Retraites : F. Bayrou peut-il sauver le conclave ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Avec nous pour ce club Michel Dbond. Bonjour Michel, merci d'être là. Éditorialiste politique à I24 News.
Bonjour Émilie Zapski. Merci également d'être avec nous communiquante fondatrice de l'agence Émilie Conseil. On va parler avec vous de la réforme de retraite.
C'est à 17h que François Bairou annoncera le résultat de ces discussions avec les partenaires sociaux a-t-il sauvé le conclave et sa place à Matignon par la même occasion. On verra ce que vous en pensez. Puis va-t-il devoir sauver l'unité du socle commun qui se fissure de jour en jour ?
Stéphane, on va répondre à on va essayer de répondre à cette question. Qu'y a-t-il encore de commun dans ce socle commun ? C'est à suivre dans quelques instants.
D'abord, on regarde l'actualité dans nos régions. [Musique] Et l'actualité dans nos régions donne également la parole aux élus locaux. Et on va parler aujourd'hui des assises du civisme.
Elles avaient lieu hier et on est en direct avec l'organisateur de ces assises du civisme. Bonjour Maxence de rugie. Merci beaucoup euh d'être avec nous.
Vous êtes le maire LR de Talmont Saint-Thiler. C'est envé. Alors, vous avez organisé ces assises euh du civisme.
D'abord racontez-nous en quoi ça consiste et qu'est-ce qui s'est passé. Et bien euh il y a 10 ans maintenant, j'ai créé euh un passeport du civisme pour les jeunes CM2. Euh après les attentats de Charlie Hebdo, l'objectif c'était de réamorcer euh une nouvelle génération civique, c'est-à-dire euh euh donner à nos jeunes euh le goût de s'engager, le goût de pouvoir euh donner de son temps pour les autres.
Euh ça fait 10 ans euh 500 communes ont adhéré au passeport du civisme et puis pour cet anniversaire des 10 ans euh et bien les assistes du civisme ont été un un coup de projecteur sur euh un baromètre du civisme et de de l'État, la situation de l'engagement des Français dans leur pays. Juste le passeport du civisme pour qu'on comprenne bien comment ça marche. En fait, c'est un un parcours civique qui se déroule pendant l'année scolaire.
Euh c'est un petit livret qu'on remet à nos jeunes de CM2. Euh et pendant toute l'année scolaire, ils auront des actions à réaliser euh sur des différentes thématiques civiques. Euh donc euh le devoir de mémoire avec la participation aux commémoration, euh aller visiter les personnes âgées dans nos épades, faire des actions pour connaître les valeurs de la République, c'est aussi des actions envers le patrimoine, envers l'environnement.
Toutes ces actions doivent créer chez le jeune voilà ce goût de l'implication locale. Euh et c'est cette cohésion locale qui crée cette cohésion nationale. Voilà, par nos communes, on recrée du lien quand on voit que la société se distant ou se fracture.
Euh on a vu he vous l'avez dit, il y a un baromètre qui a été révélé à cette occasion. Est-ce que aujourd'hui il y a un délitement du sens civique dans la société ? C'est ce qu'on a voulu rechercher grâce aux travaux de Jérôme Fourquet avec l'IFOP.
Est-ce que c'est qu'un sentiment d'individualisme ou est-ce qu'il est réel dans notre pays ? Très clairement, les chiffres sont pas bons. Notre baromètre, il est terrible.
Il y a une dégradation du sentiment civique. 80 plus de 80 % des Français pensent qu'on va vers une société plus individualiste, qui se replie sur elle-même, qui s'engage moins, euh qui est plus violente. On se parle moins en France et on se parle mal.
Donc les chiffres euh sont euh sont assez terribles. Néanmoins, heureusement, on voit qu'il y a une aspiration euh des Français à plus de commun euh à recréer une République de l'engagement avec des droits et des devoirs. Notamment, on a des chiffres très intéressants euh sur le bénévolat, sur la volonté de s'engager dans sa commune.
Plus on est en local, finalement, plus on a envie de de s'engager. On a aussi des chiffres très intéressants sur les symboles nationaux, la Marseillaise, euh la devise républicaine. Voilà.
Il y a un attachement malgré un délitement. Comment vous en tant que maire vous le vous le remarquez ce délitement et et à la fois cet attachement ? Parce qu'il y a aussi du positif hein, vous le disez.
Exactement. C'est tout le paradoxe français sans doute. Euh ce voilà, en tant qu'élu local, on est sans doute les premiers témoins d'une certaine dégradation du pacte républicain, du pacte social, d'une cohésion locale.
Et les chiffres le le montrent. Je disais, on se parle mal. et bien la violence dans l'espace public augmente.
Euh on bien les les solidarités de proximité aussi régresse. Donc en tant qu'élu, voilà, on est aux premières loges de cette de ce décrochage civique. Finalement euh on s'implique moins, on le dit d'ailleurs euh en terme de civisme, on a on a demandé aux gens de se noter.
Est-ce que vous êtes civique ? Et bien, on voit bien que là encore, on se considère moins civique. Alors, quand on se regarde soi-même, on se considère un peu plus civique que les autres.
Quand qu'on on juge les autres, néanmoins voilà, il il y a cette dégradation du commun, du de la chose commune, du vivre ensemble. Et le le baromètre, il révèle aussi qu'il y a le sentiment chez les Français que le débat politique aussi s'est radicalisé de plus en plus violent. Est-ce queil y a aussi une responsabilité des élus qui doivent servir d'exemple ?
Ouais, il y a des chiffres éloquents et qui doivent faire réfléchir euh tous les élus et peut-être au premier chef, les élus nationaux. Euh la violence dans les débats publics euh est révélée très clairement dans l'enquête euh et sans doute que l'Assemblée nationale ne donne pas le bon exemple. Euh et ça c'est très clairement dit, la violence dans l'espace public arrive en 3è position quand la violence dans l'hémicycle arrive en première position.
Donc on voit bien que ce qui est donné à voir à travers la politique nationale et bien ce sentiment voilà de de violence, de possibilité de tout dire, de tout faire euh et bien et bien se ressent aussi dans dans le vivre ensemble au niveau local. Merci beaucoup. Merci Maxens de Rigie d'avoir été avec nous.
Vous avez donc organisé hier ces assistes du civisme. On le rappelle, vous êtes maire de Talmont Saint-Hiler. C'est vendé.
Merci beaucoup d'avoir été avec nous. Un mot quand même sur ces assises du civisme et et ce qu'elle révèle. Alors, il y a la foi, le maire le rappelé, du négatif, c'est-à-dire le délissement, le délitement du sens civique, mais il y a aussi l'envie chez les citoyens justement de le retrouver.
Oui, il y a une envie, une envie d'engagement aussi au niveau des communes ou quoi mais au niveau local seulement ? Enfin, principalement, on a l'impression qu'il y a toujours cette idée que c'est au niveau local qu'on peut agir, qu'il y a une crédibilité et il y a beaucoup de défiance à l'inverse vis-à-vis des politiques et il le soulignait l'ensauvagement, il le voit plutôt à l'Assemblée nationale que justement au niveau local. Donc je pense que là c'est intéressant et c'est peut-être des graines à voir vraiment à faire pousser de savoir comment on refait un engagement politique à partir du local parce que en effet on requestionne tout ce qui se passe au Parlement, on requestionne le rôle des ministres, des députés.
Les Français sont très critiques he par rapport à tout ce qui se passe mais il y a en effet une possibilité pour cet engagement là. Moi, je pense que c'est quand même assez positif parce qu'on voit qu'il y a une impétence pour des projets communs et c'est ce qui manque. On voit en effet les parlementaires se disputer, on voit les ministres et le gouvernement avoir du mal à projeter un projet commun parce qu'il y a il y a très peu de commun dans le socle commun.
Et et pourtant les Français, c'est ce qu'ils veulent globalement, c'est ce qu'ils disent quand même. Ils disent besoin de choses en commun pour pouvoir partager. Même si la société est de plus en plus individualiste, il y a une impétence pour ça.
Donc il va falloir savoir comment y répondre. Et c'est vrai que c'est le local pour l'instant qui répond le mieux à cette demande. Nickel.
Alors c'est intéressant parce que c'est Jérôme Fourquet qui a été effectivement invité à à à travailler et à et à porter une enquête sur cette cette conférence du civisme qui est un moment en fait assez assez important. C'est intéressant parce que c'est lui-même qui a établi la carte de France du repli avec le boom de des ventes des des piscines et des barbecues. C'estàd que voilà le les les Français se sont repliés sur leur propre communauté et pour autant ils sont en demande donc comme s'ils avaient fait un regret peut-être et mais en réalité ils sont en demande de voilà de cohésion de retrouver du lien de retrouver de de l'engagement.
En fait, dans le on en parlait tout à l'heure, le temps qui va nous rester maintenant, c'est au fond de de d'accumuler les les les signaux les signaux faibles, les pièces du puzz pour savoir qu'est-ce qui va se comment va se composer la pièce, la grande pièce de 2027 et ce qui se passe là avec les les propos autour du civisme, c'est un moment en fait important et d'ailleurs ceux qui prétendent au plus haut de fonction ne s'y sont pas trompés parce que le casting était quand même de de assez fourni, hein. tous les candidats potentiels qui ont défilé depuis Karim Wam jusqu'à Édouard Philippe en passant par Rota et bien évidemment David Lissard. Donc de ce point de vue-là ici ils sentent bien que le cette tribune là elle est importante pour pouvoir développer le diagnostic de la société et poser un début de de solution.
Donc euh dans dans ce qui émane de cette conférence, on on entend ce bruit de fond de la société qu'on a beaucoup voulu regarder euh qu'on regarde beaucoup depuis les gilets jaunes en particulier pour savoir ce qu'elle a à dire et comment elle va se positionner et peut-être à rebour des agendas habituels médiatico-politiques, des sondages et de ce que l'on croit être juste. Moi, je pense que ce qui est important, c'est de pas instrumentaliser justement cette parole qu'on est en train de de voilà de faire jaillir. Et on voit qu'il y a cette tentation et notamment à droite parce que je parlais tout à l'heure d'ensauvagement, il y a un peu ce raccourci de dire il y a plus de civisme, les gens sont contre voilà cet enauvagement donc il va falloir des mesures très difficiles.
Probablement il y a quelque chose à faire sur l'autorité, la sécurité, toutes ces questions régaliennes, mais il y a aussi quelque chose à faire sur un projet, sur des projets, sur quelque chose qui nous rapproche, sur des ambitions. On est quand même très sur les contraintes, sur le négatif, sur la sécurité. Il y a pas que ça et je pense que les Français et les Françaises, ils attendent ça et sur les territoires, ils attendent ça aussi dans les territoires.
On va parler de la réforme des retraites. François Bayerou va-t-il sauver le conclave ? Il s'exprime à 17h pour tirer les conclusions des échanges entre partenaires sociaux en premier ministre sous pression politique comme l'a montré hier la séance de question d'actualité au gouvernement devant les sénateurs.
On voit ça avec Jérôme Ravier. Il espère toujours une fumée blanche pour boucler le conclave des retraites. François Baï continue de croire qu'il peut boucler cette séquence avec un accord entre partenaires sociaux.
Il est faux de penser que le conclave comme on l'a appelé été un échec. Au contraire, le Premier ministre pour transformer cette absence d'accord en réussite promet une prise de parole à 17h ce jeudi. Je dirai euh aux français euh ce que nous pouvons trouver comme accord et s'il demeure des points de désaccord, le gouvernement les tranchera.
Mais interrogé sur le fait de revenir devant le parlement avec un nouveau texte sur les retraites, le premier ministre est resté plus évasif. Si cet accord entrait des dispositions législatives, elles seront soumises au Parlement et le Parlement aura toutes les occasions de s'exprimer sur ce sujet. Une réponse qui n'a pas satisfait les socialistes et communistes qui l'interrogaient et qui le menace de censure à l'assemblée.
Sachez que vous avez intérêt à parler au républicain au sens large du terme de ce pays plutôt que de vous lier éventuellement au bon vouloir du RN. Ça a coûté cher à votre prédécesseur. Mais pour les alliés du gouvernement, il est impossible de retourner devant l'Assemblée nationale morcelée pour voter sur les retraites.
Il y a une majorité hétéroclite un peu baroque gauche rassemblement national pour abroger la réforme des retraites. François Baïou devrait donc s'avancer et notamment trancher les dispositifs discutés lors du conclave par les partenaires sociaux présents. Le sujet de la retraite des mères de famille pourrait notamment connaître des avancées.
Est-ce que va réussir à sauver ce conclave ? Regardez les ministres au banc autour de lui qui le regardaient avec un air inquiet. Euh à l'instant même, c'est assez frappant de voir à quel point il y a une il y a un grand une grande crainte hein quand même pour l'avenir de ce gouvernement. et autour de cette question effectivement de des de ce conclave en tout cas de cette de cette méthode parce qu'en réalité la vraie question posée à travers ce conclave c'est aussi est-ce que la méthode politique qu'a voulu poser François Bayer euh un qui consistait à gagner beaucoup de temps le plus de temps possible ce qu'il a partiellement réussi à faire de à refaire parler les gens et à recréer une démocratie sociale qui a été abîmée altérée depuis 17 euh est-ce qu'elle allait fonctionner ?
Ça ça il y a eu des petites avancées et puis et puis des des crispations ensuite voilà de de de la part des partenaires sociaux qui qui qui ne sont pas arrivés à voilà un accord. Donc maintenant effectivement c'est tout l'enjeu politique de de de la survie de François Bau à Maton qui est qui est posé. Mais une fois de plus, ça n'est pas euh ce ne sont pas les partenaires sociaux qui vont qui vont euh dénommer ou euh ou renvoyer François Bayerou.
C'est la prérogative du président de la République. Donc je pense que on pose aussi une question qui ne qui ne correspond pas à une réalité pour l'instant. Alors on va voir ce qu'on dit Gérard Larchet, le président du Sénat.
Il était l'invité ce matin de TF1. Nous sommes entrés au gouvernement pour deux choses. Doter le pays d'un budget et on va le retrouver cette année.
Seconde des choses, nous éviter un gouvernement de gauche d'ailleurs dominé par l'extrême gauche. Donc nous sommes à l'intérieur, nous n'avons pas un accord de coalition, nous l'avons pas formalisé comme tel. Nous avons des points de différence voire de divergence sur la proportionnelle.
H j'y suis totalement hostile parce que la proportionnelle pour moi c'est la distance entre l'électeur écouté Gérard Larch sur ce sujet dans quelques instants. C'est la question du socle commun mais le président du Sénat s'est également exprimé, on le disait sur la question de la réforme des retraites. On l'écoute.
Voilà. Je fais confiance aux partenaires sociaux. Nous listerons aujourd'hui quels sont leurs points de convergence, quels sont les points de divergence.
J'ai vu hier le premier ministre, il s'est exprimé aussi devant le Sénat et bien il en tirera les conclusions et peut-être peut-être le moment venu et il proposera un texte il proposera un texte pour résoudre non pas euh pas toucher sur des retraites par l'âge mais résoudre des questions importantes qui sont lieux notamment à l'usure professionnelle. Alors Gérard Larg, il évoque l'hypothèse d'un texte pas évidemment sur les 64 ans, mais sur d'autres sujets notamment l'usure professionnelle. Est-ce qu'il va avoir d'autres choix François Baïou que de présenter un texte au Parlement ?
Bah ça paraît difficile parce que c'est vrai que sinon ça remettrait en question complètement la crédibilité de ce conclave qui était en effet fait pour gagner du temps pour lui pour rester garder son gouvernement. Les D étaient pipé un peu déjà dès le début puisque il avait dit pas de tabou. Puis finalement il y a un gros tabou, c'est celui de bouger l'âge du départ à la retraite.
Donc c'est vrai que les partenaires sociaux, il y en a beaucoup qui ont dit bah on quitte la on quitte la table parce que les D sont pipés. Ce qui est intéressant, c'est qu'en effet, les partenaires sociaux, ils sont quand même très responsables et ils ont mis en avant un certain nombre de mesures que ça soit sur la pénibilité, sur les carrières des femmes et tout ça qui était censé d'ailleurs être dans le projet initial hein du si on remet en arrière du projet de retraite vraiment de départ qu'avait présenté Ellisabeth Borne il y a quelques années. Maintenant, ça serait intéressant qu'on puisse avancer là-dessus et c'est vrai que ça serait la seule façon de sauver un tout petit peu les meubles et l'utilité de ce conclave de la part de François Baou.
Maintenant, ça demande quand même du courage parce que c'est pas c'est pas dit que ça parte encore en vraque de poser un projet de loi, de le faire discuter au parlement parce que comme on le dit, il y a il y a tellement pas d'accord dans ce parlement et tellement de raisons de discuter tout et rien que ça risque encore euh de faire euh mousser euh la chose. Moi, j'ai l'impression, c'est comme une espèce de blague qui se poursuit mais qui est pas drôle du tout en fait hein. cette réforme des retraites et ces négociations, c'est des sujets qui importent quand même beaucoup les gens et on comprend pourquoi.
Et on a l'impression qu'on en fait un objet politique, un objet tactique pour durer alors qu'il y a vraiment des réalités, des vies derrière ça. Je trouve que ça serait important que ces mesures sur lesquelles les partenaires sociaux ont réussi quand même à se mettre d'accord, elles puissent être issées, elles puissent devenir une réalité. On verra ce qui ce que ce que François Baïou en dit tout à l'heure.
Est-ce que politiquement il a plus que des mauvais choix maintenant François Baïou pour se sortir de ce conclave ? Euh oui, il il a il a des choix au fond qui qui vont qui vont rester les mêmes. Il a des choix tactiques.
Il il effectivement il il n'a pas de de de marge de manœuvre d'amplitude politique pour pouvoir vraiment faire avancer le le sujet et sortir de cette tornière. Majoritairement les Français veulent l'abrogation de cette réforme. Le la plupart des des candidats putatifs maintenant au débat présidentiel pose ce sujet comme étant un sujet qui sera structurant pour 2027.
Donc ça ça veut dire que ça sera pas réglé et de toute façon ça sera encore sur le tapis. Moi ce qui me ce qui me frappe quand même dans ce dans ce concl enfin ce qui m'interpelle c'est quand même la constance de la CFDT. C'est-à-dire que une fois de plus, ce syndicat fait la démonstration que sans sans sans sa constance, cette cohérence et cette capacité de pouvoir à chaque fois s'efforcer dans toutes les circonstances, on est quand même dans un dispositif totalement dysfonctionnel.
On est on on pose des débats picrocolins à l'égard des enjeux mondiaux et internationaux parce que la France est dans cet état. Mais à chaque fois, heureusement qu'il y a quand même voilà des des des î de au fond de de réflexion de stabilité. De manière général, les syndicats métabloquants sont partis de ce concllave depuis le départ. reste euh ceux qui disent "On va quand même essayer de trouver des solutions." Et ça euh je comprends entre les entre les lignes que Gérard Larchur adresse aussi un message en disant "On va pas vous désespérer hein." Mais euh mais c'est vrai que euh ça raconte aussi l'état du pays.
Voilà. Et ça raconte et ça poursuit la conversation après le reportage sur le civisme. C'est on continue à à voilà à dessiner ce tableau qui est très inquiétant de manière générale.
Ouais, je pense qu'il faut faire attention entre ce conclave, entre les conventions citoyennes de pas voilà, on a multiplié des objets comme ça non identifiés qui au bout du compte, on a l'impression qu'il servent à rien, juste à remuer un petit peu le discours, à calmer le jeu. Et ça c'est risqué parce que au bout d'un moment voilà, ça décrédibilise un petit peu l'action politique. On a l'impression qu'on essaie de noyer le poisson et qu'il se passe pas réellement grand-chose à l'issue de ça.
Faut faire très attention. Je pense que c'est c'est délicat de jouer avec ces objetsl indéfiniment. Et c'est dans ce contexte politique d'autant plus compliqué que va s'exprimer François Barrou puisque le socle commun des moments un peu difficiles.
Stéphane, que reste-t-il de commun entre les cinq parties de la coalition gouvernementale ? Écoutez, la question se pose. On en a beaucoup parlé les ces dernières semaines, les divisions sont exposées au grand jour sur plusieurs sujets.
Si j'en prends un seul, la proposition de loi du sénateur LR Daniel Grémier. Proposition de loi sur la trajectoire énergétique de la France. Une proposition de loi qui a été rejetée à l'Assemblée en début de semaine, notamment après l'adoption d'un amendement LR voté par le RN qui instaurait un moratoire sur l'éolien et le photovoltaïque.
Donc je récapitule he un texte LR du Sénat modifié largement par les élus LR de l'Assemblée nationale contre la vie des autres partis de la coalition gouvernementale Renaissance Modem Horizon et UDI ici au Sénat. Gabriel Atal avait dénoncé à ce moment-là un axe LRRN anti-écologie. Alors ça c'est un exemple mais il y en a d'autres.
Ça s'arrête pas là comme le texte pour modifier le mode de scrutin à Paris Lon Marseille. On en parlait hier. Cette fois ce sont les LR du Sénat qui sont opposés.
Mais malgré l'échec d'un accord en commission mixte paritaire, le gouvernement veut poursuivre l'examen du texte des divisions. Certes, mais rien de dramatique, veut rassurer la sénatrice centriste, Isabelle Floren. Peut se garder euh de prise de parole au sein de cette coalition ou de ce sole commun qui peuvent fracturer un peu plus parfois des finalement des désaccords.
Il y en a toujours eu des désaccords au sein des majorités, il y en a. On les traite au Sénat, on essaie de les traiter au sein de la majorité. Euh à l'Assemblée, évidemment, c'est compliqué, mais voilà, le rôle du Sénat, c'est d'avancer quand même.
Alors, comment le socle commun peut continuer de travailler ensemble malgré ses désaccords ? Bien, en tentant d'être animé par un objectif commun, semble-t-il. Le le président du Sénat, Gérard Larcheter, était sur TF1 ce matin, on l'a un petit peu entendu mais là, on va l'écouter en entier.
Il a raison il rappelle pardon la raison d'être de cette fragile coalition. Nous sommes entrés au gouvernement pour deux choses. Doter le pays d'un budget et on va le retrouver cette année.
Seconde des choses, nous éviter un gouvernement de gauche d'ailleurs dominé par l'extrême gauche. Donc nous sommes à l'intérieur, nous n'avons pas un accord de coalition, nous l'avons pas formalisé comme tel. Nous avons des points de différence voire de divergence sur la proportionnelle.
H j'y suis totalement hostile parce que la proportionnelle pour moi c'est la distance entre l'électeur et l'élu et parce qu' aussi c'est un facteur d'instabilité supplémentaire. Je prends cet exemple parce que nous en avons parlé hier après-midi. Bon la proportionnelle c'est donc un troisème sujet de divergence au sein de cette alors lui ne dit pas coalition mais de ce bloc central à minima.
Il fera face à nouveau. Le gouvernement a une motion de censure la semaine prochaine déposée par le Parti socialiste. Après l'échec du conclave sur les retraites, le RN ne devrait pas la voter et offrir un petit peu de répi à François Bairou.
Mais même dans son propre camp, dans le camp du premier ministre, et bien des députés s'interrogent sur une méthode qu'il juge, je cite, bordélique. Frédéric Valtou qui était invité tout à l'heure ici, Orian, député Horizon, estime même que le socle commun n'existe plus vraiment. On n pas de feuille de route, on ne sait pas ce sur quoi on doit travailler.
On parlait du budget, c'est l'acte majeur dans une dans un pays, on sait pas à quoi il va ressembler. On entend parler de rien, on est associé à rien. Donc si vous voulez, c'est vrai que c'est compliqué de se dire on est solidaire les uns des autres, mais pour aller où ?
Pour faire quoi ? Et à cette question, sincèrement, on ne sait pas répondre et personne ne sait répondre. Et en coulisse, certains de cette ce bloc central viennent même à espérer qu'il soit censuré François Barou pour avoir un nouveau chef de gouvernement.
Mais bon, pour autant ils n'applieront pas sur le bouton. Mais est-ce que le socle commun, il existe encore ? On parle plutôt d'un du tacle commun.
Ça, je pense que d'après ce qu'on vient d'écouter là, tout le monde ça ça fait penser un peu au crime de la vente express, vous voyez, tout le monde a une raison d'entrer dans le wagon et donner un coup de couteau. Donc vous avez 14, voilà, vous avez 14 ou 15 meurtriers et tout le monde est considère qu'il y a pas d'autres solution. Donc euh oui, ça ça prolonge encore ce que voilà qu'on a ce qu'on expliquait tout à l'heure à propos du conclave.
On est dans la dans dans la dysfonction totale. Voilà. Donc euh franchement euh euh pour des des Français qui s'intéressent à la politique et les Français aiment la politique euh ils doivent effectivement être bien perdus et en tout cas ça stimule vraiment bien les regardsomologistes pour essayer de comprendre ce qui se passe à l'intérieur de cette majorité. et je montre que tout ça aura son expression dans les urnes.
Émilie, ben je pense que c'est comme si on avait mis le chronomètre là en route pour 2027 quoi. C'est une espèce de fin de règne de ce sole commun qui n'a jamais trouvé son sens et qui ressemble plutôt à une représentation quoi de coup tactique en fait qui a pas véritablement de fond mais juste pour essayer de passer chaque étape d'avoir une espèce de tactique et pas vraiment de ligne directrice. ce que dit d'ailleurs Frédéric Valtou ce matin ici même.
Donc on voit le le on voit la limite de ce en même temps. C'est vraiment clairement ça finalement c'est que cette promesse de en même temps de 2017 d'Emmanuel Macron, elle se traduit là par aucun sens. Des des députés qui votent dans le même camp en contradiction qui ne savent même plus sur quelle ligne porter leur voix.
Moi, je pense que c'est comme une fin de règne quoi qui s'annonce. Le problème c'est que c'est 2 ans. Alors il y a les municipales qui peut-être vont nous donner un autre souffle plus local mais ça va être compliqué de passer 2 ans comme ça alors qu'on a l'impression qu'il y a aucun projet, aucune ligne vraiment claire qui puisse émerger.
Et c'est pas seulement donc les Français qui sont en panne de ça, c'est même les parlementaires qui disent et le et donc les élus du socle commun qui disent on a rien sous la main pour savoir où on va. C'est terrible quand même hein, parce que c'est comme si on nous ait mis dans un voilà dans un bain noir là et on sait plus tellement euh comment euh s'en sortir. La seule chose positive moi que je vois c'est que on a l'impression que les forces à droite et à gauche sont en train de se réorganiser et on le voit notamment donc à droite avec Bruno Rotaillot qui en tant que ministre de l'intérieur a trouvé de la crédibilité, de la notoriété et essayer de reconstruire quelque chose en tout cas à droite.
On sait pas si à gauche ça émergera en dehors de l'extrême gauche tiré par Jean-Luc Mélenchon, mais c'est peut-être ça l'avenir. C'est-à-dire que maintenant qu'on aura passé cet épisode un peu chaotique de du en même temps, qu'on revienne sur un clivage qui donne un petit peu plus de lisibilité à la fois aux politiques et aux citoyens. Alors, on l'a entendu, hein, Gérard Larcheter, il essaie quand même de de sauver un peu le truc, hein.
Il dit "Oui, il y a pas de coalition gouvernementale, mais il existe encore un un socle commun." Euh, on l'a vu notamment sur la loi Paris, Lyon-Marseille, le Sénat est hostile. Gérard Larcheter, il est hostile.
François Bayerou envisage peut-être de donner le dernier mot à l'Assemblée nationale. Gérard Larchet, il appelle à pas faire sans le Sénat. Ça peut se compliquer les renations entre François Baot et le Sénat et il pourrait perdre un gros appui ici.
Oui, c'est on sent bien que c'est la tentation et puis on sent bien que le Sénat de ce point de vue-là est et a raison euh euh fait valoir toute sa euh toute sa force euh toute sa toute sa capacité de pouvoir justement réellement peser sur euh les euh les les enjeux et euh en donner euh au fond rappeler le que le centre de gravité, il est dans une réflexion, il est dans une capacité de pouvoir envisager voilà les sujets sur le fond et de trouver une méthode cohérente. On est dans un dans dans ce contexte de grand dérèglement politique. Il y a le il y a effectivement ce message de la de de la cohérence que les Français réclament énormément, valident énormément.
C'est la raison pour laquelle vous avez des des des jeis des des essorts sondagiers pour l'instant euh de personnalité qui parce qu'elle présentent un discours cohérent alors sont validés au moins dans l'écoute euh avant de on verra comment ça se passera pour les vraiment la la les campagnes électorales. Donc oui, c'est effectivement cela et et une fois de plus parce que je pense qu'il faudra quand même pas l'oublier. On aime bien faire des commissions d'enquête dans ce pays.
Un jour, il faudra quand même se poser la question savoir qu'est-ce qui s'est passé ce 9 juin au soir pour que le président de la République appuie sur le bouton du dérèglement politique qui aujourd'hui fait encore souffrir la démocratie française fait malgré toutes les euros de monade malgré tous les les discours officiels qu'on qu'on avec lesquels on bombarde. En réalité, c'est le chaos qui a commencé ce jour-là et aujourd'hui, on en paye encore les frais. Ce jour de la dissolution et François Bairou qui a un socle commun fragile mais qui est aussi sous la pression des oppositions.
La gauche notamment le PS qui envisage une motion de censure que le RN dit pour le moment qu'il ne votera pas. Comment on explique cette stratégie du RN ? Bah, je pense que le RN, il a pas trop intérêt pour l'instant à bousculer l'ordre de ce qui se passe au Parlement avec ce qui s'est passé le procès contre Marine Le Pen.
C'est pas un bon moment et je pense qu'ils sont pas prêts en fait à tout ça. On voit qu'il y a beaucoup de fragilité hein du côté du Rassemblement national. Donc je pense qu'il y a un peu cette méfiance et puis il y a l'idée de dire il y a déjà suffisamment de chaos.
Ça s'est un petit peu lancé au au français hein pour en rajouter et on va pas voilà on est toujours dans l'esprit de la la cravate là la stratégie de la cravate c'està dire responsable voilà sage politiquement correct et donc il y a ça donc on voit bien que cette menace de censure elle s'éloigne mais bon elle s'éloigne pour revenir très vite à l'automne au moment où on va discuter le budget c'est là où il va y avoir encore un pas très compliqué pour François Bairou il tient finalement il tient quand même plus de moi que François que que Michel Barnier il arrive à tenir. Il y a pas grand-chose qui se passe mais globalement oui, l'étape du budget ça sera plus compliqué. La gauche, c'est normal qu'elle se positionne comme ça puisque elle a besoin de montrer son opposition suite à tout ce qui s'est passé au niveau de la réforme des retraites.
Maintenant, je pense que ça ira pas plus loin, mais c'est encore une fois, c'est des tactiques, c'est c'est des petits pas politiques et c'est pas des grandes choses. Donc ça ça va revenir comme un boomerang, je pense à l'automne. Oui, très fortement.
Est-ce que est-ce que le PS il souhaitait vraiment la censure ou est-ce que ça l'arrange que le RN dise qu'il se censurera pas cette fois-ci ? Oui, ça ça les ça les arrange parce que ça leur permet de créer de la posture et de dire voilà à la fois nous sommes dans une logique de post congrès pour pour montrer que nous avons retrouvé de la force politique mais en réalité on fait ça de avec une assurance que il n'y aura pas de grand bouleversement. Selon les informations qui nous reviennent vis-à-vis de du RN, effectivement le rendez-vous c'est le c'est l'automne et c'est le budget avec une analyse assez nouvelle qui est en train de d'émerger d'après ce qu'on ce qu'on ce qu'on ce qu'on nous explique, c'est que en réalité il y a une volonté de de provoquer la dissolution et et au prix même du fait que Marine Le Pen soit pas candidate parce qu'elle ne pourra pas l'être du fait de son sa situation de de justice mais ils disent c'est pas grave de toute façon Marine Le Pen n'a plus besoin aujourd'hui d'être identifié en étant à l'assemblée.
Elle est elle existe par elle-même et donc il faut aussi surtout que l'on puisse avoir une expérience au pouvoir pour convaincre les Français notre capacité à diriger le pays et sans une expérience au pouvoir au préalable à Matillon, on ne sera pas capable de faire cette démonstration. C'est la raison pour laquelle en ce moment ce voilà ce qui ce qui revient de de la stratégie nouvelle du RN, c'est rendez-vous au budget. pour pouvoir être en mesure de provoquer de tenter de provoquer une solution parce qu'évidemment ce sont pas eux qui décident une fois de plus mais de créer cette atmosphère-là parce que il y a la volonté de dire on à ce moment-là on arrivera au pouvoir et on sera en capacité de démonstration à suivre à suivre merci à tous les devoir rester avec nous on regarde ce qu'elle a une de nos jour régionaux [Musique] stéphan on commence avec les orages qui ont frappé La France et fait deux morts au moins en Mayenne et dans le Tarnégaron.
Oui, c'est à la une de Sud-Ouest. Ce matin, un adolescent de 12 ans est mort dans le Lotégaron après une chute d'arbre. Et dans la Mayenne, c'est un homme de 59 ans qui est décédé alors qu'il était en quad.
Au nord du Pays-Bas, contre Sud-Ouest, ce sont des gréons de la taille d'une balle de golf qu'il se qui se sont abattus. Le maire de la ville dure déplore sa dans sa commune une école qui est détruite par ses gréons, toiture abîmée, vitre cassée. Des orages qui sont arrivés en pleine montée des températures notamment dans le sud hein.
Oui, la Méditerranée surchauffe titre Midi libre qui nous donne la température de la mer. L'eau est montée jusqu'à 27°gr à Palavas les flots hier. C'est très haut, c'est très chaud et cette température est plutôt constatée au mois d'août d'habitude.
Sylvain, un coureur au bord de mer le dit à midi libre, il n'a pas souvenir de cette baignée si tôt dans l'année dans une eau aussi chaude. C'est presque inquiétant et salé effectivement puisque ça modifie la biodiversité et de nouvelles espèces apparaissent comme le crap bleu, les algues filamenteuses et ça a des conséquences sur la pêche. Et la chaleur, elle inquiète aussi vers matin parce que du coup ça surchauffe dans les écoles.
Dans la ville de Grâce Oriane, les parents d'élèves d'une école maternelle et élémentaire ont mesuré la température dans les classes. Devinez combien il a fait ? Jusqu'à 41°gr.
Tellement haut que certains parents ont décidé de ne pas envoyer leurs enfants à l'école. La Fédération des parents d'élèves dans les Alpes Maritimes s'inquiète. Les collégiens commencent les épreuves de brevet dès aujourd'hui et les professeurs ont observé chez les élèves des mot têtes, des vomissements, des diarrées.
À ce niveau-là, c'est presque de la maltraitance, s'indigne Kadija El Wawaabi, la présidente de la FCPE dans le département. Le journal L'Union donne la parole au conducteurs de véhicules rappelés à cause de leurs herbates Takata. Un vrai cass-ê partout en France. 2,5 millions de voitures équipées de ces airbag ont été rappelées. 1,7 million de voitures sont interdites de circuler dans l'Union.
Les propriétaires de d'une Volkswagen acheté en 2008 ou d'une Citroëne C3 témoignent 3 semaines d'attente pour changer un airbag. Un risque qui leur paraissait jusqu'à la mort d'une femme à Reince le 11 juin un peu dérisoire. Et puis depuis cet événement là et bien cette explosion est prise très au sérieux.
En tout les Airbac Takata ont fait 16 morts et 24 blessés en France. Allez, on termine avec du foot et l'inquiétude des supporters lyonnais qui n'arrivent pas à croire à la relégation de leur club en Ligue 2. Impossible pour depuis la décision du gendarme du foot français.
La DNCG, les supporters de l'OL réagissent. Dans la ville, on voit des banderolles, textor dehors qui fleurissent partout mais mais il y a quand même des optimistes. Franck se dit que être en Ligue 2, ça permettra de faire beaucoup de derby contre Saint-Étienne par exemple.
Voilà ce qu'on appelle voir le verre à moitié pleine. Ouais. Ouais, il y a du positif partout.
Merci. Bon, ils sont pas encore Ligue 2, il y a un appel. Merci beaucoup.
Merci Stéphane. Merci Misaqu. Merci Michel Darmond d'avoir été avec nous.
Merci à tous de nous avoir suivi. On se retrouve bien évidemment demain. Très bonne journée. [Musique]
François Bayrou