Marine Tondelier estime que le drapeau français est une arme
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Le drapeau français. Le drapeau français d'abord effectivement et Marine Tondelier qui a donné une interview ce BFMT. Marie Tondelier là, la présidente de Europe écologie les verts a rappelé qu'effectivement il n'y a pas que euh que l'extrême gauche et qu'il n'y a pas que un certain nombre de ou d'islamistes ou d'intégristes qui frappent et qui tuent.
Il y a aussi il y a une extrême droite. Il faut pas dire qu'elle n'existe pas. C'est pas vrai, elle existe.
Simplement, elle n'est pas partout quand on commence à traiter Bruno Rotaillot et n'importe qui d'extrême droite. Dès que vous avez une parole dissidente, c'est évidemment n'importe quoi. Mais elle rappelle qu'il y a eu il y a quelques mois un meurtre et un meurtre qui qui méritait qu'on le rappelle.
Mais en même temps, et c'est là on voit quelque chose qui ne tourne pas rond. dans la parole d'un certain nombre de nos politiques. Écoutez Marie Tondelier, l'affaire du meurtre de Jamel Benjala qui est à Derkque et qui a été assassiné par le chef dans le nord des brigades patriotes du Nord qui est un groupe fasciste, un groupe télégram.
Il a chez lui a été retrouvé une vingtaine d'armes. Dans son coffre une arme chargée, une machette des drapeaux de la France et il a assassiné donc voilà, il a été assassiné. Alors, une une groupeuscule nationaliste euh fasciste dit Marine Tonelier, la brigade patriote du Nord.
Effectivement, un assassinat, en tout cas un meurtre, c'est impardonnable, c'est inexcusable encore une fois quel que soit l'origine et le le parti prix du bourreau. Nous ici, voyez, nous ne pratiquons pas l'indignation en géométrie variable. Nous n'avons pas les bons bourreaux et les mauvais bourreaux, les bonnes victimes et les mauvaises victimes.
Nous ne pratiquons pas le mensonge par omission, contrairement à un certain nombre de gens qui ferait mieux de se regarder devant la glace. Mais alors, il y a quelque chose moi qui m'a euh qui m'a étonné. Elle parle Marie Tondelier, elle a on a retrouvé des éléments chez elle, des armes et cetera de pardon chez le domicile du meurtrier présumé parce que et ben on a trouvé des drapeaux français, dit-elle.
Alors, attendez, on va prendre un peu de temps. Donc, le drapeau français, si j'ai bien entendu, devient un des éléments de l'extrême droite fasciste. C'est-à-dire que si on a et si on met dans sa maison sur son balcon et sur brandi un drapeau français, d'ailleurs, c'était très intéressant la manifestation du 22 du 22 mars de samedi dernier.
Il y avait pratiquement aucun drapeau français. Et quand il y avait ben ils étaient un peu en dehors de la manifestation. On a tous regardé les images.
Mais qu'est-ce que ça veut dire une tondelier qui est sûrement quelqu'un de très sincère ? Comment elle peut dire dans la même phrase on a trouvé des armes, on a trouvé des tas de choses et on a trouvé des drapeaux français. C'està-dire que en 10ant on a trouvé des drapeaux français, ça veut dire voilà la marque que c'était un fasciste à la droite d'Andolphe Hitler.
Depuis quand le dappo français par une espèce d'extraordinaire dérive et d'espèces d'extraordinaire décomposition à la fois mental, intellectuel ou je ne sais pas existentiel devient le le le drapeau d'un parti, le drapeau d'une le drapeau de des fascistes ou des euh d'extrême droite. Mais qu'est-ce que ça veut dire ça ? Là, il y a un problème de fois venant de la part d'un leader politique.
C'est pas c'est pas un alcolot de comptoir, c'est pas une brève de de zinc, c'est une une responsable politique qui dit "On a trouvé des drapeaux français." Et elle dit ça effectivement dans l'espèce de sincérité comme quoi oui ben c'est comme si on avait trouvé des kalikov des AK47 ou voilà et des bombes et des cocktails molotoves. Donc quand on en arrive là franchement il y a à se poser un vrai problème sur la parole sur la réflexion sur la responsabilité de la parole et sur jusqu'où on va pour dire des choses.
Si vraiment dans la tête d'un certain nombre de gens et je ne crois pas que c'est un absus là, ça n'a rien à voir avec ça. Si le drapeau français devient le symbole de l'extrême droite, qu'on ne s'étonne pas que l'extrême droite devienne le symbole de majorité de français. C'est ça qu'on veut ?
Et bien sûrement pas. Et alors, si c'est pas ça qu'on veut, qu'on ne commence pas à mettre tous ceux qui se sentent français et qui n'en sont pas et qui n'en sont pas coupable et qui n'en sont pas honteux, ne les rangeons pas dans dans l'étiquette infamante et imbécile de l'extrême droite. Vraiment, ce serait la moindre la moindre des choses.
Sud Radio Berkov dans tous ces C'est vrai, il a tellement raison Julien Clac. Travailler c'est trop dur. Vous pouvez pas savoir si vous voyez les mines de Mcofler, de Julien Delmas et de Manu qui qui Galasso qui qui font l'émission avec moi.
Vous savez, on est épuisé, on est fatigué, on est heureux, on est heureux d'être avec vous et pouvez pas savoir à quel point mais tous les jours 2h en direct, c'est quand même assez dur. Et qui nous a donné l'exemple ? Et ben je vais vous dire, nous avons eu la plus belle leçon.
C'est un sonore qui date d'il y a au moins une trentaine d'années, je dirais oui, un peu plus que ça. Voilà, c'était 1989 exactement et c'était dans l'émission édition spéciale sur antenne 2 et quelqu'un, va pas vous dire qui, vous allez essayer de deviner mais je pense que vous trouverez assez facilement. Quelqu'un nous parle effectivement de son sort.
Euh je rappelle qu'il est sorti 8e de l'ENAT de l'École nationale d'administration en 1980. Euh il intègre la Cour des comptes et il a donc s'est invest. Il a enseigné l'économie à Science Po jusqu'en 91.
Évidemment payé voilà au frais des contribuables et puis il est devenu député en 1988. qui est devenu député, donc notre notre interlocuteur, celui que vous allez écouter maintenant. Et donc en 89, je rappelle, il parle librement de ses revenus du haut fonctionnaires dans l'émission édition spéciale sur Intin 2.
Vous allez voir, c'est une grande leçon de choses écoutées. Si je n'étais plus dépudé, je redeviendrai conseiller référendaire à la cour des comptes. Qu'est-ce que ça veut dire ?
Ça veut dire que si je ne faisais absolument rien à la Cour des comptes, je continuerais à gagner 15000 francs par mois. 25000 si je faisais des rapports, mais euh sans forcément en faire énormément, je pourrais doser mon travail, rester chez moi quand je suis fatigué, aller à la cour des comptes dans mon bureau pour passer des coups de téléphone. Bref, je serai totalement libre, je serai un vrai privilégié comme je l'étais avant d'être élu député.
On fait voilà et vous l'avez tous reconnu bien sûr, c'est François Hollande bien sûr avant bien sûr de devenir président de la République. Magnifique. Alors moi je dirais que je ne sais pas s'il a été un président normal comme il le voulait mais quelle franchise !
Quelle franchise ! En 1989, formidable ! Et ça c'est vraiment ça en dit long surtout sur l'état de la France sur les dépenses publiques, sur comment on peut vivre tranquillement.
Voyez, il faut faire voilà tous, je vous dis à tous, dites bien vos enfants, faites les NAS, faites les Nat, vous intérez la cour des comptes ou autres institutions vénérables, vous enseignerez l'économie, euh vous ferez tranquillement votre boulot et puis si vous êtes fatigué, et bien vous prendrez le temps, hein. Voilà, ça s'appelle les dépenses de l'État. Ça s'appelle les dépenses publiques et c'est tellement bien montré et vraiment moi je salue François Hollande pour sa franchise.
Tout est dit parce que rien n'a changé depuis 1989 et même depuis bien avant. En revanche, on verra si par les territoires on peut peut-être renouveler la chose.
Marine Tondelier