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InterviewRTL — Le Grand Jury (sur Podcast)· 1 novembre 2026 53 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesSolidarités & familleÉducation & rechercheImmigration & asile

Le Grand Jury de Natacha Polony

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 67 %Attaque 21 %Défensif 12 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:02OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il se passe quelque chose ? Quel sens donner à votre candidature ? Avez-vous des idées que les autres n'ont pas ?

  • 2:37OuverteRéponse directe

    Un proche d'Emmanuel Macron dit ce matin dans le Parisien : la rue c'est bien, les urnes c'est encore mieux. Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ?

  • 3:46RelanceRéponse directe

    Il y a les élections présidentielles dans six mois et ça, ça peut être le débouché politique. Il faudrait qu'il y ait un projet qui émerge aujourd'hui. Est-ce que ça ne pourrait pas être le début d'un apaisement ?

  • 5:05OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il faut, selon vous, contrôler, limiter les réseaux sociaux ? Est-ce que ça vous choque que le gouvernement le souhaite ?

  • 6:55RelanceRéponse partielle

    Donnez-nous des exemples sur quoi la constitution, aujourd'hui, bloque des politiques.

  • 7:23FerméeÉludée

    Est-ce que c'est aussi votre idée ? [inverser la hiérarchie des normes]

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:09PrésentateurFait
    « Vous défendez une souveraineté française, la réindustrialisation, une augmentation de 20 à 30% des salaires. »
  • 2:03Invité politiqueChiffre
    « 320 000 personnes, c'est beaucoup. »
  • 2:05Invité politiquePromesse
    « Ce mouvement se manifestera à nouveau le 5 novembre. »
  • 2:43Invité politiqueFait
    « Nous sommes dans une démocratie. Les choses doivent se régler dans les urnes. »
  • 2:56Invité politiqueFait
    « Les attentes des citoyens ont été petit à petit repoussées, évacuées et que ce mouvement social est en fait l'expression du fait que la souveraineté du peuple n'a pas été entendue depuis des décennies. »
  • 4:20Invité politiqueFait
    « Un mouvement lycéen, ça se gère en considérant les demandes qui s'expriment, d'autant plus quand ces demandes sont en fait légitimes. »
  • 5:12Invité politiqueFait
    « Ce n'est pas constitutionnel. »
  • 6:44Invité politiqueFait
    « Il y a aujourd'hui des dispositifs et des pratiques constitutionnelles qui, petit à petit, bloquent la volonté des citoyens. »
  • 11:12Invité politiqueFait
    « Nous avons détruit progressivement tous les instruments de l'intégration, que sont d'abord l'école républicaine, ensuite l'intégration par le travail, l'intégration au sein d'une collectivité salariale. »
  • 12:23Invité politiqueFait
    « Il y a des politiques que nous pouvons d'ailleurs trouver chez nos voisins européens. Regardez la politique que mène le Danemark pour justement éviter de concentrer des populations immigrées dans des ghettos. »
  • 14:05Invité politiqueFait
    « La fin de l'impunité, voilà quelle solution. »
  • 21:50Invité politiqueChiffre
    « 174 maires qui ont d'ores et déjà promis leur parrainage au bout de 15 jours. »
  • 28:38Invité politiqueFait
    « le problème c'est la carence d'offres politiques »
  • 31:00Invité politiquePromesse
    « Nous allons évidemment prendre en compte les carrières longues et la pénibilité »
  • 31:16Invité politiqueFait
    « ça a été torpillé par la demande d'Edouard Philippe d'ajouter un âge pivot à 64 ans »
  • 32:34Invité politiquePromesse
    « revenir sur les 10% pour les plus hautes retraites »
  • 34:52Invité politiqueFait
    « j'ai pris la parole récemment sur ces questions d'écologie »
  • 36:05Invité politiquePromesse
    « nous avons besoin d'une grande politique de l'eau »
  • 38:49Invité politiqueFait
    « les conditions dans lesquelles on fait vivre les professeurs français sont indignes »
  • 39:23Invité politiquePromesse
    « poser une augmentation de salaire des enseignants de 20 à 30% »
  • 46:20Invité politiqueFait
    « François Bayrou a eu le mérite d'alerter sur la question de la dette »
  • 46:40Invité politiqueFait
    « il n'y a pas à choisir entre le redressement de nos finances publiques et le redressement productif »
  • 49:05Invité politiquePromesse
    « je propose une taxe sur les produits pétroliers flottante »
  • 52:16Invité politiqueFait
    « il faut sortir de cette logique de destruction progressive de la solidarité européenne »
  • 52:30Invité politiqueFait
    « les Allemands ont toujours défendu un lien avec la Russie »
  • 52:42Invité politiqueFait
    « la dépendance aux parapluies nucléaires américains »
  • 52:45Invité politiqueFait
    « la dépendance aux exportations chinoises »
  • 52:56Invité politiquePromesse
    « la France doit poursuivre le retour de ses budgets militaires »
  • 53:09Invité politiqueFait
    « refuser systématiquement toutes dépenses militaires en Europe qui favorisent l'industrie américaine »
  • 53:12Invité politiqueFait
    « Ursula von der Leyen a expliqué il y a encore quelques semaines qu'il fallait aller acheter des missiles patriotes »
  • 53:24Invité politiqueFait
    « les Allemands signent encore maintenant des accords avec l'industrie de défense américaine »
  • 53:25Invité politiqueFait
    « c'est notre vassalisation pour des années »

Temps de parole

  • Invité politique74 %
  • Présentateur13 %
  • ?5 %
  • Intervenant4 %
  • Intervenant 23 %

≈ 18,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Qui est vraiment Benyamin Netanyahou ? Le podcast.

0:03
Locuteur 1

Même s'il continue de passer tous ses étés en Israël, tout laisse alors à penser que Netanyahou a parfaitement adopté le style de vie américain. En 1967, à la veille de la guerre des Six Jours, il prend pourtant une décision majeure en rejoignant les forces spéciales israéliennes, le Sayeret Matkal, dont fait déjà partie son frère Yoni. Cette décision est un tournant pour Bibi l'américain.

0:23
Présentateur

Qui est vraiment Benyamin Netanyahou ? C'est l'un des 300 podcasts à écouter sur l'application RTL.

0:30
Locuteur

Le

0:39
Présentateur

Grand Jury, présenté par Olivier Bost. Bonjour à tous, bienvenue dans Ce Grand Jury. Nous sommes en direct sur RTL et nous sommes en direct sur Public Sénat. Bonjour Natacha Polony. Bonjour. Vous êtes donc candidate à l'élection présidentielle, éditorialiste, journaliste, essayiste. Vous avez décidé de faire le grand saut. La question de ce dimanche est la suivante. Est-ce qu'il se passe quelque chose ? Quel sens donner à votre candidature ? Avez-vous des idées que les autres n'ont pas ? Vous défendez une souveraineté française, la réindustrialisation, une augmentation de 20 à 30% des salaires. Comment faut-il vous situer sur l'échec qui est politique ?

Bienvenue dans Ce Grand Jury, Natacha Polony. A mes côtés pour vous interroger ce dimanche, Tam Tranui de Public Sénat et Stéphane Vernet de Ouest France. Dans Ce Grand Jury, Natacha Polony, nous aurons une séquence dédiée à l'actualité internationale et vous répondrez aussi aux questions des lecteurs.

1:38
Locuteur

Le

1:39
Présentateur

Grand Jury, sur le terrain.

1:41
Locuteur

Et

1:42
Présentateur

sur le terrain, c'était encore des manifestations. Hier, une mobilisation en baisse. 320 000 manifestants dans toute la France selon le ministère de l'Intérieur. 500 000 selon les syndicats. Et encore des violences dans quelques fins de cortège. Natacha Polony, est-ce que c'est le début de la fin de ce mouvement

2:00
Locuteur

? Alors,

2:01
Invité politique

ce mouvement est encore très important. 320 000 personnes, c'est beaucoup. Et surtout, ce mouvement se manifestera à nouveau le 5 novembre. Et là, il y aura très certainement l'expression à la fois de la colère lycéenne et du mouvement social dans son ensemble avec les manifestations syndicales. C'est un mouvement d'ampleur et qui nous raconte quelque chose de l'état du pays. Parce qu'en fait, c'est l'expression

2:26
Locuteur

d

2:27
Invité politique

'une souffrance. C'est l'expression d'une inquiétude pour l'avenir. Et c'est ça qui doit être pris en compte.

2:32
Présentateur

Avant de revenir aux revendications, un proche d'Emmanuel Macron dit ce matin dans le Parisien, la rue c'est bien, les urnes c'est encore mieux. Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ?

2:42
Locuteur

Nous

2:43
Invité politique

sommes dans une démocratie. Les choses doivent se régler dans les urnes. Mais le problème que nous avons, c'est que nous sommes coincés dans une démocratie qui fonctionne mal. Pourquoi ? Parce que les attentes des citoyens ont été petit à petit repoussées, évacuées et que ce mouvement social est en fait l'expression du fait que la souveraineté du peuple n'a pas été entendue depuis des décennies. Que ce soit sur les grands choix économiques, que ce soit sur

3:16
Locuteur

les

3:17
Invité politique

différentes orientations qui sont celles du pays, on voit à quel point les Français n'ont pas été écoutés. Donc quand vous n'avez pas

3:25
Locuteur

de

3:26
Invité politique

débouché politique à une demande, quand vous condamnez les Français à voter par défaut pour faire barrage à tel ou tel, mais pas positivement pour un projet dont ils sauraient où ils les emmènent, vous aboutissez à une colère qui hélas se manifeste dans la rue. C'était le cas pour les Gilets jaunes, c'est le cas aujourd'hui.

3:45
Locuteur

En même temps,

3:46
Intervenant

il y a les élections présidentielles dans six mois et ça, ça peut être le débouché politique. Il faudrait qu

3:52
Locuteur

'il y ait

3:52
Intervenant

un projet qui émerge aujourd'hui. Est-ce que ça ne pourrait pas être le début d'un apaisement ? Est-ce que ça a du sens de manifester avec autant de force six mois avant une élection présidentielle ?

4:05
Invité politique

Alors d'abord, le mouvement lycéen par exemple s'est manifesté, il fallait immédiatement le prendre en compte. Ça n'a pas été fait, ce qui a laissé s'amplifier la colère. En fait, il faut une réponse.

4:17
Locuteur

On ne peut pas se contenter. Vous voulez dire qu

4:19
Présentateur

'au départ, c'est une erreur politique ?

4:20
Invité politique

Bien sûr, bien sûr. Un mouvement lycéen, ça se gère en considérant les demandes qui s'expriment, d'autant plus quand ces demandes sont en fait légitimes et sont le fruit de plusieurs années de dérive. Donc vous devez les écouter, vous devez présenter, ne serait-ce que respecter, respecter notre jeunesse. C'est le minimum. Et de même, le mouvement social, vous ne pouvez pas attendre indéfiniment, attendre jusqu'à l'élection présidentielle pour répondre au problème de pouvoir d'achat des Français. Il y a quelques éléments qui peuvent intervenir aujourd'hui. Et après, en effet, les grands sujets seront traités, doivent l'être, pour l'élection présidentielle. Les sujets de long terme.

Mais il y a du court terme. On

5:02
Locuteur

parle encore un

5:02
Intervenant

peu des manifestations, des débordements. Est-ce qu'il faut, selon vous, contrôler, limiter les réseaux sociaux ? Est-ce que ça vous choque que le gouvernement le souhaite ?

5:12
Invité politique

Ce n'est pas constitutionnel. Ça a été fait dans nos Outre-mer, ça a été fait en Nouvelle

5:16
Locuteur

-Calédonie.

5:17
Invité politique

Mais ça n'était pas, en fait, ça n'a pas été validé par le Conseil constitutionnel.

5:23
Locuteur

Par le Conseil d'État. Par le Conseil d'État, pardon.

5:25
Invité politique

Oui,

5:25
Locuteur

c

5:25
Invité politique

'est illégal. Et donc, vous ne pouvez pas généraliser cela. Et encore

5:31
Locuteur

une fois... Mais le projet de

5:31
Invité politique

loi Casseur-Payeur adopté cette semaine

5:33
Locuteur

au Sénat, il

5:33
Invité politique

revient. Oui, il y revient. Mais nous avons un blocage constitutionnel. Il va donc falloir, à un moment donné, sur divers sujets, regarder quel est le grand pacte démocratique de notre pays, c'est-à-dire ce que nous mettons dans notre Constitution et quelles sont les valeurs que nous y mettons. Mais sur le fond, les réseaux sociaux sont un symptôme. Si vous voulez éviter d'avoir des casseurs et des pillards, vous tenez compte des alertes. Le résultat du 17 octobre vient du fait que les signaux faibles n'ont pas été écoutés. Il y a eu une erreur de renseignement.

6:10
Locuteur

Non

6:11
Invité politique

seulement de renseignement, mais derrière, de calibrage du dispositif. Donc le problème n'est pas de supprimer les réseaux sociaux, le problème est de répondre correctement aux risques qui se manifestent et que, de toute façon, on peut repérer. Et d'ailleurs, j'en veux pour preuve le fait que les dernières manifestations se sont mieux déroulées parce que, justement, le risque était calibré.

6:33
Locuteur

La préparation.

6:34
Présentateur

Natacha Polanyi, vous parliez d'un nécessaire changement de constitution.

6:37
Locuteur

Alors,

6:38
Invité politique

pas un changement de constitution. Mais

6:40
Locuteur

il

6:41
Invité politique

y a aujourd'hui

6:42
Locuteur

des

6:44
Invité politique

dispositifs et des pratiques constitutionnelles qui, petit à petit, bloquent la volonté des citoyens. Je pense que nous allons y revenir dans

6:52
Locuteur

cette émission. Oui,

6:54
Présentateur

mais donnez-nous des exemples sur

6:55
Locuteur

quoi

6:55
Présentateur

la constitution, aujourd'hui, bloque des politiques.

6:58
Invité politique

On va venir, par exemple, sur les questions d'immigration, sur les questions de rapport entre le droit européen et le droit français. Les Français, à un moment donné, devront se prononcer sur ces questions-là.

7:12
Présentateur

C'est intéressant parce qu'il

7:12
Locuteur

y

7:12
Présentateur

a d'autres candidats, par exemple, qui veulent inverser ce qu'on appelle les normes,

7:16
Locuteur

c

7:16
Présentateur

'est-à-dire que,

7:17
Locuteur

d'abord, la

7:18
Présentateur

hiérarchie des normes,

7:19
Locuteur

c

7:19
Présentateur

'est-à-dire que le droit national soit prioritaire par rapport au droit européen et même au droit international. Est-ce que c'est aussi votre idée ?

7:24
Invité politique

Je crois qu'il faut faire attention à la manière dont on manie ces choses-là. Il y a certains domaines sur lesquels la constitution française doit explicitement

7:34
Locuteur

primer. Sur

7:34
Présentateur

la

7:35
Locuteur

préférence nationale ? Et nous

7:35
Invité politique

devons le faire.

7:36
Locuteur

Sur

7:36
Présentateur

l'idée d'une préférence nationale

7:37
Locuteur

?

7:37
Invité politique

Non, moi, je ne suis pas pour la préférence

7:38
Locuteur

nationale. Vous parlez d'immigration, donc... Non, non,

7:40
Invité politique

je ne suis pas pour... On peut parler d'immigration sur autre chose. La préférence nationale est portée par un parti qui, en fait, prône le maintien d'une France telle qu'on pense qu'elle était dans les années 50-60. Ce n'est pas ma vision. Moi, je crois en la nation. Pourquoi ? Parce que la nation, c'est un pacte politique. Ce que je défends, c'est la République et la nation.

8:03
Locuteur

C'est-à

8:03
Invité politique

-dire

8:04
Locuteur

la manière... Je termine juste sur un point. C

8:06
Invité politique

'est-à-dire le fait que, quand on est citoyen d'une nation, on a des droits et des devoirs. Le premier devoir d'un citoyen, c'est d'aller mourir potentiellement pour sa patrie. Quand on est citoyen, on peut être mobilisé. Ça implique, derrière, des droits qui sont des droits liés à cette citoyenneté. C'est cette évidence-là qu'il faut rappeler et sur laquelle il faut s'asseoir. Et ça n'a, justement, aucun lien, ni avec la religion, ni avec une supposée origine, parce que, justement, la nation française n'est pas ethnique ou religieuse.

8:40
Locuteur

Mais c'est vous qui évoquiez

8:41
Présentateur

un changement de constitution, notamment sur le sujet de l'immigration. Qu'est-ce qui, aujourd'hui, dans la constitution, bloque

8:46
Locuteur

sur

8:46
Présentateur

les sujets d'immigration ?

8:48
Invité politique

Non, ce n'est pas ce qui est dans la constitution. C'est l'interprétation qui en est faite par le Conseil constitutionnel sur différents éléments. Par exemple, quand

8:56
Locuteur

le

8:58
Invité politique

Conseil constitutionnel, aujourd'hui, utilise la notion de fraternité dans le préambule de notre constitution pour rendre impossible

9:12
Locuteur

la

9:12
Invité politique

lutte contre l'immigration illégale, c'est un problème, parce que c'est un principe politique et philosophique, la

9:21
Locuteur

fraternité. Vous voulez enlever le

9:23
Présentateur

principe de fraternité dans la constitution

9:25
Locuteur

? Alors

9:25
Invité politique

non, justement, je veux, évidemment, que le Conseil constitutionnel juge sur la loi, c'est-à-dire ce qui était prévu dans la constitution de la Ve République. C'est pour cela, d'ailleurs, que la Ve République n'a jamais voulu que le Conseil constitutionnel soit une Cour suprême. Mais

9:43
Locuteur

peu importe, c'est un...

9:44
Intervenant

Vous proposez la suppression du Conseil constitutionnel ? Du tout.

9:48
Locuteur

Le Conseil

9:49
Intervenant

constitutionnel n'a pas toujours existé ? Il n

9:50
Locuteur

'est

9:50
Intervenant

pas indispensable

9:51
Locuteur

? Vous ne voulez pas réformer la Constitution ? Il existe dans la Ve

9:55
Invité politique

République et c'est très bien. C'est un équilibre des pouvoirs. Son rôle est de vérifier la constitutionnalité des lois. Si

10:03
Intervenant

vous ramenez le Conseil constitutionnel à la loi, en fait, c

10:05
Locuteur

'est

10:05
Intervenant

le Conseil d'État qui fait ça. En fait, on n'a plus besoin du Conseil constitutionnel dans ces cas-là.

10:08
Invité politique

Non, le Conseil constitutionnel, dans son action, telle qu'elle était prévue par la Constitution de la

10:13
Locuteur

Ve

10:13
Invité politique

République.

10:14
Présentateur

Pour revenir sur le

10:15
Locuteur

sujet... Moi, je suis

10:16
Invité politique

pour la Ve République. Elle fonctionne très bien. Quand on la respecte et quand on la remet dans ses équilibres originels avec les contre-pouvoirs qui existaient dans la Constitution de la Ve République. Vous savez, le général de Gaulle et Michel Debré avaient prévu, justement, cet équilibre extrêmement sain entre la volonté des citoyens et l'État de droit. C'est cela que je prône. L'équilibre entre la volonté des citoyens et l'État de droit.

10:39
Présentateur

Dame Trenuit.

10:40
Intervenant

Oui, pour revenir sur le sujet de l'immigration que l'on évoquait, est-ce que vous diriez, comme Édouard Philippe, que lors des violences du 17 octobre, la surreprésentation des jeunes issus de l'immigration était patente et qu'il y

10:51
Locuteur

a

10:51
Intervenant

eu, à travers cela aussi, la manifestation de l'échec de la politique d'intégration ?

10:58
Locuteur

Le

10:59
Invité politique

problème que nous avons aujourd'hui, c'est le fait d'avoir concentré des populations immigrées dans des ghettos et derrière, d'avoir imaginé que l'on pouvait se passer d'une intégration. Et je crois que nous avons détruit progressivement tous les instruments de l'intégration, que sont d'abord l'école républicaine, ensuite l'intégration par le travail, l'intégration au sein d'une collectivité salariale. Vous

11:24
Locuteur

avez

11:24
Invité politique

le lien avec les violences du

11:25
Intervenant

17 octobre ? Comme Édouard Philippe le fait.

11:29
Invité politique

Je regarde ce que nous montrent les images, mais la question n'est pas là pourquoi ? Parce que tous ces jeunes, pour beaucoup, sont français. Ils sont français. Moi, ce qui m'intéresse, c'est comment on fait pour que tous les jeunes français, quelle que soit leur origine, quelle que soit leur religion, quelle que soit l'histoire de leurs parents, se sentent français et aiment la France. Et il faut leur rendre

11:52
Locuteur

cette envie

11:53
Invité politique

de vivre selon notre pacte politique, et ça,

11:58
Locuteur

comment

11:58
Invité politique

vous dire, l'intégration, ça concerne tous les jeunes, quels qu'ils soient, ce n'est pas que les enfants d'immigrés. Pourquoi ? L'intégration, c'est la façon dont les adultes font rentrer dans la société les jeunes générations, en leur faisant comprendre dans quelle société elles vivent, quelle est l'histoire de cette société et comment nous allons la prolonger

12:18
Locuteur

et

12:18
Présentateur

nous projeter. Vous avez des solutions, Natacha Apolloni, pour en finir avec les ghettos, comme vous dites ?

12:23
Invité politique

Oui, bien sûr, il y a des politiques que nous pouvons d'ailleurs trouver chez nos voisins européens. Regardez la politique que mène le Danemark pour justement éviter de concentrer des populations immigrées dans des ghettos. c'est en jouant sur notamment le logement social, c'est pour ça que par exemple on peut décider et c'est ce que je prône

12:42
Locuteur

de

12:43
Invité politique

modifier les règles d'attribution du logement social pour faire prévaloir le temps d'attente sur la liste de demandes plutôt que par exemple des critères sociaux ou familiaux. Vous pouvez également

12:56
Locuteur

éviter de concentrer les mêmes nationalités au même endroit. Si, ça change

13:00
Invité politique

beaucoup. Et vous pouvez éviter de concentrer trop d'immigrés dans un quartier donc vous permettez en fait une régulation de l'implantation. De même, vous pouvez aller regarder du côté de ce que fait l'Allemagne. L'Allemagne par exemple ne laisse pas la liberté d'installation pour les demandeurs d'asile. Pourquoi ? Pour éviter justement les concentrations. On ne peut pas intégrer quand on concentre les populations et qu'on crée des trappes à pauvreté. Ces trappes à pauvreté ensuite sont prises en main par des trafics et vous avez donc des territoires perdus de la République. C'est cela qu'il faut éviter.

Et de même, quand vous avez à l'école des classes dans lesquelles une majorité d'enfants est issue de familles qui ne parlent pas le français, il est beaucoup plus difficile de leur apprendre le français et donc de leur permettre de s'intégrer. C'est tout cela sur lequel il faut revenir notamment en donnant plus de moyens aux classes quand vous avez une forte proportion d'élèves allophones.

13:57
Présentateur

Très concrètement toujours, quelles solutions avez-vous face aux violences, toutes les violences qu'on a pu voir ces dernières semaines ?

14:05
Invité politique

La fin de l'impunité, voilà quelle solution. Cela veut dire quoi ? Cela veut dire déjà

14:09
Locuteur

que

14:10
Invité politique

nous devons réviser la façon dont les forces de l'ordre luttent contre les nouvelles formes d'attaques, de casses et de pillages.

14:20
Présentateur

C'est-à-dire ?

14:21
Invité politique

C'est-à-dire que le principe c'est qu'il faut s'adapter. On ne va pas attendre que les délinquants s'adaptent gentiment

14:27
Locuteur

à

14:28
Invité politique

la façon dont nous, nous gérons le maintien de l'ordre. Donc il va falloir faire un audit de tout ce qui s'est passé pour

14:33
Locuteur

savoir comment

14:35
Invité politique

être plus mobile, comment approvisionner les munitions puisque le 17 octobre c'est tout cela qui a péché. Derrière, il y a la réponse pénale et elle doit être extrêmement ferme. C'est pour cela que je suis par exemple pour l'adoption de peines planchées

14:49
Locuteur

qui

14:50
Invité politique

vont permettre ensuite une réponse immédiate. Je suis également pour le modèle des Pays-Bas. Aux Pays-Bas, on applique même les peines de prison très courtes. Pourquoi ? Parce qu'il faut que la sanction arrive immédiatement pour qu'elle soit perçue et comprise. Je

15:07
Locuteur

suis contre l'adaptation

15:10
Invité politique

systématique des peines de prison qui en fait dilue la peine.

15:14
Présentateur

Il y

15:14
Locuteur

a

15:14
Présentateur

un contre-argument aux peines immédiates et courtes c'est qu'elles désociabilisent et que généralement c'est plus compliqué ensuite pour ceux qui goûtent à la prison de

15:23
Locuteur

manière immédiataire. 15 jours de

15:24
Invité politique

prison c'est ce qui se passe aux Pays-Bas ça ne désociabilise pas et en revanche ça permet de comprendre que l'on a enfreint la loi et qu'on ne peut pas accepter de laisser enfreindre la loi. Encore une fois ce dont nous souffrons aujourd'hui

15:38
Locuteur

en

15:39
Invité politique

France c'est l'impunité c'est le sentiment d'impuissance de l'État c'est l'irresponsabilité. Il faut lutter contre ce sentiment qu'ont les Français que l'État est impuissant. Ce à quoi nous avons assisté le 17 octobre

15:52
Locuteur

c

15:53
Invité politique

'est un effondrement un effondrement de l'État dans sa capacité à protéger les citoyens et ce qui coûtera le plus cher et ce qui sera le plus dangereux c'est de laisser des Français avec l'idée qu'ils doivent se défendre

16:05
Locuteur

eux

16:05
Invité politique

-mêmes parce que l'État ne le fera pas. Donc nous devons mettre en œuvre tous les moyens pour un retour de l'État dans son autorité et ses prérogatives régaliennes.

16:14
Locuteur

Natacha Polony

16:15
Intervenant

Si on revient aux racines de ce mouvement et à la mobilisation lycéenne est-ce qu'il n

16:21
Locuteur

'y

16:21
Intervenant

a pas eu vous l'avez dit une forme de surdité de l'État mais aussi une violence disproportionnée vis-à-vis des jeunes à ce moment-là ? On a eu des experts de l'ONU qui ont parlé de leur consternation face à la répression des manifestations étudiantes il

16:36
Locuteur

y a

16:36
Intervenant

aussi eu ces jeunes éborgnés ces mains arrachées etc.

16:40
Locuteur

On

16:40
Invité politique

a eu en effet la mobilisation de forces de l'ordre parfois contre des blocages qui étaient pacifiques et peut-être qu'il aurait mieux valu que ces forces de l'ordre soient mobilisées davantage contre les casseurs qui eux s'infiltrent dans les mouvements et qui eux sont profondément dangereux. Les Black Blocks aujourd'hui salissent n'importe quel mouvement social et je m'étonne systématiquement de la façon dont on ne cible pas les Black Blocks et les pillards

17:11
Intervenant

et ce

17:12
Locuteur

qui aboutit

17:12
Intervenant

ça veut dire quoi ? Qu'il y a un problème dans notre doctrine de maintien de l'ordre voire qu'il y a même une volonté de ne pas s'attaquer à ce problème ? Alors

17:19
Invité politique

je ne me permets pas de juger ce sur quoi je n'ai pas de preuves en revanche j'observe que depuis plusieurs années les mouvements sociaux sont abîmés par des violences de la casse ce qui ne permet pas d'écouter le fond du mouvement social même quand ce mouvement social est soutenu par la majorité des français

17:40
Locuteur

et

17:41
Invité politique

je pense que si nous continuons sur cette ligne nous allons vers des violences de plus en plus grandes c'est pourquoi je pense que la répression contre les casseurs et les pillards n'est pas contradictoire avec la capacité à apporter une réponse politique au mouvement social

17:57
Locuteur

Natacha

17:58
Présentateur

Poligny est

17:58
Locuteur

-ce

17:58
Présentateur

que vous avez participé au rassemblement vendredi contre le racisme après l'attentat de Trappes en région parisienne ?

18:05
Invité politique

je n'y étais pas j'ai exprimé mon horreur devant cet attentat raciste je n'étais pas à ce rassemblement parce qu'il y avait plusieurs rassemblements et que j'ai été profondément gênée de voir que chacun devait choisir son rassemblement comme s'il fallait choisir son camp moi je ne choisis pas mes victimes c'est à dire que les victimes

18:27
Locuteur

d

18:28
Invité politique

'attentats en France en fonction de la couleur de peau ou de la religion il y en a eu et on se souvient de l'horreur d'Ozara Thora Mohamed Merah tuant des petits enfants juifs parce qu'ils étaient juifs aujourd

18:41
Locuteur

'hui quand on en arrive à une

18:42
Présentateur

division politique

18:43
Locuteur

qui tire

18:43
Invité politique

sur des gens en raison de leur couleur de peau et nous devons tout cela nous concerne tous c'est la France entière qui est attaquée dans ces cas là

18:51
Présentateur

que cela donne lieu à une division politique c'est ce que vous décrivez qu'est

18:55
Locuteur

-ce

18:55
Présentateur

que ça raconte de notre secteur politique aujourd'hui ?

19:00
Invité politique

ça raconte que nous voyons monter des mouvements qui choisissent les français et qui montent les français les uns contre les autres et nous le savons très bien aujourd'hui dans cette élection présidentielle il y a deux offres politiques l'une prétend incarner la nouvelle France comme s'il fallait remplacer et décider qu'une autre France ne pouvait pas se perpétuer et l'autre fantasme une sorte de France

19:25
Locuteur

éternelle et bien

19:26
Invité politique

moi je préfère toute la France et la France pour tous c'est-à-dire c

19:30
Locuteur

'est

19:30
Invité politique

l'universalisme républicain parce que c'est ça justement qui va nous

19:34
Locuteur

préserver des violences la droite

19:36
Invité politique

classique et la gauche qui ont choisi chacune leur rassemblement mais parce que nous avons un glissement progressif justement et une fraction une capacité à fracturer la communauté nationale et c'est justement cela qui doit absolument être empêché comment on empêche cela ?

on empêche cela en rappelant que l'universalisme français est un projet éminemment moderne de liberté ça fait trop longtemps qu'on a abandonné cette défense du modèle français fondé sur la laïcité fondé sur la lutte contre le racisme et l'antisémitisme mais avec la défense de notre manière de concevoir une communauté politique en France on ne regarde pas la couleur de peau en France on regarde les valeurs et les principes et il y a des valeurs et des principes qui dans notre histoire ne sont pas négociables et c'est cela qu'il faut remettre sur le devant de la scène notamment à travers le rôle de l'école qui est en fait l'instrument le creuset de la nation

20:36
Locuteur

le

20:36
Présentateur

grand jury quel président à l'Elysée Natacha Polony vous avez déclaré votre candidature à l'élection présidentielle le 14 octobre c'était donc il y

20:45
Locuteur

a

20:45
Présentateur

une quinzaine de jours est

20:46
Locuteur

-ce

20:46
Présentateur

que vous pouvez dire aujourd'hui il se passe quelque chose

20:48
Locuteur

?

20:49
Invité politique

oui

20:50
Locuteur

oui

20:50
Invité politique

et je trouve ça profondément encourageant

20:52
Locuteur

vous le rappelez ça fait 15

20:55
Invité politique

jours

20:55
Locuteur

que

20:56
Invité politique

j'ai déclaré ma candidature et au bout de 15 jours avant cela j'avais lancé ce mouvement cet appel aux orphelins de la politique ce mouvement qui est baptisé nous sommes la France parce que justement cette idée c

21:06
Locuteur

'est

21:06
Invité politique

de parler à l'ensemble des français et de rappeler ce qu'est la France et en quoi elle doit perpétuer sa vision et être une grande puissance

21:15
Locuteur

et

21:16
Présentateur

quel a été

21:16
Locuteur

l

21:16
Présentateur

'écho à votre annonce de candidature est-ce que ça a provoqué quelque chose ?

21:20
Invité politique

cet écho ce sont plus de 60 000 personnes qui ont afflué qui sont venus sur notre site internet dont 10 000 personnes qui se sont inscrites dans des comités locaux pour dire qu'ils voulaient participer à la campagne ce sont déjà des militants sur le terrain ce sont des maires qui me contactent pour me proposer de me parrainer d'autres que nos militants vont solliciter c'est-à-dire déjà et bien 174 j'ai regardé le chiffre ce matin 174 maires qui ont d'ores et déjà promis leur parrainage au bout de 15 jours et bien je trouve ça plutôt encourageant

21:57
Présentateur

il y a deux sondages qui vous ont testé comme on dit sondage Elab du 16 octobre 1,5% des intentions de vote sondage IFOP le 19 octobre 1% des intentions de vote est-ce que c'est décevant

22:10
Locuteur

?

22:10
Invité politique

non

22:10
Locuteur

c

22:11
Invité politique

'est au contraire c'est une base de départ encore une fois j'ai déclaré ma candidature il y a 15 jours donc vous voyez bien que nous allons petit à petit conquérir cela et ce qui est très intéressant d'abord je vous parlais des parrainages par exemple en quoi c'est un signe ?

22:26
Locuteur

parce

22:27
Invité politique

que ceux que je vois affluer parmi les maires ce sont en grande partie par exemple des maires femmes qui expriment le fait qu'elles sont assez contentes de voir un renouvellement de la classe politique de voir qu'on peut bousculer les choses qu'on peut justement arriver de l'extérieur moi vous savez j'ai pas j'ai pas 30 ans de carrière politique c'est parce que j'ai exercé des professions dans ma vie j'ai monté une entreprise avant ça j'avais été professeur j'ai eu une vie comme tous les français et c'est ça qui permet justement de renouveler les choses

22:57
Locuteur

mais

22:57
Présentateur

pour vous cette candidature se joue quand ?

23:00
Locuteur

c

23:00
Présentateur

'est à dire est-ce qu'il y a la question des 500 signatures vous assurez que vous les aurez est-ce que si vous êtes dans les sondages vous restez relativement bas est-ce qu'il

23:09
Locuteur

y a

23:09
Présentateur

un moment en février vous direz le moment est venu d'arrêter l'aventure ça n'a pas de sens

23:18
Locuteur

la

23:18
Invité politique

question c'est qu'est-ce que cette candidature apporte et ce qui me rassure c'est que les citoyens qui viennent vers nous les élus qui viennent vers nous eux ils voient très bien

23:27
Locuteur

ce

23:28
Invité politique

qu'apporte cette candidature pourquoi ? parce que justement c'est un projet c'est une offre politique qui n'existe pas pour l'instant tout le problème que nous avons c'est d'avoir des projets interchangeables portés par des personnes moi je ne suis pas là en tant que personne je porte un courant idéologique une autre façon de voir les choses c'est-à-dire une façon qui consiste à répondre à la crise que nous voyons qui est une triple crise et même un triple effondrement effondrement économique effondrement de l'école et effondrement de l'autorité de l'état et du pacte démocratique qui est le nôtre

24:03
Présentateur

vous avez été chevènementiste c'est votre famille politique d'origine on va dire en 2002 Jean-Pierre Chevènement avait été tenu en partie responsable du second tour Le Pen-Chirac là

24:14
Locuteur

il y a une perspective

24:15
Présentateur

de second tour Mélenchon-Le Pen est-ce que vous ne craignez pas qu'au fur et à mesure de la campagne il y

24:23
Locuteur

ait

24:23
Présentateur

une pression qui monte pour que des candidatures qui ne seraient pas des candidatures pour aller gagner l'Elysée soient remises en cause et donc

24:30
Locuteur

la vôtre alors

24:30
Invité politique

ma candidature est une candidature pour aller gagner l'Elysée justement parce que c'est une

24:35
Locuteur

réponse c'est

24:37
Invité politique

une réponse au blocage politique dans lequel nous sommes vous voyez à quel point nous avons ces deux offres dont je parlais qui sont identifiées par les français mais qui ne sont pas majoritaires dans le pays dont les français ne veulent pas parce qu'elles fracturent et puis nous avons au milieu

24:53
Locuteur

une forme je vais vous

24:57
Invité politique

répondre justement

24:58
Locuteur

pour

24:59
Invité politique

l'instant nous sommes dans un éparpillement pourquoi ? parce qu'aucune des offres actuelles aucune des candidatures actuelles n'a réussi à débloquer les choses pourquoi ? parce que nous avons des gens qui sont comptables des politiques qui ont été menées depuis 30 ans à divers points de vue que ce soit dans leur courant idéologique ou que ce soit dans leur personne même parce qu'ils sont anciens premiers ministres vous avez des gens qui nous ont menés là où nous sommes comment voulez-vous qu'ils apportent la réponse

25:27
Présentateur

c'est

25:28
Locuteur

ça le sujet

25:28
Présentateur

donc le sens de votre candidature c'est qu'ils sont tous nuls

25:30
Locuteur

? c

25:31
Invité politique

'est pas qu'ils sont tous nuls c'est qu'ils ont échoué ils ont échoué pour des raisons qui sont des raisons idéologiques des raisons politiques et vous parliez de Jean-Pierre Chevènement en 2002 Jean-Pierre Chevènement à l'époque était le seul homme politique qui alertait à cette époque-là sur la désindustrialisation qui alertait sur la perte d'influence de la France à l'international et qui apportait des propositions regardez-les je ne pense pas qu'il se soit trompé ce n'est pas parce qu'il a échoué qu'il s

25:59
Locuteur

'est

25:59
Invité politique

trompé c'est sans doute parce qu'il est arrivé trop tôt

26:01
Locuteur

vous

26:01
Présentateur

avez son soutien aujourd'hui c'est important ?

26:04
Invité politique

c'est extrêmement important et c'est un soutien qui m'honore parce que Jean-Pierre Chevènement fait partie de ces figures

26:10
Locuteur

de

26:11
Invité politique

la vie politique française et je lui rends un hommage infini de ces figures dont tout le monde

26:17
Locuteur

s

26:18
Invité politique

'accorde à dire aujourd'hui qu'il était visionnaire qu'il avait perçu ce qui était en train de se passer la défense qu'il a faite de la France et de l'Etat dans sa capacité à assurer ses missions ses missions d'égalité entre les territoires ses missions régaliennes tout cela

26:39
Locuteur

il

26:40
Invité politique

a été très seul à l'époque mais moi ce que je peux vous dire c'est qu'aujourd'hui tout ce sur quoi il avait alerté

26:47
Locuteur

s

26:48
Invité politique

'est révélé vrai les effondrements que nous voyons aujourd'hui c'est parce que ces alertes n'ont pas été entendues que ce soit sur l'école que ce soit sur l'industrie et de fait je vous citerai Victor Hugo rien n'est plus puissant qu'une idée dont l'heure est venue si maintenant il est possible d'entendre cela et de changer de bifurquer pour ne pas continuer vers l'effondrement ultime alors il faut le faire et c'est maintenant

27:17
Présentateur

qu'est-ce que vous pensez de cette phrase lorsqu'il s'agit du rassemblement national est-ce quelque chose qu'on entend régulièrement après tout c'est leur tour

27:26
Locuteur

mais on

27:27
Invité politique

n'est pas dans une question de répartition d

27:30
Locuteur

'un fromage on parle de la France on parle

27:33
Présentateur

de

27:33
Locuteur

l

27:34
Intervenant

'avenir de nos enfants c'est quelque chose que l'on n'a pas testé vous disiez vous-même que l'une des difficultés pour un certain nombre de candidats c'est d'avoir été aux manettes pendant ces 30 dernières années

27:43
Locuteur

vous

27:43
Invité politique

avez besoin de tester quelque chose quand vous pouvez analyser les propositions qui sont faites et que vous voyez qu'elles ne répondent pas aux besoins de la France moi je n'ai pas envie de tester la fracturation de notre communauté nationale je n'ai pas envie de tester le fait que nous allons nous retrouver potentiellement les uns contre les autres je pense qu'il y a la possibilité aujourd'hui de répondre en fait à toutes les majorités populaires qui se sont manifestées depuis des années que nous disent les français quand on regarde les grands mouvements d'opinion

28:15
Locuteur

que

28:16
Invité politique

les français attendent l'indépendance nationale les français attendent la justice sociale les français attendent une école qui permette la méritocratie et l'ascenseur social et les français attendent l'égalité entre les territoires avec des services publics qui fonctionnent ils attendent également une liberté d'innover d'entreprendre ce message il est clair le problème c'est la carence d'offres politiques donc ce n'est pas encore une fois on n'est pas face à un fromage que les uns et les autres vont se repasser

28:50
Présentateur

juste avant la pause et avec des réponses obligatoirement par oui ou par non pour ou contre est-ce que vous êtes toujours franchement de gauche c'est ce que vous avez dit il y a quelques années

29:00
Invité politique

oui même si je peux accueillir avec plaisir des gens de droite parce que je ne suis pas sectaire mais je viens de la gauche républicaine

29:07
Présentateur

de

29:07
Locuteur

Gaulle

29:08
Invité politique

qui est l'une de vos inspirations était-il un homme de droite

29:11
Locuteur

de

29:12
Invité politique

Gaulle était de France il ne justement comme moi il ne différenciait pas les gens en fonction de leur supposée appartenance

29:18
Intervenant

Stéphane Vernet est-ce que 34 candidats à la présidentielle c'est ce que donne les derniers recensements en la matière est-ce que c'est trop ou est

29:24
Locuteur

-ce

29:24
Intervenant

que c'est bien

29:24
Locuteur

?

29:25
Invité politique

est-ce que 4

29:25
Locuteur

femmes

29:27
Invité politique

à l'élection présidentielle ça vous semble trop

29:29
Locuteur

?

29:31
Présentateur

moi

29:31
Locuteur

je ne crois pas c'est une dimension

29:31
Présentateur

importante ça le fait d'être une femme et d'être candidate

29:35
Locuteur

c

29:35
Invité politique

'est une dimension importante ça fait partie de ce que je suis ça fait partie c'est ce qui dicte mes inquiétudes j

29:42
Locuteur

'ai trois enfants

29:43
Invité politique

je me sens responsable

29:44
Locuteur

c'est une candidature féministe ou

29:45
Invité politique

pas ?

29:46
Locuteur

je

29:46
Invité politique

suis une féministe du faire c'est-à-dire que je crois au modèle d'identification et je crois que les femmes doivent absolument prendre leur place dans la vie publique on

29:55
Présentateur

va revenir sur tout ce que vous avez envie de faire Natacha Polony candidate à l'élection présidentielle invité de ce grand jury ce dimanche on se retrouve dans un instant

30:03
Locuteur

suite

30:12
Présentateur

du grand jury présenté par Olivier Bost Natacha Polony candidate à l'élection présidentielle et l'invité de ce grand jury Tam Tranui pour Public Sénat et Stéphane Vernet pour Ouest France sont à mes côtés pour vous interroger

30:26
Locuteur

le

30:29
Présentateur

grand jury questions des lecteurs

30:31
Locuteur

des

30:32
Présentateur

questions des lecteurs recueillies par Ouest France

30:35
Intervenant

Stéphane Vernet

30:35
Locuteur

Natacha

30:36
Intervenant

Polony on a reçu beaucoup de questions des lecteurs et de lecteurs qui sont curieux de connaître votre programme et qui demandent des détails sur un certain nombre de points précis notamment sur la retraite je cite quelques-uns de ces lecteurs donc Eric de Bordeaux Dominique de Ramonville Saint-Aigne en Haute-Garonne Nathalie de Saint-Philibert de Grand-Lieu en Loire-Atlantique ou Bruno Danonnet en Ardèche qui nous demandent que ferez-vous pour les carrières longues ?

31:00
Invité politique

Nous allons évidemment prendre en compte les carrières longues et la pénibilité mais dans le cadre et je suis pour cela d'une réforme à points c'est-à-dire que c'était quelque chose qui était accepté par la majorité des français et notamment par la CFDT le syndicat majoritaire en 2019 ça a été torpillé par la demande d'Edouard Philippe d'ajouter un âge pivot à 64 ans qui est le contraire absolu de la philosophie d'une réforme à points or pour

31:25
Locuteur

ma part tout le monde

31:26
Présentateur

avait compris que la valeur du point risquait de baisser ensuite et les retraites baissaient

31:29
Locuteur

à la suite c

31:29
Invité politique

'est en effet assez complexe et il faut rentrer

31:33
Locuteur

dans les détails c'est pour

31:35
Invité politique

ça qu'il va falloir en fait relier la question des retraites à la question beaucoup plus large du temps de travail tout au long de la vie et donc de la façon dont petit à petit nous redressons notre économie on ne peut pas faire véritablement une réforme des retraites comme on le fait depuis des années c'est à dire en excluant la réflexion sur l'âge d'entrée sur le marché du travail nous sommes un pays où on rentre très tard sur le marché du travail en excluant cela de la façon dont on recrée de l'emploi parce qu'en fait les actifs pour l'instant portent toute la protection sociale et derrière si on leur demande à eux de travailler plus longtemps sans faire participer l'ensemble de la population notamment les retraités actuels et en particulier les plus aisés on n'arrive pas à faire passer une réforme des retraites

32:26
Locuteur

pour être

32:26
Présentateur

précis ça veut dire quoi faire participer les retraités actuels ça veut dire augmenter moins leurs pensions

32:33
Invité politique

revenir

32:33
Locuteur

sur les 10% pour les plus

32:34
Invité politique

hautes retraites travailler sur une désindexation en fonction évidemment du revenu de ces retraités et ça veut dire par exemple leur demander de renoncer aux 10% d'abattement ce qui est fait actuellement de la part de certains partis politiques et ce qui était prévu dans le budget c'est-à-dire leur expliquer en fait à eux et à tous les français que nous sommes dans le même bateau et que si le pays s'appauvrit si nos jeunes ne peuvent plus se loger ne peuvent plus faire d'enfants nous ne pourrons pas financer notre modèle social or ce que je veux c'est préserver ce modèle social parce qu'il est la grandeur de la France

33:14
Intervenant

sur la contribution de tous on a Rémi de l'en-des-vent dans le Morbihan qui nous demande si vous iriez jusqu'à préconiser que toutes les retraites supérieures au salaire médian soient plafonnées non ça c'est excessif pour vous

33:26
Invité politique

? ça c'est excessif le salaire médian c'est 2228 euros par mois et puis surtout ça dépend totalement de la situation des retraités eux-mêmes ça n'est pas la même chose de vivre en région parisienne ou de vivre dans un département comme par exemple la Corrèze ou la Creuse ce n'est pas la même chose d'être propriétaire de son logement ou d'être locataire il faut prendre en compte ces différences sinon on est forcément injuste et je pense que c'est en garantissant justement l'entrée dans cette complexité en faisant en sorte de garantir une justice sociale et fiscale qu'on fera participer tout le

34:01
Locuteur

monde

34:01
Invité politique

donc

34:01
Présentateur

système à points et quelque part retraite à la carte la

34:06
Invité politique

capacité des individus

34:07
Locuteur

la dernière fois ça a

34:07
Présentateur

terminé

34:08
Locuteur

en usine à gaz

34:08
Présentateur

pardon

34:09
Locuteur

la

34:09
Présentateur

dernière fois ça a terminé en usine à gaz

34:10
Invité politique

non ça s'est terminé encore une fois parce que derrière cela il y avait la volonté d'imposer systématiquement et de façon indéterminée un allongement sans tenir compte de la pénibilité des différences de carrière on ne peut pas ne pas prendre en compte le fait que je veux dire quelqu'un comme moi qui est rentré à 27 ans sur le marché du travail et qui exerce un métier qui n'est pas pénible ne doit pas partir au même moment que quelqu'un qui a commencé à 20 ans et qui exerce un métier épuisant c'est inadmissible autre

34:41
Intervenant

question des lecteurs pour vous Alexis de Mulhouse dans le Haut-Rhin nous demande quelle place pour l'écologie dans votre programme il trouve qu'on ne vous entend pas sur ce sujet pourquoi

34:51
Locuteur

?

34:51
Invité politique

alors j'ai pris la parole récemment sur ces questions d'écologie parce que c'est un sujet absolument essentiel et l'été que nous venons de passer nous montre à quel point il faut agir et de même je crois que c'est une part importante du malaise de nos lycéens donc il y faut une réponse ma réponse elle part d'un constat le système dans lequel nous sommes qui consiste à faire fabriquer à l'autre bout du monde des produits qui nous sont vendus par la publicité et les réseaux sociaux alors même qui ne sont pas forcément très utiles et qui traversent la planète entière est une absurdité écologique donc nous devons

35:26
Locuteur

tenir compte du fait c'est pour la

35:26
Présentateur

déconsommation c'est ça ? une baisse

35:28
Locuteur

de l'art ?

35:28
Invité politique

oui pour la production sur le sol français selon nos normes parce que c'est à partir de là que nous allons pouvoir maîtriser justement ces normes écologiques et faire en

35:37
Locuteur

sorte de produire mieux de

35:39
Présentateur

produire à bas coût en France sur des produits de grande consommation et sans grande valeur ajoutée vous pensez que c'est ça la solution pour la France

35:48
Locuteur

?

35:48
Invité politique

la solution n'est pas de produire à bas coût la solution est d'aller petit à petit vers une production plus vertueuse et une production qui respecte nos normes et qu'on ne met pas en concurrence avec le reste du monde deuxième point je crois en un état planificateur je prends un exemple nous avons besoin d'une grande politique de l'eau nous avons vu là encore cet été nous avons des villes qui désormais ne peuvent plus avoir leur propre eau on est obligé de donner aux gens des bouteilles parce que les régies

36:22
Locuteur

sont à sec les nappes

36:23
Invité politique

phréatiques sont à sec que faut-il faire

36:26
Locuteur

? un

36:26
Invité politique

grand plan d'infrastructure 20% de notre eau part dans des tuyauteries défectueuses derrière il faut un plan de stockage de l'eau là où c'est nécessaire pas de façon indéterminée et justement réparer est-ce qu'après d

36:39
Locuteur

'une manière générale

36:40
Présentateur

pour terminer sur l'écologie vous êtes contre toute écologie qui serait quelque part contraignante c'est-à-dire qui pousse soit par des taxations soit par des obligations

36:51
Locuteur

de comportement ce qui me dérange c

36:52
Invité politique

'est quand on fait porter l'écologie sur les plus pauvres et ceux qui n'ont pas le choix quand on explique aux gens que alors même qu'on a éloigné leur lieu de travail de leur lieu de vie et qu

37:02
Locuteur

'on

37:02
Invité politique

les a rendus dépendants de la voiture parce qu'on n

37:05
Locuteur

'a

37:05
Invité politique

pas prévu de train on vient leur expliquer qu'ils sont comptables de la fin du monde ça c'est inacceptable et c'est pour ça que je prône une politique d'investissement et d'investissement productif mais quand vous avez un grand plan d'infrastructure comme par exemple des infrastructures ferroviaires comme par exemple un plan d'électrification et bien en fait vous recréez de la valeur sur les territoires et donc vous ne faites pas porter ça sur les plus pauvres j'ajoute une chose la France doit devenir leader du recyclage pour des raisons écologiques et pour des raisons d'indépendance les matières premières que nous n'avons pas nous devons être capables grâce à nos ingénieurs grâce à nos chercheurs de les récupérer sur les produits que nous avons déjà et de les réutiliser

37:46
Locuteur

une

37:46
Présentateur

question sur un secteur que vous connaissez l'éducation Stéphane Vernet

37:49
Intervenant

Laurence de Laval en Mayenne nous dit dans l'éducation l'objectif des années 80 était d'amener 80% des élèves au bac nous pouvons constater le résultat déplorable dit Laurence pourrait-on envisager comme ambition de cette campagne présidentielle d'atteindre 60% des jeunes à l'emploi avant leurs 25 ans

38:05
Locuteur

?

38:06
Invité politique

Mais bien entendu et

38:07
Locuteur

tout

38:08
Invité politique

simplement avec une grande loi de programmation de l'école qui revienne sur toutes les erreurs qui ont été faites c'est un sujet sur lequel je me penche et sur lequel j'alerte depuis 25 ans à l'époque il était totalement impossible tabou de dire que nous étions en train de détruire l'école républicaine donc quel plan doit-on mettre en oeuvre ?

38:30
Locuteur

D

38:30
Invité politique

'abord lutter contre la crise des vocations les professeurs aujourd'hui manquent c'est ce que nous disent nos lycéens pourquoi ils manquent ? parce qu'ils sont mal payés et parce qu'ils sont maltraités vous les comprenez ces

38:40
Intervenant

professeurs vous-même avez été enseignant

38:42
Invité politique

pendant

38:43
Locuteur

quelques

38:43
Intervenant

mois

38:43
Invité politique

alors

38:44
Locuteur

j'ai

38:44
Invité politique

enseigné dans l'éducation nationale pendant un an et pendant neuf ans dans le supérieur et je peux vous dire que les conditions dans lesquelles on fait vivre les professeurs français sont indignes et que nos professeurs du secondaire sont payés deux fois moins par exemple que leurs homologues allemands c

38:59
Locuteur

'est pour ça que vous

39:00
Présentateur

aviez abandonné l'éducation ?

39:02
Locuteur

ah

39:02
Invité politique

non moi

39:03
Locuteur

j'ai abandonné

39:03
Invité politique

j'ai poursuivi l'enseignement parce que j'adorais ça mais en même temps je faisais du journalisme et petit à petit l'un et l'autre n'étaient plus compatibles mais vous savez transmettre c'est quelque chose d'extraordinaire essayer d'éveiller chez des jeunes l'envie de comprendre d'aimer c'est ça qui est fondamental poser une augmentation de salaire des enseignants de 20 à 30% comment est

39:27
Locuteur

-ce

39:27
Invité politique

que vous

39:27
Locuteur

y arrivez

39:28
Invité politique

? petit à petit ce sera un coût pour la nation à terme c'est-à

39:32
Locuteur

-dire

39:32
Invité politique

il ne s'agit pas de commencer d'emblée par 20 ou 30% il s'agit de monter en puissance progressivement à terme en effet ça coûte environ 10 à 12 milliards mais à terme pas tout de suite donc ça rentre dans le cadre d'une

39:46
Locuteur

politique

39:47
Invité politique

budgétaire c'est justement pour ça que j'y venais on ne fait pas ça tout de suite bien sûr on s'appuie pour moitié sur une réorganisation de l'ensemble du système par exemple sur la suppression de certaines filières qui ne fonctionnent pas qui ne mènent pas à l'emploi par la redistribution des moyens et l'autre partie est financée par une réorganisation de l'état et par justement une augmentation de la production mais surtout c'est d'ailleurs pour ça que pour l'instant je m'en réjouis il y a plutôt un consensus sur la nécessité d'augmenter les professeurs mais ça ne suffira pas vous devez aussi revoir la formation des professeurs par des écoles normales 2.0 nouvelles qui permettraient de transmettre les méthodes dont on sait qu'elles marchent et surtout l'enjeu et ça ça va parler à toutes les familles rétablir le thermomètre faire en sorte que des élèves des enfants sachent exactement quel est leur niveau et pour ça il faut rétablir des critères objectifs c'est-à-dire utiliser davantage les évaluations que nous faisons c'est-à-dire mettre en place des certifications anonymes tout ce qui va permettre à un jeune de ne pas être laissé dans l'angoisse au moment de Parcoursup parce qu'il est incapable de savoir si les filières qu'il demande vont fonctionner et dernier point

40:59
Locuteur

nous

40:59
Invité politique

envoyons nos jeunes à l'abattoir et c'est scandaleux

41:02
Locuteur

là

41:03
Invité politique

pourquoi vous avez des jeunes lycéens dans la rue parce qu'ils savent très bien que toute une part des filières vers lesquelles on les envoie ne mèneront à aucun emploi et là nous maintenons dans les lycées pros et les bacs techno des filières du tertiaire qui mènent à moins de 30% d'insertion professionnelle et

41:21
Locuteur

on

41:21
Invité politique

continue à y envoyer des jeunes

41:22
Locuteur

c

41:23
Présentateur

'est scandaleux pour bien répondre à l'électrice de West France vous êtes bien pour que les jeunes travaillent plus tôt

41:30
Locuteur

mais

41:30
Invité politique

bien entendu on a allongé la durée d'études tout en vidant les diplômes de leurs fonctions en fait on sur scolarise nos jeunes mais on les sous-instruit c'est un mensonge vis-à-vis d'eux ils se codent un jour contre le mur

41:46
Locuteur

une dernière

41:46
Présentateur

question des

41:47
Intervenant

lecteurs question de société Stéphane Vernet Catherine de Lésignan-Corbière dans l'Aude nous demande ce que vous comptez faire contre le burqa le niqab le voile dans la rue elle, elle dit donc Catherine je propose l'interdiction totale de ces signes religieux dans tout l'espace public et vous

42:02
Locuteur

alors il

42:05
Invité politique

faut répondre à Catherine que la laïcité à la française

42:08
Locuteur

est

42:09
Invité politique

la meilleure manière de répondre aux problèmes notamment d'entrisme islamiste que nous voyons se développer sur notre territoire

42:17
Locuteur

donc pas l'interdiction dans l

42:19
Intervenant

'espace public

42:19
Invité politique

par la laïcité la laïcité n'est pas seulement la loi de 1905 qui elle

42:26
Locuteur

est

42:26
Invité politique

une loi qui en effet régule les rapports et donc on ne va pas interdire le voile dans l'espace public parce qu'on n'interdit pas il faut bien comprendre ce qu'on appelle l'espace public c'est la rue vous y êtes en tant qu'individu privé donc vous avez le droit de manifester votre religion le problème que nous avons c'est en fait un combat culturel qui est de faire comprendre ce qu'est la laïcité et notre pacte politique je le dis la laïcité n'est pas un principe juridique c'est un principe politique c'est le fait que nous formons une communauté nationale d'individus qui décident de leur loi en dehors d'une loi divine et ça ça doit s'expliquer aux jeunes ce n'est pas contre eux ce n'est pas contre une religion que la laïcité est mise en place c'est au contraire pour libérer les individus parce que personne ne doit être assigné à sa à sa supposée origine à sa supposée communauté il n'y a pas de communauté et d'ailleurs je pense que dans les médias et dans le monde politique il faudrait faire attention à ça il n'y a pas d'autre communauté que la communauté nationale en France donc c'est un principe de liberté chacun peut choisir son destin et la république viendra protéger ce choix

43:37
Présentateur

Natacha Polony je rappelle que vous êtes candidate à la présidentielle dans cette course comment regardez-vous l'éruption de David Lysnard et de sa dynamique

43:46
Locuteur

? alors c

43:48
Invité politique

'est très intéressant parce que je remarque que David Lysnard par exemple propose 300 milliards d'économies c'est-à-dire plus des deux tiers du budget des recettes globales de l'état ce qui est quand même assez surprenant c'est un peu un concours à celui qui a la plus grosse tronçonneuse actuellement et premier point j'observe qu'il apprécie beaucoup Ravier Milley ces 32 000 entreprises qui ont fermé en Argentine depuis l'arrivée de Ravier Milley donc je suis un peu inquiète

44:18
Locuteur

mais ça ne correspond

44:19
Présentateur

pas à une attente alors

44:22
Locuteur

ce

44:22
Invité politique

que je crois moi c'est que la situation dans laquelle nous sommes ne vient pas du fait que nous avons trop d'état

44:29
Locuteur

nous

44:30
Invité politique

avons une inflation administrative nous avons une administration qui vient nous expliquer à quelle hauteur doit être la barrière devant une école à quelle hauteur doit être un extincteur dans une entreprise ça c'est une folie furieuse en revanche

44:44
Locuteur

nous

44:44
Invité politique

en sommes là parce que nous avons petit à petit privé l'état de ces moyens d'action quand vous n'avez plus de services publics quand vous n'avez plus de gares on les ferme on a fermé 1000 kilomètres de voies ferrées sur les 10 dernières années quand vous n'avez plus la possibilité que vos forces de l'ordre luttent contre les casseurs et contre les pillards ce qu'il nous faut c'est un état qui soit remis à sa place et qui est les moyens d'action

45:11
Présentateur

toujours pour parler de cette affiche présidentielle il y

45:14
Locuteur

a

45:14
Présentateur

une primaire chez les sociodémocrates l'idée d'une primaire au sein du bloc central un peu élargi et relancé notamment par Gabriel Attal est-ce que vous pourriez vous inscrire dans une logique de primaire ?

45:24
Invité politique

non mais

45:25
Locuteur

on

45:26
Invité politique

va organiser une primaire des repêchés de la Macronie justement parce que visiblement Gabriel Attal si j'ai bien compris arrive autour de 5% dans les sondages donc il se sent très très seul il a besoin donc de se rassembler avec ses camarades je ne vois pas ce que j'irais faire dans

45:45
Locuteur

une

45:46
Invité politique

primaire

45:47
Locuteur

qui rassemblerait tous ces gens qui ont peur

45:49
Invité politique

du peuple français et de ses choix

45:51
Locuteur

alors

45:51
Présentateur

une autre question sur votre positionnement idéologique est

45:54
Locuteur

-ce

45:54
Présentateur

que vous n'êtes pas quelque part un peu le nouveau François Bayrou c'est-à-dire un constat implacable de l'état de la France l'idée que les politiques tous ceux qui ont oeuvré jusque-là ont été dans des logiques partisanes vaines et qu'ils ont échoué et qu'il faut tout changer on a vu qu'une fois aux manettes c'est parfois plus difficile

46:12
Invité politique

alors François Bayrou a eu le mérite d'alerter sur la question de la dette et il avait parfaitement raison

46:19
Locuteur

la

46:20
Invité politique

politique que je propose pour ma part est une politique économique qui n'a pas été pratiquée depuis des décennies alors même que c'est la seule qui permettra d'empêcher l'amplification

46:31
Locuteur

de notre dette vous dénoncez

46:31
Présentateur

un système économique qui détruit les classes populaires et les classes moyennes c'est quoi votre solution ?

46:36
Locuteur

vous

46:36
Présentateur

voulez changer de système économique

46:38
Locuteur

?

46:39
Invité politique

ce que je veux c'est rappeler une évidence économique

46:43
Locuteur

il

46:44
Invité politique

n'y a pas à choisir entre le redressement de nos finances publiques et le redressement productif puisque les deux vont de pair c'est par le redressement productif qu'on va sortir de la situation dans laquelle nous

46:54
Locuteur

sommes et ça

46:54
Invité politique

on l

46:54
Locuteur

'a déjà entendu

46:54
Présentateur

c'était l'une des bases du macronisme de dire on relance par la consommation on relance aussi par

47:00
Locuteur

l'investissement alors on ne relance pas par la consommation

47:01
Présentateur

non mais par la consommation et aussi par l'investissement et donc la croissance va amener et va régler tous nos problèmes de financement et de dette c'était l'idée de base du macronisme le

47:10
Invité politique

macronisme a voulu relancer par le ruissellement en favorisant les grands groupes qui sont déjà les plus favorisés dans notre système économique en ouvrant la France à des capitaux étrangers à travers notamment Choose France qui est en fait un pillage de nos actifs stratégiques donc c'est exactement l'inverse de ce que je propose puisque ce que je propose c'est une véritable politique de production sur le sol français c'est à dire de prioriser systématiquement ce qui fait que l'argent des contribuables français l'argent de l'état va retourner dans l'économie je vous donne un exemple il y a un domaine où ça marche parce que c'est le seul domaine où nous avons préservé une industrie extrêmement puissante c'est l'industrie de défense aujourd'hui quand vous dépensez un euro dans la défense c'est à deux ou trois ans un euro vingt qui retourne dans l'économie française et à échelle de cinq ou six ans plus d'un euro cinquante voire un euro soixante il y a des investissements qui justement enrichissent le pays mais pour ça il faut utiliser les outils la commande publique la défense de nos intérêts vitaux et la structuration en filière ça va être le cas par exemple sur l'IA

48:21
Locuteur

l

48:22
Invité politique

'IA est un domaine extrêmement j'allais dire physique et matériel c'est à dire que pour avoir de l'IA il faut produire des aimants il faut produire des terres rares il faut avoir des data centers donc il faut une énergie décarbonée ce sont les conditions d'une

48:37
Locuteur

réindustrialisation vous avez parlé

48:39
Intervenant

de grand groupe Total Energy affiche des bénéfices records avec une hausse de son bénéfice net de 124% sur un an vous êtes toujours pour les super profits c'est un argument je suis pour la taxation des super profits pour la taxation des super profits pardon c'est un argument en faveur mais qu'est-ce que vous feriez si Patrick Pouyanné mettait sa menace à exécution c'est-à-dire ne plus plafonner les prix à la pompe lui qui estime que c'est tirer une balle dans le pied d'un champion français

49:03
Locuteur

alors

49:04
Invité politique

c'est justement pour ça que je propose une taxe sur les produits pétroliers flottante qui va permettre de faire baisser le prix pas seulement chez Total pas seulement pour amener tous les consommateurs dans une seule enseigne mais pour bénéficier à l'ensemble des français c'est un dispositif évidemment qui n'a pas vocation à être pérenne parce qu'il coûte l'avantage qu'elle soit flottante plutôt que de baisser indistinctement les taxes c'est que quand le prix des carburants quand le prix des carburants redescend vous remontez

49:38
Locuteur

les taxes sur la taxation des

49:38
Intervenant

super profits c'est là-dessus qu'il dit qu'il mettra une menace à exécution

49:43
Locuteur

oui

49:44
Invité politique

en effet et bien nous n'avons pas et la République française n'a pas à se soumettre à la volonté d'un grand groupe qui est largement favorisé par le système français et je me réjouis qu'il y ait des grands groupes qui s'enrichissent du moment qu'ils font preuve de solidarité en respectant la justice fiscale par exemple

50:05
Locuteur

tout

50:08
Présentateur

est politique

50:09
Locuteur

Natacha

50:10
Présentateur

Polony vous dites qu'il faut refuser l'escalade militaire avec la Russie qu'est-ce que ça veut dire précisément est

50:17
Locuteur

-ce

50:17
Présentateur

que ça veut dire que la France et l'Europe sont dans une escalade militaire

50:20
Locuteur

c

50:21
Invité politique

'est pas la France et l'Europe la situation est préoccupante et nous voyons qu'elle peut déraper et le rôle de la France qui est je le rappelle une puissance dotée de l'arme nucléaire qui a un siège au conseil de sécurité est d'oeuvrer pour la paix c'est-à-dire

50:38
Locuteur

de

50:39
Invité politique

profiter de ce moment où la Russie se retrouve obligée de dépendre de la Chine et donc a besoin

50:46
Locuteur

de

50:47
Invité politique

discuter de profiter de ce moment pour que la France et les Européens soient autour de la table parce que ce qui se passe actuellement

50:56
Locuteur

vous

50:56
Présentateur

m'expliquez

50:56
Locuteur

pas cette phrase refuser

50:57
Présentateur

l'escalade militaire

50:58
Locuteur

oui

50:59
Invité politique

refuser l'escalade militaire ça veut dire expliquer que le rôle de la France est de mettre fin à un conflit qui aujourd'hui est gelé depuis des mois et qui hélas est en train de détruire l'Ukraine et de la détruire de façon absolument tragique je rappelle que cette guerre est une guerre très sale une guerre où sont testées toutes les horreurs possibles aujourd'hui

51:22
Présentateur

donc ça veut dire vous dites il faut discuter avec la Russie

51:24
Locuteur

oui

51:24
Invité politique

bien sûr

51:25
Présentateur

on

51:26
Locuteur

ne discute qu'avec

51:27
Invité politique

ses ennemis vous savez c

51:28
Locuteur

'est le principe de la diplomatie mais sauf que

51:29
Présentateur

Vladimir Poutine le refuse et la façon dont il pose la possibilité d'une discussion fait que toute discussion est aujourd'hui impossible pour

51:36
Invité politique

l'instant les discussions sont en train d'être menées absolument partout sauf justement autour de notre table et c'est cela qui m'inquiète c'est à dire qu'aujourd'hui les discussions sont en train de reprendre avec Donald Trump donc sans tenir compte de

51:50
Locuteur

la volonté des Européens sur des bases

51:51
Présentateur

commerciales qui n'ont rien

51:52
Locuteur

à voir avec une recherche de la paix et

51:54
Invité politique

bien justement c'est pour cela de même nous avons des pays européens qui mènent des initiatives je rappelle par exemple que là actuellement à Kaliningrad le conseiller de Vladimir Poutine Dimitriev rencontre des membres du patronat allemand c'est à dire que les uns et les autres en fait poursuivent leurs propres intérêts c'est pour ça qu'il faut sortir de cette logique de destruction progressive de la solidarité européenne et il faut surtout faire en sorte de pousser

52:22
Locuteur

l'avantage actuel vous

52:23
Présentateur

êtes en train de dire que les Allemands sont ambigus sur la question de l'Ukraine aujourd'hui

52:28
Invité politique

les Allemands

52:29
Locuteur

ont

52:30
Invité politique

toujours défendu

52:31
Locuteur

un

52:32
Invité politique

lien avec la Russie je rappelle que le modèle allemand à une époque où il était d'ailleurs vanté même en France reposait sur la dépendance au gaz russe bon marché la dépendance aux parapluies nucléaires américains et la dépendance aux exportations chinoises et on nous expliquait qu'il fallait nous caler sur ce modèle là qui était forcément meilleur que le nôtre pour ma part je ne crois pas je crois que la France doit poursuivre le retour de ses budgets militaires pour justement se positionner comme une nation forte doit refuser systématiquement toutes dépenses militaires en Europe qui favorisent l'industrie américaine Ursula von der Leyen a expliqué il y a encore quelques semaines qu'il fallait aller acheter des missiles patriotes et les allemands signent encore maintenant des accords avec

53:21
Locuteur

l'industrie

53:22
Invité politique

de défense américaine c'est notre vassalisation pour des années la

53:27
Locuteur

France doit porter

53:28
Invité politique

la paix et l'indépendance

53:29
Présentateur

merci beaucoup Natacha Polony pour ce grand jury bon dimanche à tous on se retrouve la semaine prochaine

53:34
Locuteur

Sous

53:34
Présentateur

-titrage ST'

53:34
Locuteur

501