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Podcast / conversationBFMBUSINESS· 17 juillet 2026 31 minComplaisantDivertissementÉconomie & entreprisesNumérique

On refait la séance : Apple redevient aujourd'hui la première capitalisation mondiale - 17/07

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0:03
Présentateur

BFM Business, vos placements, nos conseils, BFM Bourse avec Guillaume Sonoraire. C'est en chaque soir à cette heure-ci, avec ce soir nos deux experts. Ils sont là, Maxime Lejuez, gérant pour GSD Gestion, il tient la baraque chez GSD, il va la tenir tout l'été. Bonsoir Maxime. Bonsoir Maxime. Et Julien Marion, BFM Bourse.com. Bonsoir Julien.

0:45
Invité

On tient la baraque à frites.

0:47
Présentateur

Oui, la baraque à frites, effectivement. Enfin, la frites, je ne sais pas, est-ce qu'on l'a à la frites sur les marchés ? Pas vraiment. Pas sûr. CAC 40 donc en repli, c'est vrai. L'Eurostock 50, je le vois, à moins 1%. Regarde Wall Street, tiens, comment ça se passe à Wall Street ce soir ? Bien, le S&P perd 0,7 et surtout le Nasdaq perd 1,5%. Il y a une grosse sensation sur les marchés aujourd'hui. Avant de vivre la clôture dans 5 minutes, on peut tout de suite en parler parce que c'est un énorme changement. On verra s'il est durable. Mais Nvidia n'est plus la première capitalisation mondiale, les amis. Alors là, à l'instant, si.

Mais il y a quelques minutes, Apple est passée devant Nvidia au rang de première capitalisation mondiale. C'est une première, Maxime, depuis avril 2025. Moi, je pensais que ça faisait plus longtemps qu'Nvidia était première capitalisation mondiale. Non, c'est depuis à peine un an et trois mois. Mais voilà, pour la première fois, Nvidia n'est plus aujourd'hui.

1:32
Invité

Ils ont perdu leur couronne pendant, on va dire, quelques minutes, quelques heures. Bon, c'est très serré, comme vous l'avez dit.

1:38
Présentateur

Oui, c'est la course de petits chevaux, là.

1:40
Invité

C'est un peu ça. Mais ils sont un petit peu, c'est des profils différents. Apple, ils bénéficient en fait, c'est un peu la revanche d'Apple. Parce que pendant très longtemps, ils étaient stigmatisés en disant que ça allait être finalement un peu des losers de l'IA parce qu'ils n'investissaient pas assez dans l'IA. Et finalement, ces derniers mois, c'est ce qu'il les a portés. Parce que c'est presque, parmi les GAFAM, celui qui est le plus rassurant. Parce qu'il ne dépense pas sans compter des dizaines, voire des centaines de milliards. Alors, il a aussi bénéficié de facteurs. De facteurs, on a eu un très, très, très, très gros succès de l'iPhone 17 qu'il a porté.

Et bon, maintenant, on va voir si ça continue. Si ça continue, parce qu'Apple a quand même dû augmenter ses prix sur tous ses produits. Donc, on verra si ça le pénalise un petit peu.

2:30
Présentateur

Oui, c'est un symbole. Alors, on verra si ça dure, Julien. Ça va être la question. On aurait pu en faire un match, d'ailleurs. Tiens, à votre avis. Vous y avez pensé aussi, Julien ?

2:38
Invité

Non, je n'ai pas pensé, mais ça n'empêche pas que vous avez quand même raison.

2:40
Présentateur

Alors, voilà, est-ce que ça va durer ou pas, d'après vous ? Apple, devant Nvidia, Apple, redevenue première capitale ? Moi, je n'y crois absolument pas.

2:45
Invité

Alors, pas du tout. Le problème, en fait, si vous voulez, c'est que Nvidia, en fait, c'est une valeur de momentum un peu malgré elle. Je veux dire, sinon, c'est vraiment très solide, Nvidia. Il n'y a pas les résultats. Il faudra attendre pour les avoir. Ce sera fin août, si je ne dis pas bêtises. Donc, on n'aura pas de fondamentaux qui risquent de soutenir le stock. Par contre, on va avoir, si vous voulez, en fait, du sentiment de marché. Sur le marché, je pense qu'il va s'améliorer parce que là, pour le coup, il y a un gros dégagement sur… On ne l'a pas dit, mais ce qui fait que Nvidia chute aujourd'hui, c'est ce sentiment de défiance vis-à-vis de l'ensemble de la chaîne IA en amont.

Donc, ça veut dire quoi ? Ça veut dire les semi-conducteurs, les producteurs de GPU, les cartes graphiques, ce que fait Nvidia, mais aussi de l'ensemble de la chaîne de semi-conducteurs. Les plus fortes baisses, ce n'est pas encore clôturé à Paris, mais c'est STMicro, c'est Soitech. Donc, ça va être aussi le grand et les chaînes électriques qui produisent des logiciels, des mécanismes électriques pour gérer l'efficacité énergique dans les data centers. Donc, actuellement, le marché est en défiance sur l'amont de la chaîne de valeur de l'IA. Apple, ils sont totalement en aval.

3:47
Présentateur

Eux, ils ne la développent pas. Ils n'investissent quasiment rien dans l'IA. On dit que c'est des retardataires de l'IA, mais c'est peut-être ce qui va les sauver en l'occurrence.

3:53
Invité

Eux, ils créent des architectures qui pluggent l'IA, en fait, si vous voulez. C'est ce qu'ils ont montré, en fait. C'est les partenariats qui font qu'en fait, ils prennent le meilleur des autres. Et si vous voulez, actuellement, c'est simple, en fait. La rue est vers l'or. On vend les vendeurs de pioches. On vend les gens qui essayent d'extraire de l'or parce qu'on a l'impression qu'en fait, ça coûte de plus en plus cher d'extraire de l'or. Or, Apple, ils n'extraient pas l'or. Ils prennent l'or pour en faire des bijoux. C'est ça, je pense, la bonne métaphore.

4:19
Présentateur

Oui, mais pourquoi est-ce que le sentiment des marchés a à ce point changé, évolué vis-à-vis, justement, des pêles et des pioches dont on nous disait, bon, les hyperscalers, ils investissent comme des malades. Donc, ça va être à eux de faire la preuve de la rentabilité de leurs investissements. Mais en revanche, tous ces investissements, ils sont en faveur, justement, des acteurs des semi-conducteurs, des cartes mémoires, parce que c'est eux qui bénéficient de cette demande incroyable des hyperscalers. Pourquoi, d'un coup, ce segment-là aussi a basculé dans le rouge ?

4:41
Invité

Moi, j'ai plusieurs explications à cela. La première, c'est que sur les semi-conducteurs, et je vois bien les semi-conducteurs hors Nvidia, c'est-à-dire ceux qui sont plus sur les applications différentes, qui sont, par exemple, les puces pour les interconnexions dans les datacenters. C'est ce que fait notamment STMicro. On a été sur des hausses vertigineuses, ce qui fait que les valorisations sont tendues. Kioxia, par exemple, qui fait des puces mémoires à Tokyo, aujourd'hui, ils ont perdu quelque chose comme 16%. TSMC perd 5% parce qu'ils annoncent une hausse de leur CAPEX. Encore une hausse des investissements. Donc, on a ça.

Et par ailleurs, en fait, on en a beaucoup parlé sur ce plateau, c'est le marché du crédit aux États-Unis qui commence à grincer les dents sur certains hyperscalers. SpaceX est un hyperscaler qu'on veut ou non. Hier... On en parlera de SpaceX, on le laisse de côté. Oui, excusez-moi. Mais juste pour dire qu'en fait, les obligations qui sont actuellement sur le marché secondaire de SpaceX, elles n'ont pas arrêté de chuter et leur rendement a monté. Donc, vous voyez bien que le marché obligataire, il commence à dire, on ne sonne pas à la fin de la récré, mais arrêtez de faire n'importe quoi.

Donc, je pense qu'il y a un ensemble de faisceaux qui créent un sentiment de marché négatif qui font même plonger. Nvidia, ça perd combien ? On a 3-4%.

5:48
Présentateur

Là, à l'instant, on est à moins 2.

5:50
Invité

Mais voilà, ce n'est pas une hausse bien mesurement élevée par rapport à l'ensemble du comportement qu'il y a.

5:54
Présentateur

C'est vrai, mais on regarde le segment tech. Nasdaq en baisse ce soir d'1,4%. Apple est en hausse de 0,3%. Et puis, on a aussi cette entreprise chinoise qui s'appelle Moonshot AI qui a dévoilé un nouveau modèle qui, d'après cette entreprise, comble l'écart avec les grands modèles américains. C'est-à-dire que peut-être là, une partie du marché se dit « Ouh là là, il y a un nouvel effet dipsique possible vis-à-vis des acteurs américains de l'intelligence artificielle. » Parce que si on a des modèles Opel Source chinois qui débarquent, ça remet en cause tout le modèle des IA américaines, en l'occurrence. Et on a toujours ce spectre dans le fond du placard qui, peut-être, va ressurgir.

Cette entreprise Moonshot AI dit « Ça y est, on est au niveau des grands modèles américains. » Bon, on a le droit de ne pas la croire, mais on peut éventuellement laisser le doute aussi. Maxime ?

6:31
Invité

C'est vrai. On verra. On verra si ça se confirme. Parce que, bon, la déclaration, c'est bien. Mais après, il faut que ça délivre. Là où je rejoins Julien, c'est juste pour compléter sur un point. C'est que je pense qu'en effet, sur les semi-conducteurs, on a, pendant de longs mois, on a eu une phase de hausse complètement verséginose sur toutes les valeurs. Et en fait, les investisseurs ne sélectionnaient peut-être pas les valeurs. Et là, on s'aperçoit que, par exemple, Julien a parlé de Soitech, c'est vrai que, depuis ses plus hauts, Soitech perd quasiment 50%. Et je pense qu'en effet, maintenant, STM, c'est pareil, on doit être à moins de 15% depuis les plus hauts.

Eh bien, les investisseurs vont regarder un peu plus dans le détail et vont s'attendre à ce qu'il y ait une amélioration des marges. On sait que STM, on attend une amélioration des marges dès le deuxième semestre et surtout à partir de 2027. Et je pense qu'il y avait beaucoup de bonnes nouvelles qui étaient dans les cours. Après, il ne faut pas se leurrer non plus. Vu les performances de ces titres-là, il y a sûrement aussi une prise de bénéfice quand même...

7:30
Présentateur

Oui, qui n'arrête pas. Ça fait six séances d'affilée que STMicroelectronics recule. Six séances d'affilée, on est encore en baisse de 2% ce soir. Sur un mois, STM a perdu 19%. Soitech, dont on n'arrêtait pas de parler depuis le début de l'année, alors c'est encore en hausse de plus de 200% depuis le début de l'année. Mais enfin, sur un mois, Soitech, c'est moins 32.

7:45
Invité

Oui, c'est ce que j'allais dire, mais STMicro, je crois que c'est moins 150%. Si vous regardez, je n'ai pas les chiffres sous les yeux. C'est dommage. Antoine nous manque, là. Je crois que ça doit être 120%. Je crois que plus des banlieues. Non, 120%. Plus 120%. Ça varie très vite. C'est le principe du sud géométrique. Ça varie très vite.

8:00
Présentateur

L'indice Philadelphia semi-conducteur des Etats-Unis est à un plus bas de 8 semaines. Il affiche une baisse de 19% par rapport à son sommet d'il y a un mois. Ça va très très vite sur ce segment, mais qui était monté tout aussi vite. 17h36, c'est la clôture sur les marchés ici en Europe. C'est une clôture d'en rouge, donc sans grandes surprises. Le CAC 40 perd 0,47%. Ce soir en clôture, 8338 points. On est proche de l'équilibre sur la semaine, sur le CAC 40. Les valeurs qui se distinguent, alors on me disait un mot il y a un instant, ST Microelectronics perd 3,9%. Publicis aussi recule de 4%. Tiens, après sa belle hausse d'hier, c'était une publication plutôt saluée hier.

Publicis, aujourd'hui, patatras, moins 4% Publicis en clôture. Repli aussi pour le secteur automobile qui s'en était bien sorti ces dernières séances. On avait eu un rebond de Stellantis et de Renault. Petite prise de bénéfice là quand même. En tout cas, respiration après les séances haussières qu'on vient de connaître sur Stellantis, moins 3% et sur Renault qui recule en clôture de 2,8%. Ça, ce sont les plus forts replis. Et puis à la hausse, on a qui ? Les valeurs défensives. Orange gagne 2,3%. Ce soir, on a le pétrole aussi. On va en reparler du pétrole parce que c'est l'autre événement de la semaine avec les flagellations de la tech. Enfin, les flagellations.

Les hésitations de la tech, on va le dire comme ça. Le rebond du cours du pétrole. Le Brent est à 86 dollars ce soir donc Total Energy gagne 1,3% en clôture. On parle de toutes ces thématiques avec nos deux experts et Dorian Abadie qui nous rejoint. Dorian Abadie pour meilleur taux placement. Bonsoir Dorian. Bonsoir Guylain. Graphiquement, quel signal, cette clôture ici en Europe et à Paris, en voit-elle pour la suite ? Dorian. C'est un signal de très grande prudence.

9:25
Invité

Vous avez évoqué effectivement la baisse à la fois de l'indice et du compartiment des semi-conducteurs. On pourrait même aller plus loin en disant que Schneider Electric et Le Grand, dans une moindre mesure, ont également été pénalisés aujourd'hui. Alors, bien sûr, à cause de leur exposition au centre de données. Mais dans le fond, on a toujours les deux mêmes sujets explosifs du moment, c'est-à-dire les tensions au Moyen-Orient d'un côté, de l'autre, cette chute que vous évoquiez au niveau des valeurs liées à l'intelligence artificielle, plus largement aux semi-conducteurs, au moment justement où s'ouvre la saison de publication des résultats trimestriels.

Alors, si vous le permettez, Guillaume, moi j'aimerais bien aussi attirer l'attention de nos auditeurs sur un risque que semble sous-estimer le marché actuellement et sur lequel nous avons interpellé nos clients. En fait, il ne s'agit pas d'être catastrophiste, mais simplement, on surveille beaucoup en ce moment de notre côté le possible blocage du détroit de Bab el-Mandeb par les outils qui sont soutenus par l'Iran parce que concrètement, vous avez le détroit d'Hormuz qui voit transiter les exportations saoudiennes par l'Est et celui de Bab el-Mandeb par l'Ouest.

Donc l'enjeu, clairement là, il est crucial pour le pétrole dans les séances d'avenir et on sait à quel point le pétrole a joué sur les pressions inflationnistes et les taux, les anticipations de taux des différentes banques centrales C'est vrai,

10:37
Présentateur

prudence sur le pétrole parce qu'effectivement, le détroit d'Hormuz c'est très compliqué mais les marchés s'étaient dit ces dernières semaines on a d'autres routes d'approvisionnement qui se sont créées puis des alternatives aussi au pétrole. Oui, sauf que certaines des autres routes sont sous menace effectivement à nouveau l'Iranienne. On pense à la mer Rouge par exemple. Julien, ce soir, le Brent repasse au-dessus des 86 dollars en hausse de 2,7% et Total Energy qui en profite. C'est l'un des grands événements de la semaine, le rebond des cours du pétrole.

11:02
Invité

Après, il faut dire que c'est les informations de la rue, si je ne dis pas bêtises qui vous disent que l'Iran enverrait les outils si les Etats-Unis venaient à frapper leur réseau électrique et énergétique ce qui n'est pas encore le cas. Non, pour l'instant,

11:12
Présentateur

on en est au pont, aux aéroports, enfin on commence à toucher aux infrastructures civiles quand même.

11:16
Invité

Oui, après c'est l'Iran qui a commencé à tout à dire. Oui, non mais complètement, complètement. Donc on n'en est peut-être pas encore là. Je ne sais pas si... Je pense qu'il s'agit d'informations qui peuvent me relayer plus ou moins, enfin diffusées par les gardiens de la République, par l'Iran pour faire un peu peur et ce qui peut s'entendre. Ça dit, il n'en tient rien entre moi à raison. Si on commence à taper la mer rouge et qu'on commence à aller sur les voies alternatives, il n'y a pas de raison que le pétrole reste à 86 dollars le baril pour le Brent. Là, pour le coup, on est sur...

Je suis désolé, mais je ne sais pas ce que vous en pensez, Maxime, mais là pour le moment, le pétrole, il fait la part des choses. Il n'est pas dans l'exagération, il n'est pas du tout dans les aberrations de marché. Quand vous regardez les bombardements qu'il y a, quand vous regardez les risques, on n'est pas sur un marché du pétrole.

12:01
Présentateur

On n'est plus à 100, 110, 120 comme au cœur de la guerre. Oui, c'est ça qui est paradoxal, c'est qu'il y a le retour quand même de cette guerre, on peut le dire, c'est affirmé, assumé, et pour autant, et les mêmes menaces, donc il y a un mois et demi, deux mois, et pour autant, un baril, 15 dollars en dessous, Maxime.

12:14
Invité

Oui, c'est vrai. On a remonté un petit peu parce que je crois qu'on avait, début juillet, on avait dû toucher 70 dollars, mais on est très loin, en effet, des niveaux, on avait touché 110, je crois qu'on avait même touché 120 dollars au plus haut. Donc bon, on a le marché qui fait un peu la part des choses. C'est un peu le cas aussi de notre CAC 40 finalement parce que sur la semaine, alors qu'on a, comme disait Julien, le conflit qui est vraiment reparti et avec des combats très intenses entre l'Iran et les Etats-Unis, notre CAC 40 finalement, il est assez stable sur la semaine. Ce n'est pas le cas d'ailleurs des autres indices européens.

Les autres indices européens, ils doivent être aux alentours de moins 1% à peu près en moyenne sur la semaine. Donc, bon, comme disait Julien, je pense que le marché fait la part des choses. Ce n'est pas le cas par contre sur les taux. Sur les taux, on a vu que ça s'est très très très tendu.

12:59
Présentateur

Sacrée semaine sur les taux, un peu partout et en France particulièrement, 3,94 hier, le 10 ans français.

13:04
Invité

Exactement, et je crois même que le 30 ans a dû atteindre le record de 2008 avec la chute de l'Eman. Exactement,

13:10
Présentateur

avec à l'époque une crise bancaire et financière, ce qui n'est pas le cas là. Donc, c'est dire à quel point il y a un focus manifestement sur le 30 ans français, les taux longs français.

13:17
Invité

Exactement. Alors, après sur les taux français, il y a sûrement l'instabilité politique qui doit aussi entrer en jeu. On a le sujet de notre déficit qui court toujours. On a un ratio de dette PIB qui est à 117%, alors qu'on était à 115 il y a moins de 3 mois. On a un budget 2027 qui risque d'être très compliqué encore à mettre en œuvre.

13:41
Présentateur

Il n'y a rien à rentrer. En attente, on a un électoral. En gros, le marché sait qu'il n'y a rien. C'est ça. Il sera un peu pieux, le budget 2027. C'est bon ou mauvais pour le secteur bancaire ? On va en parler parce que les banques vont publier leurs résultats la semaine prochaine. Les taux qui montent, c'est bon ou c'est pas bon ?

13:55
Invité

C'est mauvais pour les banques françaises.

13:56
Présentateur

C'est mauvais pour les banques françaises.

13:57
Invité

En fait, les taux qui montent et l'instabilité politique en 2027 en France, malheureusement, c'est deux facteurs négatifs pour les banques françaises. Alors, on comprend assez aisément pourquoi pour l'instabilité politique. C'est toujours mauvais pour les banques pour les valeurs qu'on juge cycliques et les banques sont rangées à tort ou à travers dans les valeurs cycliques. J'ai tendance à dire ça parce qu'en fait, il y a pas mal de métiers. C'est très diversifié. C'est des banques universaires, les banques françaises. Elles ont pas mal de métiers. Je pense notamment à l'assurance, la gestion, la collecte d'actifs qui n'est pas si cyclique que ça, en fait.

Là où c'est peut-être moins évident, c'est pourquoi est-ce que les hausses de taux sont mauvaises pour les banques françaises ? Simplement parce que la structuration des taux en France fait que vous êtes beaucoup plus sensible aux taux, enfin, fait que vous avez des structures à taux fixe, pas à taux variable. Et la diversification des banques françaises que j'évoque, les banques, donc le marché, le financement automobile, la collecte d'actifs, la titrisation, enfin, vraiment tout un tas de services fait qu'en fait, elles sont moins orientées vers les hausses de taux.

Et donc, ça a davantage à être les banques françaises, les banques espagnoles, irlandaises, notamment, qui vont en bénéficier. Et il faut voir que hausse de taux, ça veut dire certes des taux de crédit qui peuvent remonter, mais comme je vous l'ai dit, on est à taux fixe en France, donc ça met du temps pour que le serpent fasse sa mue. Et à côté de ça, vous avez le taux du livret A. Cette semaine, on a eu la hausse. Au 1er août, il passe à 1,7%. Et le livret A, c'est des ressources que doivent rémunérer les banques. Donc, les banques françaises

15:19
Présentateur

sont prises en ciseaux. Exactement. La semaine prochaine, elles vont commencer à publier d'ailleurs nos banques. BNP Paribas va ouvrir le bal. Intéressant. Vous êtes super confiants pour la saison publication, pour le potentiel de ce secteur aussi qui nous déçoit un tout petit peu cette année-là. Ça va être l'occasion d'un début de rebond ou pas ? Vous voudrez accélération haussière ou pas, Maxime ?

15:35
Invité

Ce que va regarder le marché, alors déjà, si on regarde les banques américaines, elles ont fait des publications absolument spectaculaires. C'est un autre monde. C'est un autre monde, je suis d'accord. les six plus grandes banques ont battu le consensus. Mais il y a une chose qui est quand même importante et qu'on va regarder si nos banques françaises ont réussi à faire la même chose, c'est que les marchés ont subi une très forte volatilité sur le dernier trimestre. Et si les équipes de marché des banques ont été suffisamment bonnes, elles arrivent à tirer des profits de cette volatilité. Ça a été le cas pour les banques américaines.

On va voir si les banques françaises ont réussi à le faire sur ce trimestre-là. Après, ce qu'on va regarder aussi, je me souviens que l'année dernière, si c'était le cas pour BNP et Société Générale, c'était à cette période de l'été, ils avaient annoncé des très gros programmes de rachat d'actions. Il y avait eu un milliard d'annonces, d'euros d'annonces à peu près pour Société Générale, pareil pour la BNP. Donc, on va voir si on est sur cette ordre de grandeur ou si on n'a pas du tout d'annonce. Ça, c'est des choses qui peuvent faire bouger. Pour laquelle on peut être le plus confiant ? Compliqué à dire. Compliqué à dire. On a un papier, nous, qui sort là-dessus ce week-end.

16:40
Présentateur

Vous n'arrêtez pas. Encore un papier ce week-end.

16:42
Invité

BFMbourse.com Ce week-end, ça se joue entre BNP et Société Générale. En fait, c'est Générale qui devrait tous deux livrer des bonnes copies. Ce sera plus compliqué pour créer les Colessa. Je préfère le prévenir parce qu'eux, il y a des inquiétudes sur le capital et ce qui se passe en Italie où ils ont monté leur participation dans une banque italienne. Mais ça va se jouer entre BNP et Soggen. Et juste sur Soggen, pour rebondir, ce que vous disiez, Maxime, les analystes attendent des rachats d'actions entre 1,5 milliard et 2 milliards d'euros.

17:07
Présentateur

Oui, ce qui fera du bien et plaisir sans doute à ce titre. Tiens, Dorian a peut-être son avis sur la question de Dorian Abadie depuis meilleur taux placement. D'un point de vue purement graphique et technique, alors c'est BNP depuis le début de l'année qui fait le mieux, qui produit, qui performe le mieux dans le secteur bancaire. Est-ce qu'à votre avis, ce sera encore le cas au deuxième semestre ? BNP mieux que les autres ?

17:23
Invité

Effectivement, BNP a notre faveur depuis de nombreux mois. C'est vrai que le modèle de BNP est plus robuste et biodiversifié que celui de Société Générale. A l'inverse, alors Société Générale a un potentiel supérieur mais également un risque supérieur. C'est vrai que son plan de regressement n'est pas complètement terminé, c'est le moins que l'on puisse dire. Donc aujourd'hui, le titre se négocie encore sous la valeur de ses fonds propres tangibles, ce qui laisse en fait un peu de marge de revalorisation. Mais vraiment, il faut que la société délivre, c'est-à-dire qu'il faut que les résultats soient bons la semaine prochaine.

Donc on est sur un dossier plus risqué que BNP, très clairement, mais qui a aussi une meilleure appréciation, un meilleur potentiel éventuellement en bourse que le poids lourd BNP Bariba.

18:02
Présentateur

On vous rappelle la clôture ce soir. Le CAC 40 a terminé à moins 0,47. Il est à peu près flat sur la semaine, 8338 points. Dassault Systèmes négocie, alors ça c'est une des annonces du jour aussi, négocie le rachat d'Aris Global pour, on entend circuler ce chiffre, 2 milliards de dollars. Ce serait la deuxième plus importante acquisition de l'histoire de Dassault Systèmes. Le titre termine à moins 2% ce soir, Maxime, Dassault Systèmes. Ce serait un, comment dire, ce serait de nature à transformer le profil de Dassault Systèmes ce rachat ou pas ? Ou trop cher quoi ? Voilà, c'est trop cher et puis c'est ça. Trop cher, c'est toujours trop cher. Oui, c'est ça.

18:34
Invité

Mais ce rachat, il serait complémentaire avec la très grosse acquisition que c'était leur plus grosse acquisition qu'ils avaient fait en 2019, c'était MediData. Oui. Comme Aris Global, c'est un éditeur américain de logiciels et qui est spécialisé dans les logiciels qui sont dédiés aux essais cliniques et qui servent à comment attester la sécurité des médicaments, la conformité. La pharmacovigilance. Exactement. Et donc, il y a des complémentarités avec leur division MediData. Maintenant, l'intégration de MediData, ça a été un peu un caillou quand même pour Dassault Systèmes. Ils n'ont pas réussi à vraiment tirer profit de cette division.

Après, ce que beaucoup d'analyses expliquent, c'est que Dassault Systèmes, qui a subi une très forte correction avec la SAS Pocalipse et qui avait fait d'ailleurs, qui avait dégradé un peu ses prévisions. C'était à l'automne dernier et qui avait été fortement sanctionné en bourse. Aujourd'hui, ce que le marché attend, ce n'était pas forcément des opérations de fusion et d'inquisition. C'était plutôt des retours aux actionnaires. Ils attendaient plutôt des programmes de rachat d'actions. Donc, en plus, ça se paye quand même dix fois le chiffre d'affaires parce qu'a priori, l'arrière global, ça générait 200 millions d'euros de revenus annuels. Donc, un peu cher payé.

19:48
Présentateur

Oui, Dassault Systèmes, moins deux ce soir, logique. Alors, pris dans la sanction tech, bien sûr, mais bon, cette acquisition, pareil, elle ne vous enthousiasme pas, cette perspective-là, en tout cas, Julien ?

19:57
Invité

Je dirais même que le moins deux n'est pas très méchant. Vous vous renforcez sur un axe sur lequel, en fait, qui a été une source d'exception chronique depuis quatre trimestres. Je veux dire, les sciences de la vie. Donc, les sciences de la vie, c'est le segment sur lequel est Medidata. C'est moins 3% sur dernier trimestre et moins 4% sur celui d'avant. Et Medidata, en fait, le problème, c'est que les essais cliniques, il y en a moins. En fait, la demande est moins forte. Alors, eux, ils pensent que ça va... Dassault Systèmes pensent que ça va partir. Ils ne peuvent pas vous dire quand. Ça, comme l'a dit Maxime, en fait, c'est une source chronique de déception.

Est-ce que c'est sur ce secteur qu'il fallait nécessairement se renforcer ? A voir.

20:32
Présentateur

Dorian, graphiquement, après cette baisse, moins 2% ce soir d'Assault Systèmes, quel potentiel pour la suite ?

20:38
Invité

Potentiel extrêmement limité. Je rejoins ce qui a été dit. C'est vrai que nous, on est négatif à court ou à moyen terme. Là aussi, les prochains résultats trimestriels seront déterminants, mais on ne croit pas du tout que cette possible acquisition d'arrestes globales aujourd'hui permette radicalement de changer le modèle de Dassault Systèmes. On est certes sur une action qui perd 55% en 3 ans, mais ça ne suffit pas de notre point de vue comme argument pour la racheter aujourd'hui.

21:06
Présentateur

Merci beaucoup, Dorian, de nous avoir accompagné depuis Meilleur de Placement. Le bonne soirée, bon week-end. Le CAC 40 ce soir, on vous le rappelle, en clôture, perd 0,47%. On parlera dans un instant d'aéronautique parce qu'il y a un immense salon mondial de l'aérien qui aura lieu la semaine prochaine au Royaume-Uni et on parlera d'Airbus. On parlera aussi de... Non, ben faisons-le tout de suite, SpaceX. Depuis avant-hier, ce n'est plus ça. SpaceX qui atterrit très clairement, qui est sous son cours d'introduction, mais nettement, le titre s'était introduit à 135 dollars ce soir en direct. SpaceX, sous nos yeux étonnés ou pas, ne cote que 123 petits dollars SpaceX.

Maxime, on est largement sous le cours d'intro désormais.

21:43
Invité

C'est vrai, à 100 mauvais jeux de mots. 10% sous le cours d'intro. Oui, 100 mauvais jeux de mots, l'action avait très fortement décollé et là, on est plutôt en train d'atterrir en dessous du niveau d'introduction. On était à 135 dollars, là, on doit être à 123. Alors qu'on avait touché, je crois, 200 dollars, on avait même dépassé. 225, même 226, je crois, le maximum. Donc, je crois qu'on avait passé 1000 milliards de capitalisation à peu près depuis... Enfin, plus de 1000 milliards de capitalisation depuis les... Et sachant qu'on a encore des fenêtres de vente, des lock-up à venir. Complètement.

de la fusée Starship et c'est depuis que Spacey s'est introduit à Wall Street et bon, il y a eu un problème de démarrage des moteurs au moment de... d'allumage des moteurs au moment du décollage et c'est reporté à la semaine prochaine. Donc, bon, ça ne fait pas trop... Oui, donc la semaine prochaine,

22:28
Présentateur

on repasse au-dessus du cours d'intro, alors du coup... J'en doute. C'est plus compliqué que ça.

22:31
Invité

C'est plus compliqué que ça, j'en doute et je pense que... Nous, on faisait partie, en tout cas, GSD, de ceux qui estimaient que c'était très, très, fortement valorisé. Alors, au-dessus, n'en parlons pas. On trouve que c'est encore très fortement valorisé. On ne remet pas, en fait, du tout en cause le potentiel de Spacey à long terme et comment... L'idée complètement folle et peut-être géniale d'Elon Musk de mettre des data centers dans l'espace, mais on pense qu'il va falloir du temps pour que ça arrive

23:05
Présentateur

et... 123 dollars, on est très loin sous le cours d'introduction désormais. Avant-hier, on disait, oh là, on chatouille par le bas le cours d'intro, là, on est clairement 10% en dessous désormais, Julien.

23:13
Invité

Oui, mais ce n'est pas surprenant si vous voulez. Déjà, il y a un flot, il faut rappeler quand même, un Spacey, c'est 4% du capital qui flotte. Donc, ça, ça fait des grosses variations. Ensuite, sur Starship, moi, je trouve que la sanction n'est même pas si sévère que ça. Il faut voir que Starship, c'est la pierre angulaire de la thèse d'investissement sur Spacey. Pourquoi ? Parce que Starship, c'est une fusée entièrement réutilisable. Ça veut dire qu'avec elle, vous diminuez extrêmement les coûts de lancement d'un satellite. Aujourd'hui, les coûts de lancement, c'est, je crois, 2000 dollars chez SpaceX par kilogramme pour un satellite. Ils veulent tomber à 200, 100.

Et s'ils arrivent à le faire, vous allez pouvoir lancer des satellites qui seront beaucoup moins chers. Donc, Starlink, il y aura beaucoup plus de satellites, donc ils pourront faire encore plus de services, donc il va y avoir plus d'argent. C'est exponentiel. En plus, c'est des services de connectivité, donc c'est des revenus. Et après, vous pourrez envoyer des centres de vie dans l'espace qui, en termes d'énergie, n'auront pas tous les problèmes dont on parle ici parce qu'il y aura le soleil. Donc, si cette base s'effondre, tout au moins.

24:16
Présentateur

Oui, mais on ne sait pas.

24:17
Invité

On ne sait pas, mais c'est pas... En tout cas, le annulé lancement, ce n'est pas un bon signal.

24:22
Présentateur

Oui, mais ça fait partie de la vie d'une entreprise spatiale. C'est ça que je fais. C'est la première fois. C'est normal. C'est normal. En tout cas, ce soir, très loin de son cours d'introduction SpaceX. Alors, on va revenir plus proche de la Terre avec les avions traditionnels, qu'ils soient civils ou les avions de guerre. Farmborough, donc le grand salon aéronautique de Farmborough, c'est la semaine prochaine. C'est l'équivalent du Bourget, mais version britannique. C'est un an sur deux, c'est ça, Julien ?

24:43
Invité

C'est un an sur deux. Alors, c'est le troisième salon mondial aéronautique, alors que vous avez le Bourget. Mais Dubai, qui a toujours eu lieu à l'automne, est devenu le deuxième salon aéronautique au monde. Et pourquoi est-ce qu'on vous parle, chers auditeurs, de ce salon ? C'est parce qu'il y a un grand rendez-vous pour Airbus, qui aura lieu mardi. Qu'est-ce qu'ils vont faire ? Ils vont faire ce qu'on appelle un business update, c'est-à-dire en gros une mini journée investisseur. Et je dis mini, mais l'année dernière, ils l'avaient fait au Bourget, ça avait duré quatre heures. C'était vraiment très développé.

Et ce que les analystes attendent, qui n'ont pas fait l'an dernier, c'est de donner des objectifs de moyen terme pour leur division aéronautique civile. Donc la principale, 70% du chiffre d'affaires. Et ça, les analystes pensent que ça va servir de catalyseurs. Pourquoi ? Parce que le marché, en fait, on le voit ici, on suit chaque semaine, chaque mois, les livraisons d'Airbus. Si vous donnez des objectifs de moyen terme et que vous donnez un cadre pour se pourjeter à moyen terme, vous désensibilisez le marché à ces va-et-vient de la production. Ce que les analystes attendent, c'est que ce serait un objectif de résultat opérationnel ajusté à moyen terme de 10 milliards d'euros.

Ce serait un peu moins que le consensus, mais voilà ce que Airbus pourrait annoncer. Et ça, il faudra vraiment le surveiller comme on est sur le feu. Je crois que ce serait Royal Bank of Canada qui vous dise aussi qu'il pourrait aller jusqu'à 1000-1050 livraisons pour 2030, je crois, si je ne dis pas bêtise, ou 2029. Voilà, à surveiller. Mais vraiment, c'est un grand rendez-vous et ce sera peut-être même un plus grand rendez-vous que les résultats trimestriels qui ont lieu fin juin. D'accord, c'est mardi, donc Airbus doit faire

26:05
Présentateur

ce business update. Voilà, donc mardi, vous serez mobilisé sur Airbus. Exactement. Sur le fond, vous y croyez, enfin vous y allez, on peut y aller en aveugle sur Airbus, c'est le genre de boîte dans laquelle on peut investir un peu en aveugle ?

26:17
Invité

Nous, après la remontée du cours, parce que là, le titre est quand même un peu remonté depuis un mois, un mois et demi. Nous, on est plutôt neutre, on attend des meilleurs points d'entrée. Maintenant, non, on n'a pas de remise en cause sur leur business model, honnêtement. Et en plus, ils ont réussi à complètement rattraper leur retard parce qu'ils ont fait un début d'année catastrophique en termes de livraison d'avions sur les trois premiers mois. Après, ils ont fait un mois de mai qui était très très bon et un mois de juin complètement exceptionnel. Donc, ils ont réussi à rattraper leur retard. Bon, maintenant, on verra. C'est intéressant, en effet.

26:49
Présentateur

Après, le segment aérien, il dépend beaucoup de la géopolitique. On a Vinci qui nous fait part d'une baisse du trafic de passagers dans ses aéroports au deuxième trimestre d'1,3%. ADP qui révise mais fortement la baisse de sa prévision de croissance du trafic à Paris en 2026. Aéroports de Paris s'attendaient pour cette année à une hausse du trafic aérien comprise entre 1,5 et 2,5. Finalement, ce ne sera que 0,5. C'est-à-dire qu'ils divisent par 3

27:17
Invité

Je ne l'ai pas à la clôture, je vous la donne. J'ai raison ? Je ne l'ai pas sous les yeux, Julien. J'en suis navré. Mais en tout cas, ça n'a pas... J'ai un problème que je l'ai regardé tout à l'heure, ça n'a pas chuté outre mesure. On est à moins 1,6%. Ça n'a pas bougé. Il faut voir que ce n'est pas complètement invraisemblable qu'Aéroports de Paris annonce cela simplement parce que tous les opérateurs d'aéroports européens, donc vous avez Frapporte, Zurich Aéroport, AENA, le genre espagnol, ils sont très loin exposés du Moyen-Orient. Paris constitue un hub pour les touristes du Moyen-Orient qui après vont faire les boutiques, je caricature un peu, à Paris.

Mais en tout cas, ils sont exagérément exposés à la clientèle du Golfe par rapport aux aéroports. Donc ce n'est pas complètement impossible. Le problème d'Aéroports de Paris, c'est que ça, c'est un facteur ponctuel. La vraie question sur l'aéroport de Paris, c'est la régulation. Le cadre, ce qu'on appelle... Ah, je l'ai en anglais, excusez-moi. L'ERA, c'est le contrat de régulation économique et comment, en fait, on va réguler les aéroports parisiens sur les cinq prochaines années. Comment on définit le taux de rentabilité, les tarifs, les investissements. Et ça, il y a des comptes en sueur. Il risque d'y avoir des comptes en sueur. Ah ! Des comptes en sueur avec l'autorité des transports.

C'est ça, la vraie clé de valorisation du Golfe.

28:31
Présentateur

Dorian, les aéroports... Dorian, oui, Maxime. On salue Dorian Abadie, d'ailleurs, qui nous a quittés en week-end ce soir. Maxime, donc, sur l'aéroport de Paris, la thématique aéroportuaire compliquée, quand même. ADP révise très forcément la baisse de sa prévision de croissance du trafic.

28:45
Invité

Oui, c'est... C'est rare, une telle révision. C'est vrai. C'est le cas de Vinci aussi. Nous, ADP, honnêtement, on est plutôt à l'écart. Enfin, ce n'est pas tellement un titre qu'on regardait. Vinci, par contre, on était plutôt à l'achat. On l'est toujours, d'ailleurs, sur ses prix un peu moins de 120 euros. Le contexte géopolitique, de toute façon, pénalise tout le trafic et toutes les régions. C'est le cas, évidemment, au Moyen-Orient. Et puis, je reviens aussi sur le pétrole. C'est que la montée des prix a fait flamber aussi un petit peu les prix des billets. Donc, ça pénalise aussi un petit peu la demande. C'est vrai aussi.

Ça oblige aussi les compagnies à réduire leur capacité et donc à faire moins de vols et donc à donner moindre devance d'atterrissage et décollage aux groupes aéroportuaires.

29:25
Présentateur

Oh, les amis, je vois aussi le luxe qui a souffert. Burberry, moins 6% ce soir. Encore lié au Moyen-Orient, manifestement, puisque les consommateurs en Europe ont boudé Burberry du fait de cette guerre au Moyen-Orient. Voilà ce que nous dit le groupe. Moins 6% à Londres ce soir, Burberry, Julien.

29:39
Invité

Moi, je ne sais pas si c'est lié au Moyen-Orient pour être honnête avec vous, Guillaume. Je pense que c'est simplement lié au fait que le marché attendait 5% de croissance qui font pire 5% de croissance et que donc, ils sont juste en ligne avec les attentes là où vous avez Richemont qui les avait éclatées. Mais vraiment, ils étaient à 20% contre 11% attendus mercredi. Donc, forcément, ils souffrent un peu de la comparaison et Burberry, ça a beaucoup remonté depuis 2024. C'est l'histoire d'une renaissance. La question, c'est est-ce qu'ils n'ont pas pris les fruits les plus bas de l'arbre dans leur renaissance ? Exactement, le plus facile.

30:07
Présentateur

Merci beaucoup à tous les deux de nous avoir accompagnés. Maxime Legeuès, gérant GS des gestions qui sera régulièrement à vos côtés ici, bien sûr, en plateau. C'était merci Maxime ainsi que Julien Marion qui tient la barre BFMbourse.com avec Sabrina Salgui qu'on salue également ainsi que Dorian Abadi. Dans un instant, Nathan Coquampo pour l'essentiel de l'actu économique du jour. Bonne soirée à tous. BFM Bourse, vos placements, nos conseils sur BFM Business.

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