Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 11 septembre 2024 29 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileÉconomie & entreprisesSécuritéInstitutions & élections

LA SITUATION EST IMPRÉVISIBLE ET CE SERA AU CAS PAR CAS ! - L. ALIOT (LCI)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:31OuverteRéponse directe

    Comment est-ce que vous comprenez que ce soit le camp présidentiel qui soit en fait un peu prudent ?

  • 2:14OuverteRéponse partielle

    Est-ce que c'est ce que vous avez ressenti ?

  • 2:55OuverteRéponse directe

    Ça vous a fait plaisir de voir M. Barnier moucher un peu son jeune sortant ?

  • 3:21OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a quelque chose dans ce que vous venez de dire ?

  • 3:25RelanceÉludée

    Mais est-ce que ça veut dire au fond que vous, les RN, vous l'aimez bien ?

  • 3:45OuverteRéponse directe

    Marine Le Pen, Marine Le Pen qui dit des choses...

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:52Invité politiqueFait
    « Nous voulons que le nouveau gouvernement rassemble des personnes issues de la droite républicaine, du Bloc central et de la gauche républicaine. »
  • 1:09Invité politiqueFait
    « Je crois qu'il n'y a pas une grosse proximité entre M. Barnier et M. Attal. »
  • 1:26Invité politiqueFait
    « qu'il est un ancien socialiste, donc il est resté socialiste. »
  • 4:00Invité politiqueFait
    « Il avait développé dans la primaire au sein de son parti des thématiques, le référendum sur l'immigration, des choses comme ça. »
  • 5:13Invité politiqueFait
    « Mais dès que vous évoquez le terme immigration, alors là, vous avez la gauche qui est en trans, »
  • 5:42Invité politiqueFait
    « C'est au futur ministre de l'Intérieur de régler ce problème-là, de réguler les flux migratoires, »
  • 5:57Invité politiqueFait
    « parce qu'on voit bien aujourd'hui que c'est l'une des solutions qu'adopte notre plus grand partenaire européen, l'Allemagne, »
  • 6:49Invité politiqueFait
    « Mais on peut faire changer aussi d'avis ces commissaires européens qui se prennent pour les gouvernants de l'Europe »
  • 7:20Invité politiqueFait
    « Si on continue avec ce système européen qui se croit infaillible alors qu'il crée plusieurs problèmes en agriculture, dans l'industrie, dans les services, »
  • 8:20Invité politiquePromesse
    « Si M. Barnier expulse un certain nombre d'individus qui n'ont rien à faire de chez nous, on applaudira. »
  • 8:25Invité politiquePromesse
    « Si on vide nos prisons par un certain nombre d'individus qu'on devrait renvoyer chez eux parce que là aussi, ils n'ont rien à faire dans nos prisons pour faire de la place parce qu'il nous en manque dans les prisons, on applaudira. »
  • 11:16Invité politiqueFait
    « il faudra s'interroger un jour sur le niveau d'intervention du Conseil constitutionnel dans le domaine législatif, parce que c'est quand même le Parlement qui fait la loi, ce n'est pas le Conseil constitutionnel. »
  • 11:36Invité politiquePromesse
    « Nous arrivons et il fallait un audit complet des finances de la nation et notamment sur ces sujets-là, parce que nous ne savons pas. »
  • 20:02Invité politiqueFait
    « on arrête des clandestins qui viennent d'Algérie, d'Afrique subsaharienne ou du Maroc, »

Temps de parole

  • Louis Aliot63 %
  • Présentateur34 %
  • Locuteur non identifié4 %

2,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Merci d'être avec nous. La suite des grandes manœuvres pour former un gouvernement, mais aussi et surtout pour le rendre viable, pour qu'il puisse résister aux motions de censure venant de la droite ou de la gauche. C'est Michel Barnier en opération de consolidation auprès du camp du président de la République. C'est en ce moment. Ce soir même, on était en direct il y a quelques instants avec Auremberger. Voyons ce qu'il en est maintenant du RN avec vous, Louis Alliot. Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes maire Rassemblement National de Perpignan, une des figures du parti. Ce moment assez curieux où c'est le parti présidentiel qui semble avoir certaine prudence à l'égard de ce gouvernement.

Gabriel Attal, ce matin, disait par exemple qu'il revendique le droit d'être exigeant. Nous ne sommes pas prêts de brader nos valeurs. Nous défendrons nos idées et nous les défendrons avec force. Nous voulons que le nouveau gouvernement rassemble des personnes issues de la droite républicaine, du Bloc central et de la gauche républicaine. Et il poursuit. Notre soutien ne peut pas être tenu pour acquis. Comment est-ce que vous comprenez que ce soit le camp présidentiel qui soit en fait un peu prudent ?

1:09
Louis Aliot

Je crois qu'il n'y a pas une grosse proximité entre M. Barnier et M. Attal. On l'a vu à la passation de pouvoir, on va dire, sur le perron de Matignon. Et je pense que M. Attal n'a fait que huit mois à Matignon. qu'il est un ancien socialiste, donc il est resté socialiste. Et il est travaillé par beaucoup de contradictions sur beaucoup de sujets. Et je crois qu'il vendra cher l'influence qu'il peut avoir sur ce groupe, on va dire, présidentiel au sens large. Mais quand même, il va devoir composer avec un certain nombre d'individus, du Modem, d'Horizon et de quelques autres. Donc la cohabitation, elle est à tous les niveaux dans cette Assemblée nationale.

Dans tous les groupes et à tous les niveaux. Il n'y a bien que le nôtre, je crois, où les choses sont carrées. Et avec une présidente et avec 143 députés, M. Ciottier, évidemment.

2:08
Présentateur

C'est frappant que de vous-même, vous alliez à ces images qui ont beaucoup marqué de la passation, celle que nous sommes en train de voir. Alors c'était un très bon révélateur parce qu'en général, les hommes ou les femmes de droite, il y a eu un coup de cœur de la droite pour Michel Barnier. Alors là, ça, il est des nôtres. Est-ce que c'est ce que vous avez ressenti ?

2:24
Louis Aliot

Non, mais j'ai ressenti...

2:25
Présentateur

Ah bah c'est ce que vous dites un peu, là.

2:26
Louis Aliot

Oui, oui, non, mais j'ai ressenti une spontanéité qui n'est pas en général celle des hommes politiques, surtout dans la passation de... surtout dans la transmission comme ça du pouvoir. J'ai trouvé le Premier ministre, l'ex-Premier ministre, très long, presque, j'allais dire, impoli. Voilà. Et ça a marqué beaucoup de gens autour de moi. Et puis derrière, bon, M. Barnier a dit ce qu'il avait à dire, mais c'était assez rigolo de le voir.

2:55
Présentateur

Oui, ça vous a fait plaisir de voir M. Barnier moucher un peu son jeune sortant ?

3:01
Louis Aliot

Ça me fait plaisir qu'ils remettent un peu les pendules à l'heure à une manière arrogante de pratiquer le pouvoir. Et ce qui ne veut pas dire que c'est un blanc-seing ou un chèque en blanc pour la suite. Mais le style réservé, plutôt modéré et respectueux de tout le monde, c'est quelque chose qui me plaît.

3:21
Présentateur

Est-ce qu'il y a quelque chose dans ce que vous venez de dire ? Il y a une partie d'anecdotes personnelles, etc. Mais est-ce que ça veut dire au fond que vous, les RN, vous l'aimez bien ?

3:29
Louis Aliot

Je ne sais pas si on peut dire on l'aime bien. On le connaît comme ancien ministre.

3:34
Présentateur

Il n'est pas nouveau dans le paysage. Vous avez eu le temps de connaître.

3:36
Louis Aliot

Oui, c'est vrai. Mais justement, je veux dire, s'il avait fait des choses révolutionnaires pour la France, on le saurait. Donc il arrive avec un parcours, il arrive avec des soutiens.

3:45
Présentateur

Marine Le Pen, Marine Le Pen qui dit des choses... Moi, j'ai rarement vu Marine Le Pen aussi laudative. D'habitude, elle tape. Elle tape fort quand elle le veut sur les autres acteurs politiques. Elle dit qu'il y a beaucoup de points sur lesquels on est en commun.

3:57
Louis Aliot

Sur la manière de l'exprimer, oui, assurément. Il avait développé dans la primaire au sein de son parti des thématiques, le référendum sur l'immigration, des choses comme ça. Le moratoire, par exemple ? C'est ce qu'on peut entendre. Mais là, il prend une dimension de Premier ministre. Il lui faut trouver une majorité. Il lui faut défendre des idées. Et on va regarder ses premiers pas dans cette fonction. Mais l'homme, lui, est estimable. Et puis le fait qu'il dise que le sectarisme en politique, c'est quand même la chose la plus pénible qu'il puisse y avoir.

4:30
Présentateur

Il dit que c'est un signe de faiblesse.

4:31
Louis Aliot

Un signe de faiblesse et un manque d'intelligence, même. Je trouve que ça, c'est rare, parce que ça marque malheureusement de plus en plus les rapports entre politiques au sein de la République française.

4:44
Présentateur

Louis Alliot, vous l'avez dit sur le fond, à part la part, disons, personnelle, il y a quelque chose qui tient évidemment au sujet de l'immigration. Beaucoup, d'ailleurs, du côté de la majorité présidentielle, sont un peu troublés par cette... Pour l'instant, ce n'est pas une information, c'est une supposition qu'il pourrait y avoir un ministère de l'immigration. Est-ce que pour vous, ce serait simplement déjà une bonne chose ?

5:05
Louis Aliot

Alors, le seul fait qu'il en parle, ça agite déjà le landerneau politique. Ça en dit long, parce que les Français veulent que ça bouge sur ce sujet. Mais dès que vous évoquez le terme immigration, alors là, vous avez la gauche qui est en trans, et vous avez le reste qui s'interroge sur la manière dont il va aborder la question. Donc ça, déjà, c'est révélateur de la politique française aujourd'hui. Pour le reste, un ministère de l'immigration, si c'est pour faire comme ceux qui avaient fait Sarkozy à l'époque, avec aucun résultat, il ne faut surtout pas le faire. Le ministère de l'immigration, c'est le ministère de l'Intérieur.

C'est au futur ministre de l'Intérieur de régler ce problème-là, de réguler les flux migratoires, et peut-être de faire, comme en Allemagne, le rétablissement des frontières internes du pays, parce qu'on voit bien aujourd'hui que c'est l'une des solutions qu'adopte notre plus grand partenaire européen, l'Allemagne, alors qu'on a dit pendant des mois et des mois, ce que vous dites sur la double frontière interne est inaudible et infaisable.

6:03
Présentateur

Écoutez, les Allemands vont le faire. — Alors puisque vous en parlez, il faut en dire un mot. Effectivement, Olaf Scholz, hier, a annoncé qu'ils allaient renforcer les contrôles aux frontières nationales. Pour vous, j'imagine que c'est un modèle.

6:15
Louis Aliot

— C'est un modèle. Il vient à soutenir ce que l'on propose. Donc c'est pas un modèle.

6:20
Présentateur

— C'est pas sûr qu'il ait pensé à vous, en l'occurrence.

6:21
Louis Aliot

— Évidemment. Mais comme l'Allemagne a toujours été sur ces sujets-là très laxistes, avec des conséquences aujourd'hui, d'ailleurs, que l'on peut voir en Allemagne, pardon, aujourd'hui, on peut se féliciter quand même que d'autres pays viennent à des thèses que nous avons soutenues nous-mêmes en France lors des campagnes électorales.

6:41
Présentateur

— L'UE réagit déjà. Elle dit que ça ne peut être qu'exceptionnel. Ça ne peut pas être des mesures pérennes. Ça doit être des mesures momentanées.

6:49
Louis Aliot

— Oui. Mais enfin, la souveraineté appartient au peuple, au peuple allemand en Allemagne et au peuple français en France. Que l'UE, par le biais de la Commission très certainement, de la technocratie, dise que ça lui plaît pas, je pense que c'est effectivement la chose. Mais on peut faire changer aussi d'avis ces commissaires européens qui se prennent pour les gouvernants de l'Europe alors qu'ils ne sont que des mandataires des pouvoirs des nations.

7:12
Présentateur

— Cela veut dire que vous espérez que ce gouvernement Barnier bouscule même un peu l'Europe ?

7:16
Louis Aliot

— Mais on a intérêt à bousculer l'Europe. Sinon, on va mourir. Si on continue avec ce système européen qui se croit infaillible alors qu'il crée plusieurs problèmes en agriculture, dans l'industrie, dans les services, aux frontières, en politique internationale, on en crèvera. Il faut réorienter la politique européenne. Et si la France peut être, dans cette perspective, l'un des acteurs pour faire dévier la politique européenne, eh bien à ce moment-là, on s'en félicitera. Mais très honnêtement, il faut quand même rester prudent parce que ça parle beaucoup, ça agit peu.

7:54
Présentateur

— Alors puisqu'on parle d'action, là, vous avez donné un exemple concret. Est-ce que vous espéreriez que M. Barnier, une fois au pouvoir, gouvernement organisé, fasse ce que les Allemands font, c'est-à-dire un contrôle renforcé aux frontières ?

8:05
Louis Aliot

— Oui, évidemment. Si dans les premières mesures, il décide de rétablir le contrôle aux frontières, évidemment... — Vous applaudirez. — On applaudira. Si M. Barnier expulse un certain nombre d'individus qui n'ont rien à faire de chez nous, on applaudira. Si on vide nos prisons par un certain nombre d'individus qu'on devrait renvoyer chez eux parce que là aussi, ils n'ont rien à faire dans nos prisons pour faire de la place parce qu'il nous en manque dans les prisons, on applaudira. — Mais est-ce que vous attendez ça ? Est-ce que vous attendez ces signaux ?

8:33
Présentateur

Est-ce que, dès le 1er octobre, dès l'ouverture parlementaire, est-ce que vous attendez ces signaux ?

8:38
Louis Aliot

— Et le peuple attend ces signaux. — Mais vous ? — Oui, mais nous, on est l'émanation du peuple.

8:43
Présentateur

— Pas les seuls. Vous n'êtes pas les seuls. C'est toute l'Assemblée.

8:45
Louis Aliot

— D'accord. Mais on a 10 millions de Français qui attendent ça. Quand vous avez partout en France des clandestins qui occasionnent un certain nombre de débordements, etc., les Français l'attendent. Il faut réguler cette immigration et puis maintenant avoir un discours très ferme par rapport à des pays qui nous envoient de l'immigration et qui ne veulent pas, à contrario, réceptionner les personnes qui nous envoient. Et ça, c'est inadmissible.

9:12
Présentateur

— Les LR, par la voix de Gérard Larcher, semblent aller dans votre sens, en tout cas en partie, puisque eux aussi disent qu'il va falloir donner sur l'immigration des signaux assez rapides. Il faut lire ce que dit Gérard Larcher ce matin dans Le Figaro. Il parle de tout son poids de pilier de la DLR. Un texte sur l'immigration a été voté, mais le Conseil constitutionnel a censuré une trentaine d'articles qui étaient pourtant des leviers pour agir. Il faudra les reprendre sans... C'est le bruit d'une caméra. N'ayez pas peur. Elles ne sont pas armées. Il faudra les reprendre sans attendre.

Quand même, quand Gérard Larcher dit ça, le Conseil constitutionnel avait retoqué un certain nombre de mesures. Est-ce que vous pensez effectivement que ça va être le moment de les remettre à l'ordre du jour ?

9:54
Louis Aliot

– Je pense que des hommes comme Gérard Larcher sont peu courageux, mais qu'ils savent très bien ce que veulent les Français. Et donc devant l'évidence et la pression populaire, il est bien obligé de déclarer ce qu'il déclare. Mais ce qu'il déclare là, c'est antinomique avec ce qu'il a fait pendant l'élection, c'est-à-dire dans les duels Rassemblement National-Nouveau Front Populaire, soutenir les candidats du Nouveau Front Front Populaire contre les candidats du Rassemblement National. On ne peut pas à la fois favoriser le chaos politique par l'extrême gauche et puis venir derrière tenter d'amadouer le peuple en disant « voilà ce qu'il faut faire en matière d'immigration et de sécurité ».

10:33
Présentateur

– Mais là aussi, si on est concret, ça veut dire quoi ? Qu'est-ce qu'il faudrait remettre sur le métier, selon vous, quand on peut les lister ? C'est tout ce qui avait été censuré par le Conseil constitutionnel. Il y avait les quotas migratoires, le relevé d'empreintes des étrangers, le durcissement de l'accès aux prestations sociales pour les étrangers, les resserrements des critères du regroupement familial. Est-ce que ces mesures-là, selon vous, vous espérez, vous attendez comme Gérard Larcher, qu'elles soient rétablies, établies ?

10:57
Louis Aliot

– Ça fait partie d'une feuille de route qui va dans le bon sens. Alors censuré par le Conseil constitutionnel, il faudra s'interroger un jour sur le niveau d'intervention du Conseil constitutionnel dans le domaine législatif, parce que c'est quand même le Parlement qui fait la loi, ce n'est pas le Conseil constitutionnel. Donc de ce côté-là, il y aura sûrement une réflexion à avoir. Mais il y a très certainement, et là on parle de l'endettement de la France sur les comptes de la nation, le traitement social de l'immigration est important. On devrait faire un audit. Combien coûte l'immigration à la France ? Nous n'en savons rien.

Et c'est là que l'on voit que ce que nous proposions pendant l'élection législative, ce qu'avaient proposé Marine et Jordan Bardella à cette élection législative, allait dans le bon sens. Nous arrivons et il fallait un audit complet des finances de la nation et notamment sur ces sujets-là, parce que nous ne savons pas. Or tout le monde a bien compris que plus on accueille de populations qui n'ont pas de travail, qui ne cotisent pas aux organismes divers et variés, et plus il faut loger, nourrir, éduquer, soigner, et plus ça coûte à la nation. Et qui paye ?

Eh bien ceux qui produisent la croissance, essentiellement tous ceux évidemment qui payent des impôts, et notamment les commerces, les artisans, les petites entreprises, la vie économique en général.

12:20
Présentateur

Vous dites, ben quoi ça passe ? Est-ce que ça passe par un référendum sur l'immigration ? La plupart des autres partis politiques se sont toujours opposés à ça. Là encore, est-ce que pour vous ça fait partie des conditions ? Sans attendre 2027, on a compris qu'en 2027 ce serait votre mesure immédiate pour ainsi dire. Est-ce que vous avez caressé l'espoir que ce gouvernement, que Michel Barnier, fasse un référendum sur l'immigration ?

12:43
Louis Aliot

Ça aurait le mérite de la clarification. Le président voulait clarifier avec cette élection législative. On peut dire qu'il a un peu opacifié le tableau politique. Ça aurait le mérite de la clarification et enfin que le peuple se prononce sur cette mesure-là. Dans d'autres pays, ça s'est fait. Enfin la Suisse, on ne veut pas revenir à la Suisse, mais la Suisse le fait régulièrement. Et on saurait à quoi s'en tenir. Voulez-vous plus ou moins d'immigration ?

Et ça éviterait un certain nombre d'associations, de groupes de pression ou de partis politiques de gauche et d'extrême-gauche de systématiquement, j'allais dire, tenter de rejouer l'antifascisme de pacotille alors qu'il y a en France des dangers et notamment le danger de l'islamisme radical ?

13:33
Présentateur

Est-ce que c'est constitutionnel ? Vous savez bien que ceux qui s'opposent à cette mesure vous disent que c'est très sympathique, mais ce n'est pas constitutionnel. L'article 11 de la Constitution, vous direz où vous insérez votre référendum. Le président de la République, sur proposition du gouvernement, etc., peut soumettre au référendum tout projet sur des réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la nation. Alors il y a deux écoles, ceux qui vous disent, ben oui, on peut... Comment est-ce que vous vous expliquez que l'immigration entre là-dedans ?

14:02
Louis Aliot

Parce qu'elle est un poids économique et social pour la nation, tout simplement. Et que quelquefois, elle porte atteinte à cet équilibre budgétaire national, cet équilibre financier et qu'elle cadre parfaitement cet article 11. J'ajoute que vous savez, depuis le général de Gaulle et la réforme en 62... Il avait bousculé un peu les choses. Oui, il avait bousculé. Et François Mitterrand, d'ailleurs, avait dit que c'était valable aussi le référendum par l'article 11. Donc on ne peut pas maintenant, pour de sombres raisons politiciennes, nous dire « Ah non, ce n'est pas possible, on ne peut passer que par l'article 89 pour réviser la Constitution ».

Mais peut-être on devrait s'interroger et avoir le courage de provoquer ce référendum. Et je ne sais pas si M. Barnier, pourquoi pas, pourrait provoquer ce référendum. Après tout, je vous souviens que le référendum, il est sur la proposition du Premier ministre.

14:50
Présentateur

Oui, donc il pourrait, en tout cas, le proposer pour que le Président de la République le met. Écoutez ce que disait à ce sujet Edouard Philippe. Il était notre invité parce que c'est une question où une partie, disons, de la droite ou de l'ancienne droite semble réfléchir sur la question du référendum.

15:05
Locuteur non identifié

Attendez, un référendum, ce n'est pas l'opération du Saint-Esprit, un référendum. Un référendum, c'est la façon dont on répond à une question. Ce qui compte, c'est la question.

15:13
Présentateur

On voit bien le modèle qui serait proposé, en gros. Le modèle, par exemple, japonais où les Japonais ne veulent pas d'une immigration, même au risque du péril de voir leur démographie diminuer. C'est un choix. On l'aime ou on l'aime pas, mais qui est assumé.

15:25
Locuteur non identifié

La question, il faudrait qu'elle soit dans le champ de l'article 11, c'est-à-dire dans le champ des questions qui sont susceptibles d'être posées par référendum. Dans l'économie, ce n'est pas si loin d'une immigration. Il faudrait, et je pense que malheureusement, c'est ça le plus délicat, il faudrait qu'elle ait un impact. Parce que qu'est-ce qu'on observe aujourd'hui ? Et j'espère que c'est en train de changer. On observe que les instruments qui permettent de piloter, c'est-à-dire d'essayer de mettre en œuvre les grandes orientations qui sont parfois formulées en matière d'immigration, ces instruments fonctionnent mal.

Ils fonctionnent pas mal parce que les gens sont malveillants, ils fonctionnent mal parce qu'ils sont soit débordés, soit mal adaptés à la réalité. Et vous les connaissez ? Et tout le monde les connaît. L'OQTF est un acte par lequel on demande, on ordonne en l'occurrence, aux ressortissants étrangers illégalement placés en France de repartir chez lui.

16:19
Présentateur

– Louis Alliot, quand on voit que d'Edouard Philippe, il dit pas qu'il est pour, il dit qu'il faut examiner. Jusqu'à vous, est-ce qu'il y a une forme ici de consensus de droite, droite, extrême droite, possible ?

16:32
Louis Aliot

– Il y a un problème. D'abord, il n'y a pas d'extrême droite, je vais pas y revenir, mais moi je suis pas d'extrême droite.

16:37
Présentateur

– Nationaliste, appelez ça comme vous voulez. – Oui, non mais d'accord, même pas nationaliste, voilà. – Ah oui, vous n'êtes pas nationaliste ? Pourquoi vous n'êtes pas nationaliste ?

16:43
Louis Aliot

– Parce que nationaliste, c'est un côté, j'allais dire, un peu extrémiste, justement. Moi, je suis un citoyen français, un patriote, je défends le peuple français et la France. Voilà. Et à partir de là, je veux dire, on peut discuter, quelles que soient les opinions politiques.

17:00
Présentateur

– Quel que soit le nom que vous mettiez sur vous-même, est-ce qu'il y a sur cette question-là du référendum, qui était très tabou, il y a encore quelques temps, est-ce qu'on assiste à un mouvement où la droite classique, alors laissez leur leur nom, et vous, appelez-vous comme vous voulez, il y a un rapprochement ?

17:13
Louis Aliot

– Non mais c'est ce que je vous disais tout à l'heure, c'est, il y a un problème. – Alors on ne voulait pas voir le problème pendant des décennies en disant, ils sont racistes, ils parlent d'immigration. Aujourd'hui, je m'aperçois que tout le monde parle d'immigration. Et M. Edouard Philippe, qui était Premier ministre de M. Macron, il vient. Et il vient même par le référendum. C'est une avancée considérable. Donc je me dis que la pression qu'exercent les électeurs qui votent pour le Rassemblement national dans les élections, eh bien petit à petit produit des effets qui iront à terme, jusque précisément au règlement de cette question, par le référendum.

17:47
Présentateur

– L'autre grande question que va affronter très vite ce gouvernement, et peut-être d'ailleurs ce sera aussi une question sur laquelle une censure pourrait être tentée par les uns ou par les autres, c'est la question des finances. On a parlé hier encore, à votre place, il y avait Charles de Courson qui était extrêmement alarmé sur le sujet. On peut voir aussi l'évolution du déficit, où on voit bien d'ailleurs que ce n'est pas seulement ce gouvernement, les gouvernements de M. Macron qui l'ont creusé, c'est tous les gouvernements successifs. Est-ce que pour vous, comment est-ce que vous qualifiez d'abord la situation financière ?

18:16
Louis Aliot

– La situation, elle est grave, parce qu'en fait, il n'est jamais fait d'économie sur rien. Donc on emprunte, on emprunte, on emprunte, et il arrive un moment où tout le monde s'affole pour le niveau d'emprunt et le niveau d'entêtement. Il y a une chose que je voudrais dire, parce que je suis maire aussi, les collectivités territoriales ne sont pas, dans ce déficit-là, l'élément majeur. Contrairement à ce qu'a dit M.

Bruno Le Maire, un certain nombre d'individus au ministère des Finances, ce n'est pas du tout les collectivités, ce ne sont pas du tout les collectivités, c'est précisément le traitement social qui est aujourd'hui un des facteurs d'augmentation de l'endettement et d'augmentation des déficits. Ça a été dit, il a corrigé, il l'a dit hier à l'Assemblée nationale.

18:58
Présentateur

Alors ça veut dire quoi ? Est-ce que c'est le domaine où il va falloir économiser ? Et ne me répondez pas qu'il n'y a que les étrangers, parce qu'on voit venir, vous, Luanne, il y a certainement, il y a beaucoup d'étrangers, mais il n'y a pas que les étrangers qui pèsent sur les prestations sociales en France.

19:11
Louis Aliot

Nous commençons par ce qui pèse sur les choses, qui ne devraient pas peser avant d'aller chercher dans la poche des gens les plus modestes, d'autres impôts ou de réduire encore un peu plus, je ne sais pas moi, le remboursement des médicaments ou les frais de santé ou d'économiser sur la santé, alors qu'aujourd'hui les gens sont très inquiets de l'état de la santé et des hôpitaux.

19:38
Présentateur

– Vous comprenez bien sûr que l'étranger qui travaille, qui est en situation régulière, qui contient la France…

19:41
Louis Aliot

– Il n'y a pas de souci, mais sur un étranger qui travaille, vous en avez neuf qui ne travaillent pas, et qu'il faut bien accueillir, et qu'il faut bien, j'allais dire, nourrir, etc. Donc il faut regarder.

19:53
Présentateur

– Chacun se jettera sur proportion, et vous savez qu'elle est contestée, mais quoi qu'il en soit…

19:57
Louis Aliot

– Je ne sais pas si elle est contestée, mais moi je vais vous donner, non pas une statistique, mais tous les jours, dans ma ville, on arrête des clandestins qui viennent d'Algérie, d'Afrique subsaharienne ou du Maroc, ces gens-là, il n'y a pas de travail. Alors il y a quelques-uns qui finissent par trouver du travail, parce que les organismes les mettent dans des formations, etc. Très bien, parfait, mais la plupart ne font rien. Ils tombent dans des réseaux de trafic et des mafias qui les exploitent, et on en arrive à des aberrations. Vous avez l'insécurité, en plus du coup, du traitement social de cette immigration que l'on subit.

20:29
Présentateur

– Louis Alliot, la recette, on ne peut pas dire que simplement… – Je ne vous dis pas qu'il n'y a que ça, mais je vous le dis. – Aujourd'hui, quand on entend le responsable de l'assurance maladie dire à quel point c'est simplement les arrêts maladie qui ont explosé entre 2015 et 2023, de manière tout à fait vertigineuse, qui font que ça pèse sur la sécurité sociale, sur les prestations sociales, ça, ce n'est pas que les étrangers, je viens d'accord. Est-ce qu'il faudra oser, parce que ce n'est pas populaire, ce n'est pas populaire, tailler dans les dépenses sociales ?

20:58
Louis Aliot

– Je vous dis que nous-mêmes, dans les collectivités, on fait des efforts pour réduire cette chose-là. Ça se réduit de différentes manières, mais il faut réduire effectivement. – Mais ça passe par un état moins social ? – Non, ça passe par plus de contrôles. Ça passe par moins de laxisme d'un certain nombre de médecins qui signent des arrêts de travail sur des cas totalement anodins. Enfin bref, je veux dire, ça passe sur toute la chaîne du pouvoir en matière de prestations de santé. Il y a des contrôles à faire. La fraude sociale fait partie des fraudes importantes qui pèsent sur le budget de l'État aussi.

21:33
Présentateur

– Est-ce qu'il faut croire à la fin d'un certain modèle français ? Quand on regarde de l'extérieur, tout le monde dit, il y a une générosité du modèle de sécurité sociale français, médicale, la couverture médicale, ce n'est pas bien des côtés admirables, mais c'est trop cher. Est-ce que vous pensez ?

21:47
Louis Aliot

– Il y a une dérive laxiste du modèle français. Moi, je pense que le modèle français, qui est issu du Conseil national de la résistance, il est très bien fait à l'origine. Mais on ne peut pas continuer comme cela, à un certain nombre de dérives, par une absence de contrôle, une générosité dans un certain nombre de milieux qui ne devraient pas exister. Ça, ça devrait être non seulement audité, mais corrigé. C'est ce que nous disons, et encore j'y reviens. N'essayons pas d'aller chercher dans la poche de celles et ceux qui sont les plus modestes de nos concitoyens des économies, alors qu'il y a des économies à faire dans d'autres secteurs de l'économie française.

22:23
Présentateur

– Le décrochage de l'Europe, Mario Draghi a annoncé un plan de relance pour l'Europe en danger, 800 milliards. – J'ai vu ça. – Ça, c'est l'Europe qui vous plaît, j'imagine ?

22:31
Louis Aliot

– C'est-à-dire les investissements, il faut faire des investissements. Les investissements, je veux dire, c'est l'avenir de nos enfants et c'est l'avenir du pays. Maintenant, il faut savoir comment il va financer ces 800 milliards de euros et sur quoi il va les mettre. – Le décrochage par rapport aux États-Unis, regardez,

22:47
Présentateur

on était à plus 4% en 2002, l'Europe était devant en termes de croissance, 2023, on passe l'Europe à moins 12%. Est-ce que ça ne montre pas que le modèle européen, le vieux modèle européen, généreux, protecteur, beaucoup plus protecteur, hélas, coûte trop cher.

23:04
Louis Aliot

– On n'a pas su protéger notamment nos frontières à l'extérieur de l'Europe.

23:07
Présentateur

– Vous revenez aux étrangers, de nouveau, c'est pas que les étrangers.

23:11
Louis Aliot

– C'est pas vrai de la mondialisation, c'est pas vrai de l'économie. On a, par exemple, dans l'affaire des voitures électriques ou des énergies renouvelables, on a favorisé l'économie chinoise au détriment des productions industrielles françaises et européennes. On a fait tellement de politiques qui sont des non-sens économiques qu'aujourd'hui, eh bien, on regarde le désastre économique avec d'autres pays qui sont beaucoup plus dynamiques que le nôtre. Il va falloir rétablir des fondamentaux et dans ces fondamentaux-là, il y a la protection de nos outils industriels à l'échelle de l'Europe. certainement, mais aussi à l'échelle de la France.

23:43
Présentateur

– On revient toujours à la question de la démographie. Derrière tout cela, est-ce qu'il n'y a pas le fait que simplement l'Europe vieillit ?

23:51
Louis Aliot

– Oui, mais si on veut contester ce vieillissement de l'Europe, faudrait-il avoir aussi des politiques familiales ou des politiques natalistes qui permettent de relancer cette démographie-là. Si on croit qu'on va relancer la vieille Europe par une importation d'une immigration supplémentaire massive, on se trompe car on va créer les conditions de ce que l'on commence à connaître, c'est-à-dire une baisse à tous les niveaux, dans la scolarité, dans les industries, dans les services et dans l'économie.

24:21
Présentateur

– Pardon, quelle est votre recette, Louis Alléau ? Je vous rappelle, rappelez-vous, on s'était moqué d'Emmanuel Macron quand il avait parlé du réarmement, je ne sais plus le terme qu'il utilisait. – Oui, il avait des démographiques. – Démographiques, enfin, faites plus d'enfants. C'est difficile, ça ne se décrète pas.

24:34
Louis Aliot

– Il faut créer un système vertueux à tous les niveaux. – Comment est-ce que vous faites ? – En prenant des bonnes décisions, ça va de l'école à la politique familiale, à la politique de l'emploi, il faut de la sécurité dans nos rues, voilà, des choses, j'allais dire, il faut revenir à la base des choses. Et aujourd'hui, malheureusement, on parle de beaucoup de choses, mais on ne revient pas à des choses simples, il faudrait pourtant, et que nos compatriotes demandent, appellent, moi dans ma ville, on ne demande pas des choses extravagantes, on demande de petites choses. Si vous avez une ville sûre, eh bien, vous aurez des investisseurs, des gens qui viendront s'installer, etc., etc., etc.

Malheureusement, ce n'est plus le cas en France aujourd'hui.

25:18
Présentateur

– Ce déclin démographique, est-ce que ça n'est pas finalement l'appel d'air, l'appel d'air économique qui fait que l'Europe, que ça plaise ou non, a besoin de travailleurs qui viennent d'Afrique, qui viennent d'ailleurs ?

25:31
Louis Aliot

– Si vous faites ce constat sans réagir, effectivement, vous allez avoir tout ce que l'on peut voir aujourd'hui. Mais comme ce n'est même pas maîtrisé dans les flux migratoires, parce qu'en même temps, on appauvrit les pays qui nous envoient de l'immigration. Quand vous regardez en Afrique un certain nombre de pays laissés aux mains de dictateurs, de mafias ou de la misère humaine ou dans les guerres, vous posez quand même des questions sur la manière dont les pays occidentaux gèrent leurs affaires avec le reste du monde.

26:00
Présentateur

– Louis Alliot, revenons à la politique dans ce qu'elle a de plus concret. – Je ne sais pas si vous avez regardé le simulateur de mesure de motion de censure du monde ? – Non, je n'ai pas. – Je vous le recommande, parce que ça sonne un peu 4ème République, mais c'est assez amusant, si on peut dire, à faire. Chacun peut composer, on peut regarder une des simulations, comment faire sa motion de censure, ou ne pas la faire, si on ne veut pas renverser le gouvernement. Et on voit à quel point, évidemment, vous jouez un rôle crucial. C'est quand même l'hypothèse, disons, la seule qui pour l'instant serait majoritaire, c'est-à-dire tout le nouveau Front populaire qui voterait avec tout le RN.

Là, il y a une majorité pour renverser très vite le gouvernement après le 1er octobre. Est-ce que c'est un scénario pour vous ?

26:42
Louis Aliot

– Tout dépend du texte par rapport auquel cette motion de censure serait déposée, tout simplement. – Je dois dire que de voir les socialistes dans cette configuration, ou de voir même les LR qui s'apprêtent à rentrer au gouvernement,

27:00
Présentateur

– Là, ils ne sont pas les LR, les LR n'y sont pas, là. Enfin oui, les LR que vous avez acquis, vous nous ont rallié, c'est plus tout à fait des LR, là, vous trichez un peu.

27:07
Louis Aliot

– Les LR qui ont dit qu'ils ne participeraient pas au début au gouvernement, mais qui vont finalement participer au gouvernement. Donc c'est vrai que la situation, elle est imprévisible, et ce sera au cas par cas, texte par texte, en fonction de ce que le Premier ministre et son gouvernement proposeront aux représentants de la nation. Mais c'est une nouvelle peut-être pratique des institutions, mais vous savez, la 4e République… – Vous s'en prudents. – Oui, mais la 4e République n'a pas eu que des effets néfastes sur tout. Le général de Gaulle, je vais dire, s'en est émancipé pour créer la 5e République, mais il y a beaucoup de choses qui se sont faites pendant la 4e République.

27:45
Présentateur

– Ah oui, c'est la première fois que j'entends une nostalgie de la 4e République.

27:49
Louis Aliot

– Une nostalgie, vous savez, moi, j'ai fait ma thèse de droit public avec Jean Foyer, et précisément sur la 5e République. Je peux vous dire que sous la 4e République, certes, il y avait la valse des gouvernements, mais qu'en matière de politique, beaucoup de choses ont été faites sous la 4e République. Donc le gouvernement, on regardera projet par projet les politiques qui seront proposées, et en fonction de cela, on votera ou pas une censure, où on soutiendra ou pas tel ou tel projet.

28:15
Présentateur

– Pour être très concret, si demain, il y a un vote sur la réforme des retraites, parce que c'est là, évidemment, la question, où vous pouvez vous retrouver avec toute la gauche, est-ce que vous pouvez, dans ce cas de figure, faire tomber le gouvernement sur la réforme des retraites ? S'il refuse… – Je ne sais pas. – S'il refuse de revenir en arrière.

28:33
Louis Aliot

– Mais on pourra voter un texte qui revient sur la réforme des retraites, oui. – Vous le voulez ? – Oui, ça fait partie. – Dans tous les cas ? – Dans tous les cas, oui.

28:41
Présentateur

– Très vite, très vite, après le 1er octobre.

28:43
Louis Aliot

– Mais ce serait un signal pour beaucoup de nos compatriotes qui n'en veulent pas. 70% des Français n'en veulent pas. Je ne sais pas si on se rend compte de la pression populaire sur cette question. Ça peut paraître anodin, parce que personne n'en parle, mais moi, je peux vous dire qu'aujourd'hui, ça touche toutes les familles, et que dans beaucoup de familles, notamment dans les classes les plus modestes, c'est quelque chose que l'on regarde avec une grande attention. – Merci beaucoup, Louis. – Sous-titrage ST' 501

29:07
Locuteur

– Sous-titrage ST' 501