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ChroniqueLe Média (sur YouTube)· 12 août 2026 9 minAutoproduitActualité / polémique

ALEXANDRE PESEY : QUI EST CELUI QUI FORME L'ÉLITE D'EXTRÊME DROITE ?

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  • narrateurFait
    « Le premier juin dernier avait lieu la soirée annuelle de l'IFP. »

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Si vous êtes un auditeur régulier du média, vous connaissez sûrement Vincent Boloré ou Pierre Édouard Sterrain. Ces deux milliardaires qui investissent toute leur fortune dans les médias pour servir leur agenda politique réactionnaire. Mais connaissez-vous Alexandre Peser ?

C'est l'homme de l'ombre de l'extrême droite. Pendant que Sterrain et Boloré financent ces news européens ou valeur actuelle lui mène la bataille culturelle sur un autre terrain, celui de la formation des élites d'extrême droite. Revenons en arrière pour mieux comprendre le personnage.

En 1999, après avoir fini ses études, Alexandre Pé se rêve en nouveau Alexis de Tocville et part aux États-Unis finir sa formation au Leadership Institute, un organisme de formation des leaders politiques du parti républicain par lequel est notamment passé M. Pence, ancien vice-président de Donald Trump. Séduit par le concept pesé fonde à son retour en France l'institut de formation politique au côté de Thomas Millon, fils de Charles Millon, et Jean Martinez pour mener la bataille culturelle dans la formation des élites.

D'après lui, la gauche exerce une hégémonie culturelle en France et il faut la renverser. Son modèle évidemment les États-Unis où cette bataille est menée depuis bien plus longtemps par les Républicains avec le succès qu'on lui connaît. L'IFP se construit alors comme une école de formation pour les jeunes leaders de droite extrême et d'extrême droite.

Il revendique plus de 3600 jeunes formés depuis sa création. Parmi eux, on retrouve Alice Cordier, activiste, identitaire et fondatrice du collectif Nemmésis, Jules Lectte, ex-journaliste chez Frontière et candidat Rassemblement national au municipal, Damien Rilleux ou encore taï Descuffon, entre autres influenceur d'extrême droite. Ces dernières d'ailleurs fait directement la promotion de l'institut dans ses vidéos YouTube.

Du côté des intervenants, on retrouve des figures de la galaxie boloré comme Mathieu B Côé, Elizabeth Lévi ou encore Julien Rochedy, mais aussi des personnalités politique de premier rang comme Jordan Bardella, François Xavier Benami ou Éric Zémour. Pour vous donner une idée de ce qu'on y enseigne, voici quelques intitulés de cours. S'armer contre le wisme, l'écologie politique faussoyeuse de nos libertés, discrimination, liberté d'expression.

Faut-il abroger la loi Pleéven ou encore libérer les entreprises des contraintes juridiques et réglementaires. Le tout sous la bannière de trois idéologie : conservatisme, libéralisme et nationalisme. Il y a trois grandes sensibilités à droite qu'on peut retrouver qu'on retrouve à l'Institut de formation politique tant parmi les auditeurs qui viennent à l'IFP que parmi les formateurs.

Ces trois sensibilités, c'est la sensibilité libérale, d'abord, celle qui va insister sur les effets pervers de l'État providence. et qui va inviter à libérer les initiatives, les forces vives pour redresser notre pays. Et puis il y a une sensibilité conservatrice, ceux qui vont particulièrement cibler le poison relativiste, cette idée selon laquelle tout se vaut, rien de prévaut qui vont insister eux sur les permanences qui font l'homme et la société.

Et puis il y a une troisième sensibilité, c'est la sensibilité nationale. Cette sensibilité qui va essayer de lutter contre le grand effacement de notre histoire, de notre mémoire, de notre culture et qui va inviter au grand ressourcement à se réapproprier notre culture, notre passé pour mieux se tourner vers l'avenir. Donc à l'IFP, vous avez cette rencontre de toutes ces sensibilités.

PES se défend bien sûr d'être partisan. Il affirme que l'IFP est indépendant politiquement. Nous avons un projet politique au sens de police la cité.

C'est-à-dire que nous accompagnons nos jeunes à s'engager dans la cité. Euh il y a pas de projet partisan. On est indépendant des partis politiques.

On est en lien avec aucun parti politique. On ne se présente pas des élections et aucun administrateur n'est élu. Et d'ailleurs, c'est précisé dans nos statuts qu'aucun membre de l'IFP ne peut exercer de mandat politique.

Mais dans le même souffle, il reconnaît sans complexe qu'il prône une idéologie de droite, chercher l'erreur. Être indépendant des partis, être indépendant politiquement n'implique pas que nous soyons complètement neutres politiquement. Et là, pour le coup, non, comme nous le disions tout à l'heure, nous accueillons les grandes sensibilités de droite et nous encourageons ce débat.

Donc en ce sens, nous ne sommes pas neutres sur le plan intellectuel, sur le plan politique, entendu comme une une analyse plus idéologique des choses. Le premier juin dernier avait lieu la soirée annuelle de l'IFP. Mario Marichal Le Pen, Zemour, Sarah Knafo, Sébastien Chenu, Charloncle, tous ont répondu présent.

Alexandre Peset avait pris soin d'inviter des membres de chaque partie de reconquête ALR pour marcher vers l'Union des droites dont rêve secrètement Pierre Eddouard Sterrain et Vincent Boloré. C'est aussi ça le projet derrière l'Institut de formation politique. Construire un laboratoire d'idées dans lequel peuvent se confronter les différents courants réactionnaires tout en restant uni.

Si vous avez entendu parler de lui récemment, c'est parce que le Sénat a ouvert une commission d'enquête sur le financement de l'IFP. Alexandre Peser bien sûr interprète ça comme une attaque politique. Mais la question reste la même.

Qui finance tout ça ? Interrogé sur un éventuel financement de la fondation le Bien commun de Pierre Drterin. Voici ce qu'il répond. magnifique pour ce qui est Merci pour ce qui est de du financement du fond du MIA commun, je réitère que ça soit pour l'IFP ou l'DJ qui est en fait une entité intégrée à l'IFP donc nous n'avons jamais reçu de financement du fond du bien commun et donc je me permets de vous reposer cette question d'où tenez-vous cette information malheureusement erronée et bien nous le confirmerons avec les représentants du fond du bien commun que nous recevrons et nous travaillons évidemment sur la base des documents qui nous sont transmis par les préfectures et donc Nous vérifierons tout ceci avec les représentants du fond du bien commun que nous recevons dans peu de temps.

Alors, est-ce qu'il est financé par le projet Picclè ? Est-ce que vous avez été financé par Péricles ? Un point important, c'est que nous sommes ici en public et nous avons un certain nombre d'obligations à respecter comme responsable d'association. par miss obligation la RGPD he le règlement général sur les données publiques et donc il ne met pas permis en tant que directeur de l'IFP de partager les noms publiquement des donateurs.

En revanche par écrit je répondrai au questionnaire que vous m'avez adressé sans aucune difficulté. Pourtant c'est écrit noir sur blanc sur le site de Péricles dans la liste des projets soutenus. Bien qu'il tente de dissimuler ses liens avec les milliardaires d'extrême droite, selon l'humanité pesait sur les conseillers opérationnels du projet Périclè.

Il l'a tout de même nié devant le Sénat. Oui, je n'ai pas été conseiller opérationnel de de Péricas. Voilà, que ça soit clair, je n'ai jamais été, je pense que c'est dans peut-être d'un projet qu'ils avaient, ils avaient peut-être l'intention de de me solliciter, mais je ne l'ai pas été et je suis déjà bien occupé.

Mais en tout cas, voilà, vous vous étiez en tout cas en bonne position sur la slide de présentation. Je suis très heureux de la prendre. Oh, ça c'est paru dans la presse, monsieur Peter, je suis sûr que vous le saviez avant moi.

Mais d'ailleurs qu'est-ce que c'est Péicles ? Le projet Périclè, c'est un réseau de médias d'association, de ting tank et d'institut de formation financé par Pierre Édouard Sterrain. L'idée est simple, utiliser une partie de sa fortune colossale pour financer un réseau d'influence qui partage la même vision réactionnaire du monde.

Le nom n'est pas anodin. Périclè, c'est le stratège athénien qui a façonné la civilisation occidentale selon sa vision. Le message est clair.

Stérin veut lui aussi façonner la France selon la sienne. Ce qui rend Péricles particulièrement inquiétant, c'est son opacité. Les organisations qui en bénéficient ne le crient pas sur tous les toits comme on vient de le voir avec l'IFP.

Et Alexandre Pet ne s'arrête pas à la formation politique. Il a aussi créé l'Institut libre de journalisme et est directeur du développement à l'école supérieure de journalisme de Paris par laquelle sont passés Pascal Pro, Pierre de Vilna ou encore Geoffroid le jeune. Vous l'aurez compris pendant que Boloré Estherin finance les médias réactionnaires, Puzzet lui s'occupe de former les journalistes qui les composent.

Mais ce n'est pas que pour ça qu'Alexandre Pet est si précieux aux yeux de Pierre Eddard Sterrain. Grâce à son aventure aux États-Unis, Pez dispose d'un carnet d'adresse bien rempli à l'international et ne travaille pas qu'à l'échelle française. Il a créé la bourse Stockville dont s'occupe sa femme qui envoie des étudiants français aux États-Unis observer et apprendre comment la société civile conservatrice s'organise là-bas.

Il est également connecté au réseau Atlas, une organisation américaine fondée en 1981 qui contrôle aujourd'hui plus de 500 ting tanks libertariens. dans une centaine de pays et dont plusieurs membres sont financés par les grandes industries fossiles pour produire des discours climatosceptiques entre autres. Atlas, c'est précisément le type de structure dont ce terrain a besoin pour ancrer son projet Péricles dans une dynamique internationale.

Grâce à pesé, il ne finance pas simplement un réseau français, il grève son projet sur l'extrême droite mondiale. Alexandre Peset est certes moins connu que Pierre Edward Sterin ou Vincent Boloré, mais il fait partie des artisans qui construisent le pont de l'accession au pouvoir de l'extrême droite. Cette bataille culturelle dont il parle sivertement n'est pas une bataille d'idée sur la place publique.

C'est une bataille souterraine menée depuis plus de 20 ans et qui commence à porter ses fruits. Et contrairement à eux, le média ne dépend d'aucun milliardaire. C'est vous qui nous permettez d'exister.

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