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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 5 octobre 2023 27 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsImmigration & asileEurope & internationalSolidarités & famille

Macron, c'est déjà fini ! | Françoise Degois

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 5 %Attaque 70 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:22OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui te fait dire qu'Emmanuel Macron est erratique ?

  • 3:40OuverteRéponse directe

    Pourquoi Macron est-il coincé selon toi ?

  • 7:56FerméeRéponse directe

    Est-ce que Yann Brunpivet a commenté l'incident du salut nazi ?

  • 8:11RelanceRéponse directe

    Tu as envie de dire aux députés LR : même pas cap ?

  • 11:17OuverteRéponse directe

    Pourquoi le racisme monte-t-il selon toi ?

  • 16:34OuverteRéponse directe

    C'est quoi l'enjeu de la NUPES ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:31InvitéFait
    « Emmanuel Macron ne sait plus quoi faire en réalité de son pouvoir. »
  • 3:42InvitéFait
    « Regarde le texte sur l'immigration. »
  • 4:24InvitéFait
    « Il est totalement déboussolé. Il ne sait pas quoi faire de son quinquennat. »
  • 5:30InvitéFait
    « Macron, c'est fini. C'est déjà fini. »
  • 7:05InvitéFait
    « Yann Brunpivet est une présidente, moi j'ose le dire, absolument odieuse. »
  • 8:17InvitéFait
    « Les révolutionnaires ont un peu de lapin. »
  • 10:21InvitéFait
    « Marine Le Pen, la dernière mâche, elle ne la passe jamais. »
  • 17:58InvitéFait
    « Toutes les affiches de Fabien Roussel en campagne, vous avez le logo de la Nupes. »
  • 19:21InvitéFait
    « L'opinion ne lui donne pas crédit sur la question européenne comme sur les autres questions sociales. »
  • 21:53InvitéFait
    « Sans ce Parlement, on s'en fout, ça ne sert à rien. »
  • 23:23InvitéFait
    « Vous allez voir fleurir un des papiers, et si c'était lui, et si ce n'était pas lui. »
  • 25:35InvitéFait
    « La force centrale, aujourd'hui à gauche, c'est la France insoumise. »

Temps de parole

  • Présentateur75 %
  • Présentateur 222 %

5,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Salut à toutes et à tous, vous êtes sur Le Média et nous sommes à moins de trois semaines du 20 octobre, date à laquelle nous serons aussi diffusés à la télévision en plus des plateformes que vous connaissez déjà. Ce sera notre saison 7 avec de nouveaux programmes et nous avons besoin de vous qui nous aimez pour les financer sur notre page Kiss Kiss Bank Bank. Dans quelques secondes, vous regarderez le premier épisode de Sans langue de goie, la chronique politique de Françoise de goie.

Françoise de goie est journaliste, elle a été numéro 2 du service politique de France Inter et passée de l'autre côté de la barricade en faisant du conseil politique pour des personnalités de centre-gauche et est revenue dans les médias comme éditorialiste rose vif selon sa propre expression. Elle rejoint le Média pour animer une chronique hebdomadaire de décryptage politique qui entend aller plus loin que la seule énumération des faits d'actualité. L'idée c'est de rebondir sur l'actualité de la commentée mais aussi d'examiner les dessous des cartes, les parcours des acteurs, ce qu'ils disent et ce qu'ils omettent, les enjeux personnels et idéologiques au-delà des mots.

Emmanuel Macron joue-t-il à faire peur parce qu'il a peur ? La droite LR est-elle une baudruche qui se dégonfle encore plus vite qu'elle gonfle en faisant semblant de s'opposer à Macron tout en courant après le RN ? Les européennes vont-elles définitivement tuer la NUPES mieux que les embrouilles sur Twitter ? Est-ce que Laurent Berger, l'ancien boss de la CFDT passé au Crédit Mutuel, pense à la présidentielle de 2027 en se rasant le matin ? Avec Françoise, on répond à ses questions et on n'est pas toujours d'accord. Salut Françoise et bienvenue au Média. Salut Théophile, je suis vraiment très heureuse d'être là de cette nouvelle aventure qui commence.

Alors Françoise, est-ce que tu connais This Is La Peste ? Oui, bien sûr. Je croyais t'apprendre quelque chose, mais disons que c'est un vieux rappeur quand même. Il a été très haut dans les années 2000 et aujourd'hui c'est aussi… C'est ça que je connais ! On a décroché en même temps. Il était acteur et écrivain. Il a sorti un succès dont le titre était « Je pète les plombs ».

C'est un air qui me trottait dans la tête après notre discussion de préparation de l'émission parce qu'en gros, ta thèse pour expliquer l'attitude d'Emmanuel Macron ces derniers mois, c'est que, l'attitude que tu qualifies d'irratique, c'est qu'il pète les plombs et pour utiliser une expression de l'argot ivoirien, il y a la guerre dans sa tête. Tout est mélangé. C'est joli ça ! Ah c'est pas mal, c'est pas mal, il y a la guerre dans sa tête, je retiens, je garde. Tout est mélangé. Alors, dis-moi d'abord ce que tu trouves erratique dans le comportement d'Emmanuel Macron. Je pense qu'Emmanuel Macron ne sait plus quoi faire en réalité de son pouvoir.

Alors, on sait que le président de la République, tu vois Théo, bien sûr, c'est le pays d'Occident où le président de la République a le pouvoir le plus puissant. C'est un des hommes les plus puissants au monde avec ce pouvoir de l'arme nucléaire, mais pas simplement le pouvoir de dissoudre l'Assemblée. Donc, ce pouvoir est à la fois très important, mais à la fois, il est ramené d'une certaine manière aux acqués. Au strict minimum, quand tu n'as pas la majorité absolue à l'Assemblée nationale, tu es freiné.

Et on sent bien que depuis un an, on a bien compris qu'Emmanuel Macron, je ne sais pas si tu te souviens, il faut remonter à un an, il faut remonter dans le souvenir, la tête qu'il a le soir de sa seconde élection, ce n'est pas la tête heureuse, enthousiaste. On a presque le sentiment qu'il est là, qu'il s'ennuie, qu'il ne sait pas ce qu'il va faire là. Il avait probablement le désir de remporter ce pari, d'être élu une seconde fois là où personne n'avait réussi à le faire, en tout cas sans cohabitation au milieu. Et on sent bien qu'il est là, il s'interroge, qu'est-ce que je vais faire de mon second mandat ? Et paf, la tuile, la NUPES apparaît.

Et là, pas de majorité absolue à l'Assemblée nationale. Et on voit bien la gaudille permanente d'Emmanuel Macron. On voit bien. Qu'est-ce qui me fait dire ça ? Regarde le texte sur l'immigration. Le texte sur l'immigration, d'abord, ça a été un texte global. Vous allez voir ce que vous allez voir. On fait un texte global. Ça, c'était il y a quelques mois. Après, finalement, on va le couper en morceaux. Alors, on le découpe en morceaux, en fonction des rayons, pour plaire au chalant. Tiens, un morceau pour les LR, un morceau pour l'aile gauche de la Macronie, si tant est qu'elle existe. Moi, je ne crois pas, mais bon. Voilà.

Un morceau pour la droite, un petit morceau pour les électeurs du Rennes. Finalement, on ne coupe pas un morceau. Finalement, on le remet d'un bloc. D'abord, on doit l'étudier en juillet. Ah, finalement, on le reporte en octobre. On le retorte à l'automne. Donc, tout est à l'avenant. C'est-à-dire que, je ne dirais pas, moi, qu'il pète les plonges. Je dirais qu'il est totalement déboussolé. Il ne sait pas quoi faire de son quinquennat. Il est coincé, en fait, Emmanuel Macron. D'abord, il est coincé par une opinion qui décroche de lui. On voit bien que, sur le plan de la popularité, il garde son socle. Bon, il pourrait s'en contenter. Mais on voit bien que l'opinion décroche.

On voit bien que c'est de plus en plus compliqué son rapport aux Français, son rapport à la réalité de ce pays est compliqué. Il décroche de l'opinion. Il décroche également à l'Assemblée nationale. Il décroche sur la scène internationale. Ce n'est pas, je me souviens, des unes du Times avec Macron, cet homme qui va sauver le monde et l'Europe. C'était vraiment ça, le titre, la couverture du Times, je crois. C'est fini. La passion Macron est passée. Maintenant, vous lisez la presse étrangère. Voilà, les journaux sont pleins de critiques sur ce président dont on ne comprend pas, qu'on a bien compris qu'il est assez arrogant et très content de lui. Mais pour le reste, voilà.

Donc, il est là, avec ce quinquennat, cette Assemblée qui lui résiste, ces motions de censure qui s'enchaînent, sans jamais être votées d'ailleurs, mais on y reviendra. Et surtout, Théo, si je peux me permettre, et à tous les gens qui nous regardent, il faut comprendre, je vous le dis, que Macron, c'est fini. C'est déjà fini. C'est déjà fini. Quand vous ne pouvez plus vous représenter. La seule chose, si vous voulez, qui cimente une existence politique dans ce pays, au plus haut niveau, c'est être candidat à la présidentielle. Même si vous n'allez pas l'être, il faut laisser croire que vous l'êtes. C'est comme ça que vous existez. Emmanuel Macron, de toute façon, c'est fini.

Nous avons entre aujourd'hui et 4 ans, c'est fini. Donc, il doit se dire, putain, 4 ans, comme nous tous. Il doit se dire exactement ça. C'est exactement ça. Il se dit, qu'est-ce que je vais faire de ces 4 ans ? Et surtout, comment je vais continuer à exercer mon pouvoir, même si mon pouvoir, au fil des mois et des années, fera de moins en moins peur aux autres ? C'est pour ça qu'il fait danser. Il fait danser les marionnettes. C'est un marionnettiste. Oh tiens, je fais monter un peu Castex, pour bien énerver Édouard Philippe. Oh, ça y est, une petite pichenette à la barbichette, à feu la barbichette d'Édouard Philippe. J'envoie Élisabeth Borne pour dire à quel point.

Ah tiens, mais je vais faire monter le petit Attal aussi. Voilà, il fait danser les marionnettes pour continuer à avoir une forme de poids et de prise sur le réel. Il n'a plus. En gros, il ne sait pas où va la France. Il ne sait pas où il va. Et d'ailleurs, personne ne sait, y compris les parlementaires. Et du coup, ils ont le blues, quel que soit leur bord. Oui, Théo, je pense que tu es comme moi. Tu croises beaucoup de parlementaires dans l'exercice de tes fonctions. Moi aussi, je parle avec les uns et les autres, quelles que soient les, comment dirais-je, les tendances confondues. On sent bien que les parlementaires se demandent tous comment on va faire pendant 4 ans.

Comment est-ce qu'on va continuer ? C'est une guérilla. Tout est compliqué. Tout est dur. Yann Brunpivet est une présidente, moi j'ose le dire, absolument odieuse. Elle est odieuse avec l'opposition. Vraiment, véritablement. Il n'y a aucun cadeau n'est fait à l'opposition. Et au contraire, les choses trappent, sont organisées. Je parle de l'opposition de gauche, bien sûr, parce qu'elle soigne beaucoup plus l'extrême droite. Elle soigne beaucoup plus le Rassemblement National. Elle met en permanence en opposition les jolis costumes du Rassemblement National et les attitudes supposément mal élevées, notamment de la France insoumise.

C'est absolument indigne d'être un président de l'Assemblée Nationale et de se prêter à ce jeu. Est-ce que Yann Brunpivet, on l'a entendu, commenter un député Renaissance qui passe devant les députés RN en faisant le salut nazi ? Non, on n'en a pas parlé. On ne parle que des tenues fleuries et du langage fleuri de Louis Boyard. Je veux bien tout ce qu'on veut. Mais quand même, cette façon de gérer l'Assemblée Nationale est absolument indigne. Et c'est vrai que les parlementaires en ont ras-le-bol.

7:57
Invité

Le chef de file des députés LR, Olivier Marlex, est très clair. Son groupe ne votera pas la motion de censure de la gauche. Ce serait jouer contre l'intérêt du pays, dit-il. En revanche, les élus LR le répètent à l'envie. Pourquoi pas déposer une motion de censure sur de prochains textes ?

8:11
Présentateur

Si j'ai bien compris, dans ce contexte, tu as envie de dire aux députés LR, même pas cap ? J'ai envie de dire aux députés LR, écoutez, franchement, les révolutionnaires ont un peu de lapin. Honnêtement, ce n'est pas possible. Mais écoutez, à chaque examen de texte, on a Marlex, Olivier Marlex. Retenez-moi où je fais un malheur. Ils font Bruno Retailleau. Nous sommes capables désormais. La censure n'est pas un tabou. Il y avait un qui disait « tu » et l'autre qui disait « assomme ». Au Sénat, à l'Assemblée. Un, à la une du Figaro, il y a 15 jours. Et l'autre, je ne sais plus sur quelle télé ou sur quelle radio. Ce n'est pas tabou. Ok, ce n'est pas tabou.

Quand ça se présente, vous votez ou vous ne votez pas ? Qu'est-ce que vous faites exactement ? Vous allez au bout de quelle logique politique ? On recommence avec le RSA. Pas de motion de censure. Rien n'est voté. Qu'est-ce qu'espèrent les LR ? Moi, ça m'arrange. Les LR, c'est simple. Ils se disent « nous allons aller tranquillement quand Emmanuel Macron va partir vers une alternance. Et en gros, il y aura presque un mouvement de balancier automatique, si on est bien gentil, entre l'électorat macroniste et non. Mais ils se mettent le doigt dans l'œil jusqu'à l'eau. Ils clattent, comme dirait ma grand-mère. Donc voilà. Pourquoi ça peut être un bon calcul ?

S'ils trouvent une personne qui est très médiatisée. Mais ça ne marche pas comme ça, Théophile. Ça ne marche pas comme ça, la politique. Ça n'existe pas, les vases communicants politiques. Ça n'existe pas, surtout une présidentielle qui est la mère des batailles. Ça n'existe pas, comme ça, de vases communicants. Mais ce n'est pas comme ça que ça fonctionne, la politique. C'est un peu la théorie aussi de Marine Le Pen qui ne dit rien. C'est la théorie du point fixe. À chaque fois qu'elle ne dit rien, elle monte. À chaque fois qu'elle ne fait rien, elle monte. Oui, chaque fois qu'elle ouvre la bouche, elle est battue. Vous pensez ? Moi, je veux bien.

LR peut peut-être s'inspirer de Marine Le Pen. Moi, je veux bien, si vous voulez, sur Le Pen. Permettez-moi une incise, parce que c'est quelque chose que je vais dire toute l'année et que peut-être qu'il ne plaira pas aux gens qui nous écoutent. Moi, je ne fais pas partie des gens qui fantasment sur l'arrivée de Marine Le Pen. Moi, je ne crois pas. Je pense que la France, elle est très résiliente. Elle est remplie de défauts. Mais je pense qu'il y a un surmoi français très fort sur la question de Marine Le Pen. Alors, tout le jeu est de la faire monter parce que c'est ça, c'est l'assurance-vie et de toute façon, du centre et de la droite, c'est l'existence de Marine Le Pen.

Je refuse de rentrer dans ce cinéma. La réalité, c'est que Marine Le Pen, la dernière mâche, elle ne la passe jamais. Que Marine Le Pen, même si les gens l'aiment bien, après tout, elle a raison. Ça ne suffit pas pour en faire une présidente de la République. Sinon, les Français l'auraient élu déjà deux fois. Comprenez ce que je veux dire ? Et il n'y aurait pas eu de barrage républicain. Et les Français l'auraient élu. Ça n'a pas été le cas. Un barrage qui faiblit, qui faiblit, qui faiblit. Oui, enfin, il n'a pas encore faiblit la dernière fois.

Alors, justement, pour parler du barrage républicain, de la République et du R.A., de l'extrême droite en général, la montée du racisme, en tout cas, la montée médiatique du racisme, elle nous sidère sur tous les gens qui ont quand même un peu vécu dans ce pays et qui, des fois, ne le reconnaissent plus. On a l'impression d'assister à une inexorable déferlante, dont témoigne encore le dernier bad buzz, mais buzz quand même de Pascal Praud, puis de Cénauz.

11:05
Invité

Est-ce qu'on sait pourquoi il y a plus de punaise de lit aujourd'hui ? Est-ce lié à l'hygiène ? Je vais poser toutes les questions. Il y a beaucoup d'immigration en ce moment.

11:15
Présentateur

Est-ce que c'est lié à cela ? Françoise, et si on allait au-delà du buzz ? Pourquoi ça monte ? Est-ce que ça monte vraiment ? Est-ce que c'est quelque chose qui est entretenu médiatiquement ? Moi, j'ai beaucoup de mal à dire ça. Je pense quand même que, bon, le racisme a toujours existé. Je pense que ça monte parce que nous sommes dans une crise, dans une crise économique, dans une crise presque de la psyché. Nous sommes dans des crises. Je pense que la crise de la psyché est la plus dure parce que c'est la peur de la mondialisation, c'est la peur du déclassement, c'est une crise économique avec des gens. Donc, est-ce que le racisme monte ? C'est la peur du grand remplacement chez certains.

Mais alors ça, c'est la théorie du grand remplacement. Est-ce que, à ton avis, elle prend cette théorie chez l'impression ? Bien sûr. En tout cas, médiatiquement, elle se banalise. En tout cas, elle se banalise. Comment est-ce qu'on peut entendre ? Comment on peut oser, quand on est intelligent comme Pascal Praud, quel métier ? Comment on peut oser poser la question du lien entre l'immigration et les punaises de lits ? Comment c'est possible de faire ça ? Mais il le fait peut-être parce qu'il le pense, parce qu'il sait très bien que ça a un écho, en tout cas dans son marché de niche à lui, qui est CNews. Donc, il ne faut pas non plus, il faut faire attention à l'effet grossissant.

Vous savez, moi, je fais partie des rares journalistes, non pas parce que je suis plus intelligent que les autres, mais je connais tellement, j'ai tellement mené des campagnes et suivi des campagnes que je vois bien comment le miroir grossissant sur Zemmour, j'étais absolument, j'avais parié, d'ailleurs, j'ai gagné beaucoup de cadeaux, j'avais parié que Zemmour n'arriverait même pas à 8%. Il faut faire attention aux miroirs grossissants. C'est pas parce que les choses s'expriment de cette manière sur CNews que les Français ressentent ça. N'oublions jamais que les chaînes de télé, c'est 800 000 personnes sur un pays qui en compte 67.

Les scores maximum des chaînes de télévision en continu, il ne faut pas trop s'obséder là-dessus, c'est 900 000 téléspectateurs. Oui, mais il y a l'écho de ces chaînes sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter, qui est énorme. Je suis d'accord avec ce que tu dis, mais je ne veux pas ni dramatiser, ni banaliser. Je dis juste qu'il faut garder la tête froide. Il y a bien sûr une partie de l'opinion qui est absolument persuadée qu'on va être grand remplacé. Il y a une partie de l'opinion qui ne peut pas entendre le discours sur ce que je crois être, moi, le métissage, qui est l'histoire de l'humanité, point. Mais voilà, est-ce qu'on serait là, vous et moi ?

C'est même pas un discours, c'est un fait. C'est un fait. Est-ce qu'on serait là, vous et moi, si à un moment donné, il n'y avait pas eu des métissages ? Évidemment que non, on serait tous rabougris dans notre point, on serait tous morts de vieillesse, sans se mélanger. Vous comprenez ce que je veux dire ? Donc, il y a des gens, ils ne peuvent pas entendre ce discours. Bon, c'est une partie, mais je ne pense pas que cette partie soit majoritaire et surtout qu'elle puisse prendre un jour le pouvoir dans ce pays parce que je crois, moi, qu'il y a une France qui est ouverte et il y a une France républicaine et il y a une France qui ne peut pas accepter ce journalisme.

L'extrême droite n'est pas au port du pouvoir, selon toi, mais on peut quand même dire qu'elle est en train de marquer des points dans la bataille culturelle. Alors, elle marque des points. Ça me fait bien mal au ventre, d'ailleurs, et bien mal aux pieds parce que, vous savez, moi, on va apprendre à se connaître. Moi, j'ai un héros dans la vie, à tel point, d'ailleurs, que tous les étés, ne rigolez pas. Je vais toujours faire un petit tour en Sardaigne, à Gilardza. C'est l'endroit où il a été élevé, c'est Gramsci. Je suis absolument folle de Gramsci.

J'ai tout lu de Gramsci sur la bataille culturelle et je pense vraiment que Gramsci se retournerait dans sa tombe s'il entendait comment l'extrême droite s'est emparée, cette Gramsci communiste un peu disruptif, mort en prison, mort dans les geôles de Mussolini. Mussolini qui avait dit qu'il faut empêcher cet homme de penser et de parler pendant dix ans. Il en est mort, Gramsci. Gramsci qui a théorisé la bataille culturelle, le fait qu'il faut s'emparer, il faut gagner. Et comment la gauche a pu laisser ce personnage et ça à Marine Le Pen ? Ne serait-ce que dans la bouche, dans le discours aujourd'hui de l'extrême droite, c'est nous gagnons la bataille culturelle. Je ne suis pas sûre de ça.

Je vois bien les esprits, les conversations qu'on peut avoir, vos et moi, chez nous, etc. Je le redis, je ne suis pas un bisounours. Je dis juste qu'il faut faire attention à ses émotions. Je pense qu'il y a une France, il y a une France qui est comme ça, mais il y a une France plus importante. Et d'ailleurs, ce n'est pas forcément une France de gauche ou de droite. Attention, et ce n'est pas forcément, je le redis, la France des quartiers contre la France des villes et des ruralités. Ce n'est pas parce que vous êtes à la campagne que vous votez Marine Le Pen, et ce n'est pas parce que vous êtes dans les quartiers que vous votez Jean-Luc Mélenchon. Ça ne marche pas comme ça, la vie.

Mais c'est beaucoup plus subtil. En tout cas, là, il y a une France plus importante encore qui, même si ses discours la touchent, n'est pas dans une transformation de l'émotion, on vote pour l'extrême droite. Pendant ce temps, au sein de la NUPES, on s'embrouille encore magnéto.

16:13
Invité

Fabien Roussel, rebonsoir. Vous êtes député NUPES du Nord, secrétaire national du Parti communiste. Déjà, ça commence bien. La NUPES n'est pas une formation politique. Sur les bulletins, sur les affiches, j'avais écrit NUPES. Non, non, je suis député du Parti communiste français. Je prends acte du fait qu'il a décidé de quitter la NUPES.

16:34
Présentateur

Alors, François, c'est quoi l'enjeu de tout ça ? L'enjeu, c'est toujours la même chose. Fabien Roussel, je vais être très dur avec Fabien Roussel parce que je le pense vraiment. Tant pis, je le dis. Je pense que c'est vraiment l'idiot utile, Fabien Roussel. D'abord, pourquoi ? Parce qu'il est adoré par des gens qui ne voteront jamais pour lui. Aujourd'hui, la droite adore Fabien Roussel. Vous ne pouvez pas avoir une seule personne de droite qui dit « Ah, mais lui, il se communique, il est formidable. » Comme on parlerait d'un objet folklorique.

Vous savez, Fabien Roussel, c'est un peu comme un vieil oncle que vous invitez au repas à Noël et qui balance des bonnes vieilles blagues et des bonnes vieilles vannes à la fin du repas et vous êtes contents. Ça ne veut pas dire que vous irez vivre chez cet oncle-là. Fabien Roussel, il essaie de faire exister le Parti communiste, il essaie de le faire renaître. Tout ça, au nom de cette ambition personnelle, je pense que ça annonce déjà les européennes. Ça, c'est une chose, mais il ne faut pas se tromper d'élection. Je pense que les européennes, bon, les parches de marché sont prises pour Fabien Roussel.

Enfin, je veux dire, les souverainistes, le Parti communiste, donc je ne vois pas qu'est-ce qu'il peut faire comme résultat. Et la présidentielle, la seule chose qu'il peut faire, c'est empêcher un candidat ou une candidate de la gauche unie de gagner. Donc, en ce sens-là, je trouve qu'il n'est pas bon camarade. Vraiment pas. Je n'aime pas cette façon de fonctionner. Je n'aime pas ses mensonges. Il est capable d'affirmer qu'il n'a jamais fait campagne avec la Nupes. Toutes les affiches de Fabien Roussel en campagne, vous avez le logo de la Nupes. On ne peut pas utiliser une formation et le coup de génie quand même de Jean-Luc Mélenchon pour se faire élire et après cracher dans la soupe.

Ça m'insupporte. Mais par ailleurs, je dirais aussi à notre camarade Jean-Luc Mélenchon que ce n'est pas la peine non plus de sortir la sulfateuse à tous les étages. C'est-à-dire qu'il y a quelque chose qui devient épuisant de voir ces deux grands... Un plus grand que l'autre, à mon avis, politique. Si vous voulez, s'écharper sur la place publique, il y a quelque chose aussi chez Mélenchon qui, à mon avis, dysfonctionne un peu. On ne peut pas sortir la sulfateuse sur tout et tout sujet tout le temps. Ce n'est pas possible. Ça l'abîme en plus parce que ce n'est pas son niveau à lui.

Est-ce que les élections européennes, quelque part, c'est de manière structurelle ou pas un mauvais moment à passer pour la France insoumise ? On se rappelle des dernières où... C'est comme une sorte de redescente dans les montagnes russes. Une redescente qui est surestimée par le commentariat parce qu'en réalité, l'élection européenne, c'est souvent en général 50% d'abstention. Mais est-ce que ce n'est pas justement ce moment où on descend le dimanche après-midi où on est triste avant d'aller retourner à la bataille ? Théophile, il n'y a plus rien à ajouter. Il ne faut pas que Jean-Luc Mélenchon se trompe d'élection. Il n'a pas supporté 2019 avec tous les commentaires constitués.

Mais c'est comme ça, c'est en fait. L'opinion ne lui donne pas crédit sur la question européenne comme sur les autres questions sociales où elle lui donne crédit. « Voilà, l'opinion, elle va peut-être donner 6% à la liste de Jean-Luc Mélenchon, mais elle est capable de le propulser à 500 000 voix près au second tour d'une présidentielle. » Parce que, Théophile, moi je ne fais pas de la démago, mais je vous dis ce que je crois profondément à tous. Je crois que, vraiment, les Français, ils sont beaucoup plus intelligents que les gens, souvent que les gens qui les gouvernent et que les gens qui les commentent. Ils ne se trompent pas d'élection, les Français.

– Mais justement, est-ce que c'est important, les élections européennes ? – Moi, je crois que c'est important. – Est-ce que, justement, ça ne pouvait pas être utilisé ? Bon, en 2019, Mélenchon avait parlé de référendum anti-Macron. Bon, ça n'a pas fonctionné. Enfin, si, quand même un peu, puisque ce n'était pas non plus la joie pour… – Oui, mais c'est le Rassemblement National qui a tout ramassé, qui a ramassé la mise. – Est-ce que, quelque part, on n'aurait pas pu utiliser ces élections européennes pour montrer une UPS unique qui gagne ?

– Moi, je ne suis pas d'accord, parce que la gauche, par exemple, si on prend l'historique, les élections européennes, ça a toujours été à un moment, parce que c'est une élection proportionnelle, et c'est une élection où vous comptez aussi vos troupes, vous, par rapport à l'Europe.

Et s'il y a bien une question sur laquelle personne, il n'y a plus que des nuances de rose, de rouge et de vert, à gauche, comme il y en a d'ailleurs à droite et à l'extrême droite, mais s'il y a bien une élection où vous pouvez faire entendre votre différence, Lionel Jospin, je me souviens, mais alors là, les gens qui le regardent, peut-être qu'ils s'en souviendront, mais je me souviens de Lionel Jospin, il est un matignon, il est Premier ministre, ça n'empêche absolument pas l'EPS d'avoir sa liste, ils sont tous ministres du gouvernement, les communistes sont au gouvernement, Robert Huff et 7%, il a sa liste, donc…

– Pourtant, justement, ça l'avait réussi à Robert Huff, parce que tu dis que ça n'a pas réussi à… – Ils ont de plongé, parce que les parts de marché, quand je parle de parts de marché, je suis sévère, mais le souverainisme, il est déjà représenté dans cette élection, qu'est-ce que les communistes ont… – Mais Dupont-Aignan, il y a une part de souverainisme chez… Alors, le souverainisme de gauche ou de droite ? Avec Roussel, c'est vraiment un sujet, c'est un souverainiste, le PC est un souverainiste, le PC n'aime pas l'Europe, voilà, moi je le dis, alors il peut expliquer, j'aime l'Europe, il n'aime pas le fonctionnement de l'Europe, etc.

Parmi l'ensemble du spectre des candidats, si vous êtes un électeur ou une électrice, que vous avez envie de voter pour une liste qui n'aime pas l'Europe, est-ce que vous allez voter pour la liste du Parti communiste ? – Peut-être qu'ils ne détestent pas assez fortement l'Europe.

– Non, mais je veux dire par là que je ne veux pas jouer les Mme Irma, ils jouent leurs jeux, etc., mais ce n'est pas une élection pour le PC, ce n'est pas une élection pour Jean-Luc Mélenchon, moi j'entends ce que vous dites, parce que derrière, ce que j'entends dans ce que tu dis, c'est l'idée que sans ce Parlement, on s'en fout, ça ne sert à rien, il y avait un coup politique à jouer pour afficher une union et pour afficher que la gauche est supérieure à la droite et à l'extrême droite.

Moi je pense qu'on s'en fiche complètement des commentaires du soir du 9 juin, parce que si les commentaires sont sérieux, et il arrive quand même qu'ils le soient, ils additionneront les listes et ils verront que le total gauche est plus important, je l'espère. Moi je pense qu'il y a un autre enjeu, si tu veux, je crois qu'il y a un enjeu vraiment de Parlement, pur et simple, et ça Jean-Luc Mélenchon ne veut pas entendre ça, je lis qu'il ne veut pas l'entendre. Mon sentiment c'est quand même qu'on peut basculer à 14 ou 15 députés vers un Parlement plutôt social-démocrate et écologiste, il faut jouer le coup.

Bien sûr qu'une liste unie fera moins de députés, puisque c'est la proportionnelle, que plusieurs listes. Je pense que ça vaut vraiment le coup qu'on ait plusieurs listes, pour avoir plus de députés. – Alors un petit sujet de friction entre nous, je suis saisi d'un gros doute à l'évocation d'une de tes intuitions, enfin c'est plus qu'une intuition, tu écoutes le microcosme politique, notamment social-démocrate, et ton petit doigt te dit qu'il faut suivre la trajectoire de Laurent Berger, l'ancien boss de la CFDT, qui pourrait être le joker, sinon des gauches, du moins d'une gauche.

– C'est ça, alors moi je ne dis pas du tout que c'est mon vœu, mais attendez-vous à savoir que dans quelques temps, vous allez voir fleurir un des papiers, et si c'était lui, et si ce n'était pas lui, on le connaît, je savais que c'est Golan déjà, après ce nouvel observateur 2006, si c'était elle. Après tout le monde a refait inlassablement cette une, oui, j'entends que beaucoup de gens s'agitent sur la question de Laurent Berger. La CFDT, bon, les sociodémocrates, version François Hollande, l'adorait. Le Parti socialiste a l'air de se rosifier un peu plus vif maintenant, parce qu'il y a une obligation de combat.

Laurent Berger et la CFDT, ce n'était pas la tasse de thé de tout le reste de la gauche. Il se trouve quand même que Laurent Berger a porté des choses et a montré des choses dans la réforme des retraites qui sont quand même assez intéressantes, qui peuvent être considérées comme intéressantes en tout cas. Moi, ce n'était pas ma tasse de thé et la CFDT, mais je me suis retrouvé à dire du bien de Laurent Berger, ce qui ne m'était pas arrivé depuis au moins dix ans, parce que je trouvais qu'il était solide. Après... Et ça m'a surpris, son positionnement a surpris Emmanuel Macron à cette époque. Son positionnement a surpris Emmanuel Macron.

Il y a aussi une grande inimitié en deux qui remonte à l'époque où Macron était à Bercy et que Laurent Berger était très lié à Hollande. Donc Macron a toujours pensé que Berger complotait contre lui. Enfin, vous voyez la parano habituelle à ce niveau-là du pouvoir. Mais il a étonné, son attitude nous a beaucoup... Moi, elle m'a beaucoup étonné. Et puis, il y a aussi quelque chose chez Laurent Berger que je trouve pour moi intéressante, c'est qu'il est extrêmement clair et sans ambiguïté sur les questions migratoires. Moi, j'ai trouvé que là-dessus, la CFDT... La CGT, évidemment. Mais j'ai trouvé que la CFDT était très... Laurent Berger est très clair. Il n'hésite pas.

Il n'a pas hésité en 2018 à critiquer Emmanuel Macron sur sa politique migratoire. Moi, je ne pense pas du tout que c'est la panacée. Je ne pense pas que c'est le candidat idéal. Mais je vous dis juste, attendez-vous à savoir que ça fosse fort pour essayer de trouver quelqu'un qui puisse être le candidat unique. Mais dernière question, tu as parlé de part de marché. Est-ce que la part de marché des sociodémocrates est encore élevée dans l'équilibre des gauches en France ? Je n'en sais rien. Je pense qu'après, que les gens soient d'accord ou pas, la force centrale, c'est la France insoumise. Alors après, on peut critiquer, etc.

Mais la réalité, c'est d'abord, la force centrale, aujourd'hui à gauche, c'est la France insoumise. C'est le coup de génie, et je n'ai pas honte de le dire, je l'ai toujours dit, de Mélenchon d'avoir réfléchi, Jean-Luc Mélenchon, d'avoir réfléchi et conceptualisé la NUPES. Moi, je ne pense pas que la NUPES est morte. Je ne pense pas du tout. Je pense que les députés vont continuer à voter malgré le fait qu'ils se sont écharpés sur les sédatoriales. Mais je ne sais pas quelle est la part de la social-démocratie. D'ailleurs, je ne sais pas où en est la social-démocratie. Mon sentiment, quand même, c'est que la social-démocratie, le Parti socialiste, pour la vie, retrouve un peu de couleur.

Parce que, finalement, il y a quelque chose qui s'est un peu musclé dans leur discours. Donc, on verra aux européennes. Mais je pense qu'ils feront mieux que 6%. J'ai dit la dernière question, mais en fait, c'était l'avant-dernière. Parce que, pour finir, tu as un coup de cœur à nous présenter aujourd'hui. C'est un livre, c'est un auteur. Oui, c'est Neige, sinon, je vous le dis, parce que c'est l'auteur de La Rentrée. Mais je ne vous en parle pas aujourd'hui parce que c'est l'auteur de La Rentrée. C'est que tout le monde dit que c'est l'auteur de La Rentrée parce que c'est exceptionnel. Voilà. Neige, sinon, raconte l'inceste qu'elle a subi pendant des années avec son père.

C'est-à-dire qu'il s'appelle ? Triste tigre. Et voilà, je sais que nous sommes tous très, comment dirais-je, touchés par les questions migratoires. Moi, ça fait partie des choses qui me touchent. Par la question de l'inceste, des violences faites aux femmes. C'est un livre qui est un peu insoutenable, notamment les premières pages. C'est d'une grandeur, c'est d'une puissance humaine. Ça s'appelle Triste tigre. Chez Paul, j'en fais la promo, mais vous voyez fleurir des papiers partout sur ce livre. Tant Neige, Simon en plus et sinon en plus est quelqu'un d'assez énigmatique qui ne cache pas sa douleur, mais qui est très profonde. C'est pas simplement une narration de son inceste.

Ça va chercher beaucoup plus loin sur les relations humaines, la pensée humaine. C'est exceptionnel. C'est chez Paul. Et voilà, si vous voulez lire quelque chose de puissant, c'est ça. Voilà, moi, je ne me suis pas régalé parce que ce n'est pas le mot, mais c'est exceptionnel. Merci Françoise. Merci Théophile, c'était un plaisir. Merci.

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Locuteur

Merci. Merci. Merci. Merci.

Macron, c'est déjà fini ! | Françoise Degois · Pourquijevote