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InterviewRadio France (sur Site radio)· 26 mai 2026 6 minComplaisantActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEnvironnement & énergieÉconomie & entreprises

Pascal Lecamp, député Modem de la Vienne, prône un "pacte de confiance" sur la loi urgence agricole

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:14OuverteRéponse directe

    Pour en parler, vous êtes avec le député Modem du Sud-Vienne.

  • 0:41OuverteRéponse directe

    Quelle est votre position sur les poulaillers géants ?

  • 1:54OuverteRéponse directe

    Quelle est votre position sur le stockage de l'eau ?

  • 3:03OuverteRéponse directe

    L'agri-voltaïsme est-il une solution ?

  • 4:04OuverteRéponse directe

    Quelle est votre position sur les méthaniseurs ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:47Locuteur non identifiéChiffre
    « L'année dernière, on a consommé 16 milliards d'oeufs et on en produit 15 milliards. »
  • 0:52Locuteur non identifiéFait
    « Ce milliard qui rend d'oeufs supplémentaires, il vient d'Ukraine et de Roumanie, à des prix complètement bradés et surtout qui ne respectent pas les mêmes normes de production que les nôtres. »
  • 4:23Locuteur non identifiéFait
    « Il est d'ailleurs prévu dans la PPE 3 qu'une partie du gaz qui sera produit viendra de méthaniseurs. »
  • 4:55Locuteur non identifiéFait
    « Un projet d'énergie sur sol agricole doit rester un projet agricole et pas un projet d'énergéticien. »

Temps de parole

  • Locuteur non identifié77 %
  • Pascal Lecamp18 %
  • Présentateur5 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Présentateur

7h48, le gouvernement a réussi, vendredi dernier, à rétablir dans l'hémicycle les principales mesures du volet consacré à l'eau dans son projet de loi d'urgence agricole, critiqué par la gauche. L'examen du texte poursuit cette semaine et pour en parler, Vincent Hulin, vous êtes avec le député Modem du Sud-Vienne.

0:20
Pascal Lecamp

Bonjour Pascal Lecan. Bonjour. Quelques 900 amendements encore examinés, à venir des longs débats sur l'élevage, le loup, les revenus des agriculteurs. Conçu comme une réponse du gouvernement à la colère du secteur l'hiver dernier, le projet de loi d'urgence agricole contient notamment des mesures sur le stockage de l'eau et l'élevage. Alors dans le Poitou, quand on parle d'élevage, on voit l'installation des poulaillers géants et la levée de boucliers, comme en ce moment, à Sellevesco. Quelle est votre position ?

0:44
Locuteur non identifié

Si vous prenez l'exemple du poulailler, je vous donne deux chiffres. L'année dernière, on a consommé 16 milliards d'oeufs et on en produit 15 milliards. Ce milliard qui rend d'oeufs supplémentaires, il vient d'Ukraine et de Roumanie, à des prix complètement bradés et surtout qui ne respectent pas les mêmes normes de production que les nôtres. Donc il y a deux solutions. Soit on décide de faire les poulaillers supplémentaires qui nous permettent d'absorber notre consommation, soit, voire plus, soit on décide de faire rentrer des produits dégradés, en tout cas pas avec nos normes.

Et c'est ces gens qui se battent contre ces poulaillers qui souvent sont les premiers à reprocher ces importations de produits dégradés. Donc je pense qu'il faut qu'il y ait une logique et accepter qu'à un moment donné, avec des raisonnables d'examens, de dépôts et d'autorisations, une fois que les autorisations soient acquises, il faut être inflexible et en particulier sur les actes illégaux et que les projets de construction agricole, que ce soit dans l'élevage ou on parle de poulaillers, puissent se faire.

Puisque sinon, il ne faut jamais oublier une chose, c'est qu'à chaque fois qu'on perd de la production en France, je viens de l'évoquer sur les oeufs, on importe de la production de l'étranger.

1:54
Pascal Lecamp

Alors dans le Poitou, quand on évoque le stockage de l'eau, qu'on appelle les bassines, ça cristallise aussi les oppositions pour ne pas dire la haine entre les pros et les antis. Paris, c'est quoi votre position ?

2:03
Locuteur non identifié

On a besoin de stockage, il faut qu'on puisse établir un pacte de confiance que j'ai essayé d'établir dès que j'ai été du député, en passant plusieurs heures avec Elisabeth Loucault dans notre département pour discuter du sujet. La sobriété, il faut qu'elle existe main dans la main avec les projets de stockage. C'est-à-dire qu'il ne faut pas condamner nos agriculteurs d'un côté à l'impuissance pendant des mois face à des cultures qui dépérissent. Et de l'autre côté, il faut que tout le monde se prenne en main pour qu'on réfléchisse sur la sobriété. Mais ça ne concerne pas uniquement l'agriculture, ça concerne tous les usages.

D'ailleurs, j'ai pris la parole sur ce sujet, mais Nicolas Turquois a aussi beaucoup pendant des débats la semaine dernière. Il y a besoin dans ce pays d'une loi sur l'eau, mais d'une loi sur l'eau qui intègre tous les usages. Et le sujet qu'on n'a pas réussi à traiter, comme vous le dites, qui attise les haines et les combats un petit peu, c'est ce fameux partage de l'eau.

3:03
Pascal Lecamp

L'agri-voltaïsme, sujet qui vous est cher, est une des solutions pour le monde agricole. Mais pour autant, il faut éviter les mégaprojets, racontez-nous.

3:10
Locuteur non identifié

Alors, il faut éviter les mégaprojets affirmatifs. Ma proposition de loi qui a été votée en commission d'affaires économiques l'année dernière, prévoyait un maximum de 10 mégawatts de puissance installée par exploitation, ce qui représente plus ou moins 20 hectares selon les régions où on est, en fonction d'ensoleillement.

Et aujourd'hui, c'est demandé, à la fois par les champs de l'agriculture, par les différents syndicats agricoles, et même par les énergéticiens, qui n'étaient pas favorables à ma proposition de loi au départ, si on arrive à donner un cadre qui permette, sans compensation collective, d'installer de l'agri-voltaïsme et de répartir une partie de ces revenus sur l'ensemble du territoire, pour que concrètement, qu'un éleveur de moutons, dans la région de Mont-Moyon, qui a des 20 hectares de panneaux photovoltaïques et que son voisin ne les a pas, qu'une partie de ce qui est produit puisse être reversée sur des projets agricoles sur le territoire.

4:04
Pascal Lecamp

Alors, autre sujet d'actualité, mais aussi de crispation, dorénavant, ce sont les projets d'implantation de méthaniseurs, alimentés notamment par des déchets agricoles, des méthaniseurs qui sont fournisseurs de gaz ?

4:14
Locuteur non identifié

Je pense, comme vous savez, je suis un modéré, donc tout projet raisonnable et raisonné doit participer au mix énergétique. Il est d'ailleurs prévu dans la PPE 3 qu'une partie du gaz qui sera produit viendra de méthaniseurs. Il faut sans doute que ce soit près des réseaux de distribution de gaz. En tout cas, il ne faut pas mettre un méthaniseur qui doit produire du gaz pour qu'on le mette dans un camion qui fasse 100 km pour aller être reversé dans un réseau de gaz par l'autre bout de la France. Mais il faut que ce soit des choses... Ça participera aussi au revenu de l'agriculture, donc ça c'est positif.

Mais il ne faut jamais oublier une chose, et ça je le redis depuis 3 ans tout le temps, c'est qu'un projet d'énergie sur sol agricole doit rester un projet agricole et pas un projet d'énergéticien. On ne veut pas transformer les agriculteurs en énergéticiens. Et ça c'est vraiment la base des choses. Produire du maïs pour récupérer le maïs, pour le mettre dans le méthaniseur, c'est-à-dire de la production agricole qu'on transforme immédiatement en énergie, je suis parfaitement opposé, comme beaucoup de mes collègues.

5:20
Pascal Lecamp

Merci Pascal Lecan, on vous souhaite un très bon débat parlementaire. Bonne journée. Merci beaucoup. On espère que ce sera fini samedi prochain. Sous-titrage Société Radio-Canada