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speechyoutube.com· 6 juillet 2026 5 min

Discours de Christophe Bentz (30/06/2026)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[applaudissements] Madame la présidente, madame la ministre, monsieur le rapporteur général, mes chers collègues, seulement 5 minutes pour vous convaincre de ne pas voter ce texte de l'irréversible. 5 minutes seulement. Cette proposition de loi questionne fondamentalement notre rapport à la vie et la capacité de notre pays à prendre en charge la douleur et les souffrances naturel au cours de la vie.

C'est une loi qui acte l'échec des politiques d'accès aux soins. Alors pourquoi ? Pourquoi maintenant ?

Pourquoi abandonner les patients ? Pourquoi démissionner du soin ? Pourquoi renoncer à la vie ?

Pourquoi dévier du chemin de l'espoir de cette vie tant ? [soupir] Pourquoi ne pas faire confiance au soins palliatifs ? Un progrès magnifique qui fait notre fierté sur le plan social, sur le plan médical et humain.

Je veux ici rendre un immense hommage à nos soignants, à tous nos soignants qui se battent chaque jour pour apaiser la vie et la fin de la vie. Du fond du cœur, je veux leur dire merci. Merci et encore merci.

Je ne provoquerai jamais la mort délibérément. C'est le serment d'Hippocrate. Il engage le corps médical.

C'est le fruit de notre civilisation humaine. Alors, comment peut-on demander aux soignants de donner la mort et de renoncer à soigner ? Comment peut-on renverser cet équilibre profond sans l'assentiment des Français ?

Pourquoi ne pas consulter les Français par référendum ? Faire confiance à l'intelligence collective. Un sujet de société aussi grave doit être tranché en vérité par la société elle-même car c'est une responsabilité trop lourde.

Votre proposition de loi autorisant le suicide assisté ou délégué à un soignant, elle ne bénéficie d'aucun. Pas de consensus parlementaire. Le Sénat est contre.

Au fil de l'examen, de moins en moins de députés y sont favorables. Les Français ne peuvent s'y résigner. Or, le Parlement légifère au nom du peuple français.

Votre loi est un abandon, une rupture, une injustice, un abandon qui se battent contre la douleur, une rupture du soin, donc une rupture sociale. Une injustice pour les Français qui demandent des soins palliatifs notamment. Ils demandent à être aidés, accompagnés, soignés, soulagés, secourus et non de payer du prix de leur vie, donc de leur mort, les graves défaillances d'accès aux soins.

Votre loi remet en cause des siècles de prévention du suicide. puisqu'elle veut l'égaliser, le suicide sous une autre forme. Votre définition de l'aide à mourir est un mensonge français.

Vos critères d'accès à la mort aujourd'hui ne seront plus ceux de demain. Vos gardes fous sont provisoires, ponctuels et donc fictifs. Le cadre du consentement de la personne est absent.

Le contrôle se fait à postériorie, c'est-à-dire après la mort, trop tard. [soupir] Mes chers collègues, on ne connaît pas le moment de la survenance de sa propre mort. ce qui la rend supportable et pour nous et pour ceux qui restent ici encore un peu.

Nous sommes tous des enfants de nos parents. Alors, comment régirez-vous demain si votre enfant vous demande de mourir car il a trop mal ? Parce qu'il a trop mal.

Ne pars pas mon enfant, je t'aime. On peut soulager ta douleur. On sait faire.

Il y a des médecins disponibles. Il y a des soins palliatifs. Je t'en supplie, ne me dis pas adieu maintenant, pas maintenant, pas comme ça.

Et nous repenserons au votes déterminants de ce jour avec toutes ces conséquences intrinsèques. Demain, ce pourrait être le cas. Après-demain, les critères d'accès à la mort s'élargiront.

C'est la logique du pied dans la porte. Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas. au députés hésitant indécis sceptique.

Je dis prudence. C'est le moment précis d'appliquer le principe de précaution. Prenez le temps d'être certain, mes chers collègues.

Mes chers collègues, imaginez un seul instant un pays qui enverrait un message d'espoir au monde entier. Imaginez une nation qui réaffirmerait le bien fondé prioritaire du soin à la personne, la centralité de la vie humaine et ce jusqu'à sa fin naturel. Imaginez un pays qui mettrait tout en œuvre pour investir dans les moyens, la recherche, la médecine pour ce que l'humanité sait faire de mieux.

écouter, comprendre, soulager. Imaginez une grande nation millénaire qui donne tout pour protéger le plus essentiel de notre vie si fragile, sa dignité si précieuse. Imaginez un pays qui disent "Non à la mort provoquée et oui à la vie soignée.

Non à la douleur subie et oui à la société qui sauve. Imaginez une nation qui disent simplement oui, nous allons réussir à apaiser vos souffrances et à préserver votre existence. Imaginez un pays qui protège avec humilité toutes les vies les plus vulnérables, les plus fragiles, avec toute l'attention qu'elle mérite.

Alors, mes chers collègues, imaginez un seul instant que ce pays ce soit la France. Je vous remercie. [applaudissements][acclamation] Merci beaucoup, monsieur le député.

Discours de Christophe Bentz (30/06/2026) — Christophe Bentz · Pourquijevote