Discours du Président Emmanuel Macron à la 8e édition du Sommet Choose France.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Merci, pardon. Merci beaucoup. Bonjour. Bonjour à tous. Je vous en prie. Pardon de vous avoir fait attendre. Pour tout vous dire, j'étais au téléphone avec le président Trump et quelques collègues européens à l'issue de son échange avec le président Poutine. Et cela fait partie de ce monde fou. Et j'imagine que vous en avez vous-même beaucoup parlé. Alors, très brièvement, afin que je puisse ensuite répondre à vos questions, que nous puissions ensemble aller dîner. J'aimerais commencer en remerciant nos ministres, membres du Parlement, les maires, les gouverneurs, mesdames et messieurs, ici présents. Merci de votre participation à cette nouvelle édition du Sommet de Choses France.
Je souhaitais également remercier Teddy Riner pour faire ça iconique, comme vous l'avez vu, Pascal Cani pour modériser l'événement de tous les équipes de la France. Je pense qu'aujourd'hui, et dès la préparation de ce sommet, nous avons également promu certains secteurs, le tourisme, le cinéma, aujourd'hui même encore, des secteurs essentiels.
Dans lesquels la France a clairement démontré son leadership, qu'il s'agisse des Jeux olympiques, de la réouverture de la cathédrale Notre-Dame.
Et puis à l'occasion de ce nouveau festival de Cannes, il est clair que le cinéma fait également partie de notre programme France 2030.
Et puis vous avez également investi dans différents domaines, l'intelligence artificielle, les télécoms, les hydrogènes vertes, l'activité circulaire, etc. Je ne vais pas être trop long et tous les énumérer, mais c'est une édition très complète. Nous avons entendu qu'il y aurait 20 milliards d'investissements nouveaux et également 20 milliards supplémentaires à l'issue du sommet sur l'IA du mois de février. Donc une excellente édition et je remercie très sincèrement ceux qui ont choisi, décidé d'investir dans notre pays. Alors c'est le résultat de travaux collectifs au cours des 8 dernières années. Nous avons réduit le coût du capital afin de favoriser les investissements dans notre pays.
Nous avons réduit le coût du travail, augmenté la flexibilité, nous avons créé et nous avons entrepris de nombreuses réformes macroéconomiques afin précisément de disposer d'une approche beaucoup plus favorable aux entreprises. Et nous, maintenant, au niveau français, pour nous, la priorité, la toute première priorité est la stabilité afin de préserver cette visibilité en matière fiscale, etc. Simplification, car il nous faut rationaliser de très nombreuses réglementations, comme nous faisons, enfin, notamment d'aller plus vite pour les data centers, etc.
Et la confirmation également d'une voie vers la décarbonation.
Nous avons créé 2,2 millions d'emplois tout en multipliant par 4 la réduction de CO2 grâce à la simplification et de bonnes incitations et également des investissements publics.
Et bienvenue à la BCE.
J'aimerais remercier tous les entrepreneurs ainsi que leurs équipes, car ce que vous avez fait au cours des dernières années est absolument incroyable. Et permettez-moi de remercier également ceux qui ont investi durant cette période, car vous avez clairement, en quelque sorte, fertilisé ces réformes macroéconomiques.
Nous avons également adopté des réformes sectorielles.
Alors, ce qui est intéressant maintenant, c'est de voir où nous en sommes et où nous souhaitons aller. Il est clair que la situation n'est pas idéale en Europe aujourd'hui. Soyons lucides quant à la situation, car le risque de désynchronisation avec le reste du monde étiste, et de fait, au cours de ces 2, 3 dernières années, nous avons été soumis à une concurrence ardue en provenance de l'Asie, l'Asie du Sud-Est, la Chine, pour le tourisme notamment. Et puis, quant aux règles, ce sont des règles du jeu équitable dans nos secteurs, et en même temps, nous avons ouvert nos marchés à des entreprises en provenance de ces régions qui appliquent des normes moins strictes.
Et puis, par ailleurs, en Chine, un mécanisme de surcapacité, du fait des investissements, qui a menacé et mis à mal des investissements dans nos pays.
Et puis, par ailleurs, une autre, l'acte pour la réduction de l'inflation, très agressif, mais c'est normal, et maintenant, le risque qui résulte des droits de douane, on pourra y revenir.
Donc, tout cela génère beaucoup d'incertitudes, un problème d'équité ou d'inéquité des règles du jeu. Et il faut vraiment maintenir le casque. Nous savons ce qu'il faut faire. Nous avons eu les rapports Draghi et l'État. La Commission a commencé à réagir. Et maintenant, il s'agit véritablement de mettre en oeuvre et il est question aussi de rapidité et d'ampleur. Il nous faut aller vite et faire beaucoup, si nous voulons faire partie et rester dans la course.
Donc, tout d'abord, pour se faire simplification, nous avons d'abord, merci, monsieur, d'avoir mis en oeuvre, merci au vice-président de la Commission européenne, nous avons également maintenant le chancelier Merz.
Et il y a toutes ces réglementations CS3D, CS3D, CS3D vient d'être reporté, certes pour un an, mais il faudrait l'écarter.
Et je ne parle pas de contenu. Je parle simplement de la façon de re-synchroniser avec les États-Unis. Sinon, nous n'aurons aucune chance de continuer la situation si nous disons que nous y prospéterons dans 12 ou 18 mois. Parce que vous, vous avez vos business plans. Vous allez chiffrer ces nouvelles réglementations.
Donc, simplification, nous avons besoin d'une simplification dans différents domaines.
Premièrement, c'est le premièrement. Deuxièmement, il nous faut renforcer le marché unique.
C'est lié à la simplification. Ce marché unique est un succès dans de nombreux secteurs, mais n'est pas suffisamment fort.
Vous êtes nombreux à avoir encore à traiter et à faire avec 27 réglementations.
Donc, la première simplification, c'est de faire en sorte que pour vous, qu'il s'agisse du secteur numérique, de l'agriculture, de la cible, peu importe,
faire en sorte que vous soyez certains que le marché de 450 000 habitants en Europe soit véritablement un marché européen. Et en parallèle, nous voulons lancer une approche de marché unique dans les télécoms, l'énergie et la finance.
Trois secteurs qui ont été exclus initialement lorsque nous avons conçu le marché unique et ce programme.
Et c'est l'une des raisons, en particulier pour les télécoms, dans les télécoms pour laquelle nous avons moins investi qu'aux Etats-Unis. Et c'est vraiment quelque chose qui tire l'innovation. La finance aussi, c'est l'une des raisons de ce paradoxe.
Parce que quand vous regardez l'Europe, nous sommes le continent avec l'un des plus hauts taux d'épargne, mais cette épargne n'est quasiment pas investi en capital et en innovation sur notre propre territoire.
Pourquoi ? Parce que nous sommes financés par les banques et les compagnies d'assurance. Et après la crise financière, nous avons mis en place des réglementations que n'ont pas adoptées d'autres,
alors même qu'ils étaient pour certains à l'origine de la crise.
Et je pense aux réglementations balles. Et de fait, l'épargne n'est pas utilisée comme il le faudrait. Donc il y a effectivement des mesures de titrisation et un renforcement des marchés de capitaux, afin que, parce que nous savons que les grands acteurs investissent sur notre marché.
La troisième chose dont les Européens ont besoin, c'est plus d'investissement.
dont il y a la tech verte, notamment car ce sont des domaines dans lesquels nous manquons d'investissement à la faute publique privée. C'est pour ça que nous avons poussé très dur pour revoir l'échelle du niveau du budget européen, car il y a un risque de fragmentation du marché européen.
Nous avons besoin d'investissements, entre guillemets, fédéraux, donc d'un budget plus élevé.
Mais en parallèle, il faut créer cette image de capitaux pour avoir plus d'investissements privés dans ces secteurs. Et le point suivant, protection. C'est un mot que l'on n'entendait pas, qui était quasiment tabou dans ce type de débat. Mais soyons clairs, si nous parlons d'avoir des règles de jeu équitables, il nous faut accélérer les réformes, la simplification,
mais aussi ne plus être naïfs, nous, les Européens. Et soyons sûrs que nous préservons pour les acteurs principaux de notre continent des règles de jeu équitables avec les autres.
Or, ce n'est pas le cas quand on parle des Etats-Unis, et encore moins quand on parle de Chine.
Le seul lieu où il n'y a pas de règles équitables pour les acteurs européens, eh bien, c'est l'Europe.
C'est un marché ouvert. On peut demander beaucoup à nos propres entreprises,
mais nous ouvrons notre marché dans les mêmes domaines à des entreprises étrangères avec des critères, des exigences bien inférieures. C'est le cas pour l'acier. On importe de l'acier en provenance d'Asie énormément, avec notamment la matière de CO2 et des exigences bien inférieures. Et par ailleurs, nous réduisons la capacité de nos propres producteurs à développer l'industrie de l'acier en Europe. C'est fou. Et c'est la raison pour laquelle préserver tout cela exige des mesures de sauvegarde, des clauses de sauvegarde et également des mécanismes d'ajustement aux frontières. Et si nous ne sommes pas en mesure de le faire, eh bien, corrigeons nos propres réglementations.
Et il y a deux façons de le faire. Soit vous faites en sorte que les acteurs non européens suivent les mêmes règles lorsqu'ils entrent sur le marché,
ou revoir les règles et les exigences pour notre propre marché intérieur.
C'est ce qu'il nous faut. Clause de sauvegarde, simplification, mais également des mécanismes d'ajustement aux frontières. Et l'un des points essentiels pour les mois et les années à venir, c'est d'avoir une règle quant à la composition européenne en matière industrielle. Et je pense notamment aux véhicules électriques. C'est l'un des premiers domaines dans lesquels on a restauré la compétitivité avec les véhicules chinois. Mais ce n'est pas suffisant. Car si on regarde le véhicule ou pas tous les composants, eh bien, en l'occurrence, ça n'a choqué personne parce que ça fait partie des règles du NAFTA.
You have to make sure, sector by sector, that x percent of your device is produced in your AEL, which is fair. And this is what we need for the Europeans.
I don't want to be longer because I want to answer your question. So obviously, I could revert on tarifs, trade issues, uncertainty of the current environment. Et les incertitudes de l'environnement actuel. Mais avant de parler de tous ces facteurs externes, que nous ne les raisons pas totalement pas, ce que j'ai dit ici, c'est ce que les Européens peuvent faire pour nous. Je suis totalement favorable au démantèlement des droits de douane, mais commençons par voir ce qui se passe. Je suis tout à fait favorable à la réduction de l'imprévisibilité qui est réglée dans le monde, mais commençons par réduire l'imprévisibilité pour nos propres entreprises.
Donc pour moi, c'est stabilité au niveau français, mettre en oeuvre le programme de financement public et reprendre le contrôle de notre compétitivité au niveau européen.
Je suis maintenant à disposition pour répondre à vos questions.
Emmanuel Macron