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InterviewFrance Inter — L'invité de 8h20 (sur Site radio)· 15 septembre 2015 10 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéEurope & internationalSolidarités & famille

Marine Le Pen

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    François Hollande juge nécessaire des frappes aériennes françaises en Syrie contre Daesh, il a raison ?

  • 0:28RelanceRéponse directe

    Aux côtés de Bachar el-Assad ?

  • 0:38RelanceRéponse partielle

    Est-ce que c'est le moindre mal pour le peuple syrien ?

  • 1:22RelanceRéponse partielle

    Vous venez de dire que les Syriens qui fuient leur pays aujourd'hui fuient l'organisation de l'État islamique.

  • 1:30OuverteRéponse directe

    Ils ont donc de bonnes raisons d'émigrer ?

  • 2:19RelanceRéponse partielle

    On peut tout de même y voir un changement d'analyse de votre part ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:11Invité politiqueFait
    « il fallait aux côtés de Bachar el-Assad lutter contre l'État islamique »
  • 0:46Invité politiqueFait
    « les Syriens qui fuient la Syrie aujourd'hui, vous croyez qu'ils fuient Bachar el-Assad ou qu'ils fuient l'État islamique ? »
  • 2:02Invité politiqueChiffre
    « c'est ce que propose Nicolas Sarkozy, avec sa proposition de statut de réfugié de guerre, eh bien, en l'État, mais ça peut bouger, c'est 260 millions à peu près de personnes que nous devrions pouvoir accueillir. »
  • 2:48Invité politiqueChiffre
    « il y a 75% d'hommes et 25% de femmes et d'enfants. »
  • 6:33Invité politiqueChiffre
    « nous avons 7 millions de chômeurs. »
  • 6:35Invité politiqueChiffre
    « nous avons 10 millions de pauvres. »
  • 7:09Invité politiqueChiffre
    « il y a un million et demi de foyers français qui attendent un logement social. »
  • 7:17Invité politiqueChiffre
    « des millions de Français qui sont mal logés, ou d'ailleurs pas logés du tout. »
  • 8:05Invité politiqueFait
    « à partir du moment où elle fait un tweet en arabe, je me dis que franchement, la tradition d'accueil va quand même extrêmement loin. »

Temps de parole

  • Marine Le Pen75 %
  • Présentateur25 %

6,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Marine Le Pen, il y aura donc un débat à l'Assemblée Nationale aujourd'hui, François Hollande juge nécessaire, il annonce maintenant qu'il y aura des frappes aériennes françaises en Syrie contre Daesh, il a raison.

0:11
Marine Le Pen

Oui, il a raison trop tard, voilà, c'est ce que nous réclamions au Front National depuis bien longtemps, nous réclamions que selon le principe de réalité et selon le principe de la politique du moindre mal, il fallait aux côtés de Bachar el-Assad lutter contre l'État islamique, on a tergiversé...

0:28
Présentateur

Aux côtés de Bachar el-Assad ?

0:29
Marine Le Pen

Oui, parce que c'est la politique du moindre mal, parce qu'aujourd'hui le gigantesque danger pour le monde, c'est le développement de l'État islamique.

0:38
Présentateur

Est-ce que c'est le moindre mal pour le peuple syrien, puisqu'on sait que Bachar el-Assad et son régime ont fait plus de morts et plus de victimes que l'organisation de l'État islamique ?

0:46
Marine Le Pen

C'est ce qu'on dit, ça c'est ce qu'on dit, mais en l'occurrence, les Syriens qui fuient la Syrie aujourd'hui, vous croyez qu'ils fuient Bachar el-Assad ou qu'ils fuient l'État islamique ? Alors ne racontons pas d'histoire, bon, et par conséquent, comme d'habitude, nos dirigeants ont un défaut majeur, ils savent trop tard, ils comprennent trop tard, ils agissent trop tard. Donc est-ce qu'il n'est pas trop tard aujourd'hui ? Ce qui est sûr, c'est que lorsque nous réclamions cela, nous nous sommes faits une fois de plus, moqués, traités d'extrémistes, et je vois qu'au bout de trois ans, tout le monde finit par rejoindre les positions du Front National.

1:22
Présentateur

Vous venez de dire, Marine Le Pen, que les Syriens qui fuient leur pays aujourd'hui fuient l'organisation de l'État islamique. Ils ont donc de bonnes raisons d'émigrer, de tenter de sauver leur peau et celle de leur famille hors de leurs frontières ?

1:37
Marine Le Pen

Chacun a de bonnes raisons de fuir la guerre, mais il y en a aussi qui combattent. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il y avait sûrement énormément de Français, croyez-moi, qui avaient de bonnes raisons de fuir les Allemands. Et pourtant, ils sont allés se battre contre les Allemands. Donc si l'on accueille l'ensemble des peuples qui sont en guerre, c'est ce que propose Nicolas Sarkozy, avec sa proposition de statut de réfugié de guerre, eh bien, en l'État, mais ça peut bouger, c'est 260 millions à peu près de personnes que nous devrions pouvoir accueillir. Ça n'a pas de sens. Voilà, ça n'a pas de sens.

Il y a d'ailleurs d'autres positions, d'autres solutions à mettre en œuvre qui sont beaucoup plus raisonnables. Et permettez-moi de vous dire...

2:21
Présentateur

On peut tout de même y voir un changement d'analyse ou d'attitude de votre part, puisque la semaine dernière encore, vous disiez que la majorité de ceux qui arrivaient en Europe étaient des migrants économiques. Mais je crois que ce sont des migrants économiques. Ah, vous venez d'expliquer le contraire.

2:33
Marine Le Pen

Non, non, mais je crois que ce sont des migrants économiques. Quand il y a... Bon, j'ai dit 99%... Il fait la misère ou la persécution d'aïsse ? On m'a fait un débat là-dessus. Mais lorsque, comme le disent les institutions internationales, je me mets derrière le paravent des institutions internationales, il y a 75% d'hommes et 25% de femmes et d'enfants. Alors, excusez-moi, mais évidemment, ce sont des jeunes hommes en âge de travailler, et accessoirement d'ailleurs, peut-être en âge de combattre, qui quittent leur pays parce qu'ils pensent qu'ils auront une meilleure vie ailleurs. Et notamment, le ailleurs, c'est dans l'Union Européenne et c'est en France.

Sinon, cette proportion serait inversée.

3:12
Présentateur

Vous avez hier été... Vous avez tenu une réunion publique en région parisienne, en Essonne, et vous avez comparé l'afflux de migrants en Europe aux invasions barbares du IVe siècle. Est-ce que vous ne confondez pas, d'une certaine façon, les bourreaux et les victimes ? On a parlé, il y a un instant, des victimes de la guerre en Syrie.

3:33
Marine Le Pen

Vous n'ignorez pas tout de même, ce serait un peu triste, que les barbares, à l'époque, quand on a appelé ça les invasions barbares, le barbare ne recouvrait pas la réalité d'aujourd'hui. Le barbare, c'était celui qui ne parlait pas la même langue et qui n'était pas issu de la même civilisation. J'ai dit, je n'ai pas d'ailleurs comparé, j'ai dit que nous pourrions assister, dans les années qui viennent, à l'équivalent des invasions vécues au IVe siècle. C'est-à-dire ces gigantesques mouvements migratoires, qui, d'ailleurs, n'étaient pas, en réalité, des invasions au départ, mais qui étaient des installations, voilà. Et que, je pense que gouverner, c'est prévoir. Je rappelle, M.

Cohen, que lorsque ces flux migratoires ont commencé, lorsqu'il s'agissait de quelques milliers de personnes, j'étais allé en 2011 à Lampedusa, et j'avais dit, ces milliers de migrants seront suivis par des centaines de milliers. Et à l'époque, de la même manière, on m'a traité avec condescendance, on m'a moqué, on m'a dit que j'étais excessive, et c'est, hélas, aujourd'hui, ce qui se déroule.

4:40
Présentateur

Invasion barbare, est-ce que ça renvoie à l'idée d'un grand remplacement ?

4:45
Marine Le Pen

Non, mais en l'occurrence, je n'ai pas utilisé ce terme, mais j'ai fait, encore une fois, une référence, parce que, je crois que...

4:51
Présentateur

Est-ce que ça renvoie à l'idée soutenue par...

4:53
Marine Le Pen

Oui, mais ça vous obsède, ça, vous êtes un combattant sémantique. Ah, vous adorez ça, les débats de mots, etc. C'est chez vous qu'on débatte ces questions, Marine Le Pen. C'est chez vous, c'est chez vos soutiens qu'on débatte. Vous êtes de mauvaise foi, car vous m'avez déjà interrogé deux ou trois fois sur ce sujet du grand remplacement, et je vous ai déjà répondu... Ça fait six mois que vous n'êtes pas venu. Je vous ai déjà répondu deux ou trois fois, oui, mais ça ne date pas d'hier, et vous aimez bien ronger un os. Donc, ça ne renvoie pas l'idée du grand remplacement. Non, mais moi, je ne me perdrai pas dans la bataille des mots.

Je sais qu'aujourd'hui, c'est une bataille importante, qui fait qu'on est passé de clandestins à migrants, de migrants à réfugiés, désarment les esprits.

5:32
Présentateur

Comment doit-on dire sans vous ?

5:33
Marine Le Pen

Je pense que ce sont des immigrés, clandestins.

5:36
Présentateur

Quand ils sont pris en charge par l'Office des réfugiés français, on ne peut pas appeler ça des clandestins, non ?

5:41
Marine Le Pen

D'accord, le jour où ils déposent le dossier, ils ne sont pas considérés comme des réfugiés, car leur dossier n'est pas traité, figurez-vous. Ce ne sont pas non plus des clandestins, ils ne sont pas inconnus des services de l'État. Vous me dites ce que vous voulez, et vous viendrez, comme l'ensemble des médias, expliquer qu'il n'y a que des réfugiés politiques dans ces flux migratoires. Moi, je viens dire qu'il y a une toute petite minorité de réfugiés politiques au sens de la loi applicable. Au sens des critères de l'asile politique, il y en a une ultra-minorité.

Que l'immense majorité, ce sont des immigrants qui viennent pour s'installer, qui viennent pour des raisons économiques, qui viennent pour chercher, encore une fois, une place dans l'Union européenne. Place dont je dis aujourd'hui que nous ne pouvons pas leur donner. Pas du tout. Zéro. Nous ne pouvons pas leur donner. Nous ne pouvons pas. Car nous avons 7 millions de chômeurs. Car nous avons 10 millions de pauvres. Parce que nous sommes en train, aujourd'hui, dans le cadre de politique...

6:39
Présentateur

Même pour 24 000 migrants supplémentaires, comme annoncé par François Hollande.

6:43
Marine Le Pen

Mais supplémentaires à quoi, monsieur ?

6:43
Présentateur

Supplémentaires aux demandes d'asile déjà enregistrées.

6:46
Marine Le Pen

Supplémentaires à quoi ? Supplémentaires à tous ceux qui sont déjà à Calais. Supplémentaires à tous ceux qui sont à Paris. Supplémentaires à tous ceux qui sont dans l'ensemble des grandes villes, et des petites villes, et des villes moyennes, aujourd'hui en France. Supplémentaires à quoi ? Ça n'a aucun sens. Voilà. Nous ne pouvons pas les accueillir. Il y a une profonde violence à l'égard des Français aujourd'hui. Quand ils entendent que l'on met à disposition 77 300 places d'urgence, comme ça, du jour au lendemain, alors qu'il y a un million et demi de foyers français qui attendent un logement social. Parfois depuis des années.

Qu'il y a, selon la Fondation Abbé Pierre, des millions de Français qui sont mal logés, ou d'ailleurs pas logés du tout. Eh bien moi, je suis la responsable politique qui dit que les Français ne doivent pas être les derniers servis.

7:29
Présentateur

Un mot encore sur la tonalité de votre discours ces temps-ci, Marine Le Pen. Invasion barbare, on vient d'en parler. Vous avez dit aussi que Anne Hidalgo, la maire de Paris, devrait se voiler pour accueillir...

7:40
Marine Le Pen

Je n'ai pas utilisé ce terme d'invasion barbare, M. Cohen. Je ne l'ai pas utilisé. Vous n'avez pas utilisé ce terme d'invasion barbare ? Non mais il faut lire, et pas pas... J'ai dit que j'espérais que le danger était que ces grandes flux migratoires soient l'équivalent des invasions du 4ème siècle.

7:57
Présentateur

Vous avez bien déclaré qu'Anne Hidalgo, vous avez bien conseillé à la maire de Paris, Anne Hidalgo, de se voiler pour accueillir les clandestins, les migrants.

8:05
Marine Le Pen

Oui, à partir du moment où elle fait un tweet en arabe, je me dis que franchement, la tradition d'accueil va quand même extrêmement loin. Quand a-t-elle fait ce tweet ? Oui, oui, elle a fait un tweet où elle a... C'est un tweet avec une image où il y a bienvenue en français, en anglais et en arabe, M. Cohen. Oui, c'est malheureux et je trouve que de la part de la maire de la capitale française, c'est extrêmement choquant.

8:25
Présentateur

Vous avez exclu votre père, Jean-Marie Le Pen, du Front National pour outrance. On a l'impression qu'il n'a pas grand-chose à vous envier.

8:35
Marine Le Pen

Mais écoutez, c'est votre analyse, M. Cohen.

8:36
Présentateur

C'est une question.

8:37
Marine Le Pen

Non mais c'est bien, ça contribue en fait à atténuer les propos que vous trouviez insupportables de Jean-Marie Le Pen et semble-t-il qu'aujourd'hui, vous trouvez mais bon, c'est pas grave, c'est votre analyse. Non mais M. Cohen, vous avez le droit. C'est vos réponses qui comptent. Ceux qui nous écoutent savent que le moins qu'on puisse dire c'est que vous n'appréciez pas ni le Front National ni ses dirigeants, quelles que soient les circonstances, quelle que soit leur opinion politique. Ceux qui nous écoutent pensent que vous êtes agacés par mes questions surtout. Mais non mais M. vous êtes un adversaire politique déguisé en journaliste. On le sait et moi je viens chez vous en le sachant.

Et ceux qui vous écoutent je pense le savent aussi. Donc vous avez votre opinion, je vous la laisse.

9:12
Présentateur

Les auditeurs pensent que vous êtes agacés par mes questions qui me semblaient légitimes qui auraient pu être posées par d'autres.

9:18
Marine Le Pen

Qui ont été déjà posées par des milliers d'autres que vous, ça c'est sûr.

9:22
Présentateur

Vous êtes sûr ? Sur vos déclarations d'hier soir à Arpajon ? On vous a posé des milliers de fois ces questions-là sur l'invasion barba ? Et sur un Hidalgo ? Oui, bon.

9:30
Marine Le Pen

C'est la vérité M. Cohen, c'est la vérité. Je n'ai fait que dire la vérité de ce que fait la maire de Paris. Ça vous dérange, je le conçois. Ça vous met mal à l'aise, je le conçois, mais c'est la réalité.

9:40
Présentateur

Il y a une responsable politique de se voiler selon la tradition musulmane pour accueillir des clandestins, ce n'est pas complètement banal.

9:47
Marine Le Pen

Vous trouvez que la maire de Paris, la capitale de la France qui envoie un tweet en arabe, ça ne vous choque pas ? Je pense que ça choque beaucoup de gens qui nous écoutent.

9:54
Présentateur

On va vérifier si ce tweet existe mieux parce qu'hier soir, j'ai cherché, je ne l'ai pas trouvé. Marine Le Pen, invité de France Inter et on vous retrouve dans quelques minutes avec les questions des auditeurs et les commentaires des internautes. Il est 8h32.