Face aux lecteurs de La Provence.
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Ça va ? Je vous en prie, monsieur le président. Merci beaucoup.
Vous pouvez vous asseoir. Merci beaucoup. Mesdames, messieurs, bonjour.
Ravi de vous retrouver ici au cœur de l'entrepôt solidaire de la fondation CMACGM. Mesdames, messieurs, monsieur le président de la République, ravi de vous retrouver euh pour euh cette matinée euh exceptionnelle, ce rendez-vous exceptionnel. On va parler démocratie, réseaux sociaux, euh éducation en médias, ingérence étrangère, vous le verrez, de très nombreuses questions vont vous être posées au cours de ces euh deux prochaines heures qui sont évidemment majeures, qui sont à suivre sur notre site internetlaprovince.com et évidemment à retrouver dans nos éditions de demain matin.
Je vais tout de suite passer la parole à Jean-Christophe Tortora, directeur général de CMA Média. Jean-Christophe Tortora. Bien, monsieur le président de la République, mesdames et messieurs, chers lecteurs de la Provence, bienvenue tout d'abord à l'entrepr.
Finalement, ici c'est un lieu qui incarne bien l'esprit de Marseille, le Marseille en grand qui vous est si cher, monsieur le président de la République. Mais c'est surtout ici un Marseille avec un grand cœur, un grand cœur porté par les associations, les bénévoles qui chaque jour aident, relie ici dans ce territoire en fournissant ici pas moins de 10 millions de repas en 2025. C'est le double de l'année dernière et je souhaiterais quand même prendre quelques secondes pour applaudir ces associations.
On va alors on va les applaudir ces associations qui ont du qui ont un grand cœur. On va applaudir les Restos du Cœur. Le Secours populaire français, le le Secours catholique, la Croix-Rouge et puis l'association des épiceries avec le groupe SOS.
Bien entendu, remercier également les pouvoirs publics, l'État qui s'est impliqué dans ce projet et bien entendu remercier la fondation CMA CGM présidée par madame Tania Sadé. Alors, vous l'aurez compris, monsieur le président, pourquoi on a choisi ce lieu qui incarne si bien l'innovation sociale dans ce territoire, un lieu qui nous relie et un lieu justement qui va nous permettre de débattre ce matin avec vous sur des sujets très importants. La question de l'information, la question des réseaux sociaux.
Bien entendu, on va parler de démocratie. Alors vous, et je m'adresse au lecteurs de la Provence, vous avez bien changé et c'est difficile de vous suivre. chaque jour parce que nous on essaie de de vous suivre à la fois dans vos nouveaux usages, dans vos nouvelles façons de consommer l'information et pour le jeune groupe que nous sommes, on n' pas moins de 3 ans le groupe sema média, c'est vrai que pour nous, c'est très important dans votre d'être à votre écoute.
Alors, notre présidente Véronique Sadé chaque jour nous donne deux missions. La première mission, c'est celle bien entendu d'innover. Nous, on n' pas le choix dans l'industrie des médias que d'être à votre écoute, répondre à vos besoins, faire évoluer nos formats, justement être à la fois dans l'information locale mais aussi dans l'information internationale.
C'est un challenge et un défi pour nous de tous les jours. La deuxième mission, c'est celle d'expliquer, de faire preuve de chaque jour de pédagogie, de vous accompagner entre l'information de qualité et puis aussi les fake news. Alors pour mener ces deux défis, monsieur le président de la République, soyez pas un hasard si vous avez choisi la presse quotidienne régionale pour mener ce Tour de France parce que la presse quotidienne régionale est aux avant-postes aujourd'hui de ce combat que vous menez.
Pourquoi ? Parce que d'abord la presse quotidienne régionale, la Provence, nous sommes les champions de la confiance. Quand on interroge les Français, c'est vrai que la presse quotidienne régionale est devant en matière de confiance et je salue mes autres confrères devant la télévision, devant la presse nationale, devant la radio.
Pourquoi ? Parce que la presse quotidienne régionale est au cœur de la vie quotidienne des Français, est au cœur des territoires, est au cœur des bassins de vie et cette confiance, elle est majeure pour le combat que vous menez, monsieur le président. Alors bien entendu, je voudrais profiter de cette occasion pour saluer tout le travail des équipes de la Provence, son directeur général Jean-Louis Pelé, son directeur de la de la rédaction Olivier Biscay pour qui chaque jour mène cette mission au quotidien ici dans ce territoire de Marseille et de la Provence.
Et puis je vais vous faire une révélation, monsieur le président. Il prépare secrètement une nouvelle formule de la Provence pour le 10 janvier et dans laquelle on trouvera encore plus de proximité et du local. Parce que vous l'électeurs de la Provence, c'est ce que vous nous demandez, c'est de faire encore plus de local.
Pourquoi ? parce que au fond, on ne souhaite pas ce qui arrive quelquefois dans d'autres pays, on l'a vu aux États-Unis, lorsqu'il y a des déserts de l'information, les conséquences que ça peut avoir pour la démocratie. Peut-être un mot sur l'intelligence artificielle, vous allez en parler dans quelques instants.
L'intelligence artificielle pour nous c'est un pharmacon, c'est à la fois un poison et c'est à la fois le remède. un poison parce que aujourd'hui ça amplifie la désinformation avec une grande puissance et à la fois ça peut être aussi le remède parce que ça peut aider nos lecteurs et nos journalistes à trier, à vérifier la l'information et à faire du fact checking. C'est pour ça que chez CMA Medédia, nous investissons beaucoup sur l'IA, vous le savez, au travers de Florent français, que ça soit Mistrral, que ça soit bien entendu Kyotaï, parce que nous investissons dans la technologie et dans l'excellence française au service des lecteurs et au service de nos journalistes.
Alors, vous voyez ce l'information, c'est un combat de tous les jours. J'allais dire même, monsieur le président, c'est un sport de combat l'information. Et vous qui aimez bien mener des matchs, quand on connaît votre votre passion comme nous tous pour l'Olympique de Marseille, on sait qu'un match c'est deux mi-temps.
Et les matchs de l'Olympique de Marseille comme tous les matchs de football, c'est deux mi-temps. La première mi-temps, c'est ce que vous êtes en train de faire aujourd'hui avec les quotidiens régionaux, avec les Français dans votre dialogue que vous avez initié il y a maintenant quelques semaines depuis Toulouse, une ville aussi qui est m chè. Euh c'est ce que vous allez continuer avec l'idée de proposition, vous le direz tout à l'heure pour le début d'année 2026.
Et bien nous ici, on vous propose une deuxième mi-temps. Cette deuxième mi-temps après avoir fait ce tour national, c'est de faire ici un tour du monde des journaux à travers le monde. Mais je vais rassurer vos collaborateurs, vous n'aurez pas besoin de faire le tour du monde parce que ici le 1er 2 et 3 juin, nous accueillerons le congrès mondial des journaux 30 ans après ce qui s'était tenu en 1995 avec la présence du président Jacques Chirac.
Et je tenais vraiment à remercier Rodolp Sad qui nous a soutenu dans cette candidature parce que c'était le moyen pour nous, pour l'Europe, pour la France d'accueillir ce congrès mondial, de porter ces sujets, monsieur le président, à près de 700 journaux qui seront ici à Marseille pendant 3 jours. Parce que nous le savons bien, toutes les discussions qui vont se tenir ce matin, elles sont importantes et vous allez prendre des des mesures et des décisions pour la France. Mais nous avons besoin de porter aussi ces sujets dans le monde.
Et ici, monsieur le président, le 1er juin, j'espère que vous serez là pour la deuxè mi-temps qui doit se jouer ici à Marseille. Et je salue le directeur de général de la Wanifra qui est l'association mondiale des jaunaux, Vincent Péregne qui est parmi nous. Voilà, monsieur le président, chers lecteur, voyez à Marseille, on manque pas de ressources, on a l'envie.
Merci à vous tous d'avoir consacré votre matinée pour un sujet aussi important et merci à vous monsieur le président de la République d'avoir de mener ce combat. Nous sommes là de ce combat pour l'information, pour les territoires et au service de la démocratie. Je vous remercie.
Merci Jean-Christophe Tortora. Merci beaucoup Jean-Christophe Tortora. Avant d'ouvrir le jeu des questions, monsieur le président, un mot d'introduction. peut-être vous pourriez euh euh prolonger les quelques éléments proposés par Jean-Christophe Tortora.
Je vous laisse peut-être me rejoindre au cœur de Merci beaucoup. D'abord, merci pour l'accueil euh à vos entrepôts solidaires et la fondation CMA CGM et au groupe au groupe La Provence et merci infiniment à toutes et tous d'être là et d'avoir d'avoir pris sur votre temps pour cet échange. Vous avez très bien cadré le débat.
Et au fond, moi ce qui m'intéresse, c'est qu'on puisse échanger en en toute liberté et transparence sur la manière dont on vit cette époque de notre démocratie. Et on voit bien que depuis 10 ans, parce qu'on a maintenant un recul de 10 ans sur ces réseaux sociaux, ils sont rentrés dans nos vies et vous l'avez dit en reprenant un terme bien connu de la philosophie antique en parlant de ce qui à la fois le médicament et le remède et le poison, le pharmacon, il y a des très bonnes choses qui sont apportées par nos réseaux sociaux comme par l'intelligence artificielle qui nous permettent de communiquer, de savoir ce qui se passe au bout du monde, d'alerter, d'échanger du savoir et cetera Et il y a aussi des choses dont sur lesquelles il faut reprendre du contrôle et pour les plus jeunes, nos enfants, nos adolescents, mais également pour le fonctionnement de nos démocraties, le bon fonctionnement de l'information d'une presse libre, le bon fonctionnement de nos démocraties dans des temps électoraux, on voit bien qu'il nous faut bouger quelques éléments et prendre pleinement conscience de ce qui en fait s'est joué ces dernières années. Quelque chose s'est transformé et ça nous rend aussi plus fragile.
ça a créé des problèmes dans la société et donc c'est à nous aujourd'hui de nous en saisir et je crois que c'est pour des démocraties comme les nôtres extrêmement important parce qu'au fond on est plongé dans une mondialisation où d'un côté si je puis dire il y a un modèle chinois qui est le tout contrôle par l'État et de l'autre côté il y a un modèle qui est de tout donner au secteur privé y compris les choix démocratiques. C'est un peu le modèle américain. Nous on a envie en tant que citoyen de choisir pour nous-même.
C'est ça une démocratie. Et donc il faut essayer de comprendre ce qui se joue. Je veux pas être plus long, je vais maintenant surtout répondre à vos questions sur nos réseaux sociaux mais surtout vous m'offrez une formidable opportunité à nouveau d'être à Marseille et donc merci pour cela.
Avec grand plaisir. Merci monsieur le président. Monsieur le président, vous avez ici des lecteurs de nos trois départements de zone de diffusion, le les bouches du rô, le VOCLUS et les Alpes de de Haute Provence.
On va évoquer quatre thèmes : la dépendance aux réseaux sociaux, le cyberharcèlement, la désinformation et les ingérences étrangères, l'éducation aux médias, nouvelle technologie et on en parlait à l'instant, et puis les réseaux sociaux face aux violences et aux phénomènes de criminalité organisée. Euh une actualité marseillaise ces dernières semaines euh nous conduit évidemment à aborder ce sujet avec vous et avec l'ensemble de nos lecteurs. On va ouvrir cette rencontre avec une première thématique, la thématique des dépendances aux réseaux sociaux. et du cyberharcèlement.
Et je vais demander à deux lecteurs euh qui vont se présenter euh de poser la première question. Je vais d'abord demander à Timothé Palmier qui est ici. Un micro euh va arriver.
Merci. Céline Jacobini euh qui a également organisé cette rencontre avec les équipes événementielles de la Provence. Timothé, présentez-vous et posez votre première question.
Bonjour monsieur le président. Je m'appelle Timothé Palmier. Je suis élève de terminale à l'école de province, un établissement jésuite.
Vous allez aborder la question de la désinformation plus tard. Toutefois, aujourd'hui, nous sommes aussi confrontés à une véritable surabondance de l'information, notamment liée aux réseaux sociaux. Et cette exposition permanente à l'information et enfin semble être un réel vecteur de stress et d'angoisse pour les jeunes, notamment par rapport à la question de l'incertitude face à l'avenir professionnel.
Selon vous, quelle réponse concrète pourrait nous aider à plus de discernement mais aussi à trouver un meilleur équilibre ? Merci. Merci beaucoup monsieur le président.
Je vais avoir une question binôme si vous voulez bien. Merci Célien. Je vais prendre le micro.
Merci beaucoup avec Cléa Maille qui est juste à côté de vous et qui euh est lycéenne et qui a une question qui sera dans le prolongement de celle posée par Timothé. Cléa Maille, allez-y. Monsieur le président, bonjour.
Je suis Clé Mailleux, élève en terminale au lycée Golocurri à Aubagne. Ayant moi-même désinstallé le réseau social TikTok pour en éviter la dépendance, ma question est la suivante : à partir de quand peut-on parler d'addiction et que peut-on faire pour la freiner ? Merci beaucoup à vous de monsieur le président.
Je vous laisse répondre à cette première série de questions si vous le voulez bien. Merci beaucoup. Écoutez.
Alors, la deuxième question pour commencer par elle, il y a beaucoup de débats d'ailleurs chez les spécialistes. Moi, j'avais demandé un rapport qui m'a été remis il y a 1 an et demi, même maintenant à peu près au printemps 2024 et certains disant il y a des addictions qu'on peut qualifier, d'autres disant ça se discute, on peut pas encore parler d'addiction. Il y a des débats chez les spécialistes.
Néanmoins, ce qu'on voit à l'œuvre, et ça rejoint la question que vous posez au fond l'un et l'autre, c'est que on passe de plus en plus de temps devant les écrans et que les jeunes, en particulier sur les réseaux sociaux, ils passent de plus en plus de temps. Alors, même si il faut être très prudent parce que ça a des caractéristiques cliniques, on voit qu'il y a une dépendance qui est en train de se faire. Et moi, je croise de plus en plus de jeunes comme vous qui soit demandent à des adultes de la famille, soit finissent eux-mêmes par le retirer parce qu'ils n'arrivent pas à se réguler.
Mais je voudrais juste prendre deux pas de recul pour se dire pourquoi on en est là et quelle est la situation et qu'est-ce qui se passe ? Et au fond, quand on parle de réseaux sociaux, qu'est-ce que c'est ? Parce qu'il y a beaucoup d'ambiguïés sous-jacentes dans le débat.
La première ambiguïté, c'est que vous commencez en me disant il y a une surabondance d'information. J'ai une surabondance de contenu, mais est-ce que c'est à proprement parler de l'information ? C'est déjà ça la première distinction qu'il faut faire, c'est-à-dire qu'on a accès à travers nos réseaux sociaux à plein de choses.
Mais dans ces plein de choses, je sais pas forcément dire si c'est du vrai, si c'est du faux, si ce sont des informations ou si ce sont des émotions, si c'est des contenus qui sont transformés ou pas. Le statut est ambigu. Et c'est là où je rejoins la notion de dépendance que vous avez ressenti, c'est qu'il faut bien savoir de quoi on parle.
Nos réseaux sociaux, qu'est-ce que c'est exactement ? Ce sont des plateformes dans lesquelles on est connecté en choisissant d'être sous notre identité ou sous l'anonymat parce qu'on a ces deux options, on y reviendra peut-être et qui nous expose à du contenu. Mais moi, je j'essaie toujours de comprendre et de tirer le fil.
Pourquoi il y a des gens qui ont intérêt à nous exposer à ces contenus ? La question qu'il faut toujours se poser, c'est comment ils gagnent leur vie ? parce qu'ils le font pas pour nous faire plaisir.
C'est pas un entrepôt solidaire euh les réseaux sociaux, il faut qu'il y ait un modèle d'affaires. Ils gagnent leur argent. Quand vous achetez la Provence, vous payez pour avoir de l'information.
Donc justement l'information parce qu'il y a un travail derrière, je reprends votre première question, je le paye. Les réseaux sociaux, je ne paye pas. Donc comment il gagne de l'argent ?
Bah, il gagne de l'argent en vendant de la publicité avec moi. Et donc les réseaux sociaux, ça nous met en ligne, ça nous expose à des contenus. Mais le modèle d'affaire qui est le leur et c'est pas du tout une offense he de dire ça, c'est pas un reproche.
Leur modèle d'affairire ça n'est pas de partager de l'information, c'est de pouvoir vendre à des annonceurs de la publicité la plus individualisée possible chez les bonnes personnes. Ce qui fait d'ailleurs que sur ces 10 dernières années, bah les journaux qui avaient beaucoup de publicité l'ont perdu parce qu'elle est allée très massivement vers les réseaux sociaux parce qu'elle est plus individualisée. Et donc vous avez de l'abondance en effet de signaux, d'émotions, mais tel qu'ils sont structurées ces réseaux sociaux, ils cherchent à faire quoi ?
À créer chez vous de l'excitation. Et c'est là où c'est lié à de l'addiction. Les réseaux sociaux, ils sont faits pour pousser des contenus dont ils vont mesurer eux-mêmes que chez vous, ça crée de la réaction.
C'est-à-dire, ça va augmenter votre temps d'exposition. Ça va vous inciter à aller voir de plus en plus de vidéos, à y passer de plus en plus de temps et à avoir une excitation supplémentaire. C'est ça le moteur.
Parce que plus vous aurez d'excitation, plus vous allez rester, plus je vais identifier ce sur quoi vous réagissez, plus je pourrais vendre de manière plus adaptée cette publicité. C'est ça dont on parle. Donc mon point, c'est que il faut déjà clarifier quelque chose.
Les réseaux sociaux ne sont pas faits pour nous informer. Vous pouvez accéder à des plateformes d'information, vos titres de presse, mais leur modèle, c'est de vendre de la publicité individualisée sur vous. Peut-être que ça, il faut le clarifier.
On y reviendra. La deuxième chose, c'est que du coup mécaniquement oui, il crée de la dépendance. Je serai très prudent parce que c'est à des cliniciens de le faire de parler d'addiction mais il crée de la dépendance parce que l'émotion négative est plus importante que l'émotion positive qui est plus importante que l'argument parce que c'est ce qui va créer chez vous plus d'excitation et plus de temps.
Aujourd'hui chez les plus jeunes, on est à 4h20 par jour. 4h20 par jour. Donc ça a quand même quelque chose à voir avec une dépendance.
Donc on voit bien qu'il faut freiner tout ça. Il faut clarifier le statut. faut dire à quoi ça sert, pourquoi c'est fait, parce qu'on a un peu perdu de fil, le fil de tout ça et il faut réussir à à freiner cette chose parce que il passait trop de temps, bah c'est renoncer à du temps de lecture pour les plus jeunes, du temps pour construire sa vie.
Et en effet, c'est aussi pour ça, on y reviendra sans doute que pour les plus jeunes, bah je souhaite que on puisse aller vers des mécanismes même d'interdiction. Mais il est clair aujourd'hui qu'on il y a de plus en plus de dépendance, que ça crée de de plus en plus de troubles. Et là aussi, sans qu'il y ait un mécanisme de causalité qui soit créé, on a des corrélations qui sont établies maintenant qui montrent que plus on passe de temps sur les réseaux sociaux, plus on a de l'angoisse, plus on a des problèmes de santé mentale, plus on baisse en performance éducative, plus on a des problèmes de trouble du comportement alimentaire chez en particulier les les jeunes filles et cetera et cetera.
Donc ça n'est pas séparable des difficultés qu'on a en terme de santé mentale chez les plus jeunes. Merci monsieur le président. Dans le droit fil de vos premiers propos, je voudrais qu'on passe la parole à David Sopert s'il vous plaît qui va vous poser une question et qui va se présenter.
Bonjour monsieur le président. David Sopert, pédopsychiatre, directeur de l'association ASMA, chargé de prévention du suicide de l'adolescent en PACA. La moquerie et le sarcasme ont de tout temps parcouru les cours d'école.
Les réseaux sociaux ont transformé cette pratique en apparence anodine en cyberharcèlement catalyseur de drames pour les plus vulnérables. Si les réseaux sont des des espaces d'échange et de création, ils sont aussi des espaces de violence. Les plus vérables de ces enfants, parfois élevés dans un environnement fragile, précaire, parfois sans parents, je pense aux enfants de LAAZEux, ont besoin d'une protection fiable, constante et sécurisante.
Le renforcement des compétences psychosociales des plus fêtes doit être encouragé. Les plus forts, les gafas, doivent être mis à contribution. Quand imposerons-nous une déontologie de ces multiples contenus ?
Monsieur le président, quand peut-on espérer voir appliquer les recommandation de la commission écran que vous avez installé l'année dernière ? Les parents plus que les enfants, en ont impérativement besoin. Merci David Sofer.
Monsieur le président, je vous propose de répondre à cette question. On aura tout à l'heure une série de trois questions liées ensemble si vous voulez bien. Merci beaucoup.
Tout d'abord, merci et merci pour ce qui est fait par votre association et votre engagement. On a eu l'occasion quand j'ai réuni plusieurs mois des professionnels sur ces sujet de de se voir et ce qui est fait admirable, vous l'avez parfaitement dit, le harcèlement, que ce soit harcèlement scolaire ou cyberharcèlement, c'est un continuum. C'est-à-dire que on a vu ce continent émerger ces dernières années.
On a collectivement réagi et je veux vraiment remercier l'ensemble des communautés pédagogiques, les enseignants, mais tous ceux qui les accompagnent, nos enfants et nos adolescents en tant qu'élèv et maintenant les familles qu'on a besoin d'engager et toutes les associations qui aident. C'est un continuum parce qu'au fond c'est la chose la plus grégère et la plus cruelle qu'il y a dans le comportement humain. On voit quelqu'un qui est un peu en situation de faiblesse où on isole quelqu'un parce que c'est des logiques de groupe et on le fait souffrir.
Et donc le harcèlement mène au pire à la évidemment à la déscolarisation la grande souffrance et parfois jusqu'au suicide. Alors ces dernières années on s'était équipé si je puis dire c'est-à-dire qu'on s'est levé puis on a formé les profs le programme phare. On a alerté, on a mis en place des plateformes euh pour le l'harcèlement et le cyberharcèlement.
On a formé les élèves. Maintenant, on forme les familles, ce qui est très important. On éloigne les enfants qui harcèlent.
Avant, c'était on disait plutôt aux familles, bah pensez à ce que votre enfant quitte l'établissement. Et puis on s'est équipé aussi sur le cyberharcèlement en disant si vous harcelez, on peut vous priver de réseaux sociaux et vous éloigner. Donc la société a réagi mais c'est un combat de tous les jours parce qu'il y a encore des signaux faibles qu'on voit pas, des choses qui se passent qui sont inacceptables et je le redis ici, on doit rien lâcher de ce combat.
Maintenant derrière ça, le cyberharcèlement, il le continue sous d'autres formes et vous l'avez dit, il y a au façon enfin en fait deux façons de faire avec les plateformes. Soit elles coopèrent, soit on s'aperçoit que ça les intéresse pas. Je vais être très direct avec vous.
Ma réponse est simple et je parle d'expérience, ça ne les intéresse pas. Depuis 2018, j'ai réuni au moins deux fois par an les plateformes en prenant parfois les les patrons mondiaux. On a créé, on a fait des initiatives en européen, en international.
Après le le terrible attentat de Christ Church, on avait fait cet appel de Christ Church qui nous a permis au moins d'obtenir des choses sur les contenus terroristes. On a essayé de le faire sur les enfants. On a mis ce laboratoire pour le pour protéger les enfants en place.
On avait commencé à avoir des engagements de modération en disant "Oui, oui, on va vous aider sur le cyberharcèlement ou sur les contenus dont il est identifié que ça déstabilise vos jeunes." Ils ont mis quasiment zéro effectif. Ils ne retirent quasiment jamais spontanément des contenus.
Et s'il y a pas recours sur recours, ils ne le font pas. Et on a énormément de mal à aller chercher leur responsabilité. C'est pour ça que je vous le dis, en responsabilité, pour moi, la réponse c'est que pour les moins de 15 ou 16 ans, il faut interdire les réseaux sociaux.
C'est le seul moyen de les protéger. Le seul moyen parce que aujourd'hui les gens qui produisent les contenus qu'il y a sur ces réseaux ne sont pas intéressés par la santé affective, mentale de nos enfants et de nos adolescents. Ils ont juste décidé que c'était une matière pour eux.
C'est une matière pour vendre quelque chose, pour le monétiser. Et donc, on peut pas déléguer la santé mentale et affective de nos enfants et nos adolescents à des gens qui ont simplement décidé d'en faire le moyen de faire des revenus. Donc, c'est pour ça que je suis arrivé à la conclusion qu'on ne pouvait pas modérer, qu'il fallait couper.
Merci monsieur le président. Euh je signale d'ailleurs dans le journal de ce matin, pardonnez-moi pour la séquence promotion, un très bon dossier sur les réseaux sociaux et qui est dans le prolongement de ce que vous êtes en train d'indiquer. Trois questions qui vont se suivre parce qu'elles sont parfaitement euh liées, intimement liées.
Sandrine Rousseau, Yannick Mazette et Béatrice Gaillard. Sandrine, s'il vous plaît, présentez-vous. Bonjour monsieur le président.
Sandrine Rousseau, professeur de vente économie et droit en lycée professionnel. Voilà, vous venez à peu près de répondre mais je tiens quand même à poser ma question. Les réseaux sociaux peuvent être des vecteurs positifs.
Euh et je me demandais est-ce qu'il serait pas possible de les obliger en sans interdire mais justement leur mettre plus de contenu positif, c'est-à-dire en disant par exemple 10 % d'activité sportives, 10 % de culture générale, 10 % d'action solidaire pour que ce soit effectivement vraiment des contenus intéressants, sains et diversifiés. Merci beaucoup Sandrine Roseau. On va passer la parole à Yannique Mazette avant de laisser la parole à Béatrice Gaillard.
Yannique Mazette, je vous en prie, présentez-vous et posez votre question. Monsieur le président, bonjour. Yan Mazette, président de la chambre de métier de l'artidale de la région provinceale Code d'Azur.
Avant tout, je tenais à vous remercier pour le magnifique message vidéo que l'on a pu voir lors de notre assemblée générale du 3 2 et 3 décembre dernier à CMA France. Euh ma question va être assez simple. Nous sommes un réseau, vous connaissez aussi l'artisanat au niveau de la France.
Encore plus vrai ici, l'artisanat est la première entreprise en région provinciale Côte d'Azur. Nous formons aussi des jeunes, plus de 6000 apprentis, 10000 apprenants et nous sommes confrontés au quotidien à justement à ces réseaux sociaux. Nous avons une proposition, ma question est la suivante.
Seriez-vous prêt à collaborer à nos côtés pour développer un module justement sur ces réseaux sociaux pour que nos jeunes soient attentifs bien sûr et de faire attention à l'utilisation de ces réseaux sociaux. Merci. Merci.
Puis une troisème et dernière question dans la série, monsieur le président Béatrice Gaillard qui doit être par ici. Très bien Béatrice Gaillard. Merci Céline pour cette 3è et dernière question de cette série.
Allez-y, je vous en prie. Béatrice. Bonjour monsieur le président.
Béatrice Gaillard, fondatrice de l'application Joyop. Joyop est une application basée sur la psychologie positive. J'aime bien les choses joyeuses et positives.
Il y a des méditations, autohypnose et podcast notamment sur la communication non violente. Alors, ma question est la suivante : Est-ce qu'il est prévu au-delà des mesures restrictives que vous semblez vouloir mettre en place des mesures positives pour les élèves, les professeurs, les parents, enfin adultes comme jeunes euh pour les initier à de la communication non violente, à comment être dans le relationnel avec l'autre, la bienveillance, voilà, toutes tous ces sujets là qu'on n'apprend pas à l'école et pas forcément en famille non plus. Merci beaucoup.
Merci Béatrice Gre. On reviendra évidemment tout à l'heure sur les questions éducatives. Monsieur le président, je vous laisse répondre si vous le voulez bien.
Question. Alors sur la première question, en vérité on a on ne contrôle pas ce que les réseaux sociaux font. Ils sont pas d'état.
Je dirais le seul endroit où ce que vous semblez vouloir faire existe, c'est la Chine. La Chine qui a créé TikTok et qui nous l'exporte avec beaucoup de contenu. Elle ne elle ne diffuse pas TikTok dans son pays.
Elle le limite en nombre d'expositions par jour très fortement et elle met des contenus pédagogiques. Mais nous on n pas de réseau social d'État. Donc je peux pas vous donner une telle garantie.
Et le problème c'est que on rentre dans une jungle et dans cette jungle bah c'est ce que je disais tout à l'heure, ce sont les lois du marché qui fonctionnent pour le le meilleur et pour le pire. Et donc c'est l'exposition à des tas de contenus qui vont créer de l'excitation. L'exemple a été fait par des chercheurs indépendants sur TikTok.
La 4è vidéo qui est scrollé, c'est une exposition à des contenus salafistes parce que ça crée de l'excitation, on l'a vu, et tout de suite ça nous emmène vers des chemins de traverse. Donc je pense pas que ce soit la bonne méthode et je dis ça après avoir cherché beaucoup de moyens, comme je disais de les engager et après avoir beaucoup écouté la science. Par contre, ce qu'on sait dire, c'est que quand un jeune passe en moyenne 4h20 par jour sur un écran, il a des problèmes de solitude, de désocialisation, souvent de sommeil parce que c'est 4h20, ça l'amène très tard dans la nuit.
Ce sont des jeunes qui ont beaucoup de mal à fixer leur attention, ce que vous retrouvez un peu plus tard. Ce sont des jeunes qui ont de plus en plus de mal à lire. On voit une chute du taux de lecture chez les jeunes d'ailleurs comme chez les moins jeunes et ce sont des jeunes qui font de moins en moins de sport parce qu'ils restent sur leur écran.
Et donc la bonne réponse c'est pas de chercher des contenus sur les réseaux qui poussent à la lecture et au sport. C'est de s'assurer dans la vie de nos ados et de nos enfants qu'il y a du temps de lecture, qui a du temps de sport, qui a du temps de vie ensemble. Et ça c'est tout le boulot à l'école avec les familles, avec le périscolaire. de remettre tout le monde à la lecture et de le dire d'ailleurs aux jeunes comme au moins jeunes.
La lecture est un formidable levier d'émancipation, quelque chose qui permet de comprendre le monde, de se comprendre soi-même et aussi de constru d'apprendre à construire du raisonnement, de remettre nos jeunes au sport plutôt que de le chercher par les réseaux. Mais voilà l'approche qui est qui est la nôtre. Alors, pendant ce temps-là, on forme et c'est un peu le lien entre vos trois questions et l'idée n'est pas d'avoir que de l'interdiction, c'est en même temps, c'est de protéger nos jeunes maintenant qu'on sait un peu plus avec le recul, les impacts que ça parce qu'il faut se dire que on a au fond 10 ans de recul.
Les réseaux sociaux arrivent à l'échelle très large en 2015. Il y a quand même une petite révolution autour de 2020 avec le Covid où le temps d'écran augmente pour tout le monde et on a vu l'impact. Et là maintenant, on commence tous à le mesurer.
Et donc, il faut protéger mais en même temps, il faut préparer. Et donc ce qu'on est en train de faire à l'école, c'est d'améliorer la formation des maîtres. c'est de mettre maintenant des cours de bienveillance qui n'existaient pas en prenant un peu l'exemple sur les modèles scandinaves qui sont plus en avance que nous sur ce point-là et c'est de préparer et donc préparer en transmettant des savoirs à nos enfants puis l'esprit critique et en même temps les bons comportements et en même temps s'assurer aussi qu' a et favoriser les contenus positifs comme le vôtre qui permettent ensuite quand des jeunes qui quand même à 16 ans restent jeunes arrivent sur les réseaux ils soient aussi accompagnés à cet égard et c'est pour ça que ce que propose au CMA France et merci président va tout à fait dans la bonne direction parce que l'idée c'est de protéger pendant un temps, c'est de préparer à l'école avec les familles mais ensuite c'est de pouvoir accompagner nos jeunes quand ils vont arriver sur ces réseaux avec des contenus qui sont tout à fait positifs et qui créent des synergies avec leur activité professionnelle.
Et moi, je suis convaincu en particulier pour des métiers comme ceux auquels vous formez et on le mesure, vous le mesurez. Moi, les maîtres d'apprentissage me le disent très souvent. Quand on a des jeunes qui ont passé des heures et des heures par jour pendant des années sur les réseaux, ils ont beaucoup de mal à les garder en attention derrière qui un établi, qui dans une boulangerie, qui parce que juste ça dérègle l'organisme.
Ça vous met dans une situation où vous êtes constamment habitué à être surstimulé. On a même des jeunes qui disent que ils sont plus capables de regarder un film assis pendant 1 heure et demi et c'est la réalité. qui sont habitués à avoir des des contenus de quelques secondes qui déroulent et donc les initiatives que vous portez sont très bonnes et on les accompagnera.
Vous permettez rester avec moi quelques instants pour répondre à une question qui n'était pas tout à fait prévue là mais les Français sont favorables à une interdiction au moins de 15 ans des réseaux sociaux. Dans notre dossier de ce matin, l'Australie a décidé de le faire et l'a annoncé cette semaine. Est-ce qu'on va vers ça ?
Est-ce que réellement en France on va interdire clairement les réseaux sociaux au moins de 15 ans Alors, je pense qu'on y est prêt maintenant. Vous parlez des sondages. La commission écran a rendu une recommandation.
Il y avait encore des des discussions parmi les experts, mais le ça s'est consolidé pour dire c'est vraiment pas bon avant 15 16 ans. Et en vrai, on voit bien que le consensus, vous prenez l'Australie, c'est 16 ans beaucoup de pays parce que je parle sous le contrôle de beaucoup plus experts que moi. Avant 16 ans en fait la vie affective n'est pas totalement structurée.
Le cerveau n'est pas mature. Il y a encore beaucoup de choses qui sont à fixer et on les déstabilise en surexposant aux réseaux sociaux. 2e chose qui nous fallait, parce que ça c'est au printemps 2024 qu'on a ça, euh on a fait tout ce travail de consensus scientifique.
L'été dernier, donc il y a moins de 6 mois, on a eu la réponse de l'Europe parce qu'en fait c'est très sympathique d'interdire mais vous alliez me dire comment vous allez faire ? Et donc on peut le faire que si on peut contrôler l'âge. Et donc on a obtenu de l'Europe parce que c'est une compétence européenne ces réseaux sociaux l'Europe nous a dit "Oui, vous avez le droit de faire le contrôle la vérification de l'âge pour les réseaux sociaux exactement comme on l'avait obtenu pour les sites pornographiques.
Combat qu'on a mené il y a quelques années pour dire on peut plus avoir des jeunes qui à 12 ans peuvent rentrer sur un site pornographique gratuit. On a mis en place ces contrôles où on vérifie avec soit le self-ci, soit la carte d'identité, soit un identifiant pour s'assurer qu'on a des majeurs. L'Europe nous a dit, vous pouvez le faire pour les réseaux sociaux et c'est une compétence nationale de définir la majorité numérique.
Et donc là, l'idée c'est d'arriver début d'année prochaine avec un texte de loi qui va définir une majorité numérique à 16 ans et qui va dire bah vous allez vérifier votre âge et en dessous de cet âge vous ne pourrez pas rentrer sur les réseaux sociaux parce qu'on considère qu'ils ne sont pas bons pour vous. Vous êtes en minorité numérique. Merci monsieur le président.
On va passer à la dernière question de cette première thématique et on va laisser la parole à Omar Kedadouche qui est ici euh et qui va poser cette question euh importante. Au maredadou, je vous en prie, présentez-vous s'il vous plaît. Bonjour monsieur le président de la République.
Omar Kedadouche, président d'un petit club amateur marseillais, partenaire de votre club de cœur l'Olympique de Marseille à Jamais les premiers. J'étais obligé de la placer celle on l'a bien répété, il faut dire avant donc mais allez-y au marché. Donc voilà, moi je suis confronté à un nouveau phénomène comme tous mes collègues présidents club amateur qu'on appelle le projet Mbappé à savoir des parents fou furieux qui veulent absolument que leur petits boutchou devienne footballeur.
Malheureusement le talent ne suffit pas et pour cela, ils hésitent pas à les exhiber sur les réseaux sociaux, sur toutes les plateformes. Et moi, je suis entièrement d'accord avec ce que vous dites parce que il ils prennent pas compte du danger d'exhiber leurs propres enfants. Euh et quand malheureusement l'échec, puisqu'il y a très peu qui réussissent arrivent, nous euh les clubs, on les récupère complètement détruits et on oublie que c'est des enfants.
Je vois des enfants de 7 8 ans, c'est horrible. Et quand on leur dit, il nous écoute pas. Moi, j'ai écouté ce que attentivement ce que vous avez dit tout à l'heure.
Qu'est-ce que l'État peut faire pour y remédier en sachant que ça entraîne aussi des gros des des gros dérapages. Moi, j'ai eu un éducateur qui s'était fait poignarder par un parent mécontent dans mon club. Ça arrivait juste quand vous êtes venu à la cité Benza.
D'ailleurs, je vous l'avais présenté et on avait échangé tous les deux. Voilà. Merci monsieur le président.
On marqué la douche, monsieur le président. Merci beaucoup. Bah alors, ce que vous décrivez est beaucoup plus large mais ça va avec.
On est dans une société, d'abord ça a toujours existé des parents qui rêvent le meilleur pour leurs enfants. Là, simplement, ça passe à la surmultiplier parce que tout le monde peut les voir et tout le monde les met sur les réseaux. C'est ça le problème, c'est que faut pas non plus mettre tout sur le dos des réseaux sociaux.
C'est un accélérateur de choses qui ont toujours existé avant. Mais en fait, tout ça nous ramène sur l'importance du réel et de nos de nos structures de vie. C'està-dire, on redécouvre l'importance de la famille, de l'école, des associations, c'est-à-dire de ce qui fait que on n'est pas juste tout seul avec des millions ou des milliards de gens.
Et c'est un peu ça l'effet pervers des réseaux, c'est que on a c'est formidable, c'est galvanisant. Attendez, même quand vous êtes candidat à la présidentielle ou quand vous voulez passer des messages, vous êtes président, formidable. Vous avez vous mettez un message quelques minutes après, vous pouvez dire "Des millions de gens m'ont vu, ils vous ont vu, ils vous ont lu." Ce qu'ils vous ont compris, vous êtes pas toujours sûr parce que chacun il va peut partir de travers dans tous les sens, je peux vous le dire mais il y a parce qu'il y a pas ces structures intermédiaires et donc ça monte à la tête aussi de beaucoup.
Et donc je pense que l'importance dans ce moment, c'est de refroidir un peu le moteur, si je puis dire, et de prendre le temps de former nos jeunes, nos ados. Et c'est pour ça qu'il faut les protéger, les éduquer, ça c'est le rôle des familles, les instruire, ça c'est le rôle de l'école et les accompagner, c'est le rôle des clubs de foot, des associations sportives, des associations en sens large parce que c'est comme ça qu'on arrive à les faire monter. Donc la clé pour moi c'est un d'envoyer aujourd'hui un message clair.
Avant un certain âge, c'est pas bon. Ça c'est pour les jeunes. En même temps, on envoie un message aux familles.
Jusqu'à présent, on n'était pas clair avec les familles. On ne savait pas si c'était bon, pas bon les réseaux sociaux, s'il fallait y aller, pas y aller. Il faut bien dire les choses.
Là, on envoie un message clair. Et trois, de responsabiliser les familles pour dire laissez vos enfants grandir et prendre le temps de grandir. Et au fond, c'est dans le dialogue avec les maîtres, les éducateurs que vous allez comprendre si vous avez affaire à Mbappé et Mozart ou pas.
Et d'ailleurs, je le dis aussi pour beaucoup de familles, c'est pas forcément comme ça que votre enfant sera le plus heureux, mais il faut lui faire faire tout le parcours. Mbappé est un bon exemple. C'est aussi un jeune qui a un talent fou pour le foot mais qui a été très accompagné par sa famille, par ses premiers clubs, qui a gardé la tête froide et qui a aussi continué ses études très longtemps.
Et donc, merci d'avoir ce mot pour beaucoup de jeunes. Parfois les parents ou l'entourage voudrai sortir. Voilà, faut prendre le temps de grandir et de faire un adulte. et ce que vous décrivez est encore plus large mais c'est au fond on réapprend à faire société.
Je sais que c'est dur mais c'est grâce à des clubs comme vous et des associations. C'est aussi que notre rôle c'est ça. Donc le rôle de l'État c'est au fond de donner une norme sur la base de la science de dire maintenant on envoie un message clair aux familles d'être en soutien des familles, des enseignants, des associations et de vous accompagner dans ce travail qui est qui reste essentiel d'éducation, d'instruction, d'accompagnement.
Merci monsieur le président. Je vous propose qu'on ouvre la deuxème thématique de cette rencontre, la désinformation et les ingérences étrangères. Et je voudrais passer la parole à Sopiane Elarbaoui qui a une double question à poser.
Sophiane, je vous en prie. Allez-y. Monsieur le président, bonjour.
Je m'appelle Sopiane. Je suis étudiant à l'école 42, une école informatique. À côté, j'ai monté ma boîte où j'aide les entreprises à gagner du temps.
J'ai une question pour vous. À l'heure où la désinformation et les ingérences étrangères exploitent pleinement nos réseaux sociaux, comment l'État peut-il protéger le débat démocratique sans porter atteinte à la liberté d'expression et aider les citoyens à distinguer plus clairement un fait d'une opinion ? Puis je vous propose de poser la deuxième question Sopiane si vous voulez bien pour le président.
OK. ayant personnellement quitté les réseaux sociaux depuis 1 an pour me protéger de la désinformation, de la dépendance et de l'influence algorithmique. Je me demande si l'État envisage de renforcer la visibilité de sources d'information fiable et vérifié afin d'aider les citoyens, notamment les jeunes, à mieux s'orienter dans le flux d'information.
Merci Sopiane. Monsieur le président, je vous laisse répondre à ces deux questions majeures important. Elles sont majeures.
Mais après, je vais essayer de cadrer les choses parce qu' je pense qu'il y en aura d'autres parce qu'en fait, c'est un continent. On voit bien même dans le débat public qu'on a eu ces dernières semaines, il y a eu beaucoup de confusion et vous avez parfaitement raison. Le grand risque, c'est de dire j'ai pu lire avec étonnement que disait que j'étais devenu un grand totalitaire qui allait tout interdire.
Bon, non, mais c'est un peu le débat qu'on a depuis tout à l'heure. Qu'est-ce qui se passe ? D'abord, c'est tout à fait normal que dans les réseaux sociaux, il y ait des informations, des faits, des opinions sont des choses différentes.
Mais il y a une grande confusion dans le statut. Tout ça, je pense qu'il faut qu'on s'accorde sur le fait dire qu'une information et le fonctionnement d'une démocratie suppose comme sous-jacent d'avoir une circulation libre d'une information forgée librement et de manière indépendante. Bah, c'est un métier, c'est un travail.
Moi, je ne produis pas de l'information. Je vais produire des positions, je vais pouvoir me référer à de la science. Certains me diront "Je fais de la communication, je vais donner des avis." Mais je crois que c'est l'information, c'est le métier de gens qui sont journalistes.
Et ça, c'est le premier point qui est important qu'il faut qu'il faut bien recadrer parce qu'au fond, c'est quelque chose qu'on a appris avec la démocratie. On revient un peu comme au 19e siècle en ce moment. On a mis tout le 19e siècle à bâtir notre système de presse.
Ce sont les lois des années 1880 qui ont créé la presse. Pourquoi ? Parce que tout le long du 19e, on a des journaux qui se sont crés.
Mais ces journaux souvent bah ils informaient des il donnaient pardon des opinions. Ils pouvaient être manipulés. C'était la loi du plus fort ou du plus riche.
Mais il y avait pas tellement de déontologie. Les lois de la 3è République dans notre pays qui d'ailleurs sont celles qui ont permis de créer vos titres dont la Provence et qui ont structuré notre presse quotidienne régionale et nationale, ce sont des lois qui ont garanti l'indépendance des journalistes mais qui ont créé aussi un système de responsabilité. Ce qui fait que si la Provence dit quelque chose qui est faux, je peux demander un droit de réponse, mais je peux aussi aller chercher sa responsabilité.
Et il va y avoir un rédacteur en chef, quelqu'un qui a une responsabilité d'éditeur de presse qui va devant les tribunaux pouvoir être mise en cause par moi-même si je considère que il a dit quelque chose qui m'a nuit. Il a dit une contrevérité où il m'a porté tort. Ça c'est très important parce que il y a pas de liberté d'informer sans responsabilité qui va avec et sans déontologie journalistique qui va avec.
Et je le redis, ça n'est pas l'affaire de l'État. C'est pas l'État qui bâtit cette information mais c'est ce cadre d' la presse libre et indépendante. Ça aujourd'hui, ce ne sont pas les réseaux sociaux.
Si demain quelque plateforme que ce soit dit quelque chose qui est totalement faux sur vous, vous crée du tort et autre, elle n'a pas vraiment de responsabilité. vous pouvez pas la mettre au tribunal et elle ne produit pas d'information et comme j'ai dit tout à l'heure d'ailleurs, c'est pas son point. Donc ça c'est le premier le premier élément distinctif qu'il faut faire, il est fondamental et donc si vous voulez vous informer, vous pouvez aller sur les réseaux mais aller chercher les sites de titre d'information, c'estàdire de journaux connus parce que c'est comme ça que vous aurez la certitude d'avoir de l'information.
Sinon bah vous aurez des avis et je ne sais pas vous dire s'ils sont vrais ou s'ils sont faux. Ensuite, face à cette complexité, vous l'avez dit tout à l'heure, cette surabondance, des journalistes de manière indépendante, libre ont dit il faut mieux distinguer nos titres des autres et ils ont voulu créer des labels. Et je le redis, je l'ai déjà dit plusieurs fois, ce ne sont pas des labels d'état.
Ça ne doit surtout pas être des labels d'État. C'est une initiative qui a été prise par reporters sans frontières avec des certificateurs mais un peu comme d'ailleurs il y a des bureaux véritas ou autres, ils ont dit on crée une initiative entre journalistes pour dire là on a vraiment des règles très déontologiques sérieuses. C'est par exemple ce qu'on a appelé le GTI qui est journalism trust initiative donc l'initiative pour la la confiance dans le journaliste.
Et c'est des journalistes qui s'évaluent entre eux pour dire là c'est vraiment des titres. Pourquoi ? Parce que vous avez des tas de faux journaux qui se créent.
Vous avez des tas de gens qui vous mettent des rossignoles en ligne ou qui écrivent une feuille de chou qui n'ont rien à voir avec des des journaux, qui n'ont pas déposé, qui n'ont pas le statut et qui font croire qu'ils sont des journaux. Mais ça c'est une, si je puis dire, c'est quelque chose qui est géré par les journalistes. C'est pas du tout l'État qui doit le faire.
Ensuite, vous avez la question de la de la fausse information qu'on appelle la fake news. C'est un statut très particulier. Vous allez lire quelque chose, c'est pas un journal qui l'écrit.
C'est pas un titre de presse sur vous, sur quelque chose que vous savez qui est faux. Ça c'est très difficile à réguler le vrai du faux. C'est par le débat, la controverse.
C'est par la preuve apportée que vous allez pouvoir le démêler. Mais c'est très difficile, y compris pour le juge, d'identifier ce qui est faux. Et donc ça c'est quelque chose, c'est par définition une zone beaucoup plus grise et elle existe dans la vie.
Ça peut être la rumeur qu'on colle porte, la force la fausse information, elle prend une ampleur beaucoup plus grande dans les réseaux sociaux. Mais là, je vais pas vous mentir, il y a pas de remettre miracle face à ça. Il y aura toujours des vraies, des fausses nouvelles comme il y en a dans la vie.
Simplement, elles prennent une proportion plus grande. Ce qu'il faut pouvoir établir, c'est simplement quand ces nouvelles prennent une volumétrie qu'elles sont identifiées et qu'elles créent du tort pour quelqu'un. Et à ce moment-là, il faut pouvoir identifier quand même une responsabilité des plateformes.
Et ça, c'est ce qu'on a mis en place au niveau européen avec la directive sur les services numériques. On leur a dit à partir d'un certain niveau, vous avez quand même une forme de responsabilité sur ce que vous publiez. Et si c'est de manière évidente faux, et si de manière évidente ça crée du tort à quelqu'un, je peux aller chercher votre responsabilité.
Ça c'est le tout début l'Europe c'est le seul endroit où on l'a fait et on doit continuer et nous ce qu'on veut faire là-dessus c'est renforcer les choses aller beaucoup plus loin. Troisème élément c'est dans les temps électoraux parce que vous avez parlé des ingér on y reviendra peut-être pour les ingérences étrangères mais pendant les périodes d'élection si je dis vous êtes candidat à la mairie de Marseille je dis quelque chose de faux sur vous ça va vous créer du tort je dois pouvoir le freiner. On a mis en place ce qu'on appelle un référé électoral simplement on l'utilise pas assez.
Et donc là, on va mettre on va faire ce qu'on appelle une circulaire pénale. Et ça, c'est un frein d'urgence. Je dis un truc qui est totalement faux, vous le savez, mais pénalement, je peux pas tout de suite le faire retirer.
Référé électoral, ça va troubler l'élection, je dois pouvoir le retirer. Sinon, ça vous porte un temps et ça va fausser l'élection parce que les réseaux sociaux par ce fonctionnement faussent nos élections de manière claire. Et donc là, c'est le référé électoral.
Et le dernier point, c'est le contenu manifestement illicite, un contenu raciste, antisémite ou qui pousse à la haine. Celui-ci, on doit pouvoir le retirer. Et aujourd'hui, on a une organisation, on a ce qui s'appelle Pharaos qui est une plateforme qu'on a mise en place qui va chercher justement ses raisons.
On a créé des dispositifs d'état et donc c'est pas fausse information, c'est une fausse c'est une information qui va mettre votre vie en danger ou qui comme la loi l'interdit depuis des années a un contenu très clairement ou raciste ou antisémite et cetera. À ce moment-là, on doit le retirer, on doit mettre en cause la responsabilité de la plateforme. Est-ce que ça marche ?
En théorie, oui, mais le président que je suis doit en toute honnêteté vous dire en pratique moyen. Parce queon le fait à la main, c'est pas satisfaisant. Le seul moyen de le rendre satisfaisant, c'est d'aller au bout d'une responsabilité pleine et entière de ces plateformes.
Parce qu'aujourd'hui, c'est cette plateforme Pharaos qui va aller regarder à chaque fois avec des moyens limités. elle va essayer de les faire retirer. Généralement, ça marche.
Alors moi, j'ai un mauvais échantillon parce que c'est souvent ce auquel je m'intéresse. On y reviendra peut-être pour les ingérences. Mais il faut que ce soit systématique.
Et en fait, ce qu'il faut pouvoir dire c'est tel réseau social vous ne l'avez pas fait. Si vous l'avez pas fait, on vous met tant de millions d'euros d'amende. Il y a que comme ça que ça peut marcher.
Et donc ce qu'on veut maintenant passer au niveau européen, c'est des amendes beaucoup plus immédiates et fortes sur ces réseaux sociaux qui ne coopèrent pas et qui ne retirent pas tout cela. Voilà. Pardon, c'était un peu long mais parce qu'il faut bien différencier les statuts entre les informations ou ce qu'on lit sur les réseaux.
Des amendes sans aller évidemment comme certains français le réclament à des suppressions de sites, de plateformes et de médias. Mais je pense qu'il faut des escalades. Alors on parle là de de plateforme.
La cette directive sur les services numériques dit DSA pour Digital Service Act, c'est la France qui l'a poussé sous sa présidence de l'Union européenne en 2022. Elle est finalisée début 23. Vous imaginez qu'on a fait la première action contre la plateforme X il y a 15 jours.
Donc ça marche pas super vite quand même. Et on l'a fait, les montants sont très limités. On a mis sur trois ou quatre euh actions de qui étaient poursuivies, ça va faire 120 millions d'euros.
C'est pas encore dissuasif. Donc il faut qu'on ait une escalade que ce soit beaucoup plus dissuasif et qu'après on vous retire un agrément. Et moi, je vais vous donner une comparaison très simple.
C'est exactement pour moi comme les assureurs. Quand vous avez un assureur, on peut pas contrôler toutes les opérations d'un assureur. C'est comme pour un un réseau social, il y a trop d'opérations.
Donc qu'est-ce qu'on fait ? On a mis des obligations puis on dit on va on regardera régulièrement si vous le faites. Soit si les gens disent ça a pas bien été fait ou par des stress tests.
Si on s'aperçoit par contre que vous l'avez pas fait, faites gaffe l'amende elle va être mirobolante a fait. Et puis au bout d'une ou deux amendes aussi, c'est très grave. Bah, on vous retire votre agrément, on le fait pour l'argent.
Pourquoi on le fait pas pour nos cerveaux ? Pourquoi on le fait pas pour notre fonctionnement démocratique ? Pourquoi on le fait pas pour le le cerveau de nos jeunes, la vie de nos jeunes ?
C'est exactement la même chose. Et donc on doit faire un système où on dit on va pas pouvoir vous regarder tous les matins, mais voilà les règles. Si vous ne les respectez pas, c'est-à-dire vous devez sur ces contenus racistes antisémites dans x temps les retirer.
Vous devez, si on vous a signalé plus de temps de fois des des des contenus qui posent problèmes, vous devez avoir une modération et revenir vers nous. Et donc il y a un cahier décharge si vous le faites pas responsabilité avec des amendes très fortes. C'est ça maintenant la deuxième étape du combat européen.
Ça c'est européen, c'est pas français. L'interdiction mineur, c'est français, on va le faire début d'année prochaine. Ça c'est le combat européen qu'on lance l'année prochaine.
Merci monsieur le président. On va passer à présent la parole à Pierre Gignou qui va poser sa question. Un micro vient à vous.
Pierre. Monsieur le président, bonjour. Euh je suis Pierre Gignou, donc de la maison Léonard Parl.
Nous sommes d'une entreprise familiale et fabriquons des calissons d'Ax en Provence depuis 150 ans. Très bon d'ailleurs. Et nous accueillons et échangeons avec beaucoup de nos clients dans cette période.
Ce qui m'amène à vous poser la question suivante : comment la France peut-elle gérer une désinformation et des ingérences étrangères qui ont une influence directe sur notre économie en contribuant à un climat anxiogène ? Malgré cette période de fête, monsieur le président, bah vous avez raison et c'est pour ça qu'on est là et je vais vous dire aujourd'hui ça marche pas terrible. Alors je ne suis pas pour qu'on arrête d'être une démocratie, je vous rassure, parce que beaucoup disent il faut y aller, faut être beaucoup plus dur et cetera.
Non parce qu'en fait on n'arrive pas à tout couper d'un coup. Il faut pas tout couper d'un coup. La question c'est comment on arrive ?
On a déjà avancé depuis tout à l'heure en disant faut créer des systèmes de responsabilité, faut faire de la pédagogie collective, redire aux gens si vous voulez vous informer, ben il faut lire des journaux. Si vous voulez vous informer, il faut accepter de payer pour vous informer. Et je trouve que la chose un peu malsine dans laquelle on est rentré ces 10 dernières années, c'est qu'on s'est habitué comme démocratie à dire l'information n'a plus de coût.
Donc implicitement, on est en train de dire elle a plus de valeur. C'est pas possible. Et donc voyez bien, ça veut dire qu'on est en train de s'habituer à quelque chose qui est c'est pas vraiment de l'information mais on est prêt à pas payer pour.
C'est pas ça. Si on veut qu'il y a des gens qui fassent le travail d'informer, il faut accepter d'avoir un modèle économique qui marche derrière et donc de payer. C'est modique.
Ou alors de dire et c'est un vrai débat que je qu'on va lancer aussi dans les prochains mois. Si vous voulez pas le payer par numéro, on dit c'est un bien commun. Alors ce bien commun, on doit le financer comme citoyen.
Vrai débat. Il y a d'ailleurs des accords et des désaccords. Vous avez beaucoup de journalistes sous de titre qui vous diront jamais de la vie.
Moi, je veux pas de ça. Ça, c'est une fonctionnation de Mais aujourd'hui, c'est le pire des systèmes. On dit au fond l'information ça vaut rien, donc je la paye pas. et on fait on fait plus le distingo.
Alors, néanmoins, au-delà de ce que j'ai déjà dit tout à l'heure sur la responsabilité et la clarification entre ce qui est un titre d'info, ce qui ne pas, il y a des choses qui aujourd'hui ne vont pas qu'on doit clarifier, sur lesquelles les démocraties ouvertes que nous sommes sont beaucoup trop faibles et qui créent des ingérences étrangères. La première, c'est l'existence de faux comptes. Aujourd'hui, vous pouvez avoir des gens qui activent des faux comptes, des fermatrol et cetera et qui vont pousser des contenus pour vous affaiblir.
Aujourd'hui, le paradoxe, c'est que ces grandes plateformes généralement américaines, parfois chinoises, dans les périodes électorales ou les périodes où c'est difficile, ont parmi leurs plus beaux clients, les Russes, qui leur achètent des faux comptes par centaines de milliers ou millions pour pousser massivement des contenus et réussir à pousser qui des fausses informations ou amplifier des informations qui étaient en train d'émerger. Et ça vaut dans les deux cas. Aujourd'hui, quand vous ouvrez un message que vous regardez, qu'on dit c'est vu 12 millions de fois, c'est retweeté ou like, vous ne savez pas dire s'il y a des personnes physique derrière ou si ce sont des faux comptes.
Alors, tout le monde y trouve son compte, si je puis dire, et ses plateformes parce qu'elles gagnent de l'argent par ces achats. Ça, on doit l'interdire. En tout cas, on doit exiger des plateformes que derrière chaque compte, il y a bien une personne physique et pas potentiellement un faux compte ou un trô parce que ça fausse tout.
Premier point. Le deuxième point qui est fondamental mes yeux, c'est la transparence des algorithmes. Aujourd'hui, les contenus sont poussés.
Quand c'est la Provence, vous avez un rédacteur en chef qui pousse les contenus, qui décide de la une, de ce qu'il va mettre en page 2, en page 3. Alors, vous pouvez être d'accord, pas d'accord, il y a une responsabilité. Généralement, c'est collectif, c'est un choix éditorial.
Quand vous allez sur un réseau social, qui pousse les contenus que vous allez voir, c'est pas vous qui allez les chercher librement. Ils sont pas poussés par des gens qui ont discuté, qui vous disent voilà ma ligne, ils sont poussés par un algorithme dont les finalités sont généralement économiques, c'est-à-dire créer, il a repéré ce qui crée de l'excitation chez vous. Et d'ailleurs, vous en avez tous fait l'expérience, vous avez posé une question sur tel appareil et bizarrement 1 heure après, 2h après le lendemain, tiens, on vous on vous pousse un contenu sur le même sur ce type d'appareil ou une publicité. la vie est bien faite.
Bon, donc il vous pousse les contenus, c'est son algorithme. Mais cet algorithme, il peut aussi être utilisé politiquement. Et il se trouve que certains propriétaires aujourd'hui des réseaux sociaux, bah ils ont des combats politiques.
Donc deuxième élément, on doit avoir la transparence des algorithmes et pouvoir les contrôler. Supprimons les fonds comptes, demandons la transparence des algorithmes pour les contrôler. Et le dernier point, nous voulons pouvoir obtenir le retrait beaucoup plus rapide. des comptes qui sont de manière manifeste des ingérences manifestes et pour vous dire qu'on est très loin d'y être vous donner une expérience réelle toute récente.
Dimanche là on m'envoie depuis l'étranger un de mes collègues africains, pour tout vous dire, un message Facebook et il me dit "Cher président, qu'est-ce qui se passe chez vous ? Je suis très inquiet. Envoie un message Facebook, crise agricole et cetera.
On voit une journaliste qui est à côté de l'Élysée et cetera qui dit "Il y a eu un coup d'état en France, un colonel a pris le pouvoir et cetera." Alors nous, ça nous fait marrer. 12 millions de vues. 12 millions de vues. 12 millions.
Moi, président de la République, comme auraient dit certains, je demande à mon équipe quand même ce truc là, c'est pas possible. en plus dans cette période demander tout de suite à la plateforme de le retirer. La plateforme Pharao s'appelle Facebook.
Elle dit il faut retirer ce truc. Regardez, c'est de manière évidente, ça crée le chaos. C'est exactement ce que vous dites.
C'est inquiétant. Et votre client qui vient voir ce chl il dit un coup d'état à l'Élysée avec un colonel qui a pris le pouvoir et cetera peut être inquiet. Réponse de Facebook, ça ne contrevient pas à nos règles d'utilisation.
Refus de retrait. J'ai tendance à penser que j'ai plus de moyens de pression que qui que ce soit. En tout cas, c'est peut-être plus simple pour leur dire que c'est grave si c'est moi qui appelle, bah ça marche pas.
Donc vous voyez qu'on n'est pas équipé comme il faut. Donc je suis pour un débat libre ouvert mais ces gens-là se moquent de nous. Ils se foutent de la sérénité des débats publics.
Ils se moquent de la souveraineté des démocraties. Et donc ils nous mettent en danger. C'est pour ça qu'il faut réussir quand on a il faut le faire, faut pas du tout que ce soit le fait du prince avec une procédure votée par le législateur mais au niveau français et européen.
Quand on a des contenus manifestement faux qui mettent en danger la sécurité publique par des fausses informations qui déstabilisent, faut pouvoir les faire retirer. Merci beaucoup Alexandre Genoun, vous avez une question, c'est la dernière de cette deuxième thématique. Je vous en prie, présentez-vous.
Monsieur le président, bonjour. Je m'appelle Alexandre Genoun, je suis président de Kiro, entreprise française la Frenchtech 2030 dont la mission c'est d'assurer justement une information de qualité pour le patient mais aussi pertinente pour le professionnel de santé et le tout grâce à l'intelligence artificielle qu'on construit en France. On est aujourd'hui leader sur ce sujet en Europe avec 3 millions de pilateurs et pourtant à cause de la réglementation et à cause du principe de précaution, nos projets sont complètement bloqués en France alors qu'ils bénéficient d'un financement de l'État et qu'on travaille avec des établissements publics.
La conséquence, elle est simple. En 3 mois, notre technologie a avancé plus vite aux Émirats arabes uniques en un an et demi en France. Ça veut dire que si Kiro veut pas perdre la bataille de la concurrence étrangère et notamment nos concurrents chinois ou américains, on va probablement devoir entraîner nos algorithmes à l'étranger avec des biais d'autres pays.
On va devoir former des ingénieurs et des médecins là-bas. Ça veut dire aussi qu'on risque d'importer notre technologie ensuite plus cher avec un risque de biais qui va être inhérent à la vision du monde de ces pays alors même qu'on est une entreprise française. C'est paradoxal mais aujourd'hui le principe de précaution risque de tuer le principe d'innovation.
Je reste un optimiste. On se bat pour le système français. Il faut qu'on lève certains freins et qu'on agisse pour l'innovation française et l'accès à une information fiable.
Ma question elle est simple, monsieur le président. Dans ce contexte de désinformation, le principal danger, est-ce que c'est pas finalement celui d'une inérence discrète, un peu plus pernicieuse ? Celle qui nous condamne faute d'innovation rapide en France et d'excès de réglementation à devoir développer des technologies hors de France avec un risque immédiat d'intégrer la vision du monde d'autres pays, des biais qui pourront avoir un impact sur la qualité des informations, sur la santé des patients et plus généralement sur l'intérêt général de notre pays.
Merci beaucoup monsieur. Merci beaucoup. Alors moi, je suis prêt à regarder peut-être de manière plus spécifique ce qui bloque si c'est des tests cliniques ou l'utilisation de l'IA pour certaines cortes parce que c'est un sujet qui est un peu décalé par rapport au reste et je pense d'ailleurs qu'il faut pas les opposer.
Moi vous savez le combat que je mène depuis 9 ans pour l'innovation dans le pays pour qu'on avance et qu'on lève les freins, on les a levé parce qu'on est le pays d'Europe qui crée le plus de start-up et qui en Europe continentale est très clairement en tête sur l'IA. Après sur IA et santé, vous avez tout à fait raison et en vrai, ce n'est pas que IA. D'ailleurs, on a un sujet sur les tests cliniques, la rapidité de nos procédures qui aujourd'hui nous paralyse et fait que le cas malheureusement que vous décrivez n'est pas isolé.
On a beaucoup de start-ups qui sont en train de se créer parfois même dans nos structures publiques qui par la lenteur de nos tests cliniques ou de nos procédures vont faire leur première coorte et enregistré hors d'Europe parce que c'est au fond un sujet européen et on perd du coup de l'opportunité. Je poserai pas les deux. On a besoin de protéger nos jeunes, on a besoin de protéger notre démocratie et on a en même temps, on a besoin en effet d'être très innovant parce que on ne veut pas d'ingérence mais on veut réduire nos dépendances et c'est tout le combat européen qu'on mène.
Demain, je l'occasion encore de m'exprimer sur sujet au Conseil européen. On a besoin d'une Europe qui innove et qui innove plus vite et plus fort. Alors, est-ce qu'il faut forcément opposer le principe de précaution ?
En tout cas, si le principe de précaution, il est pas il a pas en face de lui un principe aussi fort d'innovation, il inhibe tout. Et la réalité, c'est ce que vous dites et on le voit en vrai dans tous les secteurs. C'est un peu ça qui rend tout le monde très nerveux.
C'est c'est l'incohérence d'une action publique qui vient demander au producteurs dans notre pays de respecter de plus en plus de normes avec des tas de bonnes raisons, mais qui en même temps est ouvert à tous les vents et permet de réimporter des produits qui sont faits à l'étranger qui ne respectent pas du tout les mêmes normes. Et donc, on est en train de recréer des dépendances. Ça c'est fou.
Donc, il faut qu'on resynchronise les obligations qu'on donne à nos producteurs et celles qu'on impose aux gens qui importent chez nous. C'est beaucoup de débats qu'on a sont là-dessus. Et donc nous ce qu'on la batailles au niveau français européen, c'est de simplifier les règles.
C'est un des gros agendas qu'on a et qu'on pousse d'ailleurs en franco-allemand pour pouvoir en effet innover beaucoup plus vite. Donc sur votre cas particulier, je suis tout à fait prêt à le regarder et à voir comment on peut vous aider en particulier sur le le sujet santé mais de manière plus large tout ce qu'on se dit pour lutter contre les ingérences va avec une politique redoublée de souveraineté numérique et technologique. Qu'est-ce que ça veut dire permettre d'innover, de développer, de créer ou de rapatrier des blocs de technologie dans notre pays.
C'est ce qu'on fait, c'est ce qu'on fait à Marseille d'ailleurs avec les data center, avec les modèles de calcul et cetera parce que c'est un des points sur lesquels on est très dépendant et c'est ce qu'on doit faire dans toutes les chaînes, je dirais tout le long de la chaîne de valeur. Donc je vous promets qu'on va regarder de très près votre cas pour pouvoir rattraper nos amis Emirat et surtout vous garder à la maison. Merci beaucoup monsieur le président.
On va ouvrir le troisème point qui est aussi très important l'éducation au médias. On va parler de nouvelles technologies et d'intelligence artificielle et je voudrais qu'on passe la parole s'il vous plaît à Lamia Abassi qui a un micro. Présentez-vous s'il vous plaît et posez votre question.
Bonjour monsieur le président. En tant que principal d'un collège R plus à Marseille 14e, je mesure chaque chaque jour l'engagement des équipes de l'éducation nationale face au cyberharcèlement, à l'intelligence artificielle et l'usage des réseaux sociaux. Nous agissons donc dans un cadre fixé par l'institution qui relève de la prévention des sanctions lorsque c'est nécessaire d'un accompagnement éducatif des élèves et des familles.
Cet engagement a été mis à l'épreuve récemment. Le décès d'un jeune de 14 ans du quartier a profondément marqué nos élèves. Les réseaux sociaux ont largement diffusé et commenter ce drame, allant jusqu'à mettre en scène l'agonie de ce gène à travers des images répétées.
L'impact émotionnel a été immédiat. En responsabilité, nous avons ouvert une cellule d'écoute, pardon, en appui avec les équipes mobiles académique de sécurité et engager un travail pédagogique sur les images, leur transformation et leur circulation. Cependant, 15 jours plus tard, nous avons été confrontés à une autre situation.
Des élèves ont utilisé via les réseaux sociaux le compte Ficha, pour ne pas le citer, pour transformer numériquement des photographie d'élèves et d'adultes de l'établissement. Nous avons appliqué les sanctions prévues mais surtout renforcé l'accompagnement éducatif en lien étroit avec les familles et nos partenaires. Ces situations, monsieur le président, montrent combien les usages numériques évoluent vite, très vite, notamment avec l'intelligence artificielle et combien ils rendent les élèves plus vulnérables.
Ma question est donc la suivante : comment l'État entend-il renforcer concrètement les moyens de l'éducation nationale en formation, en outil opérationnel et en cadre réglementaire clair pour permettre aux établissements en particulier en REP plus de faire face à ces nouvelles formes de cyberharcèlement et de mieux protéger les élèves. Je vous remercie. Merci beaucoup Emmanuel Macron si vous voulez bien.
Merci beaucoup madame et merci pour votre engagement et ce que vous venez de décrire. D'abord, vous venez d'illustrer parfaitement je crois pourquoi il faut en arriver à l'interdiction. Et je dirais la première chose c'est qu'on doit donner une norme, vous protéger et permettre de mettre à distance aussi ces instruments quand ils ne peuvent pas être régulés et qu' produisent le pire.
Je fais une remarque d'ailleurs adjacente. Il n'y a rien à voir avec de la liberté d'expression. quand il s'agit de laisser des contenus qui choquent et qui montrent le pire.
Et je le dis parce que c'est toujours dans le débat qu'on a et vous le voyez bien, on dit on nous parle de free speech. Ça n'a rien à voir avec le free speech de montrer l'indessence. C'est pas vrai.
Et nous pratiquons là aujourd'hui, on pratique chaque jour la liberté d'expression. On la connaît bien dans notre pays. C'est pas être indécent la liberté d'expression parce qu'avec elle va justement une descence publique qui consiste à ne pas choquer l'autre, à ne pas l'insulter.
Je cette parenthèse. Ce qu'on veut faire pour l'école nous, c'est d'abord la protéger. Votre rôle n'est pas de tout faire et de prendre tous les mots de la société.
Or, aujourd'hui, vous êtes un peu confronté à ça parce qu'on a laissé trop de choses se faire autour. Et donc, je veux ici redire comment on va scander les choses un petit peu dans le temps. Premier élément, je l'ai pas rappelé tout à l'heure mais pour moi c'est peut-être la base.
Maintenant, on sait que les écrans avant 3 ans c'est mauvais et donc la norme c'est pas d'écran avant 3 ans. Alors ça c'est pas une grande loi qui va régler cette affaire. Mais c'est de le mettre dans tous les services d'État qui ont les enfants de moins de 3 ans à gérer.
Mais c'est que nous tous, on est conscience de ça dans l'impression qu'on exerce quotidiennement dans les transports en public ou autres à l'égard des familles qui ont des jeunes enfants à accompagner. Ensuite, entre 3 à 6 ans, pas trop d'écran le moins possible. Et puis ensuite, dans la vie pédagogique, faut limiter le rapport à l'écran.
Il s'agit pas de passer au zéro écran, mais on voit bien que tous ceux qui étaient passés au tout écran reviennent en arrière. À côté de ça, on a le portable. Beaucoup de vos jeunes dont vous parlez sont des jeunes qui ont le portable, qui l'ont en cours et cetera.
On a fait des expérimentations ces dernières années. Les retours ont été bons et en fait pour protéger accompagner les enseignants, la communauté pédagogique, moi la leçon que j'ai tiré de ces dernières années, faut donner une norme derrière laquelle nationale derrière laquelle vous pouvez en quelque sorte pas vous réfugier mais que vous pouvez opposer aux familles, aux élèves. Sinon, toute la pression vous revient à vous.
Et c'est là qu'on a les problèmes. La norme nationale maintenant, c'est de dire évidemment à l'école et au collège depuis septembre dernier, plus de portable de la cloche à la cloche dans le casier, dans le cartable, plus de portable de la cloche à la cloche. Partout en France, zéro exception.
Septembre prochain, dans tous les lycées, les lycées pro, de la cloche à la cloche, du début à la fin. Dans l'établissement, il y a pas de portable. Et ça c'est quelque chose qui va beaucoup protéger les enseignants, la communauté pédagogique.
Ça plus l'interdiction des réseaux sociaux sur les moins de 15 ans, c'est un vrai changement parce que vous serez plus confronté à ces types de situation. En parallèle dans la formation des enseignants, on a on est en train de mettre des modules justement formation à l'éducation, aux médias, aux réseaux sociaux et avec les rectorats, le ministre de l'éducation nationale qui est très engagé sur ce sujet va mettre en place des modules justement de formation. Mais en fait, on doit faire les deux.
On peut pas vous demander de tout faire aujourd'hui alors que vous êtes exposé à tout. C'est pour ça qu'il faut refroidir, si je puis dire les choses, protéger nos enfants et nos adolescents, recréer une norme nationale qui était trop ambigue, voir qui n'existait pas jusqu'alors. Responsabiliser les familles qui doivent jouer leur rôle.
L'éducation, c'est les familles, l'instruction, c'est vous. Et engager avec le périscolaire. Et ce qu'on va devoir faire dans les prochains mois, c'est aussi pour ça que je fais tous ces débats avec les associations, avec la communauté pédagogique, bah c'est de passer le message aux familles et de les responsabiliser parce que c'est pas vous qui pouvez tout gérer.
Voilà. Merci beaucoup. On va passer à présent à une question de Jules Citruc qui est ici et qui va vous interroger.
Monsieur le président, Jules Citru, je vous en prie. Bonjour monsieur le président. Je suis Jules Citruck.
Je viens d'être diplômé d'Hoc. Je suis membre des Southwinners, donc le groupe de supporters de l'OM dans le virage sud du stade Vélodrome et je suis le fondateur du Protis Club qui est une association qui recrute des jeunes dans tous les milieux sociaux de Marseille, quartier nord et sud pour leur permettre d'unir leurs forces au-delà des fractures, de révéler leur potentiel et de s'accomplir sur le plan personnel et professionnel. Ma question, elle va porter sur la réussite des jeunes parce que les réseaux sociaux, ils sont capables de créer le pire comme le meilleur.
Mais un jeune qui les maîtrise, il peut mettre en lumière ses idées et ses projets pour justement fédérer des soutiens, renforcer son impact et même être un une source d'inspiration pour tous les autres. Et euh et ma question c'est est-ce que votre engagement sur ce sujet qui est important et aussi votre engagement pour Marseille peut être l'occasion de repenser le modèle de d'éducation et d'enseignement supérieur pour intégrer cet aspect et apprendre aux jeunes à faire des réseaux sociaux aussi un tremplin de leur rayonnement et de et et des projets qui pourront entreprendre. Monsieur le président.
Oui mais ça vous l'avez parfaitement dit aujourd'hui. D'ailleurs, il y a beaucoup d'innovations dans nos réseaux sociaux. sont des relais aussi et parce que depuis tout à l'heure on parle, c'est normal, c'est un peu le débat des difficultés qu'on peut voir, ce qu'il faut réguler, mais je l'ai dit dès le début, c'est c'est ça peut être le meilleur aussi à côté du P et c'est euh ce sont des des réseaux qui permettent de connecter des talents entre eux, qui permettent à des jeunes ou parfois moins jeunes très inspirants, bah de trouver des relais, de partager leurs projets, de leur donner beaucoup plus d'impact et donc tout ça évidemment qu'on veut le développer.
Aujourd'hui, on a d'abord des formations qui se sont ces dernières années structurées et dans les différents plans qu'on a mis en place, on a encouragé nos écoles d'ingénieur, nos universités à développer ces projets et développer ses formations qui sur l'intelligence artificielle et les métiers qui sont liés, qui évidemment sur la partie plus marketing parce qu'au fond, on voit bien, il y a deux leviers, il y a le levier très technique et il y a le levier très marketing sur les réseaux sociaux. Il faut développer les deux compétences. C'est ceux qui réussissent très bien souvent ont les deux catégories de compétences.
Et donc évidemment qu'en même temps qu'on veut protéger nos jeunes et nos ados, qu'on veut les préparer en les protégeant, on veut ensuite qu'ils aient un rapport le plus positif possible et le plus critique au bon sens du terme possible sur ces réseaux sociaux, on veut qu'il puisse les utiliser pour des projets positifs, qui soient entrepreneur, qui soient sportifs. C'est aujourd'hui largement le cas. Je dirais qu'ils sont pollués par une négativité qui est encore sur ces messages qu'il faut pouvoir justement pousser.
Et je pense que notre objectif à tous, c'est de réussir au fond à remettre de la civilité dans ses réseaux sociaux. C'est-à-dire permettre à des jeunes ou des moins jeunes bah d'y pousser leurs projets, de faire connaître leurs projets, leurs ambitions, leurs talents, d'en inspirer d'autres et et de remettre à sa juste place la parole négative. Qui est de la critique, qui est du doute qui s'exprime ?
Oui. Que ce soit de la négativité permanente, que ce soit de la défiance, voire de la violence des inhibés, non. Et ça ça se fait pas naturellement pour les raisons que j'évoqué tout à l'heure parce que les réseaux vont vous pousser aux extrêmes si on les laisse faire tout seul.
Donc ça ne marche que s'il y a une discipline de groupe. Cette discipline de groupe ça s'appelle faire société et faire nation. C'est celle qu'on a aujourd'hui.
Si on se laisse aller de manière grégaire tous ensemble aujourd'hui, on va se crier dessus et se taper dessus très vite. On a une discipline de groupe, on se regarde face-àface, nous voyons nos visages, on a décidé d'avoir une discussion pendant 2 heures de temps, on a décidé ensemble d'avoir un même modérateur et on s'est donné des règles et on s'est dit, on va être peut-être d'accord, pas d'accord, mais on va essayer d'avancer ensemble. C'est pourquoi on peut pas faire ça sur les réseaux ?
Bien sûr qu'on peut le faire. simplement faut que les gens qui décident de se réattacher à cette règle soient collectivement plus nombreux et qui retrouve en quelque sorte la majorité. Donc je suis très favorable à ce que vous venez de dire président sur certains réseaux X par exemple, il est impossible de faire ce que vous nous pourrions imaginer là ce matin, discuter tranquillement sans être totalement d'accord et partager complètement ce qui est dit.
Euh vous avez annoncé vous pourriez quitter X, mais est-ce que finalement c'est pas un mouvement global qu'il faut lancer sur ces plateformes-là ou faut-il en y rester pour observer ce qui s'y passe et réguler ? Écoutez, d'abord, je sais pas dire et c'est pas à moi de donner euh une norme aux uns aux autres, mais je voudrais faire une distinction. D'abord, ça permet à des jeunes, des moins jeunes de faire connaître ou de connaître.
Donc il y a des intérêts, il y a un aspect positif. Ça permet à des gens de lancer des alertes, de partager. Bon, donc je mettrai pas tout dans le même sac.
Ce qu'on fait depuis tout à l'heure est très différent. Et de la même manière que j'ai fait une distinction entre tous les contenus qu'on a sur un réseau social et l'information, être sur un réseau social, envoyer des messages, les lire, scroller des contenus, ça n'est pas la même chose que mener un débat ou faire une délibération. Et ça c'est très important aussi mesurer.
Il ne ça ne fait pas démocratie les réseaux sociaux parce que c'est un avec la multitude mais il y a pas quelque chose de discursif d'une part et de respectueux d'autre part. Et ça c'est deux points très importants. La délibération qui est constitutive de la démocratie, c'est sur la place publique.
C'est ce que fait aussi une mairie. C'est ce qu'on fait dans des moments importants de la démocratie, dans nos débats télévisés, dans nos débats aussi sur les dans les places publiques. On nous sommes des femmes et des hommes.
On va être peut-être pas d'accord. On est à visage découvert, on se donne des règles de parole. On va essayer d'avancer sur des questions, des réponses.
On va opposer des opinions de manière respectueuse. Ce ça n'est pas ce que fait un réseau social et il n'est pas fait pour cela. Je le disais tout à l'heure.
Donc il faut pas déléguer la délibération démocratique aux réseaux sociaux. Ce serait une erreur. Par contre, on voit bien qu'on a sans doute un besoin de réinventer ces quadres délibératifs.
Je dis ça avec beaucoup d'humilité du grand débat en passant par les conventions citoyennes. Ce qu'on même on est en train de faire, c'est ce que j'essaie de faire mais on a besoin de ces endroits de délibération. Sinon, il y a rien entre la solitude et la colère qui explose.
La deuxième chose, c'est que le paradoxe des réseaux sociaux, c'est qu'ils accroissent la solitude. Et ça, on l'a sans doute pas mesuré parce que les gens vont du coup moins dans des lieux communs. C'est pas un hasard si ça prend 4h20 en moyenne par jour.
On va moins au café, on voit moins dans les associations, on lit moins, on va moins dans les clubs sportifs, on va moins tout ce qui remet du commun remet de la libération. Quand on va faire du sport dans un club, on rencontre des gens qui viennent d'autres milieux sociaux qui pensent pas comme nous. Et c'est là qu'on confronte les idées.
On a une délibération dans le vestiaire. On a une délibération dans le moment de convivialité après le match. C'est une délibération démocratique.
On est d'accord, pas d'accord. On en a au café, on en a sur la place publique, on en a dans l'association de portant telle ou telle cause dans laquelle on est engagé. Tous ces espaces de vie qui sont la trame d'une vie en société, qui nous sortent de la solitude, ils permettent de construire du commun et ils sont vitaux pour une démocratie.
Les réseaux sociaux, ils nous renvoient une solitude. Ah, j'ai des peut-être des millions d'amis, je les connais très peu. Mais en fait, quelle structure ils ont ?
Ce sont plutôt des gens qui me suivent ou que je suis. C'est-à-dire qu'il y a un énorme biais, c'est généralement des gens qui pensent comme moi. Et donc, j'ai très peu de délibération de controverse.
J'ai sélectionné les gens qui pensaient comme moi. Les gens qui sont venus me voir, c'est des gens qui pensaient déjà comme moi. On n pas beaucoup de délibération.
Et donc, vous avez constamment un biais de confirmation. C'est-à-dire que vous allez dans les réseaux sociaux avoir tendance à être surexposé à des contenus qui pensent comme vous puisque c'est des gens qui vous suivent. Et ça, on le mesure pas assez.
Donc si vous êtes un peu sceptique, par exemple sur le vaccin, c'est des gens qui sont un peu sceptiques comme vous qui vont se mettre à vous suivre puis ils vont vous partager tous les contenus des gens un peu sceptiques comme eux. Très rapidement, on va se retrouver à 3000 sceptiques sur le vaccin. Assez rapidement, on devient complotiste.
C'est exactement ce qui se passe. Bilan des courses, vous avez dans beaucoup de catégories de la société un recul par exemple du taux de vaccination parce qu'il y a des gens qui croient très sincèrement que c'est dangereux. Alors que ils allaient au café, il parlaient à la sortie d'école ou dans leur association, ils s'étaient confrontés à d'autres gens qui leur disaient "Là tu dis n'importe quoi, je t'assure, tu as été voir, tu connais quelque chose, toi tu as fait de la virologie, tu as vu un tout bib et cetera et puis il y avait une contradiction.
Les réseaux sociaux ont ça que ils vous enferment dans une solitude et entre la solitude et la et le la multitude des réseaux, il y a pas cette mixité, il y a ces bulles cognitives, il y a l'algorithme et la bulle et donc ça vous enferme dans un biais. Et donc je crois très profondément qu'on a besoin de recréer des lieux de délibération mais de considérer que on doit aussi discipliner notre rapport au réel qui ne peut pas passer par ces réseaux. Vous nous dites en creux de quitter X quand même ou de laisser X de Non parce que je crois la liberté.
Je crois que tout ce qu'on fait là c'est la je vais vous dire c'est la force des démocraties. C'est d'être libre transparente et d'avoir l'esprit critique. Un régime autoritaire ou totalitaire il interdit ces réseaux.
La Russie régime autoritaire, elle interdit ses réseaux, elle les utilise pour nous faire pour nous rendre fou. Nous, on doit pouvoir interdire des choses quand c'est très grave, mais faut définir les règles conformément à notre constitution. Je dis les jeunes, c'est très grave.
Je dis quand c'est totalement faux, c'est un contenu illicite, c'est très grave. Pour le reste, c'est quoi le paris de la République ? c'est l'éducation, l'esprit critique.
Et donc moi, je crois que collectivement, on doit avoir l'intelligence ensemble de se dire d'abord, de prendre le recul, de se dire peut-être que c'est bien ces réseaux sociaux pour telle et telle chose, mais je vais leur donner moins de temps de ma vie. Je vais remettre du temps à la lecture, je vais remettre du temps dans les associations, remettre du temps dans du commun différemment et puis peut-être les gens vont décider de sortir. Mais je préfère que ce soit le choix libre de nos concitoyens qu'une injonction qui vient d'en haut.
Mais le travail qui consiste à éclairer comme on est en train de faire à réveiller l'esprit critique, c'est ça, je crois le travail de la République. Merci Thomas Kergjan qui est ici et qui va poser une question et qui a un micro. Présentez-vous s'il vous plaît.
Bonjour monsieur le président, je suis Thomas Cargent, le dirigeant de Mail in Black, une société de cybersécurité leader en France sur le les PME qui est basé à Marseille. Notre mission donc de développer des intelligences artificielles pour protéger 2 millions et demi de d'Européens aujourd'hui contre des milliards d'attaques par an venant de l'email, du web, des mots de passe usurpés, des comportements des utilisateurs de leur éducation. Alors avant la Frenchtech, j'ai eu le bénéfice de pouvoir avoir aujourd'hui deux perspectives.
Avant la Frenchtech, j'étais gaffemme et à l'époque de Microsoft. Donc, j'ai pu voir de l'intérieur le niveau de sérieux de la politique industrielle américaine quant au numérique. On en parle depuis tout à l'heure sous différentes dimensions.
Ce que j'ai pu observer, c'est une une détermination qui n'a rien à voir avec du du libre échange, du libéralisme et qui est totalement caractérisé par une volonté de construire un leader mondial. Je parle, je ne parle pas ici seulement des appuis en recherche et développement, de la commande publique, de des lois extraterritoriales que vous avez évoqué tout à l'heure, également du du prosélitisme, du patriotisme judiciaire que j'ai pu voir euh euh des certains acteurs français concurrents être euh se retrouver exposé. Ma question est donc simple.
Aujourd'hui, dans ce dans ce dispositif là, dans cet environ cette arène mondiale là, est-ce qu'on a l'intention pour pourquoi ne joue pas à Armégal finalement avec les États-Unis ? L'État a fait énormément déjà et je tiens à le souligner et je vous en remercie, grand défi cybersécurité, France 2030, France Relance 2030 et cetera. Donc énormément de choses ont été faites et il faut il faut être très reconnaissant.
Toutis, mon mon observation est que je sens une détermination très forte des États-Unis, je pourrais dire la même chose de la Chine aujourd'hui euh quant à la constitution de leader mondiaux en cybersécurité. Merci beaucoup. Vous répondez peut-être à cette question la parole pour moi du combat européen.
On s'est pas construit comme ça au début. C'est le c'est la MU qu'on est en train de faire. L'Europe c'est une invention géniale des cette dernières décennies.
On l'a fait d'abord pour plus faire la guerre. Ça a marché. C'était jamais arrivé aussi longtemps.
Ensuite, on l'a fait pour créer un marché commun. Ça a marché. On a créé de la prospérité et cetera.
On ne s'est jamais pensé comme une puissance. Et donc, on a mis le consommateur au centre et on est une puissance ouverte. Mais je vais vous dire, ça ne marche plus.
Et moi, c'est le combat que je mène depuis quelques années et je dirais encore plus depuis 2020 parce qu'on s'est pris des coups de boutoir massifs des Américains et des Chinois. Les Américains, ils ont mis l'inflation Reduction Act. Ils ont dit "On va aider les boîtes qui viennent chez nous, on s'en fout si les Européens réussissent ou pas." Et c'était pas le président actuel hein, c'est le prédécesseur.
Là maintenant, ils nous ont mis des tarifs terribles parce qu'ils disent "Nous, on est une puissance." Les Chinois, ils surproduisent, ils surproduisent, ils ferment leur marché domestique et ils disent "On arrive chez vous." Bilan des courses, ils ont explosé leurs excédents commerciaux avec nous et nous, on est au milieu, on est les seuls à être une puissance ouverte plutôt à être un marché ouvert.
On n'est pas une puissance. Si on veut avoir la détermination que vous décrivez qui est celle que je partage totalement, pour moi, c'est la clé de la bataille économique industrielle qu'on doit mener pour l'Europe dans les années à venir, mais ça commence maintenant, c'est simplification et ça rejoint ce que disait monsieur. Les règles sont trop complexes et surtout elles sont trop différentes.
La simplification, c'est tout ce qui entrave l'innovation, il faut l'alléger et surtout il faut enfin créer un marché unique. Vous quand vous créez votre entreprise de cyber, vous avez un marché de 60 millions d'habitants. 68 millions d'habitants la France.
Puis vous vous battez avec 27 régulations. Le marché unique, c'est vous donner un marché domestique de 450 millions d'habitants comme aux États-Unis. C'est pas le cas aujourd'hui.
Donc l'intégration du marché unique est clé. Deux, c'est l'innovation. Les Américains mettent beaucoup plus d'argent public et privé sur l'innovation et donc avoir un budget européen beaucoup plus fort en terme d'innovation et un marché des capitaux européens enfin intégrés qui permet de financer l'innovation. ce qui est pas du tout le cas chez nous.
Et donc ça c'est le cœur de la réforme des 6 prochains mois. Et trois, ça paraît être un gros mot, mais la protection aujourd'hui il n'y a aucune protection en Europe de ces acteurs. Ce que vous avez très bien dit et c'est pour ça c'est une bataille qui est complètement actuelle.
On est en train de se battre, c'est vraiment la France pour avoir une préférence européenne ou un contenu européen par exemple dans l'automobile par dans et dans différents secteurs. Beaucoup en Europe sont encore contre parce qu'il préfèrent acheter des sous-traitants chinois. C'est moins cher mais c'est une vue de courte terme de court terme de courte durée.
Si on n' pas une préférence européenne, un contenu européen mais comme l'ont les Américains sur le marché NAFTA, l'Amérique du Nord, il y a pas dans les grands secteurs un seul de ces secteurs qui n'a pas défini un contenu régional. Et après, vous pouvez rentrer parfois quand vous êtes non nafta ou non Alena, c'est-à-dire Canada, Mexique, États-Unis, mais si le contenu a été respecté chez nous, c'est pas du tout le cas. Donc on a commencé sur l'industrie de défense à le faire et on a réussi à imposer des règles.
Là on veut le faire sur l'automobile et on veut le faire sur tous les secteurs et sur les secteurs numérique et il a on se bat pour une préférence européenne. S'il y a pas de solution européenne qui existe, d'accord pour acheter non européen. Si ça existe en européen, les acheteurs publics comme les acheteurs privés doivent favoriser les solutions européennes et avoir un contenu européen qui est protégé.
Sinon, on narrivera jamais à être une puissance. Donc voilà la clé de la bataille. Mais vous avez parfaitement raison. simplement, c'est un peu un réveil géopolitique qu'on est en train d'opérer et ça il faut le faire à marche forcé parce qu'en fait la situation économique a aujourd'hui une pression maximale.
Merci beaucoup monsieur le président. Une dernière question de cette 3ème partie Pierre Grand Dufet, vous avez un micro. Je vous en prie.
Pierre Grandfé. Merci. Bonjour monsieur le président.
On parle beaucoup de souveraineté en matière d'intelligence artificielle mais la vraie souveraineté ce n'est pas seulement la maîtrise de la technologie, c'est leur appropriation par le plus grand nombre. Or, vous le savez, aujourd'hui une large part de la population ne connaît pas l'IA et cette fracture numérique va alimenter mécaniquement la fracture sociale. L'école ne pourra pas former tout le monde ou pas assez vite.
Alors, j'ai une idée que je vous soumets. Je propose la création d'un de campus urbain ouvert à tous, porté par les acteurs locaux avec des formations très courtes. pas pour créer des ingénieurs, il y a des écoles pour ça, mais pour sensibiliser, pour désinhiber, pour expliquer et pour montrer au plus grand nombre, à toute la population et surtout à la population la plus défavorisée que l'IA n'est pas magique et qu'elle n'est pas réservée à une élite.
Ma question est simple. Que pensez-vous de cette vision ? Et l'État est-il prêt à accompagner et soutenir ce type de projet territoriaux pour faire de Marseille la capitale au moins méditerranéenne de l'IA inclusive d'une IA performante et populaire ?
Merci beaucoup Pierre Grand du fait. Monsieur le président, je vous laisse répondre avant de passer à la 4è. Oui, vous avez parfaitement raison.
On parle souvent de la Tout est important. Il faut des capacités de calcul, des infrastructures. Il faut des acteurs ensuite de l'intelligence artificielle.
Il faut des secteurs dans lesquels ça va se diffuser. Mais la question de ce qu'on appelle l'adoption de l'intelligence artificielle, elle est clé. Elle est clé d'un point de vue économique et social.
On a tenu il y a quelques semaines au Grand Palais le premier sommet adopte a justement en la matière. Elle est clé parce que on peut avoir les meilleurs champions de l'IA. Le premier point sur le plan économique c'est que nos entreprises et d'ailleurs ça va nos artisans à nos grands groupes l'adoptent.
C'est-à-dire en tir les bénéfices en terme de productivité, d'amélioration de leur performance. C'est fondamental pour avoir une économie qui produit plus vite et plus fort. Et la première distinction entre les pays, c'est clé pour les Européens, elle se fera là-dessus.
Il y a des pays peuvent avoir des champions. Si vous avez pas le marché, les champions partiront. Et donc l'adoption en terme d'IA, elle est fondamentale mais elle est aussi fondamentale pour que on améliore notre productivité, notre compétitivité, qu'on crée plus de richesse.
Ça ça suppose de former des artisans, des patrons et des collaborateurs de PME, des PE et là nos réseaux consulaires jouent un rôle très important, les services de l'État, nos carrefour de l'entrepreneuriat comme on a à Marseille développé, c'est absolument fondamental. Et puis à côté de ça, vous avez la fracture sociale. Vous avez parfaitement raison.
Et il en est de l'IA comme des réseaux sociaux et de l'accès au numérique. Les plus âgés, les plus défavorisés sont souvent plus loin de ces pratiques. Et donc il faut pouvoir, on l'a fait ces dernières années avec des médiateurs, avec des actions, aller vers et encourager toutes les initiatives qui permettent de former.
L'école est un levier, mais il faut pas tout mettre sur le dos de l'école. L'école, elle doit permettre de sensibiliser, elle doit d'abord l'école transmettre des savoirs fondamentaux, un esprit critique, une confiance en soi et justement une bienveillance. Pour le reste, c'est aussi tout le reste de la société de faire.
Et donc oui, dans la stratégie IA qui est la nôtre, il y a tout un volet adoption avec une partie sociale qui est d'encourager des initiatives comme la vôtre. Donc banco, on a à Marseille ces dernières années fait beaucoup. J'ai évoqué nos carrefour de l'entrepreneuriat.
Je veux remercier tous les acteurs qui sont là qui ont fait beaucoup. On a été prendre beaucoup de jeunes d'ailleurs souvent des quartiers les plus défavorisé. On les a amené vers des formations, vers l'entrepreneuriat et très souvent vers des métiers numériques.
Et il se trouve que on arrive vers les métiers numériques et les compétences numériques à amener beaucoup de jeunes qui parfois d'ailleurs n'avaient pas de compétences académiques. Et donc c'est aussi un élément de rattrapage, d'accélération. Et donc sur ce sur ce volet là, toutes les initiatives et l'école 42 à laquelle vous êtes, c'est un je crois c'est un formidable exemple de ça parce que c'est un test, il est non académique entre guillemets, hein, c'est la piscine si je me souviens bien.
On sélectionne comme ça de manière sur des compétences propres et puis chacun peut y aller. Et toutes ces initiatives là sont très bonnes. Et donc sur le volet économique comme social, l'adoption, la diffusion de l'IA, c'est une bataille aussi importante et a menée en parallèle que celle de la super innovation.
Merci monsieur le président. On va ouvrir la 4e et dernière partie de de cette rencontre. Elle nous paraissait évidente, pertinente un mois après l'exécution de Médic Sassie alors même que le Marseille est confronté plus que jamais aux dérives du narcotrafic.
Vous avez beaucoup échangé sur le sujet, vous êtes beaucoup intervenu sur le sujet. Et donc notre 4e partie s'appelle l'impact des réseaux sociaux face aux violences et au phénomènes de criminalité organisée. Vous êtes très attendu monsieur le président sur ce sujet ici à Marseille avec nos questions évidemment.
Fadela Widef, présentez-vous et vous allez poser votre première question. Euh bonjour, je m'appelle Fadéla, j'habite, je suis associative, j'habite dans les quartiers nord de Marseille dans le 14e arrondissement. On s'est déjà rencontré lors de votre visite.
On avait échangé malheureusement toujours sur sur ces thèmel. Et euh aujourd'hui, bah je vais vous poser ma ma question concernant les réseaux et le lien entre les réseaux et le narcotrafic pour le coup. Donc aujourd'hui, il est évident, il est évident que les réseaux sociaux jouent un rôle aussi central que les points de deal traditionnels dans pour les trafiquants.
Euh le recrutement via les applis, les moyens semblent insuffisants. Pourtant, il faut des moyens pour lutter contre la DZ mafia et autres réseaux sur les réseaux autant que dans les quartiers. Dans les 13e et 14 arrondiss dans les 13e et 14e arrondissement, seuls 22 23 policiers seraient déployés sur un sur le terrain pour une population de 140000 habitants.
Comment vouloir que la police soit efficace sur les réseaux et sur le terrain dans de telles conditions sans se mettre elle-même en danger ? Merci Fadouvre. Je vous propose, monsieur le président, peut-être de répondre à cette première question qui est importante.
Il y en aura d'autres bien sûr. Merci beaucoup. Merci madame et vous l'avez dit, on a tous une pensée pour la famille Kessassi, sa maman, ses frères et sœurs et après le drame qui s'est passé et je veux ici vous dire qu'en ayant cette pensée, c'est aussi une pensée de combat que j'ai et je sais l'engagement que j'ai pris à l'égard de sa de sa famille.
Si vous me le permettez, je voudrais avoir une réponse un peu un peu complète sur la lutte contre le narco. D'abord, elle a pas commencé hier quand on s'est vu, on avait déjà commencé le combat. et j'essayie de tenir les engagements que j'ai pris.
Il y a quelques années, on a lancé une mobilisation général contre le narco parce qu'on a vu que les trafiquants s'organisaient, que ça prenait une autre démension. On a créé ce qu'on a appelé l'Ofaste qui a été un organisme national qui a permis de mettre des moyens qui étaient jusqu'alors complètement séparés, police, gendarmerie, pour aller traquer les réseaux partout sur le territoire national. dans le 13e et 14e que vous évoquiez, j'étais là en 2021 au commissariat, j'ai pris un engagement.
Tout à l'heure, dès que je vous aurais quitté, je serai dans le même commissariat parce qu'on a investi, on a créé, on a réinvesti. Et je vais vous dire que surtout on a remis des moyens. Je je préf pour vous donner les chiffres, mais c'est pas du tout cela.
On a sur ces dernières années, conformément aux engagements que j'ai pris, mis 500 policiers en aide en plus sur Marseille. Ce qui prenant en compte les départs fait pardon 500 policiers en plus qui prenant en compte les départs fait 300 policiers en net en plus 500 en plus 200 départs. Il y a plus 300 fonctionnaires de police sur la plaque marseillaise avec une action de harcèlement permanente on a mobilisé mobilisé mobilisé et on a d'ailleurs dit à chaque fois point de deal par point deal on les a diminué par deux les points de deal physique.
Le taux de suivi s'est multiplié par 3. Donc c'est très dur à entendre quand on a vécu ce qu'on a vécu là. Et on pense aussi vous l'avez vous avez évoqué un drame récent aussi madame le proviseur tout à l'heure mais on lâche rien et je veux saluer la mobilisation des préfets, l'ensemble des équipes de sécurité des magistrats qui sont là.
Là on est passé à une deuxième étape. On a fait la loi narcotrafic et on a dit on met en place un étatmajor national un parquet national qui sera installé le 5 janvier. On remet des moyens et là on remet sur Marseille des moyens parce qu'en fait plus on crée plus on poursuit.
Vous pourrez me poser la suite, vous inquiétez pas président, allez-y. Plus on poursuit, plus en fait on a on en a qui arrivent dans les tribunaux et donc là on remet des salles d'audience, on remet des magistrats. On en a déjà créé ces dernières années plusieurs dizaines.
Donc on va rien lâcher. On doit pilonner. Maintenant on doit s'adapter aussi à la pratique.
Soyons clair. Vous avez parfaitement raison. Les réseaux sociaux sont devenus au fond des lieux de trafic.
Donc qu'est-ce qu'on veut faire ? Un, on va les chercher. On met leur responsabilité en cause, nous on engage le dialogue.
Aujourd'hui, on a des moyens qui sont très limités. On va les on va les chercher. On va vous leur dire là-dessus, vous êtes en train de recruter des jeunes, vous mettez en danger la vie des autres.
Une fois sur deux, on arrive à faire le retrait. une fois sur deux, ils nous disent c'est pas c'est c'est dans nos conditions de vente. Donc on va changer la norme européenne pour pouvoir les poursuivre, mettre en cause leur responsabilité et les attaquer.
Ce qui est aujourd'hui très difficile pour nous. Premier point. Le deuxième point qui est absolument fondamental, c'est les têtes de réseau.
H et c'est ce qu'on est en train de bouger, c'est que vous avez fait référence à quelques réseaux bien connus. On est aujourd'hui en train de tout secouer. Le garde des saut a fait plusieurs visites diplomatiques.
Le directeur national de la police judiciaire, moi-même, j'en ferai dans les prochains jours, pour aller chercher dans les pays où sont les têtes de réseau de la coopération pour pouvoir saisir leurs biens, pour pouvoir arrêter les têtes de réseau, nous les restituer. C'est la clé de tout ça. Et nous, on a durcit notre position en faisant quoi ? ces quartiers de lutte contre la criminalité organisée en les mettant justement dans des quartiers super sécurisés où on s'assure qu'il y a plus aucun portable, plus aucun contact et où il y a un niveau de sécurité d'encadrement qui est absolument inédit dans les prisons françaises.
C'est ce que le garde des SAAU a annoncé il y a quelques mois. Donc là le dispositif, on resserre, on resserre, on resserre. Mais il faut être clair, à mesure qu'on sert, ils vont continuer de réagir.
À mesure qu'on sert, ils vont continuer d'intimider. C'est ce qu'ils ont fait avec MDI. Donc la route sera longue.
La route sera longue. La route sera longue mais on doit rien lâcher. On a des résultats.
C'est parce que on est en train de pilonner qui fait ça. Et laissez-moi juste avoir un dernier point parce qu'il y a souvent un absent dans ces discussions et je le dis ici pour tous ceux qui sont là et pour les lecteurs. Rien de tout ça n'arriverait s'il y avait pas des gens qui gentiment achètent de la cocaïne, du ha et cetera et cetera.
Et moi, j'en ai ralbol d'avoir des jeunes qu'on pleure et dans des quartiers d'avoir d'autres gens qui considèrent que c'est festif d'aller acheter de la drogue et qui sont généralement pas des mêmes milieux sociaux. Alors, il y a quelques années, on disait, il faut qu'il y ait une poursuite pénale. Comme on arrivait pas à faire une poursuite pénale, ça prenait un temps fou parce qu'il fallait ramener au poste et cetera, on a mis en place, c'est une innovation des dernières années, une amende forfaitaire délicellectuelle. tout de suite, on peut vous mettre l'amende.
Ça a permis de commencer à avancer les choses. Mais maintenant, on va changer drastiquement sur deux trucs. Un, les procédures de recouvrement.
On va mettre des commissaires de la République pour aider les finances publiques, la justice à les recouvrer parce qu'on a des taux de recouvrement qui sont pas satisfaisants. De on va le passer à 500 € l'amende. 500 € parce qu'il faut taper au portefeuille ce qu'on attrape avec de la drogue en vie.
Parce que ça n'est pas festif de se droguer. C'est pas la même chose que des choses qui sont licites. Il y a ce qui est licite et illicite dans une démocratie.
Il faut juste que toute personne qui consomme de la drogue se dise bien qu'elle alimente aujourd'hui le narcotrafic qui fout nos villes et nos quartiers en l'air. Si on dit pas ça clairement aux gens, on se trompe de cible. Merci beaucoup.
Très court. Alors attendez. On va laisser passer les applaudissements et puis question très courte Fad.
On m'entend. Oui. Du coup, je rebondis sur la deuxième question qui avait prévue.
Le volet judiciaire et le volet répressif, c'est très très important mais on voit les budgets des services publics diminuer drastiquement. les centres sociaux, les missions locales qui sont une part importante voire essentielle de la lutte contre le trafic euh perdre beaucoup. Euh sur la ville de Marseille, on a de la chance avec la ville qui ajoute 1 million et demi de plus par an, mais on a la métropole et la région qui diminue voire supprime leur aide.
Monsieur le président, nous av nous n'avons pas besoin de vous rappeler l'importance du service public dans les quartiers populaires. Donc pourquoi pas dans le cadre des de Marseille en grand de Marseille en grand, pourquoi ne pas inclure le financement des centres sociaux qui sont euh une part qui et et tous les autres services publics qui souffrent dans les quartiers et des associations qui œuvrent à mettre en place la politique que vous voulez pour nos quartiers. Je sais que Marseille vous est cher.
Vous êtes venu nous voir dans des quartiers où les présidents ne venaient pas, où personne ne se déplaçait mais les services publics souffrent. Je suis administratrice d'un centre social qui voit ces subventions diminuer d'année en année et alors qu'on est censé être représentatif de la France et de toute sa force. Monsieur le président, alors merci beaucoup.
Vous avez raison que à côté de l'aspect répressif, il y a le côté préventif et éducatif. Il est très important. C'est aussi pour ça que j'ai demander qu'on mette en place des campagnes massives de prévention pour expliquer aux jeunes aux moins jeunes les ravages de la drogue et pour sensibiliser comment on a su le faire sur la sécurité routière sur la question de la drogue et du narco.
Ensuite, je vais me permettre de vous dire que sur Marseille, je vais rendre beaucoup de jaloux mais Marseille en grand, c'est un plan qui n'a pas d'équivalent. Il y a aucune ville qu'on a accompagné de la même manière. Et donc à Marseille, on a et on a déployé les 2/33 des montants auquel on s'était engagé.
C'est-à-dire qu'il y a plus de 3 milliards d'euros en plus de tous les fonds des financements normaux qui ont été mis sur Marseille. Plus de 3 milliards d'euros et sur des compétences qui sont pas du tout des compétences de l'État normalement. C'est-à-dire les écoles, on en a déjà plus de 87 qui sont engagés.
Il y a pas une autre ville de France où l'État finance des écoles qu'à Marseille. Pas une autre. Donc après, je suis pas là pour faire le procès de vos collectivités locales, mais l'État peut pas se substituer aux associations municipales ou départemental ou régionale.
C'est c'est à vos collectivités de le faire. Je peux vous dire une chose, on a mis sur l'école à Marseille pour la prévention et l'éducation un montant inédit, pédagogique et bâtimentaire. Mais aussi et surtout puisque vous me parlez de la prévention, quand on a lancé Marseill en grand, il y avait un besoin cruel de service de santé dans les quartiers nord. sur la santé à Marseille, pas que sur les quartiles partout, on met État plus de 800 millions d'euros.
On change un hôpital militaire qu'on va remettre l'avran qui va être ouvert à tous. La Timone, c'est une révolution et toutes les collectivités sont là. Votre département et votre région aussi à côté de la ville. la maison des femmes ouverte et on a ouvert sepensaires en particulier sur les quartiers nord et en centre-ville sepensaires.
Il y a aucune ville où on a fait ça. Donc cette politique, l'État est bien derrière y compris sur le volet prévention. Merci monsieur le président.
J'en profite très bon dossier sur Marseille en Grand dans la Provence ce matin. Oui. Qui fait aussi la une, monsieur le président, bah on est un peu chez nous, on fait la séquence promotion, voyez-vous.
Nos équipes sont là aussi, elles ont tevré. Vous êtes d'ailleurs, je crois, à la une, voyez. Le journal est sous les yeux.
Euh, on va une petite question, monsieur le président, peut-être sur la collaboration entre les plateformes et la justice. On a évoquer tout à l'heure certaines plateformes qui sont le support les supports de nombreux trafics euh de drogue. Est-ce que la justice peut aller beaucoup plus loin et contraindre à cette collaboration ?
Parce que on sait que on l'a dit, des jeunes sont recrutés euh sur les réseaux sociaux, la prostitution des jeunes aussi sur les réseaux sociaux lié au trafic de drogue. Comment la justice peut aller un peu plus loin, plus loin encore ? Ce que que ce que vous avez indiqué à l'instant ?
Alors, c'est un sujet très compliqué parce qu'il n'est pas que réseaux sociaux. Ouais. Et c'est pour ça aussi que je veux pas faire de caricature.
C'est un sujet qui est réseaux sociaux et messageries cryptées. Aujourd'hui, ce qui est vrai, c'est que les trafiquants utilisent certains réseaux sociaux, certains en particulier qui ont des messageries plus instantanées avec des messages effaçables pour vendre à leurs clients. Là, on n pas une des dispositifs qui sont assez efficaces.
C'est ce qu'on est en train de bouger. On peut avoir leur coopération pour lever les identités et aller chercher les gens en judiciaire, mais le temps du judiciaire, vous le savez bien, il est très lent et donc ça vient des mois, parfois des années après parce que tout ça est engorgé. On n' pas de l'immédiateté aujourd'hui et ce qu'on est en train de changer, c'est de pouvoir activer beaucoup plus vite et surtout pouvoir couper.
Et ça, faut pouvoir durcir les règles. Ça c'est un combat en cours. À côté, il y a le recrutement.
Le recrutement, c'est beaucoup plus insidieux. C'est très dur parce qu'il passe parfois par des codes de dire c'est c'est totalement interdit ou pas parce que c'est des messages qui sont beaucoup moins clair, beaucoup beaucoup plus gris mais surtout si on les chasse de certains réseaux sociaux ils vont aller sur des messageries cryptées et les messageries cryptées c'est totalement autre chose. Et donc ce qu'on est en train de faire là, c'est de bâtir d'abord des protocoles de coopération, mais aussi c'est tout un dialogue qui a entre nos services de renseignement avec les juristes parce que évidemment faut protéger les libertés publiques et les libertés individuelles.
Vous avez pas envie d'être dans une société du du 100 % de contrôle. Mais pour pouvoir en effet aller observer ses ses comportements, voir les messageries qui ne coopèrent pas et aller recruter pardon recruter aller repérer ceux qui se font recruter mais surtout les recruteurs. Donc ça c'est un point sur lequel on s'est amélioré.
C'est un point sur lequel grâce à nos services enquêteurs et je veux rendre hommage au travail de la police judiciaire, de tous nos services de police, des service de renseignement qui opère sur le sol national et international et nos magistrats, on a fait beaucoup de progrès mais on a un problème de rapidité d'action et d'immédiateté et donc pour ça on doit changer les règles et on doit aller beaucoup plus vite à la source. Merci beaucoup. Il y a encore deux questions pour terminer.
Vous avez parlé tout à l'heure du PNACO hein, le parquet national qui va s'installer. Beaucoup ici réclament une antenne marseillaise. Est-ce que vous pourriez nous l'annoncer aujourd'hui ?
Non. Alors euh profitez-en que vous pouvez le faire à la Provence, on est tous là. Non, mais je vais vous dire, il y a Marseille est une, vous savez la priorité.
On veut de l'efficacité. Donc c'est un parquet national, il est à côté de l'état-major national de la lutte contre la criminalité organisée qui a été mis en place. Ça marche s'ils sont proches.
Il y a une très forte antenne marseillaise. Il y a une tradition d'une très forte PJ marseillaise. Ce qu'il faut que vous compreniez, c'est qu'en fait l'efficacité pour filer la métaphore footballistique, faut que la balle circule, faut que le ballon circule, faut du harcèlement sur le trait local, c'est-à-dire faut casser du point de ville le trait local dès qu'il s'installe.
Faut de la présence policière. C'est pour ça qu'on a remis des effectifs de policiers et de magistrats. Faut du suivi local, mais faut tout de suite surtout que l'affaire soit reliée à à du national et de l'international s'il y a du sens.
Et il se trouve que Marseille, c'est ce qui fait tant souffrir cette ville parce que c'est un port, parce que c'est une ville ouverte sur le monde. Elle est l'épicentre de réseaux internationaux qui ont leur tête de réseau dans plusieurs pays méditerranéens. Certaines de leurs têtes de réseau, ils sont dans nos dans nos prisons et dans nos quartiers de lutte contre la criminalité organisée et après ils ont des victimes qui sont dans nos quartiers, ils vont les chercher et parfois ils vont les recruter même dans des villes à l'extérieur.
Donc la clé c'est la rapidité, l'interconnexion entre tous. On a une seule équipe et vous inquiétez pas, qu'elle soit à Marseille, qu'elle soit à Paris, qu'elle soit déployée d'ailleurs dans les postes qu'on a à l'étranger sur les différentes capitales des pays concernés, on agit tous ensemble pour très vite démanteler ces réseaux. Là, on a une bataille et il faut bien le dire, il y a une guerre qui a été lancée contre ces réseaux qui aujourd'hui tuent des jeunes innocents pour intimider, veulent faire peur tout simplement parce qu'ils veulent remplacer l'ordre public.
Ils veulent la loi du plus fort, ils veulent la loi des narcos. Il y a aucune chance qu'elle gagne. Merci beaucoup pour ce message.
Deux dernières questions, on est vraiment dans les temps. Et votre mot de conclusion, monsieur le président. On va passer la parole à Mohamed Penmedour.
Allez-y, votre question s'il vous plaît. Bonjour monsieur le président de la République, Mohamed Benedour, médiateur de rue pour l'association APIS. Mon travail, il consiste à aller directement sur le terrain, de jour comme de nuit dans les quartiers sensibles en pied d'immeuble sur des points de revente de trafic de stupéfiant, de créer du lien, du dialogue avec les jeunes, les habitants afin de les dissuader pour certains de basculer dans la délinquence. et pour les habitants pour régler les tracas du quotidien.
Nous nous étions rencontrés le 1er septembre 2021 à la cité Bassin. Je vous avais préconisé deux choses, monsieur le président. Le suivi du plan Marseille en grand et l'éducation.
Et c'est sur justement sur l'éducation que je veux revenir. Pourquoi ? Janvier 2024, je suis avec un groupe d'adolescents à la cité du parc Corau.
Je décide de les faire visiter le musée de la moto. En sortant du musée de la moto, nous tombons sur le corps d'une jeune femme calcinée. Quelle a été la réaction de ces jeunes-là ?
Sortir instantanément instantanément pardon leur smartphone, filmer et diffuser sur les réseaux sociaux. diffuser sur les réseaux sociaux le corps carbonisé d'une jeune femme. Pas plus tard qu'hier soir, j'étais avec le papa d'Abdrahim qui souhaiterait vous rencontrer.
Il me disait "Mohamed, est-ce qu'il y a d'autres vidéos de mon de mon fils qui circule sur les réseaux sociaux ?" Ma question, elle est toute simple. Monsieur le président de la République, aujourd'hui je suis sur le terrain, j'ai créé un projet médiation nomade qui est peu suivi.
Quels sont les moyens loués pour la prévention ? On a très très peu de moyens, je vous l'affirme, pour la prévention de la délinquence aujourd'hui à Marseille. Monsieur le président, monsieur le président, merci beaucoup et merci à vos associations.
Une fois encore. Avez dit c'est par des associations comme la vôtre que j'ai vu à chaque fois que je suis passé à Marseille et qui ont été au cœur d'ailleurs de de l'édification de Marseille en grand qu'on arrive à reconquérir. Ça se fera pas du jour au lendemain et je sais qu'il y a parfois de la fatigue.
Vous avez tout à l'heure, c'est dur, c'est long. Mais on doit absolument rien lâcher dans ce combat. Ce combat, il commence dans les familles et c'est tout ce qu'on continue de porter avec les 1000 premiers jours.
Si on lâche les trois premières années de la vie d'un enfant, c'est c'est absolument terrible. Et donc le combat, l'accompagnement des familles, la parentalité, c'est clé. Ensuite, c'est l'école.
C'est pour ça aussi qu'on veut protéger nos écoles du portable des réseaux sociaux. C'est des dispositions qu'on est en train de prendre et qui sont clés parce que les jeunes que vous décriviez, si on les avait habitué à pas avoir un portable tout le temps, à pas être sur les réseaux sociaux tout le temps, ils auraient pas ce réflexe. Et donc l'école qu'on doit consolider, la formation de nos profs, l'accompagnement, les moyens qu'on leur donne.
Le troisième, c'est l'accompagnement avec la ville, la métropole, le département, la région, tous les acteurs de tout le tissu associatif pour pouvoir du sport à l'éducation, à la prévention, comme d'ailleurs le disait madame avec les centres sociaux, se dire que la vie d'un jeune, elle s'arrête pas aux portes de l'école. Moi, c'est pour ça que je crois énormément à nos comités locaux de la fondation, nos CNR locaux qu'on avait mis en place ces dernières années et je regrette d'ailleurs qu'ils aient pas été suffisamment mobilisés. Ils ont super bien marché à Marseille.
Ce qu'on a fait avec Marseille en grand sur l'école, vous vous souvenez peut-être, j'avais dit septembre 21, on y va, je voudrais 50 écoles. On a largement dépassé les 50. Ça c'est sur le plan pédagogique.
C'est au-delà des on a plus de 80 écoles qui sont en train d'être rebâtises, refaites. Ça c'est la rénovation. Mais surtout, on a lancé des projets pédagogiques.
Ces projets pédagogiques, c'est formidable. C'est-à-dire qu'on a des enseignants avec des directrices et directeurs d'établissement, les parents d'élèves, les associations qui bossent ensemble, qui se sont mis autour de la table pour construire des actions pédagogiques communes et faire de la prévention. C'est du c'est je peux dire à tricoter chaque jour.
Donc on ne lâchera pas dans le cadre de de Marseille en grand le volet éducation. C'est un des sep volets clés. Il est d'ailleurs il peut être suivi en toute transparence.
Tous ses volets, on a mis un site en ligne qui est maintenant public. Vous pouvez y aller hein. Il s'appelle comment le site ?
C'est sur le site de l'Élysée. On a Marseille en grand. Vous pouvez suivre.
Il y a toutes les actions et d'ailleurs vous pouvez écrire pour corriger, àodier, donner votre avis. Mais ce qui est hyper important, c'est de ne rien lâcher. Et donc sur l'éducation, on va continuer de mettre les moyens parce que comme vous l'avez dit, la prévention est clé. et donc accompagner les associations comme la vôtre et en lien avec la ville pouvoir vous donner les moyens de reprendre ces jeunes, d'occuper ces jeunes, d'avoir du temps et de leur apprendre les bons comportements.
Merci monsieur le président. Toute dernière question Marie Lor j'insiste sur le site parce qu'il est très Non mais il est très important le site parce que on a constitué là les données qui sont toutes publiques et vous pouvez voir sur les différents volets, l'école, la santé, la sécurité. Donc il y a sep piliers et sur c'est donc sur le site de l'élysée.fr, vous avez un item Marseille en grand et vous pouvez faire ce suivi et s'il y a des des remarques, des questions ou des choses, on améliorera.
Et en partant d'ici dans la Provence, un très bon papier sur Marseille en grand et le site internet de l'Élysée. Donc j'ai envie de vous dire, monsieur le président, achetons la Provence euh avant d'aller sur le site.fr évidemment qui est très important pour tous les Français.
Moi, j'ai des actions sur la Provence. Enfin, je bon. Alors, Marie Loridi, vous avez évidemment une question qui va clôturer ce euh cette rencontre avec un mot de conclusion d'Emmanuel Macron.
Marie Loridi, allez-y. Bonjour monsieur le président. Merci de nous permettre ce temps d'échange de nous l'avoir permis dans cette ville que vous aimez et merci de l'aimer et qui représente un peu ce que la France a de meilleur et aussi ce qu'elle a de pire.
Malheureusement, je suis je donc je m'appelle Marie Lorgi, je suis expert comptable, je suis spécialisée dans l'accompagnement des entreprises innovantes et donc c'est aussi l'occasion pour moi très rapidement de vous remercier pour tout ce que vous avez fait pour cet écosystème de l'innovation qui n'était pas le même avant vous. Merci. Euh je suis à l'initiative du collectif Marseille au Puriel qui est portée par des citoyens, des chefs d'entreprise, des journalistes dont Philippe Pujol que vous connaissez mais aussi l'université et la chambre de commerce dont je salue le président.
Nous œuvrons pour recréer du lien, ça devrait vous parler, entre les Marseillaises et les Marseillais en utilisant les outils de l'interculturel. Nous le faisons par le faire ensemble avec des méthodes simples et efficaces en créant des ponts entre le monde associatif et on l'a vu qui fait un travail absolument formidable et les entreprises qui sont un levier puissant et à mon avis sous-estimé pour refaire cohésion et refaire société. Comme vous le disiez, notre approche est pragmatique.
Elle est fondée sur la réciprocité et l'affirmation d'un cadre commun, clair, reconnu et accepté dans lequel les différences peuvent exprimer toute leur richesse. Notre obsession vraiment de tous les jours, c'est la cohésion et nous pensons qu'une autre voie est encore possible pour nous éviter d'avoir à choisir entre la peste et le choléra en 2027 en ralliant la majorité silencieuse autour d'une vision commune de notre société à écrire loin des clivages politiques. Pour nous cette troisème voix c'est l'interculturelle.
J'en viens à ma question. Les réseaux sociaux sont devenus un outil stratégique pour la criminalité organisée, notamment chez les jeunes. On l'a vu pendant tout cet échange.
Le problème n'est pas seulement sécuritaire, il est aussi culturel, identitaire et symbolique. Là où l'État répond souvent par la répression seule et il n'a pas le choix, les réseaux sociaux proposent au récit, aux jeunes pardon, un récit, une reconnaissance et un sentiment d'appartenance. Ils sont donc des amplificateurs culturels et c'est précisément ici que l'interculturel a toute sa place.
Voici ma question. Face à l'impact croissant des réseaux sociaux dans le recrutement et la normalisation de la criminalité organisée chez les jeunes, pourquoi ne pas explorer la voie de l'interculturel comme matrice de nos politiques publiques pour construire et notamment sur les réseaux sociaux mais pas que des contrerécits forts, des repères communs et un sentiment d'appartenance républicain plutôt que de laisser le terrain symbolique à ceux qui prospèrent sur la facture. Et je ne finirai pas en disant qu'on est à jamais les premiers, même si j'en suis absolument convaincu.
Mais moi ce que j'aimerais c'est pas vous demander de venir nous voir mais nous permettre de venir nous université nous chambre de commerce vous rencontrer pour vous montrer ce qu'on sait faire ici de concret parce que ça marche et que si on nous en donne les moyens on pense que peut-être on pourrait faire monter cette expérimentation un petit peu plus loin dans le pays et refaire société. Merci monsieur le président. Merci Marie Lore.
Merci. Merci pour ces initiatives et ce que vous portez et dans le fond bien sûr il faut encourager exactement ce que vous dites. Je sais pas s'il y a un seul contreécit, mais dans ce que vous avez dit, il y a une chose qui est très juste, c'est que si on a des jeunes qui sont emmenés vers des des projets du pire et ce qu'on a dit sur le narco a été vrai un moment et peut être encore vrai de projets par exemple islamterroristes qui ont pu exister sur ces mêmes réseaux, c'est qu'il donnent en quelque sorte le sentiment qu'il y a un avenir possible et des perspectives pour les uns financières, pour les autres de sens.
Et donc, vous avez raison, il y a un récit derrière. En tout cas, il y a le sentiment qu'il y a un possible futur. C'est ça la catastrophe.
Et donc nous, dans notre combat, on doit montrer d'abord que c'est d'abord un récit de mort que ces réseaux proposent. Et ils exploitent de la chir à canon. C'est ils exploitent des jeunes qu'ils emmènent dans des situations d'extrême danger pour se faire sacrifier, se faire tuer ici ou là.
C'est un projet de mort. Et donc, il y a un cynisme terrible. Mais derrière et plus largement, c'est un peu l'entoile de fond du débat qu'on a depuis tout à l'heure, ce que vous décrivez, c'est qu'on a une crise au fond du commun dans nos démocraties qui vient de loin.
Je veux pas finir par des propos trop philosophiques, mais on a des sociétés qui se sont sécularisées, c'est-à-dire la religion s'est progressivement reculé qui est donné un cadre, les familles se sont désagrégées. En tout cas, il y a une crise du modèle familial, on le voit bien. On a de plus en plus de familles qui sont qu'on appelle enfin qu'on appelle monoparentale.
On a aussi beaucoup de jeunes qui ont les structures familiales éclatées. Et on a un individualisme qui a augmenté ce qui crée une vision de la société, un isolement beaucoup plus fort. Et les réseaux sociaux, ils ont pas toute la responsabilité mais ils sont venus comme un accélérateur de ces transformations de nos sociétés.
Et donc ils ont accéléré une individualisation et je dirais une solitude qui va avec que je décrivais tout à l'heure et c'est une réalité. Et cette solitude, elle donne un très grand vertige parce que j'ai l'impression d'être constamment seul dans quelque chose qui est inexpliqué, incompris des autres et en même temps face à une multitude sans filtre qui peut être le message du bout du monde, les la volumétrie de ces messages, leur répétition, l'entre l'entrechoc. et je suis exposé, ça a été la première question, votre mot m'a frappé, à une surabondance, vous avez dit.
Et ça, ça crée quoi ? Ça crée de l'incertitude permanente. Et donc, on est dans une société où les repères qu'on avait ont été un peu bousculés, où il y a de plus en plus de solitude et où il y a une surabondance de messages.
Tout ça, ça crée une forme de perte de règles et de repère commun. sociologue appelit ça avant l'anomie. Vieux concept de Durkeim, on pourrait dire un peu le dérèglement mais c'est ça ce qu'on vit.
Et du coup, ça crée des mécanismes de grandes angoisses qu'on a vu au moment qu'on voit encore sur les questions par exemple climatiques chez nos jeunes ou nos moins jeunes qu'on voit sur les questions technologiques en rapport à celle-ci ou qu'on voit dès qu'il y a dès que la société s'échauffe, on a un emballement. Nous sommes dans des sociétés qui ont changé à cause de tout cela. Et donc face à ça, nous devons absolument recréer ce qui a été le cœur du combat républicain qui nous a fait individu libre et rationnel que nous sommes différents, c'est-à-dire recréer, préserver les individualités que nous sommes mais en remettant de l'esprit critique et de la rationalité.
Donc c'est pour ça que le cœur de la bataille, c'est de protéger, d'éduquer les plus jeunes, de remettre de l'esprit critique pour prendre de la distance et ça ça s'éduque à tous les âges et donc réapprendre, redistinguer les notions, réguler et puis il faut réussir à remettre du commun et c'est indispensable. Et donc redonner, je le disais, à la famille, à l'école, aux associations, à la commune, aux entreprises, à ce qui nous rassemble dans un projet collectif du sens et du temps. Et beaucoup de ces réseaux nous ont volé beaucoup de temps.
Et redonner du temps à ce commun, c'est s'apercevoir aussi que nous ne sommes pas que des individus qui vivent entre leur solitude et ce qu'ils en font avec leur famille ou ou les choix qui sont les leurs. Et un travail, il y a quelque chose au milieu de ça qui est une vie en société qui parfois dans le lieu du travail ou dans un espace commun qui est civique fait qu'on construit quelque chose ensemble. C'est exactement ça faire République.
Et donc c'est très important chaque jour de recommencer ces projets même si ça peut paraître épuisant et surtout de leur donner une importance et une reconnaissance. Et en étant là et en vous disant cela, je vous le dis avec beaucoup d'importance. C'est pas le nombre de le million de gens qui vont voir quelque chose qu'ils oublieront à la seconde d'après.
C'est peut-être les dizaines de vies que vous allez changer avec un projet parce que vous aurez pris les gens par la main pendant des mois, des années, que vous aurez du sens à votre propre vie. Et à cet égard, le cadre de la République peut être celui de la compréhension et du croisement des cultures. Il se fait dans un cadre qui est celui de l'universalisme.
La République, elle repose sur le fait que nous sommes citoyennes citoyens et qu'on vient avec des convictions, des religions, des origines qu'on va apprendre à se connaître mais qu'on appartient à un récit qui est plus grand que nous et qu'on a envie encore de l'écrire. Et être une nation, c'est cela, c'est jamais figé. C'est de se dire qu'on a encore des grands combats à mener parce que ce qui nous tient, ce sont les grands combats qu'on a mené ensemble.
C'est la grande histoire qui nous a faite et c'est exactement ce que vous avez décrit. Merci beaucoup monsieur le président. Il me semblait qu'il y avait un peu de conclusion dans votre propos mais si vous voulez dire un mot pour conclure peut-être et pour nous parler de la suite, je voulais vous remercier pour votre présence ce matin et au nom des équipes de la Provence, équipes événementielles qui ont organisé ce matin cette rencontre. vous remercier pour les échanges que nous venons d'avoir avec l'ensemble de nos équipes et ces 280 lecteurs qui sont ici de nos territoires et qui avaient aussi besoin de porter ce message.
Je propose peut-être que vous concluiez sur Non, merci beaucoup. Merci à la Provence pour pour cet échange et puis pour le bilan, moi je vais là continuer à Marseille pour aller sur le terrain voir les réalisations et ce qui reste à faire pour Marseille en grand et je continuerai moi de rendre compte et puis de continuer le travail collectif pour pour Marseille en grand. Vous pouvez compter sur moi.
Ce que je voulais vous dire, c'est qu'au-delà de ce débat, des décisions seront prises dès le début d'année prochaine, j'annoncerai pour les plus jeunes des décisions très concrètes. On en a déjà parlé sur le fond et on va se donc on va mettre en œuvre en France ces décisions pour protéger nos enfants et nos adolescents à l'école et en dehors de l'école. Ensuite, on va lancer la bataille européenne, nouvelle étape pour mieux protéger nos démocraties face aux ingérences, mais aussi mieux protéger face au narcotrafic, face à la mauvaise utilisation des réseaux. 3è combat, il va y avoir un combat national qui va se faire sur la presse.
Il y a eu les états généraux de l'information. Il y a très clairement un modèle économique qui est en crise et qui a suscité des travaux. Et donc il y aura un travail pour se dire comment on arrive à ce que le modèle économique d'une information libre soit préservé.
Et puis a un 4è combat, c'est le vôtre. C'est un combat civique de tous les jours. Ce dont on parle depuis le début, c'est le combat de la République.
Je vous l'ai dit à l'instant. Quand la République s'est faite, elle a dit "Je cherche des usars noirs, les enseignants, pour aller chercher les enfants dans toutes les campagnes et m'assurer qu'ils orthographieront, parleront et écriont la même langue, connaîtront les mêmes auteurs et connaîtront les mêmes poèmes. Les uns les aimeront, les autres non, mais ils appartiendront à la même histoire pour pouvoir faire des choses ensemble." C'est exactement le combat qu'on est en train de retrouver.
Exactement. Ces mêmes combattants du début de la 3e République ont dit "Je ne veux plus d'un espace public, d'une démocratie de faux semblant où l'information peut être accaparé par quelques-un. Je veux des gens qui puissent organiser la controverse de manière libre.
Vous donner des faits, des opinions et vous les échangerez." Ce sont ces grandes lois de la presse. C'est exactement ce qu'on doit retrouver.
Et le combat de la République, ça a été de préserver de toutes les interventions étrangères, de tous les risques, de toutes les lois du plus fort, la loi de tous qui est la nôtre. C'est exactement ce qu'on doit recréer. Et la seule chose qui affaiblit nos démocraties, c'est pas d'oser des débats difficile, c'est pas de mettre en place des choses.
La seule chose et c'est vrai dans tous les domaines, c'est l'inefficacité et la lenteur. Et croyez-moi, il m'est arrivé très souvent de faire des erreurs. Mais à chaque mes pires erreurs, ça a été le aquabon.
C'est quand on m'a dit "N'allons pas trop vite, ne faites pas son ceci ou cela". Quand on a identifié qu'il y avait un problème, il faut foncer. La seule chose qui crée de la défiance et qui fait qu'il y a beaucoup de gens qui se disent "Ah, finalement, un régime autoritaire serait mieux qu'en démocratie." Parce que les mêmes fadas qui nous disent qu'on est totalitaire dès qu'on veut réguler quelque chose pour les jeunes sont ceux qui vous disent qu'il faudrait un bon régime autoritaire quand la loi elle les arrange plus.
Non, la démocratie est exigeante pour tout le monde. Elle suppose la délibération, la transparence, mais elle doit retrouver le sens de l'efficacité. Et donc oui, on doit retrouver une démocratie qui quand elle se saisit d'un problème prend les bonnes décisions et agit.
Et vous l'avez compris, de nos enfants jusqu'au fonctionnement démocratique, on a encore plein de choses à faire, plein de choses. Mais on va y arriver. Merci beaucoup, monsieur le président et merci à toutes et à tous.
C'est Ouais.
Emmanuel Macron