Julien Odoul : "Imposons un rapport de force avec l'Algérie !" (CNEWS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 17 %Attaque 63 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse partielle
Julien Audoul, comment vous jugez la position de Robert Ménard qui a refusé de plaider coupable ?
- 1:05OuverteRéponse partielle
Nabilaï Takah, je suis d'accord avec ce que vient de dire Julien Audoul ?
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Est-ce qu'on peut, quand on est au QTF, aller se marier en France ?
- 2:36RelanceÉludée
Pourquoi vous mettez les États-Unis ?
- 2:52OuverteRéponse directe
Pourquoi un maire devrait assumer la défaillance de l'État français ?
- 4:34RelanceRéponse partielle
Est-ce que ce n'est pas ce clandestin qui n'a pas respecté la loi française ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:04PrésentateurFait
« C'est une honte pour notre pays. C'est une honte et nous sommes la risée du monde, parce que c'est le monde à l'envers. »
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« Robert Ménard a refusé de marier un individu qui était indésirable sur notre territoire, qui n'aurait jamais dû se trouver en France si l'État faisait son boulot. »
- 0:25PrésentateurFait
« Le signal qui est renvoyé est mortifère. Le signal qui est renvoyé, c'est à tous les clandestins, à tous ceux qui violent la loi française, à tous ceux même qui sont condamnés, puisque c'est un délinquant, il a été condamné sur notre sol pour violence. »
- 2:53PrésentateurFait
« C'est une défaillance de l'État français. C'est l'obligation de quitter le territoire français. »
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« Il risque même d'être inéligible, si je ne m'abuse. »
- 3:41PrésentateurFait
« Parce que simplement, il a quelque part comblé une faille de l'État français qui n'a pas fait son job avant. »
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« Robert Ménard était en comparution de surreconnaissance préalable de culpabilité. »
- 5:34Locuteur 2Fait
« Il a refusé déjà la reconnaissance sur la lettre de culpabilité, c'est devant le procureur. »
- 6:34Locuteur 2Fait
« On propose une peine à la personne, notamment en ce qui concerne le cas de M. Ménard, et il l'accepte ou il la refuse. »
- 10:33Locuteur 3Fait
« Robert Ménard, qui se revendique officier de police judiciaire, a fait obstruction à la justice. »
- 12:16PrésentateurFait
« On a un délinquant indésirable, un ressortissant algérien qui n'aurait jamais dû rester sur notre territoire, à qui l'État français a dit « Tu es obligé de quitter la France ». »
- 14:20PrésentateurFait
« Cette personne ne devait pas être là. »
- 16:43Locuteur 4Fait
« Il y a une question de bon sens aussi et vous parliez pour certains d'entre vous en plateau de la question du droit, mais le droit, ça se change aussi. »
- 23:42Locuteur 7Fait
« Un homme de 30 ans visé par une obligation de quitter le territoire français. Il a été condamné en mai à six mois de prison, notamment pour vol, recel et portes d'armes blanches. »
- 37:43PrésentateurFait
« J'ai vu les derniers présidents, que ce soit Emmanuel Macron, que ce soit François Hollande, qui ont fait des efforts à ce niveau-là. »
- 44:43Locuteur 5Chiffre
« On parle à peu près de 140 attaques au couteau chaque jour dans notre pays. »
- 45:07Locuteur 5Chiffre
« On estime entre 10 et 20% des interventions de police qui sont réalisées grâce à l'action d'un policier hors service. »
- 47:56Locuteur 5Fait
« Quand j'entends certains députés qui veulent légaliser le cannabis, mais je leur dis, ils ne sont à côté de la plaque. »
- 50:33PrésentateurFait
« légaliser la drogue, ce qui va évidemment contaminer un grand nombre de nos jeunes et moins jeunes et participer de ce climat d'insécurité permanente. »
- 50:56PrésentateurFait
« Ça fait 8 ans que votre formation politique est au pouvoir, que nous avons une succession de drames, 140 attaques au couteau par jour et que vous avez un gouvernement qui ne fait rien. »
Temps de parole
- Présentateur70 %
- Locuteur 59 %
- Locuteur 36 %
- Locuteur 14 %
- Locuteur 24 %
- Locuteur 44 %
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Julien Audoul, comment vous jugez la position de Robert Ménard qui a refusé de plaider coupable ? Déjà, c'est une honte pour notre pays. C'est une honte et nous sommes la risée du monde, parce que c'est le monde à l'envers. C'est une honte qu'il soit poursuivi. Ah, c'est une honte qu'il soit poursuivi, bien évidemment. Enfin, c'est, encore une fois, Robert Ménard a refusé de marier un individu qui était indésirable sur notre territoire, qui n'aurait jamais dû se trouver en France si l'État faisait son boulot. Et le signal qui est renvoyé est mortifère.
Le signal qui est renvoyé, c'est à tous les clandestins, à tous ceux qui violent la loi française, à tous ceux même qui sont condamnés, puisque c'est un délinquant, il a été condamné sur notre sol pour violence, finalement, vous aurez tous les droits et finalement, même les maires qui refusent de vous marier seront traînés devant les tribunaux. C'est ahurissant et le fait, finalement, de donner en spectacle à la fois l'impuissance et les aberrations de notre justice est un signal que je trouve, mais dingue, que l'on renvoie à tous ceux qui violent la loi française et qui ne devraient pas être sur notre sol. Nabilaï Takah, je suis d'accord avec ce que vient de dire Julien Audoul ?
Alors, je pense que celui qui se donne en spectacle, c'est quand même Robert Ménard. Qu'on revienne sur... Non, je vais dire une chose. Que la situation soit scandaleuse, c'est un débat, il n'y a aucun doute là-dessus. Est-ce qu'on peut, quand on est au QTF, aller se marier en France ? C'est un débat, il faut l'avoir. Non, non, c'est un débat. Vous êtes d'accord qu'il faut que les obligations de qu'il a été... La loi va peut-être changer, vous allez la discuter en tant que parlementaire. Est-ce que vous êtes d'accord ou pas ? Je ne vous ai pas interrompu. Non, non, mais c'est un débat, il n'y a pas de débat, normalement. C'est du bon sens. C'est du bon sens.
Très bien, mais si vous voulez faire à la Trump, c'est-à-dire prendre des décisions... Non, mais c'est du bon sens. Quelqu'un qui est jugé indésirable et qui doit être notre seul, il ne doit pas pouvoir se marier en France. On est d'accord ? Votre modèle, c'est ne pas respecter le droit. Ce que je veux dire par là, c'est que Robert Ménard pose le sujet, mais il sait très bien. En tant qu'officier d'État civil, il pouvait saisir le procureur de la République. Il l'a fait. Il l'a fait. Il l'a fait, le procureur lui a dit de faire le mariage. Voilà, très bien. Pour rappeler les faits. On respecte le droit. Et ensuite, si la loi doit changer, elle changera.
Moi, je ne vous dis pas, je ne suis pas contre le fait que la loi change pour ce cas. Mais vous n'êtes pas pour. Non, écoutez, je... Non, ce que vous dites, c'est qu'il y a une loi, il faut la respecter. Il y a une loi, il faut la respecter. Pour résumer, c'est ça. Sinon, on revient, on fait ce qui se passe aux États-Unis. On ne voit pas le rapport avec les États-Unis. Pourquoi vous mettez les États-Unis ? Non, parce qu'aujourd'hui, tout se fait dans le maîtrise du droit. Et les sociétés qui abandonnent le droit, à un moment, elles vrillent. Le renseigner. Alors, à chaque fois qu'on va avoir une position, maintenant, on va être Trumpiste. Il faut le savoir, ce n'est pas grave. On assume.
Je ne vous ai pas dit que vous, vous étiez Trumpiste. Oui, mais enfin, comme je vais être sur la position de M. Odoul, c'est-à-dire de dire que la défaillance du départ, c'est que cette personne était encore sur le territoire. Oui. C'est une défaillance de l'État français. C'est l'obligation de quitter le territoire français. Il y est encore. Donc, pourquoi un maire devrait assumer la défaillance de l'État français ? Donc, on ne peut pas dire déjà que c'est à discuter. Vous devez quitter le territoire. Vous n'allez pas être marié à quelqu'un pour rester sur le territoire. Il n'y a même pas de discussion. Non, il n'y a pas de discussion. Il doit être expulsé. Ensuite, dire que M.
Ménard se donne un spectacle, il ne se donne pas un spectacle. Mettez-vous quand même à sa place. C'est un maire. Qu'on partage ou pas ses opinions, il a été élu et largement élu. Et il risque une peine de prison. Il risque même d'être inéligible, si je ne m'abuse. Donc, ça voudrait dire qu'un maire massivement élu par ses électeurs devrait être remis en cause. Parce que simplement, il a quelque part comblé une faille de l'État français qui n'a pas fait son job avant. Parce que l'État français n'a pas expulsé cette personne qui ne devait pas être sur le territoire. Moi, je vous dis simplement que ces failles-là, il faut savoir les traiter dans le respect du droit.
Mais à force des événements comme ça, c'est un marche-pied, c'est un tract pour le Rassemblement national. Les gens, ça les rend fou, un truc comme ça. Je suis d'accord. Je suis d'accord avec vous. Je vous ai dit qu'il faut que la loi change. Je ne vous dis pas le coup. Mais vous dites qu'il doit respecter la loi. Je dis simplement que la loi doit être respectueuse. Valérie Barbi. Oui, moi je... C'est une société de droit, d'un État de droit. Moi, j'ai envie de dire tout simplement que M. Ménard ne peut pas faire ce qu'il veut. Voilà. Comme vous dites si bien, on est dans un État de droit. Et ce M. est injusticiable, comme tout le monde. Vous voyez ?
Donc à un moment donné, quand il ne respecte pas la loi, alors que c'est les premiers à dire en face de notre République, il faut qu'on respecte la loi à tous ces endroits. Mais qui n'a pas respecté la loi ? Attendez. Est-ce que ce n'est pas ce clandestin qui n'a pas respecté la loi française ? Laisse-moi finir. Il y a une loi qui autorise aujourd'hui une personne étrangère à se marier sur notre territoire. On est d'accord là-dessus ? Même s'il est sous OQTF. Est-ce qu'on est d'accord là-dessus ? Est-ce qu'on est d'accord ? Non, non. Je ne parle pas de défaillance de l'État. Là, je parle de pragmatisme. Soyons pragmatiques.
Le pragmatisme, c'est quand on reçoit une OQTF, on est renvoyé dans son pays. Le pragmatisme, c'est respecter la loi. C'est ça le pragmatisme. Non, le pragmatisme, c'est respecter la loi.
Le monsieur qui est sur le territoire, respecte la loi ?
Non, c'est parce que là, l'État est défaillant. Là, je suis d'accord. Ce qui est assez compliqué, c'est ce qui se passe pour Robert Ménard aujourd'hui. Parce que Robert Ménard, lui, se retrouve devant un juge. C'est ce qui s'est passé ce matin. Il a refusé, je vous le rappelle, de plaider coupable. Qu'est-ce qui va lui arriver maintenant ? On est en direct avec Maître Alexia Descamps, qui est avocate. Bonjour Maître, merci d'être en direct avec nous. On rappelle donc que ce matin, Robert Ménard était en comparution de surreconnaissance préalable de culpabilité. Devant le juge, il refuse de plaider coupable. Maintenant, qu'est-ce qui se passe pour lui ?
Non, alors, il a refusé déjà la reconnaissance sur la lettre de culpabilité, c'est devant le procureur. Donc effectivement, il a refusé parce qu'on l'oblige à accepter une peine qui aurait été homologuée par un juge derrière. Là, maintenant, le fait qu'il ait refusé cette peine va faire qu'il va être convoqué devant le tribunal correctionnel avec une vraie audience de plaidoiries où il pourra être assisté et il pourra plaider sa cause, comme tout un chacun, devant la justice française, avec un juge correctionnel, un procureur également. Et là, il y aura un dialogue qui sera permis, en fait. Ce qui n'est pas le cas quand on a une CRPC comme il l'a eu ce matin.
C'est-à-dire que ce matin, devant le procureur, il fallait qu'il reconnaisse tout de suite qu'il avait fait une faute, qu'il était coupable et qu'il accepte sa peine. C'était ça, la mécanique qui était prévue ce matin ?
Exactement. Il n'y a pas de moyens de négocier devant la procédure de comparution sur reconnaissance prédate de culpabilité. On propose une peine à la personne, notamment en ce qui concerne le cas de M. Ménard, et il l'accepte ou il la refuse. S'il la refuse, il part en correctionnel, il sera convoquant en correctionnel derrière.
Mais à partir du moment où, depuis le début, il dit qu'il pense qu'il n'est pas coupable, à quoi ça servait cette opération ce matin ? Puisqu'on savait que de toute façon, il allait dire qu'il n'était pas coupable. Puisque lui estime que cette personne n'aurait pas dû être sur le territoire, donc il ne pouvait pas la marier.
Alors lui, il estime que de toute façon, il n'est pas coupable, effectivement, de ces faits-là. Et qu'en plus de ça, il argumente sur le fait que la loi va certainement changer prochainement. Donc il ne voit pas pourquoi il accepterait une peine qui n'aurait plus de sens dans quelques mois. Donc c'est une logique. Mais la justice française d'aujourd'hui, souvent privilégie les procédures de plaidés coupables. C'est des procédures simplifiées, ce qui permet d'éviter une audience qui va prendre beaucoup plus de temps et qui va être du coup très médiatisée certainement. Donc ils ont voulu éviter de bloquer en gros toute une audience correctionnelle, toute une matinée ou toute une après-midi.
Ils ont tenté de lui proposer une procédure simplifiée et il a tout à fait le droit de la refuser. Ça arrive effectivement très régulièrement. Et donc là, ils sont obligés maintenant, s'ils veulent continuer de poursuivre M. Ménard, de le convoquer en correctionnelle.
Maître, petite question. Si la loi change jeudi, est-ce que tout à coup, on peut retirer la plainte qui a été faite contre Robert Ménard ou la loi n'est pas rétroactive ?
Si, elle est rétroactive si elle est plus douce. Pour lui. Et dans la mesure où effectivement, si la loi change demain ou après-demain, enfin comme il dit jeudi par rapport à mardi, c'est une expression, mais là, la plainte pourra être retirée. Ils pourront plaider de toute façon, le classement sans suite ou la relaxe, de façon à ce que M. Ménard ne soit plus condamné pour les faits qui lui sont reprochés aujourd'hui.
Merci beaucoup Maître. Merci d'avoir été en direct avec nous. On va faire le CNews Info. On va continuer à en parler parce qu'on a la réaction de l'avocate du couple, justement, et l'avocate de la mariée. Et vous allez voir, elle est très violente contre Robert Ménard. Elle estime qu'il a violé la loi et que donc il faut qu'il soit condamné. Vous allez l'entendre dans un instant. Vous restez avec nous en direct sur CNews. Tout de suite, le CNews Info. Sommeil à la midi. Mais c'est ça.
L'Algérie déchire le droit international et tourne le dos à l'accord de 94. Réaction de Bruno Rotaillot face au refus d'Alger de récupérer ses ressortissants sous OQTF. « Je suis partisan de la fermeté », ajoute le ministre de l'Intérieur qui plaide pour utiliser l'accord en cours de discussion avec l'Union Européenne comme levier pour arriver à faire plier Alger sur tous les points de friction avec Paris. L'armée israélienne s'est retirée des villages du sud du Liban mais reste sur cinq positions. C'est ce qu'affirme ce matin une source de sécurité libanaise, quelques heures seulement après le délai fixé pour le retrait de ses troupes en vertu d'un accord de cesser le feu avec le Hezbollah.
Et puis on vous donne des nouvelles d'Indra et de sa maman d'Elila. Vous découvrez à l'écran deux des 80 rhinocéros de Sumatra. La naissance d'Indra en 2023 a ravivé l'espoir de conserver cette espèce menacée d'extinction. Je vous rappelle que l'Indonésie est désormais le seul pays au monde où on peut encore en trouver.
11h04 sur CNews, merci d'être en direct avec tous. Je vous rappelle que ce matin Robert Ménard était devant le procureur dans le cadre d'une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. Vous l'avez entendu en direct sur CNews, Robert Ménard était devant le tribunal de Montpellier. Et il a refusé de plaider au coupable dans cette affaire d'OQTF. C'est cet Algérien de 23 ans qui avait voulu se marier avec sa compagne française de 29 ans. Cet Algérien de 23 ans qui était sous OQTF. Et Robert Ménard a donc estimé qu'il n'avait pas à marier une personne sous OQTF qui, selon lui, se mariait pour pouvoir rester en France.
On a entendu Robert Ménard, je vous propose d'écouter la partie civile maintenant. Il s'agit de maître Vanessa Eldberg qui s'est exprimée. Vous allez voir, elle est très violente contre Robert Ménard. Elle estime que Robert Ménard fait obstruction à la justice.
Le plus grave dans tout ça, c'est que Robert Ménard, qui se revendique officier de police judiciaire, a fait obstruction à la justice. Puisqu'alors qu'il soupçonnait un mariage blanc, il a saisi le procureur qui est venu se prononcer et n'a pas souhaité sursoir au mariage. Puisqu'après avoir entendu les époux pendant plus d'une heure et demie, il a considéré qu'il n'y avait ici pas de mariage blanc. Aussi, Robert Ménard, au-delà d'avoir violé la loi, au-delà d'avoir fait obstruction à une instruction formelle du procureur de la République, il a évidemment, avec un mépris glaçant, arraché cet homme à cette femme, à son fiancé.
Cette femme qui avait, parmi les précédentes unions, été victime de violences conjugales, qui avait enfin retrouvé la paix, la sérénité dans des bras protecteurs. Moustapha contribue, était très investi dans la famille. Elle a trois enfants de cette précédente union. Il était très proche, évidemment, des enfants, très impliqué dans la vie des enfants. Elle m'expliquait encore hier que souvent, il ne la laissait pas se lever la nuit, que c'est lui qui se levait la nuit pour rassurer la petite. Donc, c'est vraiment ça qui est glaçant.
Au-delà d'une violation intentionnelle, rationnelle, mais surtout préméditée de la loi par Robert Ménard, il y a cet arrachement familial qui est d'une violence inouïe au profit d'un coup politique, d'un coup médiatique. Et aujourd'hui, s'il y avait bien un délinquant, c'est Robert Ménard.
Voilà. S'il y avait bien un délinquant, c'est Robert Ménard. Vous venez d'entendre ce que dit l'avocate et qui explique qu'en fait, à cause de Robert Ménard, on a arraché cet homme à cette femme. Julien Rodoul, ça vous faisait bondir en entendant l'avocate. Oui, parce que c'est la cinquième dimension. En fait, on a un délinquant indésirable, un ressortissant algérien qui n'aurait jamais dû rester sur notre territoire, à qui l'État français a dit « Tu es obligé de quitter la France ». Dans OQTF, il y a obligation. Il n'y a pas proposition, il n'y a pas suggestion, il y a obligation.
Mais s'il est là, le délinquant est ce ressortissant algérien, qui a en plus été condamné, qui en plus était un délinquant étranger qui aurait dû être expulsé. Et aujourd'hui, celui qui est considéré comme un délinquant, pour cette avocate, et pour, encore une fois, il y a une partie de la justice, c'est le maire Robert Ménard. La loi est la même pour tous. Pourquoi l'État de droit, en permanence, pour vous, favorise et doit favoriser les clandestins et les délinquants ? Pourquoi l'État de droit, ce n'est pas fait pour les âmes et les gens, pour les citoyens exemplaires, pour les élus de la République ? Qu'il soit maire, qu'il soit citoyen normal, ce qui est...
Mais là, donc, il devait quitter le territoire ? Il devait, vous l'avez bien dit, il devait. Il ne l'a pas fait, il n'a pas respecté son occulté. Écoutez, M. Ménard a saisi le procureur de la République au sujet de cela. Et qu'est-ce qu'il lui a dit ? Il n'y avait pas de mariage blanc. Donc, il n'y a pas de faute. Vous voyez ? Et donc, dès lors, il n'y a pas de faute, il peut le marier. Tout simplement, il faut respecter la loi. Je sais que vous avez du mal avec ça. La loi, c'est l'état de maîtrise variable. C'est que quand vous voulez la loi. Laurent Saillet.
Cette personne devait-elle quitter le territoire, monsieur ? Il n'y a aucun sujet là-dessus.
Est-ce qu'il a respecté la loi ? Non, il a... Donc, voilà. Donc, il ne devait pas y être. Mais attendez. Alors, moi, je vais vous poser une question. Attendez, pas tout ça. Laissez répondre, Laurent. Je vous donne la parole après. Qu'est-ce que les Français se disent, en fait ? Mais franchement, j'ai mal de voir que certains politiques puissent défendre, si vous voulez, ce type de situation. Déjà, monsieur Ménard n'a pas besoin de ça pour être médiatique. Il est déjà médiatique. Il n'a pas besoin de cette affaire. Et à mon avis, il ne vit pas ça. Non, mais vous vous rendez compte de ce que c'est d'être devant le tribunal correctionnel ? Vous croyez que c'est agréable ?
Vous croyez qu'il s'est dit, tiens, je vais faire de la télé ? Je pense que c'est très bien. Il est très bien conseillé. Il n'a pas besoin de ça. Si on reprend chronologiquement les choses, la logique, c'est que cette personne ne devait pas être là. Donc, vous pouvez raconter tout ce que vous voulez. Mais il ne fait pas ce qu'il veut. Alors, Nabila Itakash avait une question à vous poser. On est d'accord avec vous. Moi, je suis d'accord avec vous. Il n'avait pas à être sur le territoire français. Donc, il y a une OQTF. Voilà. Non, non. Il avait une OQTF. Simplement, à une inégalité, vous répondez par une autre illégalité ? C'est ce que je vous pose, madame, comme question.
C'est une illégalité. Non, mais je vous ai écouté. Quand quelqu'un commet quelque chose d'illégal, ça veut dire qu'il faut répondre par une autre illégalité ? Non. C'est simplement... Vous savez, ce qui fait la différence entre notre société et un certain nombre de sociétés dans le monde, c'est le respect du droit. C'est le laxisme. Non, non. C'est le respect du droit. Le respect du droit. Alors, Laurent Saillé, vous répondez. Vous savez, moi, j'ai l'habitude à la face de M. Bénard ? Laissez-le finir. Ce que je vous dis, c'est qu'il faut simplement traiter cette situation, aussi aberrante soit-elle. Encore une fois, je vous dis, oui, il y a une défaillance. Il aurait dû être expulsé.
Je n'ai pas de sujet là-dessus. Ce que je vous dis, c'est que Robert Ménard se met dans l'illégalité en ne respectant pas la loi. Il est devant le procureur de la République, le procureur de la République qui incarne la justice en France. Seul le ministère public peut décider s'il s'agit d'un... Alors, réponse de Laurent Saillé, après on prend Thomas Bonnet. Vous pouvez méditer toutes les règles de droit qui sont justes. Ce que je veux vous dire, mettez-vous dans la tête des Français. Mais ça, je l'entends. Vous êtes en décalage complet. Non, ça, je l'entends.
Mais en décalage complet et à force de dire des âneries comme ça, pardon, pas vous en particulier, mais de nous expliquer que quelqu'un qui ne doit pas être sur le territoire doit pouvoir s'y marier, ça rend fou les gens. Ça les rend, ça les radicalise, ça les exaspère. On ne respecte pas la loi. C'est surtout ça. Mais le fait que vous ne respectez pas la loi, ce monsieur, ça ne vous dérange pas. Ce qu'on voit sur ce plateau, c'est que c'est une affaire qui devient politique, en fait. On est au-delà, on est vraiment sur une affaire politique. On est en direct avec Thomas Bonnet, journaliste politique à CNews. Bonjour Thomas.
On a vraiment le sentiment, on l'entend autour de cette table, sur ce plateau, on a le sentiment qu'on est au-delà du simple fait et que ça ne concerne pas que Robert Ménard. On est vraiment sur des enjeux politiques dans ce dossier.
Oui, j'ai entendu votre débat et je pense en effet, comme l'a dit Laurence Saillet, que les Français, lorsqu'ils voient qu'une personne sous OQTF va se marier et qu'on demande au maire d'une ville de célébrer ce mariage, forcément les gens sont choqués. Il y a une question de bon sens aussi et vous parliez pour certains d'entre vous en plateau de la question du droit, mais le droit, ça se change aussi. Et d'ailleurs, ça va être le sens d'une proposition de loi qui arrive cette semaine au Sénat, qui est d'ailleurs portée par un centriste qui va demander justement à ce qu'on intervive les personnes en situation irrégulière en France de se marier.
Alors ça risque de se herter au Conseil constitutionnel et on en revient toujours à ces fameux garde-fous, ces tribunaux. Le Conseil constitutionnel en l'occurrence, il y a 20 ans, il avait pris une décision qui fait jurisprudence depuis. Donc il faut voir maintenant si on va changer la Constitution. Et finalement, au travers de l'exemple de Robert Ménard, vous avez raison Jean-Marc, c'est un exemple politique. Pourquoi on parle aujourd'hui de Robert Ménard ? Parce qu'il a eu le courage d'affronter une situation qu'il estimait pas correcte, ne pas convenir au bon sens et aux valeurs républicaines. Qu'est-ce que font les maires d'habitude ?
D'habitude, quand ils ne veulent pas célébrer un mariage, ils envoient leur adjoint. Comme ça, ça leur empêche de se mettre en première ligne, mais on célèbre presque en catimini ces mariages qu'on ne veut pas voir. Ah non, Robert Ménard, lui, il décide de faire de son cas un exemple. C'est d'ailleurs sans doute pour cette raison qu'il ne souhaite pas plaider coupable, pour aller au bout de ce qu'il estime être une procédure absurde. Et je ne veux pas parler à la place des Français, mais j'imagine que la plus grande majorité de nos concitoyens, en voyant cette situation, se disent qu'il y a quand même quelque chose qui ne va pas dans ce pays.
Quelqu'un qu'on oblige à quitter le territoire français peut, dans le même temps, demander à être marié. J'entends les réserves sur le point de la loi. Malgré tout, c'est quand même très absurde. On marche sur la tête pour reprendre l'expression du ministre de l'Intérieur, qui, je crois, a raison aussi.
Merci beaucoup, Thomas Bonnet, journaliste politique assez mieux. Julien Rodoul, c'est vrai qu'on est pris finalement entre l'idée « oui, il faut respecter la loi », mais en même temps, il y a un manque de logique dans tout ça. Et c'est, je crois, ce qui saute aux yeux des Français aujourd'hui. C'est qu'on se dit « c'est pas logique, à partir du moment où cette personne ne doit pas être sur le territoire, comment peut-on obliger un maire à la marier ? » C'est là où ça colle pas. Ce que ne supportent pas les Français, c'est le deux poids deux mesures, c'est l'injustice qui les frappe et c'est l'impuissance.
De voir que des OQTF peuvent rester dans la nature, peuvent se marier, peuvent continuer quelquefois à commettre des actes délictuels ou des crimes. De voir, par exemple, que des détenus peuvent bénéficier pour la Saint-Valentin de massages, mais ça les rend hors d'eux. De voir que le minimum vieillesse, qu'il y a 40% à un milliard d'euros, qui est octroyé à des étrangers qui n'ont jamais cotisé. Mais toutes ces aberrations dont on se dit « mais ça ne devrait pas exister dans un monde normal, dans une république debout », tout ça, ça les met hors d'eux. Et la réponse ne peut pas être cette proposition de loi.
Parce que, très bien, là c'est la proposition de loi qui fait suite à l'émotion, et on va se dire, on va corriger. Mais très clairement, pourquoi il faudra faire demain une autre proposition de loi ? Pour interdire à une OQTF de prendre une licence de foot ? Pour interdire, mais le travail, c'est le gouvernement, faire en sorte que les OQTF soient expulsés, soient renvoyés dans leur pays. C'est ça, non mais c'est pas mon travail, c'est le travail de M. Rotaillot, vous voyez ? C'est M. Rotaillot qui est mis de l'intérieur. Vous êtes parlementaire. C'est M. Rotaillot qui est mis de l'intérieur. Vous êtes parlementaire. Vous avez envoyé la balle à l'exécutif, vous êtes parlementaire.
C'est l'exécutif qui doit exécuter, normalement. Donc les obligations de quitter le territoire français doivent être exécutées. Les indésirables qui sont dans notre pays doivent être renvoyés dans leur pays. C'est tout. Et ça ne doit pas être démo, ça ne doit pas être juste une petite notification, ça doit être fait. Donc on aimerait bien que le gouvernement passe de la parole aux actes, qu'on arrête cette impuissance. Laurent Saillet.
Sur l'histoire de la Constitution, oui, il faut la faire évoluer.
Sur ce sujet comme sur d'autres. Ça ne veut pas dire qu'on n'est pas républicain, ça ne veut pas dire qu'on ne respecte pas l'état de droit, qui est maintenant desservi pour tout nous expliquer que l'état de droit fait que l'état de droit. Justement, l'état de droit, ça se modifie. Par exemple, on a plein de sujets... La loi, ça se respecte aussi. D'accord, monsieur. Mais si vous permettez qu'on fasse évoluer les choses, quand ça vous arrange, vous considérez que ce monsieur ne respecte pas la loi.
Ah oui, dites-le au QTF. Tout simplement. L'état de droit, si vous voulez, c'est une bonne excuse.
Regardez pour les rétentions de sûreté. Vous vous rendez compte. Quand on veut... Pardon, monsieur. Vous vous rendez compte de ce qu'on dit, quand même. L'état de droit est une excuse. Excusez-moi, monsieur, je vais aller jusqu'au bout. Si vous me permettez d'aller jusqu'au bout, vous comprendrez mon propos. Brandir l'état de droit est problématique dans le sens où cet état de droit, on doit le faire évoluer avec la situation. La rétention de sûreté, on ne peut pas à cause de l'état de droit. Ça veut dire que des terroristes prêts à recommencer, on ne peut pas le maintenir en rétention de sûreté. La rétention préventive, lorsqu'on sait que des OQTF sont prêts à passer à l'acte, là non plus.
On n'a pas le droit, c'est l'état de droit. Vous avez des éléments de langage. Ce n'est pas des éléments de langage, monsieur. J'ai travaillé, monsieur, moi, sur les sujets. C'est-à-dire que, moi, je peux vous dire qu'à chaque fois... C'est dangereux. Pourquoi elle a alimenté peur ? Pourquoi elle a alimenté peur, Valérie Baruch ? Oui, mais c'est dangereux, c'est les terroristes, ce n'est pas moi, monsieur. Bien sûr que c'est dangereux, les terroristes. Et ça fout le combat. Et bien, vous, vous les masser sur le territoire. On ne doit pas les mettre en rétention administrative, parce que votre état de droit vous explique ça. Moi, je dis qu'il faut respecter la loi. Vous direz ça aux victimes.
Et la loi, quand elle ne vous convient pas, vous ne pouvez pas la changer. Vous dites ça en boucle. Oui, je dis ça en boucle, parce que c'est ça le fait. Il faut être pragmatique. Il ne faut pas changer la loi. La loi n'est pas à géométrie variable que quand ça vous arrange. C'est tout simplement ce que je dis. On doit condamner les délinquants qui vendent de la drogue dans les quartiers populaires, dits populaires, mais on ne doit pas condamner un maire qui, lui, ne respecte pas la loi. Je ne suis pas d'accord avec ça. Est-ce que vous posez une question, monsieur ? Bien sûr que si. La loi est la même pour tous. Non, mais c'est intéressant. La loi est la même pour tous.
Vous mettez sur le même plan des dealers. La loi est la même pour tous. Il vous dit que tout le monde doit respecter la loi. C'est ça que je veux dire. C'est ce que je dis. Merci, monsieur Mordini. La loi est la même pour tous. Non, mais attendez. On va remettre un peu dans la situation. Un maire, il représente la République aussi. Il représente les lois et l'État de la loi. Monsieur Ménard a eu affaire à un individu qui n'aurait pas dû se trouver dans sa mairie. Qui, si l'État avait fait son boulot, aurait dû être expulsé. Mais il est dans sa mairie.
Et donc, en tant que représentant de la République, parce qu'il n'est pas qu'un élu local, il est aussi l'incarnation de la République, il a jugé qu'il ne devait pas marier cette personne parce qu'elle ne devait pas se trouver sur notre folle. Moi, je juge qu'il doit respecter la loi. Et surtout, votre vision du droit est toujours pour les délinquants, toujours pour les racailles, toujours pour les autres. Et la géométrie variable. Ça, c'est faux élément de langage dans votre partie à vous, du Rassemblement National. Il n'y a pas d'État de droit pour protéger les Français. On n'alimente rien du tout, nous. Vous êtes des actifs de la haine de la division.
Nous, on veut protéger et on va protéger. On va toujours mettre les Français dos à dos et ne pas les mettre côte à côte. On doit vivre ensemble. On va avancer. On va parler d'OQTF encore parce qu'on va parler de cette histoire d'Algériens que l'Algérie nous a encore une fois renvoyé. L'Algérie qui tente encore une fois visiblement d'humilier la France. Cet homme, c'est un Algérien de 30 ans qui avait été condamné en mai par le tribunal de Haute-Savoie à six mois de prison, interdition du territoire pour plusieurs faits dont vol, recel et portes d'art blanche selon des documents judiciaires. Cet homme a été renvoyé en Algérie. Il avait les papiers.
Il avait un passeport en cours de validité pour être accepté en Algérie. Mais l'Algérie a dit non et elle nous l'a renvoyé. Le rappel des faits.
L'Algérie refuse une nouvelle fois d'accueillir l'un de ses ressortissants. Un homme de 30 ans visé par une obligation de quitter le territoire français. Il a été condamné en mai à six mois de prison, notamment pour vol, recel et portes d'armes blanches. Bien qu'il ait une carte d'identité algérienne valable, les autorités ont refusé de l'accueillir car il n'avait pas de laisser passer consulaire.
C'est évidemment du fait des rapports déplorables sur le plan diplomatique avec la France. C'est la raison pour laquelle si la France doit avoir un espoir de pouvoir expulser les ressortissants algériens vers l'Algérie, il va falloir revenir, encore une fois, à une diplomatie sereine.
Immédiatement renvoyé en France, cet Algérien a par ailleurs, pendant son transfert, mordu un agent. Jugé hier en comparution immédiate, il a été condamné à six mois de prison ferme et trois mois d'interdiction du territoire national.
À sa sortie de prison, peut-être les rapports entre la France et l'Algérie se seront-ils améliorés. Et ils pourront alors posséder à son expulsion.
Ce nouvel épisode s'inscrit dans un contexte de fortes tensions diplomatiques depuis que la France a reconnu l'été dernier la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental.
Laurent Saillet, ça vous a désespéré les propos de l'avocate ?
Oui, non mais attendez, c'est trop facile. Parce qu'on a des mauvaises relations diplomatiques avec l'Algérie, l'Algérie ça fait bien longtemps qu'ils refusent de récupérer leurs OQTF. Ils n'ont pas attendu une crise ou des déclarations des uns des autres. Donc ça voudrait dire qu'on doit faire le dos rond. Il a une carte d'identité algérienne. Il est algérien ou pas ?
Oui, il est algérien. Et il faudrait en plus un laisser-passer consulaire, c'est-à-dire l'autorisation qu'un citoyen algérien retourne sur son territoire. En fait, on peut raconter tout ce qu'on veut, c'est la même histoire que tout à l'heure. Alors on va nous dire, oui, mais vous comprenez, c'est le droit,
parce que vous devez avoir, déjà c'est très contestable, mais donc qu'est-ce qui se passe encore ?
Cette personne revient en France, a mordu un policier, la barbarie, tout va bien en fait. Et on va nous dire, ah oui, mais vous comprenez, c'est les mauvaises relations avec l'Algérie. Donc c'est pas de notre côté. Mais la question, c'est aussi de savoir si l'Algérie, en fait, elle nous fait de la provoque, si elle tente de nous humilier une fois de plus. On est en direct avec Maïk Bezou, qui est essayiste d'origine algérienne. Bonjour, merci d'être en direct avec nous. Comment vous réagissez, vous, à ce qui se passe ? Je pose la question en bas, dans le bandeau, enfin je ne pose même pas la question d'ailleurs, je n'ai pas mis de point d'interrogation.
L'Algérie tente encore d'humilier la France ? En tout cas, c'est comme ça qu'on peut le ressentir. Si vous voulez, entre la France et l'Algérie, c'est une histoire complexe, passionnée, et donc les choses ne sont pas simples. Si vous rajoutez les éléments diplomatiques qui ont été mis en avant, notamment la reconnaissance du Sahara occidental par la France, ça n'a fait qu'amplifier ces tensions, et j'allais dire, ces relations passionnées-passionnelles, complexes, très tendues. Mais à l'époque... C'est ça la question, en fait. Est-ce qu'il y a la volonté de nous humilier, pour être clair ?
Je ne suis pas dans la peau des représentants et des autorités algériennes, donc je ne peux pas juger des intentions. Ce qui est certain, c'est que je pense qu'a priori, ça reste une hypothèse, il faut être prudent, mais il n'est pas exclu que l'Algérie cherche à faire payer à la France par ce refus d'accueillir les occulteurs, que l'Algérie devrait faire, puisqu'effectivement, ces Algériens qui ont été condamnés par la loi en France n'ont absolument pas vocation à rester, selon la loi française. La souveraineté française doit être respectée, et là, elle n'est pas respectée.
Donc il y a un vrai problème, et ce problème, il est largement amplifié par tout ce que je viens de dire, par le contexte international, par le contexte diplomatique entre la France et l'Algérie. Mais il faut aussi tenir compte des discours de certains responsables politiques français, qui sont quand même parfois virulents vis-à-vis de l'Algérie. En fait, nous sommes dans une espèce de marmite où tout le monde rajoute des éléments qui font que ça déborde de toutes parts. Moi, je crois... Certains disent, Malik Bezou, certains disent de toute façon l'Algérie ne comprend que le rapport de force. Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ?
Est-ce que si on baisse, si on fait le dos rond, est-ce que finalement l'Algérie ne va pas aller plus loin ? Parce que c'est pour ça aussi que le ton monte. C'est qu'on entend beaucoup dire l'Algérie, on ne gagnera qu'avec un rapport de force, qu'en haussant le ton. Oui, mais hausser le temps, ça veut dire quoi concrètement ? Il faut être concret. Hausser le temps, sortir des déclarations péremptoires, ça ne mène pas à grand-chose. Ça reste extrêmement abstrait. Sanctionner. Et c'est nous qui allons être. Sanctionner. Ça veut dire sanctionner. Par rapport au refus des OQTF, oui, là il y a un problème.
Effectivement, l'Algérie doit accepter de reprendre des individus qui ont commis des actes, des méfaits en France. C'est la loi, c'est la légalité. Moi je suis légaliste, je suis pour le respect du droit international. L'Algérie doit se conformer au droit international et cela passe par l'accueil des Algériens délinquants parce qu'ils n'ont plus leur place en France. C'est la loi. De ce point de vue-là, la France a raison. Mais il conviendrait aussi de ne pas rajouter des discours qui semblent parfois à viser peut-être politique interne. Je pense aux ministres de l'Intérieur et à d'autres responsables politiques qui en rajoutent et qui essayent de montrer des muscles.
Peut-être parce qu'il y a aussi à droite une préparation des élections, enfin du futur candidat. Malik Bezou, ne bougez pas parce que vous faites bondir Laurent Saillet qui est avec nous et qui a envie de vous parler. Allez-y. Et Boualem Sensal, on en parle ? Non mais attendez, pardon.
Qu'est-ce qui se passe aujourd'hui en Algérie ? Boualem Sensal, ils sont en train de le détenir pour un délit, entre guillemets, d'opinion et on devrait continuer à faire la gentillesse, la diplomatie, etc. Enfin, je veux dire, c'est quand même, il faut réagir à ça. Mais ça vous fait bondir ce que dit Malik Bezou, là.
C'est-à-dire, c'est qu'à chaque fois qu'on a des positions, on nous explique que c'est pour préparer des élections, que c'est parce qu'on veut courir derrière l'extrême droite, que parce que si, parce que ça. Mais non, ce sont des opinions, c'est inacceptable ce qui se passe avec l'Algérie. Ça veut dire quoi ? Réaction de Malik Bezou. Réagir, ça veut dire ne pas continuer à toujours accepter, si vous voulez. Malik Bezou, comment vous réagissez à ce que vient de dire Laurent Saillet ? Je pense que Mme Saillet a un discours qui est peut-être un peu simpliste et surtout caricatural.
Il faut tenir compte de la réalité politico-politicienne en France où, effectivement, il y a des enjeux, des élections qui approchent, notamment présidentielles, et il est important pour les uns et les autres de se positionner, de montrer qu'ils ont des muscles, qu'ils sont forts, etc. Ça, c'est problématique de dire ça. Je pense que cette approche-là n'est pas bonne. Il faut aller vers du dialogue tout en étant ferme. Moi, je ne reste pas le dialogue. Malik Bezou, vous voyez bien que ça ne marche pas le dialogue, en fait. Finalement, on est encore une fois humiliés dans cette affaire. On envoie un Algérien sous OQTF et l'Algérie dit « j'en veux pas », et nous le renvoie.
L'Algérien mort à un policier quand on l'envoie. Excusez-moi. Je crois que les Français qui nous regardent, là, doivent se dire « on nous prend pour des cons ». Excusez-moi, je ne peux pas le dire autrement. L'Algérie nous prend pour des cons. Écoutez, alors, il faudrait faire quoi ? Osser le ton. Je vais vous le dire. Osser le ton. Julien Oudoul a une idée. Je vais vous le dire, ce qu'il faut faire, parce que le principal responsable n'est pas le pouvoir algérien, c'est la faiblesse du gouvernement français qui ne veut pas... D'accord, blablabla. Mais c'est quoi l'idée ? Laissez-moi parler, deux secondes. Voilà. Donc, très clairement, les mesures de rétorsion, elles sont très claires.
Suppression de l'aide publique au développement. 140 millions d'euros que l'État français verse à l'Algérie. On ferme le robinet. Mais c'est pour son développement à lui-même ? Suppression des visas. Plus aucun visa pour l'Algérie. Plus aucun visa de confort pour les dirigeants algériens qui viennent se soigner en France. Suspension des transferts de fonds. Plus aucun transfert financier de l'Algérie à la France vers l'Algérie. Ensuite, vous avez une mesure aussi très claire. Pourquoi on n'achèterait pas notre gaz ailleurs ? Il y a 8% du gaz algérien que nous achetons. Nous pouvons l'acheter ailleurs.
Et puis, très clairement, arrêtons d'être dans cette idéologie de la repentance permanente, de se soumettre aux injonctions d'un pouvoir dictatorial qui maintient effectivement de façon arbitraire l'un de nos compatriotes, Boilem Sansal, qui devrait être libéré. On a un gouvernement français qui est faible et lâche à part des petits mots de M. Retailleau ou de M. Barraud. Il n'y a rien. Donc, avec l'Algérie, il faut un rapport de force. Plus aucun centime, plus aucun visa. Merci, Malik Bezou. Merci d'avoir été avec nous. Nabilaï Takach, vous voulez répondre à ce que vient de dire Julien Oudoul ? Alors, est-ce que l'Algérie doit accepter un OQTF ? Bien évidemment, oui.
Ça, c'est comme tout autre pays, je veux dire, que ce soit le Maroc, la Tunisie ou d'autres pays. En théorie, oui. Voilà. Maintenant, moi je vous ai écouté, je vous ai écouté, c'est inopérant ce que vous racontez. Non. C'est inopérant. On peut avoir aussi des idées, madame, c'est pas la question. Pourquoi c'est inopérant ? C'est pas du tout la question. Non mais, qu'est-ce que... Pourquoi c'est inopérant ? C'est inopérant. 140 millions d'euros, mais monsieur, vous pensez que c'est ça qui va faire reculer l'Algérie sur la grave crise... Pourquoi ils les prennent ? C'est pas important. Je vais répondre. Donc, il y a une grave crise diplomatique.
Et je suis assez d'accord avec ce que dit l'Esséiste qui vient de parler. Vos propos ne servent à rien. Vraiment, concrètement, vos propos ne servent à rien. Parce que les vôtres, ils servent à quoi ? Non, ils ne me dérangent pas. Ils ne me dérangent pas. Parce que vous êtes dans l'attentisme. Pourquoi ça dérange ? Non, absolument pas. Parce que nos propos, ça reflète l'opinion des Français. Non, mais madame, c'est juste inopérant. Et vous êtes en total décalage avec l'opinion des Français. Demandez aux Français s'ils trouvent normal qu'on garde notre compatriote là-bas. Demandez aux Français s'ils trouvent normal que l'Algérie ne récupère pas ses OQTF. Non, mais ça, c'est anormal.
Demandez aux Français. C'est anormal. Tout est anormal avec vous, mais il ne faut rien changer. Mais qu'est-ce que vous faites ? Je n'ai pas compris votre solution, madame. Par exemple, justement... Je n'ai pas compris votre solution. Ce que vous dites, ça... Vous n'écoutez pas. Les transferts d'argent vers l'Algérie. Vous croyez que ce n'est pas opérant, les transferts d'argent vers l'Algérie ? L'Algérie dépend des visas. Apparassez-vous. L'Algérie dépend des visas et vous savez très bien avec une crise. Alors, donnez-moi une question. L'Algérie dépend des visas. Attendez, comment la règle ? À part la parlote. Attendez, attendez. Comment la règle alors ?
À part la parlote, mais non, c'est simplement, il faut se parler. Pas de la réponse. Il faut... Vous vous dites... Attendez, mais comment la règle est la crise ? Justement, la crise, c'est remettre du dialogue, remettre du dialogue absolument entre les deux pays au plus haut niveau et faire en sorte que l'Algérie accepte les OQTF. Toutes femmes, il m'en perche. Mais si vous êtes perché, madame, vous ne connaissez pas la réalité Vous ne connaissez pas la réalité des relations diplomatiques. Prenez votre téléphone et appelez M. Macron et dites-lui qu'il met le dialogue. D'accord, madame. Lui-même se retrouve confronté.
Et vous faites quoi avec un État en face qui, justement, pour le moment, refuse le dialogue ? Non, mais... On est là 7e puissance du monde. On ne peut pas se faire respecter par la règle. Pas tous en même temps. Pas tous en même temps. Je vais vous répondre à ça. Attendez, parce que vous avez beaucoup parlé, madame. Franchement, en 2025, la seule chose qui nous fait penser à nous, Français, qu'on est humiliés, c'est simplement parce qu'un État n'a pas repris un... Ce n'est pas la première fois. C'est pas la première fois. C'est une humiliation. Et Boilem-Zansal, bien plus... Et Boilem-Zansal, qu'est-ce que vous en pensez, M. Boilem-Zansal ?
Boilem-Zansal, moi, je l'ai déjà dit à plusieurs reprises, il n'a rien à faire en prison. D'accord. Je vous l'ai dit. Alors, concrètement, c'est ça. Vous attendez quoi ? Qu'en fait, un responsable politique français aille dans une prison et aille le récupérer ? Ce n'est pas ça, les relations internationales. Non, mais qu'est-ce que vous faites ? Les livres. Ce n'est pas la première fois qu'on nous renvoie à nos QTF. Il y avait l'histoire de l'influenceur également qu'on nous avait renvoyé. On va réécouter ce qu'avait dit à l'époque Bruno Rotaillot. C'est intéressant parce qu'il avait dit, maintenant, ça suffit. Il faut arrêter de se faire humilier.
On écoute Bruno Rotaillot, c'était à l'époque.
Je pense qu'on ne peut pas, la France ne peut pas supporter cette situation. Et je pense qu'en gardant notre sang-froid, mais notre détermination à défendre nos intérêts, qu'on doit désormais évaluer tous les moyens qui sont à notre disposition. Je dis bien tous les moyens qui sont à notre disposition vis-à-vis de l'Algérie.
Vous êtes en visage des sanctions, ça veut dire quoi ?
Il y a un éventail de possibilités que je ne détaillerai pas ici qui doivent être étudiées au plus haut niveau. Bien sûr, gouvernement et président de la République. Mais je pense que là, l'Algérie est en train de franchir un cap.
Alors ça, c'était le 10 janvier. Visiblement, Julien Audoul, aujourd'hui, rien à changer en tout cas. Non, mais avec M. Rotaillot, en fait, il parle beaucoup, mais il ne fait rien. Il y a des mesures de rétorsion qu'il aurait pu appliquer. Une mesure toute simple, d'ailleurs, puisqu'il faut la réciprocité. En Algérie, c'était notre ex-ambassadeur Xavier Driancourt qui l'avait révélé, nos diplomates sont placés sous surveillance. Ils doivent demander une autorisation pour chaque déplacement. Voilà, c'est comme ça. Et pourquoi, en France, M. Rotaillot peut le demander dès demain, pourquoi les diplomates algériens ne sont pas aussi soumis à ce contrôle permanent ? C'est une mesure de rétorsion.
Il y en a beaucoup que, visiblement, ce gouvernement ne veut pas... Oui, mais vous ne pouvez pas imposer quoi que ce soit à un État souverain si vous ne passez pas par une diplomatie. On peut se faire respecter, oui. Non, non, non, vous ne pouvez pas imposer quoi que ce soit à un État souverain si vous ne passez pas par une diplomatie respectueuse de l'un et de l'autre. Mais nous ne sommes pas respectés, monsieur. Nous sommes humiliés et insultés. Regardez les sorties du ministre... Le pouvoir algérien insulte la France en permanence. Regardez les sorties de M. Rotaillot ces derniers temps. Ce n'est pas respectable. Il ne respecte pas... Il nous respecte pas... Un exemple ? Un exemple ?
Non, mais attendez. L'Algérie nous respecte, vous êtes sérieux ? Non. Donnez-moi un exemple de phrase qui soit offensante pour l'Algérie. Donnez-moi un exemple de phrase. Mais bien sûr qu'il y en a. Non, mais vous pouvez... Vous savez, il y a une histoire... Non, mais je vous pose une question claire. Je vais vous répondre. Je vais vous répondre. Un exemple. Il y a une histoire... Parlez-moi de la coalition. Il y a bien évidemment... Mais on a donné... Il y a quand même une histoire entre ces deux pays qui est complexe, qui est... Voilà, il y a un travail qui ne se rien inquiète.
La France n'a pas su accueillir des Algériens à qui on a donné tout, à des jeunes Algériens pour réussir en France, etc. J'en fais partie. Donc voilà. Donc arrêtez. Je connais très bien. Pourquoi on devrait se repentir ? Je sais ce que c'est que là. Pourquoi on devrait se repentir ? Ce n'est pas une question de repentance, madame. Alors je reviens sur ma question. Parlez un peu après. Ce n'est pas une question de repentance. J'ai vu les derniers présidents, que ce soit Emmanuel Macron, que ce soit François Hollande, qui ont fait des efforts à ce niveau-là. Un peu trop peut-être. Ça a payé. Non, ce n'est pas un peu trop. Quel a pas du temps ?
Si derrière, ils ne sont pas capables de reconnaître et d'accepter ça, c'est leur problème. Mais ce que je veux dire par là, c'est que je pense qu'il y a un minimum de respect à avoir quand on parle d'État à État. Donnez-moi un exemple. Ça vaut la même chose. C'est la même chose pour les Algériens sur les autres têtes. Ils doivent les accepter. Mais il est une autre question. Laurent Saillet. Est-ce que ma question est claire ? Donnez-moi l'un ou l'autre un exemple de phrase de M. Retailleau qui serait offensant
pour l'Algérie. Un exemple.
Que la colonisation a eu des bienfaits. Pas de baratin. Il vous a répondu. Vous comprenez, madame, que l'onisation a eu des bienfaits. Arrêtez de lever les essais parce que vous insulterz à une réalité historique. Vous insulterz les Français qui sont excédés par votre bien-pensance, excédés par votre... Vous savez, c'est Casimir, le village dans les nuages. Vous êtes totalement perchés. Vous êtes déconnectés, déconnectés tellement. Mais aussi, vous êtes déconnectés des relations entre ces deux peuples. Vous vous rendez pas compte de l'exaspération dans le pays. Et vous la nourrissez, vous la nourrissez, vous la nourrissez, c'est pas en même temps, s'il vous plaît, pas en même temps.
Quand on vous entend, vous savez, on est désespérés. Vous pouvez redisser ça. Non, moi, je suis désespéré du manque, du manque d'intelligence et d'humanité qu'il y a à voir avec les respectes entre deux peuples. Je ne répondrai même pas à ça. Moi aussi, je ne répondrai pas à ça. Parce que vous êtes une violence... Votre intelligence est perché. Vous n'avez pas croisé un vrai Français depuis combien de temps. Si, mais vous inquiétez plus. Vous devriez d'abord défendre les intérêts de notre pays. Je suis un arabe et avec des arabes, c'est ça, exactement. Vous n'avez pas croisé un Français depuis très longtemps. Mais qu'est-ce que vous racontez, en fait ? C'est grave ce que vous dites.
Expliquez-vous là-dessus, qu'il n'y ait pas de malentendus. Non, on parle pas comme ça. Justement, je vais lui demander de s'expliquer. C'est ce que je suis en train de faire. Vous ne voyez que je vous considère comme un arabe ? Non, mais je n'en sais rien ce que vous dites. Je m'en fiche. C'est vous qui êtes en train de nous faire un délire. Non, non, non. Combien de fois je dis en plateau, vous n'avez pas vu un Français depuis combien de temps ? On parle de la déconnexion des politiques par rapport aux Français. Pourquoi vous ne mettez votre éventuel...
Je ne sais même pas, monsieur, si vous êtes de quelle nationalité ?
Depuis combien de temps vous n'avez pas vu un Français qui n'est pas... Vous le savez, moi je vais vous dire. Je pense que vous êtes dans des cercles où vous avez des gens, ou vous-même, vous êtes artisan des peurs de ces Français. Voilà, je précise pour être très clair et qu'il n'y ait pas de malentendu, Laurence, il n'y avait pas de connotation raciste ou quoi que ce soit dans ce que vous avez dit. Quand je dis un Français, je n'accuse pas de ça. Vous lui avez dit que je suis un arabe, mais je viens avec les Arabes. C'était un peu le sous-entendu. Non, mais justement, c'est clair. Il y a un moment où il faut arrêter de raconter n'importe quoi.
Visiblement, ce qu'elle explique, c'est qu'elle voulait dire que les politiques sont coupées des Français. Voilà, c'est ça. Bon, on va faire une pause, ça va faire du bien. On va faire une pause, on va faire le CNews Info. Ensuite, on va revenir à la situation en France. Et on va revenir sur cette information que je voudrais vous donner. C'est à Chevilly-la-Rue, un homme qui a tenté de poignarder des passagers sur la ligne 14 du métro. C'est aussi ça, la situation en France. C'est ce qu'on vit. On sera avec Axel Ronde, qui va nous donner des informations là-dessus. à Chevilly-la-Rue, donc cet homme sur la ligne 14.
Et c'est un policier hors service qui est intervenu visiblement pour parvenir à neutraliser l'assaillant. On vous dit tout ça juste après la pause. A tout de suite en direct. Si vous ne donnez pas à votre petit chien le même jouet qu'à un grand chien, pourquoi lui donner la même nourriture ? Si vous avez un chien de moins de 10 kilos, choisissez Ultima Petit, une alimentation de haute qualité adaptée à ses besoins qui contribue à une bonne santé dentaire et avec des croquettes adaptées à la taille de sa mâchoire.
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Il arrive qu'on rencontre quelque chose de si impressionnant qu'on en reste Pouche-Bé, de si inspirant que la vie en est changée, de si beau qu'on voudrait le voir continuer. Le jour où cela arrive est un moment à ne pas manquer.
Coupable, les mots de Robert Ménard après sa convocation ce mardi par le procureur de Montpellier, une procédure lancée contre le maire de Béziers pour avoir refusé de célébrer un mariage entre une Française et un Algérien en situation irrégulière. Prochaine étape pour l'élu, le tribunal correctionnel qui devra statuer sur son cas. Il se dit prêt à négocier avec Volodymyr Zelensky, mais ajoute que la résolution du conflit est impossible sans discuter des questions sécuritaires en Europe. Réaction de Vladimir Poutine quelques heures seulement après le lancement des pourparlers de paix entre l'Ukraine et la Russie à Riyad, en Arabie Saoudite. Et puis des images spectaculaires.
Un avion de Delta Airlines en provenance de Minneapolis s'est retourné à l'atterrissage hier à Toronto, au Canada. Bilan, 17 personnes ont été blessées, dont 3 grièvement.
11h38 sur CNews. Merci d'être en direct avec nous. L'actualité, c'est ce qui s'est passé dans le métro à la station de Chevilly-la-Rue sur la ligne 14 du métro puisque nos confrères d'Actu 17 révèlent que visiblement un homme a tenté de poignarder des passagers sur cette ligne 14 et c'est visiblement un policier hors service qui est intervenu et qui est parvenu à neutraliser l'assaillant. Axel Ronde, bonjour. Merci d'être en direct avec nous. Porte-parole du syndicat CFTC Police. Quelles informations vous avez sur ce qui s'est passé à Chevilly-la-Rue ?
Écoutez, il y a eu un individu qui a tenté de poignarder des passagers sur le quai du métro. Tout de suite, il a été stoppé dans son action par un fonctionnaire de police qui rentrait chez lui et qui était hors service. Mais hors service, de toute façon, ça n'existe pas chez nous. On est toujours pleinement mobilisés au quotidien de la sécurité des Français en permanence 24 heures sur 24. Donc le fonctionnaire de police a réussi à le désarmer et il a été interpellé. Donc on a failli passer vraiment sur un drame terrible. Vous savez, on a de plus en plus affaire à des individus qui ont des gros problèmes psychiatriques et qui passent à l'acte.
On a pu le voir d'ailleurs à Vitry-sur-Seine ce week-end où un individu avait été aussi repéré par un fonctionnaire de police hors service qui avait donné l'alerte. Cet individu avait deux sabres dans la main. Il a été neutralisé par balle par un équipage de police. Donc on est vraiment dans une situation actuellement où il y a énormément d'attaques au couteau. Énormément. On parle à peu près de 140 attaques au couteau chaque jour dans notre pays. Et nous sommes quand même mobilisés, même hors service. D'ailleurs, on réclame de l'armement plus discret pour justement, quand on est hors service, qu'on puisse aussi intervenir avec un matériel adéquat.
Je rappelle quand même qu'on estime entre 10 et 20% des interventions de police qui sont réalisées grâce à l'action d'un policier hors service. Donc vous voyez que finalement, ces policiers hors service sont extrêmement utiles au quotidien de la sécurité des Français.
On comprend, vous entendez, Axel Ronde, qu'on a vraiment frôlé le drame. Hier soir, à Cheville-la-Rue, avec cet homme qui a tenté de poignarder des passagers sur la ligne 14, les policiers sont armés quand ils sont hors service toujours ou ils n'ont plus le droit ?
Ah si, alors c'est s'ils le souhaitent. On a la possibilité d'être armés aussi 24 heures sur 24. Mais ça, c'est à la discrétion du fonctionnaire de police. C'est vrai que c'est quelque chose de difficile pour nous parce que c'est une arme qui est très encombrante, qui est assez lourde, qui fait plus d'un kilo cinq. Avoir cela en permanence, c'est compliqué. C'est une arme encombrante et qui n'est pas adaptée aux ports discrets. C'est pour ça que nous, nous demandons au ministère de l'Intérieur depuis de nombreuses années d'avoir une arme compacte, plus discrète pour qu'on puisse le porter H24. Puisqu'on le voit, il faut des hommes et des femmes armés sur la voie publique au maximum.
Et ça passe par ces fonctionnaires de police hors service qui donnent de leur temps et de leur quotidien et de leur vie chaque jour pour les policiers, pour les Français. Chaque jour, vous savez, vous avez 40 policiers qui sont blessés dans notre pays. Vous voyez, on paye un lourd tribut pour la sécurisation et la sécurité des Français. Mais on répond présent et on sera toujours là aux côtés des Français.
Axel Rondiard, j'avais réalisé une liste de tout ce qui nous était arrivé comme information de personnes qui avaient été attaquées à l'arme blanche en quatre jours et c'était assez effrayant parce qu'il y en avait quasiment partout. Là, on voit encore ce qui s'est passé hier soir sur la ligne 14 du métro avec cet homme qui aurait fait un massacre sans doute si ce policier hors service n'était pas intervenu. Vous, au quotidien, vous avez le sentiment aussi que ces attaques au couteau sont de plus en plus fréquentes et pour n'importe quoi. Alors soit il y a de plus en plus de fous, soit il y a de plus en plus de gens qui se servent du couteau comme du nard pour aller faire des massacres.
Voilà, c'est les deux. Vous avez tout à fait bien résumé. On a plus en plus d'individus qui passent à l'acte, là aujourd'hui même, à Bagnolet. Une jeune femme a été grièvement blessée à un coup de couteau. Donc on est vraiment sur un grave, grave problème sécuritaire dans notre pays parce qu'on a des individus qui sont complètement instables psychiatriquement et par rapport à une consommation aussi accrue de produits stupéfiants. La drogue dans notre pays tue parce qu'elle rend des gens qui ont des problèmes psychiatriques, si vous voulez, les rend encore plus fous et leur facilite ce passage à l'action. On le voit à chaque fois.
Ce sont des individus qui ont des problèmes mais qui consomment énormément de produits stupéfiants. Alors quand j'entends certains députés qui veulent légaliser le cannabis, mais je leur dis, ils ne sont à côté de la plaque, ils ne savent pas de quoi ils parlent. L'urgence est vraiment dans ce combat, dans cette lutte contre les produits stupéfiants parce que ça crée des individus qui sont complètement schizophrènes et qui passent à l'action et qui tuent des gens. Il va falloir peut-être comprendre cela, que ce n'est pas anodin, ces produits stupéfiants. Il faut aussi mettre la psychiatrie en avant dans notre pays.
Ce n'est plus possible d'avoir des individus qui ne sont pas suivis psychiatriquement, faute de place dans les établissements psychiatriques. Il va falloir repenser toute cette santé publique. Ce n'est pas possible parce que, encore une fois, ce sont les policiers qui sont au bout de chaîne, ce sont les policiers qui risquent leur vie et finalement, rien ne bouge alors qu'on voudrait que ces individus soient internés en psychiatrie et soient soignés.
– Merci beaucoup Axel Ronde, porte-parole du syndicat CFTC Police pour nous donner des informations sur cet homme qui a tenté de poignarder des passagers sur la ligne 14 du métro à la station Chevilly-la-Rue. L'information a été révélée au départ par nos confrères d'Actu 17 et c'est visiblement un policier hors-service qui est intervenu, qui est parvenu à neutraliser l'assaillant. Et vous avez entendu dans son intervention, Axel Ronde nous a également indiqué qu'une femme avait été poignardée ce matin à bagnoler Nabilaï Takach. C'est assez terrorisant quand même ce qui se passe aujourd'hui en France. – C'est terrorisant et le représentant de la police l'a extrêmement bien résumé.
C'est un problème, on le voit ces dernières années, à chaque fois qu'on le dit, je voyais M. Odoul qui n'était pas très d'accord avec ça, il y a un problème psychiatrique. Et on ne veut pas le voir. – Comme l'état de droit ça. – Oui, mais d'accord. – C'est sûr que quand on poignarde quelqu'un, on n'est pas très net. – Vous savez, c'est évident, je pense qu'il y a un problème. Ça ne vous arrange pas parce que c'est fort. – Quand on dit ça, ça veut dire que c'est pas… – Psychiatrique, ça veut dire quoi en fait ? Vous préconisez quoi alors ? – Je trouve le psychiatrique. – Mais vous préconisez quoi ?
– Je pense que le représentant de la police l'expliquait très justement en disant qu'il faut absolument mettre tous les moyens là-dessus. C'est anormal que vous ayez des gens qui souffrent de problèmes psychiatriques en arrivent à être en liberté. – Vous savez ce qui est anormal ? – Julien O'Doul, Julien O'Doul. – Et sur la légalisation du cannabis, moi, je suis fermement opposé. Et notamment pour ces raisons-là. Parce que le cannabis est un révélateur souvent de problème. – Julien O'Doul, je vous ai vu un peu lever les yeux quand on parlait de problèmes psychiatriques parce que pour vous, ce n'est pas que ça. – Oui, parce que ça ne l'arrange pas.
Soit il faut penser des étrangers, sinon ça ne l'arrange pas. – Si je peux en passer une. – Merci, alors déjà sur la légalisation du cannabis, vous direz ça à votre collègue macroniste Ludovic Mendes qui a déposé une proposition de loi pour légaliser le cannabis dit français, donc légaliser la drogue, ce qui va évidemment contaminer un grand nombre de nos jeunes et moins jeunes et participer de ce climat d'insécurité permanente. – Qu'est-ce qu'a dit Charles Darmanin ? – Ensuite, ensuite, ensuite, on est contre, on est contre, vous pouvez prendre un exemple.
– Le véritable problème, c'est que ça fait 8 ans que votre formation politique est au pouvoir, que nous avons une succession de drames, 140 attaques au couteau par jour et que vous avez un gouvernement qui ne fait rien, qui constate, vous disiez, on voit, on voit, on voit, on voit. – Mais alors vous faites quoi sur ça ? Quelle est votre solution ? – Mais je vais vous le dire, mais cher monsieur, cher monsieur, je vais vous le dire, il faut qu'il y ait une politique de dissuasion, c'est-à-dire que l'individu… – Et ça veut dire quoi ? – Mais je vais vous le dire, si vous me permettez, en fait, c'est agaçant à chaque fois qu'on est coupé. – Non, parce que je vois que rien, c'est vide.
– Non, non, c'est vous qui êtes vide. – Non, c'est vide, c'est très, très vide ce que vous racontez. – C'est votre politique qui est vide, votre volonté qui est vide. – Allons-y, allons-y, allons-y, allons-y, allons-y, allons-y, allons-y, on essaie de s'écouter. – Le port d'armes blanches, le port d'armes blanches devrait nécessiter des poursuites pénales. Le port d'armes blanches, aujourd'hui, c'est banalisé, y compris dans les écoles. Et aujourd'hui, il faut qu'il y ait la peur pour chaque délinquant, chaque individu qui s'apprête à prendre un couteau pour aller frapper devant un établissement scolaire ou dans les transports en commun, qu'il apporte de la sanction et de la prison.
Et vous, vous n'avez pas cette volonté de discuter.
– Alors, juste, on va parler d'un autre…
Julien Odoul