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InterviewEurope 1 (sur YouTube)· 24 septembre 2026 7 minComplaisantFond programmatiqueRetraitesÉconomie & entreprises

Retraite : "Il n'y a pas de déficit caché", assure Bertrand Martinot

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 80 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:39OuverteRéponse directe

    La Cour des comptes récuse le terme de déficit caché. Pouvez-vous expliquer simplement cette affaire ?

  • 1:56OuverteRéponse directe

    Comment calcule-t-on le déficit des retraites avec les subventions et taxes ?

  • 3:53OuverteRéponse directe

    Quels sont les taux de cotisation pour les fonctionnaires vs privé ?

  • 5:13OuverteRéponse directe

    Quelles solutions pour contenter le contribuable sur ce sujet ?

  • 5:48OuverteRéponse directe

    L'État subventionne-t-il aussi les caisses de retraite du privé ?

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

7h 9h Europe matin. [musique] Il est 7h11 sur Europe 1. Dimitri Pavlenko. Vous recevez ce matin l'économiste Bertrand Martinau. Bonjour Bertrand Martinau. Bonjour. Bienvenue sur Europin. Je je vais citer votre dernier livre puisqu'il est il [musique] tombe pile en ce cette période où l'on reparle massivement des retraites. J'ai cotisé jit mensonge et vérité sur les retraites s paru aux éditions Herman en mai en mai 2026 pour tout comprendre des enjeux de bah l'un des aspects de la question qui va nous intéresser ce matin. Comment l'État fait-il pour maintenir à flot la caisse de retraite des fonctionnaires ? Bah c'est simple he tout ce que les cotisations ne couvrent pas. Il le comble avec de l'argent du contribuable en l'appelant subvention d'équilibre.

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Mais la Cour des comptes à creuser un peu plus avant le sujet, elle récuse le terme de déficit caché. C'est l'accusation qui est lancée depuis plusieurs années par plusieurs experts du sujet. Bah vous notamment Bertrand Martinau, est-ce que vous pouvez expliquer simplement aux auditeurs d'Européin le fond de cette affaire ? Alors euh d'abord, il n'y a pas de déficit caché au sens où euh le déficit de l'État n'est pas bidouillé, hein. [grognement] Euh l'année dernière euh l'ensemble et et de manière générale l'ensemble du déficit public, c'est-à-dire même si on y met les la la sécurité sociale, les collectivités locales et cetera, n n'est pas bidouillé. Il était d'à peu près 152 milliards en 2025. Donc la question en fait qui nous qui tarde tous les experts

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et puis euh là en l'occurrence aussi la Cour des comptes, c'est quelle est la part de cette déficit qui est explicable par les retraites. C'est là que porte le sujet. Pendant longtemps, la Cour des comptes a expliqué qu'il y avait pas de il y avait quasiment pas de déficit des retraites en fait. Et en fait, tout dépend de la façon dont on compte. En fait, le sujet est assez simple. En en si les retraites n'étaient financées que par des cotisations, la calcule du déficit serait très simple. Il suffirait de faire l'écart entre les dépenses de de retraite et puis les cotisations. Le problème c'est que comme vous l'avez dit tout à l'heure, en fait le système de retraite est financé par tout un tas de subventions, d'équilibre dans tous les sens, des affectations de recettes aussi

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de de taxes et cetera. Et donc on a du mal à savoir exactement quel est ce déficite de retraite. Il y a pas de de vraie solution. On a un équilibre de façade mais si on creuse un petit peu alors en gros, il y a une façon une façon très simple de comprendre le sujet. Les retraites, c'est un/art de la dépense publique. Bon, donc on peut considérer que la contribution des retraites à l'ensemble du déficit public, ça doit être à peu près un/4. Voilà. Et donc 1/4 de 150, ça fait un peu moins de 40 milliards. Ça, on peut considérer que c'est à peu près ça la contribution des retraites aux déficites publics. Dit autrement, à chaque fois que dans ce pays 1 € de d'argent public est dépensé, il y en a à peu près 10 % qui sont qui sont empruntés en fait. C'est-àdire qu'à

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chaque fois que vous dépensez 1 € vous empruntez 10 centimes. C'est vrai pour les dépenses d'éducation, c'est vrai pour les dépenses militaires, c'est sans doute vrai aussi pour les dépenses de retraite. On en fait tout ça est un pot commun. Voilà. Alors ensuite, il y a un sujet particulier sur les retraites des fonctionnaires de l'État. Effectivement et alors justement quel est le sujet justement où où est où est le scandale d'une certaine manière ? Parce que cette histoire du déficit caché, c'est une épine dans le pied de l'État. C'est simplement que comptablement ce qui se passe, c'est que dans le le compte de l'État aujourd'hui, le déficit le le le la caisse, il y a c'est pas une caisse mais la le système de retraite des fonctionnaires de l'État, par définition, il est à l'équilibre.

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C'est-à-dire qu'il bénéficie d'une subvention de l'État qui compense exactement les pensions qui sont versées. Oui. Quel que soit le déséquilibre, quel que soit c'est si demain si demain vous doublez demain matin vous doublez la pension des fonctionnaires, vous n'avez pas creusé d'un € le déficit des retraites. C'est ça l'abération. Bien entendu, vous avez creusé le déficit de l'État parce que par ailleurs, mais ce cette augmentation n'est pas attribuable n'est pas attribuée au déficit des retraites. Alors ce qu'essaie de faire la cour des comptes, c'est de dissocier dans ce dans ces 65 milliards de de pensions, de dissocier ce qui devrait être une cotisation normale d'un employeur normal et de ce qui serait une subvention d'équilibre qui vient de toute façon, il faut bien les payer ces

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pensions. Alors justement, je je vais donner les chiffres. les les employeurs du privé, leur taux de cotisation légale pour les retraites de leurs salariés, c'est 16,5 % du salaire brut. Bon, pour l'État, les fonctionnaires, c'est 82 % que l'État côtise pour les fonctionnaires du civil de l'État et c'est 126 % pour les militaires. Autrement dit, on est dans un système irresponsable dans la mesure où on sait pertinemment que les cotisations ne financent plus du tout le système des retraites et cet argent public, il faut bien le prendre quelque part et c'est avec l'argent des Français. Donc là, on est tous finalement concernés par ce sujet des du financement des retraites des fonctionnaires. Oui, mais de toute façon, les 65 milliards de toute façon, il faut les

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payer sauf abaisser les pensions des fonctionnaires évidemment et de toute façon, ce sera l'argent du contribuable, quelle que soit la façon dont on le fait. Le le sujet, c'est de d'essayer de distinguer ce qui est une cotisation d'un employeur normal et de ce qui ce qui va au-delà. Voilà. Et donc là, la Cour des comptes essaie de faire le le calcul et considère en fait que si le taux de cotisation don que vous évoquez est tellement élevé, en fait, c'est pour deux raisons. D'abord, la cotisation n ne porte que sur le traitement des fonctionnaires et non pas sur la totalité du salaire comme ce qui est le cas dans le secteur privé. Et les traitements, les les primes représentent à peu près 25 % du salaire. Donc déjà, l'assiette est plus faible. Donc c'est normal que le taux soit plus

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élevé. Donc il y aurait plusieurs solutions finalement à ça, Bertrand Martinau pour contenter le contribuable qui peut se sentir choqué de se dire l'argent qu'on devrait employer pour la police ou pour l'éducation nationale, finalement, il va payer des pensions de de retraite à des fonctionnaires qui ne qui ne qui ne travaillent plus. Mais alors, qu'est-ce qu'on fait par pas par par rapport par rapport à cela ? Parce que si on était dans un système privé, d'ailleurs, je pourrais aussi vous poser la question, est-ce que l'État subventionne aussi pour l'équilibre des des caisses de retraite du privé comme il le fait pour l'état ? Bien entendu, il il a il fait une subvention d'équilibre d'un peu plus de 7 milliards à des régimes spéciaux SNCF, RATPCA qui

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sont en voie d'extinction mais enfin il faut quand même équilibrer démographiquement. C'est des régimes qui sont totalement totalement déséquilibrés. Donc bien sûr que l'État fait ça, mais il y a une deuxième raison, mais vous l'avez souligné tout à l'heure Dimitri Plenko, c'est le déséquilibre démographique. C'est-à-dire que il y a aujourd'hui il y a un peu plus de fonctionnaires retraités qu'il y a de fonctionnaires actifs. Donc c'est la grande explication qui fait que les taux pour équilibrer tout ça, les taux employeurs sont gigantesques. Et ce que propose la Cour des comptes, c'est de distinguer ce qui est un taux d'employeur normal et qui serait facturé au ministère et ce qui serait une subvention d'équilibre général. Oui. Autrement dit une clarté contable.

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C'est une clarté qu'on c'est un problème de transparence et de clarté. En aucun cas, ça ne permettrait d'économiser 1 € de toute façon c'est 65 milliards, il faut bien les payer d'une manière ou d'une autre. Bon, en fait, on saura exactement ce qui vient des cotisations des retraités des fonctionnaires eux-mêmes. Ce que l'État comme verse comme subvention d'équilibre, on y verrait plus clair. Ça ne résoudrait pas notre problème parce que dans tous les cas, que ce soit une subvention, que ce soit des cotisations, c'est l'État qui paye de toute façon et l'État n'existe pas. C'est l'État, c'est quand même les contribuables. [grognement] Voilà. Donc c'est une question de transparence comptable et de faire apparaître le poids exact du déficit public des des fonctionnaires

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qui n'apparaît pas aujourd'hui. Et ça c'est quand même un sujet à l'heure où on cherche des milliards d'euros aussi pour combler les déficits. Merci Bertrand Martinau. Je redonne le titre de votre ouvrage. J'ai cotisé, j'y ai droit. [musique] Tout le monde sera d'accord avec ça. Mensonge et vérité sur les retraites séparus chez Herman édition au mois de mai dernier. Bonne journée à vous. Il est 7h.