"Nous allons vivre les 10 années les plus folles de l’histoire !" avec Alain Madelin
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour à tous, j'espère que vous allez bien. Je suis très heureux de vous retrouver pour cette nouvelle interview sur la chaîne de GRM. Aujourd'hui, je reçois Alain Madelin.
Il est une figure majeure du libéralisme en France. Il a été ministre de l'économie et des finances sous Édouard Baladur. Il a été député d'il vilain pendant de nombreuses années et candidat à l'élection présidentielle en 2002.
Il a fondé le parti démocratie libérale et son objectif a toujours été de porter justement une vision libérale dans un paysage politique français souvent teinté de socialisme. Il est également l'un des défenseurs d'une ligne fondée sur la liberté individuelle, les libertés publiques, la réduction de rôle de l'État aussi. Et souvent, j'ai comme je disais à contre-courant de la culture politique française depuis son retrait de la vie politique.
Il continue à intervenir dans des débats des conférences et cetera. Il a même lancé une initiative dont nous parlerons en fin d'émission pour essayer de limiter le nombre de normes qui serrent l'économie française. Alors ensemble, on va parler évidemment de l'histoire du libéralisme en France.
On va parler de son parcours politique et intellectuel. On va parler aussi du diagnostic qu'il dresse pour la France aujourd'hui. On va parler aussi des nouvelles technologies, notamment la blockchain, l'intelligence artificielle et on s'intéressera justement aux solutions qu'il propose dans ce monde en profonde recomposition.
On est en direct sur YouTube, Twitter, Twitch et LinkedIn et l'émission sera disponible bien sûr en replay sur les plateformes de podcast et sur YouTube. Vous pouvez réagir dans le chat si vous avez des questions. Si vous souhaitez réagir à l'émission, n'hésitez pas.
Je sélectionnerai quelques questions et les poserai à mon invité. Alors, vous êtes de plus en plus nombreux à nous regarder, à nous écouter, c'est très bien, mais n'oubliez pas, il faut absolument interagir avec les vidéos. Donc en likant, en partageant, en mettant euh le pouce en l'air comme on dit, en mettant un commentaire, en partageant la vidéo à vos proches.
Ça aussi ça m'aide énormément au niveau du référencement. Avant de recevoir mon invité, laissez-moi vous présenter les deux partenaires de cette émission à commencer par l'école blockchain IA qui s'appelle donc Alira. Donc c'est un organisme de formation qui vous forme à ces deux révolutions technologiques dont nous allons parler avec mon invité tout à l'heure que sont la blockchain, les cryptos, le web 3, la tokenisation.
Voilà, a plein de mots comme ça pour cette technologie et également l'intelligence artificielle évidemment aujourd'hui qui est devenue incontournable. Elle vous forme soit sur des cursus de consultants, soit sur des cursus de développeurs. Ils ont même une formation en finance décentralisée qui cartonne, animé par mon ami Pascal Talarida et qui vous permet de tout comprendre euh sur les tenants et aboutissants de cette finance bah décentralisée.
Euh alors il propose quelque chose qui est assez cool et que je vous invite à aller regarder, c'est deux formations complètement gratuites de 4 heures chacune. C'est du contenu complètement inédit. En fait, ça vous permet d'avoir un petit avant-goût, hein, des formations qu'il proposent.
Et en fait, moi, c'est ça que je je recommande aux gens, c'est faites cette formation de 4 he, c'est gratuit, ça vous permet de tester. Puis si vous kiffez, ben vous prenez rendez-vous directement avec l'équipe pédagogique, vous utilisez mon lien, ça vous permet de bénéficier de 100 € de remise sur toutes les formations et puis avec le directeur pédagogique, bah vous voyez quelle est la formation qui vous convient. Est-ce que on prend une formation de 4 semaines ?
Est-ce qu'on prend une formation de 3 mois, une formation de 9 mois ? vraiment et et quel type aussi développeur consultant en fonction de ce que vous aimez, de ce que vous avez envie de faire. Et alors, je vous parle d'Alira évidemment systématiquement parce que c'est une école que je connais bien puisque j'ai moi-même fait ma formation de consultant au sein de cette école et aujourd'hui, j'ai même la chance d'y enseigner, le marketing, le personal branding et cetera.
Donc voilà, c'est une école que je connais bien et si vous faites une formation chez eux, vous me retrouvez comme intervenant euh quelquefois dans dans la formation. Donc ce sera avec grand plaisir. Merci à Alira pour évidemment le soutien à la chaîne qui compte énormément.
Euh je vais également remercier euh le deuxè sponsor de l'émission qui n'est autre que que Kraken. Alors Kraken, c'est euh bah simplement l'une des meilleures plateformes d'échange euh de cryptomonnaie. On dit un exchange.
Donc ça vous permet d'acheter, de vendre, d'échanger vos cryptomonnaies à partir de 10 €. C'est vraiment extrêmement accessible, extrêmement simple. Ils ont aussi évidemment une formule qui s'appelle Kraken Pro qui vous permet d'aller un petit peu sur du trading un peu plus avancé.
Euh mais surtout, et ça c'est important à retenir, c'est ce que je dis souvent, c'est que c'est pas juste la crypto, tu vois, c'est vraiment une plateforme d'investissement globale puisque il y a les cryptos bien sûr, du Bitcoin, vous avez également des actions tokenisées, vous avez des ETF, vous avez aussi de l'or, de l'argent. Donc vous pouvez investir sur énormément d'assets différents dans une seule application. Euh et alors évidemment l'application est enfin le Kraken est extrêmement sécurisé, ils ont jamais été hackés.
Ils sont régulés en France et en Europe avec toutes les réglementations possibles et imaginables. Donc voilà, pour le coup, je pense que c'est une bonne maison euh pour devenir votre maison d'investissement, j'allais dire. Alors, ils ont une campagne en ce moment d'ailleurs que je vous invite à suivre.
Alors, soit vous avez un compte et dans ce cas-là, vous allez vous inscrire dans la partie offre pour en bénéficier. Soit vous avez pas de compte et dans ce cas-là, je vous invite à utiliser le lien en description ou le QR code qui s'affiche à l'écran pour soutenir la chaîne. Ça vous permet en plus de bénéficier d'un bonus de 15 € pour 100 € de dépôt.
Donc bon, ce serait comp de passer à côté. Alors, le concept de la campagne est très simple. En fait, en gros, jusqu'au 13 avril, chaque dollar que vous tradez sur la plateforme, enfin chaque dollar en valeur bien sûr, si vous tradez du Bitcoin, ça fait autant de dollars, et bien chaque dollar vous rapporte un point.
OK ? Et en fait à la fin de la campagne, le 13 avril, ils vont faire un tirage au sort en fait de tous les points qui ont été accumulés. OK ?
Et ensuite vous allez avoir et bien plus de 100 gagnants. Donc le premier gagnant gagne un Bitcoin, voilà pour lui tout seul, ça fait je crois 65000 dollars à peu près à l'heure d'aujourd'hui. Donc le grand gagnant, le grand chanceux, il sera évidemment très content.
Euh ouais, 67000 dollars, pas mal. Ensuite, il y a cinq gagnants suivants. Ils gagnent chacun 10000 dollars en Bitcoin.
Et puis enfin, il y a 100 gagnants euh supplémentaires qui gagneront chacun 100 dollars. Voilà, donc pour le coup, pour commencer, je trouve que c'est plutôt pas mal et en plus vous avez rien à faire en fait. Et c'est ça que j'aime avec Kraken, c'est quand il l des lance des offres, bah c'est pour tout le monde quoi.
C'est vraiment pas pour les meilleurs traders. Tout le monde a sa chance que vous tradez 1 dollar ou euh 100 dollars, bah vous avez effectivement la même chance. Euh évidemment, et c'est important, laissez-moi vous préciser que ceci n'est pas du tout un conseil en investissement. bien au contraire euh et que les investissements dans les cryptomonnaies et même les titres financiers en général comportent des risques de perte en capital.
Donc les amis, n'investissez que ce que vous êtes prêts à perdre. Mais voilà, je me dis si on a envie de se lancer dans l'investissement, c'est bien de le faire sur une plateforme qui est régulée, sécurisée, complète, intuitive et c'est pour ça que ça fait complètement sens mon partenariat avec Kraken. Bien les amis, si vous êtes prêts, ah bah tu vois pour le coup pour suivre une de leurs formations actuellement, c'est très très bien fait, c'est très clair.
Effectivement, c'est vrai que j'ai que des retours très positifs de la part d'Alira. C'est une équipe qui est humaine, qui est pédagogique. C'est des gens qui sont extrêmement accessibles.
Ce sont des vrais professionnels euh du secteur dans la vraie vie. Donc voilà, c'est pas euh voilà. Puis à la fin, c'est hyper valorisé.
Il y a 91 % derrière qui trouvent du taf dans l'écosystème dans lequel ils sont formés. Bon bref, je finis avec ça mais voilà, merci pour le commentaire. Effectivement, c'est bien d'avoir des vrais gens qui sont dans la formation.
Allez, c'est parti les amis. On va commencer avec Alain Madelin. Oups, petitclic, désolé.
Bonjour Alain, comment vas-tu ? Bonjour Jérême, tout va bien ? Je suis très heureux de te recevoir dans l'émission.
C'est même, j'allais dire, un honneur et un double honneur parce que bon, déjà tu as accepté de venir sur la chaîne et ça faisait un petit bout de temps que je voulais t'avoir, il fallait que nos calendriers euh se voilà se combinent et surtout tu m'as autorisé à te tutoyer et voilà, je précise hein, c'est pas un manque de respect. Euh monsieur Madelin est un monsieur mais il m'a dit "Tu peux me tutoyer ? Il y a pas de souci." Donc, j'adore l'idée.
Je tutoie facilement mes amis, les gens que j'aime. Ah bah écoute, en tout cas c'est très agréable et c'est vrai que je trouve que l'échange est toujours plus sympathique si on enlève la barrière du amant, ce qui n'enlève pas le respect évidemment. Alors Alain, on va passer ensemble 2h, on va traverser un petit peu ensemble l'histoire du libéralisme surtout sous l'angle [raclement de gorge] français.
Euh on va parler aussi de ton parcours politique, on va parler aussi du constat aujourd'hui qu'on peut dresser de la France. En me renseignant sur ton parcours, je me suis rendu compte aussi que tu t'étais intéressé aux nouvelles technologies assez tôt et notamment la blockchain. Aujourd'hui, LIA, j'imagine que tu passes pas à côté euh de celle de la de l'intelligence artificielle.
Et puis on finira si tu veux par cette initiative que tu as lancé il y a quelques il y a quelques semaines là euh pour essayer de d'énormer je sais pas si c'est le bon terme hein euh la la France qui croule sous les normes et on verra que tu es pas tout seul puisque même l'Union européenne qui nous a foutu des normes à toute patate commence à à se réveiller hein. On entend Ursula, on entend Mert il commence à se dire il faut qu'on dérégule. Donc voilà, pour le coup, on en reparlera tout à l'heure.
Alors, d'abord, ce qui tu veux bien Alain, euh d'abord euh peut-être définir le libéralisme. Souvent, quand on parle de libéralisme, on pense à l'économie, dérégulation, euh euh les marchés ont tout pouvoir et cetera. Voilà pour ceux qui nous écoutent et même pour moi pour le coup.
Est-ce que tu peux peut-être nous définir le libéralisme de façon un peu plus nuancée puisqu'on a du temps. On a du temps. C'est une vieille histoire qui part d'antigone et qui va jusqu'au robot.
J'insiste [rires] sur les robots et sur l'intelligence artificielle parce qu'on est vraiment en train de de changer de monde. J'y reviendrai hein bien sûr, mais ce changement du monde, je crois que la plupart des gens en France d'abord ils ont peur et puis ils ont pas compris les formidables opportunités. Puis alors la vie politique, elle passe totalement à côté de cet enjeu.
C'est complètement stupide et c'est complètement ringe. Voilà. Alors ça commence avec antigone.
Pourquoi je dis ça ? Ça commence pas avec l'économie. Ça commence pas avec des capitalistes et des gros cigares.
Ça commence avec l'idée que chaque homme, chaque femme a au fond lui-même une conscience. Ce qui fait dire à Antigone, célèbre figure de l'antiquité, aux lois au-dessus des lois que les hommes peuvent faire, il y a les lois de la nature qui ne peuvent m'interdire d'enterrer mon frère. Il y avait eu un grand conflit entre créon, la figure de disons de de la force, de l'autorité, un peu même de la tyrannie d'ailleurs.
Et puis euh Antigone qui est dans des combats compliqués et cetera, a un frère euh qui meurt et elle veut le faire enterrer. Et alors dans l'antiquité, il y avait pas pire que de ne pas enterrer quelqu'un après sa mort. Et donc Créon euh refuse et vous voyez bien que là, il y a euh quelque chose de profond. au-dessus du pouvoir.
Il y a quelque chose dans ma tête, dans ma conscience qui est une sorte de droit supérieur. Droit supérieur au pouvoir. Et toute l'histoire de l'humanité, si je pouvais la résumer, c'est le conflit entre ceux qui qui pensent qu'il y a quelque chose au-dessus des lois des hommes, au-dessus du pouvoir, des lois de la conscience, une sorte de droit inhérent à la personne humaine.
On va le voir après avec les droits de l'homme dans l'histoire, mais c'est cette idée là qui va traverser les siècles et tantôt [raclement de gorge] le droit est supérieur au pouvoir, tantôt le pouvoir redevient supérieur au droit. Et la tragedie de notre époque, c'est que l'on voit au fond après la chute de l'Empire soviétique, on pensait que le droit allait un peu régir l'humanité en tout cas qui avait une le droit triomphait intellectuellement de la force. Et puis on a vu récemment avec Poutine d'abord avec Trump ensuite hein une sorte de retour de la force, de retour de la brutalité.
Au fond, ce qui compte c'est pas la loi puisque c'est moi qui fait la loi, c'est le pouvoir. Et voilà un petit peu le la balance. Alors c'est intéressant parce que là tu vois, on a on n pas parlé d'économie, on a parlé de liberté individuelle, on a parlé de désobéissance civile, on a parlé de géopolitique et on n pas parlé d'économie.
Et c'est très bien parce que justement c'était intéressant d'ouvrir le spectre du libéralisme à pas seulement le fait de déréguler un marché, le fait de pouvoir échanger sans entrave, ça va bien au-delà, c'est intéressant. Alors pour autant, tu parles du droit international, c'est vrai que c'est une notion qui est beaucoup discutée. Certains disent que en fait il y a jamais eu de droit international.
Il y a eu un droit américain qu'il a euh régulièrement dans l'histoire euh fait ce qu'il voulait euh en en se soustrayant à ce droit international et qu'aujourd'hui c'est juste un peu plus brutal. Toi, tu penses qu'il y a un vrai changement de cap euh au niveau des relations et que le droit international vraiment aujourd'hui euh il est euh il est il est remis en question [grognement] par le droit international que l'on a, c'est quand même pas terrible he non ? Je dire j'ai le sentiment qu'on l' on l'a on l'a toujours bafoué quand ça nous arrangeait et donc maintenant que ça nous arrange plus trop, on dit ou là là droit international.
Et donc je veux savoir est-ce que c'était un fantasme, un théâtre et qu'aujourd'hui bah juste le rideau se lève ou est-ce que tu crois vraiment qu'il il y a un changement de paradigme dans les relations internationales ? Je je rebondis hein. Alors Jérême, on va faire une pause sur ce sujet parce qu'on va peut-être reprendre la philosophie libérale, mais faisons une pause.
Euh le droit international c'est ça va, ça vient, c'est généralement des compromis. Le droit international récent, il est le fruit de de Yaltta, c'est-à-dire il y a l'empire soviétique qui a aussi gagné la guerre, il y a l'empire occidental et puis on s'arrange à Yalta, on fait du fiftyfty pour faire simple. Et ce que l'on fait à ce moment-là, c'est bien sûr, il y a les droits de l'homme.
Très bien, formidable les droits de l'homme, mais moi j'aime pas trop les droits de l'homme va dire les pour dire les pays de l'Est. il y a la noningérence, hein. C'est-à-dire que on proclame les droits de l'homme mais en même temps vous dire "Bah oui, mais moi je fais ce que je veux chez moi." C'était d'ailleurs quelque chose de euh d'antérieur.
Euh Joseph Gubols en 1933 monte à la tribune de la société, le ministre de la le ministre de la propagande la propagande de du régime nazi. Bien de le préciser parce que tout le monde l'a peut-être oublié. Euh et donc il monte à la tribune de la SSDN.
La CSDN pour être clair, c'était l'ancêtre de l'ENU, la société des nation. et il dit charbonnier et mettre chez lui. Belle formule de la noningérence mais il complète cela tout de suite par laissez-nous faire ce que nous voulons de nos juifs et de nos socialistes.
C'est-à-dire que au fond la noningérance, il le dit très tout de suite tout de suite bah c'est un permis de tuer pour les tyrans, un permis de de tyranniser son peuple. Et on voit bien que là c'est pas acceptable. C'est pas acceptable.
Il y a non assistance à peuple en danger. Et c'est d'ailleurs ce qui va se faire avec au fond tout le droit de de l'ONU. C'est qu'on aimerait bien proclamer les droits de l'homme mais de toute façon il y a le conseil de sécurité, il y a toujours quelqu'un pour vous dire non ça c'est à moi.
On touche pas à mes copains et mon combat c'est peut-être des tyrant mais ce sont mes copains. Et donc on voit bien tu as raison hein. Il y a pas vraiment de droit international.
On pensait que ça allait revenir après la chute du mur de Berlin. Et d'ailleurs, on a constitué à ce moment-là la Cour pénale internationale. La Cour pénale internationale, c'était au fond le triomphe du droit.
Ah, les dictateurs, on va les taper. Et d'ailleurs, on va taper des dictateurs en Afrique. On va taper Pinochet aussi, c'est très bien.
On va dire au fond vous avez et où vous êtes en train de tyranniser un peuple, le droit international est là pour vous protéger avec des limites, hein. Parce que si la Chine tyranise lesours, bah on va pas aller arrêter les dirigeants chinois chinois. On va pas leur faire un procès.
Mais c'est quand même un progrès parce que ce n'est pas parce que je ne suis je ne suis pas capable euh de passer devant une cour internationale un tiran à l'autre bout du monde que chaque fois que je le peux, je ne vais pas le faire en espérant qu'un jour bah ça sera possible de le faire pour tout le monde. Donc je considère qu'il y a eu à ce moment-là un progrès. Je me suis beaucoup battu d'ailleurs pour la Cor [ __ ] internationale parce que j'y croyais franchement.
Et puis ensuite bah on a vu le retour de la force effectivement, d'abord Poutine et puis ensuite un peu tout le monde et puis euh la la Chine qui s'est affirmé et puis Trump qui a trahi au fond du camp de la démocratie. L'Amérique c'était la grande démocratie et c'était avec l'Occident, c'était au fond le camp de de la raison, le camp de de la conscience contre la force et puis patatra et dans ce patatra, c'est extrêmement dangereux. Pardon, pardon.
L'idéalisation des États-Unis là aujourd'hui en 2026 en disant Trump, il a remis en cause des États-Unis qui mettaient la morale avant tout et cetera. Quand on sait ne serait-ce que depuis les attentats du 11 septembre ce qui ont été fait c'était pas Trump à l'époque, là aussi est-ce que voilà on se fait cache pas un peu les yeux sur l'histoire des États-Unis même pendant la guerre froide avec des coups d'état ? Enfin, j'ai l'impression qu'ils ont jamais vraiment été le peuple de la morale pour défendre l'opprimé.
Et pourquoi aujourd'hui quand c'est Trump qui trahit les Iraniens, je t'ai entendu notamment à la télévision dire qu'il a du sang sur les mains et j'entends le raisonnement derrière d'ailleurs. Est-ce que on n' pas tendance à se dire qu'en fait ça a toujours été comme ça ? C'est juste que maintenant bah c'est plus brutal et plus médiatisé.
Et ce sera ma dernière question, après on revient sur le libéralisme. Mais je suis obligé de réagir. Ouais.
Ouais. Je pense pas que tu as que tu a raison sur ce point. Alors bien sûr, il y a des compromis mais quand il y avait les deux blocs qui s'affrontaient l'est et ou est avec la quinte à ce moment-là comparé par exemple de l'Europe, c'est une réalité, il y avait peur de cela.
Donc à ce moment-là, vis-à-vis par exemple en Afrique des peuples qui étaient en Afrique, il y avait quelqu'un qui était tyran mais c'était mon tyran. et le tyran local condition que ça soit pas quelqu'un d'abominable mais le tyran local il faisait le chantage. Si euh vous ne m'aidez pas, je vais du côté du communisme et de Moscou.
Et donc il y avait comme cela bien évidemment des des compromis. Au fond, c'était ce qu'on appelle la théorie de l'ennemi principal. Bah il y avait un ennemi principal et puis ensuite il fallait faire des des compromis.
Mais ce qui était vrai quand même à ce moment-là, c'est que l'Amérique c'était la statue de la liberté. l'Amérique, c'était au fond de la démocratie occidentale. Il y avait peut-être des choses qui étaient pas terribles, mais quand même hein, je crois que ça portait haut la flamme de ce que je vais appeler la la démocratie, c'est-à-dire une idée profonde de la vision de l'homme, celle qui va, on va y revenir donc maintenant, celle qui nous a donné les droits de l'homme et puis mais seulement en complément de tout ça, les libertés économiques dont on va parler aussi.
OK. Bon, en tout cas, voilà, c'était un petit point géopolitique mais qui est pas inintéressant. Alors, si on revient au libéralisme, justement, est-ce que tu peux nous expliquer euh le libéralisme, le but c'était de se libérer de quoi ?
Euh est-ce que c'était de se libérer de l'État ? Est-ce que c'était de se libérer euh euh des des entraves ? C'était quoi ?
Libérer l'homme, libérer l'entreprise, c'était se libérer de quoi ? [raclement de gorge] c'était libérer l'homme, je viens de je l'ai dit là précédemment, de la servitude, d'un pouvoir qu'on lui impose, d'être lui-même. Euh il y a l'idée que chaque homme d'un bout à l'autre de la planète a des droits individuels.
Le pouvoir lui reconnaît pas toujours, mais il y a des droits au fond qui sont qui sont inscrits dans notre ADN, hein. Ce sont des droits fondamentaux antigone comme je le disais tout à l'heure, les lois non écrites de la nature. Pragmatiquement le le le libéralisme tel qu'on l'entend aujourd'hui, c'est aussi mettre fin aux entraves par exemple des corporations sous Adamskis.
Donc dans la pratique justement, ça a donné quoi justement pour sortir du cas athénien ? Alors un un moment fondateur, la déclaration des droits de l'homme 1789, c'est un moment fondateur parce que d'abord on signe la mutation de la société agricole pour entrer dans la société industrielle. On y reviendra aussi hein, c'est important.
Mais au fond, il y a en même temps tout un mouvement profond de la société, tu viens d'y faire allusion, qui est entravé dans son action économique. laisser nous faire hein parce que on a mis entraves les entraves de que l'État et de ses normes sur les grandes entreprises et cetera de l'époque et puis toutes les entraves corporatistes c'est qu'au fond on peut pas en plus faire circuler les produits. Il y a des octroit aux portes de Paris.
Donc voilà, donc c'est une situation économique et puis une situation de l'absolutisme euh l'absolutisme de la contestation totale des droits individuels. Donc on va proclamer ces droits individuels. Et dans ces droits individuels, allez, j'en dis un j'en dis un mot de ces droits individuels parce que c'est important.
Je disais que c'est inhérent à l'homme, inhérent à tous les hommes. C'est pour ça qu'ils sont universels. Et si l'on va plus loin aujourd'hui, euh on constate que effectivement c'est dans notre ADN.
Pour prendre un exemple, Adam Smith, la grande figure de libéralisme, la première figure qui va rentrer vraiment dans l'économie industrielle avec un grand livre, la richesse des nations. La richesse des nations, c'est va fonder le capitalisme. Il y a des il y a des trucs formidables, il y a aussi des petites erreurs, mais il va fonder le capitalisme, la grande figure, la statue, la main invisible du marché et cetera.
Exactement. Avant de faire ce livre, il va faire un autre livre qui s'appelle 16 ans avant, la théorie des sentiments moraux. Je dis ça parce que c'était un philosophe et un moraliste.
Ça marche dans ce sens he dans le libéralisme philosophe moraliste et puis ensuite on va parler d'économie. Et euh dans ce livre, il y a la théorie des sentiments moraux. C'est euh l'idée euh que au fond chaque homme pour se créer des sentiments moraux le fait en regardant l'autre.
Et c'est en te regardant en imaginant le regard que tu as sur moi. Mon mor. Ça c'est marrant parce que Adam Smith va parler à ce moment-là.
Tu me tends un miroir. Un miroir. Et je me contente dans ce miroir de l'autre.
Et bien en 1995, la recherche va découvrir que nous avons au fond de nous-même des neurones de miroir et effectivement c'est les sentiments moraux et au flux ça va donner à l'arrivée une sorte de grande règle morale universelle que l'on va retrouver dans toutes les religions de Confucius à l'islam et cetera. Ne fais pas à autrui ce que nous ne voudrait pas qu'il te fit. La réciprocité.
La réciprocité. Alors, je dis ça parce que c'est ce sole moral est tout à fait fondamental. C'est le socle des droits de l'homme.
Euh alors, il y a des on peut discuter après, c'est c'est telle ou telle disposition, mais c'est quand même ce grand courant philosophique dont nous les libéraux nous sommes les héritiers. Alors bien sûr après puisque j'ai mes ces libertés et ben ma liberté c'est mes droits de propriété. D'ailleurs, pas pas le droit de me voler.
J'ai travaillé, tu as pas le droit de me voler ce que j'ai créé. C'est aussi la réciprocité, je viens d'en dire un mot, c'est l'article 4 de la déclaration des des droits de l'homme, cette réciprocité. Euh et puis il y a la liberté du commerce et de l'industrie naturellement hein.
Euh on va de façon trop brutale d'ailleurs euh pendant la révolution la révolution française supprimer toutes les corporations de l'ancien régime et cetera. Effectivement quelque chose d'étouffant pour proclamer de fait la liberté du commerce et de l'industrie. C'est-à-dire que le socle du capitalisme d'aujourd'hui, c'est un socle moral.
C'està-dire que l'économie au fond, elle est l'héritière de moral et de droits fondamentaux. Alors à partir de maintenant, je peux parler du capitalisme. Alors effectivement, c'est c'est bien de poser les bases et vraiment pour le coup, c'est hyper intéressant.
Merci beaucoup. J'aimerais peut-être qu'on parle de de Tocville qui à un moment donné met en en perspective justement cette recherche pour l'égalité pour laquelle on est peut-être prêt à céder à ce qu'il appelle un despotisme doux. Euh et c'est vrai que c'est extrêmement contemporain [raclement de gorge] aujourd'hui parce que c'est vrai que surtout dans la France qui est attachée à la à la à l'égalité pardon, parfois on a tendance pour cela à engraver un tout petit peu nos libertés.
Euh est-ce que là aussi tu c'est c'est quoi ton ta lecture justement euh de [rires] Tocville et peut-être avec les enjeux aujourd'hui contemporain ? Les enjeux contemporains, on peut s'inspirer de Tocville pour les comprendre mais on peut à la limite se passer de Tocville. Euh qu'est-ce qui s'est passé ? [grognement] un peu de temps.
Donc je vais développer euh j'ai parlé de mes droits de l'homme et puis en 1948 on va faire les droits universels de l'homme et dans les droits universels de l'homme on va amener arriver nous les occidentaux avec nos droits de l'homme. Et puis du côté soviétique on va arriver avec tout à fait autre chose avec les droits de l'État pour faire simple et on va faire un drôle de compromis. C'est-à-dire que d'un côté on va mettre les droits de c'estàd les libertés droits de faire ceci faire ceci.
Ça sont des droits libertés. On va les mélanger avec ce que vont amener les pays de l'Est. Je fais simple hein, mais les droits à vous avez un droit au logement, vous avez droit au travail, vous avez un droit à à à à A.
Mais quand on réfléchit les droits A, c'est l'État qui vous les donne. Donc chaque fois vous mettez un droit à, vous confiez une mission à l'État de faire quelque chose pour vous. Ça vous dépouille, hein.
Et puis ensuite va arriver pour faire simple l'estatisme, mais c'est une vieille tradition française l'étatisme, mais c'est que au fond l'État décide pour vous. Puis va arriver l'État providence et puis va arriver le kenésianisme. Euh c'està-dire que au fond, c'est à l'état de gérer toute l'économie et cetera.
Et puis va arriver, j'ai parlé de de l'État Provinence, mais l'État nounou, l'État qui vous mate. Et puis va les g de la planète, c'est pour votre bien mais on va vous dire ce qu'il faut faire. Vous comprendrez plus tard.
Je vous prends votre argent et je vous dis ce que je fais de votre argent parce que j'essaie moi le dépenser mieux que vous. Et vous voyez, c'est toute cette longue tradition étatisme que nous avons. Mais et alors il un phénomène marrant. c'est que aujourd'hui étatisme est à bout de souffle.
Étatissisme c'est quoi ? L'étatisme c'était sur le plan économique he c'était au lendemain de la seconde guerre mondiale. Les hommes politiques font des promesses à l'échant et puis il y a la croissance un peu pour les payer hein.
Donc c'est un point important. Et puis bah on n pas besoin d'impôts ou pas beaucoup besoin d'impôt même s'il monte. Pourquoi ?
Parce que quand je fais des promesses, je les pay en de singe puisqu'il y a de l'inflation. C'està-dire que mes fausses promesses sont payées aux fausses monnaie. Et puis le jour où il y a plus d'inflation dans les années 70, on a réussi à casser l'inflation et bien à ce moment-là plus d'argent.
Qu'est-ce qu'on fait aussitôt ? C'est drôle parce que les courbes sont là pour le montrer immédiatement. On s'endette.
Je paye mes fausses promesses par de la dette. Donc là, le tournant c'est à peu près c'est les chocs pétroliers milieu des années 70 quoi. Oui.
Oui, c'est ça. Et puis ensuite bah on s'endettete, on s'endettete, on s'endettete, on s'endettete et puis on arrive maintenant à un moment on a atteint les sommets de l'endettement possible et on ne peut plus s'endetter. C'està-dire que le toujours plus des politiques devient un toujours moins.
Et là, c'est difficile à assumer pour ceux qui ont été habitués à la dépense publique, ceux qui ont été habitués à l'addiction de la dépense publique, mais pas seulement l'addiction de la dépense publique. Parce que à côté de cela, l'étatisme a grignoté progressivement la vie de la société et il se mêle de tas de choses dont il devrait pas se mêler. Quand on vous donne par exemple une prime réparer votre fer on tombe dans le ridicule.
Donc l'État qui au fond confisque votre argent, vous le redistribue un peu moins, mais vous le redistribue en vous disant ce que vous devez faire. C'est absurde. Et c'est fait pour le citoyen, mais on le fait pour les entreprises.
Les entreprises, qu'est-ce qu'on a fait ? C'est les entreprises sont gavées de subvention. C'est une réalité.
Alors, il y a un rapport du Sénat qui a dit 247 milliards, c'est sans doute 130 ou 140 euh mais 130 ou 140 milliards qui sont essentiellement des réductions d'impôts en vérité qui sont oui mais des réductions sous condition et à chaque fois qu'est-ce que ça vient faire ? Je vous prends beaucoup beaucoup plus d'impôts que dans d'autres pays aux entreprises. Je vous prends des impôts et puis je vous les redonne.
Ce que j'ai pris d'une main, je le redonne de l'autre mais en vous disant ce que vous devez faire. C'est pour ceci, pour cela et cetera. C'est-à-dire là encore, on trouve une confiscation des libertés.
C'est progressivement on progresse, on confisque des libertés, on confisque un peu, on confisque votre argent, on vous dit où faut ce que vous devez faire de votre argent à votre place et puis on vous confisque aussi votre vie, votre même vous, moi et cetera. On va s'insérer dans votre vie privée, dans vos actions de tous les jours en vous disant voilà ce que vous devez faire. Et là, on aboutit à quelque chose.
On aboutit à mon avis aujourd'hui une impasse. Si je reviens à Tugeville, puisque tu citais tu citais Tugville, Tugville a bien vu ce qui est en train de se passer avant même la boussi l'avait vu avec le traité de la servitude volontaire dans les années 1500. C'est c'est-à-dire que à un moment en vous prenant tout, votre argent, vos libertés et cetera, on finit par baisser les bras.
Et nous qui étions accros à la liberté, on finit par céder à la servitude, c'est-à-dire on renonce devant la liberté responsable. Ce que j'ai dit tout à l'heure sur le libéralisme, c'est la liberté, mais pas n'importe quelle liberté, ma liberté s'arrête. Article 4 de la la déclaration des trois de l'homme.
Ma liberté s'arrête là où commence la tienne. Donc c'est une liberté responsable. Mais aujourd'hui la liberté responsable par un exemple principe de précaution dans la constitution.
J'ai rien contre une loi qui fait ça, mais dans la Constitution, qu'est-ce que ça veut dire ? Dans la constitution, j'ai justement article 4 le principe de la liberté responsable. Et puis là, on introduit dans la constitution principe de précaution, ça veut dire quoi ?
La liberté présumée coupable. On va essayer de s'arranger. On demande au juges de s'arranger entre ces deux libertés.
Non, voilà, c'est le on renonce à la responsabilité et finalement même pour un chef d'entreprise, ça veut dire quoi ? Ça veut dire écoutez monsieur le juge, j'ai peut-être fait une vous dites que j'ai fait quelque chose qui est pas bien mais j'ai respecté la loi, j'ai respecté la norme et donc au fond je me sens beaucoup plus conscient dans cette situation. ma responsabilité, allez, je respecte la norme plutôt que dans une situation mon me dirait "Ouais, mais vous avez fait vraiment une faute là ?
Vous avez fait une faute et donc là vous êtes responsable." Aux États-Unis par exemple, quand on a commis une faute, on est responsable. Mais qu'est-ce que l'on fait à ce moment-là ?
La responsabilité peut être énorme. Les consommateurs peuvent vous poursuivre avec une classe action qui vous qui vous oblige à dépenser des milliards. Non seulement les dommages que vous m'avez causé, mais en plus des dommages punitifs pour vous.
Vous avez pas respecté votre responsabilité. Voyez la liberté, c'est ça le libéralisme. La beauté du libéralisme, c'est la liberté, d'accord ?
Mais la liberté responsable. Ouais, c'est ça qui est en train de se dissoudre aujourd'hui dans la société française. Mais c'est vrai, c'est c'est hyper intéressant de voir le lien entre on on finalement on est on accepte de renier quelques-unes de nos libertés et en contrepartie aussi notre responsabilité. et ça revient à l'état l'état nounou justement.
Euh alors justement pourquoi à ton avis alors que d'aucun le libéralisme est né d'une certaine manière en tout cas économique en France, pourquoi aujourd'hui c'est devenu un gros mot ? Euh je posais la question justement euh à un autre invité il y a quelques jours, euh je voulais avoir ton avis là-dessus. Pourquoi aujourd'hui euh voilà être libéral c'est quasiment devenu une insulte.
Alors j'ai l'impression que ça ça change un peu ces derniers mois peut-être quelques voilà mais quand même ça reste quand même difficile de se prétendre libéral. Et toi, tu as été à l'avant-garde de ce combat pour le libéralisme. Donc, j'imagine que tu en as pris des coups justement.
Ouais. Mais le mot libéral dans les euh dans les études d'opinion, c'est curieux, on le sait pas, moi je le regarde. Euh, il a toujours été devant le mot socialisme par exemple.
C'est drôle, hein. Euh, donc le mot libéral n'est pas si mal vu que ça. C'est pour ça que je tiens à ce mot.
Alors bien sûr, par moment il est qu'à bossé parce qu'on néolibéral, le libéralisme est responsable et cetera. Le procès du du mot à chaque instant est terrible. Et puis en plus, on identifie des choses qui ne sont pas libérales.
Euh ouais, mais une sorte de patronal de patronal égoïste euh prédateur et cetera. C'est pas le libéralisme ça. Donc bon, on vous met dans une catégorie, on vous met dans fait votre procès des choses qui n'ont rien à voir avec vous.
Et d'ailleurs, prenons juste un exemple aujourd'hui. Ah mais on en est arrivé tout là parce que c'est le néolibéralisme. Bah comme si c'était le libéralisme qui avait fait l'addiction, la dépense publique des classes de la classe politique.
Depuis un libéralisme était exactement le contraire. C'était ceux qui combattaient ça. Et justement ce que tu viens de dire est intéressant parce que tu dis "Ah oui, mais aujourd'hui on a le sentiment que ça s'atténue." Euh ouais.
Oui, on a le sentiment pour ceux qui regardent un peu la vie politique de toutes les solutions que nous proposons il y a 10 ans, il y a 20 ans, il y a 30 ans, il y a 40 ans, si on les avait appliqué serait pas dans la mou aujourd'hui. Donc parce qu'on apparaît avec le recul du temps comme apporte porteur de solution qui qui aurait été formidable et qui aurait pardon mais l'un n'empêche pas l'autre. C'estàd oui, vous avez eu raison évidemment 40 ou 50 ans avant tout le monde, mais je veux dire aujourd'hui on voit des personnalités émergées qui portent un discours libéral.
On peut parler de David Lisnard, on peut parler de Sarah Knafo. Alors même s'ils sont tensés d'une certaine manière pour ça et et pour d'autres choses, on manque pas d'argument pour ça. Mais je veux dire quand même ça devient sexy le libéralisme, j'ai l'impression.
Mais peut-être que je suis dans ma chambre d'éco. J'aimerais bien avoir ton avis là-dessus. Ah, ça doit être sexy aujourd'hui.
Ah, ça doit absolument. D'abord parce que être libéral aujourd'hui euh c'est être formidablement optimiste et dans la grisaille de des hommes politiques euh qui ont tellement drogué à l'étatisme la dépense publique aujourd'hui, qu'est-ce qu'il savent faire raboter les dépenses ? faire un chèque c'estàdire vous il vous propose au fond tous des programmes d'austérité ou de bricolage.
Je prends de l'argent à Paul, je le donne à Jacqu, je fais Oh, c'est pas sérieux tout ça. Pourquoi c'est pas sérieux ? Et là, ça m'amène à quelque chose qui est qui est le fond de mon action aujourd'hui, de ma réflexion aujourd'hui.
Euh, puisqu'on a un peu de temps, on a le temps vraiment. Vas-y, un petit peu. L'histoire de l'humanité, elle est marquée au fond par trois grandes étapes de la civilisation.
Première étape de la civilisation, c'est la civilisation agricole. J'insiste là, je suis en train de parler de de du sous-bassement économique. Marx disait, mais d'autres l'avaient dit avant lui, je ne suis pas vraiment marxiste, mais Marx avait dit que le sous-bassement économique, ça fait la superstructure politique.
Et je crois que c'est vrai, hein. Le soubassement économique de la la civilisation agricole, c'est bien sûr l'agriculture. L'agriculture, c'est quelque chose qui marche avec la sédentarisation.
Je fais un peu d'élevage, je prends une graine, je mets de l'eau, je mets du soleil et h plou ça pousse et cetera. Mais ça c'est une économie à somnulle. Et c'est important ça parce que dans une économie à somnulle, si l'on voit des gens très riches, c'est que la richesse a été pris aux autres par la servitude, par la violence, par le pillage et cetera.
D'où d'ailleurs dans toutes les religions un peu là même s'ils font des exceptions souvent pour eux-mêmes mais dans toutes les religions il y a la condamnation morale de la richesse parce qu'on est dans un chu à se nul ce qui est gagné par les uns est pris par les et c'est gagné par les uns et pris aux autres. Voilà donc ça c'est la civilisation agricole. Au rupture dans les années 1700 arrive la société industrielle.
Ah ça ça change tout là. La société industrielle, c'est je prends des matières premières, je prends un entrepreneur qui a des idées et cetera et avec du capital, je fabrique une richesse nouvelle. Il y a un surplus.
Il y a un surplus. Et donc à ce moment-là, c'est le capital et l'entrepreneur puis le travail bien sûr qui vont fabriquer une richesse mais qui va être une richesse où chaque année elle va augmenter, elle augmente de plus en plus. Et là, on est dans un autre type de civilisation.
Ce qui est intéressant, c'est que nous sommes entrés de les gens ne s'en sont pas rendu compte mais sans doute depuis les l'année 1970, date 1970. Pourquoi ? Parce que c'est le premier microprocesseur, l'Intel 4004. revesseur, c'est à ce moment-là, on voit dans le domaine du numérique, il y a une loi qui s'appelle la loi de Mour qui dit la puissance à prix égal va doubler tous les 2 ans.
Alors là, pas de croissance dans un premier temps, de put de croissance et puis là, on arrive dans une exponentielle. [grognement] Je fais pourquoi je fais ça ? Parce que dans l'exponentiel ça commence comme ça, comme ça, comme ça.
Et puis à un moment ça grimpe, ça grimpe, ça grimpe. Or ça commence comme ça. J'ai dit 1970, le premier microprocesseur 4004 à partir de là, c'est la civilisation numérique.
Et nous sommes passés dans la civilisation de la connaissance numérisée. Civilisation de la connaissance numérée. Et ici, passons nous passons, c'est une exponentielle.
Donc une exponentielle, c'est très bas, très bas, très bas dans les premières années, même si ça nous paraît considérable. Nous euh si on regarde notre smartphone, on a le sentiment d'avoir fait des progrès considérables, mais en réalité c'est tout petit, tout petit, tout petit. Aujourd'hui, nous sommes en 2026 et puis c'est le moment, c'était facile à calculer depuis le début, depuis le début de la loi de Mour, c'était facile à calculer, je l'avais fait à l'époque.
Nous 2026, c'est le moment le genou de la courbe exponentielle, le moment où elle explose. Nous sommes partis comme ça. Et si je prenais une image, nous sommes partis, nous étions en bas de l'Everrest en 2000 en 1970 et puis on commence à grimper le bas de l'eveste. pour arriver à 8848 m 8848 m 2045 pourquoi je dis 2045 parce que au milieu de l'année des années 2000 on se disait que c'était le le sommet là l'explosion des robots de l'intelligence artificielle et cetera 2042 et si je fais ça je continue comme ça continue comme ça à plein de civilisation industrielle la civilisation pardon je dis bêtises l'arrivée de la civilisation de la connaissance, on est on est comme ça comme ça à plat, hop, nous sommes au moment où ça explose et nous commence 8848 m dans les 20 ans qui viennent.
Et en plus, d'ailleurs ce que je viens de dire, c'est faux parce que ça progresse encore beaucoup plus vite que la loi de M. Alors, on a un petit problème de connexion vont être les plus fabuleuses de toute l'histoire de l'humanité et nous avons une vitesse extraordinaire du changement de Pourquoi je dis ça ? Parce que revenons à la politique parce que si vous ne prenez pas conscience de ça, vous allez faire n'importe quoi.
Vous allez faire des réformes à la con. Prenons l'exemple les retraites. Types se disent il faut réformer les retraites.
Alors la retraite, le socle de la retraite, la retraite par répartition. Très bien. On va essayer de la conserver que conserver jusque en 40 ans, en 2065 2066.
Mais en 2066, ils sont formidables les gars. Vous savez quel sera le nombre de millions de robots que nous aurons en France ? Vous savez quelle sera la longévité ?
Voyez bien que là, il y a quelque chose qui golb. Et ce qui est intéressant pour je reviens au libéralisme, c'est que l'imonde qui vient là, celui qui explose là, c'est le monde de la liberté. C'est pas le monde des réglementations, c'est le monde des règles justes, des principes comme la liberté du commerce et de l'industrie, des grands principes.
C'est ça la nouvelle société qui monte et on pourra surmonter, j'en suis sûr, tous les défis qu'elle nous lancent, mais à l'arrivée, c'est une société d'opportunité. Aux États-Unis, on appelle ça l'abondance. Je sais pas si le mot dit quelque chose enfin mais c'est la prospérité absolue.
Rappelle, on se rappelle de Macron qui avait dit c'était la fin de l'abondance. On s'en souvient de cette phrase. Je me souviens pas mais c'est pas grave.
Mais au contraire, on est plus dans pourquoi ? Parce que la matière première de la société industrielle c'était bah les machines avec bien évidemment des des matériaux et cetera que l'on apportait, qu'on exploitait le charbon, le pétrole et cetera. C'était ça.
Mais là, la matière première de ce nouveau monde, c'est la connaissance. Et la connaissance n'est pas un bia rare. La connaissance est par nature illimitée dans ce nouveau monde.
Et on le voit bien avec l'intelligence artificielle. Et si je partage ma connaissance avec toi, bah je ne m'appauvris pas. Et on peut même penser que on s'enrichit chacun de de nos conversations.
Donc la matière première de la civilisation de la connaissance numéro au monde de la civilisation de la connaissance numérisée, c'est la connaissance qui est par nature un bien gratuit et illimité. Et ça va avoir des conséquences extraordinaires. On pourra en parler mais des cons extraordinaires parce que il y a des retombées fabuleuses.
L'abondance, la prospérité pour tous, des croissances illimitées au niveau des chiffres, on dit 7, 10, 20 et cetera. Donc c'est une vraie mutation. Ne pas s'intéresser à ça, c'est vraiment une faute.
C'est vraiment une faute. Je je partage. Merci.
Euh alors, il y a quand même deux trois choses sur lesquelles j'ai envie de rebondir sur cet exposé. D'abord, c'est les limites de la loi de Mour. les limites de cette croissance infinie euh et notamment de la part des euh décroissantistes, des écologistes qui disent que voilà, on peut pas avoir une croissance illimitée dans un monde avec un niveau de richesse fini.
On voit aujourd'hui le prix des composants, on voit aujourd'hui le problème des matières des énergies fossiles et cetera. Qu'est-ce que tu réponds toi en tant que personne résolument libérale sur les limites justement de cette innovation sans fin, sachant qu'il y a quand même des ressources qui sont limitées ? Il y a pas de ressources qui sont limitées.
Euh comment dire quand il y a des ressources limitées euh qu'il y a d'autres ressources qui apparaissent. Je crois que c'était le ministre du pétrole de l'Arabie Saoudite il y a quelques dizaines d'années qui avait dit "La civilisation euh de la civilisation de la pierre n'a pas pris fin par la pénurie de pierre. Donc à un moment donné, on fait autre chose, on invente autre chose.
Dans la moitié de votre réfrigérateur, moitié de votre réfrigérateur avec seulement la matière première des [grognement] biens qui sont dans votre réfrigérateur, vous avez de quoi de faire de l'énergie pour l'ensemble de la planète pour un an. Simplement, on sait pas le faire, mais on sait qu'il y a suffisamment d'atomes, suffisamment d'énergie pour le faire un jour. Donc je dis ça parce que il faut s'intéresser au futur et je vous dirai peut-être quelque chose là-dessus.
Il faut s'intéresser au futur, c'est passionnant et il faut regarder de près dans les échéanciers du futur qui sont faits notamment dans la silicone Valleet, vous avez un truc qui est formidable qui s'appelle la Singularity University qui est au fond la un peu la mec de ce progrès que je suis depuis 20 ans avec tous les talents et cetera et ils suivent de alors ils font des scénarios he avec des scénarios haut, des scénarios bas et cetera mais sur l'énergie par exemple on sait qu'on aura les solutions, c'est pas exactement quand et cetera mais on sait qu'il y a pas de pénurie. d'énergie et sur les matériaux, on sait ça va être un peu plus long là, mais on le voit déjà avec les non matériaux, on sait que on est capable, on sera capable de fabriquer un matériaux rare à partir d'autres mol à partir des molécules. Donc je ne crois pas ça, je ne crois pas du tout à ça.
En revanche, euh l'idée même de l'infini est quelque chose qui nous ramène à la philosophie. Ça c'est plus compliqué. Euh si je faisais, j'avais fait le calcul euh si euh la maman de Jésus-Christ euh avait euh euh mis une pièce d'or, à l'époque, c'était les pièces d'or de 8 g de côté, s'il les avait placé à 1 ou 2 ou 3 %, vous apercevez alors suivant les chiffres, vous apercevez que c'est 20 fois le stock d'or mondial aujourd'hui. et 10000 fois parce que là aussi c'est une exponentielle, c'est aussi un million de fois ou 5 milliards de fois [raclement de gorge] le stock d'or du monde aujourd'hui.
Vous vous savez d'instinct que bah ça ne se produit pas, il y arrive des accidents et en l'occurrence si je prenais l'or bah il sera arrivé je sais pas les pillards, les enfants qui disent qui qui dit lapide, le fisque bien évidemment la guerre et cetera qui serait le pillage qui serait venu couper cette courbe de l'infini. Donc là, sur le plan du principe euh il y a il y a quelque chose, on sait pas le prouver mais on sait que il y a des événements qui qui vise arrêter ça. Mais dans l'immédiat ou en tout cas dans les décennies qui viennent, on sait que on va on va on va comme ça euh multiplier l'intelligence et quand on aura terminé euh l'intelligence artificielle même aujourd'hui, on sait qu'on va avoir le quantique.
On sait que l'on va avoir peut-être les nouvelles les d'autres intelligences à partir des neurosciences et cetera et cetera. Donc pour l'instant, on est bien parti sur un exponentiel hein. Et c'est pour ça que franchement vous êtes jeunes aujourd'hui, il y a des jeunes qui nous regardent les 10 années qui viennent, les 10 plus les 10 fabuleuses, l'histoire me donnera raison, les 10 fabuleuses, les plus fabuleuses années de l'histoire de de l'histoire de l'humanité.
Ah. Alors, ça fait plusieurs fois depuis le début de cet entretien et c'est très bien que tu cites la religion. Donc soit pour illustrer ton ton propos, soit même pour parler de l'impact que peut avoir les les religions.
Peut-être on ramène souvent le libéralisme avec le protestantisme, avec Weber, avec Loc, avec tout ça. Est-ce que toi aussi tu as une lecture, j'allais dire civilisationnelle du libéralisme et tu le rapproches avec des des religions. Tu as parlé tout à l'heure, voilà, de l'islam. du judaïsme, [rires][raclement de gorge] est-ce que tu as une lecture civilisationnelle et ou religieuse, même si les deux je pense sont assez liés dans l'émergence et le développement du libéralisme en France et dans le monde ?
Tout est dans tout dans les civilisations. Bien évidemment, si je reprends l'histoire du libéralisme, j'ai parlé d'Antigone, j'ai parlé de la philosophie grecque, je peux parler bien évidemment du droit romain, je peux parler du christianisme. Compliqué hein.
Le costanisme a considéré que le libéralisme était un péché. il l'a mis à l'index hein tout ça et il a pas toujours il a pas toujours aimé la science hein mais globalement avec il y a eu des ruptures, il y a eu quelque chose qu'on appelait l'école de Salaman qui reconnaissait aux Indiens par exemple le fait d'avoir des droits qui étaient pas des sauvages et il y a eu un un fort mouvement de christianisme libéral. Euh bon et puis on peut faire ça dans toutes les régions.
Une inquiétude quand même, je vous la confie sur le christianisme aujourd'hui. Euh il y a eu un grand mouvement libère de chrétiens libéraux euh qui plutôt euh trouvaient euh leur source dans Saint-Thomas. Saintema a été une figure libérale euh pour autant qu'on puisse associer ces deux mots, était une figure du christianisme libéral dans l'histoire de du christianisme.
Et aujourd'hui, vous voyez revenir des conservateurs. Euh moi j'ai pas de problème avec on peut être libéral et conservateur et on peut être libéral, conservateur et catholique, hein, j'ai pas de problème. Mais on va arriver un mouvement de conservateur là, notamment des États-Unis, j'y DV par exemple et bien d'autres qui disent "Ouais, non mais la base c'est pas Saint-Thoma, c'est Saint-Augustin." Très bien.
Saint-Augustin dit des choses tout à fait passionnantes, mais il était pas vraiment libéral hein. pensait que quand on dirigeait un peuple, fallait lui dire ce qu'il devait penser et fallait lui dire en utilisant même la coercition. Euh bon là, il y a Christian une nouvelle forme de christianisme conservateur un peu antilibéral.
Pas antilibéral au sens qu'il aime pas les libéraux. Il aime pas les libéraux de tel que moi. Mais il aime pas les libertés en réalité.
Il aime pas la liberté de penser. Le base du du libéralisme c'est la liberté de penser. Ante toujours [rires] la liberté.
C'est comprèement. C'est alors c'est contreintuitif ce que tu nous dis là parce que c'est vrai que il a tenu notamment un discours dont tout le monde se souvient face à des dirigeants et à des industriels européens sur la notion de liberté d'expression où il explique justement que l'ennemi de l'Europe bah ce sont les dirigeants européens qui limitent avec des des régulations toujours plus fortes la liberté d'expression et cetera et là tu nous dis non non mais c'est intéressant et là tu nous dis qu'en réalité il est plutôt tenant d'un mouvement qui serait de ce point de vue Là, c'est antilibéral. Tu peux nous expliquer en en quoi de il y a aucun doute.
Il c'est se [ __ ] du monde parce que à l'heure actuelle ce que font les États-Unis, à l'intérieur même des États-Unis, c'est tout le contraire de la liberté de pensée hein. Donc ça, il y a une contradiction entre l'action qu'il mène et il y a une manœuvre politique mais c'est-à-dire enfin juste concrètement, est-ce que tu peux nous dire en quoi l'administration Trump euh bah c'est l'interdiction de certains mots à l'intérieur même de l'administration euh c'est-à-dire une volonté de enfin franchement euh pas la peine de développer trop euh Trump n'est pas un modèle de vérité. [rires] Donc c'est l'idée premier premier euh mandat de Trump.
Euh il dit "Mais il n'y a jamais eu autant de foules réunies devant la Maison Blanche pour l'élection de Trump que dans tout l'histoire des présidents des États-Unis ?" journalistes sont surpris, ils regardent la foule, il mettent des comparaisons avec d'autres photos de foule sur le même endroit, vue aérienne et cetera. Non, c'est faux. [raclement de gorge] Que fait la porte-parole de Trump ?
Non, c'est pas faux. C'est une vérité alternative. C'est que Trump va inventé la vérité alternative.
Non mais vous avez dit ça, moi je dis ça. Point. Attendez.
Mais la liberté d'expression et c'est c'est est-ce que c'est pas aussi la liberté de mentir ? Je te taquine mais non non mais non non non bien sûr j'ai aucun problème sur la liberté de mentir. J'ai aucun problème là-dessus.
Mais à un moment donné, qu'il y a quand même un moment, il y a un droit à la vérité, hein. C'est c'est le moins qu'on puisse dire. Or, on constate le on conteste le droit, la vérité.
Les gens qui disent la vérité sont sanctionnés, les juges et cetera et cetera. Donc premier premier point en ce qui concerne euh le rapport à à la vérité, liberté d'expression, pas de problème. Le droit à la vérité, c'est extrêmement c'est la base puisque ça c'est aussi un socle de la démocratie. est entendu que la vérité c'est pas si simple et cetera, qu'il faut des processus de discussion démocratique et cetera pour essayer les médias, les contrepouvoirs, mon dieu et cetera.
OK. Et et ça pose un problème d'ailleurs aujourd'hui avec les pouvoirs de l'intelligence artificielle et des réseaux he sont d'autres choses compliquées. Mais bon donc il y a ce droit à la vérité et il y a quelque chose dans ce que dit euh Vance à la conférence de Munich.
Euh ça nous amène à un autre à une autre question. J'ai dis que le droit était supérieur au pouvoir. Et là, il y a un problème à l'intérieur de la démocratie.
Vous dites que le droit est supérieur au pouvoir. Mais le pouvoir dans une démocratie, il est souverain. Et donc s'il est souverain, c'est je n'ai plus de vision mais voilà si si le droit le droit est supérieur au pouvoir.
Donc s'il euh il est donc supérieur à la volonté populaire ou si c'est la volonté populaire qui est supérieure au droit et ben il y a plus de droit. Elle fabrique n'importe quel droit. Il n'y a plus de limite au droit.
Et si c'est la volonté supérieure qui est je peux dire bah tiens euh les coiffeurs je leur enlève tel et tel droit. Mais c'est ridicule. B J'ai le droit de le faire.
Bon voyez ce ce conflit important. Et donc par exemple prenons prenons un exemple pas celui des coiffeurs. Prenons l'exemple de je sais pas la peine de mort par exemple.
C'est un exemple qui pour moi est intéressant. Si demain les Français donc ça c'est le la souveraineté populaire veulent le retour de la peine de mort. Pour autant, il y a quand même un droit admis quand même par les sociétés, j'allais dire modernes, de dire que c'est pas bien.
Est-ce que la volonté populaire peut euh se soustraire à ce droit fondamental supérieur qui dit que la peine de mort euh doit être interdite dans les pays occidentaux ? Il y a une il y a une vra un vrai cas de conscience. Là, euh, [grognement] je vais pas refaire le débat philosophique sur la peine de mort, il est compliqué et cetera.
J'ai mes opinions mais bon, je parle du droit là, pas philosophique plutôt vraiment. Alors donc justement la condamnation de la peine de mort, on en a fait un droit constitutionnel et même au niveau européen. Donc les droits qui sont constitutionnels, ils sont fondamentaux.
Je peux pas y déroger. Je ne peux pas y déroger. On peut hein, je je peux pas. 99 % des droits des Français par un vote direct je supprime les droits de l'homme.
Les droits de l'homme continueraiit d'exister, ne serait-ce que dans ma conscience. Donc ça c'est un point extrêmement important. C'est pour ça la le côté fondamental de la déclaration des droits de l'homme de 1789 et le côté qui me fait grimper au rideau de voir les politiques à chaque fois vouloir transformer la constitution en faire un panneau électoral.
C'est c'est c'est ridicule, c'est absurde, c'est criminel de de de faire ça. Donc je reviens à cette question. Alors c'est un vrai problème celui-là.
Euh je dirais droits de l'homme ou souveraineté populaire, il faut choisir. Moi, je choisis les droits de l'homme au-dessus. C'est plus compliqué parce que dans la constitution de 1789, on va y mettre les deux.
Je vais pas faire une discussion historique mais quand même la souveraineté populaire, même telle qu'elle était présentée chez Rousseau à l'époque, c'était l'idée d'une souveraineté unanime, hein. C'estàd au fond la souveraineté, on confondait on confondait un peu les deux. On en a fait l'idée de bah la souveraineté populaire c'est 50 % plus une voix.
Et là on voit bien que c'est ridicule. On peut pas régler par exemple de gros problèmes de conscience ou avec 50 plus une voix. On sent bien qu'il faut une majorité plus forte sur des choses comme ça et même sur des questions constitutionnelles qui concernent l'organisation même de la vie institutionnelle.
On peut pas régler à 50 et plus une voix. Donc bon je reviens je reviens donc à JDV. J dévent c'est l'idée que au fond comme il y a un courant néoconservateur qui qui qui s'amplifie hein qui est poussé qui est poussé par c'est de se dire on peut prendre le pouvoir comme en Hongri comme et cetera et cetera et donc il faut que mes amis néoconservateurs que j'essaie d'aider et 50 plus moi Hongrie orbane il a été élu Oui bien sûr.
Non mais tu dis on prend le pouvoir comme en Hongrie. C'està-dire làdessus sous-entends que je pas compris hein. Je ne je ne conteste pas ça.
Je ne conteste pas ça. Ils ont parfaitement le droit. Les droits ont le droit de voter.
Ils vont voter prochainement. Donc bien évidemment ça c'est la règle du choix des dirigeants. Le choix des dirigeants.
Il y a plusieurs méthodes. C'est le coup d'état, c'est le poison, c'est le con. Et puis le meilleur, on a choisi à l'arrivée.
On a dit bah c'est quand même l'élection. OK. [rires] C'est ce qui bon.
Donc je ne conteste pas ça. Je conteste à un moment donné que ce pouvoir est tous les droits. C'est un peu la dérive de de d'Orban, hein.
Donc c'est c'est ça la question ce que je compte pas. Et donc euh l'idée euh à ce moment-là qui est celle de de JV et de ses amis, c'est de pousser euh en Europe euh au fond quit à bousculer un peu la Constitution, le populisme. C'est-à-dire que dès que j'ai je peux m'emparer du pouvoir, je m'en empare et j'ai tous les droits.
C'est ça à mon avis la la dérive la dérive de de Vance. Et donc je disais, c'est important que ceux-ci n'ont une relation avec le pouvoir qui est pas la même. Je parlais du tout à l'heure du du conservatisme Saint-Augustin, c'est déjà euh la contrainte, vous voyez.
Donc je suis un peu inquiet de euh de cela. Et JVance donc pour reprendre puisqu'on on va avancer mais vas-y finis sur JV. On est bah oui mais je reprends le le JV à Munique.
Qu'est-ce qu'il fait ? Il dit je suis pardisant de la liberté d'expression. Ça c'est une ruse pour l'utiliser.
La liberté d'expression c'est aussi le droit au mensonge parce que dans leur catégorie on le voit bien sur Trump raconter n'importe quoi, c'est une sorte de droit au mensonge et de la manipulation de la vérité. D'ailleurs la preuve, j'apporte la profe quand même pour ceux qui nous écoutent parce que c'est quand même important. Je veux dire, Trump a pas inventé le mensonge au politique.
Les fact checkers ont menti, se sont trompés ou ont menti. La manipulation pour moi, elle est elle existe depuis qu'il a depuis que des hommes ont pu à un moment donné dire quelque chose. Bien sûr, mais voilà, mais c'est le le truc à charge, il est un menti sur Trump.
On voit CNN par exemple a trompé, à vraiment modifier le verbat de ses propos. Ils vont être condamnés pour ça et cetera. Donc ce que je veux dire pour essayer d'équilibrer un petit peu, je veux bien mais voilà, tout le monde ment enfin bon, on pourrait refaire une émission là-dessus.
Je j'accepte ta défense passionné de Trump. Non, pas passionné [rires] si si mais bon alors j'accepte cette défense mais la réalité c'est que quand même en matière de de mensonge, on a atteint quelque chose d'extrêmement et en matière même de politique toutes les tous les documents sur la sécurité. Tu as été aussi farouche avec les mensonges de l'administration Biden, Clinton, Obama et qui sont plor c'est important pour toujours toujours alors là je suis d'une parce que bon il étaient pas les derniers à mentir Bush encore pour justifier la guerre en Irak l'ordinateur under Biden le Russia Gate c'est plus compliqué que ça pour guerre en Irak c'est pas un mensonge les arbres de destruction massive Corel Irak Euh dans l'expression, tout le monde était persuadé que ça.
Ah ouais vraiment ? Tu penses ? Ah bah oui mais ça faut faire un peu d'histoire mon grand.
Non mais c'est pour ça je te pose la question. Ouais. Tu penses que tout le monde était sûr de ça ?
Ah certains oui. D'accord. OK.
OK. le la commission de l'ONU qui était sûre de cela enfin sûr de cela elle disait plus exactement la guerre en Irak elle s'est terminé par une sorte d'armistice c'estàdire que à un moment donné on a arrêté la guerre mais avec une condition qu'il y ait des inspections pour retrouver pour constater l'existence ou la non existence pour mais ou retrouver les armes de destruction massive qui étaient en Irak, c'était crédible. Ils en avaient eu, il se battaient pour et cetera.
C'était tout à fait crédible. La plupart de tout le monde en était persuadé de cela dans tous les pays. Peut-être pas du cinéma à l'ONU, voilà, petit ca, mais sur l'existence d'armes de décision massives là que c'était Hans Blix qui qui présidait la mission de l'ONU et que Saddam Hussein à un moment donné a empêché, il a empêché de faire ses inspections.
Le fait de l'arrêt de cette inspection était quelque chose qui faisait tomber l'arrêt de l'arrêt de la guerre et on pouvait reprendre l'arrêt de la guerre. On pouvait reprendre la guerre à ce moment-là pour forcer Saddame Hussein à Mais la question elle porte non pas sur ça. La question porte sur l'existence ou pas d'armes de destruction massive.
Y a-t-il quelqu'un en France dans les personnalités politiques qui a dit "Ces armes de destruction massif n'existent pas ?" Y a-t-il quelqu'un à ce moment-là qui l'a dit ? Personne.
Ni Chirak ni vinpa. Mais moi je parlais du mensonge de l'administration américaine. Après derrière les gens ont cru le mensonge.
Je te dis est-ce que Mais selon toi c'était pas un mensonge. C'est il croyait vraiment. Je pense que c'était une vraie conviction de tout le monde.
Je parle pas je parle pas de la petite fiole ou des trucs comme ça ou des le fait qu'il y a eu des intox notamment via l'Afrique. Parce que c'est intéressant parce qu'aujourd'hui euh on met ça en avant notamment en disant euh sur l'Iran, tu vois par exemple, on dit "Ouais, c'était un prétexte. En fait, ils étaient pas du tout prêts à avoir la bombe.
C'est c'est juste l'opportunisme et c'est un mensonge encore des États-Unis de dire que ils s'approchaient de la bombe nucléaire pour justifier l'intervention." Donc cette notion du mensonge aux politiques en fait c'est un running gag, j'allais dire de façon impossible. Non mais attends sur le fait que l'Iran veut la bombe nucléaire euh depuis longtemps fait tout pour avoir la bombe nucléaire c'est indice.
Non mais le fait qu'ils étaient en breakdown vraiment à deux doigs de la mensonge. Ça c'est une frontière qui est annoncée depuis 30 ans. C'est pour la semaine prochaine et ça recule avec l'horizon.
Néanmoins, à force de reculer avec le réseau, on arrive au niveau d'enrichissement auquel ils sont parvenus à quelque chose qui les rapproche d'avoir peut-être pas la semaine prochaine, hein, euh peut-être dans 2 ou 3 ans, mais néanmoins euh c'est quelque chose qui à mon avis doit être arrêté. Il doit être arrêté parce que c'est un risque beaucoup trop grand pour la région, pour modifier l'équilibre dans la région et le déséquilibre et le chaos dans cette région. C'est un drame pour le monde.
C'est un drame pour le monde. Et deuxièmement, parce que on l'a vu avec Poutine, on est plus on est passé de l'arme nucléaire pour me défendre si je suis attaqué à l'arme nucléaire pour me protéger si je mène une agression contre un autre, hein. C'est ça la vraie différence aujourd'hui.
Et donc l'arme nucléaire, elle a changé de nature et elle cherche à couvrir des opérations. Ensuite à notre problème. J'ai parlé tout à l'heure bien évidemment [soupir][souffle coupé] euh du droit des peuples et bien évidemment on n' pas le droit de tyranniser un peuple et le droit international ne peut pas protéger une telle situation si ce n'est le droit international qui se dirait un moment paix au tyran et ma conscience n'est pas est vraiment est en panne si je me dis que je ne dois pas intervenir pour un peuple qui est enangé et qui est martyrisé.
Donc tout ceci fait mon opinion sur euh la guerre en Irak. Mais s'agissant de la vérité, je me permettais au passage de de dire cela et la question se posait effectivement au point de départ sur la man aujourd'hui le grand problème qu'on a c'est celui du rapport à la vérité et c'est une question bon on va pas la développer mais qui m'intéresse beaucoup hein. Non mais c'est vrai que c'est essentiel.
C'est essentiel. Moi je pense que c'est un sujet d'éducation. Je pense qu'il faut absolument euh euh éduquer, former les jeunes et les moins jeunes aussi à leur esprit critique, à diversifier les sources d'information, à pas simplement se contenter de là notre échange par exemple, je le dis d'ailleurs régulièrement dans l'émission, ne prenez jamais content ce que je dis euh ou ce que mes invités disent.
Forgez-vous vot votre opinion, diversifiez vos sources et puis ensuite voilà. Mais mais je pense que c'est essentiel pour atteindre Moi je parle pas de vérité parce que j'y crois pas trop, je parle de vérité maximale ou tu sais c'est asymptotique comme concept la vérité. Je suis pas sûr qu'il en ait une réelle mais en tout cas tu as raison c'est un enjeu qui est fondamental.
D'ailleurs une question une question euh l'éducation l'immense progrès qui est devant nous l'immense transformation de l'éducation sous les nouvelles technologies. Je pourrais en parler dans le détail mais c'est considérable. Aujourd'hui, il y a des écoles aux États-Unis.
Ce sont les c'est la transformation des écoles que se faisait l'ON Musk et cetera, les autres pour eux même qui font grosso modo le fait que vous atteignez la connaissance demandée par le curriculum, c'est-à-dire par les programmes du gouvernement ou la fait en 2h ou 2h30 par jour. Donc ça laisse un temps formidable pour faire autre chose. Et dans le temps formidable qui peut faire autre chose, on va faire des choses qui vont développer le savoir être l'humain bien évidemment, les richesses humaines, les richesses intérieures et cetera.
Et donc on va retomber sur des formes d'éducation qui existaient dans l'antiquité, enfin pas dans l'antiquité, un peu dans l'antiquité d'ailleurs, au Moyen-âge et cetera, qui était d'éduquer le cerveau. Euh les jeunes d'aujourd'hui ne savent pas ce qu'est la rhtorique. D'ailleurs, les jeunes de ma génération ne savent pas non plus parce que on n pas j'ai pas appris la rhtorique mais je l'ai découvert après.
La rhtorique, les sophismes, l'art de rumenté là. Et ce sont des choses extrêmement importantes parce que ça va muscler le cerveau et vous allez reconnaître, ça va vous aider à reconnaître le faux du vrai, à chercher la vérité. Euh je trouve que c'est quelque chose important dans l'humanisme, le nouvel humanisme, l'humanisme augmenté qui se dessine à mon avis euh avec la grande question de la grande transformation du monde que j'ai abordé dans déjà dans cette émission.
Non, c'est vrai, je je partage. C'est vrai, je je suis d'accord. Les les deux sont importants.
Ah juste une question au passage au passage au passage dans l'histoire euh dans l'histoire on appelait ça les arts libéraux. OK. OK.
Intéressant. D'accord. Bah tu vois comme quoi la on on on j'allais dire la boucle est bouclée.
Euh alors justement on va parler maintenant de de technologie qui ma selon toi est-ce que la technologie renforce l'État ou redonne du pouvoir aux individus ? J'imagine qu'il y a pas de réponse A ou B mais quand même est-ce qu'on peut parler un petit peu de ça ? c'est les les dérives liberticides, [raclement de gorge] les lois pour la le contrôle des surveillance, chat de contrôle, euron numérique, identité numérique.
Donc d'un côté puis d'un autre côté on a les réseaux sociaux sur lequels une parole peut se libérer, on peut davantage se réunir, s'associer. On peut créer là des émissions sans aucun filtre où tu vois, on parle en direct de tout ce qu'on a envie. Ça aussi c'est permis par la technologie.
Donc j'aimerais avoir ton avis sur le rôle de la technologie dans l'émancipation ou à l'inverse dans bah le contrôle justement. des [raclement de gorge] peuples. Les nouvelles technologies, elles sont duales comme on dit, elles peuvent servir à la guerre ou à la peu.
Euh et euh bien évidemment, ça peut être une technologie de surveillance généralisée un peu à la manière de ce qui est en train de faire la Chine aujourd'hui euh ou l'utilis surveillance généralisée un peu à la manière de des systèmes de tous les systèmes totalitires. les systèmes totalitaire. Qu'est-ce que c'est que le totalitarisme ?
Totalitarisme, c'est pas seulement une dictature, ça, il y en a plein. Le totalitarisme, c'est le fait que ceux qui sont en haut veulent que vous pensiez ce qu'ils pensent. Ça rentre dans votre cerveau et non seulement dans votre cerveau mais dans le cerveau de vos enfants.
On s'en part de vos esprits. Et c'est vrai que les nouvelles technologies, on sent bien qu'elle peut faire ça. Mais [raclement de gorge] elle peut faire ça pourquoi ? parce que c'est un pouvoir qui va les utiliser.
Donc nous avons intérêt aujourd'hui euh à se débarrasser des pouvoirs totalites, parce qu'ils sont dangereux. Et même d'ailleurs, si je prends une idée qui se discute mais si j'arrive à la forme d'intelligence artificielle ultime avec la conscience, avec tout ce que vous voulez et cetera, on peut dire que la vitesse de travail de cette intelligence artificielle sera-t-elle ? que elle va démoder toutes les autres et donc que le premier pays, si c'est un pays qui fait cela, le premier pays qui fait cela, il va avoir un avant, si c'est un pays totalitaire, il va avoir un avantage monstrueux monstrueux sur les autres et que ceci portera le souffle d'un totalitarisme sur la planète entière.
Donc vraiment ça c'est un combat démocratique politique souvenez il faut à tout à tout prix que ça ne se produise pas. Donc je laisse ce scénario de côté. Pour le reste c'est un instrument de prospérité de l'humanité qui vous rend du temps libre qui va enfin j'ai parlé tout à l'heure d'un humanisme augmenté.
J'y crois beaucoup hein. Je veux dire ça peut-être ça. Je dis pas que ça le sera automatiquement mais donc il faut empêcher l'intelligence artificielle d'aller vers tous les mauvais usages.
Il faut faire ce qu'on appelle l'alignement de nos intelligences artificielles avec nos valeurs démocratiques. Voilà. Et cetera.
Il y a plein de il y a plein de combat. Effectivement, c'est alors peut-être de façon plus concrète parce que tu nous parles de la Chine. Bon, on va on va se recentrer un petit peu sur notre quotidien à nous.
Euh parlons de l'Union européenne. Euh tu l'as pas mentionné justement dans ces dérives liberticides. Est-ce que c'est à à a raison ?
Tu ne penses pas qu'il y a de dérives liberticides liées à la technologie ? On peut parler de chat contrôle, on peut parler encore une fois, je parlais du euh identité numérique européenne qui devient obligatoire d'ici la fin de l'année. On peut parler de de de toutes ces choses-là.
Euh ou voilà, c'est quoi ton opinion sur la France et l'Union européenne ? que de ce point de vue-là, c'est plutôt un sujet européen, hein, non ? C'est la volonté, comme je l'ai évoqué tout à l'heure, de s'emparer de vos vides, s'emparer votre contrôle et cetera et cetera et qui trouve des moyens dans les nouvelles technologies.
Mais fondamentalement, c'est une volonté politique, hein. Elle va se développer grâce aux nouvelles technologies. Euh avec un vous répondre, les nouvelles technologies portent pas ça du tout à mon avis, non. euh peuvent avoir on peut avoir un mauvais usage, mais on peut contrôler ce ce mauvais usage.
Euh les bons l'emportent largement euh sur euh sur les mauvais. Non, je vois plus la difficulté dans le fait que les politiques vivent un petit peu en dehors de ça en Europe. Tiens, une autre réflexion au passage.
Dans le monde, pour moi, il y a ceux qui vivent out of the box et ceux qui vivent in the box. Le in the box, la pensée étatiste, j'évoquais tout à l'heure et cetera. Le in the box, c'est l'Europe et un peu la côtesse des États-Unis.
Le out of the box, c'est la côte ouest et tout le Pacifique. Donc ils se disent "Mais ça va consommer des data centers, ça consomme beaucoup trop d'énergie, c'est difficile à faire dans différents pays. A qu' les faire dans l'espace.
Mais c'est fou, c'est dingue. Bah oui, mais j'ai inventé de le faire, on va le faire. C'est des trucs comme ça qu'on voit.
Euh et c'est comme ça qu'il faut être euh et l'Europe l'Europe l'Europe selon toi est de ce côté in the box est in the box. Ah donc on est d'accord elle est plutôt du côté ce qui est in the box aussi pour dans la volonté de dire ouais il faut éviter tout ça donc je contrôle. OK et on fait des réglementations qui veulent contrôler les l'ensemble de l'intelligence artificielle.
On prétexte d'ailleurs de contrôler les gars femmes mais qui nous amène à contrôler les bébés dès les merceaux et donc est un extraordinaire frein à l'innovation. La fameuse blague au l'innovation quand elle née aux États-Unis, on la copie en Chine et on la réglement en Europe. Il y a un peu de vrai quand même.
Peut-être à part que la la Chine ne copie plus vraiment aujourd'hui. Exactement. Exactement.
C'est maintenant l'inverse. C'était vrai à une certaine époque et maintenant s'il vous plaît, est-ce qu'on peut copier ? Est-ce que vous pouvez nous aider à copier ce que vous faites ?
Ouais. Mais d'ailleurs ça m'amène à à un autre à un autre élément, c'est quelle solution justement ? Est-ce que la France peut porter seule ce cette volonté émancipatrice dont tu parles ?
Est-ce qu'on doit forcément quitter l'Union européenne parce qu'elle est devenue un carcan trop grand ? Ouais. trop grand ou est-ce qu'on peut la changer l'Union européenne de l'intérieur pour la la pousser à mener ses combats vers la liberté, le libéralisme, penser out of the box comme tu disais.
C'est quoi la solution ? J'allais dire pardon, on revient sur le terrain politique. Euh comment on fait ?
Parce que tu te bats pour ça depuis 40 ans, peut-être un peu plus. Aujourd'hui, le résultat est pas fou. Donc comment on peut se battre contre bah cet état qui veut contrôler plutôt que émanciper ?
Alors euh une observation d'abord, la France c'est le mauvais génie de l'Europe. C'est-à-dire que toutes les réglementations protectrices, toutes les idées de contrôle, tout ceci qui nous paraît venir de l'Europe vient d'une idée française en Europe, hein. Faut c'est un point extrêmement important.
Donc quand on dit tel et, je travaille beaucoup là-dessus, telle ou telle réglementation, ça nous étouffe. Ah bah oui, mais c'est les Français qui l'ont présenté en Europe, hein. Euh alors donc il faut se soigner nous-même.
Il faut aussi soigner l'Europe. Mais c'est un c'est un vrai vrai problème. Je parlais des États-Unis, euh il y a un il y a une petite blague qui est même physique qui qui circule dans la silicone vallée.
On dit voilà ce que nous faisons, le projet et cetera et puis il sortent une bouteille. avec le petit bouchon de plastique qui est rattaché maintenant aux bouteilles et il dit l'innovation en Europe c'est ça ou c'est devenu un même sur caricatural non mais c'est vrai ça revient M se moque de ça régulièrement c'est dire le le décalage tel qu'il le perçoivent he d'ailleurs si tu veux si je peux permettre il y a une nouvelle version de cette blague maintenant c'est le chargeur universel et donc maintenant le nouveau même pour montrer l'innovation européenne C'est le chargeur européen universel. Tu sais maintenant il y a qu'un seul chargeur européen, c'est celui-ci, c'est l'USBC.
Voilà la la grande norme unificatrice européenne, c'est devenu le nouveau même sur internet, mais bon voilà. En tout cas, je ça veut dire la même chose. Ouais.
Ouais. Mais c'est comme enfin la question des normes techniques, c'est une autre question. On a besoin de normes techniques hein.
Alors bah tant qu'il a fait et cetera, c'est une autre question. Non, mais c'est que l'État décide de l la société civile, la société civile peuvent le faire. Ouais, mais elle s'impose par la pratique.
Là, en réalité, elle s'impose par la pratique et euh je ne suis pas certain que les États-Unis aient toujours intérêt à être en sivolte. En tout cas, ce que je veux dire, c'est que que un état, une superstructure des députés décident de d'imposer aux industriels que ce soit ce câble là et que donc ils n'investissent pas dans l'innovation pour trouver le câble de demain parce que c'est ce qu'on voit et ce qu'on voit pas. Je t'apprends pas Bastia, tu vois.
Donc voilà, c'est pour ça que la norme ça peut être intéressant quand c'est d'utilité publique, quand c'est pour casser l'innovation au nom de de quelque chose. Je sais pas si ça je sais pas si ça casse l'innovation objectivement. parce que les câbles, ils ont évolué énormément ces 40 dernières années.
Et là aujourd'hui en Europe, on dit non, le câble ça doit être celui-ci. Par exemple, dans les vieux magnétoscopes que tu as connu mais que tout le monde ne connaissait pas comment ça fonctionne, il y avait des vieilles cassettes, on s'in les VHS, mais il y en avait d'autres qui avaient un autre format si vous voulez et à un moment donné, c'est le VHS qui s'est imposé. On n pas eu besoin d'une norme.
Voilà, imposé. On dirait alors c'est intéressant ce que tu dis. Ça s'appelle la softol hein.
Bah il y a il y a le droit d'état d'à côté puis il y a la Sofolo, les normes nord par exemple qui sont fait par la société civile. En réalité vraisemblablement on va faire un un grand switch entre le grande partie du droit public et dans la société du futur telle qu'elle se construit là. En ce moment, il y aura davantage de soft.
C'est inéluctable. Alors, j'aimerais qu'on fasse un Macron, on va parler de politique un petit peu. Macron s'est présenté en 2017 maintenant comme le président, tu sais, pour la startup nation.
Il a quand même, je trouve, soufflé un espèce de vent de libéralisme de de pour les entrepreneurs qui étaient optimiste par rapport à ça. Aujourd'hui, ça fait 8 ans. Quel constat tu dresses du des des deux 1 et demi [raclement de gorge] mandat d'Emmanuel Macron ? euh sur le terrain justement euh du libéralisme économique.
Alors sur le terrain économique d'ailleurs. Voilà, comme tu veux. Vas-y.
Ouais. Ouais. Voilà.
Euh il y a le libéralisme, il y a le patronalisme et il y a l'entreprenalisme. Alors l'entreprenalisme, il a été il a été bon hein dès le départ et cetera. le la dynamique, c'est puis la continuer un peu.
Euh c'est bien. Par exemple, peut-être juste pour qu'on comprenne par exemple toi, tuas tu as apprécié les conférences Choose France, le fait de mettre en avant certains entrepreneurs français, les accompagner, ça c'est bien. OK, bien, c'est bien.
C'est bien. Euh ensuite, il y a le truc que ce que parle le patronalisme, c'est-à-dire des mesures que que qui que suggèrent le MEDEF euh qui sont pas toujours des mesures libérales. Alors, c'est pas toujours la faute du MEDEF, hein.
Le MEDF, il essaie de récupérer dans pour les patrons chaque fois qu'il y a une mauvaise idée dans qui circule qui circule quelque part mais qui sont qu'il peut récupérer un peu d'argent à des entreprises qui sont par ailleurs étouffées par les impôts et les normes. Il va là-dedans. Donc il y a c'est le cas de beaucoup en France aujourd'hui notamment à l'approche de la présidentielle, c'est de se dire c'est de confondre ça quoi.
On fait on fait un libéralisme patronal. Bon, les choses ça se discute. Le libéralisme, le libéralisme patronal a toujours été en France protectionniste.
Or, le protectionnisme, il peut y avoir un protectionnisme d'exception à un moment donné parce que bon, il y a trop le choc. Mais la règle, c'est le libre échange, hein, c'est clair. Et la protection, l'exception.
Mais les patrons aiment bien être protégés. Je pourrais vous raconter des petites histoires là-dessus tant que vous voulez, mais les patrons aiment bien être protégés et c'est particulièrement d'ailleurs en ce moment. Et puis il y a le libéralisme qui par nature, surtout dans une franche étatique comme nous avons aujourd'hui commence par une redistribution des pouvoirs.
Le pouvoir est trop concentré en France. C'est qu'on a une sorte d'apoplexie de pouvoir tout en haut et une sorte de paralysie aux extrémités. Alors, qu'est-ce qu'on libéralise ?
Qu'est-ce qu'on privatise ? Qu'est-ce qu'on rend au marché ? Et où est-ce que l'État doit moins intervenir ?
Un un mot un mot avant, la redistribution des pouvoirs, c'est le pouvoir trop concentré au sommet de l'État et donc il faut les redistribuer dans deux directions. D'abord vis-à-vis de la société, la société, le pouvoir a envahi complètement la société. Et donc il y a des tas de choses que fait l'État.
Je viens d'y faire allusion, qu'est-ce qu'on doit privatiser. Il y a des tas de choses que fait l'État qu'il doit cesser de faire ou qu'il doit mettre en concurrence. Alors on peut prendre des tas d'exemples.
L'école école bah il y a un système public et cetera, mais faut que je crée de l'autonomie à l'intérieur du système public. Faut que je crée des libertés dans les enseignants et faut que je crée un budget autonome pour les établissements et avec des gens qui sont responsable et puis au bout faut que je crée une liberté de choix pour les parents. Et là, j'ai tracé en quelques mots un système moderne de euh qui permet d'évoluer dans un secteur où franchement il va falloir bouger, hein, il va falloir être agile.
On a besoin de cette agilité. Il s'agit pas de faire une nouvelle loi, la loi Madelin qui va régir l'ensemble de l'éducation nationale. Non.
Voilà, c'est vraiment une redistribution puis on peut prendre ça sur la santé pour aussi que bien évidemment je fais des responsables des budgets d'autonomie des établissements de vrais prix et cetera et cetera. Et puis c'est cette grande redistribution vis-à-vis de la société civile qu'il faut faire. On pourrait discuter ça en détail si tu veux après.
Mais et puis en gros, ça veut dire quoi en gros qu'on comprenne ? Alors, ça veut dire non plus demander à l'État ce qu'il doit faire, mais ce qu'il doit cesser de faire et permettre de faire. C'est ça le vrai programme libéral pour les élections de de 2027.
Arrêtez de me faire des promesses. Voilà ce que je vais faire pour vous si vous me faites confiance. Non, dites-moi ce que vous allez faire pour moi.
Je lui demande pas de Je lui demande de me faire confiance à moi citoyen, libre et responsable. C'est la mutation de la société là. C'est ce que je suis en train de dire.
C'est pas seulement une réponse aujourd'hui au problème d'aujourd'hui, mais c'est une direction que je suis en train de de montrer sur ce qu'il va nous falloir faire les procè sortir de la servitude volontaire dont on parlait tout à l'heure. Donc c'est cette grande mutation qu'il faut qu'il faut faire et puis dans le même temps renvoyer les probables, les les les de renvarer renvoyer les pouvoirs vers le bas. Alors ça c'est un nom curieux que tout le monde ne connaît pas mais c'est d'ailleurs dans la Constitution européenne.
C'est ce qu'on appelle le principe de subsidiarité. Je le dis en deux mots. Ce que les citoyens, les familles sont capables de faire, ce que les entreprises, les associations sont capables de faire et cetera, il faut leur laisser faire.
C'estàd que j'ai une société qui remonte comme ça. Le pouvoir il vient du bas, il vient pas du haut. C'est nous aussi une révolution actuelle dans vision qui est française, le pouvoir vient du haut.
Beaucoup plus de pays, le pouvoir vient du bas. Et en libéralisme, je suis le souverain. Le vrai souverain, c'est moi.
J'ai ma souveraineté personnelle et à partir de celle-là, bah je délègue par étage les pouvoirs à quelqu'un qui peut mieux les exercer moi-même. C'est ça. Et c'est cette grande redistribution des pouvoirs.
Alors ça, Macron, c'est le contraire, c'est tout est à moi. un peu une recette de l'absolutisme qui va le conduire à faire beaucoup de qui va le conduire dans l'impasse sur beaucoup de réformes. Ouais.
Alors justement si on revient un petit peu sur ton parcours, tu entres au gouvernement de Jacques Chirac en 95 et tu démissionnes très rapidement. D'ailleurs, je non, j'entre au gouvernement de Jacques Chirac en 86 quand Jacques Chirac est premier ministre. Ah oui alors parent au gouvernement de Baladure en 93 et ensuite je fais campagne pour Shaqira et je rentre au gouvernement de Jacques Chirac en 95.
Ouais. Donc sur cette période là parce que ce qui m'intéresse c'est ta démission donc très rapidement puisque tu rentres je crois en mai et dès le mois d'août tu décides de quitter le gouvernement et notamment à cause de la politique économique étatiste et rigoureuse de Alain Jupé. Alors, ça nous amène aujourd'hui bien sûr à ma question parmi euh ces axes, ces euh disons euh ces réformes que tu penses qu'il faudrait mener, pourquoi selon toi depuis donc au moins autant d'années euh et personne ne l'a fait.
Est-ce que c'est par incompétence ? Ils comprennent pas, ils ont pas de formation économique et cetera. Est-ce que c'est par opportunisme pour ne pas dire corruption, électoralisme, tu choisiras le mot que tu veux ? ou est-ce que ils sont sincères et ils pensent vraiment que la manière dont ils agissent depuis bah voilà au moins 30 ou ou 40 ans est la bonne pour le pays.
Selon toi, toi qui a côtoyé les politiques au quotidien, quel est le ressort de leur décision qui aujourd'hui sont manifestement mauvaises ? Non, ils sont sincères, ils ne manquent pas de courage autrement ce que l'on dit, mais [souffle coupé] ils ont un logiciel de Minitel dans la tête. Il y a pas grand-chose et le même logiciel depuis toujours, l'État, l'État, l'État euh enfin cette vision ascendante de la société en contradiction avec l'évolution du monde tel qu'il est aujourd'hui.
Donc je pense franchement c'est ah je suis pas accusateur, je dis que c'est un vrai problème. Le problème il est dans les neurones, hein, il est pas dans le muscle. Euh et et donc tel que je le vois, c'est ça et de c'est et on arrive à un problème essentiel.
Je m'inspire beaucoup d'en aujourd'hui. [rires] Euh on ne peut pas demander à ceux qui ont créé les problèmes de les régler. Euh il y a pas plus grande folie que de faire toujours la même chose et penser que cette fois ça aura des résultats différents.
C'est la définition de la folie. Oui, effectivement. Et puis une autre une autre une autre citation de d'Instein.
Euh si vous ne trouvez pas la réponse au problème, c'est que la question est le poser. Ça c'est important. H ça c'est très important parce que ça signifie que aujourd'hui on se trouve dans une période extraordinaire où il faut faire de la créativité pour poser les question et pour trouver les bonnes réponses.
C'est un peu ma règle du jeu aujourd'hui mais je trouve que cette dernière question est extrêmement importante. Donc euh le truc de l'état donc en 95 qu'est-ce que je fais ? Je fais campagne pour Jacqu parce que je pensais qu'il était un homme qui pouvait impulser le changement et un changement populaire.
Bon je je je vais pas faire l'article ici mais je le pensais réellement. Euh deuxièmement, Jacques Jupé euh Alain Jupé rejoint la euh la campagne électorale en cours de route. Peut-être qu'il avait perdu un peu le contact avec l'économie, mais il a toujours un peu un virus étatique he au fond.
Bon, je m'entends bien avec l'inj, j'ai pas de problème. J'ai un différent qui n'est pas mince hein pendant la campagne électorale, il faut augmenter la TVA. Non, on va pas augmenter la TVA et cetera.
Euh Jacques Chirac arbitre, notre différent, il dit "Écoutez, les deux alors là, on met ça entre parenthèses, on en parle plus pendant la campagne." Bon très bien. Euh on en parle plus pendant la campagne parce que c'était il y avait pas plus piégeux pour perdre une campagne.
Et puis arrive le moment où je suis ministre des finances, je Alain Jupé premier ministre, je lui dis "Écoute, c'est très simple, je suis certain qu'on aura des différents entre nous. Ça fera des étraincelles. Je n'irai pas demander l'arbitrage de Jash Kirac parce que c'est toi le premier ministre mais je te demande toujours qu'on en discute ensemble et cetera.
Je je suis très pas complotiste du tout. professionnel sur cette questionlà. Et donc Jacques Dupé dit Alain Jupé dit bah on va faire une TV ministre des finances, j'ai décidé ça sera la fin.
Je dis non je peux pas le faire. Ah mais j'ai décidé très bien c'est plus facile. Bon très bien mais je veux préparer une réforme fiscale et une réforme fiscale qui par ailleurs baisse l'impôt sur le revenu blablabla commence à diminuer les niches blabl.
Et puis j'ai un deuxième truc qui est un truc extrêmement important. Euh à l'époque, je veux m'attaquer au problème au problème parce qu'on laisse filer, on commence à laisser vraiment filer les dépenses sociales, ça faut le régler. Et laisser filer les dépenses sociales, c'est essentiellement celle de de la santé qu'on ne maîtrise plus.
Et j'ai une idée forte de la façon de remédier à cela. Mais mon idée, elle est pas personnelle. J'essaie d'avancer et je suis plutôt ami avec Blondel.
Ça tombe bien, patron de FO. Bland et on a les mêmes idées Ouais, on a au fond des mêmes idées de de longue date sur le mutualisme français, sur sa capacité et cetera à régler des choses. Moi je suis un mutualiste aussi.
Laisser un peu les gens faire, laisser s'arranger et le système social d'ailleurs, je vais faire une petite parenthèse, elle va vous embêter, mais le système social français, on appelle ça le modèle bismarquien, c'est-à-dire faire confiance à des partenaires sociaux et cetera. Bismarc a copié ce modèle en France, c'était le système des mutuels dans l'est de la France. Donc c'est si ça fait partie des racines français la confiance dans les partenaires sociaux et donc on retrouve pardon qu'on retrouve aujourd'hui la sécurité sociale en Alsace Laoren c'est la MSA la mutualité sociale agricole par exemple qu'on retrouve aujourd'hui.
Ouais je dire un mot et donc le système de ce système là mon avis est bon il a donné mais on le paritarisme s'est effiloché au cours des années. La faute à qui ? la fonte à l'État encore qui a transformé le paritarisme paritarisme ça veut dire deux hein face à face je rajoute l'état donc on fait un ménage à trois bah ça ça marche pas mais oui donc je reprends les choses à zéro donc avecel je m'entends bien eté à force de bonne bouffe et de bons cigares fumer ensemble euh on se met d'accord sur un truc on se met d'accord sur quelque chose qui est vraiment bien qui est une vraie inspiration libérale et mutualiste.
Il y a une histoire du libéralisme de gauche, hein, je la connais et je la défends. Et le mutualisme est un des pierres dans cette histoire du libéralisme de gauche. Donc, j'ai dit euh à Blondel, bon, on fait on revient au système où les caisses d'assurance sociales sont gérées euh vraiment par les partenaires sociaux et vous les gérez en toute responsabilité.
Et je vais même un peu plus loin pour que vous puissiez les gérer en toute responsabilité, je vais vous attribuer un budget qui correspond à vos dépenses. Mais le budget à l'époque, l'État n cessait de demander à la sécurité sociale de prendre ça en charge au de la solidarité et cetera. Donc c'est une question que à l'époque on appelait les charges indu de la sécurité qui en réalité ressort de la solidarité mais ne ressortent pas de l'assurance.
Donc je vais faire un rapport pour qu'est-ce qui relève de la vraiment de l'assurance pour le confier aux partenaires sociaux. Et ce qui relève de la solidarité, bah si c'est la solidarité nationale, ça relève de l'impro. Ça c'est le truc de base.
C'est toujours le cas aujourd'hui. C'est ce qu'il faudrait faire. Solidarité, bien distinguer les deux couches qui relèvent de l'assurance et les couches de l'assurance dit, c'est vous qui les gérez.
Ah détail, vous les gérez en concurrence hein. Vos caisses d'assurance sociale sont concurrence parce que à l'heure actuelle dans le système de sécurité sociale, j'ai des chiffres. Tel truc, c'est tel prix, tel prix, tel prix.
Mais ces chiffres, ce sont pas des prix, ce sont des tarifs. Alors, j'arrête. Ça veut dire quoi ?
Quand vous fixez un tarif, bah c'est un tarif qui est fixé par l'État, mais c'est pas un prix. Si j'ai le prix du PO, je ne peux fixer le prix du PO que par de la concurrence. Il faut que j'ai la concurrence.
Donc c'est ça qu'il faut faire à l'intérieur de la sécurité sociale. C'est ce que font par exemple les Allemands. Les caisses de sécurité sociale sont en concurrence, hein.
Donc régional sont en concurrence. Donc je dis vous allez les mettre en concur OK du bondel. Parfait, ça va faire une émulation.
Deuxème truc, je dis mais les caisses de sécurité sociale, on a un autre problème en France, c'est qu'on a les assurances mutuelles complémentaires et on a le système de sécurité sociale. Or, c'est bien, pas bien, on on file la facture souvent de ce que l'on ne fait plus à l'intérieur de l'étage de l'assurance assurance complémentaire. Euh et puis au fond, ce qu'il faudrait c'est que j'ai une caisse qui soit responsable de ma santé, de ta santé et que je sois en permanence à te dire "Mais là, il faut faire de la prévention.
J'ai quelqu'un qui a intérêt à faire de la prévention parce que à l'arrivée, j'ai le coût de ta santé complète qui est dans dans ma responsabilité." Et tu parlais, c'est pour ça que j'ai fait une migration, tu parlais de la caisse d'azaselle. Quel admel c'est ça ?
Elle a le principal ma santé et la complémentaire qu'elle assure. Donc elle est responsable de la totalité de ma santé et c'est plutôt et c'est plutôt un succès. Donc j'introduisais ça et je permettais aussi éventuellement aux assurances complémentaires, si elles le souhaitait de rentrer à l'intérieur de la concurrence.
Et l'assurance complémentaire euh les mutuelles he j'ai pas dit assurance complémentaire, je disais les mutuels dans ce cas-là peuvent venir faire concurrence euh à la caisse d'Alvasel système complet aux caisse locales aux caisses locales qui voudrait faire un modèle de type Alsasmosel et au premier euro. C'estàd elle dit moi je prends le service complet et vous me donnez l'enveloppe du premier euro. Ça ça se calcule avec des actuaires, c'est compliqué et cetera.
Il y a pas de sélection de risque, on prend tous les risques et cetera. Bon, c'est de la technique. Mais je j'avais donc une sorte de concurrent et là c'est efficace.
Là, je fiche c'est efficace. Je ce que veux faire, c'est il négocier avec la CFDT une phase supplémentaire, l'étatisation supplémentaire de la sécurité sociale. Et ça ça a pesé beaucoup pour moi.
Euh et d'ailleurs j'avais l'époque, j'avais même dit "Écoutez, si cette réforme marche euh j'arrête la vie politique euh voilà parce que ça prouve que le communisme ça marche. [rires] En tout cas, l'économie dirigée ça marche." Et donc c'est ce qui s'est passé et ça a été aussi un autre point.
Donc j'avais des divergences économiques assez fortes et puis peut-être les Budob qui à l'arrivée ne s'entendaient pas. Ouais. Oui.
Parce que pour le coup c'est quand même extrêmement frustrant parce que la la réforme dont tu parles et qui me parle un petit peu parce que j'ai travaillé moi-même dans la dans la banque assurance dans dans le secteur de la mutuelle, la complémentaire santé. Donc ça me parle évidemment mais c'est vrai que donc j'ai au moins une personne qui a pu me suivre. Ouais mais mais déjà c'est beau d'avoir réussi en tant que libéral à te mettre d'accord avec le patron de force ouvrière.
Je dire intuitivement c'était pas évident j'imagine. Mais la preuve tu parles de libéralisme de gauche, ça aussi ça doit aussi pousser ceux qui nous écoutent à aller se renseigner là-dessus. Libéralisme et pas forcément de droite.
Donc ça ça c'est ça c'est hyper intéressant. Il est né à gauche, hein. Il est partiellement né à gauche.
Et par exemple Proudon qui est le socialiste français euh socialisme français, il s'est cassé un petit peu quand le près de 1870 quand le marxisme a triomphé français. avant le socialisme français c'est avait c'était une une vraie poussée et d'ailleurs Bastia le grand libéral que tu citais au début c'est un économiste marrant que qu'on peut lire encore parce qu'il est qui est très accessible surtout qui est très accessible qui est drôle qui est c'est formidable donc Frédéric Bastiqu siégeait à gauche à l'Assemblée nationale il avait été député il siégeait à gauche he c'est ça qui est intéressant c'est il y a pas des racines moi souvent on me demande est-ce que vous êtes de droite je fais de la politique à droite mais je suis libéral he Je suis libéral, je suis pas de voilà, je suis profondément libéral. Et dans la droite, il y a une droite autoritaire, il y a une droite en garde, il y a une droite Bapartiste, il y a une droite et cetera qui ont une droite patroniale qui ne sont pas ma tasse de thé.
Bon, je peux faire travailler avec eux, c'est autre chose mais c'est pas ma tasse de thé. Je suis libéral. Alors justement, si aujourd'hui on fait un petit point un petit peu sur le les les chiquers politiques, euh on a le Rassemblement national qui a plutôt une politique économique socialiste.
Euh on a les socio-démocrates, on a les souverainistes, on a les libéraux, euh on a LFI évidemment où là on est dans un mélange de marxisme, de collectivisme. Voilà, je tu me diras euh selon toi, on en est où justement sur les idées libérales ? Je le disais en début d'émission, j'avais le sentiment qu'elles étaient de plus en plus acceptables, de plus en plus sexy.
Pour autant, on n jamais autant voté à l'extrême gauche aujourd'hui. Enfin, jamais autant. Je je je serais pas aussi sûr de moi.
J'ai pas voilà. Mais en tout cas, récemment là, on voit les scores de LFI notamment qui sont assez forts. Donc, j'aimerais avoir ton avis là-dessus.
Justement, on a une échéance décisive puisqu'on est à la mutation du monde et puis on est au bout d'une impasse, l'impasse estatiste, donc on est vraiment obligé de de faire un gros changement. Il y a les candidats au présidentiel, bienvant le plus libéral est David Lissard. Euh mais je ne sais pas ce qui va sortir du match des présidentiels.
Je suis même inquiet. Euh [raclement de gorge] mais je ne sais pas si tu es inquiet, c'est que tu sais un peu. Tu es inquiet de Bardella ou tu es inquiet de d'un Philippe par exemple ?
Qu'est-ce qui t'inquiète le plus ? De tous de de de tous. Je vais attendre les programmes mais de tous je suis inquiet.
Ah les programmes on les connaît un peu. Non non non non. Tu penses être surpris ?
Euh je vais te dire que ce que je fais moi et puis ensuite je reviendrai je reviendrai à ta question. Euh je par on parlait de Frédéric Bastia tout à l'heure euh qui était avec une grande méfiance vis-à-vis grande méfiance vis-à-vis de de l'État et qui s'ans doute aujourd'hui dans cette période de mutation pourrait nous fournir des idées utiles euh parce que son talent c'était d'aller derrière la réalité telle qu'on la voit et d'essayer de dire Ben voilà ce qui ne se voit pas. Un peu ce qu'il faut faire aujourd'hui.
Et par exemple en ce qui concerne l'avenir, voilà ce que vous ne voyez pas. Voilà ce que vous ne voyez pas et vous êtes obligé. Vous faites une réforme aujourd'hui.
Faites pas seulement une réforme pour sortir de la crise. La réforme que vous faites, elle est pour déverrouiller le futur dans les 10 ans qui viennent. C'est indispensable.
Donc c'est ce trucl complet qu'il faut essayer de de faire passer aux hommes politiques et à l'opinion. que moi. Bon, j'ai fait des tas de choses après être politique, je j'ai investi, j'ai créé un fond d'investissement, j'ai fait moi-même maintenant des investissements personnels surtout dans le domaine de la tech.
Euh pas seulement pour investir, mais pour être partenaire des entreprises dans lesquelles je rentre pour m'abuger un peu dans dans ce nouveau monde et être utile, je l'espère. Euh mais il y avait la solution il y a un an comme beaucoup de mes amis quelques-uns, on s'est dit qu'est-ce qu'on fait ? On sent pas très bien ce qui va se passer.
Alors on se retire et on fait autre chose. On continue à faire ce que nous faisons et puis on va être gracheux sur nos hauteurs en dire "Ah les cons." [rires] Euh j'ai j'ai voulu éviter de faire ça et de se dire avec quelques-uns et Venovi la longuet et cetera.
On on a un petit savoir, on a un peu d'expérience, on a un petit peu de vision, on est libéral. On après tout les idées libérales, on les regrette de ne pas les avoir mis en œuvre aujourd'hui. Donc on va essayer de faire quelque chose pas par ambition politique par exemple Novellie, il a été je crois à l'origine du statut d'auto-entrepreneur.
Donc lui il est il est il est en politique, il a laissé effectivement quelque chose. Madelin, je me rappelle de la loi Madelin, moi je l'ai vendu, d'accord, ce contrat de de complémentaire santé pour les les TNS. Donc moi, j'ai vendu des contrats à ton nom, tu vois.
Donc je voilà. Mais donc aujourd'hui, quel euh apport on peut faire dans la politique euh pour euh essayer d'abord justement dans la dans le statut de l'auto-entrepreneur est issu de la loi Madelin dont euh Hervé Novelli était le rapporteur à l'assemblée. On avait fait le statut de l'entreprise individuelle, j'ai encore le kit ici un statut de l'entreprise avant même qu'existe internet vraiment internet avec les disquettes à l'intérieur avec tout ça, on avait fait un statut de de d'entrepreneur individuel et puis on s'est heurté dans la mise en œuvre un peu plus tard, on s'est heurté à euh au [raclement de gorge] un truc du tribunal des conflits et cetera qui a cassé le le statut de l'entrepreneur en disant mais oui mais si vous travaillez pas si vous travaillez pas pour plusieurs personnes et cetera.
À ce moment-là euh on vous requalifie et vous êtes salarié. Ça suffisait à casser ça puisque souvent au début du statut de l'autoentre, vous commencez par travailler pour une personne. Donc donc là c'était un un vrai frein.
Il a fallu attendre une quinzaine d'années pour qu'on puisse le refaire vraiment ce qu'a fait Novell quand il était au gouvernement. Mais c'est toujours un peu l'idée, c'est permettre à la société de faire des choses elle-même, hein. C'est c'est ça auto-entrepreneur, c'est euh voilà, vous allez prendre votre destin en main.
La grande astuce de l'auto-entrepreneur, c'est le titre. Dans les catégories internationales, ça va me permettre de d'ajouter une petite dimension. Dans les catégories internationales, on appelle ça self employed.
Je m'autoemploie. Non, on va appeler ça non. C'est employ ça ça colle pas.
Euh allez hop en tout entrepreneur. Ah ça change tout. Pourquoi ?
Parce que je touche à quelque chose qui est essentiel. Je veux en dire un mot mais qui est au fond l'estime de soi. Auto-employé.
Bah je du chèque emploi service quoi. Là je suis entrepreneur. Qu'est-ce que tu fais le jeune ?
J'ai mon j'ai mon entreprise. Ça change tout. Ça c'est du marketing mais c'est du bon marketing.
Oui mais c'est essentiel. C'est essentiel. Moi j'ai fait un truc qui est important.
J'ai fait la faculté des métiers dans ma circonscription en Bretagne. La première, il y en a eu d'autres depuis mais on a eu l'idée, on avait fait un campus privé public privé public sur une partie agricole de ma circonscription et puis on a dit aux gens de venir des campus, l'école normale supérieure, des écoles privées et cetera. Donc on a fait ça.
On avait commencé par faire les infrastructures, c'est-à-dire euh l'infrastructure sportive, les cités universitaires et cetera et cetera. Et le truc que j'ai fait, j'ai fait venir le j'ai créé sur place une faculté des métiers pour accueillir l'apprentissage. Qu'est-ce que tu fais ?
Qu'est-ce que tu fais ton fils ? Bah, il est à la faculté des métiers. il est pas apprenti quelque part dans un garage qui est à la faculté des médecins.
Extrêmement important. Je dis ça parce que c'est aussi une dimension au moment où on pense le changement aujourd'hui. On a deux niveaux de vie.
J'ai le niveau de vie matériel qui me permet de manger, de faire manger mes enfants et cetera et cetera. C'est très important. Et puis j'ai le niveau de vie du cœur.
Comment je me présente ? Comment on me voit ? Ouais.
Mais c'est extrêmement important. Comment je suis, comment on me voit et cetera. Euh des nourritures psychiques.
L'histoire est une nourriture psychique, hein. Je veux dire se sentir confortable dans son propre pays, ne pas sentir pollué par des idées euh des idées à bracadoresque. Ah bon ?
C'est je je ferme la parenthèse mais pour dire que ça si je regarde l'avenir, c'est tout à fait essentiel. C'est tout à fait essentiel. Bon, on va dire qu'on n'est pas des je suis pas inhumain et je perçois très bien, peut-être mieux que d'autres cette dimension extrêmement importante.
Juste revenir euh sur l'incarnation du libéralisme aujourd'hui. Euh j'assistais euh et tu y étais présent également à la nuit de la liberté organisé par Michael Miguer d'ailleurs, il y a un deuxième numéro qui va qui va se faire là au mois d'avril. Je crois que tu y seras à nouveau.
Ouais. euh [grognement] qui est un événement qui rassemblez une trentaine de personnalités qui sont attachées à la liberté sous toutes ses formes. Euh mais à l'occasion de cette euh conférence, il y avait une règle, c'est qu'on parle pas de politique euh de politique donc de personnalité politique bien sûr.
Et donc de ce point de vue-là ici, il y a pas cette règle là. Donc moi, j'aimerais avoir ton avis sur les personnalités qui se présentent libéral aujourd'hui. Par exemple, là on me demande dans les commentaires, Sarah Knafo selon toi, est-ce que c'est de l'opportunisme libéral ?
Est-ce que tu aimes bien le discours ? Est-ce que les propositions peuvent faire sens ? Qu'est-ce que tu en penses ?
Ah, je lui dis encore un effort Sarah pour être libéral. Qu'est-ce qui lui manque à ton avis ? C'est quoi le pas regarder mais bon le contrebudget qu'elle a fait et tout, enfin bon, j'ai beaucoup de jeux.
Je vais pas je vais pas la bâche bâcher maintenant mais j'ai beaucoup de choses qui mais elle a un potentiel hein et puis elle est comme communiquante elle est absolument formidable. Je dit je te rachète ton équipe he de communiquant. [rires] C'est vrai je les trouve extraordinaire.
Je les trouve vraiment très bon. Les meilleurs du marché aujourd'hui. H je voudrais vraiment atteindre ce niveau-là.
Bon, je [rires] ferme la parenthèse mais je reviens à à les candidats. Mais alors, attends parce que je je continue. Donc là, je te parlais de Knafo.
Merci pour ta réponse et ton honnêteté. Maintenant, David Lisnard, lui aussi, voilà, c'est en plus il vient de quitter les LR avec fracas, j'allais dire Nouvelle énergie, vraiment une parole décomplexée sur le libéralisme. Qu'est-ce que tu penses de David Lisnard ?
B franchement le meilleur franchement le meilleur au niveau des idées son espace électoral il faut il doit l'agrandir il faut l'aider à l'agandir et ce qu'il a on va voir mais le problème de la droite c'est qu'il y a tellement de candidats que je je n'en sais rien ce qui peut sortir de cette foire d'empointe je n'en sais rien et je ne veux pas y participer parce que moi mon rôle celui des idées proposé on t'a demandé on t'a proposé de t'impliquer avec quel ou tel parti on t'a demandé toi ? Oui, bien sûr. Oui, bien sûr.
Mais je veux pas le faire parce que là, je me bats pour des idées. Alors, je je reviens sur ça pour te dire le sens de ce que je veux faire. C'est toujours un peu d'histoire, ça nous distrait.
Et il y a un grand académicien au début du siècle dernier que je n'ai pas connu, il y a un grand académicien qui s'appelait Émile Faguet. personne ne le connaît, il mérite d'être connu. Euh, il y a une histoire de la littérature depuis l'antiquité jusqu'à nos jours qui est fabuleuse d'une finesse.
Il y a une histoire des grands penseurs rousseaux machins, choses et cetera. Il y a une histoire sur [raclement de gorge] le féminisme, le sur le pacifisme et cetera. Il a une finesse extraordinaire. et il a fait un livre sur le libéralisme et il explique très bien les contradictions des droits de l'homme.
Tout ça, c'est une intelligence merveilleuse. Et [raclement de gorge] à la fin de son livre sur le libéralisme, il se dit "Mais on n'est pas nombreux nous les libéraux, les vrais libéraux." Il dit "Je vais voir un homme politique." Et je dis à cet homme politique, "Soyez libéral." Et l'homme politique me répond.
Mais soyez les plus nombreux et je serai libéral. Et il ajoute et je ne pourrais d'ailleurs même pas faire autrement. Alors là, je vous ai donné ma ligne pour les quelques mois qui viennent. [soupir] des idées, des idées, des solutions des solutions prêt à accueillir en 2027 et puis du monde pour les soutenir.
Et là, je ne sais pas qui sera l'élu, mais si vous avez une solution qui est soutenu par l'opinion, qui est soutenu par des groupes de gens qui disent c'est dans ce sens-là qu'il faut aller, c'est un fruit mur. Et les hommes politiques quand ils voient un fruit mur, ils l'accueillent. Peut-être un peu ça mon idée.
Alors, j'ai fait une campagne sur les normes là, une campagne comment faire baisser les normes si tu veux, j'en dirai un mot. Mais le style de cette campagne, c'est de se dire on présente une solution innovante, on montrera le moment venu 85 ou 90 % des Français sont pour et que derrière, il y a des tas de gens qui y croient et qui se préparent à faire avancer le pays en supprimant des tas de normes dans leur secteur et qu'il faut le faire. Ben, je crois que c'est ça la bonne méthode, hein.
C'est pour moi, en tout cas, pour les mois qui vient qui viennent, c'est la méthode que je vais suivre sur la fiscalité, sur la réforme de la sécurité sociale. On en parlait tout à l'heure. On va faire revenir des sujets comme ça en faisant une grosse campagne pour que sur les réseaux sociaux, dans l'opinion et cera pour que les Français le partagent.
Je le dis en tant que libéral, moi je suis contre euh à le toujours moins et cetera, l'austérité. Non. Les réformes libérales, si on les fait, c'est qu'on a tous à y gagner.
Et donc, il y a il y a un formidable bonus à vendre, à faire comprendre. Faut de la pédagogie, c'est pas simple. Il faut du monde, il faut des gens qui vous soutiennent.
Les réseaux sociaux peuvent aider. Mais à ce moment-là, bah vous vendez vous vendez de l'optimisme, vous vendez pas des sacrifices. Vous ne dites pas aux gens "On va se serrer la ceinture", vous leur dites "On va se retrousser les manches." Et je trouve que c'est ce langage-là qu'il faut avoir et que à partir du moment où on l'a, euh je veux l'avoir euh avec d'autres, à partir de ce moment-là, on est utile dans les quelques mois, dans la petite année qui vient.
Donc là en gros la dream team ce serait Lisnard puisque tu as dit c'est le meilleur toi. Non mais Lisnard Lisnard il est dans la course présidentielle et je fais extrêmement attention parce que moi je veux que les les réformes que l'on que l'on présente parle à tous. Bon parler à l'islam bien sûr mais à tous.
Euh, tu n'imagines pas comment dans la campagne que l'on a faite sur le le droit de simplifier, presque tous les candidats putatifs à l'élection présidentielle m'ont condamné. Ah, faudrait qu'on se voit, c'est intéressant et cetera et cetera. Donc quand vous vendez une bonne idée et je veux que cette idée elle puisse circuler vraiment dans le le plus large éventail possible des candidats à la présidentielle et qu'elle touche aussi le candidat qui sera élu.
Je vois je vois je vois façon d'être utile. Donc ça c'est ton rôle à toi. Mais donc pour le coup que toi tu vas pas te présenter à l'élection, toi ce que tu veux c'est infuser.
Non, je me réserve je me réserve pour le mandat suivant. [rires] OK, c'est tout ce qu'on te souhaite Alain. En tout cas, évidemment, ce sera bien de prendre le relais quand la France sera déjà mû pour le libéral.
Faut que faut que je sois plus mur. Alors, on a dans notre audience évidemment pas mal de personnes qui sont bitcoiners et j'ai rappelé que tu as été voilà un des premiers à t'intéresser à à Bitcoin. Moi, j'aimerais avoir ton avis sur le sujet de Bitcoin, la concurrence des monnaies, mais aussi peut-être la régulation autour des enjeux de blockchain et de tokenisation des infrastructures financières.
Est-ce que tu suis ça prêt de loin ? C'est quoi ton opinion vraiment sur le sujet ? parce que Bitcoin a sa place aujourd'hui pour d'émancipation. [raclement de gorge] Voilà, j'aimerais avoir ton avis là-dessus et ce sera sans doute une des dernières questions.
Ouais, mais je vais j'ai envie d'être un peu long quand même. Non, non, mais une des dernières questions qui peut durer 10 minutes, moi j'ai pas de problème hein. D'accord.
Alors, j'ai parlé de la grande mutation. Tout mute, l'école, le truc et tout mute. La monnaie aussi est en pleine mutation.
Et la monnaie, c'est compliqué parce qu'on passe, il y a pas de grand soir de la monnaie. hein, ne on passe de ceci à cela. C'est forcément un processus d'accommodement dans le temps, hein.
Les trucs se croisent, se croisent et cetera. Et àar à l'arrivée, je ne sais pas ce qui se passera. À l'arrivée, je ne sais pas ce qui se passera.
Ce que je sais, c'est que cette mutation, elle a commencé 1970. Tiens, la date que je vais tout à l'heure, le début de ma petite courbe, elle a commencé en 1970. En 1970, c'était à la veille, enfin c'était sur le marché du pétrole.
Il se trouvait qu'il y avait beaucoup de pétrodollar qu'on laissait en Europe parce que la réglementation était la plus souple pour l'utiliser. Dollar, on les a appelé euro dollars. Ça a rien à voir avec l'euro.
L'euro n'existait pas. Je dis ça parce que beaucoup de gens disent "Ah, l'euro dollar c'est l'euroie de rien à voir hein." L'eurollar c'était des excès pétroliers que l'on gardait en Europe et que l'on gérait à partir de l'Europe.
Euh ça a donné naissance à un système que l'on a appelé le shadow banking qui n'avait rien de crapuleux, qui n'avait rien de secret, qui n'avait rien et cetera. Bon, on l'a qualifié. Le Shadow Banking, c'était au fond des acteurs financiers indépendants des banques.
C'était des shadow banqu. Donc on a commencé la concurrence de la monnaie et on a commencé non seulement la concurrence de la monnaie mais je ne sais pas si l'on me voit toujours. On te voit et on t'entend.
Tout va bien. Bon al moi je vous vois plus. On a commencé la concurrence de la monnaie à partir de cette époque avec le Shadow Maning et cette concurrence de la monnaie en réalité elle est extrêmement vive.
Extrêmement vive. Euh et euh aujourd'hui, on peut dire que c'est pas moi qui le dit en réalité c'est la banque des règlements internationaux. On peut dire que 3 dollars sur 4 sont produits en dehors des États-Unis dans le système du shadow banking.
Ah, ça change tout hein. C'estàd que 3 dollars sur 4 ne sont plus des dollars onshore fabriqués par la Fed et le système bancaire aux États-Unis sont des dollars offshore. Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que le système de concurrence bancaire cher aux libéraux, on pourrait parler d'atmis, on pourrait parler de donc le système et qui a existé qui a existé dans différents pays notamment en Écosse et cetera avec plutôt de bons résultats. Le système de concurrence bancaire, il existe aujourd'hui de fait et c'est ça qui est tout à fait passionnant parce que il vit parce qu'il faut bien que ça se produise ainsi aujourd'hui un peu en concubinage avec le système des banques centrales. Mais un ménage assez difficile mais qui est absolument essentiel de comprendre cela, c'est que au fond ce système est dominant.
Alors, pourquoi l'appelle-ton dollar ? En réalité, il aurait pu s'appeler Bitcoin. Il aurait pu s'appeler le Jérémie si les gens le monde entier faisaient confiance à Jérémie.
Euh, il s'appelle Dollar parce que pour il veut bénéficier de la confiance de la bonne appellation du donard. On aurait pu l'appeler écu pour bénéficier de l'ura d'une monnaie du passé. On l'appeler dollar pour bénéficier de l'ura du dollar.
Et il communique bien évidemment avec le dollar. C'est-à-dire que le dollar que l'on fait dans ce système parallèle, il peut l'échanger contre les dollars en rigi. Et c'est le le la grande force aujourd'hui du système d'idéollar qui n'est plus comme le croit peut-être Donald Trump ou d'autres un système ons déjà il sait il circule dans le monde entier.
Je voulais dire ça, je pourrais développer mais je m'arrête là pour montrer que au fond il y a déjà concurrence des monnaie et là-dessus dans cette concurrence arrive le Bitcoin avec ses qualités et ses défauts. Euh je vais en dire un mot, les qualités évidentes au niveau technologique, la blockchain, au niveau facilité de circulation et cetera. Euh il y a une qualité pour moi qui est absolument indispensable et qui se discute qui est la qualité de la discrétion parce que je suis pour l'indépendance de la monnaie et bon bien sûr il peut y avoir des fraudes et cetera, mais l'outil est innocent hein.
L'outil est innocent. On peut si je condamne l'outil euh juste petite histoire, je dois condamner le couteau de cuisine. Oui.
Euh alors je raconte une petite histoire. Au début du siècle dernier, il y a un anarchiste qui s'appelait Fénéon qui était en plus un grand peuple littérateur et cetera, qui avait un anarchiste de grand talent. Et Féo avait l'habitude d'être arrêté pour des tas de délits comme anarchiste et la France entière était à la tente de ses saillis parce qu'il avait sailli devant la justice qui était toujours brillante.
Et le président du tribunal lui dit "Mais vous saviez que vous aviez sur vous un couteau et que vous auriez pu tuer du monde ?" Et l'anarchiste Phénéon répond "Mais monsieur le président, est-ce que vous savez que vous avez sur vous de quoi commettre un viol ?" Je dis ça parce que bien évidemment euh on peut faire un mauvais usage du d'un couteau comme on peut faire un mauvais usage du Bitcoin.
Mais c'est pas la responsabilité du Bitcoin. C'est pour ça euh je défends l'indépendance et la traçabil la non traçabilité du Bitcoin. Mais je laisse ceci euh entre parenthèses, le Bitcoin offre effectivement beaucoup de qualité. beaucoup de défauts aussi hein.
Alors déjà déjà peut-être pour être précis hein, Bitcoin il y a pas plus traçable que Bitcoin et l'anonyma est plutôt un pseudonymat. Donc ça c'est peut-être aussi de limite par rapport à ce dont tu parles. Non justement je sais sur la traabilité bien sûr et c'est pour ça que je m'enquiète.
D'accord. Oui donc c'est ça. Donc non mais c'est comme tu parlais des côtés positifs là c'était plutôt du côté limite.
Je mettais je mettais comme limite au côté positif. D'accord. Autant pour moi.
Comme limite, c'est plus clair. [raclement de gorge] Mais il a une autre limite, c'est qu'il a été construit dans la pour une période où on craignait l'inflation et une réserve d'or limitée, c'était formidable pour asseoir une monnaie et prévenir l'inflation puisqu'on savait que on apprerait plus pas plus de Bitcoin qu'il n'y en avait. dans les limites de minage du Bitcoin alors qu'on pouvait toujours imprimer du dollar de l'euro et cetera et cetera.
Euh ça c'est une erreur aujourd'hui sur la monnaie. La monnaie d'ailleurs la monnaie du futur, elle sera fortement déflationniste hein puisque le progrès par nature est déflationniste. Je pourrais montrer ça, c'est un autre sujet mais euh voilà donc il y a un petit problème de de conception et donc en même temps donc en fait il faut ça alors c'est pardon je te coupe parce que c'est intéressant déjà c'est la première fois que j'entends cette théorie cette réflexion cette opinion et elle est hyper intéressante. quand même si je peux aller dans le sens de Bitcoin, en vérité Bitcoin est déflationniste parce que quandiste hyper déflationniste.
Ah oui, d'accord. Toi, tu voudrais qu'il aille encore plus loin. Alors, pour j'explique à ceux qui nous écoutent que Bitcoin est déflation.
J'ai mélangé j'ai mélangé deux idées. Le Bitcoin est hyper déflationiste, c'est défaut. s'adapter.
Non non, c'est pas une déflation qui s'adapte qui s'adapte au rythme du progrès. C'est une déflation qui s'adapte à la fait que plus il se généralise, plus comme il y a un stock minimum maximum [raclement de gorge] pardon, puis un stock maximum, il est obligé de plonger. Il est obligé de plonger.
Et donc quelque chose que j'achète aujourd'hui pour un Bitcoin, je l'achèterai pour un milliard d'è de Bitcoin. si le Bitcoin était généralisé sous l'ensemble de la planète. On est d'accord ?
Oui. Bon, à partir de ça, le Bitcoin est intrinsèquement déflationniste, hyperdflationniste. [raclement de gorge] Donc, il est par nature ultra spéculatif.
Et donc, s'il est ultra spéculatif, il perd quelque chose qui est essentiel, c'est la stabilité. Et donc s'il perd la stabilité, j'ai du mal à l'utiliser. Ça sent qu'il sa valeur va varier.
Tu vois le problème c'est un piège à la généralisation du Bitcoin. Ce que je viens de dire, je vois. Est-ce que j'ai été clair ?
Oui. Alors mais justement dans les commentaires, on nous explique, il faut bien faire comprendre la différence entre l'inflation. Donc à partir du moment où le nombre de Bitcoin, son émission, elle augmente effectivement donc toutes les 10 minutes.
OK. En revanche, si on considère les clés perdues, tout ça, tout ça, en vérité, on se rend compte quand même que la quantité totale de Bitcoin, elle va tendre euh vers le bas. Et puis surtout, c'est une un cap qui est limité donc à 21 millions, ce qui fait que tout le monde se dit qu'à un moment donné, il y en aura plus à de nouveau à émettre et donc ça crée de la rareté et donc de la spéculation.
OK, ça c'est pour que tout le monde comprenne bien. Ça c'est ce que je disais, c'est ce que je disais tout. Non non, je je répondais à un commentaire qui comprenait pas la notion de déflation alors que Bitcoin est inflationniste mais dans la limite d'un certain plafond.
Donc voilà, c'est c'est une différence. Mais OK. Et donc tu penses effectivement qu'aujourd'hui le fait que il soit donc instable, même si on remarque quand même qu'il est de moins en moins quand tu regardes la tendance, elle est elle est quand même vers une stabilisation du Bitcoin sur le temps long.
Ça suffira pas selon toi à ce que ça devienne dans certains endroits par exemple. On n'est pas obligé que ça devienne une monnaie partout et pour tout le monde. He les bitcoiners sont pour la concurrence des monnaies aussi hein.
Oui oui. Non mais non je tu as tu as tu as tout à fait raison là sur ce planl. Euh je suis incapable moi en revanche de faire une prévision.
Ça c'est le marché qui la fera. Et si j'étais plus intelligent que le marché je serais multimilliardaire. D'ailleurs.
Tu tu as du Bitcoin ? Est-ce que tu en as ? J'en ai eu, j'en ai eu, j'en ai eu mais j'en ai pas aujourd'hui.
D'accord, très bien. Euh, est-ce que tuas ma monnaie préférée à un moment donné, mais dans mon business, un truc où j'utilisais les terres. OK, très bien.
Alors, je je ferme la parenthèse, mais je veux dire quoi là ? C'est-à-dire que le Bitcoin fonctionne à l'intérieur d'une communauté qui s'élargit. Certains pour des raisons utilitaires, certains pour des raisons spéculatives.
On est d'accord. La spéculation joue un rôle extrêmement important dans la possession du Bitcoin. Mais admettons, j'enlève la spéculation, mais c'est un j'achète du Bitcoin pour de l'usage et ben je peux faire tant que je veux du l'usage.
Il y a plein de monnaes locales qui existent. Alors, c'est beaucoup mieux qu'une monnaie locale puisque c'est par nature une monnaie mondiale. Mais il y a plein de monnaes locales qui existent.
On appelait en France beaucoup les grandes sell au en Suisse, il y a une monnaie locale qui quand il y a une raréfaction de la monnaie, quand il y a plus assez de monnaie, les gens invente. C'est ce qu'on a fait en Suisse. On a inventé pendant la guerre une monnaie locale puisqu'il y avait pas il y avait raré faction de la monnaie.
Et la monnaie locale à l'intérieur des PMO, elle existe toujours parce que les gens se font confiance. une communauté de gens qui se font confiance peut créer une monnaie et une monnaie à côté des autres monnaises. Donc il y a aucun problème.
Et ça c'est la fonction aujourd'hui que que remplit que remplit le le Bitcoin. Milton Freedman, le grand économiste américain libéral commence un de ses bouquins sur la monnaie en racontant l'histoire de la monnaie de l'île de Gap. l'île de Gap, ça doit être dans dans le Pacifique.
Euh et il dit euh en Île de Gape, ils utilisent une monnaie qui sont des pierres avec un trou au milieu et depuis toujours, ils utilisent cette monnaie et cette monnaie, elle a une valeur et à un moment donné, ils avaient même une énorme monnaie qui était une énorme roue percée d'un trou. Il la transporte d'une île à l'autre et là la la roue tombe au fond de la mer et personne ne peut la ramener. Mais ils l'ont continué à la conserver comme monnaie.
Donc la monnaie c'est de la confiance hein. Et si j'ai confiance une communauté qui se fait confiance, elle peut échanger des papiers euh des papiers entre et d'ailleurs la nouvelle fonction de la monnaie, celle que je parlais de l'euro-dollar, en réalité, je vais quand même en dire un mot, la monnaie aujourd'hui c'est une créance sur le futur. Monsieur Elen Mosque vient me voir et me demande 10 milliards parce qu'il a un formidable projet et me signe une reconnaissance de dette milliards.
Je la prends. Ça vaut même mieux que la monnaie américaine [rires] ou la monnaie d'une société. Donc et c'est cette monnaie signée Bill Gates.
Bill Gates, j'ai dit Musk pardon. cette monnaie, c'est cette créance signée Elon Musk que je vais découper en morceaux avec toutes les technologies et cetera et que je vais transformer en liquidité. Donc c'est une créance sur le futur que je transforme en liquidité.
Ça c'est la fonction nouvelle de la monnaie. Alors, je lui adjoint euh pour être la sécurisée, je lui ai adjoint des TBILS et cetera pour fabriquer un package qui va circuler. Je rentre pas dans le détail, mais ce qui veut dire là, c'est que on est en train d'inventer la monnaie du futur.
C'est pas elle part pas de elle ne part de moins en moins du capital passé, elle part de plus en plus de la vision du futur. Et ça, c'est extraordinaire. Ça signifie que le futur, les projets crédibles sur le futur, les folies futures sur le sur le futur trouvent à s'autofinancer, enfin à s'auto à se financer par le système de banque concurrente que j'évoquais tout à l'heure.
Peut-être qu'un jour on ajoutera le on pourrait le faire en Bitcoin he, on pourrait l'appeler le Bitcoin. Euh mais bon, ça s'appelle aujourd'hui le nouveau système monétaire mondial. Ça s'appelle le Global Money, hein, dans dans le jargon des gens qui connaissent ça, ça s'appelle le Global Money.
Bon, les les bitcoiners rappelleront que Bitcoin n'est pas fondé sur une promesse future mais sur un travail passé, en l'occurrence celui du minage. Mais c'est c'est hyper intéressant. Et exactement, c'est pour ça c'est pour ça que j'ai du mal à croire au Bitcoin de comme j'ai du mal à on peut comme marché comme marché captif.
Oui. Ou des tas de gens nouveaux rentrent. Oui, pas de problème.
Comme comme monnaie d'échange pour tel ou tel truc, acheter ma Tesla en Bitcoin. Oui, très bien, j'ai pas de problème là-dessus. Comme la grande monnaie du futur, non.
Et ben écoute, en tout cas et c'est tout l'intérêt de cette émission. Chacun se fera son avis là-dessus et c'est ce qu'on a voulu avoir ce matin, ton avis, ton opinion, ton expertise et ton expérience. Merci infiniment Alain d'être passé dans l'émission.
On aurait pu passer 2 heures de plus he je le sais mais bon toutes les bonnes choses ont une fin. Donc nous on va te souhaiter quoi ? On va te souhaiter évidemment la santé.
On va te souhaiter aussi que cette initiative qui est le droit à la simplification que tu as lancé et qui vise à infuser les programmes des des candidats pour 2027, on se souhaite que ça fonctionne parce que on y croit énormément ici. Bien sûr, 400000 normes, 250000 articles de loi, c'est absolument énorme. Donc bon courage pour ça et puis et puis voilà.
Merci beaucoup Alain. Merci. À très bientôt.
Salut. Au revoir [grognement] bien les amis, cette émission est terminée. J'espère que vous avez passé un bon moment.
C'est encore une belle semaine qui se termine avec des invités exceptionnels. On se retrouve la semaine prochaine pour de nouveaux invités. En attendant, sachez que vous pouvez, si vous le souhaitez soutenir la chaîne puisque la chaîne n'est pas monétisée sur YouTube qui vous permet de regarder ces entretien sans être coupé par des publicités intempestives.
Donc, vous pouvez soutenir à partir de 1 € sur Tipei bien sûr. Euh et puis quant à moi, je vous souhaite de un très bon weekend, de prendre soin de vous. Merci d'être toujours plus nombreux et puis on se dit à la semaine prochaine pour de nouvelles émissions, de nouveaux invités.
Je vous donne pas le programme, mais comme d'habitude, croyez-moi, ça va être incroyable. À bientôt. Salut à tous.
Alain Madelin