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Discours / meetingMinistère des Armées et des Anciens combattants· 22 janvier 2026 29 minAutoproduitFond programmatiqueDéfenseEurope & internationalÉconomie & entreprises

Voeux 2026 de Catherine Vautrin, ministre des Armées et des Anciens combattants

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 90 %Attaque 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 10:00Catherine VautrinFait
    « En 2025, nos armées ont été présentes, nos armées ont été efficaces, nos armées, les armées de la France ont tenu leur rang. »
  • 18:00Catherine VautrinFait
    « 2026, nous devrons continuer à agir avec sans froid et avec une volonté ardente. »
  • 24:00Catherine VautrinChiffre
    « En 2024, 83 % des paiements d'équipement étaient à destination d'entreprise française. »
  • 28:00Catherine VautrinChiffre
    « 38 milliards pour les programmes à effet majeur en France dont 80 % concernent notre base industrielle technologique de défense. »
  • 30:00Catherine VautrinChiffre
    « 70 % des crédits décaissés par le ministère des armées sont allés vers des PME et des ETI françaises. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Non. Madame La ministre déléguée chère Alice Ruffau, monsieur le président, cher Jean-Michel Jacques, monsieur le président, cher Cédric Perin, mesdames et messieurs les parlementaires, monsieur le chef d'état-major des armées, monsieur le délégué national de l'Ordre de la libération, messieurs préfets, monsieur le président du conseil départemental de la Marne, cher Jean-Marc Rose, mesdames et messieurs les élus, monsieur le délégué général pour l'armement. Cher Patrick Paou, monsieur le secrétaire général pour l'administration messieurs les chefs d'étatmajor d'armée, monsieur le directeur général de la gendarmerie nationale, monsieur le directeur général des relations internationales et de la stratégie.

Mesdames et messieurs, les officiers généraux, officiers, sous-officiers, officiers mariniers, soldats, marin, aviateurs et personnel civil des forces armées. Mesdames et messieurs, en vos grades et qualités, c'est vous l'imaginez un grand honneur, une grande fierté pour l'élu de Champagne de me présenter pour la première fois devant vous en qualité de ministre des armées et des anciens combattants. À l'aube de cette nouvelle année, je veux adresser évidemment à chacun comme à vos familles, à vos proches et à celles et ceux que vous aimez, qui vous aime et qui vous soutiennent mais vœux les plus sincères pour cette année 2026.

Que cette année puisse démarrer sous le signe de la détermination, bien sûr, détermination au service de notre pays et dans votre engagement individuel. Que vous soyez militaire ou civil de la défense, votre mission est au cœur de la raison d'être de l'État. Mieux que quiconque.

Vous savez les suggestions de la condition militaire, ses contraintes et ses renoncements, ses nuis incomplète, ses réveils, ses départs précipités et parfois au bout du chemin cette exigence absolue qui peut mener jusqu'au sacrifice ultime. J'ai ce soir une pensée particulière pour nos blessés dans leur chair comme dans leur esprit et pour nos morts. en particulier pour le sergent Jimmy Goselin décédé en Guyane à qui nous avons rendu hommage à Vars le 12 novembre dernier.

À sa famille, à ses frères d'armes, je redis la compassion et la reconnaissance de notre nation. Dans nos armées, la solidarité est une valeur cardinale. Je sais ce que l'esprit de cohésion apporte au frères d'armes.

À la fois l'efficacité opérationnelle, mais surtout un soutien inestimable dans les preuves. Je veux saluer le rôle singulier de nos armées en 2025 dans nos engagements au côté de nos partenaires de l'OTAN, en particulier sur le flanc est de l'Europe, dans la poursuite du soutien à la reconstruction de Mayotte, dans la sécurisation du commerce maritime en mer rouge, dans la lutte contre leur paillage illégal, le narcotrafic en mer qui a donné des résultats remarquables dans la lutte menée par nos armées ou encore dans l'aide humanitaire apportée en Jamaïque comme à Gaza et je n'oublie pas la contribution à la vaccination pour lutter contre la dermatose nodulaire en fin d'année. Vous voyez, nos champs d'action sont nombreux.

Tout cela dit une chose simple. En 2025, nos armées ont été présentes, nos armées ont été efficaces, nos armées, les armées de la France ont tenu leur rang. Rien n'est possible sans savoir d'où l'on vient.

Et je veux à ce titre saluer les commémorations des débarquement de la libération de la France et de la victoire qui ont finalement jalonné les exercices 24 et 25. Et évidemment, mesdames et messieurs, la roise que je suis ne peut s'empêcher de vous rappeler de rappeler pour l'histoire que c'est à Reince le 7 mai 1945 à 2h41 que la rédition fut signée. Que chacun d'entre vous n'oublie jamais de le rappeler.

Je salue bien évidemment à cette occasion les représentants des anciens combattants et devant vous, je remercie Alice Ruffengement tout particulier qui est le sien, toujours présent à nos côtés, les anciens combattants dont l'action est si précieuse pour la nation, pour le soutien à nos grands anciens comme pour cet élément majeur de cohésion qui est la transmission de la mémoire. Des vœux de détermination, disais-je. J'ai déjà eu le privilège de les adresser à nos troupes aux Émirats arabes unis en compagnie de Alice où nous accompagnions le président de la République.

Puis en Estonie auprès de nos militaires engagés dans l'opération Lynx à Tapa, dernier poste de l'OTAN à 1G de pierre 50 km pour être précise de la frontière russe. peu de détermination car en 2026, nous devrons continuer à agir avec sans froid et avec une volonté ardente. Sans froid sur la réalité des menaces, sur la volonté de les prévenir, de les contenir et si nécessaire sans froid pour affronter cet état du monde de plus en plus brutal, de plus en plus décomplexé comme vient de le dire le président de la République ce matin à Davos.

C'est un temps de paix et pourtant d'imprévisibilité. Nous vivons ayons la lucidité de le reconnaître une période inquiétante. Mesdames et messieurs, en moins de 10 jours, le monde a connu l'opération américaine au Venezuela, les prétentions américaines sur le Groenland, la mobilisation du peuple d'Iran pour s'affranchir du jour de la République islamique.

J'y ajoute la poursuite de l'agression russe en Ukraine avec l'usage par le régime de Moscou pour la seconde fois du mystyle balistique orchnik. signalement stratégique sans ambiguïé qui s'inscrit dans une grammaire nucléaire. Tout cela, je le rappelle en 10 jours.

Bienvenue en 2026. Cette accélération de l'histoire aux quatre coins du globe appelle quelques commentaires. Disons-le clairement, certains croient pouvoir s'affranchir du droit international.

Il est indéniable que la multiplication des violations de ce principe de surcroit par des membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU a de lourdes conséquences sur la stabilité du monde. Les prétentions des Américains sur le Groenland l'illustre à un moment où ces mêmes Américains nous disent également qu'ils veulent réduire leur engagement en Europe. Nous traversons une période inédite de mise à l'épreuve du lien transatlantique.

La souveraineté d'un état ne peut être remise en cause par un état allié. C'est pourquoi le président de la République a décidé que la France se joigne à la demande de nos partenaires danois à l'exercice arctique endurance. Un premier détachement de militaires français est parti la semaine dernière.

En Iran, face aux attaques inqualifiables perpétrées par le régime contre ses propres citoyens, la France appelle au respect de la population civile et condamne évidemment les attaques contre les citoyens. D'un point de vue militaire, la République islamique ne cesse d'améliorer ses capacités balistiques, de soutenir des activités régionales déstabilisatrice. Elle n'a pas renoncé à son programme nucléaire et elle continue à ce titre de rester une menace.

C'est pourquoi conformément aux instructions du président de la République, nous avons renforcé notre posture. La France se tient au côté de nos partenaires pour contribuer à la stabilité, à la sécurité de la région. La France est là et je le redis, être là ce n'est pas provoquer.

Être là, c'est prévenir. Être là, c'est dissuader. Être là, c'est protéger nos ressortissants, nos alliés et nos intérêts.

S'agissant de la guerre d'agression que mène la Russie à l'Ukraine depuis 2014, j'ai évoqué les deux tirs de missile balistique orechnique. Le président de la République l'a rappelé lors de ses vœux aux armées la semaine dernière. Ces deux tirs conventionnels sont un signalement très clair d'une puissance dotée qui veut se rappeler à ses compétiteurs, c'est-à-dire à nous Français, à nous Européens.

Je rappelle que Berlin, Londres comme Paris sont à porté de ces missiles. Cette escalade nous dit la véritable nature du régime russe, béliqueuse, impérialiste. Ce que certains s'obstinent toujours à ne pas voir.

Depuis 2014, 20 ans après les mémorandums de Budapest, la Russie n'a jamais respecté le moindre accord et le moindre cessé le feu. Cette accumulation de fait ne relève pas de l'accident ni de la conjoncture. Elle dessine une stratégie cohérente fondée sur les preuve de force physique et morale, la remise en cause des équilibres et la conviction que la puissance militaire peut à elle seule redessiner les frontières et les règles du jeu.

Ces constats que nous faisons en France sont à partager partout en Europe. Mais sachez-le, nous ne sommes pas seuls. Ces constats aujourd'hui sont partagés par la Suède, la Pologne, l'Espagne, la Roumanie à Bruxelles par l'OTAN où nous avons pu nous rendre Alice et moi mais aussi par nos homologues allemands, britanniques, italiennes, irerlandais, ukrainiens, par le secrétaire général de l'OTAN avec lesquels nous sommes en contact, je pourrais presque dire journalier, tant les échanges sont absolument indispensables.

Par chacun d'eux, la France est décrite comme un allié s solide, fiable et respecté. Car pourvoyeur de sécurité et je crois que nous pouvons en être fiers. En 2026, la France doit continuer à tenir son rôle dans cet environnement bousculé.

L'Europe de la défense en constitue un premier exemple marquant. président de la République avait dès 2017 dessiné les lignes de force de ce que pourrait être un réarmement collectif européen. réarmement évidemment guidé par l'État à qui incombe la responsabilité de la défense mais avec le soutien et des financements européens et sur la base d'un principe de préférence européenne que nous étions hier les seuls à promouvoir et qui aujourd'hui commence à faire son chemin. jusqu'à dire que les Européens se réveillent, qu'ils prennent leur responsabilité.

Chaque jour nous fait avancer un peu plus sur ce chemin. Et un exemple, c'est la réunion inédite de la coalition des volontaires à Paris début janvier. Elle illustre une prise de conscience.

Ce qui se joue en Ukraine, c'est la sécurité de l'Europe et donc la stabilité du monde. La coalition démontre quelque chose de fort, ce qui était au départ une conviction française est devenu une évidence largement partagée. Le niveau de mobilisation en Paris a été exceptionnel. 27 chefs d'état ou de gouvernement présents sur 34 membres. le président du conseil et la présidente de la Commission européenne, le secrétaire général de l'OTAN et pour la première fois les États-Unis à haut niveau.

Cette réunion a permis de s'engager sur cinq volets opérationnels dès la cessation des hostilités et sur la dimension centrale des garanties de sécurité pour une paix juste et durable en Ukraine. En premier lieu avec la mise en place d'un mécanisme de surveillance du CC le feu sous leadership américain et avec la contribution de plusieurs états. En second lieu, le soutien aux forces armées ukrainiennes qui sont et doivent rester les premières lignes de défense.

Ensuite, la poursuite de la mise en place d'une force multinationale pour l'Ukraine dans les mers, dans les airs, au sol pour être une force de réassurance après le cess le feu. Une traduction juridique de ses engagements pour soutenir l'Ukraine en cas de nouvelle agression russe après un cessé le feu, ce qu'on appelle dans notre jargon les garanties de type article 5 et enfin un soutien économique à la reconstruction de de l'Ukraine. La convergence entre les Ukrainiens, les Européens et les Américains est clairement affirmée.

Et ce que je veux signaler devant vous ce soir, c'est que finalement c'est la première fois depuis la deuxième guerre mondiale qu'un accord de paix et de cesser le feu et surtout de conditions de paix après le cesser le feu est signé en Europe sans avoir pour leader les États-Unis puisque là les deux nations qui mènent cette démarche sont les Britanniques et la France. Et ça c'est totalement nouveau. C'est une étape extrêmement importante pour le camp de la paix.

Alors, nous ne sommes que le 20 janvier et vous voyez l'actualité que je viens de vous rappeler. Évidemment, 2026 sera une année déterminante, un moment de vérité politique et stratégique au moment où non seulement la France et son armée doivent se doter d'un budget, mais où se fixeront les rapports de force des lignes rouges et des équilibres nouveaux qui produiront leurs effets durblement, là où se décidera en somme une part de notre sécurité collective futur. Alors évidemment l'usage de la force légitime et l'essence des armées, non comme une fin en soi, mais comme un instrument assumé de la décision politique.

C'est parce que nous sommes capables d'agir militairement que nous pouvons empêcher l'adversaire de dicter voire d'imposer sa loi. Et pour cela, nous devons être suffisamment crédibles pour ne pas avoir à combattre mais suffisamment fort pour être en capacité d'agir si nous y sommes contraints. Cela la condition de la liberté.

Mon cap est clair. L'accélération des périls doit nous conduire à l'accélération de notre réarmement. C'est tout l'enjeu du rôle de la France dans la défense de l'Europe au sein du pilier de l'OTAN.

Cette dynamique a été engagée dès 2017 sous l'impulsion du président Emmanuel Macron, de mes prédécesseurs Florence Parli et celui qui est aujourd'hui notre premier ministre Sébastien Lecnu. Si nous avons longtemps privilégié un modèle d'armée complet, nous devons désormais aller encore plus loin en étant solide sur nos deux jambes, celle de la haute technologie et celle de la masse. Sans oublier évidemment ce qui fait aujourd'hui encore notre spécificité française, cette capacité à allier une stratégie de dissuasion navale et aéroporté opérationnelle articulé avec toute la palette de la stratégie conventionnelle.

Mesdames et messieurs, le réarmement, c'est une capacité collective à transformer l'euro investi en avantage opérationnel concret. Un mot par exemple sur les munitions. À l'heure où je vous parle, nous devons le reconnaître, nos stocks ne sont pas suffisants.

Avec 2 milliards 4 en 2026, nous allons notamment commander des munitions complexes, des munitions téléopérées, des équipements, quelques exemples. 660 missiles de moyenne portée, 180 missiles météores. Nous allons recevoir nos premières munitions téléopérées de courte portée. 80 missiles as des missiles mic remotorisés.

Il nous faut des munitions pour le combat bien sûr, mais aussi pour l'entraînement parce que se préparer à gagner la guerre, c'est évidemment s'entraîner à la gagner. Et un autre exemple avec l'innovation. Roland Garos disait "La victoire appartient au plus opiniatre.

Moi, je dirais qu'elle appartient aussi au plus entraînés et incontestablement elle appartiendra demain à ceux qui seront innovés plus vite que l'adversaire. Innovation en lien avec le monde civil." Et je veux saluer l'accord 4 conclue entre le ministère des armées et Mistral ainsi que la mise sur le marché d'un antidote qui a été contre la rine conçu par la PME lyonnaise Fabtech.

C'est une première mondiale qui mérite vraiment tout notre reconnaissance. Innovation technologique pour avoir aussi les systèmes d'armes les plus performants et être armé face à la menace cyber. Je pense au régiment cyber de lâ et de terre basé à Renn qui s'est vu remettre officiellement son emblème le 6 janvier dernier aux invalides.

Je pense bien sûr innovation capacitaire pour produire en masse question tellement souvent évoquée à propos des drones. Et je voudrais saluer la capacité d'Armatan, société qui n'existait pas il y a 2 ans encore, qui là est capable de fournir en 6 mois 1000 drones pour l'exercice Orion qui débutera dans quelques jours. Et je salue Éric Trapier devant moi dont le groupe vient de faire un une prise de participation tout à fait intéressante avec Armatan.

Vous le voyez, les 3/4 des destructions en Ukraine sur la ligne de front le fruit de drone. Le secret donc quelque part du réarmement de notre pays, c'est incontestablement la combinaison des effets de masse et des effets de haute technologie, dit autrement la capacité d'allier des méthodes de production à grande échelle avec des technologies avancées. J'ajoute que ce réarmement s'inscrit dans une triple dynamique. la réduction de nos dépendances, la capacité à nous équiper par nous-mêmes en préservant nos savoir-faires et la capacité d'entraîner nos partenaires européens dans une dynamique collective de souveraineté européenne assumée.

Cette dynamique se prolonge évidemment dans un domaine, mesdames et messieurs, absolument central. central pour notre souveraineté, centrale pour nos territoires. Vous me voyez arriver, je veux évidemment vous parler de notre base industrielle et technologique de défense française et européenne.

C'est une composante cruciale de notre autonomie stratégique et de notre politique étrangère. C'est un choix de souveraineté, celui de disposer d'une filière industrielle couvrant une très large part des besoins opérationnels de nos armées. Cela est soutenable dans la durée si et seulement si.

Nous exportons sans export, il n'y a pas de capacité à investir dans l'innovation. Et à terme, sans export, il n'y a pas d'autonomie stratégique crédible. C'est pourquoi le sujet à l'export n'est pas un sujet périphérique.

C'est un élément pivot de notre système de défense. D'autant plus que derrière l'export, nous ne sommes pas là exclusivement pour vendre des équipements avec tout le respect que j'ai pour celles et ceux qui vendent des équipements. Mais nous sommes là pour bâtir des partenariats stratégiques à long terme, des partenariats de défense, des partenariats stratégiques pour nos industriels.

Et pour 2025, nous devrions comme en 2024 enregistrer autour de 20 milliards d'euros de prise de commande à l'export dont 1/3 sur le continent européen. J'ajoute évidemment les 38 milliards pour les programmes à effet majeur en France dont 80 % concernent notre base industrielle technologique de défense. Vous m'avez bien entendu. 38 + 20 = 58.

Voilà les chiffres qui sont les chiffres qui concernent notre base industrielle technologique de défense. Alors évidemment, il y a de gros objets comme le porte-avion nouvelle génération, je salue Naval Group bien sûr le SNLE 3G, bien sûr le missile balistique M51.4.

En 2024, 83 % des paiements d'équipement étaient à destination d'entreprise française. Et plus encore, 70 % des crédits décaissés par le ministère des armées sont allés vers des PME et des ETI françaises. Et je le dis particulièrement aux parlementaires parce que là, il s'agit bien d'irriguer l'économie de la totalité de nos territoires et évidemment bien sûr dans l'hexagone mais je pense également à nos autres.

Et quelque part, ce succès collectif, je tiens à le saluer devant vous et je voudrais vous dire que évidemment nous devons continuer amplifier et même accélérer parce que vous le savez vous qui au quotidien rencontrz nos compétiteurs, ils sont tous sur les marchés, ils accélèrent, ils sont de plus en plus présents et j'insiste sur le fait que ceux qui hier notamment dans le grand export étaient exclusivement des clients aujourd'hui attendent de nous d'être des partenaires et il n'y a pas un partenariat dans lequel on ne dit pas mais quel est le ruissellement pour mon économie locale ? Cela l'enjeu auquel nous devons faire face et c'est cela l'enjeu de la base industrielle de défense française, c'est d'être en capacité bien évidemment dans ces sous-traitants, de travailler avec nos sous-traitants évidemment hexagonaux et ultramarins, mais aussi de regarder comment nous pouvons élargir nos partenariats, faute de quoi nous risquerions de ne plus entrer sur certains marchés. C'est donc une vraiment un challenge extrêmement important et nous voyons que nos compétiteurs poursuivent une stratégie d'accélération de l'innovation avec une rapidité vertigineuse qui nous oblige à hausser notre tempo, à raccourcir nos cycles, à assumer nos choix.

Dans un monde où le temps stratégique se contracte, la rapidité, la robustesse, l'efficacité doivent devenir des avantages compétitif. Et pardonnez-moi, j'ajouterai évidemment l'élément prix qui est loin d'être négligeable. Ceci étant, nous avons tous en partage l'amour de la France et ce patriotisme impose une forme d'exigence mutuel dans laquelle le ministère doit prendre toute sa part par la nécessaire adaptation de nos organisations. cette fameuse simplification dont tout le monde parle depuis des années.

On a même eu un ministre en charge qui concerne, j'en suis consciente, également le ministère des armées, mais c'est aussi le soutien à la production cyber et physique de nos entreprises, de nos centres de recherche, de nos entreprises. C'est un enjeu absolument capital. Vous le savez, la l'ADRSD laggse nous le rappelle au quotidien.

La protection de nos emprise constitue un enjeu stratégique majeur. Nous devons aussi protéger nos sous-traitants et donc toute cette adaptation doit être collective. de la start-up au grands groupe des administrations, la DGA, des États-majors aux directions pour faire face au défis de 2026 et des années qui viennent pour aller plus vite, plus loin et finalement pour tenir dans la durée.

Alors mesdames et messieurs, une politique de défense repose tout autant sur des forces morales, sur l'engagement, sur le sens du collectif, sur tous ceux qui individuellement ont fait le choix de servir. Et c'est pour cela qu'au quotidien vous vous formez, vous vous entraînez chaque jour à combattre, à naviguer, à voler, à renseigner, à frapper, à appuyer, à soutenir pour le service d'une cause qui nous dépasse. Je sais que notre système de défense doit aussi à tous nos personnels civils sans l'implication desquelles l'engagement de nos forces serait impossible.

Ma responsabilité, c'est évidemment d'être en capacité de vous apporter les moyens de cet engagement. C'est pourquoi 2025 a marqué une étape importante avec la pleine mise en œuvre d'un ensemble de mesures dans les grilles indicières qui soullignent que le réarmement est aussi humain. Et je remercie les parlementaires du travail qui est le leur et de l'engagement qui est le leur sur ce sujet.

La création du service national annoncée par le président de la République marque également à ce titre pour notre pays une étape essentielle. Nous avons la semaine dernière annoncé l'ouverture des candidatures. Les premiers retours sont très encourageants.

Ce service national permettra à chaque classe de mieux comprendre les enjeux de défense tout en répondant aux besoins opérationnels de nos armées et en constituant un vivier futur de recrutement tant dans l'armée active que dans la réserve. Vous l'avez compris, nous devons mener un triple réarmement, le réarmement des stocks, le réarmement des forces, le réarmement des esprits. Finalement celui du lien armée nation.

Tout ce que nous faisons concourt à une seule exigence, être prêt en cette année 26 qui sera l'année d'entrée au panthéon de Marc Block, l'homme des lumières dans l'armée des ombres. Notre obsession commune devra être que jamais notre pays ne soit confronté à cette étrange défaite où nous faillmes disparaître sans la lucidité et le courage insensé de quelques-uns qui s'y refusèrent. Étrange défaite qui ne fut pas qu'une défaite militaire.

Elle fut totale car elle emmenait avec elle un affaiblissement de la société. Nous devons donc être prêts par nos capacités, par notre équipement, par notre industrie, par notre force morale, par ce lien qui unit la nation à ses armées. La France a une grande tradition d'indépendance, de responsabilité et d'action.

Et cette tradition aujourd'hui repose sur trois mots : anticipation, souveraineté, crédibilité. Alors oui, en 2026, je vous le dis, tant avec gravité qu'avec confiance, nous tiendrons, nous accélérerons, nous défendrons nos intérêts nationaux et ceux de l'Europe. Je redis à vous tous ici présent, mais également à celles et ceux qui sont en mission, alors ils sont en alerte, en merde, dans les airs.

Je le dis aussi à leurs proches. Merci. Ce mot a a un sens.

Merci pour votre engagement de chaque instant. Merci pour votre courage. Merci tout simplement de permettre à la France d'être la France.

Alors à vous, à vos familles, je souhaite une année 2026 de détermination, de fidélité à nos valeurs, de succès dans nos missions et surtout de fierté partagée. Vive la République, vive la France !