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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 22 avril 2020 106 min

Séance de questions au Gouvernement du 22/04 au Sénat

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] bonjour à tous ravis de vous retrouver pour cette nouvelle séance de questions d'actualité au sénat pendant l'épidémie de coronavirus en plus des auditions les sénateurs continue à interroger le gouvernement une fois par semaine dans l'hémicycle sur sa gestion de la crise et sur les conséquences économiques et sociales de cette situation mais aussi sur le dé confinement qui débute le 11 mai la séance commence dans quelques minutes à 15 heures dans des conditions qui respectent les consignes sanitaires je suis avec le style vie robert bonjour je vous êtes sénatrice socialiste d'ille et vilaine vice présidente de la commission de la culture vous allez poser une question au gouvernement tout à l'heure justement sur la situation de la culture qui vous inquiète absolument c'est un secteur qui est comme beaucoup d'autres secteurs d'activité mais particulièrement touchés d'autant que si vous vous souvenez les interdictions de rassemblements de 5000 personnes ont été déjà mises en oeuvre dès le 1er mars beaucoup de salles ensuite quel qu'il soit les théâtres les cinémas ont fermé et la grande interrogation c'est pour tout le monde quand vont-ils ouvrir et je crois que cette incertitude pèse encore plus au delà de la fragilité du secteur sur bien la question de la visibilité des perspectives à donner aux acteurs bien sûr pour ce secteur c'est plus compliqué que pour d'autres comme par exemple pour les restaurants ou pour les bars vous pour vous quand est-ce qu'ils doivent rouvrir écoutez jeu là c'est une question qui n'appelle pas pour ma part de réponse lorsque ta dernière qu'ils n'obtiendront pas tenir et la date et les modalités de sortie de confinement nous de l'économie ne les connaissons pas donc la question sanitaire primes et on sait très bien que se retrouver dans une salle de spectacle ou dans un cinéma très peu de temps après le 11 mai va être absolument impossible en revanche je crois qu'il faut que les acteurs culturels et de la visibilité ils attendent des règles ils attendaient protocole très précis un peu comme l'école voilà quoi quoi faire lorsqu'on est dans une salle de théâtre de tant de personnes il ya confondre examiné on pourrait imaginer comme dans hémicycle faire des spectacles pour alors une personne une jauge vraiment réduit quand je demande de la visibilité c'est absolument ses réponses là qui sont attendus en fonction de la question sanitaire bien sûr je crois qu'il faut projeter les acteurs culturels pas seulement dans l'actualité d'aujourd'hui mais surtout pour demain parce que je vais le dire tout à l'heure ils construisent leur programmation et les théâtres les cinémas et et surtout les wheeler a tancé le moment où on présentera de subventions on va dire vous avez les grands festivals qui sont annulés les petits festivals mais je ne sais pas ce que c'est qu'un petit festival se pose beaucoup de questions vous avez vraiment une situation extrêmement à la fois dramatique mais aussi je dirais anxiogène du secteur culturel c'est un secteur qui est fragile qu'il ya des particularités qui est vraiment très vaste parce que ça va du patrimoine au spectacle vivant en passant par les arts plastiques et l'audiovisuel vous le savez ça ne répond à des modèles économiques très divers donc vraiment il faut avoir une perspective et il faut anticiper je crois que ce sera le credo que je je tiendrai tout au long de ces semaines et c'est moi qui arrive avec le gouvernement vous défendent également un fonds d'urgence pour la culture pour vous de quel montant doit être doté quel doit être son principe ans alors je pense que il y a déjà eu un certain nombre de mesures qui ont été qui s'applique au secteur culturel au fonds de solidarité l'activité partielle et ça c'est vraiment très important par contre on sait très bien que la question des charges structure se pose la question des recettes et notamment de la billetterie ce qu'on apporte plus doux la fragilité du secteur et je pense qu'il faut absolument que y ait des fonds d'urgence de solidarité pour le spectacle vivant notamment mais pas seulement et ce sera forcément aussi démontrer que la culture est très diverse dans ses approches que les acteurs fonctionne de façon très différente et que pour cela et bien c'est presque du cousu main ou en tout cas il va falloir s'atteler à des fonds d'urgence et de solidarité très très vite vous parler du problème de la billetterie effectivement on peut craindre que malgré toutes les précautions et bien le public ne soit pas au rendez vous c'est aussi ça la difficulté absolument non seulement ils perdent la billetterie mais on ne sait pas du tout demain ce comment va réagir public et je crois que cette incertitude est encore plus difficile pour à la fois je sais bien je le comprends anticiper sur sur ce qu'on doit faire pour le secteur culturel d'où la nécessité de le penser aujourd'hui avec eux jeudi avec eux mais aussi avec les collectivités territoriales qui sont en première ligne qui finance beaucoup la culture et qui attendent du gouvernement un cadre clair et bien merci beaucoup et sylvie robert d'avoir répondu à mes questions rappelle que vous allez poser tout à l'heure une question donc sur ce secteur de la culture j'ai maintenant le plaisir d'accueillir le président du groupe union centriste ici au sénat hervé marseille bonjour ont discuté bien depuis hier ici au sénat du budget rectificatif numéro 2 le deuxième qui est présenté le plan d'urgence qui est doté de 110 milliards d'euros par le gouvernement il ya plusieurs amendements notamment de la gauche pour un retour de li sf est ce que vous êtes favorable en cette période de crise à mieux faire contribuer et bien les plus hauts revenus non nous sommes pas favorables à un retour de li sf ce n'est pas un plan de finances rectificatif fourre tout où on va ramener tout ce qui a été supprimée dans le passé qui a pas nécessairement marché lisf est un débat qui a eu lieu ça a été transformée il ya maintenant un autre impôt au lit fille qui fonctionne bien a priori qui a du rendement donc il n'y est pas question à nos yeux de revenir sur sur ce débat on n'en est plus là également à ce que vous êtes favorable 1 déconfinement pour le coup par région c'est un président de région se prononcent là-dessus estime que ça serait ça l'une des solutions possibles car toutes les régions ne sont pas atteintes au même niveau est ce que c'est une bonne solution pour vous oui c'est une solution la bonne ou c'est par les temps qui courent on essaie d'être un peu les uns et les autres pragmatique je crois que s'il ya une leçon à tirer de tout ce qui se passe c'est quand même le besoin de proximité le besoin de réaction par rapport au terrain c'est la raison pour laquelle les élus jouent un rôle indispensable une fois de plus on l'a vu avec les jets les jeunes et encore face à cette crise ce sont les maires ce sont les collectivités territoriales qui joue un rôle majeur parce qu'elles sont près des familles sont sur le terrain et ils sont à même de réagir avec souplesse alors que l'état est lourdement administratif on en a vu aujourd'hui toutes les conséquences alors la situation n'est pas la même suivant les départements quand vous êtes dans des secteurs ruraux au centre de la france ont peur et ouvrir le bistrot on peut rouvrir la petite entreprise on peut ré ouvrir un certain nombre d'activités on est content que j'ai de tout faire à paris de façon soviétique partir j'allais dire du gosplan on en est plus là il faut s'adapter au terrain et il faudra en tirer les leçons en allant vers plus de décentralisation justement en parlant du terrain les quartiers sensibles sont sous tension notamment en région parisienne est ce que cela vous inquiète comment l'expliquez comment sortir pour vous de cette situation c'est très préoccupant je pense que une fois de plus se repose j'allais dire le problème des banlieues on a regretté en son temps que jean louis borloo n'est pas été entendu que son plan n'est pas été utile on a eu un faux plan serait d'ailleurs intéressant de faire le bilan de ce qui a été proposé puisqu'il n'a pas de bilan et il faut vraiment s'occuper de ses sites et de ses banlieues on voit aujourd'hui la complexité avec le chômage avec les difficultés qui vont l'exacerbation des insultes et avec cette situation de confinement dans ces secteurs-là les inégalités vont se conjuguer et s'additionner également donc il faut pouvoir apporter des solutions spécifiques et il n'est pas j'allais dire malheureusement inattendue que y ait ce genre de réaction dans des cités où la vie est déjà difficile une toute dernière question se projette et bien sûr dans quelques jours il y aura normalement un débat sur le tracking qui est prévu au sénat le 29 avril est ce que vous voulez un vote après l'annnonce de ce vote qui va avoir lieu à l'assemblée nationale eh bien mais ce que vous voulez un débat plus globale comme le demande gérard larcher dans un courrier envoyé au premier ministre ce lundi et un petit peu plus tard que le 29 avril oui gérard larcher a envoyé ce courrier après en avoir parlé justement avec les responsables de la majorité sénatoriale à l'évidence parler du trekking seulement ça n'est pas pertinent le tracking n'est qu'un des éléments du déconfinement à quoi ça sert de parler du tracking si vous n'avez pas les tests s'ils n'avaient pas les masses l'on parle pas du médicament voire de la régionalisation du déconfinement donc il faut un débat plus globale et c'est ce que nous appelons de nos voeux et un vote en votre pourquoi pas mais ce qui est important c'est devant un vote qui intéresse que l'aube allemand le du confinement eh bien merci beaucoup avait marqué d'avoir répondu à mes questions je vais à présent accueillir emmanuel capus emmanuel capus bonjour vous êtes sénateur les indépendants de maine et loire première question six entreprises sur dix ont recours au chômage partiel monial pénicaud l'a confirmé ce matin elle semble inquiète le gouvernement s'en inquiète est ce que vous partagez son inquiétude est ce qu'il faut que et bien il y ait plus de personnes qui travaillent en france que que l'activité reprenne plus rapidement ce qui est certain c'est que je pense qu'il n'y aura pas de reprise 100 entreprises donc il faut à la fois avoir le chômage partiel aujourd'hui pour que les entreprises puissent reprendre très rapidement et effectivement je pense que dès maintenant les entreprises qui n'ont aucune raison d'être de s'arrêter doivent pouvoir reprendre le travail le plus rapidement possible et qu'on a peut-être été un peu trop loin dans l'arrêt de certaines entreprises qui mènerait pas l'obligation de le faire elles sont soumises à des injonctions contradictoires à entre le respect des conditions sanitaires les difficultés et puis les injonctions économique foued le paquet doit être mis aujourd'hui pour rassurer pas plus tôt pour que les chefs d'entreprise soient rassurés et aient les moyens d'appliquer les consignes sanitaires pour que leurs salariés ne prennent pas de risques démesurés et qu'ils puissent reprendre leur poste au plus vite bruno retailleau propose ce matin la semaine à 37 heures pendant la période de crise le bref le retour du travail et plus peut-être pour gagner plus est ce que vous êtes d'accord avec cette proposition je crois pas que ce soit le sujet aujourd'hui ce qui est certain c'est que je pense qu'il faudra travailler beaucoup pour pouvoir sortir de la crise on est dans la situation la pire qu'on ait connue depuis la seconde guerre mondiale donc c'est sûr qu'on ne s'en sortira pas comme ça on va voter un plfr avec une dette abyssale qui va peser sur les générations futures donc on n'en sortira pas sans travail et je sais pas si c'est en travaillant plus de 37 dauphin 37 eur ou 39 heures ou plus ce qui est certain c'est qu'il faudra travailler ça c'est certain eh bien merci beaucoup emmanuel capus d'avoir répondu à ma question puisque la cloche a sonné voix gérard larcher le président du sénat alors là que je n'a pas encore sonné mais le président de l'arche et ed installé pour commencer à présider cette séance de questions d'actualité au gouvernement pour peut-être une toute dernière question sur le budget rectificatif et les crédits d'impôts les annulations de charge très large que veut le sénat je pense que c'est pas une mauvaise idée du sénat que de toute façon le gouvernement leurs effets dans les mois qui viennent donc oui on a pu je pense qu'on a un peu anticipée c'est une façon d'anticiper parce que c'est une façon d'anticiper et bien mercerie a beaucoup emmanuel capus d'avoir répondu à mes questions et tout de suite on va prendre la direction de l'hémicycle pour cette séance de questions d'actualité au gouvernement [Musique] suivant les indications qui nous ont été données et notamment par le médecin du sénat et est un épidémiologiste de la pitié salpêtrière donc je demande à chacun d'être vraiment attentif monsieur le premier ministre mesdames et messieurs les ministres mes chers collègues je vous l'annoncé la semaine passée c'est avec émotion que nous avons appris la disparition de christian bonnet le 7 avril dernier profondément ancré dans son département du morbihan christian bonnet a exercé avec longévité quarante trois années le mandat de conseiller général du canton de belle-ile-en-mer 32 ans mère de cartes tout un symbole de solidité bretonne élus à huit reprises des buts et du morbihan il a siégé 18 années sur les bancs de l'assemblée nationale il participa au gouvernement pendant près d'une dizaine d'années secrétaire d'état au logement ministre de l'agriculture puis ministre de l'intérieur il fit le choix de rejoindre le sénat c'était en 1983 il le quitta un moment de sa décision de se retirer la vie publique c'était en 2001 au cours de ses mandats sénatoriaux il fut une véritable référence de la commission des lois il y fut le rapporteur incontournable de tous les textes concernant les questions électorales sujet il demeure d'actualité et la transparence financière de la vie politique il était un fervent défenseur du bicamérisme il laisse le souvenir d'un serviteur de l'état chaque année le souvenir rigoureux exigeant et d'un grand parlementaire j'en ai le souvenir moi même personnellement ici voilà pourquoi j'ai souhaité exprimer au nom du sénat notre sympathie à sa famille à ses proches et lui rendre cet hommage au début de notre séance ici il siégeait dans le groupe des indépendants ici qui était aussi la marque de son tempérament de son caractère je vous propose d'observer quelques instants de silence remercie j'ai le premier ministre et dams et messieurs les ministres mes chers collègues l'ordre du jour appelle les questions d'actualité au gouvernement sous le forme adaptée élargi depuis cette semaine notre séance et retransmise en direct sur public sénat il faut remettre site internet leur donner la parole d'abord à notre collègue guillaume gontard pour le groupe communiste républicain citoyen écologistes avaient la parole merci monsieur le monsieur le président madame la ministre du travail depuis le début de la crise sanitaire les personnels de santé les caissiers les livreurs les éboueurs les agriculteurs les postiers et tant d'autres exposent chaque jour leur santé pour assurer les fonctions vitales du pays alors que leur sécurité sanitaire est loin d'être toujours assuré vous appeler à la reprise de l'activité non essentiels mais avec quelles garanties sanitaires les mains sont ils arrivés en quantité suffisante les entreprises sont elles prêtes à s'organiser face à un risque biologique invisible quel accompagnement prévoit l'état repenser l'organisation du travail comme la justice l'a rappelé à amazon est une nécessité impérative dans ce contexte que l'inspection du travail est indispensable pour accompagner les entreprises et garantir la sécurité sanitaire des travailleurs pourtant lieu de donner aux inspecteurs les moyens d'exercer leurs missions vous entre avait honteusement leurs actions en effet la direction générale du travail exige désormais des inspecteurs de faire valider par leur hiérarchie tout visites en entreprise ou tout saisine du juge des référés une disposition contraire à la convention numéro 81 de l'oit et qui assure l'autonomie de leur action pire encore le drh de votre propre ministère a suspendu la specter anthony smith sa faute exiger d'une entreprise d' aide à domicile après une alerte des représentants du personnel qu'elle fournisse des masses pour protéger salariés comme usagers un comble des pressions inacceptables plongée d'une plainte légitime contre la france transmise par quatre syndicats obésité alors madame la ministre nous vous demandons d'abroger les ordres illégaux de la dgt d'abandonner les sanctions et menaces sur les inspecteurs du travail et de leur fournir les moyens juridiques et matériels de travailler en sécurité ce sont des pré-requis impérative à la reprise de l'activité et à défaut vous fait prendre aux salariés de ces risques sanitaires et psychosociaux merci pour vos réponses de la parole d'abn amro ministre du travail madame pénicaud vous avez la parole monsieur le président mesdames et messieurs les sénateurs monsieur le sénateur guillaume goutard d'abord merci de mettre en lumière l'action de l'inspection du travail je voudrais saluer cette occasion le travail remarquable qu'elle fout mais mon ami ce que fait mon administration ou plan national et au plan des directs et des unions départementales temps pour le financement du chômage partiel qui touche aujourd'hui et qui protège 10 millions de salariés dans notre pays que pour l'inspection du travail qui est un rôle majeur vous l'avez rappelé en matière de santé de protection du travail alors le 17 mars la direction générale du travail qui est l'autorité centrale de l'inspection du travail conformément aux règles de l'oit et a donné des instructions pour pouvoir permettre les contrôles en terme de sécurité et santé du travail afin de protéger les travailleurs tout haut protégeant eux mêmes les inspections du travail c'est pour ça qu'il y a une information une discussion préalable avec leurs autorités pour vérifier ensemble que le contrôle se faire sur place sans danger ou s'il doit se faire sur pièce et évidemment il ya beaucoup de mesures qui sont prises sur les gestes barrières son utilisation seuls des véhicules et 60 mille masques qui ont été dégagés pour le ministère du travail pour permettre notamment aux inspecteurs du travail de pouvoir faire leurs contrôles en toute sécurité là où c'est nécessaire alors jamais le ministère du travail non seulement n'entrave mais n'interdit des interventions au contraire c'est son rôle et l'organisation internationale du travail est clair l'inspection n'est pas une addition d'agents et un système global qui doit protéger les salariés de notre pays qui doit aussi conseiller les entreprises et qui dans ce cadre-là fonctionne alors vous m'interrogez aussi sur un cas particulier la direction générale du travail a suspendu de ses fonctions à titre conservatoire un inspecteur du travail de la marne qui avait enfreint à plusieurs reprises de façon délibérée et grave les instructions de l'autorité centrale il avait enjoint aux employeurs des conditions de maintien d'activités contraires aux prescriptions des autorités sanitaires était intervenu hors de sa compétence et à développer des pratiques internes non déontologique rapport instruction il ya une procédure disciplinaire en cours il aura tous les moyens tout en conservant son traitement selon le droit de défendre et d'imposer ses arguments je crois que le service public est attendu dans les entreprises par là ça vaille et par les entreprises plus que jamais nous devons être irréprochables second tard pour quelques secondes je vous ai je vais bien je vais bien entendu mais un vous n'avez pas répondu allez vous lever les sanctions sur anthony smith allez vous cesser la pression parce que c'est une pression sur les inspecteurs du travail en fait en un mot laissé les inspecteurs du travail faire faire leur travail et travailler conformément au droit international et au code du travail c'est tout ce qu'on vous demande et c'est pour le le bien et la santé des travailleurs et des travailleuses merci la parole est à notre collègue sylvie robert pour le groupe socialiste et républicain vous avez la parole merci monsieur le président monsieur le ministre de la culture et de la communication le rideau est tombé sur tous les lieux et les manifestations culturelles et personne ne sait aujourd'hui quand il va se relever la culture est en danger et beaucoup de ces artistes intermittents technicien auteurs et les structures qui les emploient sont déjà en mode survie et pourtant elle ne s'est jamais révéler aussi essentiels que dans cette période de confinement ou à travers leurs créations numériques ou grâce à la qualité de notre audiovisuel public les créateurs nous enchante quotidiennement et nous aide à résister mais l'été sera sûrement silencieux et l'automne s'annonce très périlleux car un certain si le secteur culturel a pu bénéficier des dispositifs dead et c'est important même si parfois ceux-ci sont inadaptées est encore insuffisant il a besoin de visibilité de visibilité aujourd'hui pour construire les programmations de demain de visibilité aujourd'hui pour limiter les pertes déjà énorme qu'il subit de visibilité enfin pour anticiper et agir dans un cadre réglementaire et précis et ce n'est pas en annonçant que des petits festivals est d'abord qu'est ce que c'est qu'un petit festival pourrait avoir lieu le 11 mai après le 11 mai que vous rassurer les acteurs les organisateurs mais aussi les collectivités territoriales qui sont depuis le début en première ligne et qui ne demande qu'à être associés parce que nous savons que ce secteur est fragile qu'il est lié à un écosystème global qu'il est essentiel à nos vies et que nous aurons toujours et peut-être plus encore besoin des artistes à quand un plan d'urgence concerter avec les collectivités territoriales et les acteurs culturels monsieur le ministre demain ne peut attendre pour vous répondre la parole et au ministre de la culture franck riester merci monsieur le président mesdames les sénatrices messieurs sénateurs madame la sénatrice vous avez raison le secteur de la culture est particulièrement touchée par cette crise c'est évidemment dramatique tant d'un point de vue économique sociale sociétale psychologique je pense à tous ces artistes à toutes celles et ceux qui travaillent dans le secteur culturel et qui aujourd'hui ont évidemment des spectacles d'annuler ne peuvent pas continuer ce qui était prévu dans cette période là avec des conséquences financières pour eux et des conséquences psychologiques parce que c'est parfois le fruit d'un travail de long - de longues années qui est remis complètement en question depuis le début de cette crise le ministère de la culture en lien avec les autres ministères et sous l'autorité du premier ministre a fait en sorte que tous les dispositifs transversaux puisse accompagner aussi des secteurs de la culture nous avons veillé à ce que les intermittents les auteurs tous les acteurs de la culture puisse d'une manière brio de bénéficier des dispositifs transversaux qui ont été mis en place nous allons veiller aussi à ce que des dispositifs spécifiques d'urgence tout de suite mobilisables à travers nos opérateurs puissent être mis en oeuvre et accessible pour celles et ceux qui en avaient le plus besoin il mais il reste du travail il reste du travail pour qu'il n'ait que personne ne reste à côté de ces aides d'urgence et il reste du travail pour accompagner non seulement le déconfinement et c'est tout le travail de préparation du déconfinement qu'il ne se fera que de façon évidemment progressive mais aussi d'accompagnement du rebond pour que demain des spectacles demain des commerces culturels demain des salles de cinéma demain des tournages puisse recommencer et nous aurons besoin de continuer à travailler ensemble gouvernement collectivités territoriales acteurs de la culture parlementaire pour faire en sorte que nous réussissions en semble ce rebond du monde de la culture j'étais en audition à la commission des affaires culturelles du sénat la semaine dernière par visioconférence comme vous savez je suis rentré en détail dans beaucoup de sujets et vous pouvez compter sur moi pour continuer d'être en plein dialogue avec le sénat sur ce sujet la culture les français en ont beaucoup besoin ils l'ont démontré pendant le confinement et le démontrera aussi après le déconfinement onab robert oui merci monsieur le ministre je l ai déjà dit à l'édition je crois que les acteurs culturels et les collectivités territoriales ont besoin d'anticiper ils ont besoin de se projeter et pour cela il faut des règles précises certes il va y avoir des modalités de sortie de confinement mais d'ores et déjà il faut des protocoles et des règles qui vont les aider à construire ce que va être forcément la culture demain et ce ne sera pas la même chose notre modèle culturel et peut être menacée faisons attention monsieur le ministre merci la parole est à notre collègue jérôme bignon pour le groupe les indépendants république et territoires mais je lui monsieur le ministre de la santé alors que le confinement sont produire ses premiers effets et autorise un optimisme prudent prudent les professionnels de santé s'alarme de la désertification de leur cabinet le directeur de la cnam a observé un recul de 40 à 50% de la consommation des soins aussi bien en métier général que dans différentes spécialités vous l'avez vous même souligné récemment la filière cancérologie particulièrement touché dans la somme aucun dépistage de cancer du sein n'a été effectué depuis le début du confinement de nombreux patients renoncent à se rendre aux urgences par peur de la contagion le président des chirurgiens de la ph et de l'ap-hp a observé une chute de 74% des apps ainsi discectomie d'un établissement parisien les victimes d'avc et d'infarctus les malades du diabète mais également les personnes atteintes de troubles psychiatriques voient leur état s'aggraver de nombreux praticiens appels à une réévaluation d'urgence des soins de déprogrammer la rupture dans la continuité des soins des soins est particulièrement dommageable pour les personnes âgées et ou handicapées faute d'équipements de protection suffisant les aides à domicile n'assure plus les soins courants pour ces personnes dans les maternités le dépistage néonatal réalisée au troisième jour après la naissance permettant une prise en charge précoce le cinq maladies graves et désorganisée faute de portage postale efficace des retards de vaccination sont aussi observées chez les nourrissons et les jeunes enfants monsieur le ministre une nouvelle vague de mortalité différente cette fois pourrait également se dessiner pourriez vous dresser un bilan de l'impact sanitaire du renoncement aux soins mais aussi nous dire ce que vous pensez de cette extraordinaire paradoxe nos compatriotes ne se soignent plus assez pour beaucoup de mots qui sont fondamentaux et se précipitent de façon déraisonnable semble-t-il sur la nicotine à la moindre rumeur alors que diabétique hypertension vax vaccins devraient se soigner il préfère discuter de la méthode de la nicotine y at-il à bénéfices à choisir ce nouveau sujet de conversation un monsieur le ministre des solidarités de la santé pour répondre à la question monsieur le sénateur bignon merci pour votre question c'est vrai nous sommes inquiets nous sommes inquiets par le constat qu'un certain nombre de français semblent renoncer à des soins essentiels utile certains sont atteints de maladies chroniques certains ne sont pas malades mais renonça du dépistage de cancers cancer du sein cancer colorectal certaines femmes enceintes n'ont pas forcément eu toutes les échographies obstétricales dont elles doivent pourtant bénéficié et la vaccination est en diminution inquiétante c'est pourquoi nous multiplions nous multiplions depuis plusieurs semaines les messages à la population la possibilité d'aller voir son médecin est une dérogation total à la l'obligation de rester chez soi même c'est à dire que pour aller voir son médecin on peut se déplacer par ailleurs la télémédecine a été mise en place très tôt très vite nous avons dépassé la semaine dernière le seuil du million de consultations réalisées en télémédecine c'est aussi une solution qui peuvent être proposées par les médecins lorsqu'il ne souhaitent pas nécessairement que la normale à leurs patients se déplace j'ai appelé les présidents de syndicats de médecins aussi qui m'ont dit eux-mêmes avoir des démarches qui consiste à aller vers les patients les contacts et lorsqu'ils n'ont pas de nouvelles de ses patientes que ça depuis un certain temps donc merci pour votre salutaire rappel je voulais en profiter également pour vous répondre sur la question la nicotine une équipe de chercheurs français a effectivement écrit un article scientifique intéressant une étude observationnelle qui tend à montrer que il y a moins de malades dans la population consommatrice de nicotine en l'occurrence de fumeurs que dans le reste mais attention et vous avez raison de souligner attention ça ne veut pas dire que le tabac protège le tabac y tu y as plus de 70 mille morts par an bien réels liés au tabac la consommation de tabac dans notre pays par contre ça veut dire que une piste intéressante parmi d'autres pistes de recherche clinique consisterait à essayer de comprendre par quels mécanismes biochimiques la nicotine pour est en elle-même être un marqueur de lutte contre eux et ou de résistance face à cette maladie j'attire vraiment l'attention de nos concitoyens parce que vous avez raison de le rappeler il sont promptes à aller se précipiter parce qu'ils ont peur ils sont inquiets ils n'ont pas toutes les réponses des études cliniques sont désormais en cours de construction vont être menées par des équipes universitaires de grand talent de très grand talent dans les hôpitaux français permettant de comprendre permettant de chercher de décrypter et éventuellement des d'identifier si nous pourrions par le biais de la nicotine avoir des effets positifs c'est un certain nombre de malades et dans quelles conditions donc surtout même quelqu'un qui se dirait je vais mettre un patch de nicotine attention quelqu'un qui n'est pas fumeur qui ma page de nicotine il va le sentir passer tout de suite un les vomissements les étourdissements les malaises certainement pas un traitement certainement pas d'automédication certainement pas une voie d'entrée dans la consommation de nicotine attention c'est un produit addictif mais par contre nous ne fermons jamais aucune porte et nous verrons certainement pas celle là d'autant qu'elle est portée par des équipes de grand talent des hôpitaux français merci la parole est à notre collègue alain joyandet pour le groupe l'est républicain vous avez la parole du shérif merci monsieur le président le premier ministre et messieurs les ministres questions essentielles s'adresse à monsieur le ministre de l'intérieur mais auparavant je voudrais aborder deux sujets pour attirer l'attention du gouvernement d'abord sur la situation des outre-mer face aux plans de sauvetage des entreprises notre collègue michel magras ce nous alerte sur le fait que ce plan devrait être sans doute adapter aux outremers parce que sont selon lui selon la délégation qu'il préside ces dispositions ne correspondent pas tout à fait à la structure des entreprises là bas j'attire votre attention sur ce sujet autre sujet celui des communes qui pour l'instant perdre comme les entreprises communes en france perdre comme les entreprises et en outre-mer aussi sans doute sur l'ensemble de notre territoire national et outre-mer les communes qui perdent des recettes en liaison avec leurs pertes d'activité qui continuent à payer les salaires comme les entreprises notamment celles qui ont des activités un peu commerciale comme la culture les piscines un certain nombre de dossiers sur lesquels il ya des recettes et pour lequel n'y a pas de compensation mais un maintien des salaires j'en viens maintenant à ma question essentielle qui concerne la question de la sécurité les banlieues flambent à nouveau monsieur le ministre dans de nombreux endroits evreux bordeaux villeneuve la garenne chanteloup-les-vignes nos forces de l'ordre sont mises en cause sont attaqués quasiment 1 et donc nous sommes pour ne pas faire de stigmatisation un peu un peu discret un exemple concret un un homme de 30 ans condamné 14 x qui a attaqué les forces de l'ordre force immédiatement mise en cause on a envie de dire ça suffit et puis cette occasion que l'ensemble de la représentation nationale réaffirme une fois de plus notre soutien à nos forces de sécurité savez dans cette crise sanitaire nous apportons notre soutien nous faisons bloc il faut pas en plus laissé se développer une une crise dans nos banlieues comme c'était le cas en 2005 je crois que ça ne serait pas supportable ne pouvons pas vraiment ajouter une crise sécuritaire à une crise sanitaire monsieur le ministre vous pouvez ouvrir la parole pour nous répondre et aux milices de l'intérieur monsieur christophe castaner merci monsieur le président mesdames messieurs les sénateurs monsieur le sénateur joyan des vous avez raison sur un principe qui doit tous nous rassembler les règles de respect du confinement doivent s'appliquer et être contrôlée par tous de la même façon sur notre territoire il n'y a pas de quartier dans lequel nos forces de sécurité d'intérieur n'interviendrait pas et je voudrais profiter de votre question pour mettre un terme à ce que j'ai pu lire ou entendre ça n'était pas le sens de votre question selon lequel les forces de sécurité vers nos policiers et nos gendarmes selon les territoires n'interviendrait pas dans les quartiers je ne tiens pas de statistiques quartier par quartier mais je vais prendre quelques exemples marseille marseille où chaque soir nos services dress 300 procès verbaux pour infraction aux règles du confinement dont les deux tiers sont dans les cités de marseille en seine saint denis au cours de ces dernières semaines chaque soir trois opérations sont coordonnées dans les cités sensibles avec l'appui de moyens aériens pour contrôler ce qu'il s'y passe et globalement ce sont 220 milles contrôle qui ont eu lieu et 33000 38000 verbalisation c'est un peu à peu près en termes de contrôle le double de la moyenne nationale et donc je voudrais réaffirmer qu effectivement nous sommes présents dans les quartiers pour agir et pour contrôler et pour protéger celles et ceux qui au fond en ne respectant pas le confinement se met en risque mais il est vrai que dans ces quartiers au moment où nous intervenons il peut arriver qu'il y ait des provocations qu'il y ait des atteintes à nos forces de sécurité des mises en cause de l'utilisation de différents projectiles contre nos forces de sécurité ces dernières nuits vous l'avez rappelé en particulier depuis samedi soir des guets-apens ont été organisées et là encore je vais vous dire que d'abord nous les condamnons de la façon la plus ferme et nous réagissons immédiatement la nuit dernière une quinzaine de faits se sont déroulés sur le territoire national douze personnes ont été interpellées depuis le week-end dernier ce sont 28 qui ont été interpellés le seul sénateur mesdames et sénateurs n'ayant aucun doute nous veillons à faire en sorte que le confinement soit respectée tout en france et partout nos forces de sécurité intérieures sont mises en cause sont provoquées nous leur devons protection nous le faisons et nous devons sanctionné cela de la façon la plus ferme possible merci la parole est maintenant notre collègue pierre lehoux pour le groupe de l'union centriste lever la parole monsieur le président monsieur le ministre mes chers collègues ma question s'adresse à olivier véran ministre de la santé et je voudrais saluer monsieur le ministre à cette occasion tout votre travail le travail du gouvernement le travail du premier ministre mais aussi des directeurs et personnels de la rs et bien sûr de tous les soignants ce ne sont pas eux qui sont en cause à travers ma question mais bien le système comment expliquer que deux mois après les expérimentations du professeur raoul sur la chloroquine on ne sache toujours rien sur l'efficacité de ce traitement alors qu'une expérimentation la cible aurait sans doute apporter des réponses depuis un mois comment expliquer qu'il est qu'il a il fallut attendre un mois avant de répondre aux propositions des laboratoires vétérinaires pour tester plus largement les porteurs du coc vide 19 15 jours après les barrières administratives leurs capacités de test ne sont toujours pas utilisé comment expliquer dans d'autres circonstances on casse l'initiative locale ont fait faire demi-tour à un convoi sanitaire au péril des malades parce que la décision n'a pas été privé au bon endroit comment expliquer aux dentistes parfaitement organisé avec le chr réclame toujours leur protection qui leur sont nécessaires comment faire confiance à un système qui demain devra répartir les masques à tous les français qui va coordonner tout cela tous ces dysfonctionnements sont les ailiers à la gestion bureaucratique d'une administration qui coule sous les lois règlements protocole complètement inadaptée à une gestion de crise monsieur le ministre gérer une crise c'est oublier les contraintes administratives que comptez vous faire pour accélérer le fonctionnement de notre système administratif médical qui est aujourd'hui dépassé on vous répondre la parole et mobilise des solidarités de la santé monsieur le sénateur luo vous avez posé beaucoup de questions je vais essayer de répondre du coup de manière rapide un maximum d'entre elles sachez d'abord que la france est le pays des études cliniques j'en ai site est une tout à l'heure sur la nicotine il m'a beaucoup qui sont en cours sur l'hydrologie chloroquine mais la france n'est pas la seule pays avec terry mantel hydroxy chloroquine les états unis d'autres pays européens et les dernières publications monsieur le sénateur que je vous invite à lire qui ont été publiés et validé ne sont pas en faveur hélas mais clairement pas en faveur de l'utilisation en pratique courante de ce traitement en mono ou en bithérapie associé à l'isro micinn néanmoins des études continuent sur l'ensemble du territoire national dans les hôpitaux et donc nous aurons des réponses également issues d'études françaises mais lisez la publication américaine d'hier je vous invite à beaucoup de prudence encore plus qu'avant encore beaucoup minci il n'ya pas le protocole docteur out ya un médicament comprend quand on est malade et qui est efficace ou qu'il n'est pas après on peut dessiner ce que c'est qu'un protocole clinique mais je vous assure que un protocole clinique il répond à des règles universelles de publications scientifiques internationales et qu'en l'occurrence les publications qui sortent si vous retrouvez une qui est validée qui permet d'étendre la prescription serait encore une fois le plus ravi les miss de la santé parce qu'on aurait un traitement efficace ce n'est pas le cas aujourd'hui et c'est mon rôle de le dire sur les laboratoires vétérinaires monsieur le sénateur ils ont été mobilisés ils ont proposé à être mobilisés passer de la médecine vétérinaire à la médecine humaine c'est une première dans notre pays et elle a été faite notamment grâce à la mobilisation des ars et notamment des préfets sur les évacuations sanitaires je ne voudrais pas qu'on retienne je n'aimerais pas qu'on retienne des évacuations sanitaires un bus qui a été emporté d'un hôpital à un autre sans prévenir les autorités de santé je voudrais qu'on retienne que notre pays a réalisé six cent quarante quatre évacuations sanitaires par train par avion par hélicoptère nous sommes le seul pays au monde à l'avoir fait c'est une fierté française j'étais en lien hier avec des réanimateurs de l'hôpital de strasbourg qui me racontait ce que savait représenté comme chantier monumental pour permettre de sauver des vies c'est un motif de fierté et nous n'aurions pas pu le faire sans interventions permanentes des agences régionales de santé et de ses agents j'ajoute qu'un certain nombre d'entre eux ont payé un lourd tribut il ya eu des morts dans les ars monsieur le sénateur et des gens qui ont continué de travailler alors qu'ils étaient malades parce que sans les agences régionales de santé sans leurs agents dans les territoires tout est perfectible tout système surtout administratif est perfectible et je pourrais écrire un roman sur les difficultés les longueurs les problèmes logistiques administratifs que connaît notre pays comme d'autres mais encore une fois de rendre hommage aux grands talents en agence et enfin sur les dentistes leurs écrits hier ils devront cent cinquante mille masques ffp2 supplémentaires je crois que votre question pour les remercier pour s'être organisés pour assurer les urgences sur tout le territoire depuis plusieurs semaines le mélange dans les semaines à venir les clients et après je vous parlerai du charbon bactéries dhien c'est un vétérinaire qui l'a mis au point au 19e siècle mais monsieur le haut oui monsieur le ministre le 11 mai on va passer d'une guerre de tranchées à une guerre d'action il va falloir être prêt et je ne suis pas sûr qu'on soit prêt le 11 mai la parole et à d'autres collègues xavier iacovelli pour le groupe de république en marche oui monsieur le président mesdames et messieurs les ministres mes chers collègues ma question s'adresse à adrien taquet secrétaire d'état en charge de la protection de l'enfance au moment où une crise sanitaire inédite frappe notre pays entraînant ainsi le confinement de la population nos pensées vont tout particulièrement aux plus vulnérables d'entre eux c'est à dire nos enfants les chiffres nous le connaissons 130000 la fille et 35000 garçons subissent des viols ou tentatives de viol chaque année en majorité incestueux cent quarante mille enfants sont exposés à des violences conjugales ces violences elle ne s'arrête pas subitement durant le confinement au contraire les risques sont décuplées par l'impossibilité pour l'enfant de trouver refuge dans la journée notamment à l'école au sport ou chez des camarades de classe ces rares moments de répit où l'enfant pouvait parler et s'échapper ne serait ce qu'un instant aux violences qu'il subit s'efface s'efface laissant place à une solitude la plus totale je pense également à ces milliers d'enfants suivis dans le cadre d'une action éducative en milieu ouvert et qui se retrouve aujourd'hui 24 heures sur 24 avec leurs parents malgré les tensions qui peuvent exister au sein des familles je pense aux travailleurs sociaux qui malgré leur dévouement tu plus le plus total peine à assurer leurs missions dans le contexte de crise sanitaire qui bouleverse nos modes de déplacement et qui subissent depuis trop longtemps trop longtemps des coupes budgétaires dans un grand nombre de départements ces quelques départements qui de manière unilatérale et contre l'avis du juge n'assure plus les visites médiatisées qui rompt totalement les liens entre les parents et les enfants depuis près d'un mois et demi ces mêmes départements qui au début du confinement on renvoyait certains enfants dans leurs familles malgré les risques encourus je vous le dis car cette situation dramatique elle s'observe chez moi dans les hauts-de-seine je pense enfin à ces milliers de jeunes isolés hébergés dans des hôtels sociaux et dont les moyens matériels insuffisants ne permettent pas de suivre un enseignement au même titre que les autres jeunes face à cette situation le gouvernement les associations et la société dans son ensemble se mobilisent vous avez multiplié monsieur le ministre les canaux permettant une meilleure détection des violences je pense à l'adaptation du 119 permettant ainsi les signalements en ligne à l'augmentation du nombre d'écoutants grâce notamment au soutien des associations et à l'élargissement du 114 pour les violences intrafamiliales à cela vient s'ajouter bien sûr la mobilisation des associations des ong et des collectifs d'anciens enfants placés qui lutte contre les violences et soutiennent les enfants en danger malgré tout monsieur le ministre le confinant aura une fois de plus démontré le dysfonctionnement dramatique qui existe au sein de la zone dans nos territoires et la disparités d'un département à l'autre alors ma question est simple monsieur le ministre quelle mesure il était temps et seront prises pour davantage protéger des enfants des maltraitances et soutenir les parents qui souvent pour des raisons sociales économique peine à soutenir pleinement leur rôle je le ministre en deux minutes vous merci monsieur le président mesdames et messieurs les sénateurs monsieur le sénateur + 89 % monsieur le sénateur + 89 % c'est le l'augmentation du nombre d'appels au 119 la semaine dernière plus 89% ce que la famille qui est ce lieu de protection d'amour d'épanouissement pour l'enfant est aussi le lieu de maltraitance de violence 89 % d'augmentation ça ne nous surprend pas c'est le signe de l'augmentation dès violences pendant cette période de confinement mais je veux y voir aussi le signe le baromètre de notre vigilance accrue à chacun d'entre nous et deux autres chiffres vont dans ce sens la semaine dernière l'augmentation le nombre d'appels passés par les voisins ont augmenté de 84% l'augmentation le nombre d'appels passés par les camarades pour leur camarade a doublé + 100 % les formulaires le formulaire en ligne que nous avons mis en place sur halo 119 points gouv.fr recueille chaque semaine plus de 200 sésime donc tout cela fonctionne les campagnes de communication que nous avons lancé auprès des français fonctionne mais encore faut-il que ces appels ne reste pas sans réponse nous avons vous l'avez évoqué augmenté de 25 % le temps d'écouter des au sein du 119 et je veux à cette occasion remercier ses héros du quotidien que sont les écoutant du 119 à côté des travailleurs sociaux que vous mentionnez j'ai dès le 21 mars dernier encore la semaine dernière au téléphone auprès de dominique bussereau et ce jour même à l'occasion d'un courrier que je lui fais parvenir saisi l'ensemble des départements afin qu'ils assurent la continuité et qui les effectifs soient renforcés dans les cellules de recueil d'informations préoccupantes afin de recueillir les informations préoccupantes et que des travailleurs sociaux puissent aller mener des enquêtes dans les familles où les enfants sont en danger et puis pour conclure monsieur le président il faut commencer à penser à l'après à l'après confinement quels sont les effets psychologiques les effets sur la santé mentale que ce confinement aura eu sur nos enfants comment allons-nous détecter les violences qui auront eu cours pendant cette période de confinement c'est un des gros enjeu sur lequel nous commençons à travailler avec le ministre des solidarités et de la santé et où l'éducation nationale notamment aura un grand rôle à jouer un jour merci merci la parole est maintenant aux présidents gabouty pour le groupe du rassemblement démocratique et social européen merci monsieur le président ma question s'adresse à madame jacqueline gourault ministre de la cohésion des territoires et des collectivités locales et j'y associe mon collègue raymond vall et l'ensemble des membres du groupe rdse comme l'a très justement rappelé le président de la république et vous même monsieur le premier ministre les collectivités locales représentent un maillon essentiel dans le dispositif de mise en oeuvre des mesures nationales et d'accompagnement des populations face à la crise du corona virus et départements les opci et les communes avec leurs services sociaux ou les ccas ont fait preuve d'une très grande réactivité dans des domaines comme le soutien aux familles en difficulté le lien avec les populations fragiles la livraison de repas à domicile ou de courses de première nécessité de contacts réguliers avec des personnes âgées ou isolées ou encore l'acquisition et la distribution de masques les régions en plus de la participation au fonds solidarité ont pour la plupart mis en place des dispositifs complémentaires des deux entreprises avec parfois des possibilités de délégation par convention au département ep6 et communes comme par exemple dans la région hôte france cependant beaucoup de petites structures malgré leur éligibilité au fonds de solidarité qui est indispensable mais peut-être pas suffisant seront confrontés pendant plusieurs mois à les difficultés récurrentes mettant en cause leur pérennité les interlocuteurs les mieux placés pour accompagner sur le plan économique ces micro-entreprises auto entrepreneurs travailleurs indépendants artisans commerçants seul ou avec un ou deux salariés semblent être les collectivités de proximité c'est à dire les départements les ep si les communes qui peuvent le mieux appréhender leurs besoins aujourd'hui la législation ne leur permet pas d'intervenir seul directement en soutien financier à ces petites entreprises sous forme par exemple des avances remboursables ou de prise en charge de loyer peut-on envisager avec bien sûr un encadrement législatif et réglementaire strict de ou pire à titre exceptionnel et pour une durée limitée les textes qui régissent l'exercice de cette compétence économique dette directe aux tpe quel que soit leur statut je suis persuadé la réactivité des collectivités de cale dans ce domaine aussi et qu'elle peut utilement venir compléter amplifier les dispositifs que nous mettons en place au niveau national pour vous répondre la parole est à madame jacqueline gourault mini de la cohésion des territoires des relations avec les collectivités territoriales madame la ministre merci monsieur le président mesdames messieurs les sénateurs monsieur jean marc gabouty je vous remercie d'abord d'avoir rappelé le rôle important des collectivités territoriales et vous m'interrogez plus précisément sur la participation financière aux entreprises des territoires comme vous le savez c'est la région qui est compétente pour définir les aides les régimes dead et pour attribuer les aides directes aux entreprises les établissements publics de coopération intercommunale peuvent adopter des aides immobilière aux entreprises il faut aussi le rappeler par ailleurs les opci peuvent participer au fonds mis en oeuvre par les régions ils le font aujourd'hui dans différents mécanismes par exemple des fonds qui s'appelle fond de résilience qui ont été mises en oeuvre par de nombreuses régions les départements en revanche ne peuvent pas financer des aides aux entreprises nées en mettant en place un fonds personnels ni en participant aux fonds régionaux sauf si ce fonds vise à financer les secteurs qui relèvent de la compétence du département je pense par exemple à l'économie sociale et solidaire cette règle je pense qu'il faut s'y tenir en effet dans cette période compliquée nous ne vont pas nous ne devons pas pardon disperser nos forces et vous avez rappelé vous même le rôle très important des départements dans l'exercice des compétences sociales et nous pensons tous n'est ce pas que ces dépenses sociales vont évidemment augmenter dans la situation que nous vivons aujourd'hui je pense à toutes les aides que vous avez cité la politique de l'enfance le financement des allocations de solidarité le soutien aux personnes âgées enfin toutes les politiques sociales du département par ailleurs et je voulais rappeler nous avons déjà ouvert des souplesses en permettant aux départements et aux autres collectivités de participer au fonds national qui je le rappel s'élève à 7 milliards avec plus de 6 milliards de participations de l'état et 500 millions des régions le gouvernement encourage les communes d un pci et même les départements à participer à ce fonds national et cette participation est très intéressante bien évidemment parce qu'elle permet de coordonner nos forces et je rappelle par ailleurs qu'à titre dérogatoire les collectivités par qui participent à ce qu'au pénal voient leurs dépenses de caucourt inscrits en dépenses d'investissement je vous remercie merci la parole est maintenant notre collègue catherine procaccia pour le groupe l'est républicain vous avez la parole mes chers collègues merci à monsieur le président monsieur le premier ministre mesdames et messieurs les ministres alors que l'allègement du confinement et pendant 19 jours la dernière conférence de presse de monsieur le premier ministre à apporter aux français plus de questionnements que de réponses même si nous avons compris que le plan du gouvernement était toujours en construction la gravité de la situation et des enjeux impose de répondre rapidement à certaines questions clés celle des masques est essentielle d'abord parce que la plupart des français veulent l'emporter pour protéger les autres et pour l'impact psychologique de son port comme le dit notre colère jean françois rapin qui rappelle que l'on vit une épidémie et que le le masque conforte les gestes barrière un lien français de la vente en ligne met en vente avec votre accord 60 millions de masques chirurgicaux pour les entreprises alors que vous n'avez toujours pas répondu clairement aux pharmaciens dont c'est pourtant le métier qui vous interpellent pour savoir s'ils peuvent ou non vendre à prix coûtant des masques aux tissus ou chirurgicaux comme cela si on démasque grand public premier par le président comment va s'effectuer la distribution si ce sont les collectivités qui en sont chargés il faut leur dire comment se signaler qu'en auprès de qui peut elle passer commande la date de la livraison effective et si c'est à elle de les payer devant elle priorise et certaines populations bref quand auront terre rapidement des consignes claires à trois semaines du déconfinement progressif je râlais des questions simples de mes collègues qui quand combien comment si évident ah oui là et là ça m'a pris je vous fais des comptes au lait dans une journée d'été 500 mieux sorti que l'état jusqu'à maintenant notamment dans la stratégie d'approvisionnement masques chirurgicaux ou alternatifs elles ont besoin d aujourd'hui d'informations claires pour préparer cette phase tout comme il faut leur répondre maintenant et non le 11 mai sur les transports scolaires la restauration du midi la désinfection des équipements ou la réouverture des lieux publics pardon ma chère collègue l'apparent l'état au ministre de la santé de la solidarité et monsieur véran pour répondre à vos questions multiples merci madame la sénatrice pro cassia pour votre pour votre question le premier ministre j'étais présent à ses côtés a tenu dimanche une conférence de presse qui est rentré dans les détails et qui a porté un s'attendre d'information il a notamment été question je crois en transparence de la question des masques jeudi des masques puisque vous l'avez souligné vous même et je jouerai sûr qu'il n'y ait pas de confusion je vais peut-être et puis c'est de répondre du mieux possible à vos questions d'abord il ya des masques soignant ses masques ils sont dédiés aux soignants ce sont les masques ffp2 et les masques chirurgicaux ce sont des masques destinés aux soignants pour lequel nous avons passé des commandes massives en chine que nous produisons également en france qui sont distribués gratuitement par les pharmacies puisque l'état leur livre gratuitement ces masques cette distribution de masques nous nous allons l'étendre progressivement aux personnes malades aux personnes contacts mais également à des personnes avec un état de santé particulièrement vulnérable sur prescription médicale ils continueront ces masques d'être donnés aux patients à partir des stocks d'état ça les choses sont très claires et ensuite il ya les masques grand public qui sont pas des masques en tissu lambda madame la sénatrice et je voudrais surtout pas et c'est là tout l'enjeu de la discussion que nous avons les masques grand public ne sont pas des masques qu'on peut fabriquer à la maison à partir d'un morceau de tissu d'une écharpe ou d'un ou d'un drap les masques grand public attention à leur appellation peut-être trop peu je suis ce que veut montrer un masque qui n'en est pas un et masques grand public sont des masques filtrants extrêmement filtrant certains filtres à 70% la plupart filtre au delà de 90 % des particules qui font de 1 à 3 microns donc les particules qui transporte le virus ce sont des masques protecteurs pour lesquelles nous avons lancé toutes les entreprises textiles partante avec nous dans cette aventure à l'échelle du pays plus de 100 entreprises et nous produisons des dizaines de millions de ces masques pour pouvoir les rendre disponibles progressivement pour les français qui en relèvent et à terme peut-être pour l'ensemble donc attention il faut pas qui de confusion entre les deux les pharmaciens j'ai répondu hier mais je vous réponds à nouveau volontiers les pharmaciens sont évidemment évidemment fondé à participer à cette distribution des masques je le dis pour les masques soignants ils en ont le monopole mais pour les masquer grand public également de même pourquoi pas que les grandes surfaces de même que les entreprises de même que les mairies vous avez raison de souligner le que les maires sont un maillon essentiel dans les territoires ils ont vocation à participer à cet effort collectif de protection de la population faut conclure merci oui oui vous aviez les arrêts de jeu wasit merci messieurs le ministre merci mais vous n'avez pas répondu à la question les collectivités doivent tels que doivent-elles passer commande comment vont elles avoir des masques les pharmaciens pour l'instant réglementairement ils ont pas le droit de pouvoir même les vendre à prix coûtant que ce soit les matchs chirurgicaux certains peuvent s'en procurer puisque ces disques où nous faisons pour ne pas nommer s'en procure eux aussi sont capables de le faire vous n'avez pas apporter ses réponses et on est à trois semaines de du début du déconfinement et tous ceux qui veulent partir à l'effort ne savent pas comment participer à l'effort merci la parole est maintenant à notre collègue patrice joly pour le groupe socialiste et républicain vous avez la parole ce président monsieur le ministre mes chers collègues le projet de loi de finances rectificative qui est soumis à nos débats en ce moment est un projet en trompe l'oeil les montants annoncés sont gonflés par rapport à la réalité des crédits nouvellement mobiliser pas 110 milliards comme le dit le gouvernement mais seulement 42 si l'on entre dans le détail des dépenses même si elles répondent en partie aux besoins des entreprises le compte n'y est pas pour les plus modestes ayant tête monsieur le ministre la crise des gilet jaune qui a témoigné de la fracture sociale de notre pays ayez en tête monsieur le ministre l'augmentation de la pro b qui la pauvreté identifiée par l'insee en ce début d'année et qui va s'aggraver brutalement avec les pertes d'emplois le chômage partiel et la disparition d'entreprises beaucoup trop de nos concitoyens sont laissés sur le bas côté nos étudiants nos intérimaires nous retraités mais aussi les acteurs culturels les organismes de solidarité la liste est longue le financement essentiellement par le déficit et la dette ne fait que renvoyer la charge à demain en la lissant il est urgent que les plus aisés fortement avantagé depuis le début de ce quinquennat prennent leur part à l'effort national alors même que la crise oblige art questionner les paradigmes libéraux le dogmatisme conduit le gouvernement a préféré l'appel aux dons à la justice fiscale le marché à la planification l'incitation à la régulation ce plfr ne permet pas aujourd'hui de définir de grandes orientations par rapport à la paix notamment sur les politiques écologiques et environnementales qui doivent pourtant constituer une réponse aux causes de cette épidémie il nous faut renforcer le service public sanitaire mais pas seulement notre souveraineté sanitaire et alimentaire mais pas seulement il nous faut inventer un nouveau modèle de mondialisation notre pays a besoin d'un nouveau modèle économique social écologique cela se prépare dès maintenant avec le parlement bien sûr et en particulier avec cette assemblée n'ayez pas peur du débat démocratique il est seul à permettre de trouver les réponses innovantes et partager à une situation jusque là inconnu n'ayez pas peur du débat sur la sécurité sociale qui doit plus que jamais être préservé mes thèmes étaient en discussion un projet de loi rectificatif de financement de la sécurité sociale même si rien ne vous y oblige ma question au gouvernement est simple quand vous vous engagerez vous dans ces départs quant à lui le groupe socialiste et républicain il est prêt je vous remercie pour vous répondre il va prendre le micro et chacun sera attentif à respecter les distances y compris sur les bancs du premier rang vous prenez le micro à votre tribord la bac est libre non voilà la parole et ou secrétaires d'état monsieur cedrico vous avez la part aussi monsieur le président mesdames et messieurs les sept heures monsieur le le sénateur je lis je pense qu'il peut y avoir beaucoup de débats monsieur le sénateur sur ce que devait à quoi devrait ressembler la praye éventuellement à ce à quoi ressemblait l'avant je pense que faire le procès du gouvernement sur une insuffisance d'implication à la fois à destination du tissu industriel français est à la fois à destination des plus fragiles dans la situation que nous connaissons en regardant ce qui se fait autour de nous et regardant le montant et le caractère extrêmement massif de ce qui a été déployé je pense que c'est un mauvais procès monsieur le député monsieur le sénateur par non et je pense que si vous parlez à l'ensemble des bénéficiaires notamment les plus petites entreprises les tpe les pme le tissu industriel les bénéficiaires de la ss des apl tout seul du rsa tout cela vous diront que la réalité de l'aide qui a été apportée et massive quelques éléments relatifs aux plfr que vous évoquez pour ne pas rappeler que s'agissant des plus fragiles ce notamment des bénéficiaires du rsa et de la ssc 150 euros par enfant et 400 euros socle pour les bénéficiaires des apl ces 100 euros par enfant 6 4 millions de ménages monsieur le sénateur qui seront concernés par ces aides pour le plfr il vise aussi à soutenir nos pme nos tpe et nos entreprises en grande difficulté notamment avec le fonds de solidarité qui passe de 1 milliards à six milliards d'euros notamment avec le fonds de développement économique et social qui passe à 1 milliard d'euros pour aider les pme et les tpe françaises et enfin un ensemble de dispositions qui permettront à toutes nos entreprises en difficulté à toutes nos entreprises qui connaissent des difficultés qu'ils connaissent une baisse de chiffre d'affaires pour ne pas détruire notre tissu industriel et pour ne pas sombrer dans le chômage le rappelle aussi les chiffres du chômage partiel déployés par muriel pénicaud se sont 9,6 millions de salariés et 7 185 1000 entreprises qui en bénéficient le temps du débat sur l' après le temps du débat sur ce à quoi devrait ressembler après viendra mais je pense que dans la situation le gouvernement est à la hauteur de ce à quoi attendre les français merci la parole est maintenant notre collègue nadia seul groupe pour le groupe de l'union centriste avait la parole et les ministres mes chers collègues nous vivons depuis quelques semaines avec une unique consigne restez chez vous or arrive le moment où il va falloir redémarrer une vie sociale et professionnelle au sens propre du terme nous mettre en route reprendre une mobilité la question de la mobilité a été au coeur de nos récents débats ceux d'avant pour des raisons environnementales impérieuse nous avions tous pris la mesure de l'enjeu des mobilités collective l'image des transports publics venaient d'être mise à mal par les mouvements sociaux et l'impression d'une perte de qualité du service il fallait alors déjà à regagner le coeur des usagers à cela va désormais s'ajouter la peur pour sa santé car la crise que nous traversons va poser d'énormes problèmes sanitaires dans les transports publics difficiles dit respecter la règle de distanciation sociale difficile d'éviter tout contact il faut pourtant restaurer la confiance et éviter à tout prix et le retour en force du tout voiture individuelle alors comment va s'organiser la gouvernance sanitaire des transports publics qui va prendre les décisions y aura-t-il une doctrine nationale où cela relèvera ti de chaque autorité organisatrice de transport quelles mesures sanitaires allez vous rendre obligatoire le port des masques ou lesquelles si oui qui lui fournira pourquoi pas également le port des gants et sinon quelle mise à disposition de gel quelles modifications sur les procédures de nettoyage et quelles garanties pour l'usager en audition monsieur farandou nous expliquer qu'en respectant la règle d'un mètre entre deux passagers certains trains perdront jusqu'à 80% de leur taux de remplissage comment éviter l' asphyxie dans les transports urbains on parle de limiter l'affluence poursuivre le télétravail encourager à décaler les horaires d'entrée et de sortie des entreprises des collèges et des lycées sont évoqués pour lisser les pointes et améliorer la fluidité ce sont des pistes mais se pose également la question de l' équilibre économique car comment redonner une attractivité et surtout surtout comment conserver une compétitivité aux transports publics avec tous ces surcoûts je vous remercie pour vous répondre la parole et au secrétaire d'état chargé des transports monsieur djebbari merci monsieur le président mesdames et messieurs les sénateurs final la sénatrice merci pour votre question qui porte évidemment sur un sujet important à l'aune du déconfinement progressif un sujet sur lequel nous travaillons évidemment de façon intense sous l'égide du premier ministre avant toute chose je voudrais vous rappeler les mesures qui sont d'ores et déjà en oeuvre dans les transports publics puisque nous avons édicté un décret il ya maintenant plus d'un mois qu'ils portent obligation aux opérateurs de désinfecter tous les véhicules de transport au moins une fois par jour qui interdit la vente des billets à bord par exemple ou encore qui équipent en masquer certains opérateurs de transport particulièrement exposés ces mesures ont été adaptés en lien avec les opérateurs les autorités organisent organisatrice pardon évidemment les organisations syndicales du secteur des transports dans le contexte du déconfinement progressiez vous l'avez dit le maître mot sera de restaurer la confiance pour continuer à avoir une offre du transport adapté et que les gens qui se transporte qui en ont ce besoin le fasse dans de bonnes conditions confiance évidemment des usagers des clients des différents systèmes de transport confiance des opérateurs est évidemment confiance et coordination avec les élus et sur ce dernier point nous sommes en contact précis constant avec eux pour construire cette doctrine sanitaire qui sera édictée et qui tiendra compte de l'hétérogénéité des situations territoriales qui fait actuellement l'objet de discussions notamment avec les régions et avec les départements s'agissant du transport scolaire par exemple s'agissant des outils de protection sanitaire vous avez cité le masque et la distanciation social ces mesures seront évidemment clarifier font partie intégrale du plomb mais nous travaillons aussi à l'amélioration drastique des procédures de nettoyage et de désinfection à la régulation de l'emport maximal de personnels et de passagers dans les trains vous l'avez vous l'avez cité ou encore au lissage des heures de pointe et cela sera particulièrement précieux dans les métropoles à très forte densité de trafic toutes ces mesures seront connues et annoncé par le premier ministre et soyez assurés madame la sénatrice que le mettons tout en oeuvre de manière à ce que les passagers qui ont besoin de se transporter les fasse dans de bonnes conditions notamment de bonnes conditions sanitaires merci monsieur collègues nous avons terminé avec les questions d'actualité au gouvernement monsieur le premier ministre madame et messieurs les ministres merci les prochaines questions auront lieu le mercredi 29 avril à 15 heures je vais suspendre la séance elle sera reprise à 16h30 pour la suite de l'examen du projet de loi de finances rectificatif pour 2020 notre séance est donc suspendu voilà pour cette séance de questions d'actualité au gouvernement que vous avez pu suivre en direct et dans son intégralité sur public sénat qui a apporté bien sûr sur le coronavirus sur des sujets variés vous l'avez entendu de la situation des banlieues à l'aide sociale à l'enfance en passant par le monde de la culture avec des questions notamment et bien aussi sûr je le disais les banlieues sûr aussi le budget rectificatif je suis avec bruno retailleau bruno retailleau président du groupe elle erre ici au sénat justement on va parler ensemble et bien sûr de la situation actuelle du coronavirus il ya une baisse mais ils ne baissent pas très franche du nombre de cas malgré le confinement qui restent strictes qu'est ce que cela vous inspire est-ce que cela vous inquiète pourrait bien le 11 mai moment où devrait commencer le déconfinement bien sûr que ça m'inquiète puisque le confinement est parvenu à son objectif c'est-à-dire faire en sorte qu'on désengorge nos hôpitaux et notamment dans nos hôpitaux le service de réanimation mais c'est tout le confinement si vous voulez c'est mettre une cloche sur la société mais ça ne règle rien au fond et je dis depuis le départ que si on veut se déconfit n'est progressivement le 11 mai il faut avoir une stratégie beaucoup plus offensive il faut suivre ce qui marche dans le nom dans les pays en asie dans les pays en europe c'est à dire le dépistage massif et c'est à dire une protection généralisée avec le masque justement si bête ndiaye ce midi parlé tout à l'heure de chad que la france voulait porter sa stratégie à 500 mille tests par semaine pour les personnes avec symptômes est ce que c'est pour vous et bien une bonne stratégie pour l'instant le gouvernement pour les masques pour les tests nous annoncer les chiffres et les chiffres n'étaient pas ceux qui ont été réalisés dans la réalité ce que je constate aujourd'hui c'est que dans le monde la france est au 4e rang dont la mortalité quatrième rang voilà et malheureusement ce que je constate aussi c'est que dans un palmarès international pour le nombre de tests par million d'habitants nous sommes vous vous tenez bien au 63e rang 63e rang donc on a un vrai problème et je pense qu'il faut encore une fois entrée dans une stratégie offensive c'est à dire tester testé massivement ensuite tracé lorsque vous avez des contacts qui peuvent que vous pouvez éventuellement avoir contaminé est isolé tous ceux qui sont contaminés on a renvoyés chez eux par exemple de l'hôpital des malades qui ont contaminé leurs familles il faut casser cette chaîne de la contamination qui est une chaîne aujourd'hui intrafamiliales sinon on freine l'épidémie mais on ne leur est pas donc inspirons nous des exemples allemands des exemples de taiwan de l'accord est de l'autriche où d'ailleurs bruno retailleau votre réaction à cette étude américaine dont a parlé d'ailleurs olivier ferrand tout à l'heure dans l'hémicycle une étude américaine qui invite à beaucoup de prudence sur l' usage de l'hydro si chloroquine le et bien médicaments ne tombe on parle bien sûr le professeur didier rahout le problème de toutes ses études c'est que pour qu'ils puissent vouloir dire quelque chose sur le protocole rawood il faut le respecter et c'est quoi le protocole rome ces deux choses c'est un associé la molécule de chloroquine à une molécule d'antibiotiques premier point et deuxième point c'est de donner aux malades en première phase et non pas dans une phase plus désespérés deuxième phase grave ça ne marche pas donc voila moi je vois qu'en france y compris on a lancé des études qui y ont tout fait pour biaiser le résultat soit qu'elles n'associez que la molécule chloroquine sans avoir la molécule d'antibiotiques soit que est donné ce traitement uniquement dans une deuxième phase moi ce que je constate c'est que jadis qualifié les travaux du professeur certaines études je pense que oui bien sûr et je pense que aujourd'hui on meurt quatre fois moins à marseille alors est ce que c'est parce que marseille il ya une météo l'orgie spécial mais ça c'est un chiffre voilà quand ce professeur raoul publie des analyses sur 1000 patients on devrait vouloir s'en inspirer finalement il ya deux écoles il ya des gens qui disent ballets sont prescrire les médecins ce que on est en situation de guerre on a une crise et c'est l'empirisme qui commandent pido qui disent ah non non c'est d'abord la recherche médicale avec des règles très méthodologique qu'il faut respecter voilà je pense que quand on n'a pas d'autre traitement qui fonctionne quand on a une molécule qu'on connaît depuis longtemps à condition que ce soit des médecins qui la prescrivent je pense que on doit faire un certain nombre d'avancées dans le domaine et là aussi je pense qu'on va rentrer trop de retard bruno retailleau également tout à l'heure à christophe castaner a répondu à une question sur ces violences dans les quartiers sensibles qui sont sous tension on observe une hausse des violences urbaines le ministre de l'intérieur a bien dit qu'il n'y avait pas moins de contrôles là bas qu'ailleurs il a aussi dit un message de fermeté est ce que cela vous satisfait par rapport à la situation actuelle des banlieues non mais les messages c'est bien mais je crois que les français sont lassés des paroles ils sont laissés des mots ils savent parfaitement contre les messages les annonces les paroles ben voilà il ya une énorme distances avec les actes mots ce que je demande c'est que lorsqu'il ya des troubles dans des quartiers dans des villes y est systématiquement un couvre-feu pourquoi parce que quand il ya un couvre-feu peut-être que ça supprime pas les violences mais ça aide les forces de l'ordre notamment les policiers parce que quand quelqu'un est dehors quand il ya un couvre-feu vous n'avez pas besoin qu'ils vous disent par exemple qui va voir sa grand mère non il n'a pas être dehors voilà même si il peux vous montrer si j'ose dire sa pièce à conviction donc je pense qu'il faut être très ferme et il faut prendre les moyens de cette fermeté une toute dernière question bruno retailleau vous l'avait dit ce matin vous êtes favorable à travailler 37 heures par semaine pendant un an pendant cette période qui va suivre la crise vous assumez de demander ses efforts aux français alors que la situation était difficile pour certains d'entre eux est ce que c'est vraiment le moment pour le but bien sûr que la situation est difficile mais justement parce que nous avons mal préparé le déconfinement de la france va être un des derniers pays à ceux des confiné qu'est ce que ça veut dire ça veut dire que d'autres pays d'autres entreprises vont capter des marchés que avait auparavant nos entreprises ça veut dire que ce confinement cette crise va accélérer le décrochage français moi je dis aux français je le retiens langage de vérité je dis je ne connais pas dans une expérience personnelle dans une expérience collective de situation dont on se sorte d'épreuve graves dont on se sortent sans un surcroît d'efforts et les français vont avoir le choix soit le relèvement soit l'affaissement je pense que si on veut demain une meilleure prospérité bien je pense que si on veut plus de croissance y compris pour nos jeunes demain il va falloir se retrousser les manches a sert à rien de mentir aux français ils le savent à des efforts merci beaucoup bruno retailleau d'avoir répondu à mes questions et je vais accueillir le président du groupe la république en marche ici au sénat françois patriat bonjour bonjour françois patriat est ce que vous êtes favorable 1 déconfinement région par région comme le souhaite par exemple renaud muselier ou encore hervé morin qui font valoir que toutes les régions françaises ne sont pas touchées de la même manière je m'entends bien ce que disent ces deux présidents de région de normandie et de paca si c'est pour créer de la polémique avec le gouvernement je trouve que c'est pas justifiée par contre ils reprennent aujourd'hui ce qu'a dit l'académie de médecine il ya presque un mois l'académie de métier a dit qu'elle est presque à moins qu effectivement encore fonctions en fonction du taux de morbidité en fonction du taux de d'affection de chaque territoire on pouvait en douter je crois que c'est une des pistes qui étudie aujourd'hui le gouvernement et pour le plan des pros finement bon demain il est certain que dans les régions dans département comme dans les landes qui sont à l'opposé de mulhouse aujourd'hui où il ya peu où il ya peu de cas où le sait où le virus circule peu mais je te j'entends bien par là que les mesures qu'elle est mesures de prévention de vente retrait les mêmes partout parce qu'attention imaginer que quelqu'un qui vient d'une zone confinée et qu'il va dans une zone d confiné où on peut circuler librement le risque sera le même dans tous ça doit se faire avec beaucoup de précaution est-ce qu'il faut pouvoir rouvrir par exemple bien les cafés et les restaurants dans ces zones un petit peu plus tôt c'est commerce qui souffre tellement pour vous est-ce que d'ouvrir un restaurant dans lequel il y aura une distance de 20 m de mettre une personne par table est ce que c'est économiquement viable et rentable est-ce que c'est viable et rentable pour 7 8 ou 10 clients ce que j'ai entendu parler de petit village en normandie est-ce que s'ils rentrent en vue d'ouvrir de payer quelqu'un de repayer des charges les frais étaient dira pour le faire je ne suis pas convaincu la doctrine je pense pour les restaurants est pour l'heure restée la même nationale mais je demande surtout pour elle qu'il y ait un plan spécifique qui leur permettent de passer la crise justement à la baisse de l'activité économique inquiète muriel pénicaud la ministre du travail faisait part ce matin du fait que la barre des 10 millions de français au chômage partiel a été franchie c'est trop pour vous est-ce qu'il faut que le travail reprenne reprennent au plus vite dans ce contexte et comment d'abord je souhaite que tous les entreprises sont en capacité de reprendre soit parce qu'elles ont des marchés qu'elles peuvent reprendre les vêtements des chantiers qui peuvent ouvrir soit et en même temps si elles peuvent assurer la protection de leurs salariés tel que le prévoit le code qui a été signé par les chefs d'entreprise ont aujourd'hui et tel que le demande des salariés il est souhaitable que le maximum d'entreprises puissent reprendre il ya beaucoup d'artisans chez moi qui ont repris maintenant sur le chômage partiel 60 millions de personnes en europe six entreprises sur dix en france il faut région recours aujourd'hui plus de 10 millions c'est vrai que c'est beaucoup ça ne peut pas durer très longtemps c'est pour ça que l'activité reprenne au mieux et au plus vite mais en même temps je vous rappelle que cette mesure a été celle qui a permis à l'allemagne en 2008-2009 d'éviter qu'ils aient des licenciements nombreux et les faillites par ailleurs ce qui a permis la reprise de l'activité donc je suis favorable à cette mesure c'est une information du site les jours le groupe vive indiqué apport filiale canal+ et qui vient cette filiale utilise justement le chômage partiel veut pour néanmoins augmenté ses dividendes augmentation de 20% est ce que c'est pour vous acceptable on a en mémoire bien sûr et bien les mots un du ministre de l'économie sur ce sujet non mais l'ambitieux totalement aujourd'hui opposés à ce que des entreprises qui ont versé des dividendes à des actionnaires si vraiment beaucoup d'activités y compris dans le médico social privé aujourd'hui qui versent des dividendes que de même temps demandé l'aide de l'état peuvent pas à la fois avoir le beurre et l'argent du beurre en l'occurrence soit on suspend momentanément les versements des dividendes et on a les aides de l'état sont le fait pas et on les a pas une dernière question bruno retailleau proposé ce matin et bien la semaine de 37 heures pendant un an pendant la période de sortie de crise travailler plus plus d'efforts pour sortir de la crise est-ce que vous pensez que c'est une bonne solution généraliser une mesure à 37 heures ne paraît pas bonne par contre rappeler aux français que nous ne relevons super identité nationale que par le travail et parce que chacun y mettra sa quote-part y participera je pense qu'il faut pas penser du détenu déconfinement aux vacances il faut penser du dépôt finement à la façon de redresser ce pays une mesure unilatérale ça doit pas si si les gens doivent travailler plus est s'ils veulent travailler plus demain devrait y avoir des contreparties soit en termes de défiscalisation sur en terme d'heures supplémentaires mieux payés soit en termes de primes mais pas de façon unitaire comme cela toute dernière question françois patriat est ce que pour vous il va falloir dans le décompte finement limiter les déplacements entre les région c'est que c'est parmi les pistes du gouvernement j'ai répondu à votre première question dans ce sens là aujourd'hui s'ils ont des consignes demain il faudra je pense laisser les gens se déplace uniquement pour des raisons de travail pour des raisons qui sont n'est pas limité les déplacements de confort faut pas pourquoi demain on serait des confiné pour aller voir telle ou telle personne de sa famille dans tout l'hôtel région en fin de compte on irait pour aller en vacances et pourrait dans un lieu plus agréable ça je pense est à déconseiller là encore c'est à l'appréciation de chacun et la doctrine doit être défini eh bien merci beaucoup françois patriat d'avoir répondu à mes questions nous allons continuer les matériaux mais je vous propose de revenir à un temps fort de la séance de questions d'actualité tout à l'heure la réponse notamment du ministre de la santé olivier ferrand il a défendu l'action des agences régionales de santé qui sont beaucoup critiqué 1 actuellement il m'a pour un nombre de lourdeurs administratives justement est bien pour olivier verront elles se sont très très utiles dans cette crise écoutez je voudrais qu'on retienne que notre pays a réalisé six cent quarante quatre évacuations sanitaires par train par avion par hélicoptère nous sommes le seul pays au monde à l'avoir fait c'est une fierté française j'étais en lien hier avec des réanimateurs de l'hôpital de strasbourg qui me racontait ce que savait représenté comme chantier monumental pour permettre de sauver des vies c'est un motif de fierté et nous n'aurions pas pu le faire sans interventions permanentes des agences régionales de santé et de ses agents j'ajoute qu'un certain nombre d'entre eux ont payé un lourd tribut il ya eu des morts dans les ars monsieur le sénateur et des gens qui ont continué de travailler alors qu'ils étaient malades parce que sans les agences régionales de santé sans leurs agents dans les territoires tout est perfectible tout système surtout administratif est perfectible et je pourrais écrire un roman sur les difficultés les longueurs les problèmes logistiques administratifs que connaît notre pays comme d'autres mais encore une fois de rendre hommage au grand talent on ajouté et enfin sur les dentistes je leur ai écrit hier ils devront cent cinquante mille masques ffp2 supplémentaire mais je crois que notre question pour les remercier pour s'être organisés pour assurer les urgences sur tout le territoire depuis plusieurs semaines mais riche pour les semaines à venir voilà en tout à l'heure pour cette intervention d'olivier verrons je suis avec claude malhuret le président du groupe les indépendants au sénat votre réaction d'abord et bien à cette réponse cette défense d'olivier véran des agences régionales de santé qui ont été beaucoup critiqués pour leur lourdeur administrative ces dernières semaines le ministre de lisa sion de la santé les a défendues je vois mal le minier de la santé ne pas défendre des agences régionales de santé donc il est drôle je crois qu'en da on a un système centralisé en france on a les avantages de ce système centralisé et souvent en cas de crise généralisée c'est quand même c'est quand même un avantage et puis on a aussi les inconvénients c'est une certaine bureaucratie sté d'une certaine lourdeur c'est parfois des retards et par conséquent retard dans la réaction au début notamment de oui je suis pas sûr que le syli a eu retard au début ce soit le ce soit le les ars qui soit qu'ils soient en charge je crois en plus qu'il faut pas m comment dire pas faire une généralisation moi je suis dans une région où je n'ai absolument pas me plaindre de l'action des ars en plus il ya une action drs coordonnées obligatoirement avec les régions avec les départements avec des vieux c'est un rôle qui n'est pas facile alors j'imagine puisque j'entends des critiques qu'il y à des endroits et les ars sont souvent dans les jeux par les directeurs des ars sont souvent des gens avec des personnalités différentes et la personnalité du directeur on pourrait penser que ça soit directement par exemple mais c'est comme les préfets vous avez préféré ou aussi des personnalités et puis le préfet de la région parisienne par exemple fait également office de paris a une personnalité que tout le monde a vu à la télévision qui est particulier donc voilà il ya des cas d'espèce et bien entendu dans un telle crise il peut y avoir j'imagine des critiques j'entends des critiques que de mal hurel déconfinement devrait donc commencer le 11 mai on a pour l'instant on peut être plus de questions que de réponses par rapport à cette période est ce que pour vous vous estimez que c'est le bon horizons pour entamer ce déconfinement je suis d'accord avec vous il est évident aujourd'hui qu'on a beaucoup plus de questions que de réponses et tout le monde a beaucoup plus de questions que de réponses et tous les pays ont beaucoup plus de questions que de réponses et les gouvernements étant aujourd'hui à la face des questionnements et dans la préparation des réponses j'espère puisque le premier ministre doit d'ici la fin avril début mai proposé les mesures de déconfinement qui donneront l'objet qui sont l'objet d'un débat au parlement j'espère qu'à ce moment là nous aurons plus de réponses que de questions mais il est évident aujourd'hui je parle même avant déconfinement de la préparation du tracking la préparation des écoles et des systèmes scolaires etc il est évident qu'il ya aujourd'hui plus de cas sont violents et encore toujours plus de questions médicales et virologiques et épidémiologiques sur le virus lui même donc tout le monde a aujourd'hui plus de questions que de réponses on évolue avec la crise on a peut-être le plus d'informations c'est pour l'instant l'école le déconfinement sur trois semaines pour les enfants avec ce système de rotation peut être pour avoir rôdé 2000 groupe ça vous paraît tenable je crois que ça va être difficile il va falloir une vraiment une conjonction entre l'état les airs 20 ans tant locaux du ministère de l'éducation nationale les maires bien entendu et les départements et les régions puisque les systèmes scolaires fait participer l'ensemble des collectivités territoriales c'est une première mais il va y avoir sans doute des frottements j'espère que ça va se passer le mieux possible et puis il va y avoir bien entendu le cas des enseignants qui peuvent si les enfants ne font pas des formes graves les enseignants eux non pas cinq ans ou dix ans et ils peuvent être visités et donc il va falloir prendre une toute dernière question sur le parlement dans cette période de confinement des voix s'élèvent jusque le parlement peut faire seulement un contrôle canada dry jeu reprend les mots de marie pierre de la gontrie sur ce sujet est-ce que vous jugez lui aussi bien qu'il n'a pas la place qu'il devrait dans ce contexte je dirais qu'aujourd'hui tout le monde sait tout le monde toutes les administrations toutes les entreprises font du canada dry est-ce que vous avez vu une entreprise qui fonctionne à 100% est-ce que vous avez une administration qui fonctionne à 100 sauf celle de la santé qui elle fonctionne à 150 % mais à part ça c'est le cas de tout le monde donc le parlement il était dans la crise comme l'ensemble du pays cela dit faut quand même relativiser regarder cet après midi nous sommes en train de voter le projet de loi de finances rectificative nous allons voter le plan de confinement il y à quelques temps nous avons voté la loi d'urgence sanitaire et nous sommes comme chaque semaine pour les questions au gouvernement ou là où le gouvernement doit répondre au contrôle du sénat est fière de l'assemblée nationale donc bien entendu peut-être on peut veut on peut dire c'est du canada dry mais le parlement ne n'a abandonné ni sa fonction même si nous sommes moins nombreux en séance bien entendu mais en a abandonné ni notre fonction de juste la theurre ni notre fonction de contrôle eh bien merci beaucoup claude malhuret d'avoir répondu à mes questions je vais à présent accueillir vincent eblé le président socialiste de la commission des finances vous parliez justement du budget rectificatif ce budget il est en cours d'examen ici aussi n'a encore certainement aujourd'hui ce soir bien sûr est-il pour vous à la hauteur des enjeux 110 milliards d'euros fait valoir le gouvernement c'est plus que deux fois plus que le premier plan qui était prévu et qui avait été voté par le sénat quelques jours après le début du confinement oui en effet s'il s'agit de faire une comptabilité de ce plfr 2 en comparaison du premier plfr qui nous a été proposé il y a quelques semaines il est en effet plus important et nous l'avons bien volontiers acte et ma nation quand oui sans doute je les dis comme ça en tout cas en séance mais quand à considérer que cela serait suffisant ce n'est pas tout à fait la position de mon groupe est la mienne nous considérons que il serait possible d'aller encore plus loin dans certains domaines par exemple dans la prise en charge j'irai de la travers cette crise par les françaises et les français les plus fragiles c'est la question par exemple d'un soutien aux étudiants d'un soutien aux victimes du coc vide à malte et magna macro avait parlé en ce soutien aux étudiants précaires mais lui on n'a pas la traduction bien sûr alors assez souvent d'ailleurs nos amendements ne font que reprendre des idées qui ont été évoqués dans le débat public et parfois même par les membres du gouvernement ou des membres de la majorité gouvernementale mais on n'en voit pas la traduction de lessay g un petit problème et puis il ya inversion qui n'est un versant qui n'est pas du tout traités c'est le versant des ressources donc c'est très bien de financer par le déficit on n'y est pas forcément hostile on va pas avoir les yeux rivés sur les équilibres budgétaires que la france a objectivement perdu depuis au moins 40 ans mais enfin on en arrive à une situation où il serait peut-être possible de faire contribuer aux charges de cette crise en tout cas les segments économiques qui iraient ne se porte pas mal du fait de la crise la raison le second tour évidemment le secteur des assurances c'est un vrai sujet donc nous l'avons proposé et d'autres groupes politiques que le mien l'ont proposé dans l'hémicycle et il ya eu une convergence des analyses et nous avons pu dégoter un amendement en ce sens quand j'irai le gouvernement nous présente à la fin de la première partie un amendement pour un article déquilibre qui ajuste les montants financiers du projet de loi de finances rectificative de ce qui a été voté il met 0 en phase de cette proposition donc c'est voté par le parlement il faut bien que le gouvernement tienne compte mais il ne veut pas traduire la réalité financière de ce vote je trouve ça particulièrement désobligeants à l'égard de la représentation nationale je le dis en tant que tel vous portez votre groupe porte également des amendements pour le rétablissement de liesse f que répondez vous à ceux qui vous disent pas ce combat là et bien c'est celui d'hier ce n'est pas celui d'aujourd'hui sont les mots par exemple d'hervé marseille qui estime que je réponds qu hervé marseille n'a pas lu l'amendement que nous allons proposer car nous ne proposons pas leur rétablissement de liesse f d'autrefois nous proposons une nouvelle formule d'imposition sur le capital qui par exemple tient compte du fait que analyse que j'ai conduite avec le rapporteur général du budget nous avons un nid sf autrefois qui permettait à certains traits aux contribuables très fort patrimoine d'échappée totalement à cette imposition parce que il suffit de m vos ressources j'irai à zéro et de capitaliser joguin du fait de votre très grandes fortunes et d'emprunter par exemple pour couvrir vos charges courantes de la vie courante et vous êtes protégé et vous ne payez plus l'impôt sur la fortune donc il ya de très grands noms que je ne donnerai pas ici de très grandes fortunes françaises mais qui sont bien connus j'irai les français et des spécialistes et pas que de spécialistes qui j'irai utilisées ainsi ce dispositif donc lisf 2.0 que je propose c'est un nid à celle de nouvelle génération qui fait véritablement payer les très riches et pour ne pas alourdir l'impôt sur la fortune tel qu'il existait j'irai encore récemment nous proposons d'alléger des plus petits riches qui eux ne seraient plus taxes et donc j'y reste c'est une réforme complète de la fiscalité sur le capital vincent eblé c'est une information du site les jours votre réaction au fait que vive indiqué bénéficie du chômage partiel notamment pour sa filiale canal+ aux commandes c'est dividendes pour est-ce que pour vous c'est une situation acceptable oui j'ai cru comprendre qu'il s'agissait d'une augmentation de 20 pour cent pour cent c'est tout à fait scandaleux c'est extrêmement choquant et d'ailleurs chacun on avait convenu puisque ils avaient été demandés y compris j'irai par des membres du gouvernement que j'irai les entreprises qui bénéficient des aides de l'état et en particulier pour le dispositif du chômage partiel ne distribuent pas de dividendes à leurs actionnaires et on voit que malgré cette affirmation qui presque là pour amuser la galerie semble-t-il fierais aucun dispositif véritablement contraignant n'est adoptée en la matière donc en effet c'est extrêmement choquant et nous dénonçons tout à fait c'est pratique et nous demandons que des dispositions opérante soient mises en oeuvre pour les interdire eh bien merci à beaucoup vincent eblé d'avoir répondu à mes questions va poursuivre les interviews mais tout de suite retour à un autre temps fort de cette séance de questions d'actualité au gouvernement et notamment et bien la réponse de christophe castaner le ministre de l'intérieur qui a été interrogé et bien sûr ces violences qu'il y a dans certains quartiers sensibles en france ces derniers jours écouté le ministre de l'intérieur est vrai que dans ces quartiers au moment où nous intervenons il peut arriver qu'il y ait des provocations qu'il y ait des atteintes à nos forces sécurité des mises en cause de l'utilisation de différents projectiles contre nos forces de sécurité ces dernières nuits vous l'avez rappelé en particulier depuis samedi soir des guets-apens ont été organisées et là encore je vais vous dire que d'abord nous les condamnons de la façon la plus ferme et nous réagissons immédiatement la nuit dernière une quinzaine de faits se sont déroulés sur le territoire national douze personnes ont été interpellées depuis le week-end dernier ce sont 28 qui ont été interpellés le seul sénateur mesdames et sénateurs n'ayant aucun doute nous veillons à faire en sorte que le confinement soit respectée partout en france et partout nos forces de sécurité intérieures sont mises en cause sont provoquées nous leur devons protection nous le faisons et nous devons sanctionné cela de la façon la plus ferme possible et je suis avec alain joyandet sénateurs les républicains de la haute saône c'est vous qui interrogé justement le ministre de l'intérieur christophe castaner sur ces violences qu'il ya dans certains quartiers sensibles parce que vous avez des satisfait par la réponse du ministre qui dit notamment et bien qu'il n'y a pas moins de contrôle dans ce quartier sensible qu'ailleurs kangoo qu'il n'y a pas de laxisme en tout cas de la part des forces de l'ordre je crois surtout que cette crise révèle nos faiblesses et faiblesses que nous avons eues collectivement ferment un peu les yeux sur ce qui se passait dans ces banlieues et on voit bien que même en temps de decaux vide 19 sur la question du confinement est bien le confinement n'est pas respectée dans ces endroits de la république la république se perd un peu donc christophe castaner me dise effectivement il ya des il ya des contrôles il ya des patrouilles mais on voit bien quand même que les policiers sont attaqués des voitures de sos médecins sont attaqués un récidiviste qui a été condamné 14 fois rentrer dans un car de police mais c'est presque la police qui est mise au banc des accusés donc je pense qu'il ya un moment donné il faut reprendre une véritable action de sécurité sur ces territoires de la république parce qu'autrement on va repartir dans des émeutes comme en 2005 parce qu'effectivement le problème du confinement pose d'autres problèmes à ceux qui sont les animateurs de ces quartiers cela montre aussi l'ampleur de la crise sociale des difficultés aussi dans certains quartiers sensibles là le problème est peut être aussi là alain joyandet la crise sociale n'est pas le déclencheur de ce qui se passe en ce moment parce que sous le manteau on parle d'autre chose sous le manteau on parle de drogue on parle de choses comme ça on parle de deux deals qui ne sont plus organisables en période de confinement c'est pour ça aussi que le confinement n'est pas respectée ça ne date pas évidemment de d'hier c'est-à-dire un certain nombre d'années mais en ce moment c'est à nouveau en train de ressurgir parce que les bandes évident qu'ils ne peuvent pas organiser leurs petites affaires sont actuellement en pleine turbulence et donc je pense qu'il faudrait sans doute que les forces de l'ordre mettent un peu le paquet comme on dit des fermes étaient un peu plus de fermeté je pense sans doute un peu plus de moyens pour que on n'est pas une crise sécuritaire qui s'ajoute à la crise sanitaire c'est déjà suffisamment difficile pour le gouvernement vous noterez d'ailleurs que pour la crise sanitaire l'opposition fait bloc avec le gouvernement nous sommes comme très constructif et c'est pour ça que je pensais qu'il était il était bon d'alerter le gouvernement sur le fait que pendant cette crise sanitaire il faut surtout pas laisser dériver ce qui se passe en ce moment les médias n'en parlent pas trop parce que l'actualité c'est vraiment le virus mais il faut être très très attentif à ce qui est en train de se passer en ce moment autrement ça pourrait exploser on entend tout de même des critiques dans votre camp notamment sur le plan de déconfinement du gouvernement que l'on ne connaît pas encore on connaît surtout la date le 11 mai et puis l'essentiel de ce que l'on connaît ce plan et c'est finalement ce qui concerne les écoles est ce que pour vous ce timing vous paraît aujourd'hui satisfaisant est ce que vous jugez que et bien on est sur les rails pour un début d confinement le 11 mai vous savez si c'était facile on le saurait donc c'est facile pour personne pour aucun gouvernement pour aucun président moi j'ai été très sévère avec le gouvernement et le président dans le début de la gestion de la crise je trouve que là les choses sont en train d'être en inde une manière un petit peu différente le président je pense à titre personnel ça n'engage que moi a bien fait de donner une date mais d'ici cette date évidemment c'est pas anormal qu'il y ait un peu de balbutiement pour savoir comment tout ça va se va s'organiser qui est des craintes c'est normal qu'ils aient des peurs c'est normal qu'ils aient des doutes c'est normal aussi mais je suis tenté de dire qu'il faut maintenant sortir l'allemagne en sort l'autriche en sort les anglais en sortent donc il faut pas non plus a ajouté une crise économique dont on va pas sortir on va pas faire déposer le bilan à la france non plus donc il faut changer de stratégie à mon avis il faut sortir du du confinement mais avec toutes les barrières sanitaires possibles sert que pour l'instant on n'a pas les barrières sanitaires c'est ça qui fait peur on parle du 11 mai on n'a pas les barrières sanitaires faut les masques il faut les goûts les protections faux l'organisation il faut la logistique il faut tout ça mais le président a bien fait de fixer une date et d'ici cette date il faut absolument qu'on soit organisé mais il faut en sortir parce qu'il faut que la france s'en sorte il faut que les gens puissent repartir au boulot et bien merci à beaucoup alain joyandet a répondu à mes questions et je vais également accueillir à présent fabien gay sénateur communiste de la seine saint denis merci beaucoup alain joyandet fabien gay une première question sur la situation et bien des banlieues il ya eu une question tout à l'heure notamment à christophe castaner la tension est montée d'un cran notamment en banlieue parisienne on parle des hauts-de-seine on parle aussi de la seine saint denis est ce que pour reprendre les mots d'olivier klein le maire de clichy-sous-bois vous jugez que cela peut déraper à tout moment non mais je m'inscris en faux y compris avec les propos de mon collègue précédent monsieur joyandet il n'y a pas un non respect du confinement dans les banlieues populaires ça fait maintenant un mois que qu'une grande partie de la droite répète ça absolument ça n'a pas été le cas notamment seine-saint-denis nommé même le préfet les élus locaux nous avons des problèmes personne ne nie ça nous avons des questions sociales d'abord économique aussi sécuritaire évidemment personne ne nie ça mais le confinement il est autant respecté qu'ailleurs les hommes et les femmes en banlieue se confine parce qu'eux aussi ont peur de la crise sanitaire oui celle montée des tensions oui c'est plus dur c'est plus dur d'être confiné dans un hlm et parfois dans un hlm dans un type de logement dégradé très précarisés en plus vous ajoutez une précarité rampante il ya une question autour de l'aide alimentaire maintenant qu'ils se posent notamment en seine-saint-denis les associations sont à bout de souffle nous le disent on pourra voir une crise alimentaire très rapidement donc il faut il faut que les fonds il faut débloquer il faut aider sein d'associations et puis l'état de reprendre pour prendre en charge ces questions là mais arrêtons de répéter ça sans cesse cette stigmatisation des quartiers populaires des boucles de la seine saint denis est insupportable aînés autant respecté qu'ailleurs et je rappelle d'ailleurs que beaucoup d'habitants des quartiers populaires sont au travail aujourd'hui ce qu'on appelle les invisibles prennent le rer b tous les jours ils vont au travail ce sont les aides soignantes ce sont les éboueurs ce sont les caissières les caissiers et ils sont en première ligne donc arrêtons avec tout ça j'en ai marre moins d'enchaîner les plateaux de télévision pour arrêter ça et je ne suis pas un pleureur nous sommes extrêmement offensif nous demandons l'égalité républicaine depuis des années dans dans notre département plus de moyens aux lys prise de moyens de justice plus de moyens d'éducation c'est ça que nous avons besoin notamment au moment de la crise mais aussi tout au long de l'année fabien guerre actuellement le sénat est également en train de débattre du budget rectificatif 1 le deuxième but du rectificatif depuis le début de la crise ou présentez-vous est notamment favorable à une taxe amazon sur cale motifs et cela malgré la fermeture des entrepôts en france ces derniers jours oui la question c'est qui va payer la crise donc la droite le medef et le gouvernement et ils ont résolu le problème ça fait dix jours que nous explique que ce sont les salariés qui vont devoir payer la crise moins de congés allonger le temps de travail pas forcément payer les heures supplémentaires enfin chacun bas dans la surenchère où il ya la question oui il va falloir faire contribuer notamment les plus riches qui sont exemptés de beaucoup de choses depuis le début de ce quinquennat pour pour abonder notamment ce fonds d'urgence donc la question le e-commerce fonctionne alors que nos commerces ont été fermés il n'est pas anormal de dire que on va les taxer pour abonder ce fonds d'urgence notamment pour les commerces qui sont fermés et notamment aussi avec un retour de l'impôt sur la fortune le groupe socialiste a lui aussi apporté des amendements dans ce sens en faisant valoir et bien un nouvel impôt sur la fortune mais oui lisf bien sûr on va nous dire c'est un symbole c'est 3,8 milliards ça ne suffira pas seul mais c'est l'ensemble petite baisse de ça rapporte rien mais c'est l'ensemble de ces dispositions c'est un signal envoyé les sf le refus du gouvernement et la droite sénatoriale aux plantes et les 1% des revenus un peu d'imposition refuse à revenir sur la flat tax pour refuser mais par contre ils nous disent vous inquiétez pas tout le monde va nous voir retrouve sécher ses manches ne tombe notamment les salariés c'est-à-dire déjà les plus précarisés les 9 millions et demi de personnes qui sont au chômage partiel qui soit 84 % de leurs de leurs salaires aujourd'hui est ce qu'ils vont pouvoir contribuer non donc les 1% les plus riches il faut qu'ils contribuent donc commençons par l' isf et puis par d'autres mesures notamment une taxe sur les dividendes par exemple voyez certains pays font le choix de ne pas verser de dividende c'est une question qui est posée mais ici le gouvernement et la droite sénatoriale et le medef s'en réjouit on refuse tous les tous nos arguments mais on va continuer et de toute façon le débat va continuer dans le pays parce que le plus grand nombre commença à venir sur toutes ces questions de justice fiscale sociale et environnementale et bien gagné d'avoir répondu à mes questions et tu tombes a également écouté et bien une interview d'albe eric de montgolfier le rapporteur général du budget qui actuellement est en train et bien alors alors qu'actuellement le sénat est en train de débattre du budget rectificatif le deuxième depuis le début de la crise senna a des propositions d'évolution de loi qui vise à créer un régime d'assurance contre la pandémie donc un peu comme les catastrophes naturelles sasa programme pour l'avenir pour le pour le présent on souhaite que le secteur de l'assurance contribuent plus qu'ils ne contribuent actuellement il ya six mois un accident actuellement en occident on vous l'avait dit il n'y a pas de circulation routière par exemple n'a sans doute moins de cambriolages dont cassant nombre de sinistres qui sont en baisse et s'est passablement l'aléa habituel c'est qu'on existait sur très particulière lorsque vous êtes comme aujourd'hui interdits brand reculer par définition on est sur une page où le contrat devrait presque être suspendue donc nous souhaitons et nous avons voté des dispositions qui apporte une contribution financière de l'assurance à la créo hautement avec des recettes supplémentaires plus globalement le sénat sur ce budget rectificatif est plutôt dans une position constructive mais vous voulez aller plus loin dans le soutien aux entreprises notamment par un mécanisme de crédit d'impôt vous ne craignez pas pour les finances publiques en tout ce sont des associations totalement folle totalement hors normes on était à peu près 90 milliards de déficit lorsqu'on a voté le budget pour l'année 2020 ont le double quasiment donc en trois mois on a explosé les chiffres habituels donc c'est une c soit excessivement compliqué c'était aussi une citation il s'agit de lancer une bouée de sauvetage pour sauver les entreprises pour aider les particuliers dont je pense qu'on n'est pas vraiment à ce stade malheureusement à être dans l' équilibre budgétaire ce qu'il faut c'est ce que fait le sénat veiller à ce que personne ne reste au bord de la route échappent aux dispositifs et donc nous sommes plutôt dans l'amélioration des dispositifs gouvernementaux que dans la construction d'un nouveau projet d'un autre projet ça viendra mais ce sera un autre temps certains pensent qu' il ya des entreprises qui peuvent contribuer plus par exemple laurent berger qui voudraient la mise en place d'une contribution exceptionnelle pour les entreprises non impactés est ce que vous seriez favorable à un tel mécanisme déjà faudrait savoir qu'il n'est pas affectée parce qu'aujourd'hui on va parler de la grande distribution elles vont peut-être des pactes et l'on tête du riz mais il ya moins de clients aucun aucun secteur n'était aujourd'hui épargné par la crise or il y en a qui sont vraiment dans une situation dramatique un restaurant qui est fermée qui restera fermée après le 11 mai asus de son difficile et puis en a qui sont sans doute moins impactés mais aucun secteur n'était épargné cette touche tout le monde touche le commerce mondial se touchent au commerce français ça touche l'industrie donc c'est très difficile de savoir jusqu'où du tarn amazon penser que regarder même liste difficulté distribution il n'y a pas de la poste quelques jours par semaine donc on voit aujourd'hui que tous les secteurs sont impactés après la question du financement de ces mesures de la fiscalité des mesures de fond c'est une question qui se posera m'aide aujourd'hui on souhaite rester à l'urgence et d'urgence aujourd'hui c'est bien sûr le sanitaire comme on sort de déconfinement et c'est aussi sur le plan économique comment pendant cette période très compliquée la plus courte possible on essaie de sauver les entreprises après la question fiscale de la dette tout ça ça se posera mais par mois là bas au plus pressé c'est à dire sauvons nos entreprises sont venues l'emploi une dernière question vous espérez une commission mixte paritaire conclusive vous pensez que le projet de loi pourrait être adopté demain vendredi peut-être alors nous espérons le récit d'une commission mixte paritaire puisque l'évolution de fait le sénat sont raisonnables je mens se vendent à l'amélioration du dispositif je pense qu'ils veulent être entendus par nos collègues députés et je pense que dans l'esprit qui est celui d'un esprit collectif de lutte contre cette épidémie est bien sûr de lutte contre les problèmes économiques considérables que nous avons je pense que ce serait vraiment l'esprit de réussir cette cmp tous les cas je l'espère et je crois que le sénat va continuer son travail cet après midi et nous pourrons j'espère conclure favorablement demain voilà pour cette interview d'albe eric de montgolfier le rapporteur général du budget cela alors que le sénat est en train de débattre du deuxième budget rectificatif depuis le début de la crise du coronavirus les travaux parlementaires se poursuivent sur public sénat tout de suite on va poursuivre une audition celle de la direction d'air france air france klm et notamment avec son grand patron le ben smith une audition en visioconférence sous la houlette de la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable et cela alors que air france est en très grande difficulté notez que l'état français et l'état néerlandais ont déjà dit qu'ils allaient garantira les prêts blank bancaires de plusieurs milliards d'euros l'état se dit donc au rendez vous pour venir en aide à air france tout de suite on prend la direction de cette audition mesdames et messieurs les sénateurs nous nous retrouvons aujourd'hui dans un contexte je vois bien qu'aucun d'entre nous n'aurait pu imaginer lors de notre dernière audition l'apport des devis du common un virus très violemment agressé l'ensemble de l'économie et tout particulièrement comme vous le savez le secteur aérien dans des proportions totalement inédite et en provoquant l'arrêt de pratiquement tous les vols à travers le monde selon les estimations de l'association internationale du transport aérien iata les pertes pourraient atteindre 290 milliards d'euros en 2000 à 81,2 milliards pour l'europe seules rappelons cette chronologie de quelques semaines qui ont vu la chute de l'activité 23 janvier fermeture de l'aéroport de goma nancy

Séance de questions au Gouvernement du 22/04 au Sénat — Alain Joyandet · Pourquijevote