Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewSud Radio (sur YouTube)· 16 avril 2025 24 minComplaisantFond programmatiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiRetraitesTransports

Clément Beaune : "Rachida Dati, ce n’est pas ma famille politique"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 10 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Bonjour Clément Bonne, ancien ministre délégué à l'Europe, ancien ministre des transports. Vous êtes aujourd'hui haut commissaire au plan.

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Quelle est votre indépendance quand même ?

  • 4:00OuverteRéponse partielle

    Il faut passer à 3 à 5 % du PIB pour la défense ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    François Baou a dit que notre pays ne produit pas assez, notre pays ne travaille pas assez. Qu'en pensez-vous ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Les retraites, que faut-il faire ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    La réforme de l'audiovisuel public est indispensable selon vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Clément BonneFait
    « On va publier une note d'éclairage où tous les débats qu'on a aujourd'hui, est-ce qu'il faut passer à 3 % du PIB pour la défense ? »
  • 7:00Clément BonneFait
    « Notre pays ne produit pas assez, notre pays ne travaille pas assez. »
  • 9:30Clément BonneChiffre
    « La dépense sociale pour redonner ses grands ordres de grandeur, c'est à peu près la moitié de la dépense publique et la dépense de retraite, c'est à peu près les 23 de la dépense sociale. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Sud Radio, l'invité politique Jean-Jacques Bourdin. Notre invité ce matin, Clément Bonne, bonjour. Bonjour.

Bonjour Clément Bonne, ancien ministre délégué à l'Europe, ancien ministre des transports. Vous êtes aujourd'hui haut commissaire au plan. Je dis bien haut, on dit pas commissaire au plan mais c'est haut commissaire au plan.

C'est pas moi qui choisi. Mais vous savez, c'est un titre qui existe depuis longtemps en fait parce que le premier c'était Jean-Mayet qui lui était commissaire général donc ça a pu changer mais commissaire général. Voilà, c'était le titre historique choisi par le général de Gaulle en 1946 et ça a changé depuis mais il y a toujours eu un plan en France quel que soit les gouvernement intéressant parce que ça a été décidé par le général de Gaulle, c'est vrai la création de ce commissariat au plan commissariat en plan au plan chargé de réfléchir au aux grandes finalement au chemin à prendre pour améliorer la situation de la France et des Français.

C'est ça. Oui. Et c'était aussi dans une période de reconstruction alors reconstruction physique évidemment après guerre 1946.

C'était la dernière décision du général de Gaulle quand il était à la tête du gouvernement provisoire de la République. janvier 46. On va fêter les 80 ans l'année prochaine.

Il y a jamais eu de suspension de suppression du plan. On a changé de nom parfois aujourd'hui on parle de France stratégie mais c'est quand même intéressant de voir que c'est une des rares institutions qui a survécu à deux Républiques, à 53 gouvernements et à toutes les alternances. Donc j'espère qu'il y a quand même un intérêt à la chose.

Je vais essayer de le démontrer. Et puis ça a été créé en 46 pour cette reconstruction matériel, cette reconstruction des idées. Il y a toujours eu en fait deux idées constantes dans le plan puisque le premier commissaire au plan choisi par de Gaulle, c'était Jean-Menet pendant 6 ans.

Ces deux parties prix, c'était la production, la croissance, il faut produire, travailler et puis l'Europe parce que Jean-Mayet, on le sait, a été donc le premier commissaire général au plan mais aussi le père de l'Europe avec Robert Schumman. il avait quelques différences et même des divergences avec le général de Gaulle. Mais justement, on oppose souvent l'un à l'autre à l'époque des personnes de sensibilité différentes devait se parler leaders syndicaux, leaders patronaux, les différents partis politiques et c'était aussi l'esprit du plan qui était un lieu d'accueil et je vais relancer ça avec les partenaires sociaux, avec les élus locaux parce que si on fait pas des constats partagés, qu'on a pas des solutions communes, je pense qu'on y arrive pas.

Alors la différence par exemple avec la Cour des comptes, c'est que vous n'êtes pas indépendant du pouvoir politique. Alors c'est on est il y a une forme d'indépendance. Je vais vous êtes nommé par le président de la République, hein.

C'est pas la cour des comptes la cour des comptes. Mais euh quelle est votre indépendance quand même ? Alors on n'est pas la Cour des comptes.

La Cour des comptes, elle est reconnue par la Constitution. indépendance même s'il y a des nominations parat mais il y a euh c'est une juridiction par ailleurs la cour des comptes elle peut sanctionner un dérive financière et de gestion c'est pas notre cas nous on est si je puis prêt à prendre cette comparaison plutôt un sing tank pour le dire en mauvais français d'état mais on est nommé rattaché au gouvernement bien sûr mais un peu comme si je peux dire le lieu public et dans l'état mais au service du public et du pluralisme c'est exactement la même chose pour le pl débats qu'on a les notes qu'on produit les rapp rapport qu'on met dans le débat public sont pour tous et d'ailleurs, on est obligé de publier tous nos travaux, il y a rien de secret et je le dis aussi, on doit je pense éclairer le débat public de la manière la plus honnête possible. Je vais prendre un exemple parce que moi je veux qu'on démontre notre utilité le plus vite possible sur la question de la défense.

Oui. Vous voyez bien que c'est un débat de société. Bon et bien dans les prochains jours, dans les prochaines semaines, on va publier une note d'éclairage où tous les débats qu'on a aujourd'hui, est-ce qu'il faut passer à 3 % du PIB pour la défense ?

Certains l'ont dit, 5 % certains l'ont évoqué ou d'autres pays européens évoquent cette chip. Combien ça fait de milliards d'euros ? Comment ça peut se financer ?

Quelles sont les options ? Et c'est encore un travail en cours. Non mais quelle piste ?

Il faut passer à 3 à 5 %. Bah ça c'est un choix politique. C'est pas nous qui allons le faire.

Ce que je veux dire c'est qu'on va quelle recommandation faites-vous ? Bah, on va recommander euh d'abord d'augmenter les forces de défense bien sûr, de l'européniser en partie parce que ce qu'on va montrer n va pas choisir. On n'est pas le ministère des armées, heureusement.

On n'est pas le pr de la République. C'est lui le chef des armées. Mais euh quand on regarde l'effort de défense qui va être fait en France, en Allemagne, dans tous les pays d'Europe, c'est massif et c'est sans doute inédit.

Si on veut le réussir, il est clair qu'un des chemins, c'est pas parce que je suis un ancien ministre d'affaires européennes ou un européen convaincu, un des chemins, c'est d'avoir sur le plan des coopérations industrielles, sur le plan du financement budgétaire, une partie de l'effort au niveau européen. Tout le monde le sait. Attendez, je reviendrai à ce momentl ce que je veux dire.

Non mais d'abord bon pardon pardon mais je pense vous avez vu beaucoup dans le débat public au-delà des postures de chiffrage de l'effort de défense qu'il faut faire quand on atteint 5 % du PIB en 2030 quand on atteint 3,5 % en PIB bah si vous voulez on affinera tout ça mais un ordre de grandeur c'est que si vous êtes à 3,5 % de notre PIB en défense prendre cet exemple en 2030 ça ferait un budget qui serait doublé par rapport à aujourd'hui ou déjà augmenté de 50 % depuis 2017 et qui atteindrait autour de 120 130 milliards d'euros par an. 130 milliards de grandeur. Donc c'est ce genre de chiffre qu'on mettra dans le débat pour éclairer les options.

Nous notre boulot parce que vous parlez d'indépendance c'est pas d'être partisan et c'est pas d'être un décideur. Nous ne le sommes pas. Je ne le suis pas.

C'est en revanche d'éclairer le gouvernement mais les groupes politiques du parlement le débat public les médias les citoyens avec des chiffres. Alors je vais tester votre liberté tiens votre indépendance. Clément bonne par rapport à François Baou. ce qu'a dit François Baou hier qui nous annonce ce que qui a fait le constat que tout le monde avait fait déjà 40 50 milliards d'euros à trouver d'ici 2026.

Notre pays ne produit pas assez, notre pays ne travaille pas assez. Qu'est-ce qu'il dit ? Trop de normes, trop de charges, trop de dépenses publiques.

Ça vous vous s d'accord avec lui ? Ça tout le monde se tout le monde ce constent. Je pense que c'est quand même utile d'avoir dans le débat des chiffres.

Oui. de le rappeler mais c'est d'avoir des chiffres partagés. Et puis ce qui a montré, moi j'ai assisté à la conférence de presse de François vous étiez bien sûr et et d'ailleurs le gouvernement a demandé à France Stratégie de nous montrer de faire une stratégie de finance publique pas pour l'année prochaine, ça c'est le rôle du ministère du budget des finances mais jusqu'à 2035 pour voir les grandes tendances quelle impact la démographie a sur nos finances publiques rappelle que stratégie vont fusionner cet été.

Oui, on pourrait revenir c'est d'une rationnalisation puisqu'on parle beaucoup d'agence en ce moment pour que ça coûte moins cher que ça soit plus efficace aussi dans le débat public. Mais donc François Beou a donné des chiffres, je crois des constats qui sont nécessaires et puis il a dit quelque chose. Moi j'ai on a beaucoup parlé de constats difficiles euh de cette alerte qu'il a passé mais il a aussi dit c'est un effort qui est faisable que d'autres pays européens ont fait qu'on a parfois fait dans le passé de réduire notre déficit de la sécurité sociale et de l'État.

C'est possible. Moi le message que je retiens c'est aussi un message de faisabilité de possibilité encore faut-il maintenant entrer sur le chemin quoi et prendre le chemin et on attendra le 14 juillet pour des raisons tactiques politiciennes. Franchement alors attendez bonne mais je peux vous répondre moi je ne le crois pas.

Il y a deux choses. D'abord, François Berou a dit "On va faire un peu plus tôt que d'habitude." Ça, je pense que c'est une bonne méthode.

C'est vrai que c'est rare qu'en avril le gouvernement, le chef du gouvernement aille à tout le monde, "Voilà à peu près le constat global mais aussi pour 2026, l'effort à trouver d'à peu près 40 milliards d'euros, c'est rare qu'on le fasse aussi tôt et qu'il y a un dialogue qui s'engage avec collectivité locale, les acteurs de la dépense sociale, les partenaires sociaux notamment parce que je rappelle que là aussi pour donner un peu d'éclairage au débat public, on parle beaucoup en ce moment des agences, des comités, des opérateurs de l'État. Bon, d'abord qu'est-ce que c'est ? Typiquement le CNRS ou le musée du Louvre, c'est pas forcément des comités de théodul et ça c'est 5 % de la dépense publique à peu près.

L'essentiel de la dépense publique en France c'est quoi ? C'est la dépense sociale à peu près 50 %. Ensuite l'État dont les retraites majoritairement.

Ensuite la dépense de l'État quand on parle beaucoup dont les opérateurs de l'État ces agences qui sont une petite partie de tout ça et puis la dépense locale qui est à peu près de 20 25 % de la dépense publique. Voilà c'est pour remettre des ordres de grandeur en débat. C'est ce qu' a fait François Bou hier.

Alors alors on va prendre les trois points et pardon. Moi j'ai été j'ai travaillé au ministère du budget, ça été mon métier au début de ma carrière donc je suis un méchant budgétaire au départ le budget ça se présente en septembre et l'échéance de juillet qui a évoqué le premier ministre c'est toujours une échéance à laquelle il y a un débat au Parlement ou une sorte de première indication du budget qui est posée. Donc c'est pas non plus c'est pas pour éviter la censure quoi.

Voilà c'est pas non plus vous de la tactique. Je ne crois pas du pas pour éviter la censure. Non mais quoi éviter la censure ?

Par le 14 juillet de ne pas de ne pas annoncer ça permet de ne pas donner de de on va il va l'annoncer plutôt que d'habitude. Donc je pense pas qu'il y a un évitement. Bon Clément Bonne regardons.

Vous avez parlé effectivement vous vous avez raison les dépenses sociales. Oui. Intéressons-nous aux dépenses sociales.

Les retraites que faut-il faire ? Les retraites ? Il va bien falloir trouver des solutions.

Ça coûte une fortune à l'État. Oui. Alors, la dépense sociale pour redonner ses grands ordres de grandeur, c'est à peu près la moitié de la dépense publique et la dépense de retraite, c'est à peu près les 23 de la dépense sociale.

Donc, c'est considérable avec l'autre grande dépense sociale qui est la maladie euh l'assurance maladie. Euh d'abord, il y a une réforme qui a été faite. Moi, j'ai été mise des transports à l'époque.

Je peux vous dire ça a tangué. J'ai défendu cette réforme. Moi, je viens plutôt du centre gauche.

Je suis un social-démocrate, mais je pense que cette réforme était indispensable. Euh et d'ailleurs, soyez honnête que il y aura d'autres ajustements et d'autres réformes des retraites à faire à l'avenir. Bon, on sait on n coupera pas.

François l'a dit hier, notre pays ne travaille pas assez. Ça veut dire ça veut dire qu'il va falloir travailler plus longtemps. Ça on n'y coupera pas.

Alors sans doute. Mais je veux préciser aussi quelque chose qu'a dit le premier ministre et qui a dit la mise du travail. C'est très important quand on dit les Français ne travaillent pas assez, nous ne travaillons pas assez.

Il faut pas stigmatiser. Ça veut pas dire que nos heures de travail chacun individuellement sont plus faibles que les autres. En réalité, on n'est pas différent des autres pays à cet égard.

Individuellement, on travaille pas beaucoup moins. On travaille à peu près comme les Allemands, à peu près comme les Britanniques. Moins quand même hein, un tout petit peu moins moins que les Américain de moins que les Espagnols, 122 moins que l'Allemagne et 164 heures de moins que les Italiens.

Alors ça dépend quelle référence vous prenez si vous regardez un actif chaque année, qu'il faut pas regarder par semaine mais chaque année par an hein. Voilà le le nombre d'heures, ça on l' montré hier, est à peu près équivalent en France à quelques heures près que ce qu'on trouve au Royaume-Uni Allemagne, moins qu'aux États-Unis et moins que dans notre pays européens. Mais on n'est pas décalé par rapport aux autres pays.

Là, on est décalé, c'est que notre travail collectif est moins important. Pourquoi ? parce que il y a des populations, des parties de notre population qui sont exclus du marché de travail, les jeunes, les femmes et les seigneurs.

Et donc c'est pas que la question de la retraite, c'est aussi la question de la retraite mais pas que la question de la retraite. Si par exemple on avait participation plus importante des femmes au marché du travail, ce qui a longtemps été un de nos atouts, la politique familiale, la politique nataliste qui est moins aujourd'hui, et bien vous avez partie du problème de financement du modèle social qui est résolu si nos jeunes si le chômage des jeunes reculait encore, si nos jeunes étaient plus en emploi comme en Allemagne, comme au Pays-Bas, comme en Suède, on résoudrait une large partie du problème de financement du Est-ce qu'il faut 35 he ou pas selon vous ? Mais moi je crois que c'est devenu largement un faux débat parce qu'é il y a beaucoup d'assouplissements et encore une fois notre décalage principal avec les pays européens c'est pas sur le temps de travail hebdomadaire ou le temps de travail annuel, c'est sur la participation à l'emploi.

C'est-à-dire c'est comme l'a dit Astrid Panos hier souscrit c'est les gens qui voudraient travailler et qui n'y arrivent pas parce que c'est le chômage parce qu'il y a encore un problème de chômage. On est à 7 % et quelques. C'est un peu mieux que ce qu'on avait fait.

On a fait baisser beaucoup le chômage ces 7 dernières années mais c'est plus que la moyenne européenne et que beaucoup des meilleurs élèves de la classe euré le montant. les retraites, j'ai lu pas la question. La première chose, c'est pas de c'est de ne pas revenir en arrière.

Je crois qu'il faut avoir le courage de le dire, même quand on est un social-démocrate que l'âge de la retrait dans les années qui viennent ne devrait pas reculer, ne devrait pas baisser. Tous les pays européens sont au-dessus de nous et va même augmenter. Oui.

Alors sans doute, il y aura ce débat. C'est un débat plutôt pour une élection présidentielle. Moi, ma conviction c'est qu'il augmentera plutôt mais que le vrai débat, c'est de savoir comment on va augmenter en différenciant. l'âge moyen, il va sûrement augmenter.

Mais ce qu'on ne sait pas bien faire objectivement, c'est le fameux débat sur la retraite à point, sur la pénibilité, sur les fins de carrière. Je pense qu'il y a quelque chose qu'on avait travaillé en 2017-28 qu'il faut reprendre qui est la différenciation. C'est pas pareil quand vous êtes un chauffeur routier de partir à 67 ans qui est infaisable ou une infirmière ou une aide médico-sociale et moi ou quelqu'un qui a une profession moins pénible physiquement. bien réduire le montant et la durée des allocations chômage comme dans de nombreux pays d'Europe parce que de nombreux pays d'Europe ont pris des mesures drastique.

Je pense au Danemark par exemple où il y a un montant d'allocation chômage unique quel que soit les les salaires touchés en activité. Moi, je veux pas faire le concours lespines de toutes les pistes, mais je dis c'est que bien sûr, il y aura des efforts à faire sur la dépenses sociale. Ça concerne d'abord les questions de travail, de retraite.

Oui. Euh toutes les autres pistes peuvent être regardées. Moi, quand j'étais député, il y avait ce cette réforme qui était proposée par le gouvernement à l'époque de Gabriel Atal sur l'assurance chômage.

Moi, j'avais dit comme député mes doutes parce que je trouvais que si on se focalisait sur le seul paramètre de la durée d'indemnisation, on passait à côté d'une partie du sujet parce que les freins aujourd'hui à la reprise d'emploi, c'est pas seulement que vous avez une indemnisation trop longue, c'est vrai qu'elle est un peu plus longue en moyenne que dans les autres pays européens. Donc il faudra se reposer la question mais c'est aussi che les vécu au transport le logement et les transports. Oui.

Qui font que beaucoup d'emplois sont des métiers en tension parce que si vous trouvez pas dans l'hôtellerie restauration des recrutements, c'est plus tellement des questions de salaires parce que soyez honnêtes, les patrons de café de restaurant ont beaucoup augmenté les salaires après le Covid mais c'est que dans les grandes villes, bah vous avez un problème de logement qui est encore beaucoup trop cher. Vous avez un problème de transport pour aller au centre-ville quand vous êtes en Blian. Le rôle du haut commissaire au plan est important parce que voilà des politiques un peu abandonnées par le logement, les transports c'est un peu mis de côté.

Surtout notre rôle c'est le temps long et puis c'est pas prestigieux. On a l'impression que c'est pas prestigieux. Bah moi je bien sûr c'est des politiques très importantes et ce qui s ce qui a reculé parfois dans la vie des gens.

Moi je prends l'exemple que je connais le mieux qui sont les questions de transport mais c'est exactement pareil dans le logement c'est que les transports du quotidien se sont parfois dégradés. On a fait des progrès formidables sur des grands services publics. Les transports de pointe le TGV.

Vous êtes parisien, vous allez à Marseille. Vous êtes Marseille, vous allez à Paris. Formidable.

Vous êtes, il y a un train de la colère qui monte à Paris ces derniers jours. Vous êtes un clair montois et vous allez à Paris ou l'inverse et bien vous avez un temps de trajet qui s'est allongé par rapport à il y a 20 ou 30 ans. Donc il y a des services publics de proximité et c'est ça défrain à l'emploi, c'est défrain la compétitivité pour des villes ou pour des gens.

On va travailler là-dessus parce que là où on se là où on est utile, c'est qu'on regarde le temps long parce que c'est les ministères qui font le travail pour l'année prochaine ou dans 2 ans. J'ai fait ce travail quand j'étais ministre. pendant 10 ans ou dans 15 ans, c'est à nous de faire ce travail.

Et quand c'est un peu transversal, c'est-à-dire comment retrouver de l'emploi, c'est pas seulement la question de l'allocation chômage ou du salaire, c'est la question du logement, du transport et travaux globaux, on va les faire. Alors euh question Clément Bonne, euh certains disent 10 % d'abattement fiscal pour les retraités aisés, il faut supprimer. Non mais je vais pas je vais pas je vais pas rentrer dans toutes les mesures là pour le coup le gouvernement va construire un budget il va se poser question la totalité des complémentaires de leurs complémentaires juste une remer juste une remarque là-dessus c'est que si on veut avoir un débat vous avez exactement comme je dit il faut avoir un débat completou oui faut pas opposer les catégories les unes aux autres et surtout moi je suis très surpris les retraités c'est la seule catégorie qu'on traite comme une forme de bloc ou entre un petit retraité qui est au minimum vieillesse ou qui est en dessous du SMIC c'est quand même bonne partie des retraités c'est presque la moitié de la retraite des retraités Et ceux qui sont à trois ou quatre fois le SMIC en retraite, des pensions élevées, c'est pas du tout la même vie.

Les actifs, on traite pas quelqu'un qui est ouvrier ou qui est dans une famille monoparentale avec deux enfants et qui a des salaires très justes et quelqu'un qui gagne 7 fois le SMIC, on les traite pas pareil. Les retraités, c'est pas un bloc. Et donc le raisonnement sur les retraites globalement, le niveau des pensions globalement, la désindexation, l'indexation des pensions globalement, je pense nous met un peu dans l'impasse parce que il faut pas traiter les gens comme s'il y avait pas de différence de revenu entre des retraités.

Clément Bonne le le le fonctionnair nombre de fonctionnaires en augmentation Emmanuel Macron avait promis 120000 postes en moins. En cant on est à 180000 postes en plus. Je vous donne d'autres chiffres sur les fonctionnaires.

Plus 22 % le nombre de fonctionnaires par rapport à 97 + 45 % dans la fonction publique territoriale. Je veux bien mais là il y a peut-être des économies à faire mais encore une fois en ne remplaçant pas par exemple le fonctionnaire qui part à la retraite. Oui.

Alors encore une fois je vais pas faire mesure par mesure. C'est le gouvernement qui va construire son budget. On va essayer de l'aider pas seulement pour l'année prochaine mais pour les années qui viennent bien sûr mais l'emploi public c'est une partie de la question une partie des sujets d'économie.

Moi je prends la structure, je vais fusionner, on va faire un nombre d'économie de poste en rapprochant de structure. Donc moi, je suis pas du tout hostile aux fusions, au non remplacement, à des économies de budget et de poste. On peut les faire dans un certain nombre d'endroits de l'État.

Il faut juste être honnête et c'est honnête en tant que citoyen. Bon, quand on dit les fonctionnaires, il y en a trop, on entend beaucoup ce discours. Quand vous demandez aux gens ensuite sujet par sujet, c'est toujours beaucoup plus compliqué.

Est-ce qu'il y a trop d'infirmiers et d'infirmières ? Probablement pas. Est-ce qu'il y a trop de policiers de gendarmes ?

Probablement pas. On en recrute d'avantag trop d'employés municipaux. Est-ce qu'il y a trop de personnes administratifs dans les hôpitaux ?

Est-ce qu'il y a trop de enfin bon, je vous donne la liste probablement mais il y a des ministères, moi je vous disais, j'ai travaillé au ministère des finances. Un des ministères qui a fait le plus d'efforts ces dernières années et ses légitimes, c'est le ministère des finances à travers les douiniers. Quand on a un marché unique européen, d'ailleurs c'est un des bénéfices.

Comme on n pas de frontière comme on avait il y a 30 ans, et ben on a moins de douiniers. Il y a eu des économies de plusieurs milliers d'emplois ces dernières années dans les douanes françaises. Les impôts ont chaque année hein qui collectent l'impôt, les agents des impôts ont fait des efforts énormes.

Il y a eu beaucoup de non remplacement de postes parce queon a informatisé, simplifié les procédures. Donc dans l'État, on sait faire un certain nombre de choses et vous avez raison de le dire pas pour stigmatiser mais parce que c'est forcément une des parties du problème et de la solution, les collectivités locales. Euh un des travaux que je lance dès maintenant que je l'ai présenté la semaine dernière, c'est de faire des comparaisons européennes parce que parfois il faut aller chercher ailleurs les bonnes idées.

Il y a beaucoup de pays européens, l'Allemagne notamment, qui a maîtrisé beaucoup mieux que nous les dépenses sociales et dépenses locales. Bah on sait pas tout, mais par exemple par des règles de nos remplacements, par des baisses de dotation, ça peut faire des économies aussi. Donc on va regarder ça pas de manière agressive, moi je crois pas à la tronçonneuse ou au rabot, mais je crois qu'il y a des bonnes pratiques dans les pays européens qui sont un peu comme nous hein, ils sont attachés au modèle social, ils sont attachés à l'emploi public, ils aiment protéger leurs concitoyens et avoir de la solidarité.

C'est pas le modèle américain, c'est pas le modèle chinois. Et pourtant, ils ont réussi à faire des économies. Bien.

Euh votre budget 20 millions d'euros, c'est ça ? Oui. Au total, sur les deux structures, c'est à peu près 20 millions d'euros.

Et combien de salariés ? C'est à peu près 80 salariés aujourd'hui. 80 salariés à pleintemps.

Oui. Fonctionnaires à pleint temps. Pas que fonctionnaires.

Il y a des agents qui ont des contrats euh et des fonctionnaires aussi. Les deux c'est à peu près à parts égal. Bon, vous êtes haut commissaire au plan euh euh Clément Bonne et candidat à la mairie de Paris.

Alors je Non, aujourd'hui je suis au commissaire au plan aujourd'hui mais non mais je suis précis. J'ai été nommé il y a un mois. Je suis engagé dans cette tâche.

Vous voyez, ça me passionne. J'ai lancé beaucoup de travaux et je compte pas les abandonner. Euh j'ai à côté de ça, c'est pas nouveau, je m à personne, un engagement politique et un engagement politique qui est à Paris.

Je vais pas l'abandonner. Donc je continue à voir des militants, à faire des réunions publiques, à participer à la vie de mon parti politique qui est Renaissance et je m'engagerai dans cette campagne. J'ai pas encore décidé comment.

Voilà, et ça je vous le dirai à l'été. Peut-être candidat. Vous n'écartez pas la possibilité d'être candidat.

J'écarte aucune possibilité. et être candidat lac Brun pour aller jusqu'au bout de la transparence, ça peut vous dire plusieurs choses. Vous avez sur le temps en tête quand on dit candidat une tête de liste.

Mais une éction municipale, je rappelle que c'est une liste. Oui, ce sont des arrondissements. Peut-être que le mode de scrutin va changer d'ailleurs, mais en tout cas c'est une liste, ça c'est sûr.

Et donc on peut être aussi engagé à une place sur une liste. On n pas forcément tête de liste, mais en tout cas ce qui est sûr, ça je ne le cache à personne, c'est que ça m'intéresse Paris de m'y impliquer politiquement. Je m'y engage et quand on est allé aux élections, une fois j'ai gagné, une fois j'ai perdu.

C'est la vie démocratique. Ça s'arrête pas comme ça. Et bien c'est pas pour dire aux gens je suis venu faire un tour pour 2 ans, mais ça m'intéresse pas.

Donc je m'impliquerai. Je m'impliquer que vous soutiendrez Rachid Adati. Écoutez, moi je suis pas contre quelqu'un ou qui que ce soit.

Je suis d'abord pour un projet. Oui, ça je ça Non, mais c'est important parce que ça peut faire des différences. Par exemple, j'ai entendu madame Dy sur la question des transports que je connais bien dire que elle voulait revenir sur la politique des dernières années, rouvrir les voix surges.

Bon, moi c'est pas mon projet, c'est pas celui de ma famille politique. Madame Daci, elle est engagée à Paris depuis longtemps, je crois. mystère pour personne que ça l'intéresse et elle y est légitime pour sa famille politique.

Mais c'est pas ma famille politique. La soutiendrai pas. Moi ce que je dis simplement est-ce que vous la soutiendrez ?

C'est on prendra cette décision collectivement. Moi ce que je vous dis très clairement c'est que il y a aucune raison quand on est dans un parti et dans un socle commun comme on dit parfois mais qui est en fait le bloc central d'abord c'est-à-dire renaissance horizon le modèle. Je souhaite que ça soit il y a un candidat de notre famille politique qui à côté de Rachida Dati qui sera candidate ça c'est sûr.

Elle vous le dira. Monsieur sera candidate à côté d'elle à côté d'elle un candidat du bloc central. Moi, c'est ma préférence.

Pourquoi ? Parce que ça serait quand même bizarre que dans la capitale de la France, alors qu'on a des élections municipales importantes en 2026, notre famille politique, notre sensibilité politique, notre courant politique ne soit pas représenté. Il y a des gens issus de ce courant qui sont comme monsieur Bournazel qui sont aussi intéressés candidats.

Il faut regarder ça. Je sais pas qui ce sera. Ce que je dis, c'est que c'est bizarre que les socialistes sont fois en train de choisir un candidat.

Les écologistes ont investi un candidat. Madame Dat a repris sa carte à LR. LR aura un candidat.

L'extrême droite aura des candidats. Que notre famille politique qui a six députés à Paris, c'est pas rien hein, euh aujourd'hui ne soit pas représenté sous ces couleurs. Je trouverai ça dommage.

Oui, dommage. Oui. Euh Rachidati, vous ne la portez pas dans votre cœur.

Si si si. Non, mais vous voulez interpréter. C'est pas une question personnelle.

Moi je respecte les gens et le engagement. Qu'est-ce que vous lui reprochez ? Mais je reproche rien à personne.

Mais vous pourvez poser la même par je parle de personne. Je parle de ses choix politiques, de ses décisions de Vous pourriez me poser la question. Vous pourriez me poser la question sur un autre candidat comme monsieur Béliard.

C'est pas ma famille politique, c'est pas contre quelqu'un. J'appartiens à une famille politique. J'ai fait ce choix depuis 2016.

J'estime que nous avons des valeurs, des idées qu'il faut porter nous-mêmes. Bien, puisque je parlais de Rachid Dati, la réforme de l'audiovisuel public est indispensable selon vous. Moi, j'ai compris que elle était décalée abandonné, je ne sais pas.

Elle avait déjà changé. J'étais v micro Jean-Jacques Bourdin pour vous dire, j'étais député que j'étais pas convaincu par l'idée d'une structure unique qui aurait effacé la radio, la télévision notamment. Je comprends que le projet a évolué depuis parce que maintenant on parle plutôt d'une holding, c'estàd une structure au-dessus de la radio, de la télévision pour faire un certain nombre de de synergie comme on dit, de mutualisation notamment sur la question du numérique.

Donc c'est déjà un projet différent de celui qui était débattu l'an dernier. Euh ça pourquoi pas ? Mais je comprends qu'aujourd'hui le gouvernement a décidé que c'était pas la prioritaire dans les débats parlementaires. 86 millions d'euros de déficit quand même.

Oui mais alors on peut rentrer dans le détail. Est-ce que c'est par la holding que vous comblez le déficit ? Est-ce que c'est par la holding que vous êtes plus fort sur le plan numérique ?

J'en suis pas sûr mais en tout cas j'ai l'impression que le gouvernement a estimé que par exemple la réforme du mode de scrutin démocratique à Paris c'était plus urgent que les débats sur notre budget cir d'ailleurs à la loi PLM. Oui, je pense que c'est une avancée démocratique d'avoir ce mode de scrutin où vous avez une personne qui est tête de liste pour la ville. Il faut pas écraser les arrondissements non plus.

Moi, je crois que c'est de la proximité. C'est important. Et puis surtout, moi je l'ai dit dans mon récent ouvrage, je pense la vraie réforme à Paris, c'est beaucoup plus ambitieux que ça.

C'est la réforme du grand Paris. Moi je crois qu'il faut élire un maire du Grand Paris. Alors on pas cette foire du Grand Paris qui réunissent Paris et toutes les communes environnantes de la petite couronne.

Moi j'y crois beaucoup parce que c'est la bonne échelle. On parle logement, on parle transport, on parle frein à l'emploi. Si vous faites passer à l'échelle de la métropole aujourd'hui, ça n'a aucun sens.

C'est que le périphérique n'est plus une frontière. Mais le périphérique est une frontière terrible. C'est un mur social et culturel entre Paris et sa banlieu moi je suis un parisien depuis 43 ans.

J'ai vécu dans différents quartiers de Paris compris en proche banlieu c'est absurde d'avoir encore ce mur qui nous sépare. Si vous voulez faire une politique du vélo, une politique du logement, une politique culturelle, c'est l'échelle du Grand Paris et c'est l'histoire de Paris. C'est une anomalie que depuis 150 ans, Paris n'est plus cru sur le plan politique.

Et donc aujourd'hui la bonne échelle, j'en suis convaincu d'ailleurs c'est une intuition qui a eu le président SarkoZi et tout le c successeur. Créons un réseau de transport à l'échelle du Grand Paris, il arrive. Et donc créons l'échelon politique qui va avec la loi PLM, pourquoi pas ?

Mais c'est une étape vers cette réforme, je pense indispensable. Merci Clément Bonne d'être venu nous voir. Il est 8h57.

Patrick Roget, juste après les informations de 9h.