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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 19 décembre 2025 24 min

Louis Vogel : « L’abattage des troupeaux contre la dermatose nodulaire est la seule solution »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

On commence donc cette émission avec Louis Augel. Bonjour. Bonjour.

Vous êtes sénateur de Sémar, membre du groupe les indépendants Républiques et territoires au Sénat. Vous êtes vice-président de la Commission des affaires européennes du Sénat et membre du Parti Horizon. On le rappelle, c'est le parti d'Edouard Philippe.

Alors, comme chaque jour, on va commencer cette émission avec trois de la presse régionale. Trois-unes qu'on a euh décidé de euh sélectionner et de consacrer à la crise agricole actuelle, notamment la une de la voie du Nord, la colère du monde agricole, la une du courrier Picard, les syndicats qui font bloc contre l'accord de libre échange avec le mercosour et puis la dépêche du midi qui s'interroge sur les blocages routiers des agriculteurs. ont-ils perturbé les vacances de Noël ?

Quelle entrée vous choisissez Louel pour parler de cette crise agricole ? Écoutez, ce qui est la la dermatose nodulaire, on a déjà beaucoup parlé, euh c'est en cours de de règlement de solution puisque le le Premier ministre, la ministre d'agriculture ont bien euh précisé toutes les mesures qui ont été prises. L'abattage est la seule solution pour vous.

C'est bien géré au niveau sanitaire par le gouvernement. Les solutions techniques sont les seules possibles. Il faut abattre les les bêtes malades et il faut surtout pas que ça se dissémine pour que ça devienne plus grave.

Ah les bêtes malades et les troupeaux dans lesquel son vaciner. Il faut les vacciner. Et une question qui qui est pendante c'est quel va être le statut des bêtes vaccinées en ce qui concerne le commerce qu'on qu'on fait avec les les autres les autres États peut-être.

Vous savez, le monde agricole est en difficulté depuis très longtemps. Donc il faut avoir beaucoup de on a parler de compassion, il faut communiquer énormément, il faut absolument s'occuper de nos agriculteurs parce que ils sont déjà en difficulté indépendamment de de cette crise et le secteur agricole, vous voyez, il y a plein de choses qui qui nous en donnaient. Il y a l'accord sur le Mercour, il y a la PAC, on se demande dans quelle mesure elle va être conduite comme elle l'était.

Il y a maintenant la politique agricole commune, la politique agricole commune et maintenant il y a ces ces animaux malades. Ça fait beaucoup pour un seul homme, je veux dire hein. Et puis il y a le le non renouvellement.

Personne veut plus être agriculteur. C'est trop compliqué. Il faut changer il faut changer structurellement les choses.

Il faut permettre à des agriculteurs de plus facilement d'accéder à des exploitations. Il faut mettre en place un système bancaire adéquat. Enfin, vous voyez beaucoup de problématiques pour les agriculteurs.

Oui, c'est c'est énorme. Une question sur cet accord de libre échange avec le mercosour qui cristallise en ce moment la colère de nos exploitants agricoles. La Commission européenne annonce un report de 3 semaines de la signature de l'accord.

Emmanuel Macron avait demandé ce report l'impression que est-ce que ça va vraiment changer les choses ? C'est reculer pour mieux signer. C'est une première victoire parce qu'il devait être signé là.

Ouais hein cette semaine. Donc vous voyez le fait que ce soit reporté c'est et au début on était seul. L'Italie vient de nous rejoindre.

Il y a d'autres États-membres qui sont en train de se poser des questions. La France a eu exactement la bonne stratégie. C'est une première victoire et on a eu la bonne stratégie parce que vous savez le Sénat aussi voté une résolution comme l'Assemblée pour saisir la Cour de justice.

On veut voulait gagner du temps pour que d'autres Étatsmembres nous rejoignent pour qu'on soit pas seul à dire non au mercour. Premier ministre a été très clair cette semaine, on ne signera pas cet accord dans l'état actuel. On a des demandes très précises.

C'est pas du du blabla. Il y a la clause de sauvegarde de façon générale pour que si notre agriculteur est en difficulté, on puisse intervenir tout de suite. Ensuite, il y a les claus miroir et sont pas une solution suffisante parce que on peut passer par d'autres pays, hein, pour finalement en importer les produits en Europe.

Et il y a les contrôles sanitaires et ces trois conditions qui sont très claires. Et le premier ministre a dit que tant que c'est pas réglé, on ne signera pas l'accord. En attendant, la Cour de justice va être saisie.

Donc vous voyez ce qu'on est en train de faire c'est dans la bonne direction. La France dit non mais la signature est reportée seulement de 3 semaines et il y a quand même une majorité d'étatmembres de l'Union européenne, l'Allemagne, l'Espagne, le Portugal, les Pays-Bas, le Danemark qui sont favorables à cet accord qui est en train de Au début on était seul, l'Italie vient de nous rejoindre, il y a deux autres Étatsmembres qui commencent à se poser les questions. Donc on a un petit délai, bah c'est ça la stratégie.

On a un petit délai pour réagir. Il ne faut pas signer cet accord à l'État. C'est ce qu'a dit le premier ministre et je suis tout à fait derrière lui sur ces questions.

Alors, parlons de l'Ukraine. Louis Vogel, je rappelle que vous êtes vice-président de la Commission des affaires européennes au Sénat. Ce prêt de 90 milliards d'euros qui a été décidé, en tout cas annoncé par l'Union européenne hier, est-ce que c'est la bonne option car il y avait quand même l'option d'utiliser les avoirs russes gelés notamment en Belgique.

Est-ce qu'il faut que les Français s'endettent une nouvelle fois pour aider l'Ukraine vu nos finances ? Euh il y avait, vous avez tout à fait raison, il y a une première option, c'est les 185 milliards d'euros qui sont dans les caisses d'Euroclear. On n'a pas le droit de les confisquer en Belgique.

En Belgique, on n'a pas le droit de les confisquer. Ce serait contraire au droit international. On a le droit de les geler et on a le droit de on avait pensé imaginer la commission avait imaginé un système de prêt c'estàdire nous on emprunte ces sommes et on les reprête à l'Ukraine.

À mon avis c'était une excellente solution, très habile et l'Ukraine nous rembourse une fois que la Russie aurait procédé aux réparations conformément au droit international aux réparation à la suite de la guerre. Ça m'avait l'air d'un schéma idéal, mais les Belges ont eu peur. On eu peur.

Donc on c'est un second qu'on est en train de faire. On fait un on fait on empreinte l'argent et on prête l'argent et ça suffira pour l'Ukraine, ça suffira pour 2 ans d'efforts de guerre. Donc bah c'est à mon sens moins bien que la première solution.

Ça aurait été beaucoup plus tranquille mais c'est la seule solution possible vu les l'absence d'accord entre les Étatsm l'Europe a un problème aussi hein tout à l'heure on parlait problème de l'agriculture. L'Europe a du mal à se mettre d'accord sur quelque chose parce qu'il y a trop de voix dissonnante aujourd'hui en Europe et l'Europe a du mal à peser dans les négociations de paix sur la guerre en Ukraine. On vient d'entendre Emmanuel Macron cette nuit qui estime qu'il faut que les Européens reparlent à Vladimir Poutine alors que la Russie continue de bombarder les Ukrainiens.

Il a raison. Bien sûr qu'il a raison. C'est géopolitique.

La Russie existe. Voyez, vous rappelez la phrase du général "L'Europe, ça va jusqu'à l'oral." Si on était si on était à la hauteur de la situation, bien sûr qu' il y aurait jamais eu de guerre entre l'Ukraine et la Russie parce que la Russie, elle a sa place en Europe.

Finalement, on est très loin de ça. On est en train de s'éloigner d'une réalité géopolitique. L'Europe ne peut pas vivre sans la Russie.

Les matières premières, les ressources sont en Russie. Nous avons besoin de ces matières premières. Les Russes ont besoin de nos produits finis, notre industrie.

On on a normalement on a tout pour s'entendre. On a pas les mêmes valeurs démocratiques que Vladimir Poutine. Alors, il y a eu l'accident Poutine qui est arrivé alors qui s'est éloigné.

Vous savez Poutine au départ était plus coopératif. Il y a eu un grand changement qui s'est éloigné de l'Europe. Donc le président de la République a tout à fait raison de dire que il faudra bien parler un jour au Poutine.

Il faut attendre maintenant que la guerre soit terminée et il faudra bien remettre les choses en ordre. Il y aura des réparations vers l'Ukraine, c'est le droit international et il y aura des nouvelles discussions avec la Russie parce que c'est une réalité géopolitique qu'on peut pas ignorer. Allez, on va parler du budget puisque c'est une journée cruciale aujourd'hui au Parlement pour l'adoption du projet de loi de finance.

On en parle avec vous Stéphane, éclairez-nous sur le fonctionnement de cette commission mixte paritaire qui va débuter ce vendredi. Bon Alexandre, c'est c'est assez simple hein. Dans une commission mixte paritaire qu'on peut aussi abréger CMP, c'est plus court, 28 parlementaires se réunissent dans une salle à h clos pour tenter de trouver un accord sur un texte.

Il y a sep députés et sep sénateurs titulaires, le même nombre de suppléants. Les débats se déroulent donc sans caméra sans que personne d'autre ne puisse assister au débat. Alors sur quelle copie du budget de l'État les parlementaires vont essayer de se mettre d'accord ?

Alors, ils vont partir de la dernière copie votée. Ce sera donc celle du Sénat, adoptée lundi. Et rappelons aussi que les députés avaient eu rejeté hein le texte.

Arrive donc avec une copie blanche en quelque sorte. Mais il faut imaginer que ces discussions sont préparées. Il n'y a pas d'improvisation.

Vous avez ceux qui sont en charge du budget au Sénat et à l'Assemblée nationale qu'on appelle les rapporteurs généraux du budget qui échangent, qui regardent sur quoi il pourrait y avoir un accord parce que les parlementaires votent une fois qu'ils sont arrivés au bout de tous les articles du texte. Et le but c'est qu'une majorité de parlementaires, donc au moins hu votent pour une version qui sera le fruit du compromis. Et quels sont les rapports de force politiques dans cette commission mixte parire ?

Alors justement c'est intéressant à regarder sur les 14 titulaires de cette commission mixte paritaire, h appartiennent à l'ancien socle commun, donc une majorité de parlementaires de la droite et du centre. Vous avez, si on rentre un peu dans le détail, trois sénateurs les républicains, un sénateur Horizon, un sénateur centriste, un député les Républicains, un député Horizon, un député Renaissance. Voilà, donc on le voit, il y a une majorité potentielle pour trouver un accord, un compromis en CMP.

Les socialistes sont aussi trois et il pourraient s'abstenir selon les mesures qui figureront dans le texte de compromis. Alors, ça c'est sil y a une CMP conclusive, c'est-à-dire un accord final. Voilà.

Et ça ce n'est pas certain. On va vous le demander he Louis Vogel dans un instant ce que vous en pensez. Mais d'abord prenons le scénario optimiste d'une commission mixte paritaire conclusive.

Dans ce cas-là, l'étape d'après, c'est de faire valider le texte de compromis à l'Assemblée et au Sénat. Ce serait en début de semaine prochaine, le 23 décembre. En cas de refus d'une des deux chambres, et bien il faudrait repartir en nouvelle lecture.

La route serait donc encore longue pour avoir un budget de l'État dans les temps. Deuxème scénario plutôt pessimiste ou ou réaliste, hein, vous nous direz, monsieur le sénateur. La CMP est non conclusive, donc il n'y a pas de texte de compromis.

Dans ces cas-là, la navette parlementaire reprend. Le projet de loi de finance repartira à l'Assemblée avant de retourner au Sénat. Mais dans ces cas-là, le délai fixé au 31 décembre pour adopter le budget de l'année prochaine sera largement dépassé.

En tout cas, cette CMP, elle ne s'annonce pas des plus simples. Écoutez, Sébastien Lecornu, le premier ministre, c'était mercredi au Sénat. Au fond, je vois bien que on est à quelques enclavur de la commission mix paritaire et que les choses vont être difficiles sont difficiles parce que déjà évidemment les positions entre l'Assemblée et le Sénat sont assez éloignées mais la commission mixe paritaire est l'outil sans le gouvernement qui permet par définition de rapprocher, de faire converger les choses.

Moi, je suis un défenseur du bicamérisme et de nombreuses fois dans notre histoire des positions qui pouvaient apparaître éloignées avant la CMP ont réussi à converger en son sein. Néanmoins, la situation est un peu plus compliquée parce que évidemment les positions sont très difficilement identifiables et parfois très difficile de les faire converger entre les différents groupes politiques. Au sein de cet hémicycle, c'est plus classique, plus clair peut-être, au sein de l'hémicycle de l'Assemblée nationale, la clarté n'est pas évidente.

Louis Vogel, question simple. Est-ce que c'est possible qu'il y ait un accord en CMP aujourd'hui ? Comme l'a dit le Premier ministre, ce n'est pas impossible.

Moi, je souhaite une CMP conclusive. La situation de de notre pays, si on prend à la base avant que cette CP se réunisse, elle est quand même catastrophique. On a le déficit, premier déficit de la zone euro.

Il faut absolument réduire les dépenses sans augmenter trop la fiscalité parce qu'on a déjà beaucoup d'imposition. Donc c'est vrai que c'est la quadrature du CER. La CMP, c'est l'occasion pour le Parlement de régler le problème.

Donc une CMP conclusive, c'est vraiment l'idéal. C'est ce qu'attendent les Français. Il faut que voyez le premier ministre l'a dit, c'est le parlement qui fait le budget aujourd'hui.

D'ailleurs, on part, vous l'avez dit très justement tout à l'heure, il y a le texte du gouvernement et il y a le texte du Sénat qui a été voté. On n' pas encore fait assez. Voyez, on est à 5,3 % de PIB.

Il faut en ce qui concerne le déficit, il faut le réduire à 5. Ce que demande le gouvernement. Mais comment comment on y arrive à alors comment on y arrive ?

C'est c'est compliqué, hein. Donc c'est pas Alors, comment on y arrive ? Pour réduire les dépenses, pour vraiment les réduire, il faut passer à des réformes structurelles.

C'est pas le cadre, c'est pas idéal une discussion budgétaire, vous pouvez pas réformer. Voyez, par exemple, il y a eu une proposition d'amendement pendant la discussion budgétaire d'augmentation des droits d'inscription à l'université pour amener des sous dans les universités sans que l'État subventionne. D'un autre côté, on peut pas faire ça sans réformer les bourses.

Donc vous voyez, c'est on peut pas faire des réformes de structures comme ça dans en à la bavite. Donc il va falloir qu'est-ce que c'est les dépenses ? Je reste dans mes dépenses qui sont sanctuarisées.

Bah c'est la défense nationale. On peut pas dire vous avez vu ce qui se passe en Ukraine, faut pas y toucher. Ça c'est ça, faut les faire.

Ensuite, il fautetrouver des ressources puisqu'on peut pas faire de grosses réformes de structure dans ce contexte. Alors, les ressources, elles sont nécessairement fiscales. Il faut pas que cette fiscalité porte soit trop lourde pour la production parce que notre inst, c'est comme ça qu'on va s'en sortir.

Il faut que notre instrument de production soit soit pas pas trop à des impôts. Et puis il faut pas non plus que ça touche trop les Français parce que le taux d'imposition déjà très lourd. Moi, il y a la fameuse phrase de d'Edouard Philippe, elle est tout à fait applicable depuis le début.

Il faut remettre de l'ordre dans la rue, il faut remettre de l'ordre dans nos comptes. Donc qu'est-ce que c'est les impôts qui qui pourraient sur lesquels on pourrait jouer ? Moi je suis pas dans la CMP, je dis je dis pas du tout que c'est ce qui va se passer.

Mais ici au Sénat, on a eu des idées, hein. On est on n pas on a fait des choses intéressantes. D'une part, on a laissé de l'argent dans les collectivité, on a réduit la contribution des collectivités parce que voilà parce que les collectivités sont en première ligne pour travailler les PME, TPE de nos de des territoires.

Donc ça permettre ça permet de relancer la machine économique. Il y a eu des suggestions ici. La taxegafame.

La taxegafam sur les géants du numérique sur Voilà, ça ne touche pas les Français eux-mêmes. Il faut avoir le courage de le faire mais voilà une direction. La contribution barnier sur les haut revenus qui est en place la poursuivre.

Ça a été ça a été proposé au Sénat. Ça les deux chambres sont d'accord. Mais par exemple le Sénat a supprimé la hausse d'impôts exceptionnels sur les sociétés sur les grandes entreprises qui font des bénéfices.

C'est 4 milliards d'euros en moins dans les caisses de l'État. Est-ce que c'est pas ce pointl sur lequel la droite sénatorielle doit lâcher pour trouver un compromis ? Il y a une troisième chose que le Sénat a proposé, c'est Christine Lavard qui l'a proposé.

C'est finalement l'impôt sur la fortune immobilière. qui est un en veillant bien c'est très c'est très habile cette proposition et ça bien c'est typiquement travailler au Sénat en veillant bien à ce que ce soit le capital improductif qui soit touché et pas le capital productif le moins je par la CMP donc je sais pas ça va peut-être pas se passer comme ça mais le moins on touchera au capital productif le mieux ce sera pour le pays parce que nous avons besoin nos entreprises il faut qu'elles restent compétitive il y a un marché international on n'est pas maître du jeu Nous avons besoin de nos entreprises pour relancer la machine et c'est ça qui est en difficulté aujourd'hui. Ouais.

Donc on a compris ce qui était acceptable pour vous sur le point de vue de la fiscalité dans cette négociation budgétaire. Merci beaucoup Stéphane pour toutes ces explications sur la CMP. Ces trois lettres que les Français connaissent de mieux en mieux.

Louis Vogel, on va aller maintenant dans votre département dans la commune d'Avon. On va retrouver Béatrice Rucheton qui est la vice-présidente du département de Sainmarne en charge de l'environnement. Bonjour madame Rucheton.

Bonjour. Merci beaucoup de de votre invitation. Bonjour à Vogel.

Mar Bonjour. Avec plaisir. Alors, vous êtes avec nous aujourd'hui dans cette émission pour parler de la mise en place de la photooverbalisation des dépôts sauvages.

Tout à fait. Et je vous remercie parce qu'effectivement il y a un problème leur de dépenses sur les qui coûtent à notre contribuable. C'est également très équivalent temps plein pour ramasser les dépôts sauvages sur les les bords de route et c'est égal alors petit problème technique adopté en assemblée départementale sous l'impulsion de notre président Jean-François Parcii qui souhaite que la lutte contre les dépôts sauvages soit vraiment fasse partie d'une politique très volontariste.

Donc nous allons mettre en place la photooverbalisation. Nous avons sur une zone test, c'est une grande première parce que au niveau d'un département, je pense qu'il n'y a il n'y a pas eu d'autres tentatives. Donc nous avons fait un relevé des différents sites et c'est donc sur 41 communes de Saint-Emar, sur l'entièreté de notre cinéma où nous allons tester cette photo verbalisation.

Béatrice Ruchon, est-ce que vous aviez est-ce que vous aviez une question en tout cas un échange avec le sénateur Louvogel sur ce fléau des dépôts sauvage dans les communes ? Alors, nous n'allons pas eu directement mais je pense que ça fait l'unanimité. Euh dès qu'on parle des peaux sauvages, j'ai nous avons fait le tour de ces 41 communes.

Nous travaillons de concert bien entendu avec aussi bien les communes. Nous avons également avec les procureurs, les trois procureurs de Saint-Emar mis en place également des possibilités de peine alternative. Et là, grâce justement à au pouvoir de police des maires, c'est pour ça qu'il est très important, nous département de Saint-Émar, nous n'avons pas ce pouvoir de police, mais les maires ont ce pouvoir de police et avec la possibilité d'avoir des amendes particulièrement importantes, ça c'est la JEAC qui nous a permis, de prendre sur les sur le fait ces incivils.

Alors, on va on va écouter Louis Augel pour réagir à la mise en place de ce dispositif de photo verbalisation des dépôts sauvages. C'est ces dépôts d'ordure sauvage, c'est vraiment un fléau qui pourrit la vie des mèes de nos communes. On en parle souvent.

C'est un des aspects des incivilités qui sont ce qui pèse sur les Français aujourd'hui. Il y a les vols et et il y a ça. Ça détruit le paysage.

Dépôt sauvage, c'est ce qu'il y a de pire. Moi, quand j'étais maire de Melin, j'ai j'ai j'avais créé une brigade spécialisée de la police municipale d'une brigade verte qui s'occupait justement de ces questions là spécifiquement. Et alors ce qu'il faut dire c'est que ce la réaction a été facilitée parce qu'il y a un changement réglementaire, c'est une contravention d'un 5e classe.

Autrefois, on pouvait pas procéder de la photoverbalisation par les agents municipaux. Aujourd'hui, on peut le faire. Donc ces assises qui ont eu lieu à Melin organisé par le département tombent vraiment à picque.

C'est un grand changement et je pense que ça aura beaucoup d'effets sur le territoire. Euh moi dans par exemple dans mon agglomération 75 % des communes c'est des communes rurales et vous et les maires étaient auprise avec cette chose-là et il ne pouvaient ils ne pouvaient rien faire hein. Donc je pense que ça va tout à fait dans la bonne direction.

Le département après de Sénémar a pris les choses en main et c'est une des demandes des Françaises et des Français aujourd'hui. Et on se souvient que le maire de la commune de signe dans Levar était décédé Jean-Mthieu Michel en 2019 alors qu'il voulait intervenir contre un homme qui réalisait un un dépôt d'ord sauvage. Voilà exactement.

Ouais. Oui. Merci beaucoup Béatrice Rucheton pour votre intervention en direct en direct d'Avon en Sénémarne.

Je rappelle que vous êtes vice-présidente de ce département de Sainmarne. Direction l'Auvergne Louis Vogel. Désormais, on va retrouver en voyage dans cette émission, on va retrouver nos partenaires de la presse régionale et notamment du journal La Montagne avec Franck Chardaction de la montagne dans le département du puit d'ô.

Bonjour Franck Charet. Bonjour Alexandre. Bonjour.

Alors dans les éditions du journal Laagne aujourd'hui, vous présentez les chiffres de l'INC sur l'évolution de la population et vous faites un constat. Effectivement, rebondit sur sur ces chiffres. Alors, je rappelle qu'au 1er janvier 2025, la France comptait 68,6 millions d'habitants, soit à peu près 160000 de plus qu'un an auparavant.

Donc, le premier constat, c'est que l'augmentation de la population n'a jamais été aussi faible depuis la Seconde Guerre mondiale. Le deuxième, c'est que le solde naturel de la France métropolitaine est au plus bas depuis 80 ans. Euh, nous comptons désormais plus de décès que de mort.

Et enfin le troisème c'est que cette faible hausse ne tient qu'à un seul moteur, c'est le flux migratoire. Donc j'avais une question monsieur le sénateur, peut-on dire que le projet de d'Emmanuel Macron de réarmement démographique est un échec et aujourd'hui qu'est-ce qu'on peut faire pour booster la natalité en France ? Allez-y monsieur Mogel.

On va pas dire au aux françaises et aux français faites plus d'enfants. Il faut faciliter euh la vie des parents et des enfants. En ce moment, c'est le taux euh il y a 1,6 enfants par femme.

Si on tombe à 1,4 et vous avez tout à fait raison de de dire qu'on est vraiment en zone de danger, on aura pas assez de personnes pour euh finalement avoir des enfants en plus. Euh donc on va finir par devenir par être complètement déclin. Et l'Assemblée nationale a lancé euh une mission d'information qui est dont le rapporteur est Jérémy Patrietus qui est un député horizon.

Donc il y a des on est en train de prendre les choses en main. Euh je vais vous dire ce qu'il faut faire. Moi, je l'ai vécu sur le terrain.

Qu'est-ce quels sont les Français ? Ils ont envie d'avoir plus que deux enfants. 75 % des Français ont envie d'avoir plus que deux enfants.

Pourquoi ne le font-ils pas ? Pourquoi n'y vont-ils pas ? Parce que c'est difficile sur le terrain.

Qu'est-ce qu'on constate ? On avait pas par exemple à Melin, on avait pas assez de place de crèche. C'est c'est tout simple.

Si on veut avoir des enfants, il faut avoir des endroits où mettre les enfants quand les parents travaillent. Aujourd'hui, on va pas dire aux parents travaillez pas, occupez-vous des enfants. Donc je n'ai pas j'avais un programme de construction de crèche pour essayer de rattraper le déficit.

Voyez, c'est des mesures très concrètes qui vont permettre d'aider les familles à avoir les enfants qu'elles souhaitent avoir. Le problème, c'est pas une attention des familles, c'est qu'il faut que nous, on soy nous, l'État, les collectivités, on soit à la hauteur pour que donner aux parents les moyens de s'occuper de leurs enfants et donc de les avoir et d'avoir envie d'en faire. Voilà, voilà mon ma réponse.

Il y a aussi une mesure très concrète qui va être mise en place à partir du 1er janvier 2026, c'est le gouvernement qui l'a annoncé. C'est le congé de naissance. C'est un congé supplémentaire après le congé maternité, le congé paternité et qui sera mieux rémunéré que l'actuel congé parental.

C'est suffisant ce congé de naissance ? C'est pas suffisant parce que c'est beaucoup plus structurel que ça les parents. Voyez mon exemple de structure c'est si s'il suffisait de donner des congés ça il faut aller plus loin que ça.

Il faut par exemple prévoir des places de crèche. C'est c'est beaucoup plus lourd à faire. On a des déficit de les logements.

Il faut mettre des logements à disposition. Les parents ont besoin de ces logements. On est en déficit de logement, on est déficit de place de crèche.

Et un longtemps, on a parlé de la différence entre l'Allemagne et la France. L'Allemagne s'était pas préoccupé des crèches. Il y a eu une chute totale naissance en Allemagne bien avant que ça nous frappe nous.

Nous, on était en avance de ce point de vue-là. Je pense qu'il faut poursuivre dans ce sens. Il faut avoir une véritable politique structurelle qui permette aux parents d'avoir les enfants qu'ils souhaitent avoir.

Merci beaucoup Franck Char. Je rappelle que vous êtes responsable de la rédaction de la montagne dans le puit de Dom et d'ailleurs on va regarder la une de la montagne aujourd'hui sur ces chiffres du recensement INC avec ce titre qui per gagne des habitants et cette information le puit de dô gagne 10000 habitants sur ces six dernières années. Donc il y a quand même des bonnes nouvelles.

Oui à Menin on est passé de 41000 habitants maintenant à 5000 de plus et 10000 de plus dans 10 ans. Voilà tout n'est pas désespéré sur cette question démographique. Exactement.

Merci beaucoup Louisogel d'avoir été euh le sénateur du jour pour cette dernière émission.

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