Quentin Gérard : «L'État est obligé de s'endetter pour faire tenir une pyramide de Ponzi»
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Chapitres
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Quentin GérardFait
« le système actuel n'est plus tenable, que la démographie s'effondre »
- 1:15Quentin GérardChiffre
« ce système coûte très cher 400 milliards d'euros euh chaque année aux dépenses publiques »
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Oui, dans le cadre de la présentation de son programme, vous savez, pour la primaire du Parti socialiste, une proposition de Philippe Brin, député socialiste, a fait plus réagir que les autres. C'est effectivement celle d'une part de capitalisation dans le système de retraite. Alors, tout d'abord, le Philippe Brin fait le même constat que tout le monde ou presque tout le monde, que beaucoup en tout cas.
C'est-à-dire que le système actuel n'est plus tenable, que la démographie s'effondre, que si ce système coûte très cher 400 milliards d'euros euh chaque année aux dépenses publiques, que ce sont les travailleurs qui en qui en payent le prix. Puis même ça, ce n'est pas assez car l'État est obligé de s'endetter pour faire tenir ce qui est aujourd'hui une immense pyramide de Pondi. Alors pour garder ce système par répartition, pour le sauver en tout cas, Philippe Brin veut mettre un pilier de capitalisation.
C'est-à-dire qu'il propose un fond de réserve publique qui serait géré par les syndicats et doté de 15 milliards d'euros chaque année par l'État jusqu'en 19 jusqu'en 2049 avec un un rendement qui serait espéré aux alentours de 4 % donc pour aider le système par répartition à tenir à renflouer ces caisses. Sauf que évidemment que la capitalisation s'est tabou très tabou à gauche et que ça a fait réagir beaucoup de députés, beaucoup d'élus du Parti socialiste jusqu'à la France insoumise. Il faudrait peut-être rappeler à la gauche qui si prompte a à citer Jean Jorès que lui-même était favorable à la retraite par capitalisation.
C'est bien de rappeler l'histoire parfois hein dans la politique ça peut servir euh accessoirement.
Philippe Brun