Les GILETS J*UNES sont-ils ANTIV*X ? - ŒIL POUR ŒIL avec Jacline Mouraud
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:26OuverteÉludée
Est-ce qu'on est aujourd'hui à l'égalité entre les femmes et les hommes ou est-ce qu'on n'y est pas du tout ?
- 1:04ComplaisanteRéponse directe
Il y a toute cette plaie qui pèse sur les gens ordinaires. Et c'est une des choses dont j'aimerais parler aujourd'hui.
- 1:20OuverteRéponse directe
Qui est-ce que vous représentez, Jacqueline Mouraud ?
- 1:52OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pouvez représenter toutes ces personnes qui n'ont pas été d'accord il y a deux ans, lorsque le mouvement des Gilets jaunes a fleuri ?
- 3:12OuverteRéponse directe
Y a-t-il des idées politiques qui sont consensuelles, justement, chez les Gilets jaunes ?
- 5:10RelanceRéponse partielle
Mais est-ce qu'on ne veut pas le comptabiliser dans les chiffres du chômage ? Ou est-ce qu'on a vraiment envie qu'il s'en sorte ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:12Invité politiqueFait
« Quelqu'un qui est vacciné est contaminant. »
- 4:27Invité politiqueChiffre
« Quand on pense qu'on est arrivé à 9 millions en France, on est en France. 9 millions de personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté. »
- 4:44Invité politiqueChiffre
« on est rendu à plus de 9 millions de pauvres. Et en plus, on sait très bien que les chiffres sont toujours manipulés. Ça dépasse très certainement les 10 millions. »
- 5:01Invité politiqueFait
« Pour faire rentrer un chômeur dans une case où il ne va plus être comptabilisé parmi les chômeurs, on lui propose une toute petite formation qui ne va pas lui convenir. »
- 6:58Invité politiqueFait
« C'est pour ça que c'est très dangereux, là, pour Emmanuel Macron, aujourd'hui. Le mouvement qu'on a eu dans la rue, aujourd'hui, donc il y avait quand même une marée humaine dans Paris, ça dépasse les gilets jaunes. »
- 7:52Invité politiqueFait
« Qu'est-ce que c'est que cette histoire de vouloir discriminer les Français alors qu'on nous a prôné pendant 40 ans, il ne faut pas faire de discrimination ? »
- 8:32Invité politiqueFait
« la pandémie tourne aujourd'hui à un fabuleux jackpot pour les laboratoires. »
- 8:54Invité politiqueFait
« Est-ce que le gouvernement d'Emmanuel Macron et le président sont devenus des VRP de laboratoire et ils nous prennent pour des rats ? »
- 10:09Invité politiqueChiffre
« La moyenne d'âge, c'est au-dessus de 82 ans. »
- 10:21Invité politiqueFait
« Pour transmettre, il faut prouver qu'on est contaminant. Quelqu'un qui est vacciné est contaminant. »
- 12:06Invité politiqueFait
« Tous les documents ont été caviardés. Souvenez-vous, les députés européens ont dit « Interdiction de rentrer avec un sac, pas de crayon, juste le droit de jeter un oeil », tout était caviardé. »
- 12:36Invité politiqueFait
« puisque ça se termine en 2023. Peut-être, mais être un cobaye, dans ce cas-là, c'est un choix. »
- 20:51Invité politiqueFait
« À partir du moment où on a une immigration qui est non contrôlée, moi, je veux, j'aimerais, je rêverais d'un pays, en fait, où on contrôle l'immigration, où on tient un registre de sa population. »
- 25:17Invité politiqueFait
« il y a un moment où plus personne ne pourra payer. Parce que ceux qui arrivent pour s'inscrire directement et toucher des minimas, et en plus, il y a le problème de la fraude. »
Temps de parole
- Invité politique70 %
- Présentateur27 %
- Invité2 %
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Alors, est-ce que les enfants de 12 ans ont beaucoup de risques de mourir du Covid aujourd'hui ?
Non, c'est ce qu'on se fait d'ailleurs dans les parents, du coup.
Mais non, mais non, pour transmettre, mais non, pour transmettre, il faut prouver qu'on est contaminant. Quelqu'un qui est vacciné est contaminant.
Mais bien sûr, le véganisme est du spécisme libéral. Des personnes âgées dans les EHPAD avec plus de monde pour torcher les vieux Alzheimeriens.
Est-ce qu'on est aujourd'hui à l'égalité entre les femmes et les hommes ou est-ce qu'on n'y est pas du tout ? Aucun média en France ne ment. Yo, c'est Jules pour Le Crayon. On se retrouve aujourd'hui pour une nouvelle interview. Nous sommes avec Jacqueline Mouraud. Bonjour.
Bonjour.
Et merci d'avoir accepté l'invitation du Crayon. Vous êtes l'une des figures des Gilets jaunes. Vous avez publié il y a deux ans une vidéo sur Facebook qui a beaucoup buzzé. Vous critiquiez la politique du gouvernement sur l'augmentation de la taxe sur le carburant.
Mais on en a plein les bottes, c'est clair ?
Et de manière générale, les contraventions, les contrôles techniques, etc. Il y a toute cette plaie qui pèse sur les gens ordinaires. Et c'est une des choses dont j'aimerais parler aujourd'hui. Puisque vous vous êtes présentée à la présidentielle, qui aura lieu du cours d'avril prochain. Vous représentez les gens ordinaires, vous représentez le peuple. Qui est-ce que vous représentez, Jacqueline Mouraud ?
Alors, selon ce qu'on me dit, ce qu'on me rapporte, je représente la France populaire. Les gens ordinaires, exactement. Ceux qu'on n'entend pas, ceux qu'on n'entend plus. Parce qu'il y en a eu quand même énormément dans la rue le 17 novembre 2018. Mais qui ont laissé tomber parce qu'il y avait eu trop de violence. Donc ceux-là, on ne les entend plus, mais ils sont toujours là. Ce n'est pas parce qu'on n'entend pas les gens qu'ils deviennent inexistants. Non, ils sont toujours là. Donc moi, je viens porter la parole de toutes ces personnes. Eh bien, moi, je suis là pour le rappeler.
Est-ce que vous pouvez représenter toutes ces personnes qui n'ont pas été d'accord il y a deux ans, lorsque le mouvement des Gilets jaunes a fleuri ? Il y avait des Audrey Le Babasseur, des Francis Tala. Il y avait plein de personnes qui n'ont pas forcément trouvé de consensus pour être incarnées. Comment est-ce que vous, vous pouvez incarner un consensus de ces gens ordinaires ?
Écoutez, moi, je suis restée fidèle à mes idées du 17 novembre 2018. Je suis restée fidèle à celle que je suis. C'est-à-dire représenter les personnes dans le calme, jamais dans la violence. Et donc, automatiquement, je ne peux pas représenter les gens qui ont tout cassé. Alors, à part cela, oui, bien sûr que les messages que je reçois en permanence tous les jours, c'est « Allez-y pour nous ! » parce que nous, on ne peut pas, on ne nous entend pas. Ce sont des gens, en fait, et j'en fais partie, j'habite dans un tout petit village de 800 habitants. Donc, en fait, cette France-là, c'est une France qui est en détresse. Et c'est extrêmement grave d'en arriver là. Ils sont en déshérence.
Donc, il faut qu'ils aient quelqu'un pour les représenter. Et s'ils pensent que je peux les représenter le mieux possible, je le fais pour 2022.
Y a-t-il des idées politiques qui sont consensuelles, justement, chez les Gilets jaunes ? Est-ce qu'on peut classer les Gilets jaunes ? Ou est-ce que vous pensez que, soit parce qu'il y a des personnes de trop d'horizons différents, ou parce que peut-être le peuple réagit différemment en tant que foule qu'en tant qu'individu, qu'il est impossible de créer un mouvement qui concilie, justement, plein d'idées, plein d'individus différents, avec d'autres différents intérêts ?
Alors, je crois que tout ce qui se passe dans la foule, il faut le mettre de côté. Parce qu'il y a une psychologie des foules qui se met en branle, comme on dit, et les gens qui sont des agneaux le matin deviennent des loups le soir. Donc, ça, c'est l'entraînement, c'est l'effet de foule qui fait ça. Voilà. Maintenant, toutes les personnes qu'il y a eu dans la rue en novembre 2018, et qui m'ont suivie après ma vidéo, le point commun, le dénominateur commun qu'on peut trouver à toutes ces personnes, c'est que ce sont des gens qui veulent vivre dans la dignité. On ne demande pas plus. Vivre dans la dignité. Mais aujourd'hui, on nous enlève plus que ce qu'on gagne.
Donc, automatiquement, ce n'est plus possible. Quand on pense qu'on est arrivé à 9 millions en France, on est en France. 9 millions de personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté. C'est inconcevable pour un pays qui a été aussi flamboyant. Et d'un seul coup, en partie grâce à Emmanuel Macron, ou à cause d'Emmanuel Macron, on est rendu à plus de 9 millions de pauvres. Et en plus, on sait très bien que les chiffres sont toujours manipulés. Ça dépasse très certainement les 10 millions. Par qui ? Par l'État, évidemment. C'est tellement facile.
Pour faire rentrer un chômeur dans une case où il ne va plus être comptabilisé parmi les chômeurs, on lui propose une toute petite formation qui ne va pas lui convenir. Donc, pendant un certain temps, il va être comptabilisé ailleurs. Il ne sera plus comptabilisé chômeur.
Mais est-ce qu'on ne veut pas le comptabiliser dans les chiffres du chômage ? Ou est-ce qu'on a vraiment envie qu'il s'en sorte ?
Je pense qu'il y a les deux. Je pense qu'il y a les deux. Puisque dans cette organisation qui est Pôle emploi, il y a plein de fois, moi j'ai côtoyé Pôle emploi pendant des moments dans ma vie, c'est écoutez, on ne va pas vous donner ce que vous êtes capable de faire, on va vous donner ce qu'il y a. Donc, évidemment que le but, c'est de faire décrocher les gens de la comptabilité. C'est, il y a aussi...
La pauvreté aussi peut-être, s'ils ont un emploi, peut-être plutôt que...
Mais écoutez, aujourd'hui, le problème, c'est que... Enfin, il y a tellement de problèmes. Les minima sociaux sont beaucoup trop proches des salaires. Donc, il y a des gens, à partir du moment où ils vont être au chômage, il faut un bénéfice. Quel est le bénéfice qu'ils vont faire pour aller travailler ? Si c'est 100 euros de plus que ce qu'ils ont à rester à la maison, évidemment, ils vont rester à la maison, puisque les 100 euros, ils vont les mettre dans le carburant.
Est-ce qu'il vaut mieux, du coup, augmenter les salaires ou baisser les minima sociaux ?
Alors, il y a plusieurs leviers, évidemment. Alors, si on dit qu'on baisse les minima sociaux, vous avez tout le monde dans la rue. Moi, je pense que, évidemment, les salaires ne sont pas assez élevés en France. Mais pourquoi ? Parce que le niveau des charges qui est pris dessus est beaucoup trop élevé. Donc, tout est à revoir. Tout est à revoir.
Aujourd'hui, vous avez manifesté à Paris pour... Enfin, vous avez manifesté contre le pass sanitaire. Est-ce que les antivaccins, et grosso modo ceux qui protestent contre ce qu'ils appellent une dictature sanitaire, recoupent le mouvement des gilets jaunes ?
Non, je pense que ça va au-delà du mouvement des gilets jaunes. Il y a bien plus de personnes... C'est pour ça que c'est très dangereux, là, pour Emmanuel Macron, aujourd'hui. Le mouvement qu'on a eu dans la rue, aujourd'hui, donc il y avait quand même une marée humaine dans Paris, ça dépasse les gilets jaunes. Il y a les gilets jaunes. Je pense qu'il y en a beaucoup dedans. Mais il y en a d'autres. Donc, évidemment, j'espère que là, Emmanuel Macron tremble sur son fauteuil de président. Parce que ça devient beaucoup plus prégnant, beaucoup plus puissant. Et puis, la colère est effroide. Et quand la colère est froide, là, il faut se méfier.
Et se méfier de quoi ?
Il faut se méfier qu'elle ne tourne pas en révolution complète.
Vous souhaitez la révolution ?
Non, je ne souhaite pas du tout la révolution pour le pays. Je souhaite que le gouvernement revienne sur ce pass sanitaire qui est une infamie pour le peuple français. Qu'est-ce que c'est que cette histoire de vouloir discriminer les Français alors qu'on nous a prôné pendant 40 ans, il ne faut pas faire de discrimination ? Et aujourd'hui, c'est le président qui décide qui va pouvoir aller au resto et qui ne va pas pouvoir. Donc, le restaurateur va avoir accès à notre dossier médical. Mais enfin, le secret médical, il est où ? Moi, je n'ai pas envie qu'un restaurateur sache si je suis vacciné ou pas. Ça relève du secret médical.
Et donc, la pandémie, on n'en sort pas ?
La pandémie, on en sortira quand, comme a dit le président de l'OMS, quand les pays et les industriels feront preuve de moins de cupidité. Parce qu'aujourd'hui, il faut quand même bien avouer qu'avec 99,5% des gens qui s'en sortent, la pandémie tourne aujourd'hui à un fabuleux jackpot pour les laboratoires. Alors, est-ce que le gouvernement d'Emmanuel Macron et le président sont devenus des VRP de laboratoire et ils nous prennent pour des rats ? Donc, non, ce ne sont pas les VRP des laboratoires. Ou alors, il faut qu'ils nous disent exactement quelles sont les collusions. Puisque même le directeur général de l'OMS le dénonce.
99,5% des gens qui s'en sortent, ça veut quand même dire qu'il y a 5,5% de la population mondiale, soit 35 millions de personnes qui ne s'en sortent pas. On les fait quoi ? On les laisse mourir ?
Mais non, on les vaccine, on les soigne. Mais il n'y a pas de problème. Moi, je ne suis pas anti-vax du tout. On les vaccine pour ceux qui veulent être vaccinés. On soigne pour ceux qui veulent être soignés. Le problème, c'est que s'il y avait eu un traitement, ça invalidait le fait de vacciner toute la population. Donc, le gouvernement a mis haro sur les traitements et a dit, ben non, rien ne fonctionne. Mais c'est faux.
Mais ça, c'est une forme de traitement. De toute manière, c'est un traitement préventif.
Ce n'est pas la même chose de se faire vacciner que de prendre un doliprane.
Et vous préférez du coup avoir d'abord des symptômes plutôt que de prévenir les symptômes ?
Enfin, quel est mon risque aujourd'hui de mourir du Covid ? Je ne sais pas. On sait que le Covid... Vous ne le savez pas non plus d'ailleurs. Si, on sait que le Covid atteint malheureusement plus des personnes qui ont des pathologies, des comorbidités et des personnes âgées. La moyenne d'âge, c'est au-dessus de 82 ans. Alors, est-ce que les enfants de 12 ans ont beaucoup de risques de mourir du Covid aujourd'hui ?
Non, mais ils le transmettent à leurs grands-parents du coup.
Mais non, mais non. Pour transmettre, mais non. Pour transmettre, il faut prouver qu'on est contaminant. Quelqu'un qui est vacciné est contaminant.
C'est ça.
Bon, ben alors, donc, à quoi ça sert ? C'est complètement ridicule. Les gens qui sont vaccinés, pour moi, chacun fait ce qu'il veut. Le problème, ce n'est pas je suis pour ou je suis contre. Le problème, c'est la liberté qu'on a. La liberté, c'est le choix. Ou je me fais vacciner, ou je prends un traitement. D'ailleurs, comme appris Mme Macron quand elle a été malade. Elle a bien dit sur un plateau télé qu'elle a été soignée. Eh bien, moi, je réclame le droit d'être soignée comme Mme Macron.
Est-ce qu'il y a une échelle de valeur dans les idées ? Est-ce que vous pensez que chaque idée de chaque individu, chaque Français, chaque citoyen, vaut la même chose, qu'il faut toutes les considérer ? Et en tant que responsable politique, est-ce que vous pensez que chaque idée, du coup, se vaut ? Ou est-ce que vous pensez qu'au contraire, il faut aiguiller ? Que peut-être parce que le décideur a plus d'informations, une information plus complète, que chacun des citoyens isolés, que lui a cette capacité à décider pour les autres ? Est-ce que vous pensez, au contraire, que la démocratie, c'est justement que chacun est complètement pas au chef ?
Alors, je comprends ce que vous voulez dire. Je pense que le gouvernement a beaucoup plus d'informations que nous, évidemment. Je l'espère. Mais il faut qu'il les communique. Le problème, c'est qu'il ne les communique pas.
Si vous avez à la fois sur les sites du ministère de la Santé publique, ou sur le monde, etc., dans les cartes, les graphiques...
Oui, mais alors moi, je les consulte très, très souvent. Non, il n'y a pas tout. Pourquoi ? Alors, à propos de la pandémie, pourquoi, au niveau de l'Europe, on ne peut pas consulter les contrats entre les États et les laboratoires ? Tous les documents ont été caviardés. Souvenez-vous, les députés européens ont dit « Interdiction de rentrer avec un sac, pas de crayon, juste le droit de jeter un oeil », tout était caviardé. Donc, tant que ce sera comme ça, les gens n'auront pas confiance. C'est normal. Comment se fait-il que les laboratoires ne prennent pas la responsabilité des effets secondaires ?
Les assureurs ne prennent pas la responsabilité de potentiels effets secondaires parce qu'on est dans une phase expérimentale des vaccins, puisque ça se termine en 2023. Peut-être, mais être un cobaye, dans ce cas-là, c'est un choix.
Il y a des assureurs, dès qu'ils peuvent sortir un risque du contrat, ils le font.
Oui, mais là, quand même, l'Argentine, d'ailleurs, n'a pas conclu de contrat avec Pfizer parce que Pfizer n'a pas voulu prendre la responsabilité des effets secondaires. Donc, l'Argentine a dit, ben non, Pfizer n'a pas livré l'Argentine, c'est tout. Alors, moi, je trouve qu'on met la population en danger à ce niveau-là. Donc, s'il n'y a pas de danger, quel est le problème à nous communiquer toutes ces informations ?
Du coup, pour rester quand même sur cette question des idées de chaque individu, est-ce que vous prenez une certaine liberté du choix des Français, qui est en raccord avec ce que vous disiez au moment de votre première vidéo sur les Gilets jaunes, on croule sous les taxes ? Est-ce que vous pensez, au contraire, qu'il faut laisser chaque Français décider de s'il veut utiliser une automobile, enfin, garder sa vie automobile, etc., ou est-ce qu'il faut pousser au changement, il faut pousser à la 5G, il faut pousser à... Enfin, en gros, c'est chacun qui décide pour soi, ou est-ce que vous, en tant que responsable politique que vous souhaitez devenir, vous imposez des choses ?
Il ne faut jamais pousser les gens, parce que vous allez avoir la réaction inverse en face de vous. Il faut accompagner ces changements. Et accompagner les changements, ça ne veut pas dire confisquer la voiture des Français, parce que c'est ce qu'ils sont en train de faire. Confisquer la voiture des Français, parce que ça ne plaît pas à Mme Pompili, qui, elle, sans doute, évidemment, elle roule sur le compte de tous les Français. Et nous, on lui paye ses déplacements.
Si vous êtes présidente aussi, on vous le paiera.
Non, parce que moi, si je suis présidente, il y a beaucoup de voitures de fonction qui disparaîtront. Je pense que quand on est ministre ou député ou sénateur, on peut prendre le métro comme tout le monde. On utilise l'argent du contribuable toujours au minimum, au prix le moins cher. Je suis désolée. Un sénateur, ça peut prendre le métro. Un député, ça peut prendre le métro. Un ministre, aussi. Alors après, pour des questions de sécurité, le président et le Premier ministre, OK. Mais le reste, non, c'est terminé.
Alors, bon, Mme Pompili, ça ne lui plaît peut-être pas à la voiture, mais c'est aussi que vous savez qu'on a 20 ans encore seulement devant nous, avant qu'il ne soit irréversible que la température moyenne sur la planète se réhause de 2 degrés. Est-ce que, face à ça, vous seriez prête à faire avancer, du coup, la France à marche forcée, vers un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre ? La loi Climat et Résilience, qui a été votée récemment, est assez dénuée de moyens pour parvenir, effectivement, à réduire de 40% les émissions de gaz à effet de serre de 2030 versus 1990. Est-ce que vous, vous allez agir pour le climat ? C'est quelque chose que demandent aussi les jeunes.
Alors, bien sûr qu'il faut agir pour le climat. Néanmoins, aucun écolo ne pourra éteindre le soleil. Il faut quand même en être conscient. Nous, on peut agir à un petit niveau par rapport à ce qui se passe. Évidemment, on n'est rien, on ne représente pas grand-chose, nous, la France. On représente 1% des gaz à effet de serre, 1% de la pollution. C'est que dalle.
Rapporte la telle de la population, chaque individu, on a...
Mais je suis tout à fait d'accord, mais allez...
Si on vit comme un Français moyen, on consomme 4 à 5 terres, grosso modo, en ressources.
Oui, mais aller aux États-Unis et aller en Chine, vous allez voir ce qui s'y passe. Alors là, vous allez être dégoûtés. Donc nous, déjà, les Français font énormément d'efforts. Les Français sont vertueux. On n'a pas eu besoin des écolos pour nous dire comment trier ces déchets. Voilà. Donc on n'a pas eu besoin des écolos pour savoir comment trier nos déchets, comment recycler, comment tirer parti de la nature. Non, mais enfin, on a l'impression qu'aujourd'hui, Mme Pompili va nous apprendre à planter des pieds de tomate.
Mais trier ces déchets, ça ne suffit pas juste tout simplement à réduire à une planète Terre. Quand on consomme énormément de viande, quand on prend la voiture, quand on fait telle et telle chose...
Je suis d'accord avec vous, cher monsieur. Tout le monde a diminué sa consommation de viande en France. Tout le monde a diminué. Mais si, parce qu'avec ceux qui sont devenus véganes ou végétariens et ceux qui ont continué, la balance, elle penche du bon côté.
Il y a combien de personnes... Nous, on a fait un sondage sur le crayon où on a demandé à une communauté qui était végane. Il y avait, je crois que 2%, et encore, c'était parmi les gens, juste après un débat sur le véganisme. Donc, il y avait probablement des gens qui sont venus regarder ce débat et qui ont voté là-dessus, sur un échantillon du coup.
Mais parce que le véganisme, ça paraît totalitariste, c'est tout. Le véganisme, aujourd'hui, pour les gens, c'est... Je ne porte pas de chaussures en cuir parce que ça vient d'une vache. Enfin, voilà. Donc, c'est tout ce caractère-là. Il faut déshabiller l'écologie de tout ce totalitarisme. Et vous avez une écologie qui va pouvoir être appliquée. À partir du moment où on dit aux gens... Moi, j'habite en campagne. Quand je vais acheter du pain, je suis obligée de faire 12 kilomètres. Donc, je vais les faire comment ? En plus, en pente comme ça. Donc, je vais les faire comment ? Si je n'ai pas de voiture, je ne peux pas.
Les voitures électriques, les voitures hybrides, mais c'est très bien, mais ce sont des voitures de ville. Donc, l'objectif, je pense, de ceux qui nous gouvernent actuellement, eh bien, c'est que tout le monde se rapproche des villes. Oui, mais ça ne va pas régler les problèmes pour autant. Alors, en attendant, jusqu'à ce qu'on arrive... Moi, je dis, au niveau des voitures, je suis d'accord qu'on peut... Et encore, ce n'est pas la voiture électrique qui est la plus vertueuse, puisqu'on sait très bien qu'en allant chercher des métaux rares, évidemment, ça alourdit la note de l'invertu. Je ne sais même pas si ça se dit. Mais en tous les cas, il faut laisser les...
Parce que les gens qui ont des vieilles voitures, ce sont des gens qui ont peu de moyens. Il faut laisser le parc automobile s'éteindre de lui-même. Le parc des voitures thermiques, il faut le laisser s'éteindre de lui-même. C'est tout. Et les gens ne se sentiront pas agressés. Aujourd'hui, les gens se sentent en permanence agressés par les écolos. Et ce n'est pas comme ça qu'ils obtiendront des résultats. C'est l'inverse qu'il faut faire. Donc, ça ne peut pas fonctionner.
Vous souhaitez refondre le système. C'est un des mots que j'ai entendu dans une de vos précédentes interviews. Est-ce que vous pensez qu'on peut refondre un système en l'intégrant par l'intérieur ? Ou est-ce qu'on ne risque pas soi-même d'être fondu dans le système, au final ?
Non, parce que je pense qu'aujourd'hui, on est au bout. Déjà, j'avais dit ça au moment des Gilets jaunes. Les Gilets jaunes, si vous voulez, c'est le début de l'effondrement de la société dans laquelle on vit.
Pourquoi l'effondrement ? Comme si on était comme ça et d'un coup, boum ?
Oui, parce que tous les systèmes ont une fin, tout simplement. Donc, on est à la fin de tous les systèmes. Si vous voulez, après le général de Gaulle, tout a été mis en place en même temps. Eh bien là, on est à la fin en même temps de tout. Donc, évidemment, il faut...
Et tout, c'est quoi ? De quoi on est à la fin ?
De tout, de notre système de santé, de notre système de police, de notre système de justice. On est à la fin de tout. Donc, il faut repenser la société, déjà avec beaucoup plus de vertu, parce que les gens sont... Moi, je peux vous dire... Alors, je ne suis pas parisienne, évidemment. Mais moi, je peux vous dire qu'en province, les gens ne supportent plus qu'on nous donne des leçons de vie, alors qu'à Paris, tout le monde s'en fout. Non, non. On n'est pas les boucs émissaires de la France, nous. Donc, non, il faut accompagner tout le monde. Et moi, je prône de pouvoir continuer à vivre dans la France de la ruralité.
Parce que la ruralité, si vous voulez, ici, vous êtes les arbres, et nous, nous sommes la prairie. Mais il faut du monde partout. Et puis, la liberté, quand même, c'est de vivre là où on veut, non ?
Vous parlez beaucoup, quand vous parlez de la défendrement, je vous ai entendu plusieurs fois dire aussi que notre culture, notre identité était attaquée, était dégradée. De quoi est-ce que vous parlez ?
Écoutez, évidemment que l'identité française, elle est attaquée. On est là aussi à un point de bascule. Mais par qui ? Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui se passe ? C'est simple. À partir du moment où on a une immigration qui est non contrôlée, moi, je veux, j'aimerais, je rêverais d'un pays, en fait, où on contrôle l'immigration, où on tient un registre de sa population. Parce que la France, on est le seul pays à ne pas le faire.
Il y a du recensement, on sait, il y a à peu près 200 personnes qui sont des immigrés légumes chaque année.
Non, en France, l'État doit tenir un registre de sa population. On ne sait pas, en France, qui fait quoi.
Bon, grosso modo, quand même, si vous recevez bien une fiche d'impôt, on a l'intérêt d'habitation, on m'a retrouvé, alors que j'habitais même plus au même endroit.
Ah, ben, ça, pour les impôts, ils savent très bien nous trouver. Mais ce n'est pas ça que je veux dire. Il faut tenir un registre de la population. On a, alors, par exemple, combien de personnes en Bretagne, combien de personnes qui sont nées de parents bretons. C'est ça, le registre de la population. Vous allez aux États-Unis, vous avez un registre de toutes les populations.
Donc, on fait les assemblants, quoi.
Mais non, on fait, par exemple, ici, à Paris, la communauté chinoise, je prends un exemple bête, elle représente combien de personnes ?
Donc, vous voulez des statistiques ethniques.
Voilà. Il faut faire des statistiques ethniques. Et il faut s'en servir à bon escient, justement, pour pouvoir avoir une immigration choisie. C'est tout. Il faut, moi, je suis pour l'immigration, mais je veux qu'on prenne des personnes qui viennent pour apporter quelque chose à la France.
Et on choisit quoi ?
Écoutez, quand vous allez aux États-Unis, premièrement, vous avez tout un protocole à... Il faut montrer pas de blanche pour pouvoir aller travailler là-bas. Il faut parler anglais. Donc, déjà, première chose, on accueille des gens qui parlent français. Enfin, comment voulez-vous intégrer des gens ou assimiler des personnes qui ne parlent même pas la langue ? Il y a un seul endroit en France où ça se fait. C'est à la Légion étrangère. C'est tout. En quatre mois, ils parlent français. Donc, alors, il faut déjà commencer, pour moi, à imposer le fait de parler français pour pouvoir venir travailler en France. Ensuite, il y a beaucoup de jeunes qui voyagent.
Aujourd'hui, c'est ça, la jeunesse, ça voyage. Donc, c'est formidable. Mais il faut les laisser venir. Ils ont quelque chose à nous apporter. Mais c'est déjà le cas. Mais non.
Mais il n'y a pas, à la France, Erasmus et Tourisme.
Mais non. Mais ce n'est pas comme ça qu'il faut voir les choses. Il faut laisser venir les jeunes. Il faut se servir de leur capacité, de ce qu'ils ont à nous apporter et de ce qu'on a à leur offrir. Et ensuite, ils continuent leur périple parce que les jeunes font maintenant le tour du monde dans différents pays. Donc ça, moi, je dis formidable.
Le gouvernement d'Emmanuel Macron a mis en place un visa qui est un des plus libérales au monde sur le fait de faire venir des talents étrangers pour travailler dans la tech française, par exemple.
Oui, OK. Très bien. Mais je ne dis pas qu'il ne fait que des conneries. Mais très bien. Mais pour moi, ça ne va pas assez loin. Et on refuse les gens qui viennent pour gratter nos minima sociaux. C'est tout. Parce qu'il y a un... Aujourd'hui, en France,
j'ai déjà discuté avec des Togolais dont j'étais proche qui ont été refusés plusieurs fois en France alors qu'eux étaient, pour le coup, très francophones. Même, ils parlaient parfaitement français. Et pour le coup, j'ai lu, il y a quelques jours, dans un magazine, l'histoire d'une fille diplômée aujourd'hui de Sciences Po Paris, de l'école de journalisme, qui est arrivée de Géorgie après un périple d'un an à travers l'Europe. Elle est arrivée à Orléans. Elle ne parlait pas un mot de français. Elle est arrivée à 10 ans. Elle était au pied par la Cran Rouge. Elle a dormi sur des matelas pendant des mois, voire des années.
Elle a dormi pendant 2-3 heures par nuit seulement pendant ses études parce qu'elle cumulait les jobs, les stages professionnalisants, etc. Et elle ne parlait pas français au début. Et aujourd'hui, elle a non seulement ses diplômes, mais en plus, elle va probablement être un élément assez brillant de la société.
Parfait. Formidable. Formidable. Mais c'est des gens comme ça qu'on veut.
Mais comment on les choisit ? Du coup, elle est arrivée probablement illégalement. Elle ne parlait pas français. Et elle est probablement un peu basanée, du coup, puisqu'elle vient à aller Géorgienne.
Toutes les personnes qui, en France, ont un travail, c'est-à-dire apportent quelque chose à la société, on les régularise, on leur apporte tout ce qu'il faut pour qu'ils vivent mieux. Voilà. Mais les personnes qui viennent uniquement pour gratter nos minimas, non, non. On ne peut plus. Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que les Français n'ont plus d'argent pour payer tout ça. Donc, il y a un moment où l'argent va-t-il être pris. Parce que si on ne met pas un frein à une immigration non contrôlée, il y a un moment où plus personne ne pourra payer. Parce que ceux qui arrivent pour s'inscrire directement et toucher des minimas, et en plus, il y a le problème de la fraude.
Donc, évidemment, si on ne met pas un frein à tout ça, mais qui croyez-vous qui va payer ? On va prendre l'argent où ? On va prendre l'argent où ? Les Français n'ont plus d'argent et les Français ne sont pas d'accord pour payer pour des gens qui viennent uniquement pour ça. Moi, je tire mon chapeau. Ma meilleure amie est congolaise. Elle est venue en France et elle travaille. Et elle apporte quelque chose à la société. Mais voilà. Et elle le dit elle-même. Elle dit que ça ne peut pas durer comme ça. Parce qu'on est au bout du système, tout simplement. Alors ça, ça marchait très bien. Dans les années 80, au moment où Mitterrand est arrivé au pouvoir, mais maintenant, ça ne fonctionne plus.
40 ans plus tard, c'est fini. Parce qu'il n'y a plus d'argent. C'est-à-dire qu'on a eu, pour moi, après De Gaulle, Pompidou, Giscard, et pour moi, le grand changement, c'est Mitterrand. À partir de Mitterrand et jusqu'à maintenant, on a des gouvernements qui ont vécu sur la bête. Et puis s'en sont foutus plein les poches. Oui, mais au détriment de qui ? De la population ? 10 millions de pauvres, ça ne suffit pas. On va aller jusqu'où comme ça ? On veut quoi comme société ? Toute la question, c'est quel est le modèle de société qu'on veut ?
Du coup, on a parlé d'immigration, mais la culture française, elle ne s'est limite pas qu'à ça. Et si elle est attaquée, j'aimerais aussi avoir, du coup, peut-être une question plus personnelle. quel est votre épisode favori de l'histoire de France ?
Il y en a beaucoup. Moi, je vous avoue que j'aime bien toute la période de Talleyrand. Alors on me dit, ouais, mais c'est un traître. Oui, mais enfin, il a sauvé la France au Congrès de Vienne. S'il n'avait pas été là, la France n'existerait plus. Donc moi, j'aime beaucoup cette période. Et puis après, Talleyrand, il a traversé sept régimes. Enfin, je suis admirative. Il s'est moulé dans un truc à chaque fois qu'il était différent. Enfin, c'est incroyable.
Fouché a fait la même chose. Et Fouché, pour le coup, il a mitraillé aussi des gens par Mili à Lyon. Il a décapité, etc.
Mais je suis d'accord. Ce sont des anguilles politiques, en gros. Mais je suis d'accord avec ça. Bon, déjà, moi, j'ai un peu de mal quand j'entends qu'on veut juger l'histoire qui s'est passée avant, alors qu'on n'y était pas. Donc déjà...
Mais si vos modèles, aujourd'hui, sont des gens qui ont été un peu des traîtres politiques...
Ce n'est pas un modèle. Je suis admirative de la longévité de sa carrière à Talleyrand. Parce que c'est quand même exceptionnel. Après, évidemment, moi, mon modèle, c'est quand même plutôt Charles de Gaulle. Et j'ai un autre modèle qui s'appelle... Le nom ne me vient plus, là, d'un seul coup. Le commandant Massoud. Je suis extrêmement admirative du commandant Massoud. Le commandant Massoud, le général de Gaulle et Nelson Mandela, pour moi, ce sont des gens qui ont fait la guerre et qui étaient des faiseurs de paix.
C'est une belle phrase. Voilà. Bon, allez, du coup, à la fin de cette interview, j'aimerais vous poser les deux dernières questions qu'on pose à tous nos invités. D'abord, qui est-ce que vous souhaiteriez voir assis à votre place dans ce fauteuil pour un interview au crayon ?
Oh, alors, quelqu'un que j'aimerais voir interrogé comme ça... Emmanuel Macron.
Vous n'en faites pas. On l'aura un jour. On l'aura. On l'aura. Et que signifie pour vous la phrase « Trace tes contours » qui est le slogan de notre média ?
Trace tes contours ? Dessine ta vie. Voilà. Pour moi, c'est ça. On est maître de nos vies, en fait. Nous sommes notre principal obstacle, en fait. Tout dépend de l'information qu'on s'envoie. Si on s'envoie en permanence, « Ah là là, c'est dur, je n'y arriverai pas. » C'est sûr, vous n'y arriverez pas. Par contre, si on se dit « Oui, je peux le faire. » « Oui, parce que c'est ma conviction, parce que je suis sincère, parce que je travaille. » Voilà, c'est ce que vous faites. Eh bien, oui, vous le ferez.
Merci, Jacqueline Mouraud.
Merci à vous.
C'est la fin de cette interview. J'espère qu'elle vous aura plu. N'hésitez pas à nous faire savoir en commentaire, à vous abonner à la chaîne et à la partager autour de vous parce qu'on est là pour débattre. Et on espère que ça vous plaît. À plus. Ciao.
Mais bien sûr, le véganisme et du spécisme libéral. Des personnes âgées dans les EHPAD avec plus de monde pour torcher les vieux Alzheimeriens. Sous-titrage ST' 501