La France en surchauffe - C à Vous l’intégrale - 03/07/2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
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Bienvenue. On est ensemble pour toute l'actualité de ce vendredi 3 juillet. Bonsoir à tous les quatre.
A la une de leur utilité, la France frappée par une vague d'incendie. - Arrête, prends les animaux. - C'est un incendie, mais nous, on a rien.
Rester pour voir le désastre, ça ne m'intéresse pas. - Ca fait peur. C'est la première fois qu'on a vu ça. - On a eu très peur. - On a peur pour notre maison. - M.Bouhafsi: Ce sera l'objet de votre Story, Paul. - P.Larrouturou: 7000 départs de feux On écoutera des agriculteurs. - M.Bouhafsi: Le Directeur général de la Sécurité civile et L.Romejko seront nos invités. - Y.Goosz: La canicule provoque sécheresse, feux de forêt... - M.Bouhafsi: Le patron des magasins U sera notre invité.
Ce soir, la plus incroyable demande en mariage. - A.Bégot: Je voulais un peu de douceur dans cette actualité bien chargée.
Une demande en mariage au sommet de l'Empire State Building. - M.Bouhafsi: Il ne faut pas avoir le vertige.
Rendez-vous à 20h pour un débat: faut-il interdire les sondages ou en tout cas les encadrer? Ce sera après 20h et les recommandations culture d'Eglantine. - E.Eméyé: Vous avez sûrement déjà vu ces enfants peints sur les murs, des dessins pleins de poésie qui interpellent et qui sont plein de poésie.
On les doit à l'artiste Seth. Il expose désormais sur les colonnes de l'Assemblée nationale. - M.Bouhafsi: Après 20h, nos invités pour le film "Les Gendarmes".
On parlera aussi foot. Avant ça, les 2 vagues de chaleur historiques qui ont changé notre quotidien. Les Français se sont rués vers les ventilateurs.
La ventilation est devenue un débat politique. Les prix en rayon augmentent, notamment pour les fruits et légumes, alors que le pouvoir d'achat reste la principale préoccupation des électeurs. D.Schelcher, président général de Coopérative U, est notre invité.
Bonsoir. Merci à vous. Merci d'avoir accepté notre invitation.
Avant de vous donner la parole, l'Edito de Y.Goosz. Des scènes de bagarre pour s'arracher une clim ou un ventilateur, ce ne sont pas des vidéos générées par l'IA.
On est bien en France. L'enseigne Lidl déplore des incidents intervenus hier matin dans ces magasins. - Y.Goosz: La crise rend fou...
La promo Lidl vire au cauchemar. Cris de panique. - Y.Goosz: Ce n'est pas propre aux supermarchés Lidl.
Des bagarres, il y en a eu aussi à la sortie de magasins Darty. 700 000 ventilateurs rafraîchisseurs vendus en 3 semaines chez Leclerc. C'est plus 200 %. - M.Bouhafsi: Ca nous rappelle d'autres scènes d'émeutes. - Y.Goosz: En 2018, lors d'une promo chez Intermarché pour une célèbre pâte à tartiner.
Il avait fallu l'intervention des forces de l'ordre. - M.Bouhafsi: Il faut en rire ou en pleurer? - Y.Goosz: Se moquer depuis son canapé, c'est passer à côté du sujet.
Dans ces bagarres, on a beaucoup stigmatisé le comportement individuel, voire immature des consommateurs, mais dans le cas des ventilateurs, c'est différent. - Ce qui se passe est un peu différent. La mise en cause est plutôt du côté de l'enseigne.
Il y a une forme de rareté qui est organisée. C'est intéressant parce qu'on passe de 2018, où la vulnérabilité économique était individualisée, à aujourd'hui, où la vulnérabilité climatique va être collective. On va s'intéresser aux pouvoirs publics qui n'ont pas anticipé.
Il y a eu une évolution. - M.Bouhafsi: Il y a un problème social derrière ces images. - Y.Goosz: Un problème majeur, fin du mois ou fin du monde.
Nous ne sommes pas égaux devant l'accès à la fraîcheur. Le gouvernement reconnaît lui-même qu'il n'est pas allé assez vite. Ces enseignes surfent sur la canicule, relayée par des influenceurs et provoquent un chaos prévisible.
D'après la députée D.Batho, il y a même une tromperie sur le nombre de climatiseurs réellement mis en vente. Plus grave encore: fausse promotion.
Les mêmes appareils étaient vendus plus chers qu'il y a 2 mois. - D.Batho: Ce sont des comportements de charognards de la canicule pour faire des profits.
La République doit tout de suite poser une limite face aux vagues de chaleur par rapport aux pratiques immorales. - Y.Goosz: Lidl renouvelle ce soir le calendrier commercial de vente qui a été établi à l'avance, que les climatiseurs n'ont pas fait l'objet d'autres formes de promotion et qu'ils ont été vendus aux prix habituels.
Voici ce que nous dit le président de Lidl France. - M.Bouhafsi: Qu'est-ce que ça nous dit politiquement? - Y.Goosz: Qu'il faut prendre ce sujet à bras-le-corps.
C'est proportionnel à la violence des températures subies. Le RN en a fait un sujet politique, avec son plan clim', conçu comme le symbole d'une écologie souveraine. C'est là que le bât blesse pour le RN comme pour les autres, car la Chine, déjà leader sur les voitures électriques et les panneaux solaires, pèse à elle seule 40 % des exportations mondiales de climatiseurs.
Quand on se bagarre chez Lidl, c'est l'Europe et la France qui perdent, et la Chine qui rigole en écoulant ces marchandises. - M.Bouhafsi: D.Schelcher, vous êtes le président général de Coopérative U.
Il n'est jamais simple de parler d'un concurrent. Comment réagissez-vous à ces images qui se diffusent partout sur les réseaux sociaux et à l'étranger? L'image de la France est écornée. - D.Schelcher: Le commerçant que je suis est choqué.
Je ne fais pas du commerce pour faire ça. C'était prévisible. A partir du moment où les quantités sont assez faibles par magasin, qu'il y a une telle promotion...
Les images étaient prévisibles. J'ai vu des personnes âgées bousculées. Personne ne les aidait.
Ce n'est pas comme ça qu'il faut travailler. De nombreux commerçants vendent actuellement des climatiseurs, des ventilateurs, mais n'en font pas la promotion, parce qu'il y a une vraie souffrance, une vraie inquiétude des Français. Les gens sont terrorisés à l'idée qu'il y ait une 2e vague de canicule par rapport à la chaleur dans certains immeubles. - A.Bégot: Vous en vendez, dans vos magasins? - D.Schelcher: On en vend, mais on n'en fait pas de promotion. - M.Bouhafsi: Vous nous dites que vous n'auriez pas organisé cette opération? - D.Schelcher: Non.
Le problème de base, c'est que les quantités étaient insuffisantes. - Y.Goosz: Pénurie organisée? - D.Schelcher: Je pense que, par magasin, il n'y avait pas assez pour satisfaire les clients présents.
On a vendu autant, à date, aujourd'hui, que sur toute la saison de l'année dernière. On est en réapprovisionnement progressif. Il faut aller dans les magasins, appeler les magasins pour les interroger.
Il y en aura progressivement. Les quantités disponibles chez les fournisseurs ne sont pas infinies. Tout le monde est surpris par ce qui se passe.
Par magasins, on va limiter le nombre de produits. Du coup, on n'en fera en aucun cas la promotion. - Y.Goosz: Il faudra un ticket pour entrer dans le magasin?
Il y a eu le problème des queues devant les enseignes. - D.Schelcher: Ce sont des choses qui sont organisées, qui s'anticipent.
Tout ce qui s'est passé était prévisible. On en a fait trop autour de ça. - M.Bouhafsi: Vous renouvelez actuellement les stocks pour gérer cette situation la semaine prochaine? - D.Schelcher: Absolument. - M.Bouhafsi: Est-ce qu'on connaît le prix et la provenance de ces ventilateurs? - D.Schelcher: La plupart de ces produits viennent d'Asie, de Chine.
Il y a quelques constructeurs en Europe, mais le gros de la marchandise vient d'Asie. Ce sont d'excellents produits, très conformes. Ce sont des produits électriques, donc il y a des normes très strictes.
On ne met en vente que des produits conformes, de toute façon. - M.Bouhafsi: Quelques heures après cette ruée, on pouvait trouver des climatiseurs qui étaient à plus de 700 euros sur Internet, alors qu'ils étaient vendus 180 euros en magasin.
On peut lutter contre ça? - D.Schelcher: Ca s'organise tout seul.
Profiter de la faiblesse des gens, qui n'ont pas pu trouver un climatiseur, le vendre 6 fois le prix, c'est inacceptable et choquant. - M.Bouhafsi: On vient d'évoquer la situation de votre concurrent.
On va essayer d'avoir un regard plus macro. Aujourd'hui, il faut changer d'optique dans les bâtiments publics et dans les logements? - D.Schelcher: Bien sûr.
Je crois que le chiffre de logements climatisés en France est de 20 %. C'est beaucoup plus en Italie et en Espagne. On n'est pas adaptés à ce climat qui change et il faut se remettre en cause profondément.
J'écoute les Français. C'est un des éléments de la solution, mais pas le seul. Ils disent qu'il faut mettre des arbres en ville, trouver des espaces de fraîcheur en ville.
Il y a d'autres pays qui vivent avec des températures très élevées, qui le vivent bien, ou le mieux possible. Il faut qu'on se remette en cause. S'adapter, c'est une priorité. - M.Bouhafsi: La clim est obligatoire dans vos magasins?
Pour vendre des produits alimentaires? - D.Schelcher: Tous les magasins ne sont pas climatisés.
Beaucoup le sont. Ils ont d'ailleurs un espace de fraîcheur pour beaucoup de gens, qui prennent un peu plus de temps pour faire leurs courses ces derniers temps. Ils sont rafraîchissants.
Tous ne l'ont pas. Quand vous avez des frigos dans le magasin, ça climatise "naturellement". - M.Bouhafsi: Vous avez décidé de suspendre la livraison de chocolat, très sensible à la chaleur.
Les magasins seront à nouveau approvisionnés dans les prochains jours? - D.Schelcher: Ils le sont.
Dans l'histoire de l'être humain, c'est la 1re fois qu'on arrête la livraison dans toute la France. Ca nous était déjà arrivé ponctuellement, mais pas dans toute la France. Le chocolat est ultra thermosensible.
Au moindre degré de trop, au moindre degré trop bas, il devient blanc ou il fond. Certains clients ont vu la tablette complètement fondre dans certains magasins. J'ai réalisé à quel point le chocolat est important pour les gens dans ce genre de moment.
C'est un espèce de doudou. - M.Bouhafsi: Et à quel prix?
Le chocolat a augmenté? - D.Schelcher: C'est un autre sujet.
Le chocolat a beaucoup augmenté pendant la précédente crise. Il y a eu des événements météorologiques également liés au dérèglement climatique en Afrique, qui est le gros fournisseur de cacao. Il y a eu une pénurie de cacao.
Immédiatement, les cours augmentent. Maintenant, les cours sont à la baisse et il faut qu'on puisse répercuter ça. Ce n'est pas toujours la volonté des grandes marques de chocolat. - M.Bouhafsi: Des marques italiennes et suisses n'activent pas la baisse des prix? - D.Schelcher: Qui n'active pas assez la répercussion de la baisse des cours mondiaux.
Notre travail est de se battre pour ça. - A.Bégot: On revient à la canicule de la semaine dernière.
Tous les métiers doivent s'adapter, notamment les livreurs. Ce matin, sur France Inter, J.-P.Farandou a appelé les plateformes à mieux les protéger. - Il faut prendre des mesures.
Il faut éviter au maximum les courses pendant les heures qui sont les plus chaudes, faire des courses plus courtes. Pas la peine de faire 15 km sur un bitume chaud. Il faut faire des courses avec un poids raisonnable.
Les livreurs peuvent être aidés par les restaurateurs, qui peuvent leur donner accès à la salle, aux toilettes, leur donner un verre d'eau... - A.Bégot: Ne pas faire livrer les livreurs en pleine journée...
Vous en avez dans vos magasins, vous. C'est quelque chose auquel vous réfléchissez? - D.Schelcher: J'aimerais d'abord tirer un coup de chapeau à toutes les équipes qui travaillent dans les magasins, dans la logistique, qui font un travail formidable quand il y a des températures comme ça.
Ce n'est pas facile tous les jours de livrer les produits. Oui, on a des livreurs. Le service de livraison à domicile, notamment dans les villes, est celui qui progresse le plus.
On a passé des consignes de précaution dans notre groupe, des choses de base: se rafraîchir, se mettre à l'abri du soleil... - A.Bégot: Arrêter les livraisons en pleine journée, ça vous semblerait logique? - D.Schelcher: Je n'ai pas l'info que ça a pu avoir lieu chez nous, mais je n'exclus pas une mesure drastique pour protéger les travailleurs. - M.Bouhafsi: Ce matin, "Le Figaro" révèle la dernière étude de Fondapol sur l'élection présidentielle.
Les Français placent le pouvoir d'achat en tête devant l'immigration, l'intégration, le déficit public et la dette. J'imagine que c'est un classement qui ne vous étonne pas. - D.Schelcher: C'est tout sauf une surprise.
On sort à peine d'un choc inflationniste incroyable dû à la guerre en Ukraine. Les prix dans l'alimentaire ont beaucoup augmenté, malheureusement, dû à cette guerre. On commençait légèrement à en sortir en fin d'année dernière.
Qu'est-ce qui arrive? La guerre en Iran, qui remet un coup, par le carburant, sur le pouvoir d'achat des Français. Que les Français disent ça aujourd'hui, je n'en suis pas surpris.
Par contre, je suis surpris d'autre chose, c'est que ça n'apparaisse pas dans le débat politique, le premier débat politique autour de la présidentielle. - M.Bouhafsi: J'imagine que vous êtes en colère.
Ca fait plusieurs années que le pouvoir d'achat est la priorité des Français. Ca reste toujours dans le tiercé gagnant. A chaque fois, on a l'impression que c'est un sujet moins traité que l'immigration ou que le déficit public et la dette, moins que la santé. - D.Schelcher: C'est pour ça que moi, quand je viens vous voir, on en parle, on explique que c'est le sujet dont les Français, en magasin, nous parlent.
C'est leurs préoccupations. La guerre en Iran a remis un coup d'incertitude dans la tête des gens. Vous avez 2 phénomènes.
Vous avez un tiers des Français pour qui c'est vraiment difficile et pour qui la fin de mois n'est plus le 25, mais le 15. Vous avez une autre partie des Français qui sont inquiets de la suite, qui ne savent pas à quoi ils vont être mangés. On commence à nous dire maintenant: "Je ne sais pas qui sera président, quelle sera sa fiscalité.
Je préfère mettre de l'argent de côté que de dépenser." - M.Bouhafsi: Il faut mettre des mots sur les maux.
Vous parlez avec les ministres, avec le ministre de l'Economie, les dirigeants politiques...
Vous sentez de la déconnexion? - D.Schelcher: Une de mes plus grandes surprises depuis que j'occupe cette fonction depuis quelques années, c'est parfois ça, le décalage entre ce que certains décideurs peuvent avoir comme perception à Paris et la réalité de ce que vivent les Français dans les territoires.
Qu'ils ont une voiture, par exemple, que ça leur a coûté plus de 100 euros de plus par mois pendant cette période...
Ca va un peu mieux maintenant, puisque le prix du carburant baisse à nouveau, mais c'est un vrai sujet. J'espère qu'il y aura des propositions pour les Français sur ce sujet dans la prochaine campagne présidentielle. Il y a un point majeur.
Il y a 2 cours qui se sont croisés ces dernières années dans le budget des Français. C'est le logement et les dépenses alimentaires. Le logement faisait très peu il y a 50 ans et pèse aujourd'hui 30 % dans un budget.
Inversement, le budget alimentaire était de 30 % et est aujourd'hui de moins de 15. On ne prend pas ça assez en compte. Il faut donner de l'air, notamment aux jeunes. - M.Bouhafsi: Qu'est-ce qu'on fait pour améliorer ça?
Il faut baisser les prix augmenter les salaires? - D.Schelcher: Il faut faire mieux.
Il faut conserver des digues anti-inflation en permanence. Vous affichez un chiffre tout à fait juste. - M.Bouhafsi: C'est l'augmentation de l'inflation et les prix. - D.Schelcher: Sur la partie alimentaire, il n'y en a plus depuis plusieurs mois.
Pour moi, ça paraissait assez calme dans les temps qui viennent. Par ailleurs, il faut absolument travailler le sujet des salaires et revaloriser les salaires. Je rappelle que ce chiffre.
Il y a 50 ans, un salarié touchait 70 % du super-brut toutes charges comprises. Aujourd'hui, c'est 52 %. On va reporter aux salaires, via les charges patronales, voire les charges salariales, le coût des retraites, de la santé.
Ce n'est plus possible. C'est un sujet majeur pour l'année prochaine. - M.Bouhafsi: J'imagine que les Français vous parlent aussi du prix des carburants.
On n'a pas l'impression que ça baisse aussi vite que ce qu'on nous avait dit la semaine dernière. - D.Schelcher: On est aux alentours de 1,80 euro.
Ca baisse un peu tous les jours. On suit les cours. Je rappelle que c'est la porte-parole du gouvernement, après étude de Bercy, qui a dit qu'il n'y avait pas de marge abusive dans la distribution.
C'est pareil aujourd'hui. On répercute au plus vite. Ce week-end, il y a des opérations carburant à prix coûtant un peu partout en France. - A.Bégot: Ce sera tout l'été, à chaque week-end de départs en vacances? - D.Schelcher: A chaque week-end de départs en vacances, les patrons font des opérations spéciales pour accompagner les Français. - Y.Goosz: Les soldes ont commencé pendant la canicule historique de la semaine dernière.
Le ministre du Commerce a décidé de les prolonger jusqu'au 28 juillet. Ils ont mal commencé pour cause de météo. Ils peuvent être encore sauvés par ces jours supplémentaires ou c'est déjà le déclin des soldes? - D.Schelcher: C'est important pour tous les commerçants qui en ont besoin.
Les Français sont au-delà de ça, aujourd'hui. Ils sont toujours dans l'arbitrage, notamment par rapport au non-alimentaire. Les soldes, c'est le textile, les objets de bazar...
Ils se concentrent maintenant plutôt sur le budget alimentaire et sur les vacances, à court terme. Je pense que c'est bien pour les commerçants, mais je ne suis pas sûr que ça bouleverse la donne. - E.Eméyé: L'alimentation, c'est aussi la santé.
L'Assurance maladie propose de rendre le Nutri-Score obligatoire sur les produits emballés et d'ajouter une information sur le caractère ultratransformé de certains produits en mentionnant l'ajout d'additifs néfastes pour la santé. Il y a 2 ans, vous aviez salué le durcissement des règles sur le Nutri-Score. Vous aussi, vous pensez qu'il faut aller plus loin? - M.Bouhafsi: Jusqu'à déréférencer des produits? - D.Schelcher: Nous, on est déjà engagés sur notre marque.
On affiche le Nutri-Score sur tous nos produits. C'est un choix et ça fait bouger les lignes. Ca change le comportement des Français, qui achètent plus de A, B, C.
Ca nous oblige, comme on fait fabriquer ces produits, à améliorer nos recettes. Le Nutri-Score, c'est super. C'est le label qui a été adopté par les Français le plus vite, selon moi.
Je parle à titre personnel. Je suis d'accord qu'il y a un sujet sur l'ultratransformation. Il va falloir progresser dans l'information. - E.Eméyé: Vous pourriez déréférencer des produits? - D.Schelcher: A terme, on ne l'exclut pas.
S'il y a une substance controversée dans un produit, pourquoi pas. Il faut qu'on avance sur ce sujet. - M.Bouhafsi: Vous accepteriez une perte de chiffre d'affaires sur ce produit? - D.Schelcher: Potentiellement.
Depuis 2012, on a retiré 115 substances controversées dans nos produits. On l'a fait chez nous. Pourquoi on accepterait que ça existe encore dans d'autres produits?
A un moment, on décidera de retirer et d'assumer. - M.Bouhafsi: Merci d'avoir accepté notre invitation.
Vous êtes le président-directeur général de Coopérative U. La Story de P.Larrouturou. - Stressée, fatiguée...
Très grosse peur que ça reprenne. - J'ai plus rien. Il me reste quelques papiers.
Les habits, on nous en a passé. - Tout le territoire national est prêt à s'embraser. - P.Larrouturou: Ce mois de juin a été le plus chaud jamais enregistré en France.
Ajoutez-y un énorme déficit de pluie qui laisse le pays en sécheresse généralisée et vous obtenez plus de 8000 départs de feu, dont les agriculteurs sont les 1res victimes. - Vous avez l'impression que cette tomate n'a rien, sauf qu'elle est toute molle. Elle craque toute seule.
On peut même enlever la peau. En début de saison, les tomates rondes que vous voyez derrière moi sont à 4,50 le kilo. On les baisse en saison.
Cette année, on ne baissera pas les prix. Ca permettra de récupérer a minima ce qu'on a perdu. - Les collines derrière nous sont noir charbon.
Il n'y a plus un seul végétal. On est tristes. C'était un patrimoine vivant, cette garrigue.
C'est parti en fumée. - P.Larrouturou: Tout le Sud est touché.
Six départements sont placés en danger de feu très élevé. Voici la carte de France des feux actuellement en cours. Au total, 10 146 ha brûlés.
Ce camping a été touché à Canet-en-Roussillon. On a un petit problème de son...
On va continuer. Stupeur et colère pour ces 2 Belges. - C'est dur.
Ca fait 25 ans que je viens ici dans ma caravane. On a tout perdu: l'argent, les papiers, la caravane...
On n'a plus rien. On n'a même plus de ticket d'avion pour rentrer. - P.Larrouturou: L'Aude est aussi touchée.
Les habitants ont dû évacuer en urgence. - Il n'y a plus rien. Le raisin n'a plus de jus.
Tout est cramé. Cette année, là où on gagnait de l'argent, on n'en gagnera pas. - Dégoûté, fatigué... - J'ai un tracteur encore à crédit qui a été brûlé.
J'ai tout perdu. On a tout perdu. - P.Larrouturou: L.Nunez est très inquiet. - On est très inquiets pour la saison.
On a un mois d'avance sur les départs de feu. Hier, il y a eu 26 feux en simultané sur l'ensemble du territoire national. Je parle des feux, pas seulement des départs de feu.
Il a pu y en avoir plusieurs dizaines dans certains départements, notamment l'Aude. Et l'Hérault. - P.Larrouturou: Il a présidé aujourd'hui une réunion sur les effets de la canicule sur les feux.
La grande question sera celle de l'accès à l'eau. Alerte dans les Pyrénées-Orientales et l'Hérault, qui repassent en vigilance orange canicule à partir de demain après-midi. Les prévisionnistes disent qu'on ne connaîtra pas de canicule comparable à ce qu'on a connu, mais vigilance sur les feux. - M.Bouhafsi: Bonsoir, J.Marion.
Bonsoir, L.Romejko. Je cite votre livre. "Quand le ciel fait des histoires".
La porte-parole des sapeurs-pompiers alerte: tout le pays est prêt à s'embraser. L.Nunez se dit très inquiet pour cette saison qui est très en avance.
Vous partagez ces alertes? - J.Marion: Bien sûr.
Les pompiers nous ont aussi dit que cette situation qu'on connaît est celle qu'on connaît habituellement fin juillet-début août. On a des conditions météo très défavorables. Le fameux cocktail températures élevées-vent élevé-humidité basse et une végétation qui a beaucoup séché sous l'effet de la canicule. - L.Romejko: C'est la règle des trois 30. - J.Marion: Il faut rajouter l'état de la végétation. - M.Bouhafsi: Pour préciser cette règle des trois 30, c'est ça qui se passe actuellement.
C'est un cocktail explosif? Désolé de ce jeu de mots. - L.Romejko: On surveille de près le taux d'humidité dans l'air.
La vitesse des vents, c'est ça qui est préoccupant. Non seulement pour déclarer les incendies, mais aussi pour leur propagation. Plus les vents sont forts... - M.Bouhafsi: Des rafales jusqu'à 100 km/h. - L.Romejko: Bien sûr.
On a parfois des sauts de feu. C'est de l'ordre de 300 à 400 m. Les flammes parcourent des distances et des surfaces extrêmement rapidement.
Ce sont les ingrédients qui rendent le cocktail très explosif et la situation très difficile. Pour le moment, malgré quelques petites périodes de répit, on a du mal à voir le bout du tunnel. - M.Bouhafsi: Un chiffre fait froid dans le dos: depuis le 1er janvier, 8374 feux ont été recensés.
Vous vous attendiez à un tel début de saison? - J.Marion: Quand on a eu l'épisode de canicule, on a su qu'on allait avoir une saison compliquée.
Je rectifie les chiffres. C'est pas 2 fois plus que 2024, c'est 4 fois plus. C'est 2 fois plus que 2025, qui a déjà été une saison compliquée.
C'est le double par rapport à 2025. La surface brûlée, c'est fois 4 par rapport à 2024, et fois 2 par rapport à 2025. Nous ne sommes que le 3 juillet.
On va avoir une saison compliquée. Je voudrais dire aussi que nous sommes prêts à gérer cette saison compliquée. C'est ce qui se passe depuis plusieurs jours, dans le Sud, notamment. - M.Bouhafsi: Le risque ne concerne plus que le Sud.
Des feux ont touché la Bretagne, le Centre-Ouest, les Deux-Sèvres, l'Allier, le Maine-et-Loire. C'est la nouveauté, que toute la France soit sous la menace? - J.Marion: Il se passe exactement ce qu'on attendait.
Les saisons de feux durent de plus en plus longtemps. Le risque de feu de forêt remonte vers le nord. Les feux sont plus intenses.
Vous vous rappelez peut-être du feu de Ribaute de l'an dernier. Le feu qui vient d'être fixé dans l'Aude ressemble un peu à ce feu. Il faut qu'on s'adapte à cette nouvelle physionomie des feux de forêt. - L.Romejko: Je dis régulièrement qu'on souffre d'amnésie météo.
On se rappelle pas forcément des événements extrêmes qui peuvent se produire. Rappelez-vous 2022 et les incendies, les mégafeux qu'il y a eu sur le bassin aquitain. Toute la France est également concernée.
Ca brûlait aussi, y compris en Bretagne... - M.Bouhafsi: On a déjà oublié? - L.Romejko: Les monts d'Arrée ont brûlé.
Ca s'est déjà produit et ça se reproduira. C'est le cas en ce moment. On l'a vu sur la carte des feux que montrait Paul.
Les feux sont concentrés sur les départements méditerranéens, mais pas que. Vers le nord et la région centre, des foyers ont été recensés. - M.Bouhafsi: Ces images, on les voyait pas il y a 20 ou 30 ans, en Bretagne, par exemple! - L.Romejko: C'était surtout le Sud-Est.
On avait l'habitude de voir ce type d'incendies sur le massif des Maures, l'Esterel...
C'était vraiment vers la Méditerranée. C'est en lien avec le climat qui se réchauffe. Il y avait en moyenne 2 vagues de chaleur par an avant.
Aujourd'hui, c'est beaucoup plus. Sur la décennie 2015-2025, on est à 13 journées en moyenne. L'année 2025 a été record.
Le mois de juin l'an dernier, c'était très précoce. On le disait déjà. "Oh là là, ça arrive très tôt dans la saison." C'est arrivé encore plus tôt cette année.
En 2025, on a eu 27 journées au total qualifiées de vagues de chaleur. - M.Bouhafsi: On peut saluer le travail de la Sécurité civile, des pompiers.
Vous revenez de l'Aude avec le ministre de l'Intérieur. Le feu a parcouru près de 900 ha. Il est désormais fixé.
Il ne progresse plus. Ca ne veut pas dire qu'il n'y a plus de risques? - J.Marion: Ca veut dire que ça ne brûle plus dans un périmètre qui n'évolue plus.
Il y a des points à traiter. Les pompiers sont à la manoeuvre. Le feu ne progresse plus.
C'est le résultat de 48 heures de travail acharné des pompiers au sol: plus de 900 déployés, des moyens aériens. C'est ce qui a permis de le fixer en 48 heures. - M.Bouhafsi: Le feu peut être malheureusement relancé à tout moment à cause des rafales de vent? - J.Marion: Exactement.
C'est pour ça qu'il faut continuer à éteindre les différents foyers qui restent actifs si on veut éviter les reprises de feu. - A.Bégot: Autre front sur lequel vous avez été sollicités ces dernières semaines: la canicule.
La ministre de la Santé a publié ce matin un nouveau bilan humain. Plus de 2000 décès enregistrés, 2025 exactement. La surmortalité a été marquée à domicile.
Ca a doublé par rapport à la semaine précédente. Sur RTL, vous disiez ce matin que certains registres municipaux sont sans doute mal renseignés, désuets. Qu'est-ce qui pose problème? - J.Marion: Ce qu'on a remarqué, c'est que dans certaines communes, les registres communaux qui doivent normalement permettre d'identifier dans une commune les personnes vulnérables et isolées, ces registres ne sont pas complets. - A.Bégot: Ces registres se font sur la base du volontariat.
Ce sont les personnes âgées qui se signalent. Il faudrait rendre ça obligatoire pour que ce soit plus efficace? - J.Marion: Il faut aller vers quelque chose de beaucoup plus volontariste, dynamique, pour essayer d'avoir la vision la plus exhaustive possible.
Cette canicule a entraîné une surmortalité, pas dans les structures d'accueil des personnes âgées, pas dans les Ehpad, mais principalement à domicile, chez les personnes isolées. C'est là où il faut mettre le paquet et concentrer notre action prioritairement chez ces personnes. - M.Bouhafsi: 8 départements sont encore placés en vigilance jaune, principalement dans le Sud-Est.
C'est le début d'une nouvelle longue vague de chaleur? - L.Romejko: Les avis divergent.
Est-ce qu'on est vraiment sortis de la vague de chaleur qu'on a subie la semaine dernière? Il y a eu une baisse des températures. Elles restent à un niveau très élevé.
On reste quand même sur des valeurs nettement supérieures aux normales de saison. On a à nouveau un champ de pression, un anticyclone, un dôme de chaleur, en train de se mettre en place. Comment va-t-il se positionner?
C'est là la question. A priori, il devrait plus se positionner vers la péninsule Ibérique que sur la France. On devrait moins subir cette vague de chaleur.
Peut-être un peu moins intense. N'oublions pas qu'il y a encore une dizaine de jours, on était sur des valeurs supérieures à 40 degrés sur pratiquement toute la France. On a atteint plus de 43 degrés localement.
On risque d'être plutôt à 37-38 dans le Sud. C'est beaucoup. On a du mal à déterminer, pour le moment, la durée de cet épisode et son intensité aussi.
Certains évoquent un épisode qui pourrait se prolonger jusqu'au 20 juillet. Quoi qu'il en soit, quelle que soit l'intensité ou la durée, n'oublions pas que c'est la 3e vague de chaleur. Ces canicules éprouvent les corps, mais aussi l'environnement, la végétation. - Y.Goosz: Et aucune pluie... - L.Romejko: Pas de pluie à l'horizon.
Pas de pluie bénéfique, en tout cas. - M.Bouhafsi: On n'a pas un peu maltraité notre végétation en France?
C'est aussi le fait qu'il y ait ces végétations qui fait que les feux ont été entraînés... - L.Romejko: Sur l'entretien, il y a des règles, du débroussaillage obligatoire.
Il y a des choses qui sont faites. C'est certainement à parfaire. Dans l'ensemble, on a plutôt un système forestier bien entretenu, bien surveillé.
Il faut le souligner. Il y a le travail des pompiers, mais aussi celui de surveillance. Les drones, l'IA également, tout ça vient aider les services de secours pour la surveillance des forêts...
La forêt, son entretien, sa surveillance est plutôt bien assurée en France. Troisième vague de chaleur, la végétation est très sèche. Elle en souffre.
C'est comme un malade qui a 2 grippes consécutives. La 3e, même si elle est moins forte, le patient est très affaibli. La nature et la forêt sont très affaiblies depuis plusieurs semaines.
Le pire est peut-être à craindre pour les prochains jours. - E.Eméyé: On parle des feux, de la canicule, du secours aux personnes...
Il faut avoir en tête que ce sont les mêmes personnes, les mêmes pompiers qui sont appelés sur tous les fronts. Le vrai défi, ce n'est pas seulement d'éteindre les feux. Il va falloir tenir dans la durée.
Tout à l'heure, vous disiez que vous étiez prêts. Il va falloir ménager tous ces pompiers? - J.Marion: Vous avez raison.
Les pompiers qui luttent contre les incendies sont les mêmes qui viennent ramasser les victimes de la canicule et prendre soin d'elles. Il faut les ménager, essayer d'éviter les sollicitations évitables. 9 sur 10 sont d'origine humaine.
On ne le répétera jamais assez. - E.Eméyé: Vous avez assez de volontaires? - J.Marion: Le système français a la chance de reposer sur ses 200 000 sapeurs-pompiers volontaires.
C'est une grande richesse. C'est notamment dans ces moments qu'on mesure la chance qu'on a de faire appel à ses volontaires. Il ne faut pas non plus les mobiliser de manière évitable... - M.Bouhafsi: En période caniculaire, on se détend sur le barbecue, la cigarette dans la forêt, ces petits gestes du quotidien? - J.Marion: Exactement.
Ca peut faire sourire. - E.Eméyé: Qu'est-ce qui manque? - J.Marion: Le dire plus, provoquer une prise de conscience collective...
On entendait l'émotion forte les victimes. Le 1er objectif des pompiers, c'est de protéger les vies humaines. - M.Bouhafsi: Peut-être aussi augmenter les peines?
Quand quelqu'un dit "jeter une cigarette Dans la forêt" et que les peines sont pas très importantes alors que des pompiers ont failli perdre la vie, c'est peut-être un sujet de justice? - J.Marion: Avant d'aller sur le terrain judiciaire, il faut peut-être provoquer une prise de conscience chez tous ceux qui nous écoutent, qu'ils sont aussi concernés. - Y.Goosz: On parlait des moyens humains.
Parlons des moyens techniques. La France dispose de 2 canadairs, Dash bombardiers d'eau, d'hélicoptères bombardiers d'eau. Vous avez assez de moyens pour lutter contre ces feux en même temps? - J.Marion: La clé, c'est l'agilité.
La France a une des plus grandes flottes comparée aux autres pays européens. Il y a la capacité à faire bouger ces moyens de manière très réactive en fonction de l'évolution. Ca se passe plusieurs fois par jour.
On prépositionnait nos avions et nos hélicoptères. Et ce, là où on sait qu'on va en avoir besoin. - Y.Goosz: Il y aura 2 nouveaux canadairs en 2028? - J.Marion: C'est un sujet qui apparaît dans le débat public, la disponibilité de nos avions.
Depuis le début de la saison, le taux de disponibilité de nos avions et hélicoptères est proche de 90 %. - M.Bouhafsi: Ca veut dire qu'ils sont disponibles pour réagir? - L.Romejko: Une collaboration européenne existe.
Des renforts arrivent d'ailleurs. - J.Marion: Ce qui est important, c'est que notre organisation repose sur la solidarité, déjà en France, entre les régions touchées et celles qui viennent en renfort.
Européens aussi. En Espagne et au Portugal, il y a des incendies dramatiques...
Si c'est nécessaire, on peut envoyer des moyens, au sol notamment, pour venir en aide à nos voisins durement touchés. - M.Bouhafsi: On a été touchés par l'émotion de cet exploitant.
La sécheresse touche aussi les cultures. Si l'été reste chaud et sec, on va vers une très mauvaise année agricole? - L.Romejko: On est déjà partis vers une mauvaise année.
Les moissons et les récoltes se sont faites avec généralement 15 jours à 3 semaines d'avance. Les 1ers retours qu'on peut avoir, c'est une baisse du rendement. Moins d'eau dans les grains, dans les céréales, dans les fruits.
Il y a des dégâts qui se font sur les feuilles, sur les fleurs également. Donc moins de fruits. Surtout, beaucoup moins gorgés d'eau.
L'eau est absente. Or, les céréaliers vendent leur production au poids. Il y a une baisse de rendement de l'ordre de 15 à 20 %.
Produits plus rares, donc augmentation, inflation des coûts...
Tout ça aura une répercussion sur les produits alimentaires dans les semaines et mois à venir. La situation est inquiétante. Il reste encore les maïs, qui ne sont pas encore faits sur pas mal de régions.
Ce sont des plantations qui exigent beaucoup d'eau. Les tournesols, c'est pas encore fait. Il y a eu des floraisons de tournesols qui se sont faites, notamment il y a une dizaine de jours sur le Centre-Ouest, notamment sur le département des Deux-Sèvres, où le thermomètre montait à 43 degrés...
La fleur de tournesol n'aime pas beaucoup la chaleur à un tel niveau. C'est compliqué. Les productions risquent d'être en baisse très nette. - M.Bouhafsi: Merci.
Vous êtes présentateur de "Météo à la carte". Je rappelle votre livre: "Quand le ciel fait des histoires". Merci, J.Marion, directeur général de la Sécurité civile.
Le 5/5 d'A.Bégot. 5 jours après l'explosion de lundi soir à Monaco, la police cherche une suspecte. - A.Bégot: Une Ukrainienne de 39 ans.
Elle est soupçonnée d'avoir posé un engin explosif dans le hall de cet immeuble pour assassiner un riche homme d'affaires ukrainien. Une suspecte que les enquêteurs avaient d'abord prise pour un homme. C'est en regardant les images de vidéosurveillance de la veille et de l'avant-veille qu'ils ont compris qu'ils avaient fait fausse route, que l'individu qui portait un bob sur la tête n'était pas un homme mais une femme. - Une personne de sexe féminin procédait au même cheminement autour du lieu de l'explosion.
Le parcours était le même que l'individu portant un bob. L'attitude comportementale était similaire. Ca permettait de considérer que cette femme de forte corpulence et présentant un imposant tatouage au bras droit pouvait être la même personne que l'individu ayant posé l'engin explosif. - A.Bégot: Cette suspecte est repartie à pied jusqu'au côté français.
Elle a gagné l'Italie, puis l'Allemagne. Son domicile a été perquisitionné aujourd'hui. Cette femme reste introuvable.
Interpol a émis une notice rouge. - M.Bouhafsi: Des millions d'Iraniens attendus à Téhéran pour les obsèques de Khamenei. - A.Bégot: Les portraits géants de l'ancien Guide suprême s'affichent.
Il a été tué avec plusieurs de ses proches par une frappe américaine. C'était le 28 février, au 1er jour de la guerre entre l'Iran et les Etats-Unis. Les cercueils d'A.Khamenei et de son entourage sont exposés dans le complexe religieux de la capitale où auront lieu les funérailles.
Le grand public n'y a pas accès pour l'instant. Seuls les dirigeants et représentants des pays amis de l'Iran sont invités à lui rendre hommage. On a vu le Premier ministre pakistanais.
V.Poutine, allié du pouvoir iranien, ne s'est pas déplacé. Il a envoyé son ancien bras droit et prédécesseur D.Medvedev.
Les prières funéraires ont débuté à Téhéran. Ca ressemble de plus en plus à des meetings pro-régimes et antiaméricains. ... - A.Bégot: Le pouvoir iranien semble décidé à faire de ces funérailles un outil de communication.
Il a invité des journalistes du monde entier, même des influenceurs. ... - A.Bégot: La présence du fils et successeur d'A.Khamenei n'a pas encore été confirmée.
Il est d'ailleurs invisible. Aucune apparition publique depuis qu'il a été nommé Guide suprême. Il aurait été blessé.
Dans un tout petit village de l'Ohio, 16 enfants âgés de 8 à 18 mois retrouvés enfermés dans une pièce de 13 m2. Sans aucune fenêtre. Ils sont restés dans cette situation sans sortir pendant 4 ans.
Violence tellement inouïe que le procureur général de l'Ohio a eu du mal à trouver ses mots devant la presse. ... - A.Bégot: Aucun des 16 enfants n'était scolarisé.
Une jeune femme de 18 ans ne savait même pas épeler son nom. Administrativement, ces enfants n'existaient pas. Aucune trace d'eux.
C'est ce qui a permis aux parents et grands-parents de les rendre invisibles aux yeux de la société. Selon le procureur, cette famille change régulièrement de résidence avant de s'installer il y a 4 ans dans cette maison de l'horreur où les habitants ont du mal à y croire. ... - M.Bouhafsi: On reste aux Etats-Unis, où la tournée d'anniversaire de D.Trump tourne au fiasco. - A.Bégot: Il a entamé sa grande tournée à l'occasion des 250 ans de l'indépendance des Etats-Unis.
Ca ne séduit pas vraiment les Américains, pour l'instant. C'est le moins qu'on puisse dire. ... - A.Bégot: De nombreux Américains regrettent que D.Trump se soit approprié cette grande fête, qu'il ait transformé l'événement en une sorte de tournée mégalo. "USA Today" écrit ceci.
Pour Fox News, c'est une autre explication: la chaleur. ... - A.Bégot: L'anniversaire de cette indépendance des Etats-Unis aura lieu demain, en pleine canicule.
Il va faire plus de 40 degrés. Vous confirmez, L.Romejko?
D.Trump reste D.Trump.
Pour lui, ce sera l'occasion, une nouvelle fois, de prouver que le plus fort, c'est lui. ... - A.Bégot: On en sourit, quand on l'entend.
Mais le président américain est sans doute le plus climatosceptique de tous les présidents des Etats-Unis. Tant qu'il sera là, le réchauffement climatique, ce sera compliqué de lutter contre? - L.Romejko: Son pays est tout de même un émetteur assez important de gaz à effet de serre.
Le retrait de crédits, qui sont très nombreux...
On a appris il n'y a pas longtemps le retrait des financements sur l'observation océanographique. C'est très important dans la surveillance du climat. Il y a eu son retrait des accords de Paris.
Tout ça ne va pas dans le bon sens. Après, je sais que les Etats-Unis...
Chaque Etat a une certaine autonomie. Je sais que lors du 1er retrait, lors du 1er mandat, la Californie avait conservé des engagements qu'elle avait maintenus. On croise les doigts, mais ça ne va pas dans le bon sens. - M.Bouhafsi: Il risque de faire très chaud pour le match de demain, les 8es de finale de la Coupe du monde entre la France et le Paraguay. - A.Bégot: Philadelphie est en alerte chaleur extrême au moins jusqu'à 20h, demain soir.
Le coup d'envoi est prévu 3 heures plus tôt. Les Bleus vont sans doute devoir jouer des coudes. Le Paraguay est de loin l'une des équipes les plus rugueuses de ce Mondial. - B.Barcola: C'est une équipe qui défend beaucoup.
C'est une équipe sud-américaine. On commence à les connaître. On sait qu'ils vont beaucoup mettre de coups.
Contre l'Allemagne, ils ont réussi à gagner. Ils ont fait une très belle préparation. Ils ont réussi à se qualifier.
On sait que ça va être un bon match de foot aussi. - A.Bégot: La nouvelle star de cette équipe, c'est M.Olise, décisif contre la Suède.
On se souviendra de ce geste incroyable, retourné acrobatique historique. - H.Jemili: A partir de maintenant, lorsqu'on regardera un match d'Olise, je veux qu'on porte tous un costard!
Tous! Il faut respecter ce monsieur. Je veux que sa bicyclette soit exposée au Louvre.
S'il mettait sa bicyclette, on lui ramènerait le Ballon d'or dans les mains à la mi-temps! - A.Bégot: C'est pas tout à fait une bicyclette. - M.Bouhafsi: C'est plutôt latéral... - A.Bégot: Le Louvre a répondu à H.Jemili. ...
A suivre. Les réseaux sociaux, où a été lancée une pétition pour demander pardon à Mbappé. ... - En club, on se fout de ta gueule, moi le premier.
Mais en sélection, on peut dire quoi sur ce mec? En équipe de France, c'est le meilleur joueur du monde. - A.Bégot: La pétition a recueilli plus de 53 000 signatures. - M.Bouhafsi: On verra s'il nous emmènera sur le toit du monde.
C'est ce qui s'appelle prendre de la hauteur. - A.Bégot: Au sommet de l'Empire State Building, à 443 m du sol, une demande en mariage a eu lieu cette semaine. ... - A.Bégot: Regardez les images.
Un couple russe, habitué de ce genre d'acrobatie, qui a déjà escaladé plusieurs gratte-ciel sans équipements de sécurité...
Il met le genou à terre pour faire sa demande. Ils ont été inculpés pour mise en danger de la vie d'autrui et dégradation volontaire de bien. - M.Bouhafsi: C.Dion a posté la nuit dernière un nouveau titre.
On voulait vous le faire écouter. - C.Dion: Bonjour, pardon, merci. - M.Bouhafsi: Le 1er concert à Paris, ce sera le 12 septembre.
Tout le monde est conquis par C.Dion. Merci, L.Romejko, J.Marion.
Dans un instant, faut-il supprimer les sondages?
Louise Morel