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interviewC à vous· 16 mai 2025 63 min

Anouchka Delon, l’hommage à son père

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

-Groupama, toujours là pour moi. ... - "C à vous" à Cannes, 2e, c'est parti. - A.-E.Lemoine: "C à vous" en direct de Cannes jusqu'à 21h, avec Patrick, Pierre, Bertrand qui s'est changé à la vitesse de l'éclair... - B.Chameroy: J'ai vu les tweets face à ma prestation.

Il valait mieux remettre quelque chose. La France va déjà suffisamment mal. - A.-E.Lemoine: Nous sommes déjà à J3 de ce 78e Festival de Cannes. 2 énormes coups de coeur. "La Petite Dernière", 3e long métrage de H.Herzi et "Enzo" de L.Cantet, réalisé par R.Campillo.

Ces 2 cinéastes ont pensé ensemble l'histoire d'un jeune qui cherche à échapper au cadre luxueux mais étouffant de la villa familiale pour devenir apprenti maçon à La Ciotat et entrevoir un nouvel horizon. - Enzo? - Tu as le droit d'avoir des ambitions un peu plus grandes. - J'ai des ambitions toutes petites. - Tu seras maçon toute ta vie. - Et alors, c'est déshonorant? - Il paraît que tu as une maison de milliardaire.

Une grande piscine et tout... - J'aimerais bien voir ta maison. - C'est pas chez moi, c'est chez mes parents. - Il paraît que tu as une petite copine. - Ouais. ... - Vous êtes très beaux, tous les deux.

Je vais t'aider. ... - Tu as du talent.

Tu as quelque chose. Je suis sûr que tu pourrais tenter les beaux-arts. - Je ne sais pas pourquoi tu insistes.

On ne peut plus l'obliger à faire ce qu'on veut. Il n'a pu l'âge. - Et toi, tu comptes retourner en Ukraine? - Pourquoi je retournerais en Ukraine? - Pour te battre.

Pour ta famille. Je n'ai pas envie de cette vie, tous ces trucs, ces gens. Tout le monde fait la fête comme si tout allait bien. - Tu es un petit bourge qui raconte des histoires, c'est tout. ... - Tu vas me dire exactement ce qui s'est passé. *-Alors, tu vas faire quoi? - A.-E.Lemoine: Sublime film-testament écrit par L.Cantet, alors qu'il se savait déjà malade.

Il est revenu à R.Campillo de le terminer avec, dans le rôle-titre, E.Pohu, jeune acteur débutant qui crève l'écran.

Il fait ses premiers pas à Cannes et à la télévision à "C à vous", entouré d'E.Bouchez, qui incarne sa mère, de R.Campillo, qui l'a dirigé, et d'H.Herzi, en lice pour une palme d'or.

Bonsoir à tous les quatre. On est très heureux de vous recevoir sur notre plateau. "Enzo" a été présenté hier à la Quinzaine des cinéastes.

Dès la première seconde s'affiche sur l'écran: "Un film de L.Cantet, réalisé par R.Campillo." Vous deviez le seconder à toutes les étapes du film et la vie en a décidé autrement. - R.Campillo: Oui.

Il avait commencé à écrire avant que je travaille avec lui. Il avait travaillé avec G.Marchand.

Ils avaient écrit 20 pages. Il n'était plus sûr du film. Il a découvert qu'il avait un grave cancer.

J'ai commencé à travailler avec lui à peu près pendant un an. Même pas un an...

C'est allé assez vite. On a commencé à faire la préparation ensemble, le casting... - A.-E.Lemoine: Vous avez beaucoup collaboré. - R.Campillo: Oui.

J'étais au scénario et au montage. On a essayé de reprendre cette formule. Le pacte, c'était que s'il y avait des moments de fatigue, je prenais les choses en main.

Sept semaines avant le tournage, on a fait le casting du film... - A.-E.Lemoine: Eloy a été choisi, Elodie aussi... - R.Campillo: Une semaine après, il est tombé très malade.

Il est mort en quelques jours. A l'hôpital, on a discuté de comment on allait faire. Il pensait qu'il fallait abandonner le film.

Avec la productrice, on a dit qu'on serait contents de le faire. On s'est lancés et on y est allés. On a fait ce film dans la joie.

On s'est dit qu'il fallait se lancer. - A.-E.Lemoine: C'est ça, la belle histoire, Elodie.

Vous avez été choisie par Laurent, pas par Robin, vous étiez contente qu'il vous garde dans le décor. - E.Bouchez: Oui.

Je trouve ça assez beau. On ne s'est pas choisis, Robin et moi, même si on s'appréciait. C'est comme un mariage arrangé qui se passerait très bien. - A.-E.Lemoine: Ca marche extraordinairement bien.

On a tous été bouleversés par Enzo. - P.Cohen: Enzo est un garçon de 16 ans qu'on découvre en train de monter un mur dans une maison en construction de La Ciotat.

Le soleil tape dur. Il est malhabile. Le mur est de travers.

Le chef de chantier est furieux. Il le ramène chez ses parents. Soudain, il baisse d'un ton.

Il découvre une superbe villa avec piscine et vue sur mer. Qu'est-ce qui pousse ce fils de bourgeois à fuir ses privilèges? Son père lui dit qu'il a le droit d'avoir des ambitions plus grandes.

La réponse est dans une forme de rébellion contre ses origines sociales qui s'accompagne de l'apprentissage de son corps, de la découverte de ses désirs, de sa fascination pour un collègue ukrainien qui a fui la guerre dans son pays et chez qui Enzo trouve refuge. C'est un portrait magnifique, intense. La photo est superbe, en piscine ou en crique.

Le premier rôle est porté par un premier rôle. C'est vous, E.Pohu.

Qu'est-ce qui vous éveille vers votre vie d'adulte, comment se construit une conscience sociale et sexuelle...

C'est tout ça qui passe par votre personnage, votre jeu. Ce film est aussi celui de L.Cantet.

Je n'oublie pas la mère jouée par E.Bouchez. Toujours une présence lumineuse, apaisante, maternante.

On est toujours heureux de vous revoir. - A.-E.Lemoine: J'ajoute le joli mot de "Libération", qui évoque un "transfuge de grâce" pour évoquer "Enzo", notamment la grâce d'Eloy, 17 ans.

Premier film, premier Cannes, premier "C à vous". Vous ne rêviez pas spécialement de cinéma. Tout ça est parti d'une petite annonce.

On cherchait un nageur. - E.Pohu: Oui.

A la base, je faisais de la natation en compétition. Je me suis blessé à l'épaule l'an dernier. - A.-E.Lemoine: Merci à cette blessure! - E.Pohu: J'ai vu cette affiche de casting où on demandait quelqu'un qui savait nager.

Comme j'avais du temps parce que j'étais blessé, j'y suis allé pour rire. - P.Cohen: L.Marchand était pris, en plus! - A.-E.Lemoine: C'est une incroyable histoire. - B.Chameroy: Vous n'êtes pas juste un bon nageur.

Vous êtes un très bon nageur. Vous mettez du "chlore" à l'ouvrage... - A.-E.Lemoine: Festival de jeux de mots... - B.Chameroy: Les nageurs de Saint-Germain-en-Laye ont quelques mots à vous dire. - On a hâte de voir ton film.

On est sûrs que c'est un super film. On est tous avec toi. - ALLEZ, ELOY! - B.Chameroy: Qu'est-ce qu'être nageur apporte dans le milieu du cinéma?

Ca permet d'échapper aux requins qui rôdent dans le milieu? - A.-E.Lemoine: Il n'a pas encore vu trop de requins, non?

Mais ça va venir. Maintenant, vous êtes décidé à devenir acteur? - E.Pohu: Je vais essayer de devenir acteur.

Si ça marche bien, pourquoi pas continuer, en tant qu'adulte... - A.-E.Lemoine: Elodie vous a appris à pleurer? - E.Pohu: Un peu.

Elle m'a surtout donné des conseils qui m'ont aidé pour la scène avec mon père qui me jette après la dispute après la soirée...

J'ai essayé d'appliquer ce qu'elle m'a dit. J'espère que ça a fonctionné. - A.-E.Lemoine: Elodie, qu'est-ce qui vous a plu dans ce film?

Vous avez aimé tout de suite ce scénario? - E.Bouchez: Oui.

J'ai tout de suite aimé le scénario, le propos, l'engagement du film, de manière très ténue et simple. Quand j'ai lu le rôle de la mère, je me suis demandé ce que j'allais pouvoir apporter à cette histoire. On s'est rencontrés avec Laurent.

En sortant du rendez-vous, je me suis dit: "Bien sûr que je fais ce film." C'est aussi un film avec des gens qu'on aime. Je savais que j'allais aimer Laurent. - A.-E.Lemoine: L.Cantet fait des films avec des gens qu'il aime et fait souvent appel à des acteurs non professionnels.

C'est souvent son intention. C'est le cas aussi d'H.Herzi. - P.Lescure: Vous avez confié à une actrice débutante, Nadia Melliti, le premier rôle de "La Petite Dernière", votre 3e long métrage.

Toute l'adaptation de ce roman percutant de Fatima Daas...

C'est l'histoire de Fatima, 17 ans, jeune musulmane tiraillée entre sa foi, son milieu familial assez conservateur et son attirance pour les femmes. Bonne élève, elle intègre une fac de philo tout en vivant encore chez ses parents et ses 2 soeurs aînées. Elle découvre un monde nouveau. - On sort toutes les 3.

On va s'amuser. - Pour quoi faire? - Arrête ton bla-bla.

Je sais ce que c'est de pas s'assumer, pas être bien dans sa peau. A un moment, il faut vivre, non? Tu serais notre petite Joconde, je serais Léonard de Vinci.

C'est quoi, un coeur brisé? Je te le recouds, ton coeur. - Tu dis que de la merde. - Je suis bourrée. - P.Lescure: Je crois que ce qui vous a plu dans ce roman, c'est son propos, mais aussi le courage de Fatima. - H.Herzi: Complètement.

J'ai été bouleversée par le roman. Quand on m'a proposé l'adaptation, je me suis dit que je n'avais jamais vu un personnage comme ça au cinéma. Ca m'a donné envie de l'écrire. - P.Lescure: Il y a eu des difficultés?

Certains techniciens et acteurs vous ont dit non par rapport au propos du film. - H.Herzi: On a rencontré énormément de difficultés, même pour le financement du film.

Mais on a réussi. Il n'y avait que des gens motivés qui étaient là pour les bonnes raisons. On est en compétition. - A.-E.Lemoine: "Paris Match" dit que vous allez remporter la Palme d'or. - H.Herzi: Ils ne l'ont pas vu. - A.-E.Lemoine: C'est vrai? - H.Herzi: Ils ne l'ont pas vu et ils disent ça de beaucoup de films. - A.-E.Lemoine: On a aimé "La Petite Dernière".

C'est la palme d'or de l'obstination et de la détermination. Depuis que vous êtes toute petite, vous aviez un rêve: monter les marches à Cannes en étant réalisatrice. Je ne suis pas sûre que ce soit un rêve commun à beaucoup de petites filles. - H.Herzi: C'est un rêve qui se réalise.

Je ne réalise pas encore très bien. Je réaliserai mieux demain...

J'ai toujours voulu être sur la liste, en compétition pour la Palme d'or. - A.-E.Lemoine: Et la gagner si possible. - P.Cohen: On ne sait pas encore si la prédiction de "Paris Match" va se réaliser, mais si c'est le cas, ce serait une grande première.

En février dernier, vous avez remporté le César de la meilleure actrice dans le film "Borgo", de S.Demoustier. - H.Herzi: Merci.

Je suis très touchée et émue. Stéphane, merci pour tout. Je voudrais remercier mon agent, ma famille, ma maman que j'aime de tout mon coeur.

Merci pour tout, maman. Et tous les autres, merci pour tout. - P.Cohen: Deuxième César après celui pour "La Graine et le Mulet".

Vous ne vous y attendiez pas, là. - H.Herzi: Non.

Je pensais que j'allais rester assise, comme l'année précédente. Je n'avais rien préparé. - P.Cohen: Il y avait A.Exarchopoulos et Z.Saldana pour "Emilia Pérez". - A.-E.Lemoine: C'est 2025, c'est votre année.

Aux César en février et à Cannes en sélection officielle. "La Petite Dernière" sera en salle le 1er octobre. "Enzo" en salle le 18 juin.

Restez avec nous. Tout de suite, la chronique cannoise de P.Lescure. - P.Lescure: Le prix Goncourt de L.Slimani, une des 8 jurés qui entourent J.Binoche, "Chanson douce", a été adapté au cinéma.

Vous connaissez bien Fatima Daas, dont vous avez adapté le roman. Elle aime les ponts entre littérature et cinéma. Elle a dit qu'elle aimait l'idée qu'il y a plusieurs adaptations de romans dans cette sélection. - Il y a plusieurs adaptations à Cannes.

C'est merveilleux de voir à quel point la littérature et le cinéma continuent à dialoguer, à s'influencer. L'auteur cinéaste prend le livre pour lui et donne sa propre vision de l'oeuvre. Il ne s'agit pas d'être dans la fidélité absolue.

Il va réécrire le roman ou la nouvelle à sa manière. - Vous avez lu "La Petite dernière"? - Oui.

J'ai rencontré Fatima dans une résidence à New York où nous étions toutes les deux. C'était passionnant de discuter. - P.Lescure: Pas question pour L.Slimani de dire un mot sur les premiers échanges du jury, mais celui de cette année semble bien s'entendre, ce qui n'est pas toujours le cas. - Je ne peux pas vous dire grand-chose.

Le jury, dès l'instant où on s'est rencontrés...

On s'est bien entendus. On a tout de suite eu envie de faire le plus de choses possible. On s'est arrangés pour que nos emplois du temps concordent, qu'on soit dans la même salle au même moment.

C'est pour être plus près de l'émotion qu'on a ressentie, pour qu'on ne soit pas influencés par des discussions qu'on va être amenés à entendre. - P.Lescure: Dans le règlement du jury à Cannes, il n'est pas strictement interdit aux jurés de lire la presse, mais Leïla et ses collègues jurés ne veulent pas se laisser polluer leurs propres émotions.

Leïla a été jurée à Deauville et Marrakech. Elle préfère parler de son coeur et de sa tête. - Je peux être parfois très passionnée.

Ca m'est arrivé de pleurer ou d'être très émue parce que j'avais le sentiment qu'il y avait une forme d'injustice. Il faut parfois accepter quand son point de vue n'est pas retenu, mais jusqu'au bout de ses forces, il faut défendre les choses qu'on aime. - A.-E.Lemoine: L.Slimani, membre du jury présidé par J.Binoche, qui va devoir statuer sur la Palme d'or ou pas d'H.Herzi.

Dans un instant, une artiste. Elle a été mannequin avant de claquer la porte de ce monde où on parlait et décidait à sa place pour s'exprimer en musique. Elle impose sa voix hors du commun, sa liberté musicale et une sincérité désarmante.

Son titre "Feel Good" est aussi cinématographique que son parcours. C'est le 1er grand souvenir de cinéma d'H.Herzi. - Qui d'entre vous avez la réf? ... - A.-E.Lemoine: Oui, on a la réf!

Bonsoir, Charlotte. Merci pour les bonnes ondes et pour votre présence ce soir aux côtés de vos musiciens. "Feel Good", c'est à vous. - C.Cardin: Il y a ma main dans la fenêtre, Titanic.

Il y a des choses que je comprendrai jamais, pyramides. Et j'ai pensé tomber contre toi, italique. J'entends toujours le son de ta voix qui m'invite, mon amour.

I've been away. And now, I'm back to you. C'est animal.

You make me feel good, ta main sur ma taille. Ensemble dans le taxi, c'est vraiment super sexy. You make me feel nice.

Frissons everytime. J'y ai pensé mille fois. If you want me, dis-le-moi.

You make me feel good. You make me feel good, ah-ah-ah. You make me feel good.

You make me feel good, ah-ah-ah. On arrive à la falaise, iconique. Plus il y a de danger, plus je me sens à l'aise, ironique.

Et j'ai pensé mourir avec toi, cyanide. J'entends toujours le son de ta voix qui m'invite, mon amour. I've been away.

And now I'm back to you. C'est animal. You make me feel good, ta main sur ma taille.

Ensemble dans le taxi, c'est vraiment super sexy. You make me feel nice. Frissons every time.

J'y ai pensé mille fois. If you want me, dis-le-moi. You make me feel good, ta main sur ma taille.

Ensemble dans le taxi, c'est vraiment super sexy. You make me feel nice. Frissons every time.

J'y ai pensé mille fois. If you want me, dis-le-moi. You make me feel good, ta main sur ma taille Ensemble dans le taxi, c'est vraiment super sexy.

You make me feel nice. Frissons every time. J'y ai pensé mille fois.

If you want me, dis-le-moi. You make me feel good. You make me feel good, ah-ah-ah.

You make me feel good. You make me feel good. Good. - A.-E.Lemoine: "Feel Good", le single disque de diamant de C.Cardin, extrait de l'album "99 Nights (Edition Deluxe)", mon titre d'album préféré, tellement facile à dire!

Bonsoir, Charlotte. Elle sera en tournée dans toute la France, dont l'Accor Arena le 30 avril 2026. C'est déjà complet.

On aime vos clins d'oeil au cinéma. La main de K.Winslet sur la fenêtre d'une voiture dans "Titanic", ou encore J.Carrey, à qui vous dédiez une chanson.

Vous le demandez carrément en mariage. - C.Cardin: C'est vrai.

J.Carrey, j'ai une obsession pour ses rôles, mais surtout pour son côté un peu inspirationnel. J'ai vu beaucoup d'interviews de lui où il s'exprime sur la quête identitaire, sur plein de grands sujets. - A.-E.Lemoine: Cette demande en mariage est arrivée jusqu'à ses oreilles.

Il a dit quoi? - C.Cardin: J'attends encore sa réponse.

Il m'a passé un coup de fil le jour de la sortie de ce single. Il était très généreux. On s'est parlé au téléphone pendant 20 minutes. - P.Cohen: Il ne dit pas non, pour l'instant? - A.-E.Lemoine: Il réserve sa réponse. - C.Cardin: Je me dis que c'est un "peut-être". - A.-E.Lemoine: Beaucoup de vos chansons sont assez autobiographiques.

Vous y racontez tout: vos états d'âme, qu'ils soient positifs, légers, contradictoires...

Vous chantez comme si vous vous confiez à vos meilleurs amis. - C.Cardin: Tout à fait.

La musique a toujours eu cette place dans ma vie, ce principe du journal intime. Il y a beaucoup d'écriture automatique que je réalise après coup. Parfois, quand on est en studio, on se vide le coeur, mais on ne se rend pas nécessairement compte des sujets qu'on aborde, jusqu'à ce qu'on écoute la chanson finie. - P.Cohen: Ce n'est pas votre 1er Cannes.

Vous étiez venue ici pour reprendre "Sans toi" avec V.Delerm, la chanson du film d'A.Varda, "Cléo de 5 à 7". - Nue au coeur de l'hiver... - P.Cohen: On peut revoir ce film en ce moment sur la plateforme france.tv.

Chanson culte écrite par A.Varda et M.Legrand.

Angèle l'avait reprise lors de la cérémonie d'ouverture du festival 2019. Ce film représente quelque chose pour vous. - C.Cardin: C'est le 1er film d'A.Varda que j'ai vu.

J'avais été très impressionnée par ce film, aussi pour sa musicalité. Il y a une belle trame sonore dans ce film. - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas votre 1er Cannes.

C'est le premier d'Eloy. Ce n'est pas non plus le 1er Cannes d'Elodie. Vous aviez reçu un prix avec N.Régnier en 1998.

Vous aviez 25 ans. "La Vie rêvée des anges". Un premier petit film tourné à Lille avec un sac à dos.

C'est ce que vous aviez dit. Vous n'auriez jamais imaginé un tel destin pour ce film? - E.Bouchez: C'est ça qui est magique.

C'était un 1er film. On a tourné ce film dans des conditions très modestes. La sélection à Cannes, la réaction du public, le prix...

C'était magique. - P.Lescure: Puisqu'on remonte quelques années en arrière, 2017...

Robin, vous recevez à Cannes le Grand prix du jury pour un film qui nous a tous bouleversés, "120 battements par minute". Une chronique de la vie et des combats de l'association Act Up à Paris, avec ces scène ultra réalistes qui reconstituaient les actions coups-de-poing, comme ici, contre un labo pharmaceutique. - Ca va pas, non? - Non, ça va pas du tout pour les malades.

On a de la diarrhée toute la nuit! Les gens prennent leur temps et nous laissent crever! Voilà des malades du sida, si vous n'en avez jamais vu! - C'est inadmissible. - Vous n'avez conscience de rien.

Sinon, vous auriez déjà communiqué vos résultats. - On n'est pas obligés de communiquer de cette façon. La violence...

La violence ne résoudra rien. - On est en train de crever. - P.Lescure: Recevoir ce prix, c'était à la fois la récompense de votre talent dans ce film mais aussi une revanche morale contre ces années terribles. - R.Campillo: Ce film n'aurait pas été à Cannes, il n'aurait pas eu ce prix, il aurait eu beaucoup moins d'impact.

J'étais content qu'il soit à ce point exposé. Je suis content d'aller à Cannes, mais sur ce film, j'avais l'impression qu'il fallait que ça sorte d'un cercle restreint. L'accueil que le film a eu à Cannes, même sans le prix, a boosté le film.

Ca a remis en lumière ce qui s'est passé dans les années 80-90 et aujourd'hui encore. C'est un peu toutes ces choses-là que je trouvais très belles. - A.-E.Lemoine: Vos 2 films, "Enzo" et "La Petite Dernière", sont des films d'époque, mais d'époque tout de suite, maintenant.

Vous en êtes les reflets, vous, les réalisateurs. Le cinéma n'est pas hors sol. On entend souvent dire que Cannes, c'est les paillettes...

Le cinéma que vous créez, c'est la vie. Feel good...

Cette phrase n'est pas française. Ca nous fait nous sentir bien. C.Cardin sera à l'Accor Arena à Paris dans un an, le 30 avril 2026.

Vous dites que vous avez les "fris". C'est une expression québécoise? - C.Cardin: C'est une expression que mon amie a inventée.

Ca veut juste dire "avoir des frissons". - P.Cohen: On expliquera ça à J.Carrey. - A.-E.Lemoine: Dès qu'il répond, vous venez nous en parler. - C.Cardin: Promis. - A.-E.Lemoine: Et avec lui, si possible.

C'est complet à l'Accor Arena. Hier, Cannes nageait en pleine T.Cruise-mania.

Aujourd'hui, Cannes rend hommage à A.Delon, un acteur avec des clichés de la star prise dans son intimité ou aux côtés des actrices qui ont marqué sa vie. C'est Alain qui recevait en 2019 une palme d'honneur pour l'ensemble de sa carrière - A.Delon: On dit que la chance n'existe pas.

Je ne suis pas d'accord. Je pense que tu as eu beaucoup de chance, la chance d'avoir ta gueule, d'avoir ton talent et d'avoir tourné avec les plus grands. Mais je pense surtout que le cinéma a une chance de t'avoir.

Je n'ai pas fini... - A.Delon: J'ai la chance d'avoir ma fille. - A.Delon: Tu as souvent dit que tu étais très fier de ta carrière.

Il y a de quoi, mais aujourd'hui, c'est moi qui suis fière. C'est avec une immense fierté que nous te remettons la palme d'honneur. - A.-E.Lemoine: Anouchka Delon a inauguré hier après-midi l'exposition hommage à son père "Delon & Elles", qui sera visible dans les rues de Cannes jusqu'au 13 juin prochain.

Elle est notre invitée ce soir. ... - A.-E.Lemoine: Bonsoir, chère Anouchka.

J'imagine votre émotion au moment d'inaugurer cette exposition qui rend hommage à votre père disparu l'été dernier à Cannes, là où il a reçu cette palme d'honneur qu'il avait toujours refusée jusqu'à ce que ce soit vous qui lui en parliez. - A.Delon: Vous venez de me mettre un coup avec ces images!

Il l'avait toujours refusée. Je n'avais pas connaissance de cette information. En appelant T.Frémaux, il m'a dit qu'il avait toujours refusé.

Ce n'est pas qu'il ne me refuse rien, c'est que j'ai su trouver les mots pour le convaincre. C'est important qu'il reçoive cet hommage en étant là. - A.-E.Lemoine: Qu'est-ce qu'il vous a dit de ce moment vécu à Cannes? - A.Delon: Il était très pudique.

Même aux derniers instants, avant de monter les marches, il ne voulait pas y aller, tellement il était sensible et humble. Il ne se sentait pas forcément à sa place. Il pensait que d'autres personnes devaient être à sa place.

C'était assez compliqué de le convaincre d'aller jusqu'au bout. Il était très ému..

Il avait le sentiment d'offrir un cadeau au public, avec cette palme. - A.-E.Lemoine: Dans son discours de remerciements pour cette Palme d'or, il a dit qu'il pensait à M.Darc et R.Schneider, 2 femmes qui ont marqué sa vie.

Qu'est-ce qu'on aime regarder cette photo et voir R.Schneider et Alain Delon poser! - M.Darc: C'est un chef de famille avec sa classe.

C'est le seigneur dans le bon sens du terme. Il protège sa couvée, sa maison. Il n'est pas là pour parader.

Il est là pour assumer. Ca, c'est une chose qu'on trouve rarement chez les êtres. Les êtres ne donnent plus de valeur aux choses.

Lui est un être qui donne de la valeur à chaque chose. - A.-E.Lemoine: C'est une belle définition de votre père?

Applaudissements. - A.Delon: J'aime beaucoup le mot qu'elle utilise, "assumer".

Il a tout fait dans sa vie et dans sa carrière en assumant, quoi qu'on en pense, qu'on en dise. C'est ce que je trouve beau chez lui. C'est à cela que j'essaie de penser tous les jours. - A.-E.Lemoine: Il a toujours gardé des liens indéfectibles, que ce soit avec R.Schneider, avec M.Darc ou avec votre mère, Rosalie.

On les voit tous les deux sur ce cliché que vous avez pris en 2024, quelques mois avant sa disparition. Avec votre père, l'amour ne disparaissait jamais vraiment? - A.Delon: C'était quelqu'un de loyal avec ses amis, avec les femmes qui partagent sa vie ou qui l'ont partagée.

C'était un être solitaire, mais il était toujours présent en cas de besoin. C'est pour ça que ça m'a beaucoup émue que ma mère vienne dans ses derniers instants. C'est important pour lui et pour nous. - A.-E.Lemoine: Alain Delon aimait à dire qu'il devait sa carrière aux femmes.

C'était une coquetterie? - A.Delon: Absolument pas.

Il était très sincère quand il disait ça. Tout a commencé avec "Plein Soleil", qui a marqué l'histoire du cinéma mondial. C'est René Clément qui a réalisé le film.

C'est madame René Clément qui est à l'origine de ce rôle. Il ose dire à René Clément: "Je veux l'autre rôle." On entend la voix de René Clément dans la cuisine qui dit: "Le petit a raison." - A.-E.Lemoine: Il doit vraiment sa carrière aux femmes.

Applaudissements. - A.Delon: C'est important de leur rendre hommage.

Il n'aurait pas été Delon s'il n'y avait pas eu toutes ces formidables actrices en face. - A.-E.Lemoine: Et qu'on voit à ses côtés, dans la rue d'Antibes, à Cannes. - P.Lescure: Votre père était heureux, quand vous avez commencé à faire du théâtre.

Il serait heureux aujourd'hui de vous voir à l'affiche de "Hi How Are You?" On comprend le périple décrit dans le film quand on le regarde. Vos débuts, c'était à 12 ans, dans "Le Lion".

Alain n'était pas loin. Il était votre partenaire et votre chaperon en toutes circonstances. - Il y a de la fierté ou du bonheur de jouer avec sa fille? - Alain Delon: "C'est tout à la fois.

On voulait que ce film existe pour elle, par elle. C'était mon voeu le plus cher. - Ca a été difficile de jouer avec papa, entre guillemets?

C'est aussi un mythe. - A.Delon: Pas trop.

C'est comme une fille normale. - Il vous a donné des conseils? - A.Delon: Oui.

Mais à la fin, c'était énervant. - Vous vous êtes rebellée? - L.Sénéchal: Pourquoi, à un moment, vous avez pris des cours de théâtre sans lui dire?

C'était votre maman qui vous avait inscrite. - A.Delon: Vous êtes très bien renseigné.

Il était contre. C'était sa vision du métier. Il pensait qu'acteur, c'était quelque chose d'inné.

Il ne venait pas de cette école qui prenait des cours. J'ai longtemps boudé l'envie d'être actrice. Là, j'en avais envie.

Plus on va me pousser, moins j'aurais envie de faire des choses. J'ai choisi de faire mon collège, mon lycée, de passer le bac. A un moment, j'ai repris le goût de faire de la scène, mais seule.

J'ai joué "Le Songe d'une nuit d'été", de Shakespeare. Là, j'ai dit à ma mère que j'aimerais prendre des cours parce que j'aimerais faire ça, mais bien, parce qu'on allait m'attendre au tournant. C'est un métier qui s'apprend.

J'avais vraiment envie de l'apprendre. J'ai mis 2 ans avant de lui dire et avant qu'il vienne me voir sur scène. - A.-E.Lemoine: Il était prêt à tout pour vous, notamment à aller voir dans leur loge votre boys band préféré de l'époque. - J'ai entendu quelqu'un frapper à la porte.

Je monte et voilà Alain Delon. Ca m'a rappelé ses films que j'ai adorés. Je voyais là la star du film. "Est-ce que je pourrais avoir un autographe pour ma fille?" "Bien sûr, avec plaisir", j'ai répondu. - A.-E.Lemoine: Il vous a rapporté cet autographe? - A.Delon: Bien sûr.

C'était un single. Il m'avait fait dédicacer le single. C'était la génération boys band des années 90.

Ca manque, aujourd'hui. - A.-E.Lemoine: Vous êtes toujours fan? - A.Delon: Toujours. - A.-E.Lemoine: Moi, j'ai un boys band, là.

Un début, quoi. Je suis très fière de mon boys band. Un boys band qui vous dédicace ce soir son classique, son image du cinéma classique.

Il est question d'Alain Delon. C'est le classique de Patrick. - P.Cohen: Ce n'est pas un classique, c'est quasiment une figure imposée.

Pour une fois, je n'avais pas le choix. Nous sommes à Cannes. Mardi soir, après le film d'ouverture, le tout-festival s'est retrouvé au Palm Beach.

Vous y étiez. Ce palace fut le décor, il y a 62 ans, de "Mélodie en sous-sol". ... - Mettez ça sur mon compte. ...

Eh oui! - P.Cohen: Alain Delon qui se prend un double râteau, c'est de la fiction.

C'est un film avec Gabin et Delon. Le film sera présenté en version restaurée au Cinéma de la plage, le samedi 24 mai. En plus du Palm Beach, du bâtiment qu'on a vu, il y a cette immense salle du rez-de-chaussée.

On va la voir dans le film, avec spectacle et orchestre. Elle a gardé ses dimensions, sa majesté, et a été rebaptisée avec l'accord de votre père quelques mois avant son décès. Cette salle magnifique s'appelle désormais salle Alain Delon.

Si je vous demande de me citer un autre lieu de cinéma indéfectiblement lié à votre père, qu'est-ce que vous diriez? - A.Delon: Je pense à la Sicile et au "Guépard".

Vous en avez en tête? - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas une question piège. - P.Cohen: Ca aurait pu être "Plein Soleil"... - A.Delon: Il y en a tellement...

Il y en a quelques-uns qui me marquent moi, personnellement. "Le Guépard"...

Plein. C'est quand on pose ce genre de questions que ça devient des colles. L'intérieur d'un avion dans "Le Clan des Siciliens"...

Toutes ces scènes sont marquantes. - A.-E.Lemoine: A Vierville, vous avez joué avec J.-P.Belmondo, dans son tout dernier film, "Un homme et son chien", de F.Huster.

J.-P.Belmondo vous a fait un drôle de cadeau. - H.Herzi: Je venais de m'installer à Paris, à l'époque.

Il m'a offert un four, un frigo... - A.-E.Lemoine: De l'électroménager. - H.Herzi: Oui, pour ma cuisine.

J'ai été très touchée. - A.-E.Lemoine: La classe de J.-P.Belmondo! "Delon & Elles", il faut aller voir cette exposition dans la rue d'Antibes. - H.Herzi: La rue d'Antibes, la mairie...

C'est une jolie exposition. Non seulement ça met en avant les actrices qui ont partagé l'affiche avec lui, mais j'aimerais aussi que ça fasse ou refasse découvrir le cinéma de cette époque à la nouvelle génération. - A.-E.Lemoine: Parmi les 4000 journalistes du monde entier qui sont accrédités et présents à Cannes, il y en a 18 qu'on aime particulièrement pour leurs questions directes, parfois déconcertantes, mais jamais inutiles. - Vous travaillez beaucoup? - Beaucoup. - Vous gagnez beaucoup de pognon?

Vous êtes très riche? Beaucoup d'argent, beaucoup de pognon! - Je gagne énormément d'argent, oui. - Est-ce que vous êtes plutôt grossière? - Oui. - Est-ce que vous seriez joyeux si on parlait de votre calvitie? - P.Katerine: C'est un sujet que j'aime beaucoup aborder, les cheveux que je n'ai pas. ... - A.Exarchopoulos: C'est trop bien. - A.-E.Lemoine: La rédaction des journalistes atypiques du "Papotin" est sur la Croisette.

Il y a R.Quenard, C.Lelouch, D.Kruger et vous, chère Elodie.

On vous propose de rencontrer notre intervieweur aux côtés d'une personnes du "Papotin", Gaspard. Bonsoir. Ca va? ...

Il faut prendre vos micros ou on ne vous entendra pas. Bonsoir. - Gaspard: Bonsoir, A.-E.Lemoine. - A.-E.Lemoine: Je vous présente E.Bouchez. - Gaspard: Bonjour, E.Bouchez. - A.-E.Lemoine: Je l'ai mal prononcé! - Gaspard: Oui, il faut prononcer le Z. - A.-E.Lemoine: Il y a H.Herzi, Anouchka... - Gaspard: C'est elle, H.Herzi?

Anouchka, Pierre et Patrick. - A.-E.Lemoine: Bienvenue.

Vous allez rencontrer Elodie dans les jours qui suivent pour enregistrer une émission. Vous avez déjà commencé à travailler votre interview? - Gaspard: Répétez. - A.-E.Lemoine: Vous avez déjà travaillé votre interview? - Gaspard: Je pense...

Alors, non. A priori, c'est...

Ca aura lieu samedi 17 mai. - A.-E.Lemoine: C'est bientôt. - J.Bancilhon: Tu te réserves pour samedi.

Ce sont des formats atypiques. On va enchaîner des formats plus courts. - A.-E.Lemoine: On aime beaucoup les questions que Gaspard pose à ses invités, notamment celles que vous avez posées à M.Cotillard. - Gaspard: Ah oui!

J'ai beaucoup bien aimé. Tu as raté un film... - M.Cotillard: Je pense que quand on n'a pas le besoin vital de partager une histoire, c'est à ce moment-là qu'on rate un film. - A.-E.Lemoine: Il faut expliquer que vous êtes cinéphile. - Gaspard: Oui.

Il est vrai. J'aime beaucoup les films, voir les petites comédies... - A.-E.Lemoine: Vous avez des comédiens ou des comédiennes préférés? - Gaspard: Des acteurs et actrices, plutôt.

J'ai... - A.-E.Lemoine: Il faut que je sois précise, bien sûr.

C'est la règle numéro 1. - Gaspard: Oui...

J'en ai un, un acteur préféré: F.Moati. - A.-E.Lemoine: Vous connaissez toute sa filmo? - Gaspard: Oui.

Je connais...

Il a joué dans "Les Goûts et les Couleurs". Il a aussi joué dans "La Vraie Famille". - J.Bancilhon: Cette émission est un espace de liberté où on s'exprime comme on est, comme on vient.

A partir de là, il y a quand même un réalisateur qui vient et qui éditorialiste un peu tout ça. - A.-E.Lemoine: Depuis que vous êtes au "Papotin", vous avez interviewé M.Cotillard, C.Luciani, C.Gainsbourg ou encore O.Sy. - Gaspard: Il y a aussi M.Ricard. ... ... - O.Sy: Les autres peuvent venir.

Ceux qui veulent tenter un truc, c'est maintenant. ...

Vas-y...

Comment tu fais avec tes pieds? O.Sy rit.

Ca commence bien! - A.-E.Lemoine: Gaspard, vous n'êtes plus jamais intimidé? - Gaspard: Intrigué? - A.-E.Lemoine: Intimidé.

Vous n'êtes pas intimidé, impressionné par toutes les stars? - Gaspard: Non, ni même non plus intrigué. Rires. - J.Bancilhon: En tout cas, tu es moins intimidé que moi.

C'est amusant de revoir cette séquence. Il était 10h et c'était la 1re question. Il avait vraiment mis le feu, O.Sy. - A.-E.Lemoine: A la seconde même. - P.Lescure: Votre présence au "popotin"...

Oui, "Papotin". Je l'ai fait! C'est un message puissant.

Toutes les différences ont leur place au cinéma et à Cannes. Il y a 30 ans, en 96, le Festival avait couronné l'acteur P.Duquenne, porteur de trisomie 21, pour son rôle dans "Le huitième Jour", aux côtés de D.Auteuil.

L'année dernière, on a vu la montée des marches triomphante de l'équipe du film "Un p'tit truc en plus". L'émission s'exporte partout dans le monde. C'est une sacrée revanche.

Avant que France Télévisions vous ouvre les bras, il y a beaucoup de chaînes qui vous ont dit non. - J.Bancilhon: Je travaille dans un hôpital de jour.

Toutes les personnes qui sont dans l'émission sont des travailleurs de cette institution, des éducateurs, des assistantes sociales, des psychologues...

On ne s'occupe pas de cette partie, mais qu'est-ce qu'on a été heureux quand on a appris que France 2 nous mettait à cette place à laquelle personne n'avait même pensé! Ca donne une force à la parole. Déjà qu'elle est originale, déjà qu'elle est percutante...

On ne l'entend pas partout...

En plus, de la montrer à des heures pareilles... - P.Lescure: C'est la force qu'O.Nakache et E.Toledano ont su montrer.

C'est cette force qui a fait dire à France Télévisions qu'il fallait mettre cette émission à cette place. - J.Bancilhon: Eric et Olivier ont vraiment soutenu le projet.

Il y avait déjà eu des tentatives de l'amener à la télévision qui n'avaient pas marché. Il a fallu leur ténacité pour que ça aboutisse. - A.-E.Lemoine: Elodie, quand on vous a proposé ces "Rencontres du Papotin", vous avez immédiatement dit oui? - E.Bouchez: Je suis fan. - A.-E.Lemoine: Qu'est-ce que vous aimez, dans cette émission? - E.Bouchez: Ce qui est dit, ce qui se passe au sein de ces entretiens, avec...

Ce n'est que de l'émotion pure qui surgit chez les personnalités interviewées. - A.-E.Lemoine: Gaspard, vous ne voulez pas nous dire quel est votre film préféré d'E.Bouchez? - Gaspard: Je n'y connais rien en E.Bouchez et ses films!

A.-E.Lemoine rit. - A.-E.Lemoine: Eh bien, on attend avec beaucoup, beaucoup d'impatience la "Rencontre du Papotin" au Festival de Cannes avec E.Bouchez.

Il y aura aussi R.Quenard, D.Kruger et C.Lelouch.

Ce sera diffusé exceptionnellement un vendredi, le 23 mai, quasiment à la veille de la clôture de ce 78e Festival. Merci d'être venus. Merci, A.-E.Lemoine. - A.-E.Lemoine: Il n'y a que ma mère qui m'appelle comme ça, "A.-E.Lemoine Merci beaucoup. "La Petite Dernière" est signé H.Herzi.

C'est en salle en octobre. C.Cardin a rempli l'Accor Arena.

C'est fait. C'est en 2026. On conclut les actualités de Bertrand.

Chants liturgiques. ...

Applaudissements. - B.Chameroy: Eh oui!

J'arrive ce soir en "papalme-mobile". Dans une semaine, on pourra dire "habemus la Palme"! ...

Bonsoir! Arrivée en "papalme-mobile". On vous fait vivre le festival au plus près.

Mon compère sera en duplex depuis Cannes. Vous avez des petits soucis, mais vous êtes enfin arrivé à Cannes. - Eh oui!

On vient d'arriver à Cannes, après plus de 6 heures de train depuis Paris. J'avais oublié mon smoking, mais ça y est, on est arrivés à Cannes pour le Festival. On passe à l'hôtel, on dépose nos affaires et on se retrouve dès demain, sur la Croisette, pour vous faire vivre ce festival en direct, tous les soirs. - B.Chameroy: Peut-être pas "à demain".

Ce serait bien de vous retrouver en fin d'émission avec quelque chose d'intéressant. Je pense qu'une fois de plus...

On se revoit en fin d'émission. Merci. A la une, le Festival continue de battre son plein.

Toutes les stars sont arrivées, contrairement aux fiches de franceinfo... - Film d'animation consacré à M.Pagnol, réalisé par...

J'ai un trou de mémoire. "Les Triplettes de Belleville"...

Le réalisateur de "Pagnol"...

On va le retrouver. - B.Chameroy: Quand ils ont les fiches, ils se font avoir par les images qui ne sont pas en direct. - B.Chameroy: C'était des archives, finalement.

Pas facile de passer de l'actualité nationale à l'actualité cannoise. - Près de 6400 nouveaux cas de cancer au niveau national. - La cérémonie d'ouverture de la Palme de Cannes a été marquée par... - B.Chameroy: Le plus compliqué, c'est d'obtenir des accréditations.

Si vous n'en avez pas, rassurez-vous, il y a une alternative. A quelques encablures de la Croisette, notamment. - On n'a pas d'escaliers à monter. - Mi-chic, mi-glamour.

Celui qui n'a pas envie pourra rentrer quand même. - On est sur notre 31, mais pas trop. - B.Chameroy: 28, 29...

Entre Villeneuve-Loubet et Cannes, nous avons fait notre choix. C'est le point moquette sponsorisé ce soir par... ... - Qu'est-ce que tu fais là? - C'est toujours moi le pigeon! - B.Chameroy: Qu'est-ce qui est jaune et qui attend?

Ce n'est pas Jonathan mais cette dame sur le tapis. Vu: le rire le moins naturel du monde. Rire forcé.

Niveau 4 du non-naturel, et niveau 6 ici. Grosse pensée pour T.Cruise qui a perdu 3 points d'audition hier sur le tapis.

Cris de la foule. - B.Chameroy: Comme chaque soir depuis hier soir, je donne la parole à un spectateur choisi au hasard.

C'est la question du public. Ce soir, ce sera... - A.-E.Lemoine: Le monsieur moustachu.

Non? - B.Chameroy: Peut-être...

Non, non, non...

Pas mal. Oui, vous, monsieur, avec la moustache! Bonsoir.

Vous êtes? - En instance de divorce. Ca ne va pas du tout. - B.Chameroy: Non, pas ça!

Votre prénom? - Michel. Hervé.

Michel-Hervé, en fait. - B.Chameroy: Posez votre question. - J'adore le Festival de Cannes, mais il y a 2 jours, il y avait quand même le conseil municipal de Baugé-en-Anjou!

Pourquoi on voit les images nulle part? - B.Chameroy: Vous allez tout de suite comprendre pourquoi. - Jean-François? - Ma question porte sur la mutualisation, en particulier sur l'observation de demandes d'aller encore plus loin sur la mutualisation avec la communauté de communes. - B.Chameroy: J'espère avoir répondu à votre question, Michel-Hervé.

Le monde continue de tourner en dehors de la Croisette. La rentrée littéraire, c'est en septembre, mais la gauche en a décidé autrement. - Je reviens te chercher. - Ca me parle. - C'est O.Faure.

O.Faure? "Je reviens te chercher". - Je crois que je l'ai lu.

Ca fait un petit moment. Ce n'est pas tout jeune. J'ai lu le livre. - Oliver Strong. "L'avenir, c'est l'esprit public".

Vous l'avez lu? C.Autain.

Vous trouvez qu'elle joue bien? C'est de C.Autain.

Vous aimez bien? - Je connais, après...

Est-ce que j'ai vu...

Non. - Pour vous, c'est... - Une réalisatrice. - "Où sont passés nos milliards", de L.Castets.

Vous aimez bien? - J'ai vu. J'aime bien.

Elle a marqué son temps. - C'est quelqu'un que vous appréciez dans le monde du cinéma? - Oui, complètement d'accord. - B.Chameroy: C'est elle qui va avoir la Palme!

Que serait TV festival sans le festival? Ce serait TV. Mais en tout cas...

Vous le voyez, je manque de blagues. Heureusement, je peux compter sur Victor qui profite de la montée des marches pour faire de vraies-fausses blagues. - Vous voyez ce DJ, Mosimann, Q.Mosimann.

Didier, chanteur et producteur suisse qui s'est fait connaître en remportant la "Star Academy 7", en 2008. Eh bien non, évidemment... - B.Chameroy: Ce n'était pas une blague.

Il a vraiment remporté cette émission! Petit problème de selfies sur le tapis rouge. Qui n'a jamais...

En général, dans les repas, on veut faire une photo mais on passe en vidéo. Le plus gênant, ce n'est pas dans les repas de famille, mais c'est quand ça nous arrive sur le tapis rouge et quand toutes les caméras du monde entier sont braquées sur vous. "On fait une photo, les gars." "C'est une vidéo, en fait." Hier soir, je vous ai donné un petit conseil si vous vouliez bien suivre le festoche.

Il suffit de regarder CNews. Ils sont friands d'infos cinéma dont tout le monde se fiche. - Vous savez quel âge a T.Cruise? - 63. - 62 ans! 62 ans!

Regardez, T.Cruise...

Il en fait 30 de moins. - B.Chameroy: Merci, Pascal.

Retour sur la Croisette. Nous avons à nouveau croisé des stars. Enfin, des presque-stars.

C'est la "Starnaque". - Bonjour, A.Vizorek.

Qu'est-ce que vous faites à Cannes? - Je suis humoriste. Je suis à RTL... - Vous êtes bien A.Vizorek? - Oui. - Je suis avec C.Ladesou.

Vous avez des projets de films dans les mois à venir? - Oui, j'en ai pas mal. - Vous êtes bien C.Ladesou? - Oui. - Bonjour, Fabrice Arfi.

Vous préparez une enquête? ... - Vous êtes en couverture pour une enquête?

Je suis avec B.Pitt. On peut faire l'interview en français? - Oui.

Tout se passe bien ici, à Cannes. L'accueil était sympa. Je suis un peu déçu parce que hier, c'est T.Cruise qui a pris la lumière.

Ca me saoule, parce que je suis B.Pitt. - B.Chameroy: On va conclure avec des ragots.

Fort du succès des "Rencontres du Papotin", sachez que France Télévisions lancera prochainement un tout nouveau programme sur la Croisette. - A.-E.Lemoine: Ah, Timothée...

Tu es au courant de ce qu'a fait Patrick hier soir? - Non, pas du tout. - P.Lescure: Tu sais ce qu'a fait Babeth, hier soir?

Tu n'as pas vu? Tu n'as pas vu dans quel état elle était? - Je ne suis jamais au courant de rien! - B.Chameroy: Tu te fous de moi!

Tu n'es pas au courant? - Pas du tout. - B.Chameroy: Tout le monde ne parle que de ça sur la Croisette. - Je ne suis "pas potin". ... - B.Chameroy: Le Festival continue demain.

Bonne soirée. - A.-E.Lemoine: Merci de nous avoir suivis.

A demain. Il y aura L.Drucker, A.Exarchopoulos, G.Lellouche...

A demain. Gros bisous! On se tourne vers Momo!