacobelli