Premier ministre : alors, c'est pour quand ? #cdanslair 11.07.2024
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 29 %Attaque 41 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:21FerméeRéponse partielle
À quel sens se vouer le temps presse ? Quand est-ce que sera nommé votre premier ministre ?
- 2:35OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est ce que veulent les Français ?
- 2:55FerméeRéponse directe
Et si on vous le propose, vous dites oui.
- 3:09OuverteRéponse directe
Un mot pour résumer la situation ce soir.
- 4:57OuverteRéponse directe
Mathilde Sireau, votre mot du jour pour résumer la situation politique ?
- 5:45OuverteRéponse directe
Frédéric Dhabi ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:17PrésentateurChiffre
« 17%. C'est du jamais vu. »
- 7:27PrésentateurChiffre
« 74 des Français pensent que le pays n'est pas gouvernable. »
- 10:03PrésentateurChiffre
« 59% des Français ne sont pas satisfaits par les résultats du deuxième tour de ces législatives. »
- 10:25PrésentateurChiffre
« 11 sièges qui manquaient à Michel Rocard, la quarantaine de sièges qui manquaient à Elisabeth Borne. »
- 10:34PrésentateurChiffre
« 20 à 25 sièges entre les trois blocs. »
- 11:01PrésentateurChiffre
« elle perd quand même 70 à 80 sièges avec des ministres, avec des personnalités assez symboliques. »
- 11:20PrésentateurChiffre
« a quand même gagné une cinquantaine de sièges par rapport à 2022 mai. »
- 13:20PrésentateurFait
« Une poignée de main entre deux dirigeants fragilisés dans leurs deux pays respectifs et un sourire de façade pour Emmanuel Macron. »
- 14:09PrésentateurFait
« « Je trouve que nous mettons beaucoup trop de temps. Je trouve que là, maintenant, il nous faut sortir les noms. Que là, en fait, on perd du terrain en faisant ça. Qu'on inquiète aussi d'une certaine manière en n'étant pas capable de sortir une équipe et un gouvernement. Donc oui, nous avons notre part de responsabilité. » »
- 14:32PrésentateurFait
« « Si le président de la République fait ce choix, je suis clair, je combattrai ce choix et je demanderai à ce que le gouvernement soit censuré. Car ça n'incorrespond pas à la volonté profonde des Français. » »
- 14:55PrésentateurFait
« La CGT Cheminot demande la constitution d'un gouvernement autour du programme du nouveau Front populaire et appelle dans un communiqué à des rassemblements jeudi prochain devant les préfectures. »
- 23:25PrésentateurFait
« pouvoir d'achat, éducation, santé, insécurité, immigration, ça ne bouge que très peu. »
- 29:24PrésentateurChiffre
« que c'est Gérald Darmenin qui arrive en tête devant Raphaël Glucksmann qui est à égalité avec François Ruffin, Xavier Bertrand est quatrième, la première femme et septième c'est Marine Tandelier, Jean-Luc Mélenchon lui est en treizième position. »
- 30:08PrésentateurChiffre
« où seuls 29% considèrent qu'ils feraient un bon premier ministre. »
- 34:15PrésentateurChiffre
« le budget dès l'assemblée dès leur entrée de septembre devrait être discuté maintenant déjà préparé maintenant »
- 34:28PrésentateurChiffre
« on parle de dizaines de milliards d'euros d'économies dont on aurait besoin de procéder »
- 41:01PrésentateurChiffre
« 313 députés en 2017 plus que 172 5 ans plus tard et moins de 100 aujourd'hui »
- 52:27PrésentateurFait
« le RN continue de miser sur la respectabilité cravate toujours obligatoire sur les marches du palais Bourbon »
- 1:02:16PrésentateurFait
« le PPE Renew et les sociodémocrates se soient tous mis d'accord pour qu'aucun poste clé ne leur revienne »
- 1:02:51PrésentateurFait
« c'est ce que les français ont souhaité »
Temps de parole
- Présentateur89 %
- Invité2 %
- Invité 22 %
- Invité 32 %
≈ 1,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans C'est dans l'air. Apaiser, c'est à peu près le seul objectif sur lequel tous les politiques semblent d'accord ces derniers jours. Mais il y a la volonté et la réalité. Or, quatre jours après le second tour des législatives, notre paysage politique se résume à un beau bazar pour rester poli. La gauche sous pression n'est d'accord pour l'instant ni sur un nom de Premier ministre ni sur un programme précis à appliquer. La droite républicaine dit non à une grande coalition et le centre se disperse face au puzzle. Emmanuel Macron lui a remis une pièce dans la machine avec sa lettre envoyée aux Français. Missive ou plutôt missile selon les oppositions.
Alors, si l'apaisement tarde, que nous réserve les jours qui viennent ? Le NFP a-t-il intérêt à sortir absolument un nom pour Matignon d'ici demain comme il le souhaite ? Comment les républicains veulent-ils se mettre au centre du jeu ? Et puis cette fameuse grande coalition voulue par Emmanuel Macron est-elle d'ores et déjà enterrée ? Premier ministre, alors c'est pour quand ? C'est le titre de cette émission. Vous pouvez réagir par SMS sur Internet et les réseaux sociaux. Avec nous ce soir en plateau, Guillaume Darré, bonsoir. Bonsoir Maïa. Vous êtes chef adjoint du service politique de France Télévisions. Avec nous également Mathilde Sireau, bonsoir. Bonsoir Maïa.
Vous êtes rédactrice en chef du service politique du Point et on cite votre dernier article, La fin de la maison Macron, à lire sur le site de votre journal. Blanche Léridon, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes directrice éditoriale à l'Institut Montaigne, spécialiste des questions démocratiques et institutionnelles. Enfin Frédéric Dhabi, bonsoir.
Bonsoir.
Vous êtes directrice générale opinion à l'Institut de sondage IFOP. Je rappelle le titre de votre ouvrage, La fracture, aux éditions Les Arènes. Merci à tous les quatre de participer à Zécédan l'air en direct. Avant de vous donner la parole, nous allons revenir sur les principaux événements et déclarations de la journée. Élection J plus 4. Le débrief est signé Mathieu Lignot et Michel Bouilly.
Cinq à sept incognitos de la gauche à l'hôtel. Comment ça se passe ces négociations ? Ça va très bien. Faites gaffe, vous allez prendre du seau d'ailleurs.
Ces dernières 24 heures, les cardinaux du NFP cherchent leur pape, voeux de silence.
On les détendent. On les détendent. Et si c'était lui, leur messie ? Pendant que nous nous parlons, il y a des gens qui se parlent ailleurs. Et qui parlent sans vous du coup. Et qui parlent sans moi, mais je vois bien se passer.
À quel sens se vouer le temps presse ?
Quand est-ce que sera nommé votre premier ministre ?
Vous aurez un nom à proposer à Emmanuel Macron.
Je sais que vous êtes impatient. Il y aura un premier ministre d'une couleur politique. Et puis des ministres d'autres couleurs politiques. Ce sera un insoumis. Est-ce que c'est ce que veulent les Français ?
Je ne crois pas. C'est au président de la République de choisir.
Si vous dites Raymond Barre ou Jean Castex ou Nouveau Front Populaire. Et certains ressortent les vieux briscards des placards. Moi, je veux bien gouverner avec M. Cazeneuve ou M. Valls, mais sur des choses précises. Ce n'est pas ce que souhaitent les Français. Et si on vous le propose, vous dites oui. Je suis là pour aider de toutes les manières possibles. Est-ce que c'est ce que veulent les Français ? Les voix de Matignon restent impénétrables. Réponse de la gauche prévue peut-être pour demain.
Ou peut-être pour ce soir, c'est onjabé. Je vais vous poser la même question à tous les quatre. Un mot pour résumer la situation ce soir. Guillaume Daré.
Faux plat, dire.
Oui. Aujourd'hui, il n'y a pas eu beaucoup de... Dans les discussions qu'on connaît qui se passent à gauche, ils sont toujours sur cette question effectivement de la méthode et du nom du futur Premier ministre, en tout cas du nom qui sera proposé à Emmanuel Macron. Donc on est plutôt sur une journée de faux plat du côté de ces négociations-là. Il pousse toujours pour que ça se fasse d'ici la fin de la semaine au moins le nom du potentiel Premier ministre et un potentiel gouvernement, en tout cas une composition qu'il proposerait, y compris aux médias, la semaine prochaine. Très bien. Blanche Théridon. Je vais être un peu dure, mais j'irais vacuité.
C'est-à-dire qu'on s'intéresse beaucoup aux petites logiques d'appareil, à ces noms, à ces contorsions politiques. En réalité, on parle très peu du véritable enjeu programmatique qu'on veut mettre derrière et ce que les Français attendent en réalité de tout ça. Les Français, je crois qu'ils sont relativement indifférents aux noms qu'on va leur donner. Ah, pas sûr. On verra tout à l'heure avec Frédéric David. C'est pas sûr. Ils peuvent avoir des avis très tranchés sur un certain nombre de personnalités données, qu'elles soient très clivantes ou un tout petit peu plus consensuelles. Malheureusement, aucune.
Je retiens une des formules que vous avez choisies dans votre petit reportage, celle de Messi. Je crois qu'il ne faut surtout pas se dire qu'on va identifier un Messi. Je crois que là, on est en train de reproduire un peu l'erreur du grand président jupitérien. Si c'est enlever Jupiter pour avoir un Messi, je pense que les Français ne seront pas tout à fait d'accord avec ça. Donc pour moi, il y a quand même la vacuité de la dimension. Dans quelle direction est-ce qu'on emmène le pays ? Quelle trajectoire politique est-ce qu'on lui propose ? Moi, je pense que c'est ça que les Français ont envie d'entendre plutôt que ces petites querelles politiciennes et tous ceux qui s'auto-revendiquent.
Moi, je peux y aller et je suis peut-être l'homme ou la femme providentielle. Oui, il y a une grande valse des candidats. Mathilde Ciro, votre mot du jour pour résumer la situation politique ? Je dirais plutôt posture. On a eu depuis dimanche soir, Jean-Luc Mélenchon qui a tenté d'imposer son récit, c'est-à-dire la victoire incontestable du nouveau Front populaire.
Ensuite, la droite s'est dit non, non, non. Nous aussi, on est là et finalement, il faut un Premier ministre de droite.
Et enfin, au milieu, le centre avec Emmanuel Macron qui croit encore qu'il peut potentiellement tirer son épingle du jeu. Enfin, voilà, c'est-à-dire c'est un grand flou qui persiste et un jeu de posture où chacun essaye de se compter sans vraiment, en fait, il n'y a aucune discussion entre tous ces blocs qui s'opèrent. Frédéric Dhabi ? Je tirais le mot incertitude. Incertitude, ce qui est le reflet de ce scrutin très inédit du 7 juillet. Traditionnellement, après un scrutin, il y a une vraie clarification. Là, il y a eu des sens du vote extrêmement différents. Faire barrage au RN, plutôt réussi. Sauver la majorité, plutôt réussi.
Faire en sorte que le Front populaire arrive en tête, c'est également réussi. Et c'est vrai que j'entends ce que vous dites avec votre mot vacuité. C'est vrai que les Français s'intéressent très modérément à ce mécano parlementaire. J'ai tendance à dire que les Français sont plus sur une logique de résultat programmatique que sur une logique de casting. Mais là, ce qui change, et puis une petite parenthèse, quand on regarde 2017, 2022, tous les noms qui avaient été avancés avant la nomination d'Edouard Philippe, de Mme Borne, n'avaient pas été les bons, si je puis dire.
Mais là où peut-être que la logique de casting est importante, parce qu'on sait que ce Premier ministre, dont on ne sait pas qui c'est, à mon avis, influencera la ligne et changera fondamentalement et créera dans l'opinion des véritables bougées. Si le sens du vote que j'ai apporté le 7 juillet est complètement troublé. Si des Français ont voté pour sauver une majorité présidentielle qui perd l'élection, mais qui sauve les meubles, voient un Premier ministre, NFP et la France Insolise. En tout cas, jamais l'opinion publique n'a été aussi incertaine. Jamais elle n'a été dans une si grande difficulté à se projeter vers l'avenir.
Entre les deux tours, on avait posé dans notre indicateur historique avec Ouest France et Sud Radio sur l'optimisme pour l'avenir, 17%. C'est du jamais vu. On va revenir sur les autres chiffres que vous avez sortis dans un sondage hier. J'ai un autre chiffre à vous soumettre, Guillaume Daré. 74 des Français pensent que le pays n'est pas gouvernable. Est-ce que ce risque-là, aujourd'hui, il est réel ? Oui, parce que quand on regarde effectivement le résultat de ce scrutin, c'est qu'il n'y a aucune majorité absolue et il n'y a en l'État aucune majorité relative suffisante pour gouverner comme la majorité présidentielle sortante l'a fait finalement ces deux dernières années.
C'est là où on se dit finalement Emmanuel Macron a dissous, on le disait, pour avoir une grande clarté, une plus grande clarification. Et finalement, lui-même se trouve dans une situation où il ne peut plus gouverner comme il l'avait fait, certes en majorité relative, mais néanmoins en majorité ces deux dernières années. Après, c'est justement le pari du chef de l'État. C'est qu'il estime qu'il va y avoir une décantation politique et qu'il y a des majorités finalement de circonstances qui vont réussir à se constituer.
Il compte toujours sur le fait que des socialistes, des écologistes, peut-être quelques communistes vont se décrocher de ce nouveau Front populaire, viendront travailler avec lui et il réussira aussi à agréger quelques élus des Républicains qui ne vauront pas finalement rester dans l'opposition. Ça, c'est son pari. Mais à quelle échéance ? Fracturer le nouveau Front populaire, c'est possible, mais c'est quand même audacieux quand on sait que le même président, quand il a dit sous l'Assemblée nationale au soir du 9 juin, il a parié sur le fait que la gauche ne parviendrait jamais à se tenir au premier tour des élections législatives. Et on a vu le résultat.
Pour ce qui est de l'échéance, on sait que la Constitution n'impose absolument aucun délai au président de la République et dans l'entourage d'Emmanuel Macron, quand on échange avec son entourage après la lettre qu'il a publiée hier, il y a un maître mot, c'est prendre son temps.
Ça veut dire que ça va durer, ça veut dire que ça peut durer et ils n'excluent pas du tout que le gouvernement actuel, même si formellement la démission est acceptée d'ici quelques jours et qu'il se retrouve, comme on le dit, dans une situation gérer les affaires courantes, c'est-à-dire qu'ils pourront prendre d'initiatives politiques comme déposer un nouveau projet de loi, ça n'empêche pas que ce soit le gouvernement actuel qui soit par exemple présent lors des futurs Jeux Olympiques. Emmanuel Macron, il attend finalement que des forces politiques lui proposent une majorité stable.
Je pense que la philosophie de sa lettre qu'on a lue hier, c'est que si jamais le nouveau Front populaire sort un nom demain ou dans la semaine prochaine, probablement il recevra peut-être cette personnalité qui aura été proposée par le nouveau Front populaire. Mais qu'est-ce que va dire le chef de l'État ? Qu'est-ce qu'il va lui dire ? Il va lui dire très bien, quel programme ? Est-ce que vous avez une majorité stable ? Est-ce que vous me garantissez que votre majorité ou votre éventuel gouvernement ne sera pas immédiatement renversé par une motion de censure ?
Le pari de l'entourage du chef de l'État, c'est de se dire que si dans ce gouvernement il y a la France insoumise, le gouvernement sera immédiatement renversé et que donc Emmanuel Macron dira au suivant. Très bien. On va donner un autre chiffre, Frédéric Dhabi. 59% des Français ne sont pas satisfaits par les résultats du deuxième tour de ces législatives. Ce qui donne plutôt finalement raison à Emmanuel Macron quand il dit que personne n'a gagné ? Alors, personne n'a gagné, c'est un véritable débat. Personne n'a gagné si on est sur la finalité traditionnelle d'une élection législative, avoir une majorité absolue ou avoir une majorité relative, relative.
Les 11 sièges qui manquaient à Michel Rocard, la quarantaine de sièges qui manquaient à Elisabeth Borne. Là, personne n'a gagné puisqu'on a ces trois blocs qui sont extrêmement équilibrés. Il y a 20 à 25 sièges entre les trois blocs. Alors, il y a maintenant plus de divers gausses qui font monter le nouveau front populaire. mais c'est de l'inédit total. On peut quand même voir quand on est sur une logique de comparaison par rapport à l'Assemblée sortante, un perdant.
Même si la majorité s'en tire mieux que prévu, mieux que sur les enquêtes qui ont été faites au soir du premier tour, où on était sur une logique de triangulaire dans 300 à 350 circonscriptions, elle perd quand même 70 à 80 sièges avec des ministres, avec des personnalités assez symboliques. Et le RN qui a été vu comme le grand perdant au soir du second tour, puisque le front républicain a complètement rectifié sa percée du premier tour, qui était une réplique d'ailleurs des élections européennes, a quand même gagné une cinquantaine de sièges par rapport à 2022 mai.
Au-delà de ces calculs d'Apotikia, ce qui a peut-être manqué dans la lettre d'Emmanuel Macron, je me permets de dire ça, c'est que personne ne l'a emporté, mais je prends acte d'une défaite... On va en parler dans un instant. ...d'une difficulté de ma majorité. On va en parler dans un instant, car oui, cette analyse du vote par Emmanuel Macron lui sert les oppositions. Elle crie au déni de démocratie. Dans cette lettre, le chef de l'État demande aussi du temps pour que les forces politiques se mettent d'accord, quand de son côté, le nouveau Front populaire veut accélérer pour récupérer les clés de Matignon. Le problème, c'est que personne ne veut travailler avec personne.
Baptiste Gargui-Chartier et Ilana Azenko.
Une poignée de main entre deux dirigeants fragilisés dans leurs deux pays respectifs et un sourire de façade pour Emmanuel Macron. Le chef de l'État qui hier soir choisit la presse quotidienne régionale pour rompre le silence avec une lettre adressée aux Français.
Personne ne l'a emporté. Seules les forces républicaines représentent une majorité absolue.
Le locataire de l'Élysée appelle les partis du champ républicain à bâtir des compromis, des mots qui ont provoqué la fureur des oppositions. Emmanuel Macron est dans un déni de démocratie totale et aujourd'hui, ce qu'il est en train de faire, c'est-à-dire refuser le verdict des urnes, ça porte un nom, c'est un coup de force démocratique. Quand on lit le texte, il fait un bras d'honneur à 11 millions d'électeurs qui ont choisi le Rassemblement national en disant « Vous, je ne vous écouterai pas, c'est quand même terrible, surtout pour un perdant. » Dans les rangs syndicaux, si indégnation générale à la CGT qu'il accuse de souffler sur les braises. Emmanuel Macron, il faut qu'il sorte du déni.
Il a perdu, il a perdu les élections et donc il y a une force qui est arrivée en tête. Lui s'est fait sévèrement battre parce qu'ils ont perdu 100 députés et donc maintenant, il faut respecter le résultat des élections. Alors le président cherche-t-il à gagner du temps dans son propre camp, on s'interroge. Il veut encore montrer que c'est lui le maître des horloges, avance un ancien ministre. Quand un conseiller ministériel ajoute « Avec cette lettre, il espère faire péter la gauche et montrer la fébrilité du NFP à gouverner. » Depuis le second tour, le nouveau Front Populaire multiplie les réunions, les conclaves secrets pour désigner leur futur Premier ministre.
Mais à cette heure, toujours pas de fumée blanche. « Nous travaillons très activement tous ensemble à pouvoir proposer l'équipe la plus solide pour le nouveau Front Populaire. » « Il faut évidemment plutôt chercher le consensus entre ces différentes formations. Comment pourrait-on imaginer que nous arrivions en disant « Nous sommes divisés, mais on prétend à la direction du pays. » Et certains élus en viennent même à mettre la pression sur leur propre camp.
« Je trouve que nous mettons beaucoup trop de temps. Je trouve que là, maintenant, il nous faut sortir les noms. Que là, en fait, on perd du terrain en faisant ça. Qu'on inquiète aussi d'une certaine manière en n'étant pas capable de sortir une équipe et un gouvernement. Donc oui, nous avons notre part de responsabilité. »
De son côté, la droite républicaine a affirmé qu'elle ne rejoindra pas le camp présidentiel au sein d'une coalition et s'est fixé une ligne rouge « Pas de nouveau Front populaire à Matignon. » « Si le président de la République fait ce choix, je suis clair, je combattrai ce choix et je demanderai à ce que le gouvernement soit censuré. Car ça n'incorrespond pas à la volonté profonde des Français. » La CGT Cheminot demande la constitution d'un gouvernement autour du programme du nouveau Front populaire et appelle dans un communiqué à des rassemblements jeudi prochain devant les préfectures.
On va y revenir mais d'abord on va répondre à Marie qui nous dit « Pourquoi organiser des élections qui plus est quand rien ne nous y oblige si c'est pour ne pas tenir compte des résultats ? » Mathilde Sireau, c'est vrai qu'on disait il y a un instant qu'il n'y a pas eu de reconnaissance d'une défaite par Emmanuel Macron sur cette fameuse lettre. Effectivement, c'est peut-être ce qui manquait, c'est-à-dire vraiment un acte d'humilité assez fort et la reconnaissance d'avoir perdu le plus grand nombre de sièges par rapport aux oppositions.
Là, la situation dans laquelle on se trouve c'est que le président demande finalement aux forces politiques de s'entendre donc de trouver une solution à une situation politique improbable dans laquelle lui-même nous a collectivement mis en décidant de dissoudre et comme le dit très bien cette personne rien n'obligeait le président Marie à organiser finalement cette dissolution et on peine parce qu'on n'est absolument pas coutumier de compromis et de coalition bien sûr c'est pas du tout la culture politique française on manque d'un mode d'emploi et on voit bien que chacun se renvoie la balle et que cet imbroglio risque de durer encore quelques semaines. Blanche Leridon ?
Oui, moi je suis assez surprise aussi alors on a vu dans beaucoup des réactions des réactions très négatives et elles sont des postures politiques qui sont parfaitement normales moi il y a une des réactions que vous avez montrées celle de Sophie Binet donc la secrétaire générale de la CGT moi il y a une réaction que j'ai trouvée particulièrement intéressante et disons constructive c'était celle de Marie-Lise Léon qui est la secrétaire générale de la CFDT et qu'elle a dit ben oui nous en fait les corps intermédiaires l'art du compromis de la discussion en réalité ça fait partie de notre culture syndicale et en réalité il y a beaucoup à apprendre et finalement oui ce compromis cette recherche du compromis et de coalition elle est saine et il faut que le président aille le président et l'ensemble des forces politiques du pays aillent dans ce sens là et d'ailleurs elle a dit qu'elle avait adressé elle-même un courrier à l'ensemble des députés pour les inciter à aller au-delà d'un dépassement purement politique mais à aller chercher dans ce dépassement toutes les forces vives du pays on sait à quel point les corps intermédiaires ont été malmenés par le président de la République pendant ces sept dernières années et effectivement moi j'ai réagi dans la lettre du président de la République à l'avant-dernier paragraphe où il reparle de dépassement vous savez le dépassement c'était déjà la grande idée du macronisme ce que les français ont choisi par les urnes le front républicain les forces politiques doivent le concrétiser par leurs actes et il parle du dépassement qu'il a toujours appelé de ses voeux voilà et donc en gros il dit moi j'ai raison depuis le début j'ai été un petit peu le grand théoricien le grand annonciateur de cette ère du dépassement et regardez maintenant cette ère du dépassement elle est sous vos yeux donc en réalité j'avais raison alors là effectivement il n'y a aucun acte de contrition ou de remise en cause de sa stratégie mais au contraire il est en train de nous dire que le paysage politique actuel n'est que la confirmation de l'intuition politique un peu virtuose qu'il avait déjà eu en 2016-2017 et donc sans aller jusque là il faut je crois tenir compte moi cette notion de dépassement il faut qu'on la reprenne un peu d'une autre manière et qu'on se dise aujourd'hui oui il va falloir faire des compromis des coalitions de toute façon par pure question arithmétique on ne peut pas faire autrement parce que vous l'avez dit tout gouvernement peut être sujet à des motions de censure s'il n'a pas de majorité absolue et donc ça peut être un enchaînement de motions de censure pendant toute une année et donc il va falloir aller chercher ce dépassement mais pas uniquement dans les forces politiques mais aussi dans la société civile dans les forces syndicales associatives et non gouvernementales pour rebondir sur ce que disait Blanche Léridon à propos du dépassement dont parlait Emmanuel Macron est-ce que le dynamiteur qui a dissous l'Assemblée nationale peut devenir le constructeur de la politique de demain ou il est disqualifié selon vous ?
on n'est jamais disqualifié quand on est à l'Elysée il a toujours la durée il n'est même pas à son mi-mandat le mi-mandat c'est octobre prochain on est toujours tout le monde s'inscrit dans une logique de fin de reine qui n'est pas là pour l'instant mais c'est vrai que au cœur de nos échanges et Mathilde Sirot l'a dit c'est l'incompréhension totale des français je n'ai jamais perçu dans les réactions des français que l'IFOP interroge depuis maintenant plus de 80 presque 90 ans une telle une décision qui a suscité autant d'incompréhension une décision jugée irrationnelle irréfléchie incompréhensible et qui a mis les français dans une vraie perplexité une vraie incertitude et un pessimisme sur l'avenir comme je vous le disais tout à l'heure que je n'avais jamais vu donc la lettre sur bien des aspects elle est je dirais parfaite compte tenu des prérogatives du président je nommerai un premier ministre mais l'émetteur Macron est extrêmement abîmé comme jamais et cette affaire de la dissolution a réactivé à je dirais enquister enraciner trois représentations très négatives que les français ont à son égard c'est il ne nous écoute pas et donc la réforme des retraites a été déjà là il ne nous connaît pas il ne nous comprend pas donc c'est la question de l'émetteur et il n'y a qu'à voir les réactions politiques à cette lettre tout ça est-ce qu'il va être le reconstructeur je pense qu'il ne pourra pas être autre chose que le spectateur de cette éventuelle reconstruction que nous tous autour de la table on a quand même du mal à imaginer et le destinataire aussi parce que le destinataire n'est pas clair c'est-à-dire qu'il dit chère française chère français vous pourriez en réalité il s'adresse aux formations politiques il ne s'adresse pas et à la sienne en premier et à la sienne en premier c'est l'intercesseur il avait écrit déjà trois autres lettres aux français mes chers compatriotes au moment du grand débat au moment de sa réélection et puis il y a quelques semaines pour expliquer un petit peu l'objet de la dissolution là c'était des vraies lettres aux français là cette lettre-là elle n'est pas adressée aux français directement Guillaume Daré la notion de front républicain qu'il réévoque dans cette lettre son entourage explique ce qui est vraiment la base qu'il souhaite pour la construction de cette coalition l'un de ses conseillers m'a raconté cet après-midi que le chef de l'état avait été particulièrement marqué dans ce qu'il a lu lundi matin dans la presse quotidienne régionale du nombre de députés élus ou réélus qui explique qu'ils savent qu'ils ont été élus par des électeurs qui ne sont pas ceux qui ont voté pour eux au premier tour que c'est grâce à ce front républicain qu'ils ont été élus des candidats de droite grâce à des voix de gauche des candidats de gauche grâce à des voix de droite ou du centre et donc Emmanuel Macron espère que ces candidats élus, ces nouveaux députés qui savent qu'ils ne sont pas en quelque sorte chimiquement purs ils ne sont pas issus d'une majorité où il y a 300 députés qui débarquent à l'Assemblée comme ça arrive parfois qui ne devraient leur élection qu'à leur propre camp politique il espère que ces députés seront davantage prêts au compromis et capables d'aller effectivement vers une négociation vers des accords avec d'autres forces politiques qui ne sont pas forcément les leurs Et sur ce que disait Frédéric Dhabi sur l'incompréhension qu'a pu susciter la dissolution ce sentiment de fragilité que peuvent ressentir les Français qu'est-ce qu'on en dit dans l'entourage d'Emmanuel Macron ?
On en dit qu'effectivement il a été précurseur dans ce qu'ont voulu les Français il a donné la parole aux Français que désormais il s'oppose en garant comme on le disait juste avant avec Mathilde d'une instabilité qu'il a pourtant contribué à créer lui-même Mathilde Sireau vous vouliez compléter ?
On a entendu parler de coup de force démocratique de déni de démocratie et ce bruit de fond en fait qui peut monter est assez dangereux pour le président de la République parce qu'au fur et à mesure si vous voulez des jours de négociation où on va se demander qui, comment, quand, quoi on va se dire bon ben c'est à Emmanuel Macron finalement de trouver une solution de proposer quelque chose un chemin et ça peut aussi faire monter ce que encore une fois lui-même par son acte de dissolution a installé dans l'opinion et dans le pays c'est-à-dire cette idée d'un blocage et donc à la fin de le problème il est à l'Elysée et le problème c'est que Macron doit démissionner et donc ça c'est un vrai risque pour lui qu'il a peut-être potentiellement pas mesuré suffisamment le 9 juin au soir Il demande du temps Frédéric Dhabi et Emmanuel Macron est-ce que les Français sont prêts à lui en donner ?
Vous évoquiez ce sentiment d'incompréhension de malaise que peut ressentir la société est-ce que finalement l'arrivée de l'été des vacances où le monde se dit vous avez tout dit le calendrier l'épuisement face à tous ces chocs que les Français connaissent depuis maintenant des années on peut parler du choc terroriste du choc du Covid du choc des gilets jaunes du choc de l'inflation de la guerre et de cette dernière distribution lui laisse peut-être du temps alors dans l'imaginaire de l'opinion on attend après une élection un gouvernement au travail qui va répondre aux impatiences et quand on regarde les élections européennes les élections législatives quand on voit les attentes des Français sur nos enquêtes IFOP fiduciales c'est clairement pouvoir d'achat éducation santé insécurité immigration ça ne bouge que très peu maintenant voilà les Français aussi ont compris le caractère complètement inédit des résultats ils peuvent peut-être donner du temps ils vont donner du temps et dans un sens il n'y a peut-être pas le choix mais ils attendent si je puis dire une lumière au bout du tunnel et le souci si je puis dire que tout le monde partage du journaliste au français du sondeur à l'électoraliste c'est qu'on ne voit pas aujourd'hui ici et maintenant la fumée blanche et on a entendu dans le reportage tout à l'heure la CGT Cheminot qui appelle maintenant à des rassemblements le 18 juillet qui est le jour de la désignation du président ou de la présidente de l'Assemblée nationale Sophie Binet a mis la pression sur l'exécutif pour désigner un Premier ministre déjà est-ce qu'elle est dans son rôle la CGT quand elle fait ça ?
Elle fait passer un message parce que ce sont ses interlocuteurs elle avait appelé un front républicain contre le rassemblement national mais ce que vous dites Maya ça pose quand même effectivement au-delà même de la question du déni de démocratie et dont parlait Mathilde c'est est-ce que concrètement ça se traduit demain par des manifestations d'un certain nombre d'électeurs de peuples de gauche qui va aller sous les fenêtres d'Emmanuel Macron ou à Matignon dire vous nous avez volé l'élection c'est-à-dire c'est le nouveau front populaire qui est arrivé en tête à l'Assemblée nationale il faut nommer quelqu'un issu du nouveau front populaire pas plus tard qu'hier ou avant-hier je crois il y a Adrien Quatennens qui était anciennement député de la France Insoumise il faut marcher vers Matignon donc le risque c'est que ça suscite une colère telle alors peut-être pas au cœur du mois d'août effectivement et l'entourage d'Emmanuel Macron la majorité parie peut-être un peu sur cela c'est vrai qu'on a rarement vu de très grandes mobilisations sociales et politiques en plein mois de juillet ou en plein mois d'août mais si fin août début septembre il n'y a toujours eu aucune lumière comme disait Frédéric ou pire encore peut-être aux yeux des électeurs de gauche Emmanuel Macron annonce la nomination de quelqu'un de droite ou de quelqu'un issu de son camp y compris certains qui le soutenaient ailleurs ou certains qui sont issus de ce qu'on parle qu'on évoque qu'on qualifie d'elle gauche de la majorité disent ça devient dangereux à quoi joue Emmanuel Macron Blanche Lairdon quel risque y aurait-il pour le nouveau Front populaire à attendre un tout petit peu avant de nommer un Premier ministre ou une Première ministre Alors déjà le risque je ne suis pas sûre qu'on puisse parler en termes de risque c'est plutôt quelle crédibilité il va y avoir dans cette première proposition et pour qu'on évite d'avoir un enchaînement ensuite de propositions et un espèce d'effet de saturation de l'opinion publique il y a plusieurs autres risques je pense qui sont identifiés par le nouveau Front populaire au-delà de la seule question calendaire et du timing il y a le risque un petit peu de la trahison c'est-à-dire que le premier qui pourra accepter la main tendue d'ensemble par exemple et bien lui il sera considéré comme le traître et ça je pense que les électeurs pourront leur en vouloir véritablement parce que l'union de la gauche elle s'est faite extraordinairement rapidement juste après la dissolution et c'est grâce à cette union que le nouveau Front populaire a réussi quoi qu'en dise le président de la République à arriver premier de façon purement arithmétique à l'élection puisque c'est la formation politique la coalition en l'occurrence qui a obtenu le plus grand nombre de CHG donc là le risque pour moi à gauche c'est plutôt celui qui le premier va peut-être accepter cette main tendue des autres groupes et donc va rompre cette alliance qui a été faite et ça je crois que c'est peut-être ce qui va les bloquer et les immobiliser pendant ces prochains jours et deuxième risque pour rebondir sur ce que vous venez de dire à l'instant sur ce qu'a dit M.
Quatennens sur cette marche potentielle des électeurs de gauche en maintenant ça je crois qu'il faut être très vigilant quand on emploie ces formules-là parce que j'écoutais encore le Rassemblement National on en parlera tout à l'heure qui utilisent précisément ce type d'argument pour dire vous voyez ceux qui sont en déni de la démocratie et de l'état de droit ceux qui vont marcher sur ma tenue on ne sait pas nous nous on reconnaît qu'on a perdu on est sage on respecte les institutions mais le vrai péril c'est les électeurs de gauche qui vont faire cette grande marche et elle reprend une analogie qu'avait déjà fait Louis Alliot pendant la campagne qui dit ils vont faire ce qu'ont fait les électeurs de Trump en janvier 2021 ça va être l'assaut du Capitole le déni de la démocratie et donc il y a un renversement des périls et un renversement du danger pour la démocratie qui ne serait plus du côté du RN mais qui serait soi-disant du côté de la gauche Ce que vous dites et d'autant plus juste que quand on interroge les français c'est une enquête il faut faire du ciel pour TLCI entre les deux tours un match entre le RN et LFI le RN est perçu comme plus attaché aux valeurs démocratiques que la France insoumise le RN est perçu comme inquiétant moins les français que la France insoumise et ce que vous venez de décret car ce n'est pas tout à fait plausible plus que jamais malgré sa défaite électorale enracinait le RN comme l'alternative ce qu'on n'a jamais essayé face à le côté tribunicien de la France insoumise mais il y a quand même un changement par rapport à 2022-2024 la NUPES pour les français c'était la France insoumise il y avait cette équation NUPES égale LFI et LFI égale Mélenchon la NUPES c'est Mélenchon là quand même c'est beaucoup moins vrai parce qu'on a vu des voix on a vu des personnes se révéler Olivier Faure Marine Tournoyer même des personnes au sein de la France insoumise Manuel Bompard et le débat qu'il a plutôt réussi entre les deux tours plutôt avant le premier tour mais c'est vrai que la position de la France insoumise de pureté ce que dit Jean-Luc Mélenchon au soir de 2022 on appliquera le programme rien que le programme c'est une sorte de pureté idéologique ça commode mal peut-être de ce que pensent beaucoup des électeurs de gauche et de ce que pensent d'autres leaders du nouveau Front Pouliat mais pour l'instant vous avez raison personne ne sort vraiment du bois Fabien Roussel par exemple pour ne citer que lui oui exactement on vous avait posé la question on va rester sur les sondages justement aux français sur le casting on en parlait tout à l'heure qui ferait un bon premier ministre après ces législatives et on découvre que c'est Gérald Darmenin qui arrive en tête devant Raphaël Glucksmann qui est à égalité avec François Ruffin Xavier Bertrand est quatrième la première femme et septième c'est Marine Tandelier Jean-Luc Mélenchon lui est en treizième position que retenir et quelle analyse faites-vous de ce sondage ?
déjà on a posé cette question à plusieurs reprises et les trois dernières fois c'était quand même Gabriel Attal et Jordan Bardella qui arrivaient en tête dans cette enquête il faut un public poursuivre les radios on était plutôt sur les personnalités de gauche et de droite Darmanin, Pécresse et Xavier Bertrand ce qui est très intéressant vous le disiez c'est la perte de vitesse de Jean-Luc Mélenchon auprès des sympathisants de gauche parce que ce type de question c'est même pas les sympathisants ce sont les électeurs du NFP du premier tour où seuls 29% considèrent qu'ils feraient un bon premier ministre ce que je disais sur ces polyphonies au sein de la gauche et non plus une nupesse derrière caporalisée derrière Jean-Luc Mélenchon du côté de la droite celui qui apparaît comme le candidat idoine c'est-à-dire avoir du soutien des électeurs d'ensemble et des électeurs de LR c'est Gérald Darmanin puis Xavier Bertrand on parle d'eux mais je rappelle qu'en 2017 je crois qu'on parlait de Xavier Bertrand déjà ou Gérald Darmanin à l'hôtel Matignon et s'agissant de la gauche c'est très clairement Raphaël Glucksmann et François Ruffin des personnalités qui sont quand même caractérisées par un discours de rupture vis-à-vis de Jean-Luc Mélenchon On va retourner juste un peu dans la popote politique Guillaume Narré et ce qui se passe en ce moment à gauche autour de la désignation d'un nom pour Matignon c'est quoi ?
ça dépend de la puissance des forces politiques à l'Assemblée qui va arriver en tête on est en train de compter les députés
Je dirais qu'officiellement la France Insoumise
disent qu'ils sont ouverts aux discussions mais tous les jours vous avez quand même dans les médias au moins un responsable de la France Insoumise qui vient dire que le choix se fera quand même en raison de l'importance des groupes propres à chaque force politique de ce nouveau Front Populaire et que de fait la France Insoumise arrivant en tête pourrait revendiquer Matignon et de ce qu'on nous dit des négociations actuelles et des discussions c'est que pour l'instant la France Insoumise n'est pas décidée à lâcher alors c'est une négociation ils peuvent lâcher ensuite mais que dans un premier temps ils ne sont pas décidés à lâcher c'est vrai qu'ils n'étaient pas totalement opposés à Olivier Faure parce qu'Olivier Faure il sait lui-même qu'il doit beaucoup à la France Insoumise déjà avec la NUP précédemment il sait qu'il avait sauvé le groupe et lui-même le disait ces dernières années depuis 2022 il dit je dois le reconnaître avant quand je parlais personne ne m'écoutait je n'avais pas de reprise à partir du moment où je suis rentré dans le rassemblement de la NUP j'ai été repris parce que c'était finalement médiatiquement une plus-value et ça donnait un élan y compris aux socialistes donc c'est vrai que la France Insoumise n'était pas totalement opposée à Olivier Faure parce qu'ils estiment je parle de façon un peu triviale qu'ils le tiennent par les circonscriptions parce que le parti socialiste existe aussi par les circonscriptions qu'ils ont obtenues auprès notamment de la France Insoumise mais la vraie discussion elle se fait effectivement je pense c'est la vraie division qui peut y avoir elle n'est pas le temps à partir des responsables qu'on a vus jusqu'à maintenant elle est plus à partir des responsables socialistes et peut-être écologistes également qui sont des élus locaux qu'on voit peut-être moins mais sur France 2 avant-hier on a reçu par exemple Johanna Roland la maire de Nantes quand on écoute Carole Delga la présidente de la région socialiste présidente de la région Occitanie ce sont des gens qui sont dans les négo mais qui commencent à dire il ne faut pas être sectaire il faut s'ouvrir il y a peut-être certaines parties de notre programme notamment sur les retraites qu'il faudra rediscuter donc l'éventuelle ouverture au sein du nouveau front populaire peut se faire à ce niveau-là mais c'est vrai que pour l'instant les négociations sont sinon bloquées en tout cas n'ont pas tellement avancé à gauche le fameux faux plat dont vous parliez Mathilde Ciro le grand chef de cette alliance ça reste Jean-Luc Mélenchon et on avait beaucoup parlé pendant la campagne des européennes de l'affaiblissement de son autorité là en ce moment au moment où on se parle il y a la constitution des groupes à l'Assemblée nationale et donc ils élisent leur chef chez les insoumis ils ont reconduit Mathilde Panot qui est une figure extrêmement proche de Jean-Luc Mélenchon qui ne dévie jamais de la ligne officielle et elle a été élue massivement donc en fait Jean-Luc Mélenchon reste il tient toute cette alliance-là et pour le moment on ne perçoit pas comment les socialistes ne vont pas se décrocher si facilement qu'Emmanuel Macron l'aimerait pour sa coalition Est-ce qu'il y a un nom comme ça ?
Il y a plein de noms Oui mais qui pourraient plaire à tout le monde sans entrer dans leur discussion Je vous fais sortir un peu la boule Alors il faut quelqu'un de consensuel à la fois à droite à la fois à gauche qu'il y ait de l'expérience on peut s'amuser à faire le profil type la réalité c'est que c'est une situation tellement inédite avec on n'en parle pas mais des défis majeurs y compris budgétaires le budget dès l'assemblée dès leur entrée de septembre devrait être discuté maintenant déjà préparé maintenant alors Bercy le fait l'administration bien sûr le prépare malgré tout mais on parle de dizaines de milliards d'euros d'économies dont on aurait besoin de procéder donc ça ce sont quand même des sujets qui ne sont pas neutres et d'ailleurs on peut se demander qui a véritablement envie de gouverner pour avoir des décisions des décisions impopulaires à prendre il faut le dire le problème c'est qu'en fait tous les responsables politiques parlent de coalition et veulent sortir un nom mais personne ne parle de la même chose parce qu'effectivement le nouveau Front populaire ils sont rassemblés pour sortir un nom issu de leur rassemblement mais ce qu'attend disait Emmanuel Macron et la majorité lui c'est qu'autour de la table se mettent non seulement les écologistes les socialistes quelques communistes les centristes mais également les républicains l'UDI et d'autres et que ce soit de ce rassemblement là ou de ces discussions là que sorte un nom dans sa logique et dans sa philosophie de la lettre d'hier de ce Front républicain donc quand bien même ce qu'on disait le nouveau Front populaire sortirait un nom politiquement c'est pas la démarche qu'attend le président de la république j'ai pas vu dans les préférences des français au poste de premier ministre François Bayrou qui manifestement ce matin s'est déclaré disponible on ne l'a pas testé une question peut être extensible on a testé Jean-Louis Borloo alors c'est vrai qu'il y a une dimension presque de plaisir parce qu'on peut tester qui on veut c'est une personnalité qui a beaucoup marqué à gauche et à droite qui est plus dans le champ politique depuis quand même de très nombreuses années mais je le répète c'est souvent le choix du président une véritable surprise même si là par rapport aux mandatures précédentes le président va devoir tenir compte si la coalition se construit de la couleur de la sensibilité de du quel côté penche cette coalition mais je le répète on est quand même et les français nous disent dans une véritable incertitude et ce président que parfois on jugeait insupportable on juge maintenant insaisissable il y a peut-être une ligne qui est assez claire c'est celle des vous avez me le confirmé ou pas celle des républicains c'est quoi c'est le fameux soutien sans participation alors c'est un peu ça qu'on comprend effectivement des déclarations de Laurent Wauquiez qui s'est montré très hostile à toute coalition c'est ce mot là qu'il a rejeté qui a pris maintenant la tête du groupe la droite républicaine à l'Assemblée exactement mais qui n'est pas contre ce qu'il appelle je crois un pacte législatif donc là on est sur une subtilité langagière dont on apprécie beaucoup l'intelligence mais dont on a du mal l'intelligence formelle entre coalition dans un pays qui en plus n'est pas un pays de coalition et pacte législatif ou accord technique ou accord technique il y a des petites nuances dans la façon dont tout ça est dit mais je pense que là à ce que ça toutes les postures elles vont devoir évoluer et pour rebondir sur ce qu'on vient de dire à l'instant sur le choix du Premier ministre même une fois que le Premier ministre sera potentiellement nommé disons que l'histoire ne s'arrête pas là moi je retiens des précédents gouvernements les 4 ou 5 gouvernements qu'il y a eu sous Macron que ce soit le gouvernement Philippe 1 de Castex Borne une fois que la Première ministre ou le Premier ministre était nommé il y avait encore des jours et des jours parfois des semaines souvenez-vous récemment pour que déjà l'équipe ministérielle un peu resserrée soit nommée et là je me souviens c'était il y a deux ans le dernier remaniement pour la nomination des secrétaires d'Etat et des ministres délégués on avait attendu je crois trois semaines un mois déjà quand c'était son propre camp le maître des horloges prenait tout le temps dont il avait besoin alors là quand il va s'agir de créer cette coalition-là on peut s'attendre à un temps qui s'étire encore davantage Vous parliez du positionnement de Laurent Wauquiez ce qui complique en fait la situation et donc la possibilité de faire émerger un rassemblement ou une coalition c'est que toutes les personnes dont on parle ont aussi des équations personnelles en tête et aussi des échéances si vous voulez maintenant qu'il y a eu cette dissolution-là tout le monde se dit dans 12 mois on va retourner aux urnes il y aura une nouvelle dissolution donc en fait on rentre dans une instabilité qui va durer Avons-nous intérêt à nous mouiller entre guillemets à aller dans un gouvernement sans savoir en fait qu'est-ce qui va être possible de faire si ce n'est peut-être l'immobilisme et en plus de ça on va s'approcher petit à petit de la présidentielle de 2027 on peut le déplorer mais malgré tout chacun y pense Emmanuel Macron ne pourra plus se représenter donc c'est aussi tous ces calculs-là qui figent le jeu politique actuellement 2027 on y pense notamment dans le camp présidentiel et certains ne mâchent pas leurs mots à l'image du député Renaissance-Judovic Mendes nous avons pris une tôle et nous sommes plus maîtres de la situation dit-il certains ont quitté le navire d'autres y pensent tandis qu'un nouveau duel se dessine pour la présidence du groupe à l'Assemblée Aubory Perrault et Claire Blondiouf Dimanche soir
les électeurs de la deuxième circonscription de Moselle
ont fait confiance à Ludovic Mendes une nouvelle fois Petit point on reprend nos bonnes habitudes
oui mais les habitudes ont un peu changé le député qui a participé à la création d'En Marche lance la fronde il ne siégera plus avec l'étiquette du parti
la réflexion aujourd'hui que je porte c'est plutôt de me mettre en tant qu'apparenté c'est ce que j'avais dit dès dimanche parce que c'est aussi comme ça que je respecte l'ensemble de mes électeurs on a une responsabilité qui est exceptionnelle et là en l'état on n'est pas à la hauteur on se prend tous la tête pour rien cet ancien socialiste ne comprend pas le refus de certains de ses collègues opposés à une coalition on n'est pas les meilleurs amis du monde mais on n'a pas le choix que de trouver une entente c'est comme dans un j'allais dire une équipe de rugby ou une équipe de foot on n'est pas tous copains par contre on porte tous le même maillot on n'a qu'une seule envie c'est de gagner tous ensemble et là le match c'est contre le rassemblement national c'est contre l'extrême droite
Ludovic Mendes reprend donc sa liberté dit-il déçu aussi par l'attitude du président qui nourrit un sentiment de colère selon lui
imaginez le français qui prend son café qui dit cette presse là qu'est-ce qu'il se dit et en fait rien ne marchera et qu'encore une fois nous ne sommes pas à la hauteur de leurs attentes
le Mosellan n'est pas le seul à vouloir tourner la page du macronisme Sacha Houllier a cru au candidat Macron dès 2015 il acte la rupture hier dans le magazine Society
j'ai voulu assumer l'étiquette de la majorité jusqu'au bout de l'élection pour qu'on ne me dise pas que je suis un traître maintenant c'est terminé qu'on ne me demande plus rien
le député de la Vienne appelle désormais à la création
d'un groupe qui aille de la droite sociale à la gauche socialiste
Alors quel avenir pour la Macronie
313 députés en 2017 plus que 172 5 ans plus tard et moins de 100 aujourd'hui tout avait pourtant si bien commencé pour les marcheurs de la première heure
C'est une chance de pouvoir être partie prenante d'une recomposition politique qui est inédite je pense que les partis politiques n'ont pas encore compris ce qui était en train de se passer pour beaucoup d'entre eux
7 ans et beaucoup de rebondissements plus tard certains parlementaires ne mâchent pas leur mot dans le monde sur le président il nous méprise il nous écrase
il ne nous a jamais considéré l'ancien patron des députés laisse même éclater sa colère il avait fait naître un rêve exceptionnel on a tout abandonné pour le suivre on avait tous notamment les personnes un peu âgées comme je l'étais on avait tous des métiers on avait tous des activités on est parti mais au combat mais avec alors parfois ça pouvait passer pour de l'arrogance de notre part ou un excès d'assurance mais c'était surtout
un espoir et un enthousiasme exceptionnel
alors qui pour diriger le groupe
à l'assemblée
réunion agitée
hier avec d'un côté Gérald Darmanin favorable à un rapprochement avec la droite mais sans les écologistes de l'autre Gabriel Attal qui défend le dépassement jusqu'aux communistes
deux visions opposées mais qui peuvent cohabiter à Surton il y a des caractères des points de vue vous savez moi j'ai été élu ici en 2017 vos collègues à l'époque et un certain nombre pas forcément vous vous êtes tous rangés derrière la même ligne il a la même personnalité souvenez-vous de ce colibet fort charmant de Playmobil bon alors on n'est pas des Playmobil et bonne journée et à bientôt le groupe Renaissance doit encore se réunir pour élire son président ambiance
mouvementée à venir effectivement et nous allons en parler Yves nous dit le camp présidentiel est-il en train de se déniter Mathilde Thiraud c'est une page qui se tourne pour le macronisme à double titre parce qu'on voit bien qu'il y a un retour des clivages qui se fait au détriment quand même de ce camp présidentiel puis avec un retour du clivage gauche-droite dominé par les extrêmes et à l'intérieur même finalement de cette famille politique on voit bien que chacun est tenté de reprendre un peu ses billes ceux qui venaient de la droite disent maintenant ça suffit on a trop mal aux adducteurs le en même temps ça ne fonctionne pas et les français s'y sont eux-mêmes perdus donc on veut revenir sur des lignes claires et de même de la même façon sur l'aile gauche et c'est aussi la fin d'une époque dans ce que la Macronie a pu porter en termes de promesses de transformation finalement parce que vous en parliez le projet des mois à venir qu'est-ce que vont être les réformes ou ce qui va être mis en place pour le pays c'est une feuille blanche donc c'est aussi la fin de cette promesse-là on a vu les mots très durs qui sont prononcés à l'égard du président il nous méprise il nous écrase c'est ce qu'on a vu dans ce reportage c'est aussi un signe peut-être de l'immaturité du macronisme de renaissance qui on l'a beaucoup dit était en fait ne reposait que sur une seule personne Emmanuel Macron cette autorité-là est en train de décliner et finalement l'adoration était excessive certainement en 2017 et au début du premier mandat la détestation l'est tout autant aujourd'hui il y a le soir des ministres il y a 17 ministres qui ont été élus ou réélus députés Guillaume Daré et des ministres qui en ont ras-le-bol qui l'expriment et qui ont envie d'être libérés
ils ont envie d'être libérés après il ne faut pas être dupes parce que disait Mathilde ils préparent aussi
un avenir personnel donc ils voient à moyen terme qu'aujourd'hui ils n'ont pas grand intérêt de rester dans un gouvernement dont on ne sait pas combien de temps il va durer même dans une coalition qui pourrait tomber du jour au lendemain en fonction d'éventuelles motions de censure et qu'ils ont davantage intérêt effectivement à marquer des petits cailloux poser des petits cailloux politiques comme l'a fait Gérald Darmanin entre le premier et deuxième tour en se démarquant de Gabriel Attal en disant moi jamais de la vie je glisserai un bulletin LFI dans l'urne oui il faut faire barrage au RN mais c'est ni RN ni LFI mais effectivement on a vu chacun et ni écologiste maintenant il ne faut pas la dame on les a vu se repositionner donc on voit les ministres qui font ça on voit les députés qui le font également c'est parce que les députés Renaissance tout particulièrement qui sont revenus à l'Assemblée nationale ça veut dire que c'est des députés qui ont été élus Emmanuel Macron qui ont effectivement toujours pas compris pourquoi il y avait cette dissolution qui lui en veulent encore énormément quand bien même ils ont été réélus donc vous avez des députés de l'ex-majorité présidentielle comme on peut le dire qui aujourd'hui sont on peut dire des auto-entrepreneurs de la politique ils considèrent qu'ils le doivent qu'à eux-mêmes peut-être un petit peu à Gabriel Attal mais certainement pas à Emmanuel Macron donc ils estiment qu'ils peuvent dire ce qu'ils veulent qu'ils se sentent extrêmement libres et effectivement dans le reportage était évoqué le cas de Sacha Houllier qui est un macroniste qui vient de la gauche est-ce qu'il sera capable de créer un groupe en tout cas dire je vais créer un groupe c'est pas juste pour avoir des moyens matériels c'est un acte politique c'est-à-dire qu'il montre une divergence avec le positionnement
il aurait moins de 15 membres
aujourd'hui il faut qu'il en trouve 15 mais déjà c'est un geste et un acte politique et puis au-delà même du nombre ils sont moins de 10 pour l'instant c'est le symbole qui compte parce que Sacha Houllier le grand public ne le connaît pas forcément mais Sacha Houllier c'est le cofondateur des jeunes avec Macron donc ça veut dire quelque chose quand même absolument c'était le président de la commission des lois de l'Assemblée nationale qui est l'une des commissions les plus importantes de l'Assemblée nationale donc quand il dit aujourd'hui je ne m'y retrouve plus parce que j'estime que la majorité finalement regarde trop vers la droite tend trop la main vers la droite ça signifie qu'il y a toute une partie des députés renaissance qui reviennent aujourd'hui qui ne se reconnaissent plus dans Emmanuel Macron mais il y avait des signes avant-coureurs de ce délitement c'est-à-dire que Sacha Houllier et en plus il ne s'en est jamais caché il faut quand même se souvenir qu'en septembre 2023 Sacha Houllier co-signe une tribune dans Libération aux côtés d'élus écologistes socialistes communistes et d'autres députés de la majorité de l'époque plutôt sur l'aile gauche pour garantir des droits pour les travailleurs sans papier il faut quand même rappeler que Sacha Houllier a refusé de voter la loi immigration alors même qu'il avait les fonctions que vous venez donc lui ne s'est jamais caché de ce dissensus et de cet écart qu'il avait avec la majorité présidentielle donc presque là c'est l'opportunité ça y est il le dit j'ai fait campagne sur un programme un petit peu à moi sur ma personnalité je me suis émancipée de la figure tutélaire du président de la République alors maintenant je recouvre ma liberté mais on ne peut pas l'accuser de se réveiller du jour au lendemain en ayant totalement changé d'orientation politique tout ça était avant et peut-être un mot sur les ministres dans l'attente il y a un sujet en particulier qui est intéressant c'est les ministres députés c'est-à-dire que vous avez quand même 17 ministres et les députés qui sont encore là qui ne savent pas est-ce qu'on va siéger à l'Assemblée ou non parce que pour le moment ils n'y peuvent pas et qui aimeraient peut-être décrocher aussi des postes clés le 18 juillet et qui ne courront pas s'ils ne sont pas passés en mode affaire courante puisqu'il y a eu une note de service qui semble-t-il circule de la secrétaire générale de l'Elysée qui autoriserait en mode affaire courante à être aussi député à l'Assemblée nationale mais là ça fait quand même 17 voix qui ne pourront pas élire potentiellement le président ou la présidente de l'Assemblée nationale la semaine prochaine qui ne pourront pas être candidats à des postes clés au sein des commissions un petit peu stratégiques donc là aussi c'est peut-être un élément qui peut accélérer le calendrier présidentiel Je vais peut-être faire un tout petit contrepoint j'entends très bien cette sorte de big bang que connaît le groupe majoritaire et comme avait dit Michel Rocard avant la recomposition il y a d'abord une forme de décomposition et là effectivement vous l'avez tous bien dit il y a quand même trois points qui peuvent inciter à ce que finalement ce groupe resserre les rangs d'abord il y a la figure de Gabriel Attal qui sera sans doute élu comme président de ce groupe et qui a une vraie popularité et lui contrairement au président il le considère il a mouillé le maillot entre les deux tours on l'a énormément vu et d'ailleurs sur ce cycle élection européenne élection législative c'est lui qui part gagnant face à Gérald Darmanin aujourd'hui en tout cas il y a un vrai crédit je vais être bien sûr prudent il y a un vrai crédit en sain d'aveur deuxièmement il y a quand même la comparaison les deux autres blocs restent quand même unis le bloc IRN ça ne se pose même pas il n'y a pas un cheveu qui dépasse et le bloc de gauche malgré l'incertitude sur quel nom quelle offre programmatique pour l'instant ça tient très bien on les voit sortir d'hôtels du côté de l'Opéra de Paris ils discutent et ils nous ont étonnés positivement comme vous l'avez dit en réussissant à être unis extrêmement vite à accoucher d'un programme extrêmement vite alors qu'on a quand même eu deux ans de tangage au sein des deux gauches et réconciliables troisièmement et c'est plus mon point de vue mais l'opinion publique je trouve que les électeurs Renaissance Modem Horizon depuis des années sont très homogènes sur toute une série de sujets sur la question des valeurs sur la question du regard sur les réformes sur la question sur l'Europe alors il y a peut-être des petites frictions entre une aile gauche on va dire de renaissance c'est-à-dire ces électeurs macroniens venant à gauche sur la question migratoire mais même sur cette question on l'a dit ici il y a quelques mois il y a une opinion publique qui s'est très fortement homogénéisée avec un clivage gauche-droite qui s'est véritablement effondré donc ces trois facteurs incitent peut-être mais je suis très prudent à ne pas se projeter sur une déliquescence un délitement total en tout cas il y a une personnalité qu'on observait particulièrement c'est Elisabeth Borne qui aurait peut-être été tentée de quitter le groupe renaissance ce ne sera pas le cas non son entourage a démenti le fait qu'elle irait s'inscrire dans un autre groupe par exemple dans l'éventuel groupe que souhaite créer Sacha Oulier où on parlait à un moment du modem en disant qu'elle pourrait se rattacher au groupe du modem ses équipes et elle-même ont fait savoir que pas du tout elle se rattacherait au groupe renaissance et une partie de l'aile gauche effectivement se pose toujours cette question parce que effectivement c'est pas nouveau ça fait plusieurs mois déjà qu'il se disait est-ce qu'on doit partir pas partir et visiblement Elisabeth Borne fait partie de ceux qui veulent peser de l'intérieur donc est-ce qu'elle s'opposera ou non par exemple effectivement à la candidature de Gabriel à la tête du groupe est-ce qu'elle poussera à quelqu'un d'autre elle a décidé d'être une actrice en tout cas importante de l'avenir dans ce groupe de l'ex-majorité présidentielle vous êtes d'accord avec Frédéric Dhabi aujourd'hui c'est Gabriel Attal qui est le mieux placé pour prendre la présidence du groupe ?
c'est effectivement celui qui a le plus pesé pendant cette campagne-là c'est celui que les candidats et les députés élus ont souhaité voir dans leur campagne après il y a une campagne qui s'engage c'est comme toujours et puis il y a voté pour et il y a voté contre donc effectivement est-ce que Gérald Darmanin on voit qu'il se positionne de façon un peu caricaturale mais c'est ça on voit l'aile centre-gauche disons ça va être Gabriel Attal qui revendique un positionnement y compris pendant la campagne européenne et des législatives d'avoir fait passer des messages aux électeurs de gauche et il y a un positionnement plutôt de droite dans la majorité qui est celui de Gérald Darmanin on voit Aurore Berger aussi qui suit là-dessus est-ce qu'il va y avoir un match ?
on va voir à mon avis ils vont tester comme on dit lancer des ballons d'essai je pense que si Gérald Darmanin voit qu'il risque d'être battu par Gabriel Attal il n'ira pas à l'affrontement c'est vrai que le grand favori aujourd'hui ça reste Gabriel Attal et pendant ce temps le Rassemblement National a fait son entrée avec un nombre record de députés à l'Assemblée Nationale mais un goût encore un peu amer après le résultat de dimanche dernier l'extrême droite entame son introspection et a commencé à faire le ménage dans ses rangs Théo Manval avec Léa Demerdiant et Marion Devauchel comme un lundi de défaite la semaine du RN a commencé façon Grisemine et mea culpa pour Jardin Bardella
on commet toujours des erreurs j'en ai commis nous en avons commis et j'assume ma part de responsabilité tant dans la victoire aux élections européennes que dans la défaite d'hier
car les critiques ont fusé en interne sur les ratés de ces législatives d'abord la non-campagne de terrain de ces têtes d'affiche aucun déplacement de Jardin Bardella pour soutenir des candidats un seul pour Marine Le Pen dans son département du Pas-de-Calais
vous avez un petit document pour dimanche ?
surtout les nombreux candidats problématiques celles dont une photo a fait surface coiffée d'une casquette nazie ce candidat sous curatel est donc inéligible investi dans le Jura ou cet autre dans le Haut-Rhin pour qui les propos de Jean-Marie Le Pen sur les chambres à gaz n'étaient pas antisémites certains élus historiques du parti demandent des comptes on ne peut plus continuer comme ça il y a clairement un problème dans nos fédérations départementales nous avons eu des profils extrêmement clivants parfois même inquiétants
il va falloir que la direction se penche tout de suite sur ce problème qui a parasité la campagne
une première tête est déjà tombée le directeur général du RN Gilles Penel chargé du plan pour conquérir Matignon a présenté sa démission
Gilles Penel a pris ses responsabilités il accuse aussi sa part de responsabilité dans ses quelques heures de casting il m'a présenté sa démission je l'ai accepté et l'été
sera consacré aussi à une réorganisation de l'organigramme interne du rassemblement national mais hier c'est tout sourire que Marine Le Pen et ses 122 collègues députés sont arrivés à l'assemblée
nous entrons fort
interdiction de prononcer le mot défaite ordonne la patronne bien décidée à se remettre en selle en vue de 2027
c'est pas grave nous allons jouer le rôle que nos électeurs nous ont confié même si un certain nombre de manœuvres et notamment des manœuvres de désistement massif nous ont privé de la majorité absolue ça n'est que partie remise
premier parti en nombre de députés le RN continue de miser sur la respectabilité cravate toujours obligatoire sur les marches du palais Bourbon et une fois à l'intérieur la même consigne martelée votre responsabilité mes chers amis ça va être à la fois d'accentuer la crédibilité de notre projet sur lequel vous avez été élu ici de manière législative à l'assemblée ça va être les visages et les ambassadeurs du parti et en cela on va nous demander d'être parfaitement irréprochable pendant ce temps à Strasbourg c'est un petit coup politique que réussit le RN au parlement européen ses élus changent d'alliance et rejoignent le groupe des patriotes tout juste fondé par le premier ministre hongrois Viktor Orban une nouvelle ère commence ici avec la création d'une nouvelle faction politique
européenne qui changera la politique de l'union
les eurodéputés RN faisaient jusqu'ici partie du sixième groupe en nombre d'élus leur nouvelle alliance les porte en troisième position devant le groupe Renew notamment où siègent les élus macronistes l'entente a été officiellement scellée lundi dernier
pour cette réunion historique je dois évidemment excuser l'absence de Jordan Bardella qui a été élu président de ce groupe tout à l'heure c'est un honneur bien sûr pour la délégation française notre nouveau groupe s'efforcera de préserver les racines judéo-chrétiennes de l'Europe de protéger au mieux les frontières extérieures et de dire fermement non à l'immigration clandestine le mot d'ordre est clair
le positionnement géopolitique aussi le nouvel allié Victor Orban est allé rendre visite la semaine dernière à Vladimir Poutine en Russie on va revenir sur cette élection de Jordan Bardella à la tête de ce groupe au Parlement européen d'abord une question de Bernard Dutarn qui nous dit l'indécision actuelle ne profite-t-elle pas au Rassemblement national ?
Mathilde Sirot cette semaine on l'a dit on a vu les discussions qui peinent à déboucher sur quelque chose de concret du côté de la gauche la droite aussi où il y a mille chapelles qui s'épanouissent et le centre qui commence aussi à se déliter avec la figure d'Emmanuel Macron qui est disputée et de l'autre côté on a ce groupe Rassemblement national qui a gagné quand même on le rappelle le plus grand nombre de sièges qui a aussi engrangé des millions d'euros de dotation publique qui reste malgré le fait de ne pas réussir à s'imposer à Matignon qui reste unie et qui veut continuer à se préparer c'est-à-dire que pendant que les autres se disputent eux se disent maintenant on va travailler on va régler ce qui n'a pas fonctionné ici ou là on change dans l'appareil les personnalités qui n'ont pas forcément montré leur réussite là ils n'étaient pas prêts et ça va à mon avis leur servir de leçon et qu'en sous-marin ils vont revoir leurs cadres locaux puisqu'on a vu les failles importantes qu'il y a pu y avoir et parce qu'ils veulent une chose c'est l'Elysée en 2027 c'est ça donc là on va avoir deux ans de reconstruction on va reprendre l'organigramme du parti et s'intéresser à chaque personnalité absolument beaucoup disent que la pire chose qui aurait pu arriver au RN dans la perspective de 2026 c'est de devoir exercer le pouvoir dès maintenant et de se décrédibiliser moi ce que je trouve très intéressant aussi dans cette séquence et dans ce qu'on a vu c'est un peu cet exercice de contrition auquel se livre Bardella et un certain nombre de cas du RN en réalité Bardella on lui a reproché un peu il a 28 ans il n'a pas d'expérience mais là il affûte un petit peu sa carrure politique avec une défaite et en politique en fait vous ne pouvez pas être crédible si vous n'avez jamais perdu à part peut-être Emmanuel Macron et là en fait en assumant d'avoir perdu quelque chose en assumant d'avoir cette figure de l'homme politique qui reconnaît ses erreurs qui dit qu'il va changer qu'il va évoluer ben ça je pense que ça peut aussi lui servir dans la façon dont il est appréhendé par son électorat parce qu'on va dire ben oui regardez tous ces gens là qui se prélacent sur les plateaux de télé qui disent moi je peux être Premier ministre moi je peux être Premier ministre et ben là on a un Jordan Bardella qui au contraire reconnaît ses erreurs fait une sorte de mea culpa et je pense que ça peut lui être alors on va revenir après sur l'Europe parce que je pense qu'au contraire la stratégie elle est totalement inverse à ce qu'il essaie de faire en France c'est qu'il y a un vrai dilemme entre le positionnement domestique et international mais en tout cas sur la scène domestique moi l'attitude là un petit peu profil bas reconnaissance des erreurs je pense qu'elle peut être gagnante pour Jordan Bardella vous partagez cette théorie je partage complètement c'est très très bien vu et en plus il aurait pu être sur une logique qui était très classique pour l'extrême droite dans le passé qui était on nous a volé la victoire parce qu'il y a eu un premier tour de rassemblement national on t'avertit Marine Le Pen un petit peu dit mais vraiment c'est pas voilà c'est pas la victoire c'est pas frontale c'est pas la victoire c'est pas marché c'est confisqué c'est vrai que cet acte de contrition est extrêmement oui et ça crée de la distinction par rapport à la France insoumise une fois de plus à l'avantage du RN c'est vrai que la situation je me mets à la place des électeurs RN il peut y avoir l'effet qu'on avait vu après les régionales de 2015 moi c'est tout de suite j'ai pensé à ça quand j'ai vu les résultats le 7 juillet c'est 2015 un FN qui s'appelait comme ça on va être à l'époque sûr de lui avec des 40% en Nord-Pas-de-Calais Picardie en Provence en Côte d'Azur et qui à cause du Front Républicain perd largement au second tour et c'est vrai que l'électeur RN comme tous les électorats veulent gagner et c'est vrai que ce temps de contrition ce temps de préparation on va changer on va s'améliorer quand il y a tout ce brouillard toute cette situation extrêmement compliquée plus que jamais ça peut placer et enraciner le RN comme alternative Blanche Fériton juste un mot sur ce qui s'est passé au Parlement Européen vous vouliez revenir là-dessus et cette élection de Jordan Bardella à la tête ça pour le coup je pense que c'est assez étonnant disons la stratégie du Rassemblement National parce que qu'a fait le Rassemblement National Jordan Bardella en tête ces 10 dernières semaines parce que là je remonte au début de la campagne pour les élections européennes il a tenté de se débarrasser de cette image extrêmement lourde pour son parti d'accointance avec la Russie de Poutine il a voulu s'ériger en soutien à l'Ukraine évidemment avec la ligne rouge de l'envoi des troupes et de normalisation de notabilisation sur la scène politique qu'est-ce qu'il fait le lendemain des résultats de l'élection législative il s'allie à un pro-russe notoire qu'est Victor Orban il faut quand même rappeler qu'en termes de respect de l'état de droit et des libertés fondamentales c'est le plus mauvais élève de l'Union Européenne qu'il est redouté par les 26 qui vient d'ailleurs de prendre la présidence tournante du conseil de l'UE le 1er juillet et jusqu'à la fin de l'année qu'il s'est rendu sans mandat officiel à Kiev puis en Russie pour s'ériger en grand négociateur de la paix et donc c'est assez surprenant que Jordan Bardella accepte de siéger aux côtés de ce groupe d'autant plus que son vice-président sera Roberto Vanacci qui est un membre de la Ligue italienne qui est connu en Italie pour ses propos extrêmement polémiques homophobe xénophobe raciste et donc alors même qu'il essaie de faire le ménage dans ses rangs en France il va se mettre au Parlement européen aux côtés de personnalités totalement infréquentables dans un groupe qui risque de souffrir de ce qu'on appelle le cordon sanitaire c'est-à-dire qu'il semblerait que le PPE Renew et les sociodémocrates se soient tous mis d'accord pour qu'aucun poste clé ne leur revienne et donc c'est deux stratégies qui sont diamétralement opposées on va passer à vos questions SMS Charles vous dit les français ont voté selon leur sensibilité à présent n'est-ce pas aux politiques de prendre leur responsabilité pour la suite c'est le pari que fait Emmanuel Macron finalement en mettant la pression sur les responsables politiques en disant même comme on le disait même si c'est lui qui a créé cette situation d'instabilité de dire je vais être le garant de votre vote de dire finalement c'est ce que les français ont souhaité et moi en tant que président de la république en tant qu'arbitre finalement institutionnel je dois garantir que le vote des français soit respecté alors ça ce sont des éléments de communication c'est le récit que nous fait son entourage mais effectivement c'est ce qui va se passer dans les prochaines semaines c'est à dire qu'il va faire porter la responsabilité d'un échec peut-être quand les discussions ne fonctionneront pas aux responsables des partis politiques en disant moi je suis garant du respect du vote des français et de la stabilité institutionnelle donc comme on le disait il faut me fournir un projet et une coalition qui soit viable au moins à moyen terme question de fil Gérard Larcher veut censurer tout premier ministre issu du nouveau front populaire n'est-ce pas un bel exemple de déni de démocratie ?
C'est une vaste question il est en cohérence avec le point de vue des républicains c'est-à-dire ni RN même si je rappellerai qu'énormément de députés républicains ont été élus face à des candidats RN grâce aux voix d'ensemble voire des voix de la gauche mais il est en cohérence avec aussi le prisme le tropisme très anti elle est fille de son corps donc on ne peut pas lui reprocher cette posture et puis lui aussi il a refusé Matignon il a peut-être un autre calendrier en tête Christophe nous dit ne faut-il pas être masochiste pour vouloir aller à Matignon alors que Bercy et Moody's sonnent à nouveau l'alerte budgétaire on en parlait d'ailleurs Bruno Le Maire l'a rappelé aujourd'hui on est dans une situation on l'a vu avec la dégradation de la situation financière de la France avec une dette record et donc ça va être le sujet le plus brûlant qui va se poser à un futur gouvernement et qui devra de toute évidence faire partie en amont des discussions parce que les milliards d'euros d'économie ça va être difficile et les coupes peuvent être très redoutables très impopulaires Christophe nous dit l'hypothèse de voir Bernard Cazeneuve à Matignon est-elle crédible oui ou non ?
ça Emmanuel Macron ne dirait pas non mais quand on sait comment Bernard Cazeneuve déteste la France insoumise et comment la France insoumise par exemple déteste Bernard Cazeneuve c'est quand même probable merci à tous les quatre d'avoir participé à CEC dans l'air en direct reste avec nous dans un instant
c'est le début de C'est à vous bonsoir Elisabeth Lemoyne quel est le programme ce soir ? bonsoir Maya au programme ce soir Joe Biden face aux appels du camp démocrate à se retirer de la course aux présidentielles Hugo Oradou et Oscar Gégou les deux rugbymen du 15 de France accusés de viol face à la justice argentine et une semaine après avoir claqué la porte de la France insoumise François Ruffin qui qualifie Jean-Luc Mélenchon de boulet pour la gauche est l'invité de CETA merci
et à tout de suite avant de se quitter vous avez été 2 millions 400 000 à nous écouter en podcast en juin ce qui fait de CETA dans l'air l'émission de télé a pu podcaster en France un grand merci à vous un grand bravo aux équipes on se retrouve demain à 17h45 bonne soirée à 17h45
un grand bravo aux équipes