"Le remboursement de la dette sera bientôt le premier budget de l'Etat", alerte Gabriel Attal
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cette dette n'est pas gratuite elle doit évidemment être remboursée et en la matière ce n'est pas seulement un changement d'époque c'est un changement de monde en 2027 Bruno Le Maire vient de l'indiquer la charge de notre dette devrait s'alourdir de 10 milliards d'euros du fait de la remontée des taux d'intérêt par rapport à la prévision précédente que nous avions la conséquence de ces taux qui augmente c'est le poids de la dette qui s'alourdit bientôt le remboursement de notre dette sera le premier budget de l'État malgré ce constat sans appel certains responsables politiques font croire qu'il existe un chemin qui consiste à ne jamais rien rembourser mais nous le disons clairement la tentation de l'ardoise magique c'est la certitude de la faillite arrêtons de nous tromper d'adversaires notre adversaire c'est la dette pas le sérieux budgétaire et donc la fin de l'argent gratuit ne fait que confirmer notre objectif nous devons tenir les comptes et nous le ferons avec plus d'ambition encore Bruno Le Maire vient de le dire car notre situation nous le permet nous commencerons à rembourser notre dette d'ici la fin du quinquennat et nous ramènerons le déficit des administrations publiques sous la barre des 3% Bruno Lady nous avons à cet égard un objectif de 2,7% pour 2027 c'était 2,9 % dans le précédent programme de stabilité et nous tiendrons cet objectif car nous tenons nos objectifs en la matière nous sommes là pour dire la vérité sur ce qui se passe nous sommes là aussi pour dire très clairement la vérité sur ce que nous voulons faire pour des endettés la France d'abord et Bruno l'a dit également ne s'aideront pas au réflexe fiscal nous n'avons jamais fait ce choix et nous refusons le matraquage fiscal car nous refusons de faire payer la facture au classe moyenne d'abord je considère qu'on est au taquet en termes d'impôts en France ensuite ce n'est pas aux Français de servir de variables d'ajustement au soubresauts de l'économie mondiale depuis 2017 nous avons baissé les impôts des ménages de 25 milliards et ce n'est pas maintenant au moment où l'inflation grignote le pouvoir d'achat que nous allons augmenter les impôts ensuite nous le faisons avec la ferme intention de réaliser des économies en 2024 et jusqu'en 2027 dans certains secteurs nous dépensons trop et j'ai d'autant moins de scrupules à le dire que je ne suis pas un ministre du Budget allergique à la dépense publique j'ai déjà eu l'occasion de le dire mais il faut dépenser mieux la revue de dépenses que nous avons initié avec Bruno Le Maire permettra d'entrer dans le détail les inspections générales sont au travail sur une série d'objets elle nous rendront leurs travaux d'ici à l'été de la même manière la première ministre a signé une lettre de cadrage à l'ensemble des membres du gouvernement pour qu'il propose des économies de l'ordre de 5% de leur budget dont nous pourrons nous inspirer pour le prochain PLF et les suivants enfin et en synthèse nous ne ferons pas d'austérité mais nous prenons nos responsabilités ce programme de stabilité n'est pas un programme d'austérité d'abord un pays qui consacre plus de 50% de sa richesse à ses dépenses n'est pas un pays qui fait de l'austérité [Musique]
Bruno Le Maire