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Audition parlementaireLCP (sur YouTube)· 24 mars 2026 13 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

“C’est la guerre” : la réponse choc du Premier ministre sur les prix des carburants - 24/03/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Comptez-vous faire baisser le prix des carburants pour les ménages et entreprises ?

  • 5:00RelanceRéponse directe

    Le volet spéculatif nécessite des contrôles, mais faut-il des mesures généralisées ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Comment éviter que l'État ne profite de la crise ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Premier ministreFait
    « C'est la guerre, monsieur le président. »
  • 5:00Premier ministreFait
    « On a un sujet de spéculation, on a un sujet de volatilité des prix. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Monsieur le Premier ministre, après l'Ukraine, le conflit du proche et du Moyen-Orient finit de siphoner le budget des ménages et la trésorerie des entreprises. Ces hausses de carburant qui en découlent sont une épée de Damoclè pour celles et ceux qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler, pour faire leurs coursees, voire aussi tout simplement pour ceux qui n'ont pas d'autres moyens de se chauffer. Ces hausses, elles contribuent à aggraver la situation de personnes déjà en difficulté.

Les professionnels et les entreprises ne sont pas exentés, que ce soit les taxis, les agriculteurs dans le contexte que l'on connaît, les infirmières libérales déjà mal remboursées, les aides à domicile peu payé, les entreprises de transport qui sont déjà durement impactées, les artisans, bref, tout le monde est concerné, personne n'est exé. Monsieur le Premier ministre, dans une situation comme celle-ci, vous vous devez de soutenir nos concitoyens. particulier, professionnel, entreprise victimes des conséquences nationales de ces conflits extérieurs.

Malgré le contexte budgétaire compliqué que l'on connaît, il faut des mesures concrètes et surtout des mesures rapides. Des mesures qui permettent de soutenir l'économie et de soutenir les ménages. Monsieur le Premier ministre, comptez-vous faire baisser le prix des carburants pour toutes les personnes dont l'activité dont la vie en dépend ?

Merci beaucoup monsieur le président Nelen. La parole est à monsieur le premier ministre. Merci madame la présidente de l'Assemblée nationale, mesdames et messieurs les députés, monsieur le président Néelen.

Après 3 semaines d'interruption de travaux parlementaires, nous nous retrouvons évidemment pour cette séance de question gouvernement qui je le crois fait bien la jonction entre l'actualité internationale et ce que nous devons gérer sur le territoire national. C'est la guerre, monsieur le président. Et cette guerre, en plus effectivement de ce qui se passe en Ukraine, a des répercussions multiples.

On aura l'occasion d'y revenir demain lors du débat que beaucoup de groupes ici politiques ont demandé au titre de l'article 50-1 de la Constitution qui vont nous permettre de commencer à tirer des conclusions sur ce que nous devons faire pour notre diplomatie, pour notre défense, mais aussi pour notre modèle énergétique. Je vais y revenir dans un instant, d'ailleurs quelques temps après la prise de cette programmation pluriannuelle pour l'énergie. Avant tout de même parler de ces conséquences énergétiques et si la présidente de l'Assemblée me le permet, président de la République rendra hommage au premier ministre final Josepin.

Je dis "J'aimerais rendre hommage à notre major militaire mort pour la France en Irak. Nous ne l'avons pas fait au début de cette séance tomber dans les conditions que vous connaissez qui rappelle l'engagement des forces armées au Levant prépositionné en Irak, en Jordanie. aux Émirats Arabes Unis et avec une exposition qui rappelle aussi que nous sommes engagés sur d'autres missions notamment dans la lutte contre le terrorisme, dans l'accompagnement des pays de la région pour leur souveraineté [applaudissements] et dans les partenariats de défense dont certains vous le savez sont très anciens et comme l'a dit le ministre de l'Europe et des affaires étrangères rappelle aussi pardonnez-moi, excusez-moi de vous interrompre monsieur le premier ministre pour qu'il n'y ait aucune confusion, nous avions décidé en conférence des présidents que nous organisions un hommage demain as qu'un minute de silence que personne dans ce pays ne pense que la représentation nationale n'honore pas ses morts.

Vous avez raison de le préciser. Je pense que personne ne peut le penser madame la présidente mais ça non personne ne le pense. Ne faisons pas de procès qui n'existe pas.

En tout cas rappelons aussi sauf peut-être sur le groupe de la France insoumise une fois de plus. Ceci étant dit, cette guerre pour l'instant, monsieur le président Néelen, cette guerre est une guerre qui directement cible les enjeux de circulation maritime. Et donc évidemment sur Hormous, plusieurs mois après un énorme défi de sécurité sur la mer rouge. ce que nous jouons et ce qui se joue en ce moment même, monsieur le président Néelen, c'est que cette guerre qui cible la circulation maritime ne se transforme pas en une guerre de destruction des infrastructures de production d'énergie.

Ça sera le premier élément de ma réponse car on le voit bien à la liberté de circulation maritime peut très vite se trouver des solutions et diplomatiques et de sécurisation. C'est l'initiative que le président de la République a pu prendre. Si nous devions basculer dans une guerre plus durable visant ou dans les effets finaux militaires recherchés des différents belligérants mènerait à la destruction d'outils de production ou de transport ou de raffinage de la production de pétrole ou de gaz, nous entrerions inévitablement dans une crise systémique qui serait autrement plus grave que nous connaissons depuis 3 semaines.

C'est le premier point. Le deuxième point, nous ne sommes pas, contrairement à ce qu'on a pu entendre, même s'il y a quelques réflexes qui reviennent de 2022-2023, nous ne sommes pas dans la même situation. En 2022-2023, nous avions un énorme enjeu lié à la dépendance vis-à-vis de la Russie.

Vous le savez, nos approvisionnements ne viennent pas de ces pays du golfe. Donc, on a un sujet de spéculation, on a un sujet de volatilité des prix et d'ailleurs, on va y revenir dans les outils que nous devons emprunter. Ce ne sont pas les mêmes outils qu'en 2022-2023, non seulement parce qu'en 2022, ils ont coûté très cher aux finances publiques, mais aussi parce que ce n'est pas complètement la même crise auquel nous devons faire face. 2è point. 3è point, ça a été dit par la ministre Brégon, notre parc nucléaire est dans un une situation de rendement bien supérieur en 2022.

Au-delà du fait que nous sommes à la sortie de l'hiver, on a évidemment un amortisseur important qui est notre électricité et ça renvoie aux motions de censure d'il y a 3 semaines, un mois contre le gouvernement sur la programmation purnuelle pour l'énergie dans lequel nous sommes fait précisément attaquer par certains groupes politiques parce que nous produisions trop d'électricité. On voit bien et c'est là où les comparaisons ne sont pas raisons avec l'Italie et l'Espagne que c'est un des éléments évidemment qui nous protège énormément. Et puis enfin, pardon, mais ça a été dit par aucun des orateurs pratiquement depuis le début de cette séance de question gouvernement.

Nous n'avons pas de problème de pénurie. Donc là aussi, nous n'avons pas affolé les marchés sur des problématiques qui ne sont pas les bonnes. Quel est notre problème ?

La spéculation et donc la volatilité et donc l'impact évidemment sur le pouvoir d'achat des Françaises et des Français qui travaillent ou qui ne travaillent pas d'ailleurs, mais aussi notre économie. Ça nous amène à mon avis, si on le prend le plus sérieusement possible, à devoir détailler plusieurs séries de mesures et d'outils qui sont à notre disposition. La première, jouer avec les stocks stratégiques.

Ça a été annoncé par le ministre de l'économie des finances il y a de cela maintenant 15 jours avec un effet direct sur les cours. On continue de suivre ça avec nos différents partenaires. Sachant que comme vous le savez, lorsqu'on joue sur les stocks, il faut être aussi capable évidemment de les reconstituer.

La deuxième des choses, c'est d'augmenter notre capacité de raffinage. Une fois de plus, on voit bien, il faut sortir de cette dépendance de ces hydrocarbures et cette énergie fossible, notamment pour le gasoil parce que l'essentiel des outils de raffinage se font à l'étranger quasiment d'ailleurs intégralement. Et donc, il est clair qu'il nous faut augmenter nos capacités pour le moment.

C'est la décision que le gouvernement a pris hier pour les outils qui sont à gravechon et qui vont nous permettre d'augmenter de 10 % les capacités de raffinage. 3 parce que tout ça a été un peu dit pendant cette séance de question gouvernement. Il y a un enjeu de suivi des marges notamment des distributeurs à la question et ça a été dit par le groupe communiste.

Est-ce que des outils de coercition sont possibles ? La réponse c'est que nous les avons monsieur le député préparé mais que nous avons privilégié au moment où nous nous parlons un dialogue de place avec l'ensemble des distributeurs et que c'est d'ailleurs ce dialogue, je regarde les ministres l'Escure et Papins qui ont permis d'avoir évidemment des effets mais nous sommes vigilants parce que ça a été dit par quelques-uns. Quand ça augmente quand les le cours du baril de pétrole augmente la répercussion se fait de manière quasiment instantanée à la pompe.

On peut l'expliquer. Quand le cours du baril diminue, en général la répercussion est plus lente. Et c'est pour ça que je suis en désaccord avec ceux qui ont qualifié les contrôles mené par les agents de la DGCCF de contrôle bidon parce que pardon ces contrôles ont justement produit des effets.

On peut le documenter et par ailleurs, respectons le travail des agents de la DGCCRF. Par ailleurs, ce sont des agents de l'État et ils font leur mission et remplissent remarquablement bien leur travail. Maintenant, on a évidemment devant nous un enjeu d'endurance et donc d'être en capacité de cibler les filières qui sont le plus exposées.

Les premières mesures ont été annoncées pour les pêcheurs, pour les agriculteurs et pour le ministre Tabarot pour les transporteurs. Est-ce que ces mesures sont pour seul de tout compte ? La réponse est non.

Il est évident que la crise va être évolutive et qu'il va nous falloir être beaucoup plus souple et très adaptable peut-être à la différence d'ailleurs de 2022 2023 où on avait la grande clarté de ce qui allait se produire. Ce n'est pas le cas aujourd'hui, vous le voyez bien, en fonction des déclarations du président américain, il y a un effet sur les cours qui sont absolument prodigieux. Ensuite, nous avons d'autres filières sur lequelles j'ai demandé à ce qu'on puisse travailler.

La chimie peut-être davantage sur un cycle de moyen terme. Euh évidemment beaucoup d'approvisionnement pour notre industrie sur lequel nous avons des intrans qui sont critiques avec des dépendances et les ministres lescur et Martin vont devoir effectivement apporter des réponses à cet enjeu et différentes filières sont mobilisées. Désormais, il faut qu'on arrive à définir les besoins exacts puisque nous avons l'intime conviction qu'aucun chèque général, aucune mesure globale et d'ors vous l'avez vous-même évacué en quelque sorte en creux dans votre question, monsieur le président Néelen, ne seront utiles tout simplement parce que on a déjà l'expérience des décisions qui ont été prises dans le passé.

C'est très coûteux pour les finances publiques et derrière un chèque très vite se cache en général un impôt ou une répercussion très grave. pour les déficits publics. On peut pas avoir passé tout notre tonne budgétaire en se renvoyant la balle en disant "Mais pourquoi on a ce déficit ?" et dès euh le printemps reprendre les mêmes solutions du passé.

Donc là, il va falloir évidemment avoir un enjeu de précision très fort. Je note que les décisions qui ont été prises par vous-même et par le gouvernement sur la prime d'activité vont quand même permettre d'accompagner beaucoup de foyers qui sont concernés. Ensuite restera la question des grands rouleurs pour celles et ceux qui travaillent sur lequels les ministres ont reçu mandat euh de préparer en tout cas un certain nombre euh de propositions.

Enfin, on peut pas laisser s'installer et vous ne l'avez pas fait monsieur le président Néelen et je vous en remercie, peut pas laisser s'installer l'idée que l'État serait un profiteur de crise. Bon, déjà l'État c'est nous tous on est un peu patriote. L'État c'est pas une multinationale, l'État c'est pas les autres. de ça serait vraiment la première fois que sur un choc énergétique euh les nouvelles seraient bonnes pour les finances publiques.

Si nous sommes là aujourd'hui en matière de déficit public, c'est parce qu'il y a eu les chocs énergétiques précédents. Donc laisser à penser et à mentir que l'État pourrait s'enrichir sur le dos des Français en ce moment, ça relève de la plus grande des aberrations. et ne pas voir que les grands profiteurs de cette crise sont précisément les pays producteurs de pétrole, de gaz qui ne sont pas touchés par la crise et en premier lieu potentiellement la Russie, l'Algérie, les États-Unis ou d'autres pays plus proches de nous comme la Norvège relèvent de ne pas voir l'évidence qui est devant nous.

Donc là aussi, tournons vite la page de ces énergies fossiles. On peut le faire et c'est pour ça que j'ai demandé au ministre l'Escure Rébréon d'accélérer le plan d'électrification notamment pour les PME. C'est le cœur de votre question, je crois, pour beaucoup d'activités économiques de proximité, il est pas normal qu'en 2026, on ait encore autant de dépendance.

Je pense à des professions comme les boulangers par exemple, les infirmières libérales, les taxis, trop de métiers dans lequel des solutions sont possibles et permises. Il faut vraiment que pour le coup, si on met de l'argent public, on le mette pour traiter le mal à la racine. Ou merci monsieur le premier ministre.

Monsieur Nelen, merci. Merci monsieur le Premier ministre pour pour la réponse et et cette explication globale. J'entends le volet spéculatif que je partage qui amène forcément le besoin de réponse sur le contrôle sur cette partie cette partie spéculative et le fait de ne pas avoir forcément de mesures généralisées qui coûtent très cher aux finances publiques.

Et si ce sont des mesures ciblées, il ne faut oublier personne, je pense aux personnes qui travaillent, mais aussi aux acteurs de la santé, du social, des artisans. Bref, ça va être un travail de fourmis mais indispensable pour nos entreprises et pour les particuliers. Si monsieur le président Nel

“C’est la guerre” : la réponse choc du Premier ministre sur les prix des carburants - 24/03/2026 — Sébastien Lecornu · Pourquijevote