Relance de la gauche, écologie, 5G... Le "8h30 franceinfo" de Benoît Hamon
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 20 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:06OuverteRéponse directe
Bonjour Benoît Hamon, ancien ministre, ancien candidat à la présidentielle, vous aviez fait un peu plus de 6% en 2017, voilà un peu plus d'un an, vous vous êtes retiré de la vie publique après votre échec aux européennes en 2019, aujourd'hui vous revoilà à la fois avec un podcast consacré au monde d'après, si vous me permettez cette expression, podcast qui sort aujourd'hui, un livre le mois prochain, ça veut dire que la politique vous avait manqué finalement ?
- 1:14OuverteRéponse directe
Il a fallu digérer aussi les deux claques présidentielles européennes ?
- 2:21OuverteRéponse directe
Benoît, vous êtes toujours conseiller régional d'Île-de-France, alors la région est en zone rouge, et le gouvernement s'en remet au préfet, est-ce que c'est une bonne chose ?
- 3:13OuverteRéponse directe
Mais vous avez été ministre de l'Éducation nationale. Est-ce que vous trouvez que Jean-Michel Blanquer se débrouille bien en cette rentrée, dans cette crise sanitaire ?
- 4:35RelanceRéponse directe
Il fallait garder l'école obligatoire.
- 5:37OuverteRéponse directe
Benoît Hamon, on voit bien quand cette rentrée, toute la gauche est en train de s'agiter pour savoir si elle doit s'unir en vue de 2022, et si oui, derrière qui ? Quel sera votre rôle dans tout ça ? Est-ce que vous dites, débrouillez-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:42Invité politiqueFait
« Sur la question du travail, sur la question du revenu universel, qui prend une place dans le débat public tout à fait importante. »
- 1:50Invité politiqueFait
« je lisais ce matin qu'au Canada, cette question-là revient encore pour les prochaines élections. »
- 3:20InvitéChiffre
« On rappelle qu'il y a quand même 32 écoles qui ont été fermées en France et 524 classes à cause de la pandémie. »
- 4:04Invité politiqueChiffre
« C'est 3 à 6 mois, non pas sans éducation, il y en a eu, mais avec une éducation ou une classe dégradée, appauvrie. »
- 6:13Invité politiqueChiffre
« Il y a un sondage, je crois que c'est en fin de semaine dernière, de l'IFOP, auprès de l'électorat de gauche et écologiste, qui montre que, je crois que c'est 71% de ces électeurs-là, et quand on prend les familles, c'est encore plus élevé, sont favorables à un candidat ou une candidate unique de la gauche et des écologistes. »
- 16:42Invité politiqueFait
« nous allons vivre depuis 1945 la journée la plus chaude quand on la compare à tous les... On est le 14 septembre aujourd'hui ? Tous les 14 septembre depuis 1945 que la biodiversité continue à s'effondrer, que la France peut-être émet moins de gaz à effet de serre pour ce qu'elle produit ici. »
- 18:15InvitéChiffre
« 34 fois plus de cas de rupture de stock ont été signalés en 10 ans. »
- 18:25InvitéFait
« Un confinement strict de 3 semaines, mesure annoncée en Israël pour freiner la reprise de l'épidémie de coronavirus. »
Temps de parole
- Benoît Hamon71 %
- Présentateur13 %
- Invité7 %
- Invité 26 %
≈ 1,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour Benoît Hamon, ancien ministre, ancien candidat à la présidentielle, vous aviez fait un peu plus de 6% en 2017, voilà un peu plus d'un an, vous vous êtes retiré de la vie publique après votre échec aux européennes en 2019, aujourd'hui vous revoilà à la fois avec un podcast consacré au monde d'après, si vous me permettez cette expression, podcast qui sort aujourd'hui, un livre le mois prochain, ça veut dire que la politique vous avait manqué finalement ?
Je n'ai jamais arrêté de faire de la politique au sens où je m'intéresse à ce qui se passe à la fois dans notre pays mais un peu au-delà aussi, et à des idées qui me semblent importantes, la crise que nous venons de traverser était une crise qui permet d'observer la façon dont la société se transforme, dans le rapport au travail, dans la poursuite de ce que Bill Gates appelle l'ère de la substitution logicielle, c'est-à-dire la place de plus en plus omniprésente dans nos vies, parfois avec bonheur, parfois avec malheur des machines, j'observe tout ça et ça continue à me stimuler sur le plan intellectuel, ce que j'essaye de faire partager, ou ce que nous allons essayer de faire partager, en tout cas avec un podcast, et si, avec une journaliste Camille Maestrachi.
Il a fallu digérer aussi les deux claques présidentielles européennes ?
Oui, présidentielles, c'est très différent. 6% présidentielles, 3% européennes ? Oui, mais là on va parler plus des présidentielles, puisque les présidentielles étaient une élection importante. En même temps, je ne vais pas dire que je me console d'une chose, mais ce qui me rassure, c'est le sentiment de ne pas me mettre trompé, en tout cas sur tout, peut-être sur des éléments de tactique, de stratégie, c'est même sûr, nous sommes-nous trompés, me suis-je trompé ?
Sur la question du travail, sur la question du revenu universel, qui prend une place dans le débat public tout à fait importante, je lisais ce matin qu'au Canada, cette question-là revient encore pour les prochaines élections, sur la question de la taxe sur les robots, ou plus largement sur la question de la bonne santé, la façon dont on se prépare à une société qui est une société qui vieillit à la fois, et où on doit prendre soin des personnes. Sur ces questions-là, il me semble qu'en tout cas, il y a aujourd'hui largement matière à continuer à s'engager et à débattre. Ça tombe bien, ce sont ces idées-là qu'on développera dans le podcast que nous réalisons avec Camille Maestrachi.
Benoît, vous êtes toujours conseiller régional d'Île-de-France, alors la région est en zone rouge, et le gouvernement s'en remet au préfet, est-ce que c'est une bonne chose ?
Écoutez, je pense que c'est très difficile d'être dans une critique frontale du gouvernement sur cette question-là. Je pense qu'il essaye d'adapter la parade à l'évolution de la pandémie. Et en adaptant la parade, il fait des choix qu'il renvoie au préfet, selon une appréciation, on va dire, de terrain de la situation. On verra, j'espère que c'est la bonne stratégie. Ça paraît... En tout cas, moi, je lui fais confiance pour que cette parade soit la plus efficace. En tout cas, je n'ai pas envie d'y rajouter un avis d'expert que je n'ai pas sur ces questions-là. Ils sont les mieux informés pour savoir aujourd'hui ce qu'il est nécessaire de faire.
Je prends le parti de faire confiance, en tout cas au préfet, pour protéger au mieux les Français contre l'évolution de cette pandémie.
Mais vous avez été ministre de l'Éducation nationale. Est-ce que vous trouvez que Jean-Michel Blanquer se débrouille bien en cette rentrée, dans cette crise sanitaire ? On rappelle qu'il y a quand même 32 écoles qui ont été fermées en France et 524 classes à cause de la pandémie.
Le problème, ce n'est pas est-ce que Jean-Michel Blanquer se débrouille bien. Le sujet n'est pas Jean-Michel Blanquer. La question, c'est comment l'école fait-elle face à cela ? Je sais que les enseignants disent qu'ils sont obligés de s'adapter tous les jours, qu'ils ont des protocoles qui ont parfois été très évolutifs. Ce à quoi le ministère répond, mais c'est la maladie qui évolue. Donc, on est obligé de faire évoluer les protocoles. L'urgence, c'est surtout qu'on réapprenne dans ce pays, qu'on retrouve des cours, des classes qui fonctionnent, que ce soit en distanciel ou en présentiel. Ce qui, je pense, va avoir un coût.
C'est 3 à 6 mois, non pas sans éducation, il y en a eu, mais avec une éducation ou une classe dégradée, appauvrie. Et ça a forcément des conséquences sur ce que vous appelez les décrocheurs, c'est-à-dire les élèves les plus en difficulté. Peut-être aurait-il fallu mettre l'accent au moment du confinement, au moment où on a, en tout cas dans la première phase de l'épidémie, quand on a laissé le libre choix aux parents de scolariser ou pas leurs enfants. Je ne sais pas si c'était ça la bonne décision.
Il fallait garder l'école obligatoire.
D'abord, l'instruction est obligatoire. L'école en présentiel. Je pense que quand on renvoie la responsabilité aux parents, je suis moi-même parent, peut-être vous-même, comment serais-je mieux informé que l'État ou le directeur de l'école de mes enfants...
Ça a insufflé le doute de dire aux gens que vous pouvez faire ce que vous voulez.
Indiscutablement, vous parliez, je veux dire, on a tous eu des discussions avec d'autres parents d'élèves, est-ce que vous gardez vos enfants ou pas ? Ceux qui avaient les moyens de les garder, les ont gardés. On était censé, avec l'enseignement à distance aussi, faire en sorte de compenser l'absence de classe. Il me semble qu'il aurait fallu que l'État décide où il ferme et où il ne ferme pas. Et qui il cible dans le maintien de réponses appropriées, mais en présentiel, pour assurer l'enseignement et la classe aux enfants. Je pense que ça n'est jamais la bonne solution que de se retrancher derrière.
On vous laisse la responsabilité, quand en réalité, quand l'État dit, je vous laisse la responsabilité, c'est pour ne pas prendre les miennes, celles de l'État.
Benoît Hamon, on voit bien quand cette rentrée, toute la gauche est en train de s'agiter pour savoir si elle doit s'unir en vue de 2022, et si oui, derrière qui ? Quel sera votre rôle dans tout ça ? Est-ce que vous dites, débrouillez-vous ? J'ai déjà donné, j'ai fait mes 6% la présidentielle avec une gauche explosée façon puzzle, ou est-ce que vous avez encore votre mot à dire ?
Moi, je pense qu'il faut, comme disait le général de Gaulle, affronter les élections avec des idées simples. Il n'y a pas de victoire possible, ni même envisageable, on ne peut même pas y rêver, sans unité, pour la gauche et les écologistes. Il y a un sondage, je crois que c'est en fin de semaine dernière, de l'IFOP, auprès de l'électorat de gauche et écologiste, qui montre que, je crois que c'est 71% de ces électeurs-là, et quand on prend les familles, c'est encore plus élevé, sont favorables à un candidat ou une candidate unique de la gauche et des écologistes.
Un sondage qui dit aussi que la gauche, dans son ensemble, n'avait jamais été aussi faible dans ce pays depuis des années.
Raison de plus, pour ne pas laisser le second tour s'organiser, entre la poursuite d'un agenda qui est celui d'Emmanuel Macron, qui reste un agenda qui me rend plus vulnérable, selon moi, la France, mais aussi les Français déjà les plus en difficulté, et le projet de l'extrême droite de Marine Le Pen. Donc, ma position, elle est assez simple.
C'est que, que ce soit Jean-Luc Mélenchon, que ce soit Christiane Taubira, que ce soit Yannick Jadot, en tout cas des gens qui pourraient être cette candidate ou ce candidat, moi je souhaite qu'il n'y en ait qu'un, aucune, et je soutiendrai celui-là, et je ferai tout pour que ce soit ou l'une ou les autres, mais en tout cas, je pense qu'il n'y a pas d'autre voix que celle-ci. Vous n'avez pas cité de socialiste à l'instant ? Vous leur en voulez toujours ? Non, non, pas du tout, j'ai plein d'amis, mais je pense que j'essaye de regarder qui est aujourd'hui... Il n'y a personne au PS aujourd'hui qui pourrait y aller. Non, mais qui est aujourd'hui en situation, ou qui est candidat.
Et, bon, j'ai cité trois noms, j'aurais pu en rajouter trois de plus, mais non plus, ça n'a pas beaucoup d'intérêt. Non, mais moi je suis aujourd'hui dans une démarche qui est différente, et j'espère justement pouvoir contribuer à une solution comme celle-ci, mais surtout faire en sorte que ce ne soit pas qu'une solution où les uns et les autres se rabibochent sur un coin de table, mais qu'on y mette des contenus. Ce qui manque, au fond, en France à gauche, et peut-être aussi un peu dans l'écologie, c'est un grand récit émancipateur.
On a en face de nous des récits politiques qui sont construits pour l'essentiel sur des peurs, avec même une partie du récit écologiste qui se fonde sur la peur de l'effondrement. Aujourd'hui, nous n'avons plus de récits émancipateurs, et c'est parce qu'il n'y a plus de récits émancipateurs et de politiques émancipatrices des individus, qu'on constate aujourd'hui l'existence du communautarisme, l'existence de tensions racistes, xénophobes, d'aspirations liberticides dans notre pays. C'est la raison pour laquelle, il me semble, qu'aujourd'hui, nous avons besoin de construire ce récit-là. Et c'est à cette écriture-là que je veux contribuer prioritairement.
Et cette question du périmètre de l'union de la gauche ou des gauches, Benoît Hamon va continuer d'en parler, si vous voulez bien, dans une minute, juste après le fil info, à 8h41, avec Mélanie Delaunay.
Quelles mesures complémentaires pour freiner la propagation du coronavirus en Gironde, dans les Bouches-du-Rhône et en Guadeloupe ? Les préfets les dévoilent aujourd'hui. Les Marseillais ne doivent pas être sanctionnés inutilement, prévient Samia Ghali sur France Info. Ce matin, un reconfinement local n'est pas entendable, dit la deuxième adjointe de la mairie de Marseille, qui appelle à tester massivement. En Angleterre, c'est la règle de 6 qui s'applique désormais. Interdiction de se rassembler à plus de 6 personnes, à la maison comme dehors. L'école et le travail ne sont pas concernés.
L'école en France, après une année scolaire perturbée par l'épidémie, des évaluations nationales commencent aujourd'hui pour les classes de CP, CE1, 6e et 2e. Elles doivent permettre de mesurer le niveau des élèves. Et puis, cela fait 9 ans que ça n'était plus arrivé, la victoire de l'OM face au Paris Saint-Germain en Ligue 1 de football. Un but à zéro, ambiance tendue en fin de match, avec pas moins de 5 cartons rouges. France Info.
Le 8.30 France Info. Salia Braquia, Marc Fauvel.
Et Benoît Hamon est notre invité ce matin. Hier, un ancien Premier ministre, ancien membre du PS que vous connaissez bien, Benoît Hamon, Manuel Valls était l'invité de BFM. Écoutez ce qu'il répond quand on lui pose la question du rassemblement à gauche en 2022. Je connais le talent de Jean-Luc Mélenchon, je le connais depuis très longtemps. Mais là, je pense qu'on peut refaire d'une manière ou d'une autre la gauche pluriale. Enfin, écoutez, on se fout de la gueule du monde, c'est pas le sujet. On ne peut plus avec cette gauche-là. Je ne parle pas des électeurs, mais je parle de ces appareils, ces militants.
On se fout de la gueule du monde quand on parle du rassemblement avec Jean-Luc Mélenchon. Vous êtes d'accord ?
Évidemment, non. Bon, qui parle ? Manuel Valls. Sans aucune, d'ailleurs, animosité à son endroit aujourd'hui. Il appartient à une majorité politique, celle du président de la République, dont toutes les caractéristiques, tous les marqueurs sont de droite sur les questions de travail, sur les questions économiques, sur les questions éducatives, sur les questions de sécurité. Bon, on ne peut pas non plus oublier ce que les idées et les politiques que les gens défendent. Que Manuel Valls, en conséquence, comme finalement un adversaire aujourd'hui de la gauche et des écologistes, dise, je ne crois pas à ce rassemblement.
Moi, je ne suis pas là pour choisir le candidat ou la candidate du camp d'enphase. Donc, voilà, bon, moi, je le prends comme une remarque aujourd'hui d'une personnalité qui est devenue un adversaire de la gauche et des écologistes. Oui, mais pas un adversaire comme en démocratie, quoi. Ça me paraît assez évident, non ? Je crois qu'à peu près 95% des Français devraient être d'accord avec moi sur ce point.
Il n'y a pas que vous, en ce moment, à faire son retour. Benoît Hamon, on a revu Bernard Cazeneuve dans les médias, on a vu François Hollande aussi, l'ancien président, qui dit même qu'il est prêt à participer, lui aussi, à l'élaboration d'un projet pour la gauche. Vous lui dites chiche, bienvenue. Moi, je pense que toutes les bonnes volontés seront utiles, en tout cas. Pour plager Charlie Hebdo, est-ce que tout est pardonné entre vous ?
Non, mais moi, je n'ai pas de ressentiment personnel, je vous le dis. Sinon, si vous avirez... Non, mais sinon, on ne vit pas. On ne peut pas vivre avec de la rancœur, de la rancune. En plus, ceux qui sont remplis de venin, comme ça, à mon avis, ne rendent pas grand service à la qualité du débat démocratique. Ce que je veux dire, justement, en lien avec ça, c'est qu'on ne peut pas commencer par des excommunications. Des excommunions.
Oui, pardon, excommunions.
Tout est affaire de communication. Oui, c'est vrai, absolument. Par excommunier qui que ce soit, en disant, écoutez, je décide ce qu'est le périmètre de la gauche pure et ce qu'est la gauche impure. On a tous des préférences. Mais en l'occurrence, pour gagner un jour dans la Ve République, même si j'aspire à d'autres institutions, il faut constituer une majorité et rassembler sa famille qu'elle ira de la gauche modérée jusqu'à la gauche la plus radicale. Donc, pour le projet présidentiel ? Avec au cœur de ce projet-là, aujourd'hui, l'écologie politique.
Donc, je souhaite qu'elle s'arrime aujourd'hui à gauche parce que je ne crois pas à la transition écologique sans penser la protection sociale et la justice sociale. D'où, d'ailleurs, le fait que je renouvelle ma conviction et ma défense du revenu universel d'existence.
C'est un projet, par exemple, le revenu universel qui doit faire partie de ce petit livre de la gauche pour 2022. Vous souhaitez que ce soit inscrit dans le programme ?
Je le souhaite, mais je ne veux pas en faire un préalable. Si je commence, moi, à en faire des préalables, tout le monde va y arriver avec sa liste de cours. On ne risque pas de vous dire, ce projet, il est formidable, il a fait 6% la dernière fois.
Oui, mais la question, c'est, est-ce que c'était le projet qu'on jugeait seulement ou est-ce que c'était la fin d'un cycle qui est celui de la social-démocratie, la sanction morale d'un camp qui s'était profondément divisé, qui avait profondément déçu sur la déchéance de nationalité, sur les lois de travail, tout ça vient, s'accumule et sans me dérober à ma propre responsabilité, je considère qu'il y a là une sanction collective dont j'ai endossé personnellement le fardeau, mais qui m'amène à regarder maintenant l'horizon différemment. Je le dis, ayons des idées simples, si nous voulons être au second tour de l'élection présidentielle, il faut s'unir.
Si nous devons nous unir, ne commençons pas par des procès en inquisition à l'égard des uns et des autres. Donc, autour de la table,
il faut François Hollande, Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot.
Je pense qu'il faut toutes les familles. Toutes ces personnes peuvent être autour de la table. En tout cas, toutes les familles. Qui sont donc réconciliables. Ah oui, mais il n'y a jamais eu, il n'y a que, vous savez, dans tous les appareils politiques, vous avez toujours des vatanguères qui décrètent avec qui il ne faut jamais parler. Si vous regardez les réseaux sociaux, vous êtes ces idées froides devant cela. Mais ça, ce n'est pas la réalité. C'est une fiction de ce qu'est la gauche. La réalité, c'est que la gauche et l'écologie politique peuvent construire un programme commun. Moi, j'y crois
et je pense qu'il faut servir cet objectif. L'écologie politique, Benoît Hamon, elle est à l'oeuvre dans plusieurs villes depuis les municipales. Il se trouve que deux maires écologistes ont fait part les deux. Ces derniers jours, celui de Bordeaux, tout d'abord pour avoir dit qu'il ne voulait plus de sapins de Noël à Bordeaux parce qu'il n'aimait pas les arbres morts. Et celui de Lyon qui a qualifié le Tour de France qui arrivait justement ce week-end dans sa ville d'épreuves machistes et polluants. Écoutez ce qu'on disait. Marlène Schiappa qui était assise à votre place en fin de semaine dernière.
En fait, j'ai l'impression que ces gens n'aiment pas la fête, n'aiment pas la joie. Dès lors qu'il y a un truc un peu festif où les gens peuvent être un peu contents, un Tour de France, une compétition sportive, une fête de Noël, ils veulent l'interdire. Je ne comprends pas quel est le projet politique derrière dans le fait de vouloir tout interdire. Je veux dire que les colos n'aiment pas la joie des autres.
Il y a un sapin de Noël chez vous, Benoît Hamon ? Toujours. Toujours. Il y en aura un stade. Ce que je veux dire, c'est que...
Vous comprenez le débat qu'il y a eu autour de ça ou pas ? Je préfère un maire qui parle d'interdire des sapins de Noël que les maires que soutient sans doute Mme Schiappa qui veulent interdire la circulation des 100 domiciles fixes ou qui se débrouillent pour avoir un mobilier urbain pour qu'il n'y ait pas de SDF. Je préfère un maire même si je pense que le sujet des sapins de Noël n'est pas le plus essentiel mais qui dit cela qu'un maire qui considère aujourd'hui que le port de sa ville doit être fermé à un bateau rempli de migrants. Je préfère... À choisir... Je choisirais toujours, moi, celles et ceux qui défendent les hommes et les femmes les personnes les êtres qui... Et les arbres.
Oui, oui, mais aussi le vivant et en l'occurrence Marlène Schiappa... Bon. Je n'ai pas tellement envie de commenter ce type de manière de faire de la politique. Expliquer que les vers sont tristes parce qu'ils ne veulent pas de sapins de Noël... Bon. Moi, je trouve aujourd'hui très peu de raisons de se réjouir dans la façon dont Emmanuel Macron et sa majorité ont fait de la politique depuis plus de 3 ans. Mais voilà...
Est-ce que ça donne une bonne image
de l'écologie politique ? Je ne trouve pas ça très le monde. À niveau... Voilà ce qu'elle a dit.
Est-ce que ça donne une bonne image de l'écologie politique et des écologistes qui visent à prendre le pouvoir ?
Je pense que c'est... Évidemment, ça nous divertit d'une réalité plus tragique qui est qu'aujourd'hui, par exemple, nous allons vivre depuis 1945 la journée la plus chaude quand on la compare à tous les... On est le 14 septembre aujourd'hui ? Tous les 14 septembre depuis 1945 que la biodiversité continue à s'effondrer, que la France peut-être émet moins de gaz à effet de serre pour ce qu'elle produit ici. Mais dans ce que nous consommons et produisons, nous exportons nos émissions de gaz à effet de serre et cette trajectoire au désastre, elle se poursuit. Donc, on a besoin d'écologie politique.
C'est pour ça que les électeurs ont choisi des maires écologistes et des majorités de gauche chez écologistes. Alors, après, on va découvrir que Urmique à Bordeaux, ce n'est pas estrosi. Pardon ? Ben oui, c'est un écologiste et il va défendre un certain nombre de convictions qui sont les siennes. Mais de là, à ce que ça fasse une polémique nationale, honnêtement, on est devenu si pauvre et si misérable qu'il faille qu'on discute des sapins de Noël. Moi, j'ai un sapin à la maison. Surtout en septembre. Oui, surtout en septembre. On voit bien le procès qui est fait aux écologistes, qui est un procès en incompétence et en illégitimité. Mais vous n'y ajouterez pas votre voix en entendue aussi.
Non, qui est le procès qui est fait traditionnellement à la gauche. Bon, alors, de la part de Mme Schiappa qui doit avoir quelques diplômes de compétence,
c'est assez amusant. Benoît Hamon, vous restez avec nous dans une minute. On poursuit cet entretien juste après le fil info. 8h51. Mélanie Delonnet.
Il faut rapatrier la fabrication des médicaments d'importance majeure, demande formulée ce matin sur France Info par Axel Kahn. Le président de la Ligue contre le cancer alerte sur la pénurie de certains traitements contre le cancer. 34 fois plus de cas de rupture de stock ont été signalés en 10 ans. Un confinement strict de 3 semaines, mesure annoncée en Israël pour freiner la reprise de l'épidémie de coronavirus. A partir de vendredi, les Israéliens n'auront pas le droit de se déplacer à plus de 500 mètres de chez eux. Les écoles et les magasins non essentiels resteront fermés.
A la demande du gouvernement, les préfets des Bouches-du-Rhône, de Gironde et de Guadeloupe doivent annoncer des mesures complémentaires aujourd'hui contre le Covid. Le président de la région PACA réclame la fermeture des plages et des parcs à 20h à Marseille. Il rejoint le cercle des vainqueurs d'un tournoi du Grand Chelem. L'Autrichien Dominic Thiem remporte l'US Open de tennis. Il a battu en finale cette nuit l'Allemand Alexander Zverev. France Info
Le 830 France Info Salia Brakia Marc Fauvel
Benoît Hamon, une soixantaine d'élus de gauche demandent au gouvernement un moratoire sur la 5G. Les élus s'interrogent sur l'utilité réelle de la 5G, son impact environnemental. Vous posez là aussi la question ?
Je crois qu'il faut surtout essayer d'éclairer les Français. Ça inquiète beaucoup à partir du moment où il peut y avoir une menace sur la santé publique. Donc il faut mettre la science du bon côté, c'est-à-dire pas dans les affirmations qui sont des affirmations péremptoires, mais obtenir les informations nécessaires pour savoir s'il y a un danger ou pas. Je fais le lien avec un certain nombre de menaces qui pèsent de santé publique extrêmement lourdes sur lesquelles on n'entend pas les pouvoirs publics. La dépendance des enfants aux écrans.
Nous savons qu'elle a des conséquences qui sont des conséquences lourdes en termes de troubles du comportement, de capacité de concentration, de pathologies diverses. Où est le lieu sur lequel on discute, des conditions dans lesquelles on permet à nos enfants de ne pas dépendre pendant 2, 3, 5, 6, 7 heures comme aujourd'hui les moyennes le montrent à ces écrans et au contenu de ces écrans ? Vous pensez que la 5G va accélérer ces phénomènes ?
Je pense aujourd'hui qu'il y a des enjeux considérables de santé publique mais aussi de comportement au développement d'une société numérique où tout se passe à travers le filtre des écrans, où nos enfants sont stimulés par des images, des sons qui les rendent drogués à ces écrans et je pense que ces questions sont des questions éminemment politiques.
Je préférerais qu'on débattre de ça que des sapins de Noël pour faire vite et c'est la raison pour laquelle je pense que plutôt que de se méfier à l'égard de la science et alors que nous sommes dans une société dans laquelle nous avons les moyens de nous assurer de la transparence et du libre arbitre de celles et ceux qui sont là pour nous éclairer par leurs connaissances scientifiques, je pense qu'il faut faire les rapports ou en tout cas produire les éléments nécessaires. Mais qu'est-ce que vous répondez
à ceux qui disent que la gauche est devenue anti-progrès ?
Mais c'est tellement le contraire. Écoutez, est-ce qu'on peut se dire que ça fait quand même maintenant quelques dizaines d'années qu'un consensus scientifique existe pour dire que la biodiversité s'effondre et qu'il y a un réchauffement climatique ? Qui est aujourd'hui anti-progrès ? Qui aujourd'hui s'oppose à la science quand on continue à avoir un modèle de production et de consommation qui accélère la trajectoire au désastre ? Ce sont celles et ceux qui, dans des milieux économiques mais dans les milieux politiques qui les protègent et les servent, aujourd'hui nous empêchent de faire le tournant qui doit être celui de la transition écologique. La principale menace elle a été identifiée.
Il y a un consensus général des scientifiques sur la question du climat. Or aujourd'hui avez-vous l'impression que les politiques qui nous dirigent aient pris la mesure de cela ? Et ce sont les mêmes qui disent attention vous êtes anti-progrès. Non. Alors ce que moi je veux dire c'est que par exemple vis-à-vis des technologies numériques elles peuvent avoir des conséquences absolument fabuleuses en médecine pour nous mais elles peuvent avoir aussi des conséquences qui sont des conséquences terribles. C'est très en même temps en fait. Non mais pour le progrès c'est aussi simple que ça. La 5G peut permettre ça des opérations à distance.
Mais le progrès technologique ça peut être un progrès social. Ça peut être aussi le pire. Parce que ça n'est pas un progrès technologique mais juste une innovation qui va être mise au service d'une puissance d'un appétit de la cupidité Donc la 5G
Benoît Hamon dans les enchères doit être lancée dans 15 jours. On lance les enchères ou on arrête tout ? Moi je pense je pense que
la démocratie française s'honorerait plutôt que de se retrouver à découvrir qu'on doit avoir des débats sur ces questions à faire précéder ce type de décision des expertises scientifiques et des débats démocratiques nécessaires pour ces grandes transformations. Expertises qui sont déjà commandées l'ANSES doit rendre un rapport dans les premiers mois de l'année 2020. C'est une très bonne chose et on pourra se prononcer beaucoup plus facilement dès lors que l'ANSES aura rendu son avis. Mais la réalité aujourd'hui c'est que les rapports succèdent aux décisions économiques dont on nous dira ensuite qu'on ne peut plus revenir dessus.
Ce serait mieux que les rapports précèdent ce genre de décision.
Benoît Hamon, Al-Qaïda qui a menacé d'attaquer à nouveau la rédaction de Charlie Hebdo qui a décidé de rééditer les caricatures avant l'ouverture du procès des attentats de janvier 2015. Ils ont bien fait de republier les caricatures de Mahomet ?
Oui écoutez ils sont les choix de la rédaction de Charlie Hebdo quels qu'ils soient moi je considère que ça appartient un à la liberté de la presse et au droit de blasphémer. Donc ces principes là on ne les discute pas et on ne va pas commencer à les remettre en cause parce qu'une bande de terroristes et de islamistes a décidé de répéter ces menaces non seulement répéter ces menaces mais de répéter la menace de détruire et de tuer des femmes et des hommes qui ont commis le simple crime d'avoir fait un dessin à leurs yeux ce qui n'en est pas un évidemment.
Donc nous il y a des principes et ces principes là ceux de la république française ils doivent être défendus après on aime ou on n'aime pas Charlie Hebdo ce n'est pas le sujet la question c'est ont-ils le droit de le faire ? Oui.
Merci à vous Benoît Hamon je rappelle le nom de votre podcast qu'on trouve partout à partir d'aujourd'hui et si disponible aujourd'hui effectivement sur toutes les bonnes plateformes et je vous présente mes excuses puisque l'excommunication je vous ai repris tout à l'heure ça existe effectivement mais ça ne vous vaudra pas excommunication mais je vous en remercie Benoît Hamon Merci à vous
Benoît Hamon