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interviewBACKSEAT· 21 mars 2024 180 min

BACKSEAT - S03E18 - Avec Aurore Lalucq & Mounir Satouri

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Merci à tous nos partenaires qui ont participé à cette émission. C'est une personne qui nous finance à hauteur de 15 euros par mois. C'est un don très généreux qui nous permet de financer, de payer les salaires et de fabriquer cette émission. Vous bénéficiez de plein d'avantages quand vous êtes membre du Club Backseat. Des places gratuites pour venir sur le plateau. Et une carte, magnifique carte de membre du Club Backseat dans votre portefeuille. Et surtout, des invitations pour venir assister à la première de la diffusion du documentaire Backseat le film qui aura lieu le 26 mars prochain au MK2 Bibliothèque. Rendez-vous sur le site MK2 pour prendre vos places.

Il en reste une quarantaine, pas plus. Donc n'hésitez pas surtout à nous rejoindre. Et ensuite, on va passer une super bonne soirée dans un bar. Chers amis, cette émission ce soir est exceptionnelle à plus d'un titre. Elle est particulière. Nous allons commencer cette émission par un bifor. Un bifor avec notre partenaire, le syndicat des énergies renouvelables. Sans plus d'attendre, je vous propose d'accueillir le président du syndicat des énergies renouvelables, Jules Nyssen. Bonsoir Jules. Bonsoir Jean. Merci d'avoir accepté d'être notre partenaire pour cette émission. Bah oui, mais merci à vous de m'inviter. Merci d'avoir accepté ce partenariat.

Écoute, j'ai pas mal de questions à te poser sur ton organisation. Tu es le président du SER, le syndicat des énergies renouvelables. Qu'est-ce que c'est que ce truc ? Ce truc, c'est une association qui rassemble tous les gens qui ont quelque chose à voir avec la production d'énergie renouvelable. Alors, il y a des gros énergéticiens, IDF, Total, ENGIE, puis beaucoup d'entreprises moyennes, des PME, des cabinets de conseil, des cabinets d'avocats. Et puis aussi, de plus en plus, des structures qui viennent du monde des collectivités locales, parce que les élus locaux sont de plus en plus impliqués dans cette association d'énergie renouvelable. Ça fait beaucoup de gens très différents.

Des grosses boîtes, des petites, des collectivités. Ça fait 540 personnes et il faut trouver des positions communes au milieu de tout ça, c'est sympa. Alors, syndicat des énergies renouvelables, vous représentez qui ? L'éolien, le solaire ? Ça, je les ai. Mais il y a quoi d'autre ? Il y a beaucoup d'autres choses. Il y en a 12, en fait. On a 12 enfants. Il y a l'électricité, l'éolien, le solaire, l'hydroélectricité. Puis il y a des énergies renouvelables non électriques, comme la géothermie, le bois énergie, par exemple, le gaz renouvelable, ce genre de choses. Donc, parfois, en France, on réfléchit à l'énergie en pensant à l'électricité. Oui. Et puis, on vient directement sur le nucléaire.

On va en parler, j'imagine, tout à l'heure. Et on estime qu'on a résumé la situation à ça. En fait, c'est quand même un peu plus complexe que ça. Il y a beaucoup d'autres choses et c'est autant de potentiel pour demain. Vous agissez à quel niveau ? Assemblée nationale, Parlement européen, Média ? Je vais utiliser un mot, je ne sais pas si je peux, ici. Mais nous, on est un lobby. Ah, j'allais te demander. C'est ma question d'après. Ben voilà. Vous êtes un lobby. Ben oui, on est un lobby. Un lobby, ça veut dire qu'on essaie d'influencer sur la décision publique pour essayer de favoriser le développement des énergies renouvelables dans notre pays.

On agit auprès du gouvernement, on agit auprès du Parlement, on agit auprès de l'opinion publique. Et une émission comme celle-ci contribue à notre travail. Et puis, on fait aussi beaucoup de veille juridique pour nos adhérents. Et puis, on discute entre nous pour essayer de définir des positions. Mais notre fondamental, c'est défendre la place des énergies renouvelables dans la stratégie énergétique française. Et c'est facile à faire parce qu'on est tous, je crois, dans ce syndicat totalement convaincus que c'est incontournable pour la décarbonation de la planète et en tout cas de notre pays.

Mais quand tu as le mot lobby, tu as tout de suite l'idée de groupe de pression d'intérêts privés particuliers. À part opposition à l'intérêt général. Vous, pour vous ? L'intérêt général, il est mis en œuvre par les élus, par l'administration. Mais après, on peut défendre des causes d'intérêts général. Après, nous, on défend la cause et l'intérêt de nos adhérents, comme il y a plein de manières de le faire. Simplement, le mot lobby, il est un peu provoque en France. Parce qu'il n'est pas du tout habituel, mais ça existe dans toutes les démocraties.

Alors, parlons concrètement, sans forcément rentrer dans la question de l'électricité sur laquelle on reviendra, mais est-ce que les ENR peuvent nous aider à sortir des énergies fossiles ? Parce qu'aujourd'hui, nos sociétés sont extrêmement dépendantes des énergies fossiles. Oui, très dépendantes. 60% de la consommation finale d'énergie qu'on fait tous par notre action du quotidien, c'est des énergies fossiles. Donc, non seulement elles sont nécessaires, mais elles sont indispensables pour y arriver, sans énergie renouvelable. Et quel que soit ce qu'on va pouvoir faire en matière de nucléaire, on n'arrivera pas. Aujourd'hui, l'électricité, c'est 25% de ce qu'on consomme comme énergie.

Et sur ces 25%, mettons, au moins des trois quarts sont produits par le système nucléaire français. Même en poussant ça au maximum, on n'arrivera pas à compenser les 60% d'énergie fossile. Donc, il faut d'abord, et je voudrais que le rappeler, parce que c'est quand même important, il faut commencer par essayer de réduire notre consommation d'énergie. Parce qu'on ne peut pas continuer indéfiniment comme ça. Donc, vous n'êtes pas des productivistes éternels en disant qu'il faut plus d'électricité, plus de machins électroniques. Nous, on vend de l'énergie, mais on pense qu'il faudrait que les gens en consomment moins. C'est un peu particulier comme position.

Oui, mais c'est parce qu'en réalité, il faut consommer moins d'énergie et complètement transformer la nature de l'énergie qu'on consomme. Il faut enlever 60% de fossiles et le remplacer par quelque chose. Donc, ça fait pas mal de marge. Donc, on peut consommer beaucoup moins, tout en utilisant plus de nouvelles énergies, notamment les énergies renouvelables. Il y a une idée qui est assez répandue, qui est que les énergies renouvelables, ce ne serait pas viable pour faire marcher toute l'économie. On va écouter quelqu'un qui est très célèbre sur YouTube et qui marche très bien, qui s'appelle Jean-Marc Jancovici. Tu dois le connaître.

On l'écoute puisqu'il vous taille un costard, les énergies renouvelables. Prendre les paris avec qui veut, à la sortie de cette salle, que dans les 30 ans qui viennent, nous n'aurons pas 100% ENR, remplaçant tout ça par personne et même cette quantité en croissance. Donc, s'il y a des gens qui sont prêts à prendre le pari, je veux bien y aller. Et on n'y arrivera pas pour des raisons physiques. Donc, un monde 100% ENR, mais j'y reviendrai à la fin de cet exposé. C'est un monde dans lequel notre pouvoir d'achat, il est divisé par n'importe quoi entre 5 et 40. Donc, on peut très bien le faire. Il n'y a strictement aucun problème. Je veux dire, physiquement, on peut le faire.

Ça n'est sûrement pas un monde qui correspond à la situation économique actuelle. Jean-Marc Jancovici, le seigneur célèbre ingénieur qui est le patron du cabinet de conseil Carbone 4, qui défend la décarbonation de l'économie et qui, à chaque fois qu'il a l'occasion de le faire, taille un costard aux énergies renouvelables en rappelant ce qu'il vient de dire. Un monde 100% ENR, ce n'est pas possible. Alors, moi, ça m'arrive de croiser Jean-Marc Jancovici. Ça, ça date de 2019. C'est dingue-temps, elle fait un peu évoluer son discours. Et je pense que la situation n'est pas aussi radicale qu'est-ce qu'elle pouvait l'être en 2019.

Il y a des scénarios qui ont été faits qui montrent qu'on peut faire 100% de renouvelables. Mais, au fond, le sujet, ce n'est pas vraiment ça. Le sujet, c'est ce que je disais tout à l'heure. Comment on se débarrasse de ces énergies fossiles qui empoisonnent l'atmosphère, qui empoisonnent la planète et qui, vraiment, précipitent sa faim ? Il faut le faire avec toutes les énergies qu'on peut mobiliser. En France, on a du nucléaire. C'est bien. Profitons-en. C'est une base qui assure aussi une production abondante d'énergie décarbonée, mais que électrique. Donc, aujourd'hui, ça remplit moins du quart de nos besoins d'énergie. Donc, il faut développer d'autres choses à côté.

Et c'est bien en complétant les renouvelables et le nucléaire qu'on va y arriver. Et deuxièmement, je pense que, dans son discours, il y a l'idée des renouvelables électriques, surtout. Les éoliennes et les panneaux solaires. Mais les renouvelables, c'est beaucoup d'autres choses. C'est la bioénergie, c'est la géothermie. C'est toutes ces sources d'énergie qu'on peut combiner électriques, non électriques, avec le nucléaire pour arriver à composer ce qu'on appelle un mix énergétique. C'est-à-dire, en fait, une offre d'énergie décarbonée et suffisamment diversifiée pour que si une des sources, à un moment donné, a un problème, on ne se retrouve pas avec tout le système qui est en difficulté.

Tu as aussi l'idée qui est défendue par Jean-Marc Jorcovici que le renouvelable, c'est diffus, alors que le nucléaire, c'est pilotable, c'est immédiatement disponible et en permanence. Alors, la question du diffus, je l'entends. Il y a quelques centrales, il y a une vingtaine de centrales nucléaires en France, donc elles sont invisibles pour la plupart des gens. Alors que si on veut développer des installations d'énergie, elles seront un peu partout sur le territoire. Il va falloir des éoliennes beaucoup.

Mais en fait, aujourd'hui, l'essentiel de notre consommation d'énergie, je suis désolé de rabâcher ça comme un perroquet, mais c'est 60% d'énergie fossile qu'on ne voit pas du tout parce que c'est extrait et raffiné maintenant pour l'essentiel dans des pays ailleurs, où on exporte des problèmes de biodiversité, des problèmes de forage. C'est vrai qu'on n'a pas de puits de pétrole à côté de chez nous. Non, on n'en a pas. On a eu des idées. On en a toujours, je pense. C'est parmi les bonnes idées qu'on a. On sait qu'on est capable. On a un pays qui a des ressources géographiques qui permettent de développer beaucoup d'énergie renouvelable. Alors évidemment, ce n'est pas comme le nucléaire.

Ça a d'autres caractéristiques. Quand il n'y a pas de vent, une éolienne ne tourne pas. Quand il n'y a pas de soleil, le panneau solaire ne produit pas. Mais il peut arriver qu'il y ait du vent la nuit et qu'il y ait du soleil les jours où il n'y a pas de vent. Et puis tout ça, c'est sur l'ensemble du territoire. Et puis ça se combine avec d'autres ressources. Et aujourd'hui, on a les moyens de combiner tout ça. Et je crois que tous les gens qui ont vraiment travaillé sur ce sujet, et je pense Jean-Marc Jancovici lui-même également, sont bien conscients que c'est en combinant tous ces éléments qu'on va arriver à faire quelque chose. Je crois qu'en fait, vous avez le même discours.

C'est en combinant les deux. C'est un effort pluriel. Vous n'êtes pas contre le nucléaire. Ah, pas du tout. Ce matin, ce midi, on avait rendez-vous avec Bruno Le Maire. Et j'ai commencé en lui disant, je suis président du syndicat des énergies renouvelables et je suis pro-nucléaire. Alors, c'est un peu provocateur, mais c'est la réalité au sens où on a ce parc nucléaire. De toute façon, on ne va pas s'en débarrasser comme ça. Il est là. Il est là pour longtemps. Donc, il produit une énergie décarbonée. Profitons-en. Et ça permet d'autant plus de développer des renouvelables à côté.

Ça donne à la France la possibilité sans doute d'être parmi les premiers à espérer avoir une décarbonation complète de sa production d'énergie. Dans le chat, j'ai vu pas mal de questions sur les effets, sur la biodiversité. Les éoliennes, les panneaux photovoltaïques, ce n'est pas idéal non plus pour la protection de la biodiversité qui elle-même est en train de s'effondrer. Oui, mais quelle est la deuxième ou troisième cause d'érosion de la biodiversité ? C'est le réchauffement climatique. Donc, quand on installe un panneau solaire et une éolienne, on contribue à lutter contre le réchauffement climatique. Donc, on a une action globale et collective pour la biodiversité.

Alors, bien sûr, il y a un impact. Mais quoi que vous fassiez, vous construisez une maison, une route, un gymnase, un stade, un théâtre. Tout ça, ça a un impact sur l'environnement, ça a un impact sur la biodiversité. Donc, les installations d'énergie renouvelable sont astreintes à une réglementation extrêmement stricte, comme tous les autres équipements, et même peut-être encore plus, ce qui est un peu paradoxal. Donc, ils sont obligés d'être totalement exemplaires sur ce plan. Il y a des tas de systèmes qui existent, des bridages d'éoliennes. On mène des études autour des panneaux solaires.

Et puis, c'est tellement surveillé que les installations d'énergie renouvelable elles-mêmes deviennent un lieu d'observation et de documentation des effets sur la biodiversité des installations humaines. Qui avant n'existaient pas ? Mais moins, parce qu'on faisait moins de mesures. On est dans un paradoxe à développer des installations qui ont pour objectif de lutter globalement contre les émissions de gaz à effet de serre, le réchauffement climatique, et qu'on accuse de porter atteinte à la biodiv. Donc, c'est très surveillé. Il y a beaucoup d'études environnementales. Et à force, ça permet de documenter des choses qui permettent de vraiment relativiser ça.

Et ce n'est pas nous qui le disons, parce qu'on ne serait pas crédibles. C'est les organismes avec lesquels on travaille et on mène des études. Dans le chat, j'ai vu aussi des gens poser la question du contre-exemple de l'Allemagne, qui est sortie de l'énergie nucléaire et qui a davantage mis l'accent sur les ENR. Oui, c'est un exemple pour toi, l'Allemagne ? Un exemple ? On ne peut pas comparer deux pays, mais l'Allemagne a fait choix d'arrêter le nucléaire après l'accident de Fukushima, qui avait quand même à l'époque beaucoup choqué les gens, parce que ça avait fait apparaître quelque chose qui était une catastrophe majeure.

Alors, on peut l'analyser de différentes manières en matière de sécurité nucléaire. Et l'Allemagne a fait le pari à l'époque de constituer son approvisionnement énergétique avec du gaz en provenance de Russie et beaucoup de renouvelables. La partie gazière, on a vu ce que c'est devenu, la difficulté dans laquelle ça a mis l'Allemagne. Mais comme il n'y a pas de nucléaire en Allemagne, évidemment, les incitations à développer beaucoup de renouvelables ont été beaucoup plus fortes qu'en France, où ça n'apparaissait pas immédiatement très nécessaire. C'est quoi les énergies renouvelables les plus porteuses, les plus prometteuses aujourd'hui ? Mais en fait, toutes, j'ai envie de répondre.

Alors après, ça dépend de ce qu'on veut faire. Toutes à la même fois ? Parce que l'hydroélectrique, par exemple, on ne peut plus trop le développer. On a fait tous les barrages qu'on pouvait faire en France. Oui, je crois qu'il n'y a plus beaucoup de sites exploitables. Par contre, il y aurait moyen d'améliorer la production des sites existants si on pouvait faire des réinvestissements dessus. Mais ça, ça suppose de régler des questions juridiques avec l'Union européenne. C'est un peu technique. Là, je pense que tout le monde est d'accord pour essayer de trouver une solution à ce problème et de le faire.

Si on veut produire beaucoup d'électricité avec beaucoup de sécurité, l'éolien en mer, évidemment, est la chose qui est la plus massive et la plus spectaculaire. La France est en retard sur l'éolien en mer par rapport à nos voisins du Nord ? Elle est en retard sur l'Angleterre en particulier. Après, elle s'est dotée d'un programme extrêmement ambitieux avec un pacte éolien en mer qui a été signé. Et là, il y a une concertation en cours sur l'ensemble des façades. Il y en a quatre en France pour essayer de définir les endroits. On va pouvoir lancer des nouvelles appels de refs, installer des nouveaux parcs. Il y a beaucoup d'ambition.

Et là-dessus, le gouvernement a l'air très volontariste, souhaite avancer. Je crois qu'on peut faire la démonstration qu'on peut faire de l'éolien en mer massif et respectueux de l'environnement et efficace pour l'énergie. Et les hydroliennes. Les hydroliennes, voilà. Donc, c'est important aussi. Mais l'hydrolien, c'est moins spectaculaire parce qu'on fera beaucoup moins d'hydrolien que d'éoliennes. Une hydrolienne, c'est une éolienne à l'envers, si j'ose dire. Elle est sous l'eau et elle profite des courants. Il n'y a pas énormément de sites en France où on peut le faire. Mais il y en a un certain nombre.

Et on estime qu'aujourd'hui, il y a des installations pilotes qui ont été testées, qui ont démontré la maturité de cette technologie et qu'on peut le faire. Et c'est l'addition de ces petites choses, des gros parcs et des petites initiatives, y compris quand un particulier installe un panneau solaire sur son toit, qu'il installe avec de la géothermie quand il peut le faire près de chez lui. Tout ça, c'est l'addition de petits, grands et moyens gestes qui va nous permettre d'arriver au résultat. Est-ce que les incitations aujourd'hui, notamment fiscales, sont à la hauteur en France ?

Quand on veut mettre des panneaux photovoltaïques sur son toit, quand on veut changer sa chaudière, on est assez aidé, tu trouves ? Il y a beaucoup d'argent qui est consacré, notamment au titre de dispositifs comme MaPrimeRénov' pour accompagner les particuliers ou le fonds chaleur pour les systèmes collectifs. Après, pour installer des panneaux solaires chez soi, jusqu'avant la crise en Ukraine, les prix de l'électricité étaient relativement bas et n'incitaient pas forcément les gens à le faire, sauf par militantisme. Là, ça a un peu changé, même s'il y a un peu moins de tensions qu'avant sur les prix d'électricité.

Ce qui s'est passé, je pense que chacun se dit que ça peut quand même redéraper à un moment donné, et donc on a intérêt à le faire. Aujourd'hui, c'est un investissement qui peut s'amortir dans la durée. Ça a du sens. Après, ce n'est pas non plus à la portée de tout le monde. Ce n'est pas si simple et ça mériterait d'être encore un peu accompagné. Il y a des tarifs de rachat, en tous les cas, qui permettent de donner un équilibre économique à tout ça. Est-ce qu'on n'a pas un problème d'échelle dans nos discussions ? Parce qu'on parle de la France, on parle de ce que fait le gouvernement français, mais en réalité, le marché de l'énergie, il est européen.

L'enjeu pour les énergies est probablement plus européen. Est-ce que tu dirais que les ENR, c'est un enjeu européen ? Oui. En fait, l'énergie, c'est un enjeu européen. Pourquoi ? Parce qu'on est un continent. On est un ensemble de peuples qui ont chacun leur histoire, mais qui ont surtout une grande histoire commune, qui ont essayé de construire quelque chose après la Deuxième Guerre mondiale. Je crois que c'est important, par les temps qui courent, de rappeler ça. C'est un espace économique intégré. C'est une communauté, c'est un bien commun, en fait, cet ensemble européen.

Et la question de l'énergie, elle ne peut se traiter qu'à ce niveau, parce qu'en face, les grands acteurs de l'énergie, c'était les pays producteurs de pétrole, et puis c'est la plaque asiatique et toute la partie Amérique du Nord. Donc si on veut peser au milieu de tout ça, chaque État membre de l'Union européenne tout seul va avoir du mal. Par contre, ensemble, avec notre culture commune, on peut le faire. J'ajouterais que, pour ce qui concerne l'électricité, les électrons, aujourd'hui, ne s'arrêtent pas à la frontière. Les réseaux électriques européens sont très interconnectés, et heureusement, et je dirais, ça dépasse même l'Union européenne.

Quand les Russes ont envahi la centrale de Zaporizhia en Ukraine, l'Ukraine a pu résister en termes d'alimentation électrique, parce que dans l'urgence, on oublie ça parfois, mais on a réussi à raccorder son réseau électrique au réseau européen. Alors ça reposait sur des travaux qui avaient déjà été engagés, mais dans un temps record, sans que ça déstabilise rien du tout. Quand, en 2022, la France s'est trouvée en difficulté, parce que son parc nucléaire ne pouvait plus produire autant qu'avant, t'es content de, pour une année, se retrouver importateur d'électricité, bon, c'est pas génial d'importer, mais c'est super de pouvoir le faire quand même.

Donc, les réseaux électriques sont déjà un élément d'intégration très fort. Mais moi, je crois que c'est une communauté de... Vraiment, c'est un bien commun, cet espace européen. Il ne faut pas l'oublier, là, on a une émission spéciale sur les élections européennes. Ce n'est pas un espace de division, c'est un espace d'action commune. Au cœur du mandat d'Ursula von der Leyen, à la tête de la Commission, elle a placé la notion d'indépendance et d'autonomie stratégique au niveau européen. Tu dis, c'est quoi pour toi ?

Eh bien, c'est la capacité de ne pas être dépendant de ce que vont faire des pays, des puissances ou des blocs étrangers, et qui ne nous amènent rien à ne plus pouvoir maîtriser un certain nombre de choix. Or, l'énergie, c'est quand même à la base de beaucoup de choses. C'est ce qui permet aux gens de vivre au quotidien, c'est ce qui permet de produire, c'est ce qui alimente l'économie. Et c'est important d'avoir de la sécurité là-dessus. Par ailleurs, dans ce qu'elle a appelé le Green Deal, il y a le souhait également d'être exemplaire en termes de réduction des émissions de gaz à effet de serre, et d'essayer de travailler à l'échelle européenne pour pouvoir y arriver.

Donc l'Europe, c'est aussi important parce que c'est un espace de réglementation. Quand on dit ça, on dirait qu'on est dans la contrainte. Mais c'est un endroit où les États membres et les citoyens, je dis bien les États membres et les citoyens, prennent des décisions, donc le Parlement, le Conseil, prennent des décisions qui après s'imposent, ou s'ils ne s'imposent pas, donnent des directions qui restent opposables. Si ce n'est pas juridiquement, au moins ça fixe des objectifs, et on peut dire aux gens, attendez, vous en êtes tous par rapport à ces objectifs. En quoi est-ce que les ENR peuvent aider l'Europe à aller dans le sens de cet objectif de ne pas dépendre de ses voisins ?

Parce que les ENR, ce n'est pas importé. La production d'ENR, ça se fait sur le territoire. Une éolienne, elle produit, on ne va pas transporter l'électricité de l'autre côté de l'Atlantique. Les panneaux solaires, c'est la même chose. Faire du méthane, c'est à proximité des exploitations agricoles ou des centres de traitement des déchets des villes. Donc c'est de l'énergie qui est produite localement. Alors vous allez peut-être me dire que si on fait ça avec des panneaux solaires chinois ou des composants électroniques qui viennent de l'étranger, on a troqué une forme de dépendance pour une autre.

Mais c'est l'autre enjeu à l'échelle européenne, c'est de bien consolider et développer une industrie. Il n'y a aucune raison qu'on ne soit pas capable, à l'échelle de l'Union Européenne, de construire des usines pour fabriquer des panneaux solaires. Il n'y a aucune raison. Il y a un marché qui est gigantesque. Ce n'est pas très compliqué à faire sur le plan technique. Je ne veux pas sous-estimer le sujet. C'est juste une question de décider de le faire. Finalement, il y a 2-3 ans, personne ne pensait qu'on pourrait faire des usines de batteries électriques pour les voitures.

Et finalement, on a décidé de le faire parce que c'était essentiel pour la survie de l'industrie automobile européenne. Si on veut développer beaucoup d'énergie renouvelable, en particulier l'électricité et en particulier l'électricité solaire, qui est certainement le domaine dans lequel il y a le plus de potentiel de développement à l'échelle de l'Union Européenne, autant fabriquer les panneaux nous-mêmes. Tu dirais qu'on en est où, l'Europe, sur le chemin de cette autonomie stratégique en matière d'énergie ? On en est loin, on en approche, on accélère, on freine. Tu dirais ça comment ? L'Europe, c'est un gros truc qui est parfois un peu lourd et lent à manœuvrer.

Mais quand il y a urgence, elle est capable de réagir. On l'a vu pendant la crise Covid sur la question des vaccins. On l'a vu sur le financement du plan de relance. Et là, moi, j'ai vraiment l'impression que pour l'énergie et pour quelques autres filières stratégiques, elle est capable de prendre des décisions assez nouvelles. Pendant longtemps, l'Europe, ça a été un marché unique. Et ça s'est surtout fondé sur les règles de la concurrence. Là, il y a un règlement européen qui va être adopté fin avril par le Parlement. Ça s'appelle NZIA. Je suis désolé pour l'acronyme. Ça veut dire Net Zero Industry Act. C'est un peu la réponse à ce qui a été fait aux États-Unis.

Et pour la première fois, ça va permettre aux États membres de l'Union européenne de prendre des mesures pour faciliter la fabrication de composants de panneaux solaires, de composants d'éoliennes. Mais c'est vrai aussi dans d'autres domaines, dans l'électronique, dans l'intelligence artificielle, de le faire sur le sol européen en privilégiant ça dans des logiques d'achat public, dans de la commande. Et ça, c'est vraiment nouveau. Je crois qu'il faut aussi s'en rappeler à la veille des élections. Ça sert aussi à ça, l'Union européenne. Et ça pèse par rapport à l'OMC. Ça pèse par rapport à la Chine. Si on faisait ça nous tout seuls, on serait sans doute en difficulté.

Pourquoi est-ce que c'est arrivé si tard dans le débat européen, cette idée d'autonomie ? Pourquoi est-ce qu'il a fallu qu'on soit confronté au pire, à la guerre en Ukraine, pour que ce soit mis sur la table ? Eh bien, on a toujours une guerre de roi. Là, moi, je suis beaucoup plus vieux que tous les gens qui sont dans cette salle. Donc, je vais un peu faire le vieux con, comme on dit. Mais peut-être que si l'Union européenne avait réussi à se construire sur une logique de défense, d'industrie, après la Deuxième Guerre mondiale, on n'en serait pas là aujourd'hui. Sauf que ces tentatives ont un peu échoué. Elle s'est construite autour de l'idée du libéralisme et du marché.

Et pendant longtemps, ça a plutôt fonctionné, avec un certain nombre de dirigeants, mais ça a bien fonctionné. Jusqu'au moment où on s'est rendu compte qu'avoir beaucoup de relations commerciales avec un pays, ça garantissait pas forcément qu'il n'allait pas vous attaquer ou qu'il n'allait pas se montrer agressif. Mais en fait, on observe aujourd'hui le retour en force de la politique par rapport à l'économie. Ce qui n'est pas une mauvaise chose en soi. Moi, je trouve que c'est plutôt une bonne chose. Donc, ça redonne du poids aux politiques. Donc, si on veut, ça redonne du poids à la démocratie.

Pour ça, il faut encore envoyer au Parlement des gens qui ont des choses à porter et qui sont conscients de ça et qui ont envie d'utiliser l'Europe pour ce qu'elle permet de faire et pas pour la déconstruire. Je dis ça par rapport à quelques invités que vous aurez peut-être un peu plus tard dans cette émission. Ou pas. Ou pas. Quels sont les pays les plus avancés sur le plan des ENR en Europe ? Tu saurais nous dire ? Pas la France, en tout cas. Ah ouais ? Non, sérieux, on est à la ramasse. On est le seul pays de l'Union Européenne qui n'a pas atteint ses objectifs en termes d'ENR. Alors, on nous dira que c'est parce qu'on a été très ambitieux dans la manière de les fixer.

Mais enfin, c'était quand même le choix des Français de fixer ses objectifs assez hauts. Et je pense qu'on est un peu à la ramasse parce qu'il y a le nucléaire. Et que pendant longtemps... Ça a été notre parapluie et qu'on ne s'est pas préoccupés. Oui, parce qu'on s'est dit avec le nucléaire, on est tranquille. En fait, il faut bien voir quand même que ça fait plus de 10 ans que la consommation d'électricité n'a pas augmenté. Donc, on a un parc nucléaire qui est monté rapidement en puissance et qui satisfaisait une bonne partie des besoins avec les ouvrages hydroélectriques. Donc, on peut faire de l'énergie électrique renouvelable en plus, mais ça n'apparaissait pas comme une nécessité.

Et puis, il a fallu la crise en Ukraine pour faire apparaître brutalement que beaucoup plus de gens qu'avant comprennent qu'en fait, il n'y avait pas que l'électricité dans la vie. Et que si on voulait se débarrasser de ces énergies fossiles qui étaient encore la composante essentielle de notre consommation d'énergie, il allait falloir faire autre chose. Alors, il faut beaucoup plus d'électricité et donc, il faut du renouvelable. Mais les pays qui n'ont pas de nucléaire, ça fait plus longtemps que nous qu'ils se sont mis à développer du renouvelable électrique. Pour construire une éolienne et construire des panneaux solaires, des panneaux photovoltaïques, il faut dépenser de l'énergie.

On parle aussi de l'empreinte carbone qui est élevée des ENR. Qu'est-ce que tu as à répondre à ça ? Ça pollue de faire des éoliennes ? Ça pollue moins que de consommer du pétrole. Ça pollue moins que de consommer du pétrole. Alors, il y a des documents qui permettent de classer le bilan carbone des panneaux solaires, des éoliennes, des réacteurs nucléaires. Tout ça, ça s'amortit extrêmement rapidement. La dette carbone de ces équipements s'amortit extrêmement rapidement. L'Union européenne est engagée dans le pacte vert européen, le Green Deal.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait annoncé en grande pompe en 2020, quand elle a lancé le pacte vert européen, que l'Europe serait neutre en carbone en 2050. Où est-ce qu'on en est ? Et est-ce que les ENR peuvent nous aider là-dedans ? Les ENR peuvent nous aider. Et là, l'Union européenne est en train de... Déjà, cet objectif qu'on appelle Fit for 55, c'est-à-dire baisser de 55% à l'horizon 2030, est en train de réfléchir à des objectifs pour 2040, parce qu'il ne s'agit pas d'attendre 2049 pour essayer d'atteindre les objectifs qu'on s'est fixés pour 2050. Mais sans les ENR, on n'y arrivera pas. En fait, il faut...

Et juste avec le nucléaire, on ne pourrait pas ? Ah non, enfin, moi, ça me paraît impossible, compte tenu du coût, du délai, et du fait que de toute façon, on ne pourra pas tout couvrir avec de l'électrique. On n'est pas très fort dans la construction de nouvelles centrales nucléaires. Mais c'est normal, parce que ça fait longtemps qu'on a arrêté. On a été capable de faire un programme nucléaire à toute vitesse dans les années 70-80, avec une technologie américaine, une standardisation, et puis après, on s'est arrêté d'en faire parce qu'il n'y avait plus d'utilité. Si on veut le faire, c'est la perte du savoir-faire français en matière de filière nucléaire.

Mais ce qui peut être fait beaucoup plus vite, en attendant, et pas simplement en attendant, en attendant et pour plus tard, c'est des panneaux solaires, des éoliennes, parce que ça, ça va vite à construire. Ce qui est long, c'est les autorisations, c'est le développement des projets, mais une fois que le projet est autorisé, il faut un an, deux ans pour les grosses installations, et ça va beaucoup plus vite pour les petites. Donc, en fait, il faut du renouvelable.

Aujourd'hui, parce que le nucléaire ne pourra pas amener la solution à court terme, c'est un complément, mais surtout après, parce que les installations nucléaires actuelles, elles ont toutes été installées dans les années 80-90, et qu'on sait très bien que, même avant, vers 2050, toutes ces installations, elles seront arrivées en bout de vie, donc il faudrait les remplacer pour pouvoir maintenir la production nucléaire au moins au même niveau qu'aujourd'hui. Donc, ça, on sait certainement que ça ne suffira pas, sauf à vouloir enlever 75% de la consommation d'énergie qu'on a, ce qui paraît assez peu réaliste.

Et puis, il faut du renouvelable à côté du nucléaire, et il faut surtout transformer la manière qu'on a de consommer l'énergie et réduire notre consommation d'énergie. On est sur une planète finie, et on ne peut pas avoir une consommation infinie. Donc, il faut faire attention à ça. Il faut faire des efforts d'efficacité, il faut faire des efforts de sobriété, et il faut transformer notre demande. Et ça, ça fait aussi partie de notre boulot, d'essayer de dire, mais si vous prenez une voiture électrique, toutes choses égales par ailleurs, pour un même service de kilomètres parcourus, on consomme trois fois moins d'énergie. Donc, ça, c'est des choses qui permettent...

Pour le développement de la voiture électrique, l'électrification du parc automobile, pour toi, c'est une bonne nouvelle ? C'est une bonne nouvelle, à condition que tout le monde puisse le faire, et qu'on n'aille pas pointer du doigt ceux qui n'ont pas les moyens, en les traitant de mauvais citoyens, parce qu'ils n'ont pas une voiture électrique, qu'ils sont pollueurs. C'est un sujet. C'est pour ça que le gouvernement... C'était le droit des Gilets jaunes qui avait soulevé ça. C'était autour de la taxe carbone, mais c'est la même idée. En réalité, c'est un vrai sujet, ça, la question sociale, la question individuelle.

Les gens qui ont les moyens, et ce n'est pas trop compliqué pour eux de transformer leur manière de consommer. C'est ceux qui ont les revenus les plus faibles, pour qui c'est difficile, et qui sont plus dépendants, d'ailleurs, de moyens carbonés, pour qui c'est difficile de faire isoler un logement, c'est difficile de changer leur voiture. Donc c'est ces gens-là qu'il faut qu'on accompagne. Si on ne le fait pas, on n'aura que des oppositions. Et on va arriver à quelque chose de très populiste, et on va bloquer cet effort de transition. En fait, c'est ça qu'il faut faire.

Et il y a un rapport un peu technique, mais quand même bien fait, qui a été fait par Jean Pisani, Ferry, et Selma Mafouz l'année dernière, et qui chiffre un peu tout ça. C'est plusieurs dizaines de milliards d'euros, mais c'est des milliards d'euros productifs. C'est des choses qu'on dépense aujourd'hui, qui vont générer de la valeur, qui généreront des impôts ailleurs, et qui permettront de faire ces transitions, qui sont indispensables. Parce que si on ne les fait pas, le coût de l'inaction climatique, le coût de la dégradation du climat, et on commence déjà à l'observer, on voit ce que ça donne.

En France, pas besoin d'aller très très loin, il va être considérable quand les terrains s'affaissent, parce qu'il y a de la sécheresse, qu'il y a des inondations, que les falaises, tout ça, ça a un coût énorme. Alors il faut mettre les deux choses en balance. Le syndicat des énergies renouvelables, vous avez fait des propositions dans le cadre des élections européennes, qui auront lieu le 9 juin prochain. J'ai noté que vous proposiez de mettre en place un taux d'intérêt vert porté par la Banque Centrale Européenne. C'est quoi cette idée ? Eh bien, quand une banque finance un projet, et donc accorde un crédit, un entrepreneur, elle doit se refinancer auprès de la Banque Centrale.

Ceux qui ont fait des études économiques connaissent bien le mécanisme. Le taux avec lequel la Banque Centrale prête de l'argent à la Banque d'investissement, ça s'appelle le taux directeur, détermine le taux que la Banque va pratiquer à son client. Et en fait, ces banques centrales, elles ont ce pouvoir de taux, parce que ça permet de régler la politique monétaire et d'agir contre l'inflation.

Si on propose, enfin la proposition qu'on a faite, consiste à dire, dans certains investissements stratégiques, qui sont liés à la transition énergétique, eh bien peut-être que les banques centrales pourraient avoir un taux directeur beaucoup plus faible, qui permettrait d'abaisser le coût du crédit pour les investissements de la transition, qui sont des investissements du temps long. Qu'il s'agisse d'une centrale nucléaire ou de parc éolien en mer, le poids du taux d'intérêt dans le coût final de l'électricité produite, c'est considérable. Donc ça, ce serait quelque chose qui permettrait, sans que ça coûte d'argent à personne. Oui, c'est ça.

Il existe déjà des dispositifs pour, au niveau individuel, bénéficier d'abattements fiscaux lorsqu'on rénove son logement, par exemple, ou qu'on change de véhicule, etc. Là, l'idée, c'est de faire la même logique, mais au niveau industriel. Oui, c'est ça. Et surtout, ce n'est pas une dépense d'argent public au sens budgétaire du terme. C'est une façon d'agir avec le taux d'intérêt. C'est ça qui est intéressant. C'est une création monétaire, mais c'est incroyable.

C'est une création monétaire, mais si elle est ciblée sur une vingtaine de filières stratégiques, et ce n'est pas ça qui va déclencher l'inflation, et j'irais même un peu plus loin, si ça permet d'éviter que le maintien des énergies fossiles tout d'un coup fasse exposer les prix de l'énergie et donc l'inflation, parce que tout d'un coup, quelqu'un a fermé un robinet, et d'ailleurs, aujourd'hui, le gaz n'est pas très cher, parce que les Européens ont réussi à récupérer des approvisionnements, notamment des Etats-Unis. Supposons qu'à la fin de l'année... Je me souviens l'hiver dernier des boulangers qui n'arrivaient plus à faire choper l'argent. Absolument.

Et supposons qu'à la fin de l'année, là, aux Etats-Unis, arrive au pouvoir quelqu'un qui, dans un accès de je ne sais pas quoi, de provocation, décide de couper le robinet du gaz. Tout d'un coup, le prix va augmenter et on va se retrouver avec une inflation énorme qui n'aura rien de monétaire. Donc quelque part, cette action avec la Banque centrale, elle est aussi une manière indirecte. Alors je sais que ce n'est pas dans le mandat traditionnel d'une Banque centrale, mais c'est une façon de lutter contre l'impression. Non mais elle pourrait. Ce n'est pas dans le mandat traditionnel d'une Banque centrale, mais ça se discute, le mandat d'une Banque centrale.

Je dis ça pour deux amis de la Banque centrale qui n'aiment pas qu'on discute de ça. Dans ces propositions... Ils n'aiment pas que vous... Ils n'aiment pas qu'on fasse de façon indépendante. On peut avoir un usage politique d'une Banque centrale. Ça existe, c'est cohérent. Mais bref, c'est un autre débat. Dans les propositions que vous formulez, vous dites aussi qu'il faut, je cite, prendre en compte systématiquement les spécificités des régions ultra-périphériques. Ça veut dire quoi ?

Ça, ça veut dire qu'elles font partie de l'Union européenne, mais qu'elles sont dans des situations géographiques totalement déconnectées en matière de territoires où il y a ultra-périphériques, c'est outre-mer. Et donc, il faut tenir compte de ça. Et ça peut être aussi des endroits intéressants parce que, notamment en matière électrique, c'est des petits systèmes électriques complètement autonomes et on peut tester dans ces territoires ce que peut donner... Il n'y en a aucun d'eux qui est assez grand pour avoir justifié la présence d'une centrale nucléaire, par exemple. Donc, on peut faire des territoires qui sont autonomes en énergie renouvelable et tester les conditions pour y arriver.

Ça, c'est intéressant parce que ça peut après se développer à plus grande échelle, y compris sur la plaque continentale. Tout à l'heure, on va recevoir des candidats aux élections européennes du 9 mars prochain. Ce sera ma dernière question. Si tu devais leur poser une question, tu leur demanderais quoi ? D'abord, je leur dirais que, à mon avis, personne ne conteste le fait que les activités humaines contribuent au réchauffement climatique par l'émission de gaz à effet de serre.

Personne ne conteste non plus que la dépendance qu'on a aux énergies fossiles, outre d'être contributrice au gaz à effet de serre, et créer également une exposition très forte au risque, que donc il y aurait beaucoup de choses positives à tirer de cette transition énergétique. Et pourtant, on a l'impression qu'elle est vécue comme une contrainte et comme une difficulté.

Alors, j'aurais envie de leur dire comment est-ce que vous comptez faire à l'échelle de l'Union européenne où se définissent les grandes stratégies, où se définissent les grandes orientations pour réenchanter la transition énergétique et faire que, finalement, en se préoccupant de la fin du monde, enfin, en essayant d'éviter d'arriver à la fin du monde, on se préoccupe aussi de la capacité des gens à arriver à la fin du mois. Merci beaucoup, Jules Nyssen, président du syndicat des énergies renouvelables pour ceux du fort. C'était formidable. Un petit générique et on se retrouve juste après pour la suite de votre émission Backseat. Backseat, chers amis, merci le public. Bonsoir à vous.

Merci d'être là. Très heureux de vous retrouver sur le plateau de Backseat. On va parler de politique et je suis avec des personnes extraordinaires autour de ce plateau. Je suis avec Usul. Salut Usul. Bonsoir. Content de te retrouver Usul. On te retrouve sur Blast pour l'émission Rhinocéros qui sort chaque dimanche. Ça sort de ouf. Mais pas là. Pas ce dimanche. Ah, pas là. Non, là, il y a une semaine de break. En fait, c'est trois épisodes par mois donc forcément, il y a un break de temps en temps. Et là, on tombe sur le break au moment où je le dis. Mais on te retrouve un vendredi par mois dans une autre émission qui s'appelle La France a peur. Tout à fait. Bonjour sur Blast. Tout à fait.

C'est en stream sur la chaîne Twitch de Blast et la semaine dernière, on recevait dans une première partie Aurélien Sartou, le rapporteur de la commission d'enquête sur l'attribution des fréquences TNT, etc. Donc vous avez beaucoup entendu parler parce qu'il y avait eu Bolloré et Hanouna qui ont été reçus en commission. Et on a reçu en deuxième partie Clément Victorovitch pour parler de ces trucs rhétoriques, politiques, machin. Mais du coup, le replay sur la chaîne de Blast, c'est deux fois une heure quand même. Donc allez-y. Allez regarder ça. On a à bouffer, ça c'est cool. Oui. Donc très très cool. On est également avec Latifa. Salut Latifa. Salut. Très contente de te retrouver Latifa.

Très, comment va ? Écoute, ça va très bien. Je suis d'autant plus content de te retrouver que je vais beaucoup mieux. Latifa, tu es la directrice du mouvement.

32:22
Invité

C'est ça.

32:22
Présentateur

Que tu nous représentes encore une fois ?

32:23
Invité

Oui, c'est une organisation de mobilisation citoyenne et voilà, on agit sur des thématiques diverses mais toutes progressistes donc antiracistes, écologiques, sociales et voilà, on fait des pétitions, des outils en ligne pour permettre aux citoyens de se mobiliser.

32:37
Présentateur

Très très cool. On va être rejoint dans quelques minutes par Lorraine qui a un tout petit peu de retard et qui va nous rejoindre sur le plateau. Avant qu'on passe à l'actualité de la semaine, je vous rappelle que le mardi 26 mars a lieu un événement exceptionnel, c'est les deux ans du mariage de Latifa.

32:51
Invité

Et c'est vrai. C'est une vraie information.

32:53
Présentateur

Cette information est vraie mais du coup, tu vas rater ton mariage pour venir à la projection ?

32:56
Invité

Mon anniversaire.

32:57
Présentateur

Ton anniversaire de mariage, pardon.

32:58
Invité

Ça va. Mais effectivement, j'ai cédé à cette institution bourgeoise, c'est mon côté conservateur et du coup... Mais du coup, tu ne le faites pas. Je l'ai fait une fois mais je ne le faites plus. Non, mais j'y serai. Donc, ça montre à quel point je suis corporate et j'aime Backseat et je suis impatiente d'être au 26 mars pour découvrir le film.

33:15
Présentateur

Eh bien, ça me touche beaucoup que tu sois avec nous. Le 26 mars où MK2 Bibliothèque à Paris aura lieu l'avant-première du film, du documentaire Backseat l'année 2023, l'année où tout s'est embrasé. Vous pouvez acheter vos places. Il en reste qu'une quarantaine, je crois, sur le site de MK2. Vous aurez le lien dans le chat et dans la description de cette vidéo. Je vais peut-être pouvoir venir finalement. Mais j'ai cru comprendre et j'en suis très heureux que tu puisses venir. Mais juste à la soirée d'après, moi. Oui, voilà.

Après le film, après la projection, on se donne rendez-vous dans un bar à Paris qui s'appelle Le Gourou qui va nous accueillir en nous faisant notamment un burger spécial Backseat. J'ai très, très hâte de voir à quoi ça va ressembler ce truc. Vous pourrez vous faire dédicacer aussi le livre de Léa Chamboncel. Vous pourrez l'acheter sur place aussi et vous pourrez acheter la magnifique gourde Backseat. On en a des exemplaires qui pourront être vendus sur place. Puis on va surtout boire des coups et faire la teuf. Il y a un moment, c'est aussi pour ça qu'on a réservé ce bar. Chers amis, on va commencer les sujets de la semaine.

Mais avant ça, et c'est une grande première dans Backseat, vous allez voir comment c'est très bien écrit comme émission, pour introduire nos discussions, on va commencer par une séquence que vous attendez toutes et tous. C'est parti pour le PowerPoint de Vincent. Je n'ai pas compris, tu m'as stressé. Ah, tu as cru que j'allais annoncer autre chose ? Oui, oui. Et puis moi, j'étais prêt et tout. Mais j'ai vu que tu étais prêt, c'est pour ça que je t'ai fait rentrer direct. Non, mais cette émission est très bien réalisée, ce sont des professionnels. Je remercie d'ailleurs toute l'équipe pendant que tu testes ton HDMI, est-ce qu'il marche bien ? On va voir ça dans une seconde.

Moi, je n'aurai pas le plaisir d'être avec vous la semaine prochaine. Oui, tu ne pourras pas le voir. Voilà, je suis désolé, c'est une obligation, c'est par pure tradition de l'amour que je porte avec toi. Tu fêtes les deux ans de mariage de Latifa, c'est ça ?

34:53
Invité

Je l'envoie à ma place.

34:57
Présentateur

Non, non, non, voilà. Donc, je suis désolé par avance, mais j'ai hâte de voir le documentaire. Vous allez bien ? Oui, et toi ? De quoi tu veux nous parler cette semaine ? Cette semaine, pendant qu'on s'écharpe un peu autour de textos, de discussions qui évoquent un chien transformé en kebab, visiblement... Oui, c'était bien ça. Eh bien, on passe à côté d'un vrai feuilleton, d'une vraie histoire passionnante qui se passe notamment à l'étranger. Je ne sais pas... Oh mince ! Je suis désolé. Je l'ai vu hier soir. Je l'ai vu hier soir. La bourde.

Je me demande comment cette slide dans la promotion d'un documentaire sur lequel j'ai travaillé et qui est disponible depuis hier sur Amazon Prime Vidéo, s'est glissé dans ma présentation. C'est vraiment... C'est très étrange, c'est très étrange. C'est pas professionnel, je suis désolé. Mais tu es pardonné. Non, mais moi, les soucis techniques, c'est toutes les semaines. Vraiment, pardon. Non, en vrai, comme je suis un journaliste sérieux, je ne vais pas parler d'un sujet. Oui, raconte-nous cette histoire. Oui. Quoi ? Oui, vas-y, raconte-nous. Mais alors, on en a parlé la semaine dernière. Ah merde, on a fait une super émission Backseat la semaine dernière.

Je vois qu'elle est très impliquée dans le lore Backseat. Merde, je ne suis pas à jour. Non, mais en tant que journaliste sérieux, je voulais vous parler d'un sujet quand même assez sérieux cette semaine. Je voulais vous parler de la guerre qui se déroule un petit peu contre TikTok actuellement aux Etats-Unis et que beaucoup d'élus veulent interdire. Alors, c'est vrai qu'imaginer un pays comme les Etats-Unis sans TikTok, je ne sais pas, c'est imaginer la France sans baguette. Enfin, je ne sais pas, il y a un truc un peu qui ne clique pas dans ma tête.

Et comme il se passe énormément de choses en vrai et presque de façon quotidienne et que ça nous concernera peut-être nous aussi un jour, un pauvre addict de TikTok, de chiens mignons ou de mèmes autour de Dune 2. D'ailleurs, dans Dune, Usul. Ouais, je l'ai vu. Ouais, tu savais. C'était bien. Drôle, Usul. C'était vachement bien. Comment j'ai légende à ça. Ah, il s'était fou, les gens, il s'était fou. Rive droite, enfin, en tout cas, c'était génial. Et voilà, je voulais quand même vous poser une question, enfin, vous poser et tenter d'y répondre moi-même, en fait. Est-ce que TikTok va vraiment être interdit aux Etats-Unis et un jour, peut-être, même en Europe ?

Parce que, voilà, il se passe quand même pas mal de choses. Alors, évidemment, comme d'habitude, il y a un petit retour en arrière qui s'impose. On renvoie en 2020, le Covid nous enferme chez nous et il y a beaucoup de gens qui trouvent refuge sur Internet. Donc, on a beaucoup parlé de Twitch, parce que Twitch a vraiment explosé. Mais TikTok aussi, ça a été assez énorme. Et souvenez-vous, c'est à cette époque-là, on avait le droit à ce genre de vidéos dans notre timeline. Françaises et Français qui ont été testés positifs. Donc, le virus repart encore plus fort. Donc, nous devons être vigilants, nous devons prendre soin les uns des autres en ce moment de fête.

Donc, vraiment, j'en appelle à chacune et chacun d'entre vous. Je compte sur vous. Faisons le maximum. Personne n'est à l'abri de ce virus. Personne. Et donc, nous allons tous ensemble résister. Le vaccin va arriver. Nous allons continuer de nous organiser. Je reviendrai vers vous très vite. Bon courage. À brèche ! À brèche, frère ! À brèche, frère ! C'est TikTok à la ref. Ouais, là, c'est sûr, ça ne fait pas de la box, là. Et moi, mais ce visage, il m'a traumatisé. Ça me hante presque autant qu'un autre visage. Ah, vous savez de quoi je parle. Vous savez de quoi je parle. Ça faisait longtemps. Il fallait que je le replace. Il fallait que je le replace. Non, voilà.

Bref, TikTok devient, donc, avec le Covid aussi, très mainstream. Il prend toujours plus de place dans la société, dans les médias et donc dans le monde politique. Sauf que TikTok, ce n'est pas une application américaine et ça appartient à une grosse entreprise chinoise qui s'appelle ByDance. Et parce que ByDance est chinoise, il doit y avoir en son sein un comité composé de membres du gouvernement communiste chinois. Et ça, forcément, pour les Américains, ça crée un climat d'inquiétude assez prononcé. Dès fin 2019, des élus américains demandent des enquêtes et l'Américaine décide d'interdire son usage sur les téléphones de ses employés.

Et à l'été 2020, en pleine pandémie, Trump lance une croisade contre l'application alors que l'Inde avait déjà décidé de bannir l'application dans son pays. Le président américain aimait l'idée d'un ban à cause... Alors, pas à cause des risques de collecte de données. Est-ce que vous savez pourquoi il avait décidé de bannir l'application à l'époque, au départ ? Je suis tellement pas dans sa tête à Trump. Grand bien te fasse. Je sais pas, c'était quoi sa raison ? Tout simplement pour punir la Chine après l'épidémie de Covid. Vraiment, genre, en mode... Le Covid, là, ok, je vais faire un lien dans ma tête, on va punir TikTok. Vraiment. The Chinese virus. Very bad. Very bad. Aucun rapport.

Aucun rapport. Un move de bébé Kadom. Vraiment. Et je trouve qu'aujourd'hui, on oublie vraiment ce que Trump était comme président. Et visiblement, vu les sondages récents aux Etats-Unis, beaucoup d'Américains ont oublié aussi. Alors très vite, Trump veut que Biden vende TikTok et donne même plusieurs ultimatums à la Chine. Il y a eu plein de rebondissements et de particularités liées à la politique américaine. Mais en gros, c'était un vrai bordel pour le coup. Mais pour résumer, il y a un deal qui a fini par être mis en place avec une société américaine pour essayer de garder les données sur leur serveur, sur le territoire américain en majorité. Et on n'en avait plus trop entendu parler.

Et avec la défaite de Trump, on se disait, bon, le sujet, il est un peu clos. Mais les parlementaires américains, ils ont continué de demander des enquêtes. Et on a appris, notamment, que plusieurs employés TikTok avaient espionné des journalistes américains pour retrouver des sources. Donc ça, ça a fait un gros, gros scandale. le gouvernement Biden a décidé de bannir l'application des téléphones de ses employés. Et malgré l'audition du CEO de TikTok, qui a tenté de rassurer les législateurs à plusieurs reprises, la méfiance était quand même toujours plus forte.

Au point où le Montana a même décidé l'interdiction totale avant d'être retoqué, logiquement, puisque ça posait des soucis en matière de liberté d'expression, globalement. Ce qui nous amène donc à ce nouveau vote qui a eu lieu il y a quelques jours à la Chambre des représentants, qui relance un petit peu tout le dossier. Le texte de loi, il a été adopté avec une majorité de 352 voix sur 4132 élus. C'est quand même énorme. Et ça n'interdit pas forcément TikTok en soi pour l'instant, mais ça obligerait Bytence à vendre l'application sous 180 jours, ce qui a un délai ultra, ultra court. Pour créer une filiale ? Pardon ? Pour créer une filiale ? Parce que couper les liens avec la maison mère.

Oui, c'est ça. Et en fait, en gros, faire rentrer des capitaux américains pour assurer un contrôle, etc. Et donc, si ça n'arrive pas, l'application pourrait être interdite des stores Apple et Google. Et même si un tel scénario, ça semble quand même assez compliqué à être mis en place, les opposants à cette hypothèse se font de plus en plus pressants. Il faut savoir que TikTok, ils ont dépensé ces dernières années plus de 20 millions de dollars en lobbying à Washington et que son CEO, donc je vais essayer de prononcer au mieux, j'ai demandé à mon frère qui a fait des études de chinois pour me prononcer au mieux son nom, mais c'est Zhou Zhou, j'espère que je prononce bien.

Il a pris la parole dans un TikTok, évidemment, pour défendre l'application, un TikTok qui a été vu des dizaines de millions de fois. Il affirme même que ça va donner plus d'hégémonie à d'autres réseaux sociaux, on pense à Meta, évidemment, et couper des revenus pour beaucoup d'entreprises et de créateurs de contenu. Et il ne l'a pas dit, évidemment, mais si TikTok est banni aux Etats-Unis, ils ont énormément à perdre avec ce marché. Et l'application, ils ont même encouragé leurs utilisateurs à interpeller leurs élus.

Il y a une journaliste qui avait expliqué qu'elle avait ouvert son application TikTok un jour et il y avait un pop-up qui lui disait appelez votre représentant tout de suite pour défendre TikTok. Ça me rappelle un petit peu tout ce qui s'était passé aussi avec l'article 13, YouTube, etc. Mais là, c'est une méthode quand même de lobbying assez agressif qui engage les utilisateurs directement. Et évidemment, il y a plusieurs créateurs de contenu qui sont allés manifester à Washington ou des TikTokers au Capitole, etc. Et c'était assez impressionnant. Et il y en a un qui a parlé et il a dit une phrase assez intéressante. J'aimerais qu'on l'écoute.

42:51
Invité

Les protestants ont pris à Capitol Hill le soir en soutien en soutien de TikTok. Vous avez des concernements sur la Chine qui s'est passé dans les phones ou les risques de sécurité de la Chine ? Absolument pas. Si j'avais des concernements sur la Chine, j'aurais les mêmes concernements sur la Chine en Amérique sharing and selling our data, too.

43:12
Présentateur

Alors, voilà. Oui, mais du coup, les deux, du coup. Voilà, du coup, les deux. Et bon, j'ai bien aimé le petit tacle un peu à la jugulaire, etc. Et puis, on pense évidemment à Edward Snowden et tout ce qui s'est passé avec l'ANESA, tout ça, tout ça. Effectivement, c'est pas rien. Et quand on prend un peu de recul sur le sujet, on se dit qu'ah oui, quand même. Et en tout cas, le texte pourrait de toute façon concerner d'autres applications et Joe Biden a dit qu'il signerait la loi si le Sénat vote à son tour. 80 ans n'est clairement pas connu pour une coolitude ou un flow ou une capacité à faire des trains TikTok.

Il s'est lancé sur TikTok il y a quelques semaines à peine et il nous a offert évidemment du contenu de qualité. Vous vous en doutez.

43:53
Invité

Ça va être très long là aussi. Donc voilà,

44:21
Présentateur

c'est très long. Non mais c'est très long. Mais c'est pas vos grands-parents sur les réseaux sociaux. Donc voilà, on a un président qui veut à la fois interdire TikTok mais qui a rejoint TikTok pour en plus faire des vidéos vraiment pas ouf. Et il y en a beaucoup qui lui reprochent de vraiment trop se focaliser sur Trump, de ne pas parler assez de son programme et des Américains et évidemment d'occulter beaucoup ce qui se passe en Palestine puisqu'on le sait sur TikTok il y a énormément de discussions autour de ce qui se passe là-bas. Mais de toute façon Biden il n'a pas le choix parce que faire des TikTok c'est indispensable dans une année électorale.

En novembre prochain il va viser un second mandat et pour allier les Américains à sa cause il a désespérément besoin des réseaux sociaux et TikTok en particulier comme ça peut être Facebook il y a quelques élections de ça. Et les Américains en plus en âge de voter ils sont très présents sur l'application il y a 62% des 18-29 ans qui disent utiliser la plateforme. Donc c'est un vrai sujet et même Trump il a complètement retourné sa veste à propos de l'application il a longtemps présenté ça comme un ennemi des Etats-Unis mais lui aussi il a désespérément besoin des électeurs et d'Internet qu'il avait déjà bien aidé en 2016.

Après alors apparemment selon certaines personnes il a pris cette décision peu de temps après avoir rencontré un gros donateur des Républicains qui lui aussi a des parts dans TikTok donc bon il s'est dit voilà si je pouvais changer d'avis c'est pas grave et tout voilà du Trump un petit peu tout craché. Sachant en tout cas que le Sénat semble avoir l'envie de prendre son temps et de ne pas rusher le sujet parce que comme l'a dit Sarah Jacob de la Chambre des représentantes pas une seule chose que nous avons entendue durant ces briefings classifiés était unique à TikTok ce sont des choses qui arrivent sur chaque réseau social et c'est vrai je pense que c'est important de le rappeler.

Un mot aussi sur l'Union Européenne parce que voilà on peut se demander est-ce qu'on risque de profiter des TikTok un peu cringe de Bruno Le Maire encore longtemps il en a fait un sur Dragon Ball récemment pour rendre hommage à Akira Toriyama et vraiment j'aurais pas soupçonné je voyais plus amateurs de littérature classique Harlequin tout ça voilà ce genre de choses pas forcément de manga voilà mais bon en tout cas il y a bien une enquête qui a été lancée récemment par la Commission Européenne pour manquement en matière de protection des mineurs notamment via son algorithme et le fameux effet terrier de lapin ou rabbit hole vous le connaissez je pense plutôt comme ça cette expression mais pour l'instant donc il n'y a pas de ban prévu on va pouvoir donc continuer à profiter des blagues d'Adèle sur son TikTok des montages de PEMF ou de certains TikTok un petit peu rigolo d'un certain Vincent d'Internet voilà je dis ça au hasard on peut regarder pas toi Vincent pas toi ça a été pris en deux prises franchement en deux prises merci beaucoup bonne soirée prenez soin de vous merci beaucoup Vincent pour ce peu un point exceptionnel merci beaucoup Vincent pour ce peu un point exceptionnel on accueille Lorraine qui nous rejoint sur le plateau qui est arrivée entre temps salut Lorraine sous vos applaudissements incroyable

47:25
Invité

non mais toi là-bas

47:26
Présentateur

hop là Lorraine comment tu vas Lorraine ?

47:32
Invité

ça va mis à voir que mon TER était en retard mais sinon ça va

47:35
Présentateur

écoute on a vu ça c'est pas très grave t'inquiète pas tu es journaliste Lorraine spécialisée en histoire et en politique et tu es la cofondatrice de l'association La Cité des Chances ouais

47:43
Invité

exactement et on fait en sorte que les jeunes de banlieue s'intéressent à la politique en gros en très bref

47:49
Présentateur

cool très très cool alors est-ce que vous avez des réactions sur la chronique de Vincent c'est un peu flippant c'est gouvernement qui essaye de s'en prendre à des applications ou alors au contraire c'est plutôt flippant c'est gouvernement qui via des applications mène des opérations d'espionnage déjà il y a un truc moi ce que j'ai lu aussi c'est que TikTok est aussi soupçonné de ne pas foutre les mêmes algos selon les pays et de nous foutre des trucs plus abrutissants à nous qu'aux chinois apparemment non c'est pas si t'as pas entendu ça j'ai entendu le même mais j'ai entendu le debunk derrière aussi disons que c'est n'importe quoi ils disent que c'est n'importe quoi TikTok en Chine c'est éducatif alors que chez nous c'est pour nous abrutir et que du coup ce serait une tentative oui c'est ça il y aurait plus de contenu éducatif chez eux et nous plus de trucs débiles plus de trucs débiles pour nous abrutir collectivement et que ce serait une espèce de stratégie c'est un peu complotiste non ce serait du travail bien fait je veux dire je ferais la même chose l'idée de la volonté d'un état d'abrutir la population d'un autre état via une application mobile pour les jeunes je sais pas moi ça me paraît crédible j'aime bien ça comme théorie moi Latifa Lorraine

48:51
Invité

moi déjà je serais débité parce que je passe ma vie sur TikTok ah ouais

48:56
Présentateur

pour sociétérise

48:57
Invité

ouais franchement depuis le Covid je me suis découvert tiktokeuse j'ai même poussé du coup la fondation pour les moyens d'esclavage à se mettre sur TikTok et à poster les portraits qu'on faisait notamment de personnalités afrodescendantes qui ont marqué l'histoire de France en vidéo puisque clairement quand j'en regardais les stats c'était très vieux très universitaire etc donc on s'est dit voilà donc ouais franchement si c'est le fait que ce soit interdit aux Etats-Unis enfin si ça si ça arrive à être interdit ça présume rien de bon je trouve pour nous parce que déjà il y a pas mal d'Unions Européennes qui dénonçaient en fait la fuite de données sur TikTok ils ont d'ailleurs interdit leurs fonctionnaires de les utiliser sur leur téléphone donc voilà quelle place on aurait nous en tant que français quel avion on aurait sur TikTok je sais pas trop mais ouais ça présage rien de bon parce que je trouve que parfois on est un peu des suiveurs des Etats-Unis on va pas se mentir

49:58
Présentateur

non je sais pas autant je peux comprendre les règles de restriction d'usage d'une application pour les militaires déployés sur des théâtres d'opération pour des fonctionnaires dans un certain nombre d'administrations je peux comprendre que les gens du ministère de la Défense on leur reste pas à installer n'importe quoi sur leur téléphone

50:14
Invité

il y a des journalistes aussi du coup

50:16
Présentateur

alors je suis pas pour que l'Etat dirige que les journalistes sont dans leur téléphone je suis pas franchement de ce genre là mais j'ai beaucoup plus de mal à comprendre le côté en population générale c'est à dire la crainte qu'il y ait de l'espionnage en population générale en plus les Etats-Unis pardon mais avec la NSA c'est les premiers espions à espionner toute la population il y a une espèce d'hypocrisie un peu bizarre

50:38
Invité

oui c'est ça c'est qu'en plus je pense que s'ils voulaient contrer ça aussi ils pourraient le faire enfin bref c'est marrant sans être encore une fois complotiste mais après ça c'est juste une partie de ce genre

50:48
Présentateur

et bien on est complotiste ce soir allez

50:50
Invité

non pas moi mais oui c'est un peu ce qu'on montre mais c'est toujours intéressant c'est l'histoire des réseaux sociaux appliquée à la géopolitique finalement et aussi de voir est-ce qu'en fait on se dit quand le monsieur que Vincent a montré quand il disait oui mais en fait les Etats-Unis le font déjà mais est-ce qu'on a pas un petit truc de suspicion parce que la Chine et parce que voilà on est toujours

51:14
Présentateur

mais à raison faut se méfier des espions chinois moi j'en parle souvent j'ai déjà rencontré des espions chinois c'est vrai t'as déjà rencontré les espions ils sont comment je vais pas développer d'accord ok non mais en fait les chinois ils gardent quand même beaucoup la main sur leurs expatriés étudiants ou je sais pas quoi ils leur demandent un peu des comptes de temps en temps et on pense aussi aux ouïghours par exemple qui seraient venus en France faire des études ou je sais pas quoi pareil ils gardent aussi un peu la main sur leur famille de manière générale accumuler toute cette data sur TikTok leur donne aussi un pouvoir une emprise pourquoi pas des renseignements sur ce qui se passe sur le pays donc y compris en France et en effet les journalistes oui les journalistes pareil ça peut leur donner un levier en fait sur les journalistes on continue trouver leurs sources et tout on continue la discussion avec une tribune qui est sortie cette semaine en France dans le Figaro le Figaro Vox en l'occurrence c'est l'ancienne ministre de l'éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem qui a proposé un rationnement d'internet elle propose de rationner internet pas plus de 3 gigas par personne et par semaine pourquoi ?

parce que selon elle internet aggraverait la plupart des problèmes de la société je la cite tous les grands sujets écologie, discrimination, inégalité, harcèlement, éducation, savoir et culture sont liés à internet ce dernier il est moins souvent une solution qu'un facteur aggravant du coup elle pose la question avons-nous tant besoin d'internet que cela et elle propose donc cette proposition assez radicale de rationner carrément internet quelle vision d'internet est-ce qu'elle nous donne Najat Vallaud-Belkacem ?

52:48
Invité

j'ai envie de parler comme une vieille politique qui dit elle pose les bons problèmes elle donne pas la bonne solution c'est vrai mais en vrai c'est ça en fait tout son constat il est ré voilà il n'y a pas je pense qu'on peut pas le contredire en étant complètement honnête et de bonne foi et après c'est juste sur non mais rationner à 3 gigas ça n'a pas de sens surtout quand même c'est quand on reprend l'argument écologique c'est-à-dire qu'aujourd'hui je crois que les uges du numérique c'est 2,5% de l'empreinte carbone en France donc c'est pas non plus énorme c'est plus la fabrication de ces outils qui est un désastre écologique et après en fait c'est juste comment on éduque aussi les plus jeunes aux écrans quel investissement on met dans l'éducation aux médias l'éducation aux réseaux sociaux au sein de l'éducation nationale comment on apprend parce que de toute façon ça prendra encore plus de place à l'avenir mais comment on prépare les générations suivantes mais on va pas clairement enfin je me vois pas alors c'est complètement une dystopie demain de dire allez t'as eu tes 3 gigas

53:43
Présentateur

comme à l'époque d'Armel ou frauder des gigas t'as plus de crédit sur ton téléphone bah tu téléphones plus non mais alors on pourrait un peu facilement surtout ici sur Twitch balayer d'un revers de main cette proposition de la Jade Valakassem en disant que c'est n'importe quoi et qu'elle est toute seule à penser ça en fait elle est pas toute seule à penser ça ça monte jusqu'au sommet de l'état Emmanuel Macron dans sa conférence de presse de rentrée en janvier dernier avait lui aussi dit qu'il allait mener une action résolue avec le gouvernement pour le temps d'écran il y a trop on passe trop de temps devant les écrans le temps d'écran c'est important etc et ils ont filé du pognon et du pognon à l'éducation nationale pour qu'ils achètent des tablettes à Microsoft pendant des années et là ils sont en train de dire n'y a rien c'est les collectivités locales mais je vois ce que tu veux dire mais non je vois ce que tu veux dire et puis il y a une hypocrisie tenant des discours qui visent à les limiter mais en même temps

54:31
Invité

oui elle le dit ça que de toute façon elle-même utilise beaucoup les réseaux sociaux d'ailleurs elle taxe les élus elle taxe les élus

54:36
Présentateur

elle taxe les élus qui cessent de tomber dans le piège de tous ces élus qui tonnent contre la jeunesse et sa dépendance aux écrans mais se ruent sur leur téléphone au cours des séances à l'Assemblée au Sénat ou ailleurs ça je suis assez d'accord avec elle je suis assez d'accord avec elle sur le discours anti-jeune qu'on entend de la bouche de beaucoup d'élus ou beaucoup de responsables politiques et qui derrière sont les premiers à aller s'amuser sur TikTok mais d'ailleurs elle le dit elle l'admet elle dit nous avons un problème elle aussi mais j'allais dire comme Latifa moi c'est à dire vraiment on voit très bien que dans les foyers où on veut donner où on a le temps de donner où on sait comment donner une bonne éducation aux gamins pour qu'ils réussissent etc il y a déjà des privations d'écran je veux dire les classes supérieures en fait savent déjà un peu faire le font déjà un petit peu la question en effet c'est celle de l'éducation c'est que fait l'éducation nationale est-ce qu'il y a des cours d'éducation en effet aux médias des cours d'éducation il va falloir éduquer il va falloir éduquer les parents il va falloir éduquer les enfants c'est à dire que même pourquoi pas en effet apprendre aux parents en fait voilà il y a des retards commence à y avoir des retards cognitifs des retards linguistiques parce que les écrans très tôt ça fait beaucoup de dégâts mais pas seulement parce que le gamin regarde l'écran mais aussi parce que les parents regardent l'écran et que ça a diminué au fur et à mesure le temps d'échange de dialogue pendant lequel les gamins vont apprendre à parler en fait et à parler correctement donc la question il va falloir éduquer tout le monde pas seulement les enfants et pas seulement en privant d'écran il va falloir repenser un petit peu ouais un petit peu tout ça moi je suis un grand défenseur des cours d'éducation aux médias j'en ai fait moi-même j'ai été formateur militant quand j'étais lycéen et étudiant donc je cracherai jamais là-dedans je constate qu'il n'y a pas de pognon je constate qu'il y a de toute évidence pas de pognon et puis que par ailleurs sur la limitation du temps d'écran c'est beaucoup à la maison que l'écran pose problème plus que sur le temps scolaire parce que sur le temps scolaire les jeunes ils n'ont pas le droit au portable dans les couloirs de toute façon et non pas dans les classes et parfois dans les couloirs ça dépend des établissements mais comment est-ce que tu fais comment est-ce que l'éducation nationale pourrait limiter le temps d'écran à la maison ça devient compliqué enfin ça devient compliqué ce serait nécessaire effectivement que toute la communauté éducative les parents compris soient partenaires de cette régulation Lorraine

56:37
Invité

mais moi je suis étonnée pour justement une ancienne ministre de l'éducation d'être et en plus classée à gauche bon ça se discute d'être là en direct à l'interdiction le rationnement plutôt que de prôner une éducation enfin moi c'est vraiment le truc qui m'a frappé en premier enfin je trouve ça vraiment étonnant et je sais pas trop

56:57
Présentateur

tu écoutais Ségolène Royal non mais oui y compris à gauche des discours anti-jeunes ça existe pour le coup Najat Abelkacem je la connais pas je constate qu'elle a été ministre pendant de nombreuses années peut-être que ça l'a déconnecté d'internet qu'elle est passée complètement à côté de la culture web parce que nous aussi on est des enfants de la culture web moi quand tu me parles d'internet je vois pas ça comme un danger je veux d'avoir ça comme un formidable espace de créativité extraordinaire avec des gens qui me font rire des gens qui m'émeut oui mais comme la télé tu vois la télé c'est super des fois il y a des grands films il y a parfois de bonnes émissions on peut regarder c'est ce soir et pour autant et pour autant des gamins de trois ans mis devant la télé avec un DVD parce que t'as pas le temps aussi et que tu sais que ça va l'occuper et bah ça aussi ça provoque aussi des retards la question c'est aussi celle du temps libre est-ce qu'on a encore le temps de s'occuper de nos enfants correctement est-ce qu'on a encore l'énergie de s'occuper de nos enfants correctement est-ce qu'on est pas embouffé aussi par et bah voilà peut-être la semaine de 30 heures la semaine de 30 heures ça pourrait être aussi une réponse plus de moyens pour l'éducation nationale plus de temps pour s'occuper de ses enfants voilà c'est ça la question c'est pas la question on va pas couper les gigas aux gens si je me fais l'avocat de Najad Obal Kassem il y a aussi un truc qu'elle ne soulève pas dans sa chronique dans sa tribune pardon c'est la question énergétique les émissions de gaz à effet de serre provoquées par le numérique sont estimées entre 3 et 5% des émissions globales je rappelle que les avions c'est 3% donc on est à peu près dans les mêmes ordres de grandeur que l'avion donc est-ce qu'il ne faudrait pas limiter le temps d'écran et le temps d'usage d'internet ou la quantité de gigas optés par personne pour lutter contre le réchauffement climatique ah faut arrêter le bitcoin déjà voilà non mais il y a des trucs aussi voilà c'est vrai je suis d'accord peut-être qu'il faut penser à nos usages d'internet mais à un moment il y a un moment où la question s'est posée c'est tiens la 5G est-ce qu'on a besoin de la 5G parmi les gens qui étaient contre la 5G il y avait des gens qui disaient aussi bah oui ça va consommer plus du coup ça va nous forcer aussi nous à consommer plus d'internet enfin ça va faire tout ça et il y a des décroissants qui s'intéressaient à la 5G en se disant bon pas seulement parce que ça faisait des ondes et qu'ils nous rendaient fous mais qu'ils nous contrôlaient et qu'ils nous mettaient des vaccins dans le corps mais aussi parce qu'il y avait cette question de sobriété bah voilà donc mais la 5G on n'a pas eu de débat dessus à ce moment là le gouvernement a dit on va pas faire les amiches ou je sais pas quoi enfin c'est Macron qui avait dit ça le modèle amiche je n'y crois pas donc bon bah c'est bien de se réveiller maintenant et de dire maintenant on a de la 5G mais on va couper les gigas aux gens mais qu'est-ce que c'est que ça ?

59:19
Invité

oui puis après même elle donne des conseils voilà c'est comme tous les petits gestes du quotidien elle dit par exemple si vous avez une question à poser à un collègue allez le voir ne lui envoyez pas un mail écrivez vos mails sur Word au lieu de les écrire sur la boîte directement waouh oui j'ai vu celle-là ouais et je me suis dit alors par contre là enfin

59:39
Présentateur

écrivez-le avec un crayon un papier aussi elle a dit on peut faire du code

59:42
Invité

on peut coder avec une feuille

59:43
Présentateur

un stylo oui coder sur du papier alors comment te dire on peut écrire son mail et le scanner euh ouais sur des feuilles à carreaux

59:51
Invité

non mais voilà en fait j'étais un peu au début je me disais tiens ouais pourquoi pourquoi pas le constat est bon la proposition voilà et après quand elle donnait des exemples je me dis je me vois pas au lieu d'envoyer un mail à un collègue être au dessus de lui toutes les

1:00:00
Présentateur

je suis d'accord ça me paraît un peu absurde bon la réflexion mérite d'être posée elle est intéressante je le dis d'autant plus facilement qu'on est sur Twitch et qu'on émet un flux en haute définition à plusieurs milliers de personnes qui nous regardent en simultané ce n'est pas neutre en carbone ce n'est pas alors on essaye d'éviter de vous abrutir vous nous direz si ça marche mais mais donc voilà donc interrogeons-nous là-dessus on continue notre discussion toujours autour du même thème à peu près sur la question des médias avec les auditions de Bolloré et d'Anouna une pétition qui a été lancée par le mouvement propose demande le non-renouvellement des concessions de C8 et de CNews par l'ARCOM qui doit intervenir cette année en mettant en avant 34 interventions de l'ARCOM en deux ans pour des faits de désinformation de racisme de sexisme d'incitation à la haine de non-respect du pluralisme d'un manque d'honnêteté dans l'information ou encore en raison de la prépondérance du temps de parole accordée à l'extrême droite en période électorale fin de citation tu peux nous en parler de cette pétition oui

1:00:55
Invité

on l'a lancée avec la députée Sophie Taillé-Paul-Lian avec laquelle qui s'intéresse aux questions médias etc et en fait c'est parce que voilà on s'est rendu compte qu'en fait avec cette succession de sanctions de mise en demeure sanctions économiques etc ça ne pouvait pas continuer comme ça donc cette année en fait je ne sais pas si vous savez mais les chaînes donc les canaux TNT sont attribués à des éditeurs avec une fréquence je crois que tous les 4 ou 5 ans et donc là C8 et CNews les conventions se terminent et donc ces conventions fixent un certain nombre d'obligations de respect notamment déontologique et force est de constater que C8 et CNews ne les respectent pas complètement et voilà et en fait dans ce cas de figure là comment on fait il y a des gens qui nous ont dit mais c'est trop extrême de demander le non-renouvellement de l'agrément de ces deux chaînes là

1:01:42
Présentateur

moi je ne trouve pas c'est eux qui sont trop extrêmes

1:01:46
Invité

mais à un moment donné en fait quelle est la solution c'est de dire bah oui ça ne va pas être renouvelé ou alors le système tel qu'il fonctionne par l'ARCOM et la manière dont on sanctionne des chaînes quand elles ne respectent pas leurs conventions ça ne fonctionne plus alors je ne sais pas il faut dire au bout de 10 sanctions sur ce domaine là il va se passer ça enfin c'est vraiment en vrai ce système là il ne s'applique pas pour C8 et Cnews ça ne fonctionne pas pour ces deux chaînes là parce qu'en fait il y a eu tout un tas de sanctions et il n'y a rien qui a changé en fait dans leur ton dans leur manière de faire du journalisme il n'y a rien qui a changé donc voilà pourquoi

1:02:26
Présentateur

vous les avez regardé ces auditions ?

1:02:28
Invité

je les ai regardé

1:02:29
Présentateur

toi tu les as regardé Usul t'as regardé Lorraine aussi t'as regardé vous en avez pensé quoi de Vincent Bollorraine vous l'avez trouvé comment ? Lorraine ?

1:02:37
Invité

ennuyeux enfin il nous a grave raconté sa vie il a perdu du temps et en fait plus je regardais plus je me disais mais il se fout de nous en fait je me disais mais on est là et en fait ce qui m'étonnait aussi et j'ai regardé du coup ton sur la chaîne Twitch de Blast où t'en parlais Usul en fait il y avait aussi le président de la commission qui ne le relançait pas et qui le laissait racontait sa vie

1:03:04
Présentateur

Quentin Bataillon

1:03:05
Invité

donc j'étais là mais enfin tout est normal c'était déjà le cas

1:03:10
Présentateur

le Sénat on avait remarqué que les sénateurs étaient mous du genou face à Bollorraine c'est censé être une commission d'enquête quand vous voyez comment ça se passe les commissions d'enquête aux Etats-Unis aux Etats-Unis ça envoie le paquet c'est extrêmement impressionnant en France c'est limite de la déférence merci d'être là merci d'avoir accepté de venir il y a plusieurs choses ça tient aussi au format qui a été décidé qui était un format en temps contraint c'était 2h30 pour Anouna par exemple et au bout de 2h30 il part il y a des commissions d'enquête en effet au Sénat où ils n'avaient pas donné d'heure pas donné de limite d'heure c'est on vous pose des questions vous partirez quand on aura fini donc là la stratégie de Bolloré qui était de je raconte ma vie je raconte ma famille mes ancêtres la démocratie coule dans mes veines il nous a sorti quand même non cool dans mon ADN ce qui est encore plus bizarre physiologiquement mais il a gagné du temps de fou et du coup une fois que c'était fini c'était fini et ben faudrait peut-être faire en effet un peu autrement et donc ils ont abordé les sujets qui fâchent sur le renouvellement des agréments parce que il y a des citations qui sont sorties moi j'ai pas eu l'occasion de les regarder sur ces auditions j'ai vu qu'il avait défendu la contestation du droit à l'IVG sur ses antennes il avait également pris la défense de d'ailleurs en plus suivant on le dit dans l'oreillette mais il y a un extrait qu'on a je vous propose qu'on regarde un extrait de Vincent Bolloré pendant son audition ouais

1:04:31
Invité

je ne suis jamais intervenu dans les contenus

1:04:34
Présentateur

en aucune façon si je ne crois pas à quelque chose je ne vais pas essayer de le mettre dans mes antennes pourquoi est-ce que CNews est un succès ?

parce que CNews raconte la vérité parce que CNews raconte la vérité donc voilà vous le voyez se contredire lui-même une partie qui dit non je n'interviens jamais dans les antennes et l'autre partie qui assume complètement de dire mais en fait on ne diffuse que ce que je crois mais je suis complètement d'accord avec Latifa c'est-à-dire là on est face à un mur on est face à quelqu'un qui ne va pas changer ses méthodes qui ne va pas changer ses antennes à un moment il va falloir dire stop je veux dire il y aurait une usine de pizza où sanitairement ça pose problème et les gens tombent malades on ferme l'usine on arrête tout ou alors vous changez les machines vous changez les règles d'hygiène et à ce moment-là vous aurez le droit de rouvrir mais là en l'occurrence on a l'occasion de pouvoir leur dire bon stop il y a eu je ne sais pas combien de mises en garde vous payez les amendes le problème c'est que Bolloré paye les amendes tant qu'il peut payer il s'en fout il va continuer d'ailleurs ces 8 et ces news sont déficitaires depuis leur lancement chaque année ça perd de l'argent et Bolloré remet au pot c'est-à-dire qu'il est en train de payer très concrètement il paye énormément d'argent pour avoir une influence sur le débat public en France à un moment il faut dire stop

1:05:47
Invité

et puis au-delà de ça c'est qu'il faut préciser qu'il bénéficie de canaux publics en fait gratuits c'est ça le sujet c'est qu'en fait c'est pas une question de ils n'ont plus le droit de s'exprimer nulle part non c'est que est-ce qu'on accepte que ces propos-là soient tenus via des canaux publics et gratuits octroyés par une autorité administrative indépendante

1:06:05
Présentateur

c'est la grande particularité du fonctionnement de l'audiovisuel en France c'est qu'un canal TNT pour la télévision ou une fréquence radio pour la bande FM ce sont des canaux qui vous sont attribués gracieusement par la puissance publique qui s'appelle l'ARCOM en l'occurrence en échange de la signature d'une charte ou d'un contrat qui spécifie notamment un certain nombre de règles et par exemple il y a une des règles qui a été fixée dès le début c'est qu'il est interdit d'avoir une chaîne d'opinion en France ce n'est pas possible d'avoir une chaîne TNT d'opinion toutes les chaînes qui font de l'information ont l'obligation d'avoir un traitement pluraliste de l'information ça va encore plus loin en période de campagne électorale puisque comme vous ne pouvez diffuser que s'il vous a été attribué un canal les candidats aux élections ne peuvent pas créer leur propre canal pour s'exprimer et parler à la population c'est interdit vous ne pouvez pas demain même avec beaucoup d'argent créer votre chaîne de télé non vous n'avez pas de canal qui vous a été attribué vous n'avez pas de bande FM vous ne pouvez pas créer votre radio donc la conclusion c'est qu'à l'intérieur du spectre des différentes chaînes de télé qui existent il y a une obligation de respect du temps de parole c'est quelque chose qui vient contrebalancer le fait que les candidats malheureux ne peuvent pas créer leur propre chaîne de télévision ce qui est très différent d'internet et de la presse écrite internet et la presse écrite vous n'avez rien à demander à l'état pour créer une chaîne twitch ou une chaîne youtube vous n'avez rien à demander à l'état pour créer un journal papier vous pouvez l'imprimer et donc il n'y a pas de temps d'antenne il n'y a pas de temps de parole sur internet et dans la presse écrite voilà pour ce petit point de pédagogie rapide et ça va dans ton sens Latifa de dire que là l'état la puissance publique l'arcom est pour la première fois à ce niveau là tabassé par un acteur privé pour des raisons politiques il y avait d'autres histoires par le passé il y avait la grande aventure Canal+, etc mais là c'est pour des raisons politiques on a un empire médiatique d'extrême droite au coeur du système alors que c'est censé ne pas être possible pourquoi est-ce qu'ils n'agissent pas ?

1:07:51
Invité

ça c'est la bonne question il l'a dit quelquefois à Vincent Bolloré lors de son audition il a rappelé entre guillemets subtilement que le groupe Canal il a dit c'est un ensemble et si vous nous enlevez un pilier il va être complètement déstabilisé et en rappelant en dessous que Canal il est le premier financeur du cinéma français donc il y a déjà

1:08:06
Présentateur

ça il a toujours fait ça ce qui n'est pas faux

1:08:08
Invité

oui et ça c'est tout un aspect finalement économique et en plus où il dit voilà si vous enlevez c'est vraiment ça faisait très en plus qu'après si vous enlevez une chaîne c'est tout qui s'effondre

1:08:16
Présentateur

mais c'est dommage parce qu'en plus c'est ses chaînes déficitaires on lui enlèverait des chaînes déficitaires donc c'est pas grave ça irait bien pour le groupe Canal

1:08:22
Invité

c'est un ensemble

1:08:24
Présentateur

non mais il se fout de notre gueule il se fout de notre gueule c'est ce que je disais

1:08:27
Invité

depuis le départ

1:08:28
Présentateur

ouais ouais ça montre un autre truc c'est que je pense que enfin je pense c'est assez évident pendant l'audition et avant et après l'audition d'Adnuna notamment de Bolloré aussi les députés RN sont venus lui faire le baisemain et puis il fallait voir aussi la différence de certains députés LREM pas tous je pense qu'il y a un député Modem aussi dont j'ai oublié le nom qui lui était un peu acerbe mais le Quentin Bataillon mais surtout Carl Olive le fameux Carl Olive qui a complètement joué le jeu de la stratégie Bolloré donc je pense que chez la majorité on est divisé sur cette question les députés sont divisés et je pense aussi que Macron a tâtonné il a tâtonné est-ce que je laisse mes ministres aller dans le JDD repris par Bolloré ou non ?

Macron et Bolloré se détestent oui mais je pense qu'il ne veut pas déclencher une guerre ouverte et je pense que si les canaux ne sont pas réattribués c'est le début de la guerre ouverte et Macron n'a pas envie de ça début de la guerre admettons que les canaux TNT de C8 et de CNews ne soient pas renouvelés est-ce que ça changerait grand chose vu que maintenant il y a les chaînes sur les box sur les box sur internet etc bah oui ça change tout franchement oui oui oui après il y a quand même un précédent c'est Russia Today oui Russia Today a disparu et là pour le coup il faut reconnaître que Russia Today même sur l'espace numérique on ne les voit plus parce que ça a vraiment pour le coup disparu est-ce que ça pourrait être aussi efficace avec C8 et CNews oui oui des plateformés ça marche

1:09:52
Invité

oui de toute façon et puis en plus Bollorel a dit oui de toute façon on s'adaptera même si ça arrive on trouvera des solutions etc donc ils ne comptent pas disparaître comme ça mais en fait c'est juste l'impact aussi qu'a cette chaîne et qu'on s'échaîne sur le reste du paysage audiovisuel français c'est-à-dire que enfin quand on voit il y a des invités qu'on voit sur BFM qu'on n'aurait pas vu à une autre période et c'est parce qu'il y a beaucoup plus de représentants à dire de l'extrême droite qui sont invités on voit que ça fait du buzz que ça marche donc on les invite dans des logiques moins économiques parfois pas toujours de positionnement politique mais voilà c'est aussi ça en fait dont on se rend moins compte c'est ce que ça diffuse partout sur les réseaux sociaux à la télévision et puis il faut savoir que la télévision c'est pas comme un journal papier etc vous achetez un journal papier vous le laissez traîner chez vous vous l'avez acheté c'est une volonté vous l'avez là vos enfants peuvent la voir la télé on est là à zapper il y a des enfants qui sont confrontés à des trucs sur des canaux facilement accessibles

1:10:48
Présentateur

et des vieux aussi

1:10:49
Invité

et des vieux

1:10:50
Présentateur

il y a quelqu'un dans le chat qui dit stop regarder la télé ouais alors pour nous facile à dire moi je regarde plus la télé depuis des années je vis sur internet tout va bien pour moi la télévision reste le média numéro 1 en France et de très très loin et moi j'adore la télé c'est un média de masse c'est massif toi t'adores la télé

1:11:06
Invité

moi j'adore la télé j'ai grandi avec la télé même alors par contre la télé va crever mais oui je pense pas que ce soit la solution à toujours ce truc

1:11:13
Présentateur

non je pense pas et Jules tu plaisantais sur les vieux la télévision l'âge moyen du téléspectateur français grandit d'un an chaque année donc ça dit tout ce que vous avez besoin de comprendre et il y a un droitard dans le chat qui dit ouais la gauche vous voulez interdire tout ce à quoi vous êtes pas d'accord c'est vrai ça c'est un peu mélenchoniste bah oui bah non parce qu'en fait là le problème c'est qu'en fait on peut objectiver tous les manquements de ces 8 et ces news c'est à dire que il y a appel à la haine appel à la discrimination etc c'est à dire avec plus d'une trentaine de rappels à l'ordre de l'ARCOM au bout d'un moment c'est pas dans notre tête et c'est qu'ils ont en effet outrepassé leurs droits et la charte qu'ils s'étaient engagés à respecter normalement à la base donc là il y a objectivement de bonnes raisons de leur dire stop ciao en fait

1:11:57
Invité

et au delà de l'aspect administratif il y a même des condamnations pénales enfin Eric Zemmour a été condamné pour ses propos sur l'immigrant il a été condamné pour des propos homophobes au moment des débats sur la PMA etc donc oui au delà de l'aspect administratif il y a aussi des condamnations pénales qui en fait qui posent problème non mais moi enfin même si même si CNews et C8 disparaissent de la TNT enfin c'est pas comme si Bolloré l'a dit enfin ils passeraient par d'autres canaux donc très certainement ils auront une chaîne YouTube ils seront sur Twitch peut-être j'en sais rien mais en tout cas leurs idées passeront autrement mais là là il y a un cadre clair c'est il faut être pluraliste vous n'êtes pas pluraliste bah fin en fait voilà

1:12:39
Présentateur

puisqu'on parle puisqu'on parle de milliardaires et de médias il s'est passé quelque chose le groupe CMACGM dirigé par le milliardaire franco-libanais Rodolphe Saadé vient de racheter la filiale média d'Altis pour 1,55 milliard d'euros ça veut dire quoi la filiale média d'Altis c'est ça c'est Drahi c'est BFM TV entre autres BFM TV vient de changer de main c'est donc le milliardaire Rodolphe Saadé qui avait lancé en septembre dernier la tribune dimanche pour concurrencer le JDD après la nomination honteuse à la tête du JDD de Geoffroy Lejeune Rodolphe Saadé avait contre-attaqué parce qu'il était à la tête de la tribune il a dit bah moi je vais créer la tribune dimanche comme ça ça donnera autre chose que l'extrême droite dans la presse du dimanche à quoi est-ce qu'il joue Rodolphe Saadé il essaye lui aussi d'être un contre-Bolloré contre-Bolloré je sais pas mais nous en tout cas ce qu'on voit c'est bah tiens super un autre milliardaire il va falloir qu'on lui fasse confiance à celui-là CMACGM c'est un énorme groupe de transporteurs maritime bon voilà et il a déjà je crois qu'il y a déjà eu des fuites qu'il racontait on leur a posé la question je sais plus à qui c'était et s'il y a une embrouille avec CMACGM est-ce que vous en parlerez sur vos antennes et la réponse a été bah non du coup non mais en même temps c'était pareil avec Bouygues et TF1 quand il y avait des retards sur les chantiers de Bouygues de Fessenheim notamment on n'en parlait pas sur TF1 parce que c'était Bouygues donc il faut je pense qu'il va avoir une je sais pas Rodolphe Saadé je le connais pas j'ai pas bu un coup avec lui je peux pas dire est-ce que t'y crois Usul au mythe du milliardaire de gauche ?

non non genre Agniel Berger-Pigas qui essaye tant bien que mal de faire de contrebalancer à l'extrême droite non je suis pour l'indépendance je suis pour l'indépendance des médias papiers et puis il faudrait peut-être trouver un modèle aussi où les médias audiovisuels qui demandent beaucoup de pognon beaucoup de pognon l'audiovisuel trouvent aussi des solutions d'indépendance on n'y est pas on n'y est pas du tout mais pour le papier il y a des exemples West France est possédée et pas possédée par un milliardaire le canard enchaîné ça marche très bien Mediapart ça marche très bien Blast il n'y a pas de milliardaire etc etc à la télé on n'a pas encore trouvé le contre-modèle je suis d'accord avec toi sur internet il y a beaucoup de choses qui se passent et ça c'est chouette d'ailleurs on est une proposition nous au backseat mais on n'est qu'une émission on n'est pas une chaîne télé 24-24 le média est devenu une chaîne télé 24-24 d'ailleurs sur une box en l'occurrence sur la box mais donc je suis d'accord avec toi j'espère et j'ai envie de participer à ce renouvellement de l'audiovisuel en disant que non il ne faut pas avoir d'énormes sabots et d'énormes moyens venus d'un milliardaire pour créer des projets audiovisuels chers amis je vous propose qu'on enchaîne notre émission avant de recevoir Adèle et nos invités politiques je vous propose qu'on passe le jeu à la con ça vous dit ?

allez c'est parti pour le jeu à la con alors chers amis le jeu à la con cette semaine la régie si vous pouvez éteindre les écrans qui sont devant moi ce serait absolument parfait vous allez devoir tiens ça c'est pour Lorraine ça c'est pour toi Latifa et ça c'est pour Usul vous allez devoir deviner votre personnage regardez les 3 personnages des 3 autres joueurs et dites moi si vous trouvez leurs points communs j'en ai que 2 moi c'est normal que t'en aies que 2 2 c'est dur de trouver des points communs 4 c'est plus oh putain j'ai pas vu mais je me suis retourné ah non t'en retourne pas j'ai pas vu mais je crois que j'ai vu en fait merde attends on verra parce qu'il fallait mettre pile bon allez mais je crois que j'ai vu c'est en lien avec la thématique de notre émission cette semaine ah oui l'Europe tout ça ouais ok est-ce que j'ai été candidat aux européennes oui voilà bon ça c'est le point commun je pense ils ont tous été députés européens députés européens

1:16:23
Invité

ok

1:16:24
Présentateur

est-ce que je suis un homme non tu n'es pas un homme d'accord est-ce que je suis un homme oui tu es un homme tu as envie ? malheureusement non ah mais tu l'as été longtemps

1:16:37
Invité

un peu trop longtemps

1:16:40
Présentateur

t'as poussé ça dépend c'est une question de point de vue mais t'as poussé loin

1:16:45
Invité

bon est-ce que je suis un homme ?

1:16:47
Présentateur

Lorraine tu es un homme

1:16:48
Invité

ok est-ce que je suis de gauche ?

1:16:51
Présentateur

alors oui oui

1:16:52
Invité

oui mais bon voilà quoi

1:16:57
Présentateur

dans une zone grise centre gauche centre gauche

1:16:59
Invité

donc au parlement européen

1:17:04
Présentateur

je vous expliquerai après

1:17:05
Invité

la dernière fois j'étais Jacques Chirac donc bon lui c'est fait

1:17:08
Présentateur

ouais ça s'est fait

1:17:09
Invité

mais

1:17:09
Présentateur

est-ce que je suis de gauche ? non merde

1:17:12
Invité

et moi je suis de gauche ?

1:17:14
Présentateur

non

1:17:14
Invité

de gauche ok

1:17:17
Présentateur

est-ce que je suis d'extrême droite ? non donc juste droite art ouais normal après c'est grand la droite art dit la droite art dit

1:17:26
Invité

est-ce que je suis du PS ? j'ai été au PS ?

1:17:31
Présentateur

alors non non pas exactement au PS

1:17:33
Invité

ok pas exactement au PS ?

1:17:36
Présentateur

après est-ce que tu connais le parti dans lequel t'as été ? je sais pas c'est pas le plus ouf ouf est-ce que j'envoie des SMS ? oui ah je suis Rachida Dati bravo bravo Rachida Dati qui a été députée européenne de 2009 à 2019

1:17:54
Invité

est-ce que j'ai été président ?

1:17:56
Présentateur

oui

1:17:56
Invité

ah oui d'accord bah VGE

1:17:58
Présentateur

bravo la titulaire Valérie Giscard d'Esta est-ce que tu sais quand est-ce qu'il a été député européen ? personne le sait à la fin ? ouais à la fin il avait entre temps été président de région quand ça voulait rien dire d'être président de région

1:18:11
Invité

à la fin de quoi ? de sa vie ? non de sa carrière politique ah ok d'accord

1:18:14
Présentateur

non parce qu'après il a été au conseil concis il était tout non non il était VGE c'était de 1989 à 1993 4 ans je sais pas je t'ai même je m'en souviens et là c'est la position affiante où il n'y a plus que toi

1:18:28
Invité

ouais ok donc je suis un homme je suis le centre-gauche je suis pas OPS

1:18:34
Présentateur

tu étais

1:18:35
Invité

j'étais OPS ?

1:18:36
Présentateur

non tu parles au présent alors qu'il faudrait parler au passé

1:18:40
Invité

ah donc déjà je suis mort

1:18:41
Présentateur

absolument mais j'ai le regret de te l'annoncer

1:18:43
Invité

ah dommage je suis mort j'étais OPS

1:18:51
Présentateur

alors

1:18:51
Invité

t'étais pas OPS t'étais pas OPS

1:18:53
Présentateur

centre-gauche t'étais pas OPS il y a d'autres parties

1:18:57
Invité

mais je pense que

1:18:59
Présentateur

mais après on le connait pas tellement franchement il est dur on le connait pas tellement à cause de son parti non c'est ça son parti c'est pas le plus célèbre même son passage au parlement européen c'est pas célèbre chez lui clairement il a été célèbre ici en France pour des histoires de politique et pour des histoires de business mais il s'était présenté aux élections européennes contre Le Pen contre Le Pen à Marseille poussé par Mitterrand à l'époque

1:19:20
Invité

poussé par Mitterrand

1:19:22
Présentateur

un adversaire du Front National à l'époque quand je dis que t'as été célèbre dans le business t'as pas toujours été légal et oui un homme d'affaires aussi un homme d'affaires des affaires troubles

1:19:34
Invité

du soi-disant centre-gauche homme d'affaires

1:19:37
Présentateur

bah centre c'est le côté centre il a pas laissé un bon souvenir au centre-gauche je veux dire personne se souvient de lui on se dit ah c'était génial et tout non non il a laissé un mauvais souvenir à peu près tout le monde

1:19:44
Invité

donc il a été dans des grosses affaires des tournements

1:19:48
Présentateur

il a fait la une des JT oh là là des trucs de fou moi j'ai grandi avec ça ah oui on pourrait en faire une série Netflix quoi

1:19:55
Invité

alors

1:19:58
Présentateur

est-ce que Mitterrand moi j'étais pas né ça va pas t'aider ça va pas t'aider si je te dis que ça fait 3 semaines de suite qu'il tombe dans le jeu à la con ah ouais pourquoi vous le mettez tout le temps parce qu'à chaque fois il est dans le thème à chaque fois mais faut arrêter la prochaine fois on va se demander c'est qui nous Jean-Covici Jean-Covici non pas Jean-Covici non

1:20:18
Invité

euh on a dit célébrissime

1:20:22
Présentateur

célébrissime affaire politico-financière dans les années 90 prison il a fait de la tôle ah ouais prison DSK non non parce que lui il a pas fait de tôle

1:20:31
Invité

ah oui c'est vrai

1:20:32
Présentateur

ouais affaire de l'AMNEF mais bon on a oublié mais bon c'était c'était excusé

1:20:37
Invité

il a fait de la tôle

1:20:38
Présentateur

ouais il a fait de la tôle c'était un c'était un richissime homme d'affaires en prison ça a fait la une en jogging Adidas certainement ouais très probablement

1:20:47
Invité

je crois que dans sa cellule

1:20:49
Présentateur

de prison il a regardé les matchs de l'OM tu vois

1:20:50
Invité

dans sa cellule de prison il a regardé les matchs

1:20:53
Présentateur

il devait y avoir un compte au Crédit Lyonnais

1:20:55
Invité

non franchement je vois pas je peux donner ma langue au choix ou pas ?

1:21:03
Présentateur

c'est des petits week-ends à Valenciennes avec du liquide vraiment pas tu vas trouver tout de suite si je te le dis c'est Bernard Tapie

1:21:10
Invité

oh ouais ok d'accord je me suis dit quand on va me le dire je vais me dire oui ok mais oui je vais rechercher longtemps

1:21:18
Présentateur

il a été député européen de 1994 à 1997 mais c'est tellement années 90 Tapie ah mais Tapie mais quand je te dis que j'ai grandi avec ça je ne rigole pas les premières affaires pourquoi il y a des policiers pourquoi il y a des gyrophares etc mon père m'expliquait ils vont arrêter un monsieur parce que machin et c'était Bernard Tapie qui se faisait et c'était les affaires judiciaires

1:21:37
Invité

dans tous les palais du justice moi j'ai 10 ans de moins on m'a pas raconté ça

1:21:40
Présentateur

nous on le voyait au journal tout le temps quoi ouais

1:21:42
Invité

il y avait toujours des trucs il était une icône des années fric

1:21:45
Présentateur

dans les années 80 et donc le parti de centre-gauche en question c'est le parti radical de gauche le PRG ok

1:21:49
Invité

ok

1:21:50
Présentateur

comme Tovira voilà

1:21:53
Invité

centre-gauche oui je vois ce que vous vouliez dire en vrai

1:21:56
Présentateur

vous voulez dire centre-gauche c'est centre-gauche avant d'enchaîner les amis je voudrais vous rappeler que dans moins d'une semaine sort Backseat le film attention ce n'est pas un making of de l'émission Backseat c'est bel et bien un documentaire qui retrace l'année 2023 à travers les yeux de l'émission Backseat et de celles et ceux qui ont fait cette belle émission la diffusion aura lieu le 26 mars prochain au MK2 Bibliothèque à Paris vous pouvez prendre vos places sur le site d'MK2 il reste une quarantaine de places pour remplir la salle si vous faites partie des donateurs de Backseat vous avez reçu par mail un code promo pour que ça vous coûte un petit peu moins cher et sinon après le film on se donne rendez-vous dans un bar boulevard de la Bastille qui s'appelle le Gourou qui nous accueille on l'a réservé rien que pour vous pour passer un petit peu de temps ensemble on pourra manger un burger spécial Backseat on pourra boire des cocktails des bières et du vin évidemment alors flash info flash info mort de Frédéric Mitterrand tu déconnes ?

ouais ouais on vient de l'apprendre ? alors là ? alors j'étais en train d'annoncer le docu Backseat mais là flash info et là flash info priorité au direct priorité au direct si ce n'est rappeler aux gens qui nous écoutent que Frédéric Mitterrand neveu de François Mitterrand a été ministre de la culture dans le gouvernement de Nicolas Sarkozy entre 2009 et 2012 je crois un truc comme ça chers amis je vous propose qu'on enchaîne cette émission avec la chronique que vous attendez toutes et tous c'est parti pour la vie d'Adèle salut Adèle

1:23:21
Invité

la vie d'Adèle en deuil quoi Frédéric Mitterrand

1:23:24
Présentateur

ça c'est une entrée

1:23:25
Invité

c'est vrai ça va sinon ? ça va ? du coup je vais encore plus penser parce que je voulais vous parler de hier c'était quoi hier ?

1:23:37
Présentateur

c'était je sais pas

1:23:38
Invité

c'était la journée de la francophonie journée chère au coeur de Frédéric Mitterrand précisément donc on va pouvoir lui rendre hommage ce soir hier mercredi 20 mars c'était donc la journée de la francophonie une journée pour célébrer et promouvoir la langue française et cette semaine une expression en particulier a fait la une de l'actualité ne jetez pas l'eau propre sur l'ensemble des professionnels mais ne jetez pas l'eau propre sur les assistants familiaux sur les éducateurs spécialisés sur les départements madame la députée

1:24:13
Présentateur

non il n'y a rien qui va

1:24:14
Invité

non ne jetez pas l'eau propre elle l'a dit deux fois elle n'y est pas allée avec le dos de la main morte je peux te dire mais ça arrive ça arrive quand on est fatigué de faire des erreurs ça se voit qu'elle est épuisée elle est au bord du rouleau

1:24:26
Présentateur

ça lui arrive souvent ça lui arrive souvent

1:24:30
Invité

bon alors certes ok elle a fait une erreur mais il y a pas mal de journalistes qui l'ont noté et ils étaient colères les journalistes ils n'étaient pas contents ils n'aiment pas qu'on ne parle pas bien français l'eau propre au lieu de l'opprobre bon petite erreur vous allez me dire ça arrive oui je suis d'accord une fois pas deux la musique d'Eustérix derrière oui avec la petite musique exactement oui mais c'est c'est rigolo parce que ils ne sont pas contents genre oh je t'ai planté elle a dit eau propre au lieu de eau probe la vraie expression c'est eau probe je tiens à remettre les choses d'aplomb

1:25:06
Présentateur

une fois mais pas deux

1:25:07
Invité

non voilà une fois mais pas deux les journalistes et ça veut dire sujet de honte pour quelqu'un donc qui a subi le plus d'opprobre sur ce sujet de cette semaine that is the question comme on ne dit pas le jour de la francophonie et parce que la francophonie c'est aussi la langue des signes cœur sur toi interprète qui travaille sur une chaîne du service public à 7h38 du matin ça n'aurait pas été mon choix je vous le dis tout de suite même de chanter Édith Piaf c'est le choix du président de la république qu'est-ce qui vous gêne dans ses textes écoutez vous voulez que je le dise sur le plateau vas-y quand Chaka par exemple qui est l'ode à la levrette je ne suis pas sûr pour le vétérinaire que ce soit l'ode à l'animal j'allais dire carnivore voilà

1:25:47
Présentateur

ah c'est drôle il a dû faire levrette vive le Sénat c'est marrant

1:25:55
Invité

il n'a pas hésité j'ai trouvé vraiment mignon on sent si tu regardes la vidéo ralenti tu verras le moment où il te fait genre ok mais il y va il y va quand même

1:26:02
Présentateur

très pro

1:26:03
Invité

Gérard Larcher président du Sénat quand même deuxième personnage de l'état qui nous apprend que la levrette est un carnivore parce que c'est la femelle du lévrier voilà vraiment on apprend beaucoup de choses aujourd'hui et attention chasse aux fake news il a dit kachaka mais non dans la chanson d'Aya Nakamura c'est kachana non mais c'est vachement important de le lire parce que c'est bien de critiquer mais voilà on évite les approximations la francophonie c'est aussi le moment de se rappeler que le langage sert à se comprendre mais parfois on a beau parler la même langue ça marche pas toujours est-ce qu'on a bien compris est-ce que vous avez envie d'envoyer des trucs occidentales françaises en Ukraine bonsoir et bienvenue vous êtes assis devant moi est-ce que vous êtes debout

1:26:48
Présentateur

non est-ce que vous excluez que vous levez à la fin de cette interview je suis sûr vous n'allez pas l'exclure

1:26:55
Invité

on est même sûr de le faire

1:26:57
Présentateur

voilà nous on n'est pas sûr de le faire mais en tout cas on n'est pas on n'est pas dans cette situation là aujourd'hui en plus la comparaison marche pas

1:27:05
Invité

ça ne marche pas du tout en plus il s'est complètement foiré vous n'êtes pas sûr de vous mettre debout ah si vous êtes sûr et bien pas comme nous parce que c'était pas du tout ce qu'on voulait mais ça arrive Manu ça arrive ça s'appelle chier son intro ça arrive ça met déjà ça arrive dans les coulisses tu sais il pensait qu'il allait faire un effet rhétorique de dingue il me fit genre patatras il a fait un petit non mais on peut tromper mille fois mille alors les équipes alors les équipes de com' je pense après on fait une grosse réunion de crise on a perdu en crédibilité avec cette histoire de assis debout c'était pas une bonne idée il faut qu'on se rattrape sur un message fort pour rendre le président fiable et solide et voici le message fort pour rendre le président

1:27:45
Présentateur

fiable et solide

1:27:46
Invité

voilà tu peux pas faire plus t'as vu les muscles

1:27:49
Présentateur

la veine du bibi

1:27:51
Invité

non mais attends mais au delà de la veine il prend des protos c'est quoi le sujet il en a plus rien à foutre pour son dernier quinquennat il veut juste devenir beau gosse il y a plus c'est le seul sujet quoi et on a quand même l'impression que 7 ans à l'Elysée c'est vachement utile parce que ça te permet enfin vraiment de constater la différence attends il est beaucoup mieux son crochet et son biceps franchement petit avant après moi je suis très très contente que ça serve à ça vraiment le président de la république enfin la francophonie ce sont aussi toutes ces formules fleuries qui font le sel et la beauté de notre langage alors voilà qu'est-ce que c'est que ça ?

attends je sais c'est un sms de Rachida bien joué bien joué ça c'est la ministre de la culture en charge de la francophonie on a vraiment retrouvé notre Rachida qui aurait écrit ça voilà ah oui vraiment elle aurait écrit ça à Bruno Le Maire après une coupe du budget de son ministère échange qui apparaît dans le monde du 19 mars dernier que la ministre Rachida Dati dément mais que le ministre récipiendaire du dit texto Bruno Le Maire lui ne dément pas alors je ne sais pas ce qu'on en fait mais on ne sait pas ça c'est pas

1:29:00
Présentateur

Bruno Le Maire quand même bon enfin voilà quoi on peut comprendre on peut comprendre l'agacement tu fais couper tes budgets quand tu es un ministère voilà mais bon de là j'ai de l'empathie

1:29:12
Invité

je ne sais pas je ne sais pas a-t-il existé on ne sait pas mais en tout cas il y a une autre expression pareille mais là n'a pas été démentie du tout article dans lequel du monde dans lequel on apprend aussi que Rachida a dit

1:29:23
Présentateur

oui ça c'est drôle ça

1:29:25
Invité

elle a écrit ça au premier ministre aussi pour se plaindre de coupe budgétaire elle veut des sous pour les intermittents Rachida elle ne sait pas pour nous mais il ne faut pas toucher Volta je ne suis pas d'accord on ne touche pas au petit chien de Gabi regardez il est beaucoup trop mignon le chien ou le ministre non le chien vraiment pas le ministre moi je ne veux pas qu'il devienne ça bravo Alexandre Durand pour ce montage aux petits oignons suivez-le sur les réseaux sociaux ça m'a fait beaucoup rire on quitte la gastronomie pour aller à Série Mania grand événement autour des séries qui se tient à Lille en ce moment même et on constate que les séries politiques ont un grand succès et vous quelle est votre série préférée ?

ma série préférée j'hésite allez Baron Noir votre France oblige

1:30:13
Présentateur

ma série préférée c'est House of Cards House of Cards pour les passionnés de politique comme moi c'est vraiment une bible c'est exceptionnel mais je vous rassure c'est lui qui a l'air à la chine tous les jours comme dans House of Cards

1:30:23
Invité

House of Cards une bible ? waouh voilà House of Cards c'est la bible de nos hommes politiques c'est l'ambiance il nous rassure quand même on ne fait pas de la politique comme House of Cards tous les jours à l'Assemblée Nationale mais des fois et on est censé être rassuré genre attends quand un bataillon député de la loi Renaissance nous explique quand même que House of Cards qui est une série de pouvoirs trahison, corruption, manipulation avec des députés qui butent des journalistes et leurs collègues

1:30:49
Présentateur

c'est sa bible

1:30:50
Invité

mais il ne le fait pas tous les jours ne vous inquiétez pas

1:30:52
Présentateur

juste le mardi

1:30:53
Invité

et le mercredi ouais il est toujours n'importe quoi mais c'est vrai que les séries politiques intéressent de plus en plus et moi j'attends avec une certaine impatience la série dans l'ombre tirée du roman de l'ancien premier ministre Edouard Philippe et du député européen Gilles Boyer mais la meilleure série politique ne serait-ce pas Los Republicanos il règne une ambiance électrique sur la Holding France International Incorporated la Rashidita dont on connaît désormais la haine des chiens et la passion pour la viande grillée d'Anatolie en rejoignant elle Macron a cessé de payer sa cotisation à Los Republicanos abandonnant ainsi son adhésion mais ce qui semblait une formalité a pourtant créé de nouvelles tensions au sein du clan si Ricky Sottito est satisfait de cette situation cela ne suffit pas aux jeunes et intransigeants Aureliano qui exigent avec colère et rage une exclusion formelle de leur ancienne sniper ça suffit

1:31:46
Présentateur

les sous-entendus les fesses entre deux chaises ça commence à bien faire

1:31:51
Invité

ça commence à bien faire Tony Trua Aureliano en tapant fermement du poing sur la table la Rashidita n'a pas été exclue qu'à cela ne tienne Lors Republicanos allait trouver une autre tête à couper et ce fut celle d'Alexandro Vicendente que reprochait-on à ce pauvre bourg à part n'être connu de absolument personne Alexandro Republicano historique depuis même avant le règne de Nico Sarkobar aurait commencé à s'acoquiner avec les proches d'El Macron cela aurait débuté par des regards complices échangés avec des députés de la majorité puis sa participation à une fête sur le territoire de Darmanino tout cela est vrai et le clou de son cercueil fut la découverte de rendez-vous secrets à ses entraînements de boxe avec Eduardo El Felipe l'ancien bradois d'El Macron indépendante mais pas totalmente je crois qu'on a une photo de ces rendez-vous secrets abandonné meurtri agonisant Alexandro a été recueilli par le clan d'Edwardo Alexandro gardera-t-il de bonnes relations avec ses anciens camarades Auréliano obtiendra-t-il enfin la tête de la Rashidita et Rashidita salira-t-elle avec Benito Amon pour faire un guide des meilleures sauces blanches de France vous le saurez en suivant la suite de Los Republicanos

1:33:04
Présentateur

merci beaucoup Adèle pour cette avis d'Adèle Adèle Barber à retrouver sur tous les réseaux sociaux suivez-la et le 26 et le 26 mars tu seras là tu seras là pour l'avant-première du documentaire Backseat merci

1:33:21
Invité

des bisous moi je tiens à dire que je pense que la phrase de Macron sur sa métaphore son allégorie un peu sur la chaise un peu chelou je pense que ça va bien marcher sur TikTok parce que c'est peut-être pour ça qu'il l'a fait moi je me pose la question parce que déjà avec son sur la réforme des retraites quand il avait dit est-ce que vous croyez que d'autres avant-moi l'auraient mis non qu'est-ce qu'il avait dit déjà est-ce que vous croyez que d'autres avant-moi l'auraient fait non est-ce que vous croyez que ça me fait plaisir non est-ce que vous croyez que j'aurais fait comme d'autres avant-moi mettre la poussière sur le tapis oui ça avait fait un carton sur TikTok

1:33:54
Présentateur

oui je me souviens

1:33:55
Invité

donc je me demande est-ce que c'est pas fait exprès je sais pas

1:33:59
Présentateur

écoute moi je pense il est juste nul il improvisait et c'est sorti comme ça ça peut pas être un truc préparé ça c'est trop nul c'est trop bancal je pense que c'est improvisé j'en sais rien en tout cas on va passer à une séquence très attendue de cette émission chers amis nous sommes partenaires du parlement européen tout au long de l'année 2024 et dans le cadre de ce partenariat nous allons accueillir sur ce plateau des députés européens et européens candidats et candidates à leur élection ou réélection pour échanger discuter débattre c'est aussi pour ça qu'on a créé Baxit donc j'ai le plaisir de vous demander d'accueillir sous un tonnerre d'applaudissements Mounir Satouri et Aurore Laluc installez-vous merci beaucoup d'être avec nous Aurore Laluc vous êtes candidate place publique parti socialiste et vous Mounir Satouri vous êtes candidat pour les Verts l'Alliance Libre Européenne merci beaucoup à tous les deux d'être avec nous sur le plateau de Baxit je précise qu'on avait invité nos amis des Républicains à venir mais ils ont décommandé ce matin à la dernière minute on n'a pas eu le temps de trouver quelqu'un d'autre parce qu'en même temps ils n'ont pas déposé toute leur liste donc du coup on ne sait pas c'est un peu la merde pour beaucoup de journalistes comme nous donc on les accueillera je l'espère à la prochaine émission on accueillera des députés européens avant de discuter avec vous de votre vision de l'Europe je voudrais d'abord qu'on apprenne un peu à vous connaître tous les deux ce serait vraiment ce serait vraiment chouette est-ce que Aurore Laluc vous pouvez nous dire un petit peu comment vous vous êtes retrouvée à devenir députée européenne

1:35:23
Mounir Satouri

ah oh là là j'ai jamais fait de formation j'ai jamais voulu être en politique il y a des gens qui rentrent dans les mouvements de jeunesse politique par exemple ce genre de choses ça n'a jamais été mon cas

1:35:35
Présentateur

donc ni syndicat étudiant ni mouvement des jeunes je ne sais pas quoi

1:35:39
Mounir Satouri

non jamais je suis économiste de formation moi mon sujet c'était toujours de changer la doxa économique la pensée mainstream économique on vous dit qu'il y a trop d'impôts qu'il faut flexibiliser le marché du travail qu'il faut réformer les retraites sinon ça va être la fin du monde etc etc donc j'ai créé un think qui s'appelait l'Institut Veblen qui s'appelle encore l'Institut Veblen je suis très contente parce qu'on a gagné justement une bataille aujourd'hui sur le CETA qui a été rejeté au Sénat exactement et j'ai créé l'Institut Veblen notamment pour rejeter un certain nombre d'accords de libre-échange et en fait j'ai commencé à travailler avec des politiques pour faire de l'influence tout simplement pour essayer de proposer des idées des amendements et puis petit à petit j'ai travaillé pour Benoît Hamon la campagne présidentielle et la question

1:36:26
Présentateur

2017 exactement

1:36:29
Mounir Satouri

je faisais son programme sur la transition écologique et puis j'ai continué un bout de chemin avec lui et nos chemins se sont séparés je suis devenue députée européenne parce que la question européenne est quelque chose que j'ai dans les tripes

1:36:42
Présentateur

on va avoir le temps d'en parler Mounir Sattouri comment est-ce que vous vous êtes devenue députée européenne c'est de quoi votre parcours ?

alors contrairement à Aurore moi j'ai toujours voulu faire de la politique ça a commencé dans l'autre côté de la Méditerranée au Maroc dès l'âge de 15 ans et demi au moment de la première guerre du Golfe comme beaucoup de jeunes du monde arabe j'ai milité contre l'impérialisme américain puis je me suis engagé lorsque j'ai eu 16 ans et demi j'ai participé à un mouvement de grève au Maroc ça m'a valu une arrestation plusieurs semaines de prison une candidation pour trouble à l'ordre public mon papa comme beaucoup de Marocains de sa génération étaient migrants en France et moi j'avais jamais voulu partir en fait je voulais vivre le changement là-bas et après cette aventure il m'a dit tu vas partir donc je suis arrivé en Ile-de-France à l'âge de 16 ans j'ai été scolarisé tout de suite à Confluence-Saint-Henorin et j'ai eu la malchance d'être devenu majeur en 93 le 25 mai et en fait en mars la droite venait de gagner Pasqua a été ministre de l'intérieur bien évidemment comme ils font à chaque fois ils ont modifié la loi de migration et ce qui me permettait d'avoir une carte de séjour ne me le permettait plus donc mon lycée s'est mis en grève à Conflans j'ai été soutenu par les élus locaux dont Michel Rocard qui était maire de Conflans historique et j'ai reçu une OQTF qui a été contestée par mon avocate et la mobilisation m'a permis de rester avec un statut d'étudiant Vous avez écopé d'une OQTF Oui je suis peut-être le seul ou le point des rares parlementaire de notre pays à avoir eu une OQTF donc je suis resté j'ai fait ma vie j'ai fini mes études j'ai travaillé dans le social j'ai été conseiller en insertion professionnelle directeur adjoint d'une maison de l'emploi directeur de centre social une superbe expérience de 8 ans et en fait j'ai milité d'abord au PS je pars en 2001 je pars en 2001 quand l'arbitrage interne pour le projet de Lionel est de ne pas mettre le droit de vote des étrangers aux élections et moi ça sonnait j'étais migrant avec les cartes de séjour donc dans ma tête ça sonne différemment que pour d'autres et en fait je pars j'arrête de militer je m'emmerde je me fais chier pendant 3 mois et il se trouve qu'en 2001 dans une ville des Yvelines chante-l'Olivine il y avait une populaire là où la haine a été tournée il avait été directeur de campagne de la gauche plurielle avec les communistes et les verts et je ne pouvais pas être candidat donc j'étais directeur de campagne il fallait bien que je fasse un truc et donc un des responsables locaux des verts il me dit tu sais quoi il y a un truc super chez les verts tu peux venir à toutes les réunions sans être adhérent donc j'ai fait groupe local départemental régional national et 3 mois après j'étais adhérent je ne suis jamais parti depuis et donc j'ai été élu pour la première fois conseiller municipal au Mureau en 2010 conseiller régional j'ai été le premier des non-éligibles mais les verts font un gros score en 2012 je suis élu par mes pères président de groupe je succède à Cécile Duflo quand elle devient ministre et en 2019 je suis candidat pas forcément pour être député européen mais pour participer à l'aventure collective on était donné seulement Jadot a fait trop de scores et hop à Bruxelles pendant les dernières semaines c'est marrant tu te réveilles le matin tu as une alerte média le premier des non-élus dans la liste des sécolos ça sera Mounir Satoury en fait c'était drôle moi j'ai pas l'habitude de voir mon nom dans les médias et en fait on a fait très trop trop vous vous êtes retrouvé député européen quasiment par hasard par accident plutôt que par hasard non pas par accident parce que vous avez fait un très bon score j'ai l'occasion pour moi de rappeler que l'élection européenne c'est un seul tour une proportionnelle donc plus le score d'une liste est élevé plus il y a de non de la liste qui deviennent député européen et en vrai moi j'ai jamais rêvé d'être député européen je voulais être parlementaire mais parlementaire national je pense que c'était le bout du bout du bout de mon implication et mon intégration d'être élu sur mon nom à une élection uninominal par les françaises et les français de ma circonscription ça en 2012 j'étais candidat mais en fait c'est un super mandat et c'est pour ça que vous êtes c'est pour ça qu'aujourd'hui vous êtes candidat à votre réélection visiblement c'est que ça vous plaît on dit souvent que depuis Bruxelles on n'est pas entendu dans le débat national comment est-ce que vous réussissez à maintenir le lien avec les électeurs est-ce que vous êtes tombé dans une bulle bruxelloise on le dit à raison mais en fait c'est organisé pour moi j'ai jamais compris moi j'ai jamais compris que les télés publiques il y a une chaîne parlementaire il y a une LCP et qu'il n'y a rien pour l'Europe en fait tout est organisé pour que l'Europe ne soit pas présente dans le débat national et c'est un vrai problème l'Europe elle sert de punching ball elle sert de prétexte ils vont négocier au conseil et la l'unité ils reviennent et disent c'est pas nous c'est Bruxelles comme si ça faisait un truc hors sol c'est organisé pour pas qu'on soit présent dans le public pourquoi on n'est pas invité en tant que député européen sur les chaînes publiques enfin c'est un vrai problème du coup vous vous retrouvez sur Twitch parce que c'est parce que les autres je suis super content d'être là aurore la luc

1:41:30
Mounir Satouri

non mais le sujet c'est qu'en fait il y a toujours une parenthèse Europe et d'ailleurs ce qui est marrant c'est que la parenthèse Europe maintenant quand il y en a une elle se retrouve souvent dans la page internationale et là on va dire non les gars ça vous regarde en fait c'est les questions européennes le problème c'est qu'en fait on ne fait jamais de lien la question européenne surtout aujourd'hui elle est partout vous parlez de l'inflation du pouvoir d'achat il est lié à quoi l'inflation

1:41:53
Présentateur

les taux directeurs

1:41:55
Mounir Satouri

non

1:41:56
Présentateur

ah oui non la guerre en Ukraine machin tout ça

1:41:58
Mounir Satouri

super profit

1:42:00
Présentateur

deux tiers

1:42:02
Mounir Satouri

deux tiers deux tiers de l'inflation est lié au super profit de total etc etc lié à la guerre en Ukraine donc ça c'est un sujet fondamentalement européen d'ailleurs la guerre en Ukraine c'est un sujet fondamentalement européen d'ailleurs ce qui se passe pour les agriculteurs c'est un sujet européen en fait il y a plein de choses qui sont liées à l'Europe mais effectivement on met ça de manière très très lointaine et puis on joue au fait que ce soit compliqué on joue au fait que déjà l'Europe ça ne fonctionne absolument pas comme la France et on a un pays en fait qui est assez exceptionnel en Europe en vrai il n'y a pas beaucoup de pays aussi centralisés verticals que nous l'Espagne ne fonctionne pas comme ça l'Allemagne ne fonctionne pas comme ça la Belgique ne fonctionne pas comme ça

1:42:43
Présentateur

non c'est très français

1:42:44
Mounir Satouri

et ce qui fait que en fait le fonctionnement européen pour nous français c'est orthogonal on bug totalement on ne comprend pas comment ça fonctionne il y a plusieurs institutions ils ne peuvent pas être d'accord ils font du compromis

1:42:54
Invité

il y a des coalitions

1:42:55
Mounir Satouri

il y a des coalitions c'est quoi ce bazar et donc c'est très très simple au niveau français de dire à chaque fois qu'il y a un problème ah mais c'est pas nous c'est l'Europe par exemple la liste des paradis fiscaux qui est nulle la liste des paradis fiscaux européens

1:43:07
Présentateur

c'est nulle

1:43:09
Mounir Satouri

elle est nulle il n'y a rien à dire elle est nulle mais elle est négociée par qui en fait elle est négociée par les états pas par l'Union européenne le parlement européen la commission européenne nous on est parfaitement d'accord pour faire une vraie liste des paradis fiscaux sauf que quand on arrive au conseil opacité totale parce que nous les parlementaires en trilogue il y avait quelqu'un qui représente le parlement quelqu'un qui représente la commission puis vous avez quelqu'un qui représente le conseil c'est 27 états membres sauf que vous n'avez pas des 27 états membres

1:43:33
Présentateur

non vous n'avez qu'un bonhomme

1:43:34
Mounir Satouri

un bonhomme qui va de temps en temps téléphoner tu ne sais pas s'il téléphone ou pas by the way ça se trouve rien du tout il fait dans la pièce à côté et il revient il dit ah bah non je suis désolée mais un pays bloque souvent c'est la France quand on fait la réglementation bancaire ou financière quand on veut protéger les travailleurs etc donc en fait l'Union européenne c'est effectivement comme le dit Mounir c'est super simple de rejeter à chaque fois la faute sur l'Union et de dire bah c'est pas nous c'est l'Union européenne vous savez Bruxelles c'est loin etc quand on fait la taxation sur les super profits on n'est pas loin

1:44:03
Présentateur

pour moi c'est organisé ça sort pas de nulle part en fait ça aide nos gouvernements quels qu'ils soient de dire que c'est pas eux et que c'est l'Europe moi ce procès qui est fait à l'Europe m'énerve à un point incroyable moi j'ai été élu deux fois à la région dans la majorité et dans l'opposition quand j'étais dans la majorité des gens disaient c'est pas bien ce que fait quand j'étais dans l'opposition ceux qui n'étaient pas contents de la gestion de Valérie Pécresse voulaient changer de majorité quand on n'est pas contents de l'Europe on veut la quitter moi j'ai jamais entendu personne dire je veux quitter l'île de France quand on n'est pas contents de Macron on dit je veux quitter la France donc oui il y a le sujet politique les discussions qui se prennent les dynamiques et puis l'autre truc que je déteste c'est le procès fait à la commission ouais la commission européenne c'est scandaleux c'est des technocrates ils décident de plein de choses et ils n'ont pas été élus pourtant vous deviez bien accueilli mais je suis désolé c'est quoi la différence de légitimité entre un ministre et un commissaire européen c'est pareil

1:45:00
Mounir Satouri

il n'a pas été élu

1:45:02
Présentateur

Attal premier ministre il a été nommé par Macron et Macron a nommé un ministre qui s'appelle Breton il se trouve qu'il ne nomme pas tous les commissaires c'est pas plus mal d'ailleurs parce que les autres chefs d'état nomment les autres et donc moi je veux bien qu'on débatte du projet européen qu'on débatte des différences des différentes propositions qu'on travaille projet contre projet en quoi c'est bien ce qui est fait en quoi c'est mal mais rejeter l'Europe par principe c'est une bêtise on a construit cet espace commun il y a plein de choses qui se passent qui sont positives d'autres qui le sont moins et le sujet il est politique et si je peux juste ajouter un mot

1:45:36
Mounir Satouri

sur ce mandat là le parlement européen et la commission européenne ont été bien plus progressistes que les états vraiment sur plein de points sur plein de points sur la question fiscale sur la question sociale surtout et à chaque fois à chaque fois à chaque fois on a été bloqué par les états il faut aussi ça l'avoir en tête

1:45:51
Présentateur

avant de parler du défi climatique je voulais vous poser une question qui est un peu un passage obligé mais l'union européenne est perçue par beaucoup comme un espèce de machin administratif un peu compliqué à comprendre vous l'avez très bien dit c'est quoi pour chacun d'entre vous l'idéal européen c'est quoi ce que vous avez envie de porter en tant que candidat à l'élection européenne le 9 juin prochain comme idéal Aurore Laluc

1:46:10
Mounir Satouri

déjà moi j'ai envie qu'on puisse avoir une union européenne qui puisse fonctionner on a voté le green deal il n'est pas parfait c'est un objectif d'être neutre en carbone d'ici 2050 des réductions d'émissions de gaz à effet de serre des objectifs en renouvelable etc il a été critiqué

1:46:30
Présentateur

par des agriculteurs notamment

1:46:31
Mounir Satouri

oui il a été critiqué aussi par nous qui sommes écolos et sociaux parce qu'on ne le trouvait pas assez social pas assez écolo mais n'empêche on est le premier continent au monde à faire ça le problème c'est qu'une fois qu'on a donné des objectifs comme ça il faut pouvoir le faire et c'est là où le bas blesse pourquoi ? parce que par exemple l'union européenne on ne le sait pas mais elle n'a pas de budget quasiment elle a un budget qui est inférieur à celui de la France

1:46:51
Présentateur

très très peu

1:46:51
Mounir Satouri

parce que moi qui suis sur les compétences fiscales et économiques en fiscalité on n'a pas de compétences donc pour faire la taxation sur les super profits on l'a fait mais on a galéré en vrai et tout est comme ça on n'a pas de compétences sur la défense etc en fait c'est un état enfin comment dire la France si elle veut être si elle veut faire quelque chose ou pas elle peut elle peut augmenter les médias sociaux elle peut faire des aides elle peut elle peut après c'est une décision politique droite, gauche voilà mais elle peut

1:47:17
Présentateur

nous au niveau

1:47:18
Mounir Satouri

européen on ne peut pas le faire parce qu'on n'est pas outillé pour et c'est pour ça aussi que pendant le Covid il y avait beaucoup d'Européens qui nous regardaient en mode que fait l'Europe et t'ouvre les tiroirs tu cherches de l'argent tu dis mais comment on va faire pour aider ben on n'a pas en fait parce qu'on n'est pas encore outillé pour à cause des états donc il nous faut une Europe outillée forte et forte parce que juste en fait moi je tiens à ce qu'on est une Europe juste

1:47:43
Présentateur

Monir Saturi alors très clairement pour moi si la France est notre maison l'Europe est notre village et l'Union Européenne pour moi continue à être le niveau pertinent qui nous permet de répondre aux défis du monde seul dans ce monde globalisé n'empêche pas grand chose que ce soit sur la question du réchauffement climatique les questions écologiques les questions géopolitiques géostratégiques le niveau pertinent c'est celui de l'Union Européenne mais cette Europe elle est ce qu'on en a fait et on a besoin d'un saut fédéral si on veut pouvoir juger l'Europe sur la question sociale il faut qu'un jour qu'on décide collectivement de lui donner cette compétence c'est les ceux qui font campagne en reprochant à l'Europe de ne pas faire assez de social c'est comme s'ils reprêchaient à leur commune de ne pas entretenir les autoroutes c'est pas la compétence et pourtant et j'espère qu'on aura l'occasion d'en parler sur la question sociale soit on pense que le progrès social est ce qui est nécessaire pour que le projet européen ne se disloque pas et que cet outil doit être le lieu du progrès social de l'amélioration des conditions de travail des revenus de l'autre compte la propriété de l'intégration des personnes en situation de handicap et à ce moment là il faut lui donner les leviers mais ça va pas suffire de lui donner plus de compétences il l'a dit Aurore il faut lui donner des moyens on a construit une Europe qui est un géant commercial mais qui est un nain financier qui est un nain au niveau de la fiscalité on a aucun moyen propre et que sur le plan géopolitique et les questions internationales qui sont quand même importants on est en guerre pour la première fois depuis la deuxième guerre mondiale on a une guerre importante sous ce n'est pas donc si on veut sur le plan de la défense européenne et des affaires étrangères pouvoir être efficaces être entendus et peser sur la marge du monde il faut qu'on se donne des compétences qu'on sorte des décisions à l'unanimité qu'on puisse décider à la majorité qualifiée et puis surtout il faut que nos dirigeants acceptent après discussion de parler d'une seule voix même avec les institutions actuelles s'il y avait et de la volonté politique et de l'envie de regarder nos intérêts communs et pas les intérêts individuels de chacun on serait efficaces avant d'être député européen j'avais le pressentiment que ce qui bloquait le projet européen c'était les égoïsmes nationaux je vous assure que depuis que je suis député européen et j'ai travaillé sur les questions internationales comme sur les questions sociales ce qui bloque toujours sur la question sociale c'est les égoïsmes nationaux si on n'arrive pas à prendre à se doter de règles pour faire mieux c'est parce que l'intérêt de la France n'est pas celui de l'Allemagne est en contradiction avec celui de l'Italie n'est pas complètement celui des pays de l'Est c'est pour ça qu'on n'y arrive pas donc c'est les égoïsmes nationaux le problème et vous savez c'est quoi ?

c'est les états-nations ceux que l'extrême droite nous propose comme la solution à tout à chaque fois qu'il y a un sujet c'est pas l'Europe de s'en occuper c'est aux états-nations alors que c'est les états-nations et leur égoïsme qui empêchent l'Europe d'être efficace et si je peux juste ajouter

1:50:38
Mounir Satouri

un truc sur la France enfin pardon mais tu dis les égoïsmes nationaux et je suis entièrement d'accord avec toi mais là en ce moment on est quand même dans une situation spécifique où on a un pays qui bloque tout tout le temps et qui s'appelle la France et qui bloque tout tout le temps dès lors qu'on touche non pas à l'intérêt général des français mais à des intérêts privés les travailleurs des plateformes le fait qu'ils aient des droits sociaux qui est-ce qu'a bloqué ?

La France Hubert sur la réglementation bancaire et financière moi c'est ce que je fais tout le temps la France à chaque fois mais c'est monstrueux dès qu'on touche mais à un centime des banques françaises parce qu'on n'est pas sur quelque chose qui peut les mettre en danger on est sûr est-ce que je vais m'acheter une deuxième Lamborghini ou une Ferrari je ne sais pas je vais voir en fonction de

1:51:24
Présentateur

sur l'impôt sur les sociétés aussi il me semble

1:51:25
Mounir Satouri

sur l'impôt sur les sociétés ils ont été rapports ils ont diminué le seuil en fait à chaque fois ils ont deux tactiques on vide le texte de sa substance et à la fin des fins on le bloque

1:51:37
Présentateur

voilà on va vous poser plusieurs séries de questions je vais carrément vous donner le plan de nos interventions on a prévu de vous interroger sur le défi climatique fin du monde et fin du mois on a prévu de vous interroger sur l'Europe dans le monde avec notamment le conflit ukrainien et enfin sur les accords de libre-échange on aura juste après notre séquence sur les défis climatiques on va faire une petite pause le temps de souffler un petit peu on se retrouve après en plateau on sera frais on pourra continuer Latifa tu voulais parler du défi climatique

1:52:06
Invité

oui et une première question qui est en lien avec ce qu'on vient de dire sur la France qui bloque ça a été aussi le cas du glyphosate ou l'interdiction la France s'est abstenie avec l'Allemagne et l'Italie quand il y avait 17 autres pays qui avaient voté pour est-ce que sur cette question climatique on a souvent l'idée qu'en fait ça se joue justement en Europe et ça se joue à Bruxelles sur les questions écologiques environnementales là en tout cas c'est un exemple on voit que c'est pas le cas comment on fait en fait ça se joue

1:52:29
Mounir Satouri

en France et en Allemagne ça se joue partout il faut se rendre compte que ça se joue partout parce que chaque pays pour le coup a aussi ses spécificités là on va parler après des traités de libre-échange nous je pense avec Mounir on est plutôt contre on est contre voilà on peut retrahir sa pensée mais on se connait un peu il y a d'autres pays qui vont être pour parce qu'ils vont comme l'Espagne parce qu'ils vont défendre certains secteurs etc donc là chaque pays en fait va avoir ses spécificités le vrai enjeu à mon sens sur la question climat fin du monde etc et fin de mois c'est l'argent l'argent c'est le nerf de la guerre en fait pourquoi ?

parce qu'on a besoin d'argent pour déjà tout électrifier on veut passer à tout électrique le réseau électrique ça coûte une blinde c'est des centaines de milliards parce qu'il faut financer les renouvelables parce qu'il faut faire la rénovation thermique des bâtiments et puis il faut faire un tout petit détail c'est qu'il faut s'occuper aussi des gens qui vont perdre leur emploi et puis il faut s'occuper de ceux qui pâtissent de la pollution parce que en fait ce sont les ultra riches qui polluent le plus et les plus beaufs qui supportent la pollution et en plus on a aussi un problème d'inégalité majeure en ce moment partout d'ailleurs en Europe où on devient un continent de rentier et pas un continent de producteur etc un continent où il vaut mieux hériter que travailler et où il vaut mieux avoir gagné à la course aux spermatozoïdes pour avoir du patrimoine et bien vivre et donc là-dessus moi une proposition très simple initiative citoyenne européenne avec Thomas Piketty des millionnaires qui veulent être taxés Oxfam des syndicats on a déposé une initiative citoyenne européenne c'est pas une pétition c'est pas une pétition c'est un million de signatures égale une loi européenne je crois que si on prend les proportions il y a très peu d'ICE qui parviennent finalement on arrive là les amis on a besoin de vous c'est une initiative citoyenne européenne là on demande de taxer le patrimoine des super riches pour pouvoir financer justement la transition écologique

1:54:36
Présentateur

au niveau européen

1:54:36
Mounir Satouri

au niveau européen ou au niveau national on a fait une proposition à la commission européenne j'ai dit moi je préfère que ce soit au niveau européen si chacun fait ça au niveau national c'est pas grave c'est comme les super profits c'était une proposition européenne mais tous les états ont été obligés de la mettre au niveau national on s'en fout il y a juste des gens qui sont taxés aujourd'hui à hauteur de 0,5% et c'est les milliards d'air mais c'est un sujet qui revient souvent au niveau national et européen vraiment juste on dit on dit que les institutions européennes sont éloignées et que l'union européenne c'est pas social signer cette pétition qui n'est pas une pétition pardon qui permettra d'avoir une loi c'est pas juste une phrase dans un programme c'est pas un truc abstrait on peut avoir une loi et on va faire bientôt le tour d'Europe pour aller mobiliser tout le monde sur le sujet

1:55:19
Présentateur

Mounir Satouri sur la question de la TIFA on réussira pas l'enjeu du Green Deal si on n'intègre pas la question écologique dans une transformation profonde de l'économie en tenant compte de la question sociale et de la question géopolitique en fait tout est lié on ne fait pas la transition écologique et moi le terme que je préfère c'est transition juste en agissant sur un seul levier c'est en agissant sur tous les leviers parce que tout est lié et donc il faut d'abord une remise en cause profonde du système libéral voilà moi entre le capitalisme débridé et l'économie administrée ce que je préfère c'est l'économie pilotée et on a besoin de piloter l'économie à l'aune de la question écologique non mais concrètement

1:56:02
Invité

qu'est-ce que ça veut dire ça

1:56:03
Présentateur

mais ça veut dire ça veut dire tout changer ça veut dire tout changer non mais en concrètement je parlais aussi

1:56:10
Invité

aux gens qui nous regardent et aux personnes

1:56:12
Présentateur

j'y arrive il y a besoin de tout changer le modèle énergétique on a besoin de réindustrialiser ce continent enfin on apprend ils apprennent rien les libéraux et les droites n'apprennent rien pendant le Covid on s'est aperçu qu'on ne pouvait pas avoir de masques en Europe on s'est aperçu qu'on ne savait plus faire de Doliprane on s'est parti que comme la circulation s'est arrêtée qu'on était dans la mouise et ils nous ont dit tout va changer on a compris mais pendant les trois mois on était enfermés chez nous dès que c'est reparti ils ont oublié donc on a réussi à faire le diagnostic réel que cette internationalisation à outrance sa dépendance de la Chine et de tout ce qui est loin n'était pas bonne pour notre sécurité et on a découvert la vulnérabilité parce qu'il y avait un petit virus qui menaçait alors qu'il y a le défi climatique colossal et qu'aujourd'hui on ne sait pas garantir aux enfants qui se naissent cette année qu'ils auront une planète viable dans 30 ans on ne fait pas la mobilisation nécessaire si ça ne marche pas c'est parce que le plan de relance c'était cosmétique c'était à la masse c'était pas à la hauteur c'était au moins alors moi je ne suis pas un spécialiste de question économique au moins quatre fois moins ambitieux que ce que Biden a fait aux Etats-Unis donc on a besoin de relancer la machine mais si on la relance sur le même modèle on se plante et moi je vais le dire tranquillement oui certains vont perdre des emplois mais qu'ils se rassurent si on fait la transition juste telle que les écolos la défendent et il peut y avoir un consensus un ils seront accompagnés et deux ils pourront transformer leurs compétences pour retrouver un autre boulot et on va remettre l'emploi à sa place et on va pouvoir recréer plein d'emplois

1:57:54
Invité

mais est-ce que vous vous prenez que ça peut ne pas vraiment enfin pas parler aux gens mais que c'est compliqué là vous dites on va complètement changer de société

1:58:00
Présentateur

et pour les gens qui regardent mais ça peut bien ça peut bien se passer il faut dépasser

1:58:06
Invité

les égoïsmes nationaux etc mais aujourd'hui c'est difficile de dire aux français bon bah en fait c'est pas notre intérêt qui va enfin moi là je voilà

1:58:13
Présentateur

je comprends je comprends vous avez raison de m'attendre sincèrement si le système capitaliste avait failli sur la caisse environnementale mais réussi sur l'ambition d'apporter prospérité à toutes et tous j'aurais pu dire bon bah ok je suis pas content comme écolo mais c'est pas grave tout le monde a un boulot l'égalité salariale de femmes hommes ça fonctionne on consomme pas des vêtements produits par des gamins à l'autre bout du monde donc ça va ils ont accéléré le réchauffement climatique appauvri la biodiversité mais sur le reste ça va en fait ils ont failli sur les deux et donc il faut que ça s'arrête et il faut que ça s'arrête à partir et tu as raison à partir de la mobilisation de nos concitoyens et un temps d'élection moi je suis profondément démocrate c'est aussi un temps où nos concitoyens peuvent envoyer envoyer un message donc il va falloir qu'on s'empare de cette élection et qu'on envoie un message pour que dire oui ça va mal pour les individus comme pour la nature et l'environnement et il faut que ça change dans la droite ligne de la question de l'attifage j'ai une question pour vous de la part de Jules Nyssen qui est le président du syndicat des énergies renouvelables qui était plutôt sur ce même plateau et qui voulait vous demander comment est-ce que vous comptez faire pour réenchanter la transition énergétique et faire en sorte qu'en se préoccupant de la fin du monde on se préoccupe aussi de la fin du mois c'est un peu la même question sur des mesures concrètes sur les mesures concrètes

1:59:27
Mounir Satouri

ce qui a le mieux marché pour protéger par exemple de l'inflation en Europe c'est l'Espagne qu'est-ce qu'elle a fait taxation des super profits augmentation des minimas sociaux aide je veux dire à un moment il y a un truc de base en économie mais c'est pas bête et méchant c'est la base en fait en économie et même dans la société ça dépend après dans quel monde on veut vivre mais en fait il y a des gens qui ont beaucoup d'argent ils ne savent même pas ce qu'ils vont en faire on peut leur enverner des millions ça leur fait rien je veux dire ils ne savent pas qu'ils en ont parfois regardez Bettencourt elle avait oublié qu'elle avait des comptes je ne sais pas trop où de 35 millions le problème

2:00:02
Présentateur

c'est peut-être pas tant les égoïsmes nationaux que les bourgeoisies nationales voire la bourgeoisie internationale en fait il peut y avoir un égoïsme

2:00:09
Mounir Satouri

on prend de l'argent là où il est et la chance qu'on a aujourd'hui d'ailleurs c'est que l'argent il y en a et je reboucle la de votre question en fait comment on va faire mais en fait on a fait on a reconstruit un pays en 44 qui était en ruine sans argent

2:00:27
Présentateur

il y avait quand même les américains derrière qui filaient un paquet

2:00:30
Mounir Satouri

de pays et sincèrement la sécurité sociale elle était financée comment à l'époque ? Rien d'accord donc on s'est mis quand même des ambitions absolument incroyables et on a quand même réussi là on a de l'argent qui regorge de partout donc en fait on peut faire on peut faire Qu'est-ce qui bloque alors ?

La volonté politique et le courage qui n'est pas la vertu la plus partagée au monde malheureusement et aussi une idéologie et on doit aujourd'hui prendre de l'argent aux plus riches qui n'en ont pas besoin et le redistribuer on doit faire de la politique industrielle et arrêter avec ces trucs de les emplois de services c'est super c'est génial etc non les emplois de sévrier ça crée et moi j'ai vécu dans ma banlieue parisienne des femmes précaires qui touchent rien qui sont envoyées du fin fond du 91 à la défense et qui restent toute la journée là-bas et qui rentrent à je sais pas quelle heure le soir pour un salaire de misère c'est ça que ça fait les emplois de services on recrée des emplois dans l'industrie et les emplois dans l'industrie c'est des emplois un qui rendent fiers parce qu'en fait à gauche il y a un truc qu'on a oublié c'est qu'en fait on doit être attaché à l'outil de travail et qu'on est de gauche on est attaché à l'outil de travail et aux compétences ça crée des CDI à temps plein bien rémunérés et c'est ça qui protège le mieux de la pauvreté parce qu'en fait dans la vie on n'aime pas forcément être aidé mais là tout de suite maintenant il faut absolument taxer et redistribuer c'est vraiment urgent

2:01:46
Présentateur

Monir Sattouri la même question comment vous faites pour réenchanter la transition énergétique ça attendra peut-être pas mais je suis d'accord avec tout ce que vient de dire Aurore et tu as raison ça ne marche pas parce qu'il n'y a pas assez de volonté politique mais aussi parce que sa transformation fera des perdants les lobbies il y a des gens qui n'ont aucun intérêt est-ce que ça change pourquoi voulez-vous que les actionnaires de Total acceptent qu'on change et qu'on passe à la transition écologique et qu'on est besoin de beaucoup moins de pétrole ils vont perdre de l'argent il y a aussi la question de lutter de mettre l'intérêt général au coeur de cette ambition et de lutter contre les intérêts individuels et une fois qu'on a plein d'argent et puis par ailleurs on peut emprunter pour investir c'est pas un gros mot c'est pas un gros mot on peut emprunter emprunter pour aider des entreprises à s'installer ou pour remettre du service public là où il n'y en a pas ce n'est pas du gaspillage c'est de l'investissement pour l'avenir emprunter pour réindustrialiser l'Europe sur une industrie décarbonée c'est prendre de l'avance par rapport à d'autres c'est faire un pari stratégique pour l'avenir et donc oui il faudra faire payer celles et ceux qui peuvent il faut se doter d'une stratégie globale et européenne et élever un grand emprunt pour faire la relance écolo la relance verte et réindustrialiser puis il faut nous protéger nous sommes les derniers au monde à croire dans le libre échange et la circulation globale nous sommes les seuls à ne pas avoir d'accord moi en tant qu'écologiste je suis pour une taxe carbone aux frontières et j'assume d'avoir une taxe au carbone aux frontières et j'assume le protectionnisme fédéral et écologique s'il n'est pas fédéral et écolo il sera national et brun donc il faut le faire il faut qu'on se protège c'est pas si si réellement on veut développer une industrie continuer à baisser notre les gaz à effet de serre et à limiter nos émissions il faut réindustrialiser et ne pas accepter des produits qui sont produits dans des normes écologiques et sociales d'ailleurs moi je suis très fier de la directive contre le travail à forcer même si je l'aurais voulu beaucoup plus forte beaucoup plus ambitieuse et donc il y a des leviers pour que ça change Lorraine

2:04:03
Invité

juste en fait en vous écoutant vous parlez des intérêts nationaux du fait qu'il y a des égo nationaux qui bloquent des choses etc mais en fait on voit que vous avez

2:04:13
Mounir Satouri

énormément de points d'accord donc en fait moi j'ai envie de dire mais pourquoi vous ne faites pas une liste commune en fait c'est les verts ils sont partis tout seuls d'abord venir

2:04:22
Présentateur

moi je suis je vais assumer

2:04:27
Mounir Satouri

en politique

2:04:29
Présentateur

il faut assumer la question nous on se l'est posée de la manière suivante qu'est-ce qu'on est en train de dire qu'au parlement européen il faut qu'il y ait une majorité qui permet de réussir sa transformation écologique et sociale moi mon objectif c'est que le camp des progressistes des écologistes de la gauche soit le plus important possible évidemment que je vais me battre autour du projet écologiste et que je vais défendre les propositions de Marie Toussaint et je vais faire campagne pour les verts mais si demain Aurore est élue et qu'il vienne nombreux ça me va aussi donc c'est une élection à un tour c'est une élection à un tour c'est une élection proportionnelle d'accord et donc l'important c'est le nombre de députés qu'on va moi je souhaite que le groupe vert soit le plus important au parlement européen il y a 5 ans on nous disait mais à quoi sert la liste écolo tout le monde est écolo maintenant beaucoup ont renié la question écolo ils sont pas là on fait pas d'écologie de manière efficace il n'y a pas d'écologiste donc notre job c'est de nous mobiliser pour envoyer un maximum de députés au parlement européen et puis par ailleurs on a plein de points d'accord mais vous avez compris qu'on ne siègeait pas dans le même groupe et que nos groupes respectifs ne votent pas toujours les mêmes choses et puis moi mon groupe n'a pas soutenu Ursula von der Leyen en 2019 et nous ne faisons pas partie de la coalition de gestion alors que je sais que la délégation française

2:05:57
Mounir Satouri

et pas différemment

2:05:59
Présentateur

vote parfois comme les écologistes tout le temps et toi tu diras je sais qu'on vote de la même chose mais en fait ça aussi c'est une réalité et moi je vais vous dire Ursula von der Leyen est candidate pour moi ça sera jamais jamais je voterai pour elle ce qu'elle fait au niveau géopolitique au niveau international ses accords avec les dictateurs avec Sisi avec Haïsaïd comment elle met de côté le parlementaire ça sera jamais un vote pour Ursula von der Leyen et donc il y a quand même des points qui nous séparent

2:06:32
Mounir Satouri

il y a des points qui nous séparent notamment sur les questions de défense par exemple ça c'est des points qui sont on a des différences mais on n'a pas de choses trop trop graves on aura peut-être d'autres choses aussi peut-être sur notre vision sur les questions des terres rares la guerre c'est un peu grave on n'est pas si loin que ça sur les questions de défense après juste sur la question des groupes politiques parce que je sais qu'à chaque élection européenne on rejoue les trucs des groupes politiques et ah vous avez voté ça et machin et truc on comprend strictement rien ça vaut le coup quand même

2:07:01
Présentateur

de vous demander ce que vos groupes ont voté

2:07:03
Mounir Satouri

oh bien sûr moi j'ai pas de problème juste en fait chaque groupe politique en fait a différentes nationalités en son sein et chaque nationalité a ses spécificités et d'ailleurs c'est marrant parce que nous les français verts et du groupe socialiste et démocrate on va avoir souvent tendance des fois à voter à avoir des différences avec notre groupe qui peuvent être les mêmes mais on remarque que les danois qu'ils soient chez les verts non vous avez des danois vous n'avez pas vous aussi vous en avez les danois parce que vous n'avez pas tous les pays vous n'êtes pas ainsi c'est aussi la différence c'est que nous on a un gros groupe politique

2:07:40
Invité

vous avez des danois vous

2:07:43
Mounir Satouri

on a tout et il y a des voilà on sent qu'il y a des histoires au sein des pays qui fait que des fois il y a des lignes différentes au sein des groupes politiques qui sont vraiment des choses nationales parce que l'histoire des pays sont différentes etc etc voilà et moi oui la différence c'est que je fais partie des sociodémocrates qui est le deuxième plus gros groupe politique du parlement européen et que je négocie les yeux dans les yeux avec la droite et que si je suis en politique c'est pour avoir du pouvoir et pas les appareils du pouvoir donc c'est pour ça que je suis chez les sociodémocrates

2:08:15
Présentateur

Latifah

2:08:16
Mounir Satouri

pour revenir aux questions des majorités

2:08:20
Invité

quoi fin du monde est-ce que Monir Sattouré vous avez parlé d'écologie sociale parce qu'on a parlé des plus riches et de comment ils pouvaient contribuer à faire en sorte que la planète aille mieux parce que souvent on demande aux citoyens aux petits peuples entre guillemets de faire des efforts etc mais c'est pareil qu'est-ce que ça veut dire écologie sociale et est-ce qu'on va avoir des mesures encore une fois c'est très opaque pour les gens les élections européennes les mesures qui émanent voilà je crois à part Erasmus et d'autres choses mais sur cette question de l'écologie sociale à destination des plus précaires de quelles mesures concrètes on peut parler ?

2:08:54
Présentateur

d'abord moi je préfère parler de transition juste

2:08:57
Invité

j'ai lu que vous aviez parlé d'écologie sociale

2:09:00
Présentateur

je préfère parler de transition juste l'Europe quand elle le veut elle a des leviers moi j'ai travaillé au tout début de la mandature j'étais rapporteur pour ma commission emploi affaires sociales du fonds de transition juste c'est un nouveau fonds européen on connait le fonds social européen on connait on connait le FEDER on connait le fonds des dopus du mini le fonds de transition juste en tout cas ils existent depuis un certain temps c'est quoi le fonds de transition juste ?

il y a des régions en Europe qui ont une économie beaucoup plus impactée par les énergies de fossiles et principalement le charbon que d'autres et donc le cap le gap à faire le chemin à mener pour faire la transition écolo est plus dur et donc on va les aider à travers un fonds spécifique au départ on nous parlait de 7 milliards on a fini à 17 milliards et demi même si pendant les discussions on est monté on espérait jusqu'à 45 milliards et on a adopté un nouveau fonds moi j'ai apparté ma signature politique c'est que j'ai défendu la présence dans ce fonds et la capacité de financer des infrastructures sociales parce qu'on ne fait pas la transition écolo on est dans les entreprises à changer leurs machines pour caricaturer on fait la transition juste on l'a réussi parce qu'on va avoir de l'argent disponible pour former les salariés ceux qui peuvent aujourd'hui demain perdre leur emploi mais en s'intéressant aux deux générations de chômeurs créées dans ces régions en aidant à la mobilité en inventant quand il y a besoin par exemple pour les femmes pour qu'elles aillent se former des systèmes de garde d'enfants donc la transition c'est systémique et compliqué donc il fallait avoir ces infrastructures sociales la capacité de les financer ça c'est une action concrète alors même moi je dis au lieu de 17 milliards et demi on aurait dû en avoir 50 milliards on aurait fait beaucoup plus mais ça c'est une intervention concrète de l'union européenne on a adopté en France on n'a quasiment pas parlé c'est une honte on a adopté la directive sur les salaires minimum qui n'a rien changé pour les français ces détracteurs disaient oui mais elle va faire baisser le SMIC en France c'est pas vrai c'est écrit noir sur blanc là où c'est plus haut ça peut pas baisser et on a dit le salaire minimum doit être défini à 60% du salaire médian pour certains états c'était une augmentation de 80 euros de salaire par mois l'étude d'impact sur cette directive c'est 25 millions d'européens qui vont voir leur salaire augmenter de 20% un recul de la pauvreté au travail de 10% un recul de l'inégalité femmes-hommes de 5% c'est super cette directive pour des millions de travailleurs alors il y en a ils me disent oui mais pour les français ça n'a rien changé oui et non moi je vis dans la vallée de la Seine usine Renault il y avait 40 000 salariés il y a 30 ans aujourd'hui il y en a 2000 et il y a le risque même que ça ferme la dernière voiture qui a été montée dans l'usine c'était la la Clio c'est Clio elle a été Clio elle a été délocalisée dans un autre pays européen pour économiser 1000 euros dans le coût de production de la voiture j'ai pas besoin de vous expliquer pendant longtemps que la chaîne de montage fonctionnait avec plus de main d'oeuvre que de robots quand on augmente les salariés dans ce pays là de 80 euros par salarié on participe à l'été contre le dumping social c'est une petite goutte mais quand il y a la volonté politique quand on s'engage on arrive à arracher des victoires et c'est aussi ça le Parlement européen mais t'inquiète pas Aurore sur toutes les dossiers sur lesquels bosser j'ai été aux négociations les yeux dans les yeux et j'ai rien lâché et je peux te dire que sur le salaire minimum même le groupe de la gauche a lâché avant moi parce que je voulais une ambiance plus importante on les recevra dans une prochaine émission le groupe de la gauche Latifa Oui

2:12:30
Invité

Aurore Laluc vous avez parlé on a parlé pardon rapidement du pacte vert au début vous savez qu'il est imparfait etc c'est vrai que la semaine dernière il y a eu un rapport de l'agence européenne de l'environnement qui disait que l'Europe ne faisait pas assez notamment sur ce qui aurait des conséquences catastrophiques si on prenait pas des mesures plus fortes donc voilà est-ce que vous trouvez que l'Europe n'en fait pas suffisamment est-ce que 2030

2:12:51
Mounir Satouri

pour réduire de 50% les émissions de gaz à effet de serre c'est pas trop loin au vu de la situation actuelle Mais en fait il faut effectivement aller très très vite et c'est là encore une fois où réside la difficulté c'est que vous voyez il y a eu le plan américain les américains ont fait un plan qui s'appelle l'Inflation Reduction Act qui n'est pas du tout un plan anti-inflation c'est un plan de réorientation de leur économie vers le vert les Etats-Unis quand ils y vont ils y vont à fond donc ils font du protectionnisme vert ils donnent la priorité à leurs batteries à leurs voitures etc etc c'est des milliards qui sont déversés sur l'économie c'est ça qui nous manque en fait c'est exactement ça qui nous manque Vous pensez comme les Etats-Unis ?

Bah en fait moi j'arrive pas à ne pas être contente que les américains aient fait un plan de transition écologique en fait et qui va permettre par ailleurs de faire en sorte que certains américains aient du travail sachant que là-bas les droits sociaux c'est pas génial donc je suis plutôt contente et oui là-dessus pour avoir un plan d'investissement mais oui en fait il faut qu'on soit en capacité de faire de la planification il faut qu'on soit en capacité de faire de la politique industrielle et tout ça c'est quoi ?

C'est un pilotage par la puissance publique le truc qui était honteux qui était has-been etc etc politique industrielle c'était un mot tabou avant subvention oh pareil sale on sait pas pourquoi bon maintenant on a le droit de le dire très bien on a le droit de le dire mais faisons-le ça on a besoin de le faire et c'est ce que je disais tout à l'heure je vais avoir une métaphore complètement pourrie je vous préviens on a passé la première il faut passer la seconde voilà c'est ça le green deal pour le green deal passer la seconde c'est pas je sais pas la meilleure métaphore du monde c'est ça en fait qu'il faut faire c'est qu'on puisse avoir ce plan massif de transition écologique on a l'argent pour le faire on a même pas besoin d'emprunter sur les marchés financiers en vrai on a pas besoin on a l'argent pour le faire donc c'est ça aujourd'hui qu'il faut faire absolument on doit tout réorienter et il faut jouer aussi sur autre chose c'est sur la réorganisation de nos sociétés le métabolisme social faire en sorte qu'on n'ait plus besoin de prendre la bagnole pour tout etc etc il faut repenser nos sociétés revenir sur la question de la réduction du temps de travail aussi bref il y a tout à repenser et sincèrement je dis pas que ça va être simple parce que moi par exemple en tant qu'économiste souvent on a tendance à se dire on est des sales macroéconomistes on a des modèles devant nous on se dit ah bah tiens ça c'est des emplois détruits ah bah tiens là il y en a qui sont créés bah hop oh ma poule vous vous allez aller là bah non en fait ça se fasse pas comme ça il faut faire de la formation et puis il faut le dire aussi clairement il y a des gens qu'on n'arrive pas à reformer moi si je devais être je sais pas ingénieur nucléaire ou technicien nucléaire ou n'importe quoi je sais pas faire en fait je sais pas si je serais en capacité d'être reformée là dessus donc c'est pas des moments simples mais il faut être en capacité d'analyser les choses d'y aller assez rapidement d'ailleurs parce qu'il y a plein d'enjeux et se dire aussi que le pire n'est pas certain et que ce dont on a besoin aujourd'hui c'est de redéfinir notre prospérité et d'avoir une prospérité partagée et peut-être qu'on vivra tous mieux

2:15:46
Présentateur

on va marquer une petite pause je tiens à vous rappeler que cette émission est faite en partenariat avec le Parlement européen après la pause on se retrouvera avec nos deux invités Aurore Lalique et Mounir Satori pour parler d'Europe dans le monde avec le défi de la guerre en Ukraine et pour parler également des accords de libre-échange merci à tous pause à tout de suite bonsoir à vous et à tous bien d'être là vous êtes magnifiques très heureux de vous accueillir dans cette deuxième partie de cette émission spéciale en partenariat avec le Parlement européen nous accueillons sur ce plateau deux candidats à l'élection européenne qui aura lieu le 9 juin prochain nous sommes avec Mounir Satori député eurodéputé écologiste qui se présente à nouveau et Aurore Lalique Aurore Laluc Laluc eurodéputé au sein du groupe social-démocrate et candidate à sa succession également sur la liste de Raphaël Glucksmann et vous vous êtes sur la liste de Marie Toussaint Marie Toussaint c'est exactement ça merci à tous les deux d'être avec nous on a parlé de votre vision de l'Europe et on a parlé des défis climatiques dans la première partie de l'interview à retrouver sur Youtube évidemment on va parler dans cette deuxième partie de l'Europe dans le monde Usul oui d'abord je voudrais revenir sur un sujet duquel on a parlé un petit peu avant quand vous n'étiez pas là on a parlé de TikTok et de l'interdiction probable aux Etats-Unis typiquement pour négocier avec TikTok ou même avec les GAFAM de manière générale en effet l'Union Européenne paraît être la bonne échelle est-ce que c'est quelque chose auquel vous pourriez souscrire cette interdiction de TikTok pour des raisons aussi de sécurité pour contrer l'influence de la Chine Mounir Satori la question se pose ce qu'on a déjà c'est qu'en tant que parlementaire sur les outils numériques où on reçoit nos mails nos dossiers européens on n'a pas le droit d'avoir l'application TikTok pour des questions de sécurité c'est déjà fait ça ?

ça c'est déjà fait au niveau uniquement départementaire européen moi en tant que député européen mais alors c'est pareil je n'ai pas le droit d'avoir l'application sur le téléphone qui me sert à recevoir mes mails ou à échanger avec mon équipe d'avoir TikTok donc il faut qu'on soit vigilant et qu'on ait des garde-fous pour éviter l'espionnage l'utilisation des données mais pour TikTok comme pour les autres GAFAM pour Facebook vous n'avez pas Facebook non plus la question des données l'interdiction qu'on a c'est sur TikTok mais la question de la protection des données est une question qui concerne TikTok comme elle concerne les autres GAFAM et les autres réseaux sociaux après de là à l'interdire complètement en Europe je dois avouer que jusqu'à là ce n'est pas une option à laquelle moi j'avais réfléchi on n'a pas de de pouvoir faire là-dessus mais attention aujourd'hui cet outil est l'outil d'expression et de l'information de toute une catégorie de la population et des jeunes en particulier donc je suis plutôt réservé sur le sujet

2:18:35
Mounir Satouri

L'Union Européenne elle oublie qu'elle est puissante on est le premier marché au monde on a on a une structure de consommation très homogène c'est-à-dire qu'il y a des inégalités c'est vrai et je passe ma vie à me battre contre mais n'empêche que par rapport au marché chinois à d'autres marchés etc.

on est hyper homogène la vérité s'il n'y avait pas le marché européen les GAFAM ils se cassent la figure et c'est pour ça d'ailleurs que quand on veut mettre une taxation sur les géants du numérique américain les Etats-Unis pour le coup autant ils ont été sincèrement aidants sur un certain nombre de sujets fiscaux autant là il n'y a pas question pas question pas question mais nous on s'est laissé totalement bouffer alors qu'on regarde dans d'autres pays notamment en Asie et pas qu'en Chine dans des pays qui ne sont pas forcément des dictatures il y a des alternatives il y a plusieurs types de réseaux qui peuvent exister etc.

nous on s'est vraiment laissé totalement bouffer et là-dessus aussi on parle d'autonomie stratégique de reprise de pouvoir etc. là-dessus aussi il faut qu'on le reprenne et aussi sur la question d'intelligence artificielle c'est le genre de truc où on regarde passer les trains comme ça et on laisse par exemple des fuites de données oui j'allais en parler vers les Etats-Unis etc. il y a un moment il va falloir commencer à agir de manière un peu plus sérieuse

2:19:52
Présentateur

j'allais parler aussi du leak énorme qu'il y a eu de Pôle emploi qui a perdu 40 millions de français dont les données se retrouvent dans la nature ça a pris apparemment c'est une fuite qui a eu lieu pendant un mois les données ont été vidées sans que rien n'ait été vu est-ce que pareil la cyber-défense européenne c'est un sujet ou ça n'est pas encore un sujet ?

2:20:11
Mounir Satouri

il faut que ce soit un sujet c'est pas un sujet la souveraineté technologique aussi la souveraineté de la tech ça doit être aussi

2:20:18
Présentateur

ça demande des investissements du coup ?

2:20:20
Mounir Satouri

ça demande des investissements mais ça demande aussi de la volonté politique et ça demande aussi de ne pas avoir forcément tout le temps ces tricots qui traînent dans les parages par exemple bref il y a plein de choses comme ça où il va falloir aussi avoir un peu de vision du courage parce que si les Etats-Unis par exemple ont réussi à développer ce genre de choses c'est souvent d'ailleurs avec l'aide de français à l'intérieur on trouve plein d'européens plein de français etc etc parce qu'en fait on arrive à faire un certain nombre de choses mais au moment où il faut vraiment se développer comme il n'y a pas de vision stratégique et qu'il n'y a pas de commande publique donc les acteurs ne savent pas s'ils vont être soutenus s'ils vont pouvoir se développer etc ils vont ailleurs donc là dessus aussi il faut qu'on reprenne à un moment notre souveraineté parce que c'est pas un petit enjeu

2:20:58
Présentateur

et comment on fait concrètement ? on crée

2:21:00
Mounir Satouri

investissement mais on fait toujours la même chose en fait c'est la puissance publique qui dit bonjour je vais vouloir structurer une filière alors maintenant je vais mettre de l'argent sur la table ce que je veux développer c'est telle et telle chose je vais mettre de l'argent sur la table pour la recherche pour le développement pour tel et tel acteur je conditionne en fait l'argent public ce qui est terrible c'est que ces dernières années l'argent public c'est soit on n'en distribue pas soit tout d'un coup blam on arrose absolument tout le monde au lieu de dire l'argent public en France pour les entreprises c'est un truc de dingue maintenant

2:21:31
Présentateur

je rappelle que l'Union Européenne a mis en place le Digital Service Act et le Digital Market Act c'est pas suffisant selon vous c'est quand même un bond géant par rapport à d'autres régions du monde

2:21:40
Mounir Satouri

ouais mais il nous faut vraiment une politique industrielle là aussi dans ce domaine là sincèrement il nous faut quelque chose il faut qu'on soit là aussi fort parce que il y a un truc il y a une guerre hybride en Europe la Russie met une guerre hybride contre nous au Parlement Européen petite anecdote quand on vote quelque chose qui ne plaît pas à la Russie on se fait attaquer nos services du Parlement Européen se font attaquer il y a des hôpitaux qui se font attaquer dans mon département 91 qui n'est pas un département riche des hôpitaux en plus ceux de Corbeil si ma mémoire est bonne c'est attaqué il y a une guerre hybride en fait sur notre continent et qui vient aussi des fois essayer de perturber les élections face à ça il faut qu'on soit en capacité de se protéger

2:22:21
Présentateur

à un moment il faut choisir c'est soit on laisse ces sujets dans la compétence nationale et on permet à l'Union Européenne et dans les départements du Parlement de poser de réglementer le cadre poser des normes sans capacité d'agir et d'investir ou soit on se dit cette question elle est essentielle pour notre souveraineté c'est une question stratégique on la remonte au niveau européen et on confie la définition du cadre la définition de la stratégie et les moyens financiers et la politique industrielle pour pouvoir se doter d'outils propres européens qu'on partage entre nous à l'échelle dans notre marché commun ou soit sinon on n'y arrivera pas et donc il faut remonter c'est pour ça tout à l'heure que je vous ai parlé du saut fédéral le saut fédéral peut nous permettre de gagner en efficacité parce qu'on met tous nos intérêts en commun on se dote d'une stratégie commune on lève les fonds et on met au service la commande publique au service de sa stratégie et puis on se défend et à ce moment-là on arrête de voir nos données stockées aux Etats-Unis ou en Chine on arrête d'être les seuls au monde à ne pas avoir de géants dans le numérique et on développe nos propres outils dans le numérique bref on se protège on se protège alors vous aviez chez Europe Écologie Les Verts commencé votre campagne un petit peu sur les thèmes du zen un peu développement personnel il y a eu quelques meetings assez étonnants et or aujourd'hui un oui non deux moi je dirais deux j'en ai vu deux non non alors moi j'étais au deux croyez-moi oui un bon en tout cas d'accord il y en a un plus étonnant que l'autre c'est vrai en tout cas mine de rien aujourd'hui c'est un peu moins zen là on est en train de parler de la guerre quand même donc changement de ton quand même et est-ce que où vous en êtes aujourd'hui sur le soutien à l'Ukraine sur la position sur le soutien à l'Ukraine et les dernières déclarations comme au départ zenitude ou pas zenitude notre position sur l'Ukraine depuis le premier jour est la même moi j'ai eu l'opportunité et la chance d'avoir appelé à la première manifestation à Paris pendant l'élection présidentielle devant l'ambassade de la Russie notre position n'a pas à varier vous savez on est c'est quoi votre position alors on soutient l'Ukraine bien sûr mais jusqu'où en soutien je vais y arriver je vais y arriver je vais parler de principes parce que c'est important les principes le droit à l'autodétermination des peuples le respect des frontières est un principe qui ne bougera pas sur les écologistes jusqu'où on défend oui et bien d'abord on commence par réellement par réellement écouter la demande des ukrainiennes et des ukrainiens et par être à la hauteur des engagements qu'on est censé avoir pris donc il faut aider financièrement l'Ukraine et la France n'est pas le premier pays dans l'aide à l'Ukraine il faut fournir des armes à l'Ukraine c'est ce qu'ils nous demandent et l'autre point que les écologistes apportent dans le débat il faut qu'on arrête de financer Poutine dans sa guerre contre la Russie on continue à importer du gaz de l'uranium on continue alors sur l'uranium c'est encore pire ça a augmenté ces deux dernières années nos importations d'uranium ont augmenté et donc il faut lui couper les vivres il faut saisir les avoirs des oligarques mettre cet argent au service des ukrainiens et des ukrainiennes donc il faut agir donc on a un cadre de sanctions européens et il faut l'appliquer sur ce sujet là souvent les ministères de la parole on passe rarement aux actes et pourquoi on passe rarement aux actes c'est que les décisions dans ces domaines se prennent à l'unanimité et quand vous avez un pays comme la Hongrie qui n'est pas d'accord ça bloque la machine donc vous voyez encore une fois saut fédéraliste si cette question là on avait décidé dans nos règles des l'entraîtrés de la décider à la majorité on aurait peut-être été beaucoup plus efficace donc moyens financiers livraison d'armes et on coupe les vivres à Poutine on arrête d'acheter le gaz on arrête d'importer de l'uranium de la Russie alors Orlaluc même question jusqu'où comment vous avez réagi aussi aux déclarations de Macron qui commencent à installer l'idée qu'on pourrait envoyer des troupes et puis du coup ça monte en enfin oui comme vous l'avez très bien dit à la fois le ton monte mais les livraisons notamment de munitions de missiles sont toujours très faibles comparé à ce que font nos voisins l'aide financière n'est pas extraordinaire parce que on est en période là d'austérité on est en train de couper dans plein de budget donc on va pas augmenter celui-là ça va être dur à expliquer aux français qu'eux ils vont devoir se servir la ceinture et qu'on va envoyer de l'argent aux Ukrainiens comment on fait du coup ?

2:27:03
Mounir Satouri

Les armes les armes les armes les armes

2:27:05
Présentateur

Donc il faut augmenter notre capacité de production ?

2:27:08
Mounir Satouri

Oui et surtout il faut faire en sorte que nos producteurs d'armes sur notre territoire ne les envoient pas ailleurs en ce moment on réarrière tout vers l'Ukraine tout tout absolument tout ensuite jusqu'où on va je suis désolée mais jusqu'où l'Ukraine a le droit je sais pas moi je on aimerait nous être envahis et non l'Ukraine a le droit de retrouver ses frontières Est-ce qu'on va jusqu'à

2:27:31
Présentateur

l'envoi de troupes françaises ?

2:27:33
Mounir Satouri

Alors ensuite on a un président de la république qui a besoin manifestement de créer toujours de l'attention sur lui en permanence c'est ça c'est ça sa politique c'est ça le macronisme c'est comment je vais créer tous les jours à travers une petite phrase qui va choquer qui va faire peur qui est irresponsable de l'attention sur moi on est sur un sujet trop sérieux pour pouvoir faire de la communication politique la preuve c'est qu'il a braqué absolument tous nos partenaires et les a d'autant plus braqué qu'on n'est vraiment pas dans les clous nous côté français dans l'envoi aux armes voilà donc il les a encore plus braqué et là l'Allemagne vient de dire d'ailleurs vraiment ça commence à bien faire Macron merci beaucoup voilà donc dire des choses pareilles ça n'a aucun sens à l'heure actuelle le principal là c'est de faire ce à quoi on s'est engagé envoyer des armes il parle d'économie de guerre déjà l'économie de guerre en fait d'habitude on n'en parle pas on l'a fait et l'économie de guerre c'est quoi c'est avoir des objectifs de production et mettre au pas les entreprises et l'industrie pour qu'ils les produisent

2:28:38
Présentateur

parce que là il y a des investissements qui ne sont pas faits

2:28:40
Mounir Satouri

petit petit petit petit détail qu'il oublie qui est un principe de base de l'économie de guerre toujours la solidarité c'est marrant le truc il l'a oublié en économie de guerre les taux d'imposition sont extrêmement élevés sur les plus riches c'est des moments où on fait montre de solidarité et c'est marrant c'est le principe de l'économie de guerre que notre président plein de testostérone ces derniers temps manifestement et de virilisme a oublié de mentionner donc pour l'Ukraine respect du droit international des armes des armes des armes parce que ce qui se joue c'est pas que l'Ukraine c'est l'avenir du continent européen

2:29:19
Présentateur

et si on prend un scénario pas si improbable que ça du retour au pouvoir de Donald Trump aux Etats-Unis et que Donald Trump paralyse l'OTAN qu'est-ce qu'on fait selon vous vous êtes candidat à l'élection européenne est-ce que vous êtes candidat à une union européenne qui deviendrait une alliance militaire de premier plan

2:29:33
Mounir Satouri

c'est pour ça qu'on dit qu'il nous faut une Europe de la défense depuis le début de ce mandat avec Raphaël Luxman on nous regardait en premier comme des vattes en guerre

2:29:39
Présentateur

c'est vrai que c'est la réputation que vous avez

2:29:41
Mounir Satouri

c'est pas Poutine le vattes en guerre c'est nous c'est bien connu on nous regardait comme des vattes en guerre nous on voyait bien ce qui se passait moi je voyais bien aussi toutes les ingérences de la Russie j'étais en train de négocier début de mon mandat je vais vous dire deux choses qui m'ont marqué je négociais un texte sur la coordination des politiques budgétaires et monétaires et je vois des amendements passer oui puis au fait le gaz c'est vraiment super bien ah bon tiens c'est pas banal qu'est-ce que ça vient foutre là partout il y avait du gaz l'un des premières lettres que je reçois l'une des premières lettres que je reçois en tant que députée européenne et je tairais le nom de ce député de gauche français c'est quoi ?

c'est pour dire regardez ces méchants américains ils veulent bloquer Nord Stream 2 on va dire mais d'un point de vue écologique c'est bien Nord Stream et d'un point de vue de la dépendance que ça nous met vis-à-vis des russes qui sont pas forcément très sympathiques il faut écouter Poutine Poutine il dit ce qu'il pense la plupart du temps il prévient à l'avance est-ce que c'est bien ? non je pense pas que c'était une bonne idée donc depuis le début on a dit il s'agit pas d'agresser là la France elle a une capacité militaire à la base c'est pas pour agresser c'est pour pouvoir se défendre et ben c'est ce qu'il nous faut il nous faut une Europe de la défense sinon c'est quoi ?

c'est choisir en se remettre soit sous l'aile de Poutine soit sous l'aide de

2:31:00
Présentateur

de Trump

2:31:00
Mounir Satouri

de Trump ben bon courage moi c'est pas ma vision de la démocratie c'est pas ma vision du monde

2:31:04
Présentateur

Monir Satoury est-ce que vous êtes candidat à une union militaire ?

d'abord sur Macron je crois que sa plus grosse faute en tout cas mes yeux c'est le fait d'avoir divisé la parole européenne je crois qu'au Poutine il y a un truc dont il a horreur et il peut lui faire peur c'est la détermination issue de notre unité en fait le mec il sort le truc plein d'états européens disent on n'est pas d'accord c'est pas possible alors qu'ils s'étaient réunis le jour même c'est irresponsable il préfère se mettre en scène à titre personnel voire intervenir dans le débat des élections européennes que d'être utile devant l'histoire face à cette guerre qui est au corps de l'Europe ça c'est vraiment irresponsable sur la défense sur la défense moi je suis depuis qu'on suis arrivé à la commission en défense et sécurité j'ai entendu tout le monde à droite et à gauche chez les français dire autonomie stratégique j'ai jamais compris moi je sais pas comment on peut être autonome stratégiquement au sein de l'OTAN c'est une notion qui m'est pas rentrée dans la tête et donc comme j'y connaissais rien à ces sujets là et que du coup quand tu connais rien tu bosses ce que je suis arrivé à me dire c'est qu'en fait il nous raconte des salades il n'y a pas d'autonomie quand on est dans l'OTAN ce qu'on doit défendre c'est l'émancipation européenne dans l'OTAN on va pas sortir demain sauf si et je parle du scénario où Trump arrive et comment on pourrait réagir on va pas sortir demain de l'OTAN ce qu'on a besoin c'est d'être suffisamment unis entre Européens et forts pour éviter que la lecture du monde géostratégique des Etats-Unis s'impose à nous pour qu'on soit des suiveurs et donc on a besoin de travailler notre émancipation ça c'est le premier point on a des moyens de défense commune en un mois en six mois en un an ces moyens là vont pas servir à nos défenses dans le cadre d'une guerre c'est pas vrai là on parle c'est pas encore arrivé on veut une force d'intervention de 5000 hommes qui s'entraînent ensemble qui seraient capables d'intervenir dans le monde en fait on peut intervenir pour aider les pays tiers à lutter contre une catastrophe naturelle on peut intervenir pour former des militaires des pays de notre voisinage on n'est pas capable d'assurer notre défense avec l'Europe de la défense telle qu'elle est aujourd'hui et comme pour en avoir une autre dimension on a besoin d'être unanime on va pas y arriver donc je vais pas vous raconter des salades alors qu'est-ce qu'on peut faire d'utile se doter d'une stratégie commune de pilotage de l'attent si les Etats-Unis sortent de construire des scénarios concrets parce que si les Etats-Unis sortent on va pas être tout seul on va être avec la Grande-Bretagne qui a quitté l'Union Européenne mais qui est en Europe et dans l'OTAN et on va être avec d'autres partenaires comment on fait demain les Américains ne sont pas là avec leurs moyens avec leurs généraux et leurs capacités de commandement comment est-ce qu'on arrive entre Européens à faire en sorte qu'il y ait une unité politique pour piloter demain stratégiquement l'OTAN comment on fait en sorte que les différents Etats-majeurs des Etats-membres européens travaillent ensemble pour faire en sorte qu'il y ait plus d'inter-européabilité et puis qu'on ait le courage d'une stratégie de défense commune ça aujourd'hui ça manque et donc ça repose sur le courage politique notre capacité à anticiper de manière stratégique à nos temps où Trump revient et les Etats-Unis partent et une vision du monde commune moi je ne veux pas qu'on soit complètement raccord sur les Etats-Unis parce que parfois là sur la guerre de la Russie contre l'Ukraine on a une analyse commune des intérêts communs mais c'est pas obligé que c'est toujours le cas donc il faut qu'on s'émancipine il faut qu'on se prépare au retour de Trump et au départ des USA de l'OTAN c'est ça qui peut être utile pour les prochains mois et rien d'autre

2:34:40
Mounir Satouri

si je peux juste me permettre une parenthèse qui n'en est pas une ça ne doit pas nous empêcher de penser un tout petit peu un truc qu'on a tendance à oublier qui s'appelle la solidarité avec certains pays dits du tiers monde voilà dans le sens où là à mon avis moi quelque chose qui me fait peur aussi dans tout ça c'est à dire que oui il nous faut une Europe de la défense j'ai toujours défendu oui il nous faut faire du protectionnisme quand il y en a besoin etc etc mais il faut faire attention de ne pas devenir non plus une espèce de forteresse et oublier qu'on a une responsabilité notamment environnementale vis-à-vis d'autres pays qu'on a soit pillé soit qu'ils ne pourront pas se développer comme ils le souhaitent parce qu'en fait on a bouffé tout le carbone voilà et ça c'est quelque chose qui moi je dis franchement m'inquiète en tant que députée européenne parce que par exemple vous savez il y avait la taxe sur la transaction financière on en parlait il y a quelques années et c'était fait pour normalement aider certains pays à se développer etc la taxe sur les transactions financières maintenant quand on en parle c'est pour abonder le budget européen et ce qui m'a choqué là-dedans c'est qu'il n'y a pas un député qui se dit non mais dis donc en fait à la base on n'avait pas fait ça pour ça et que la question de la solidarité internationale et d'autres responsabilités elle n'est pas non plus totalement là donc les blocs se sont reconstitués certes malheureusement c'est comme ça il faut qu'on fasse avec il faut qu'on soit responsable mais il ne faut pas non plus qu'on perde de vue qu'on a une responsabilité et qu'on doit aussi porter une autre vision du monde et un autre type de solidarité internationale que les Etats-Unis et je ne parle même pas de la Russie et de la Chine

2:36:13
Présentateur

Gilles ? Puisqu'on parlait de Sud Global du coup alors je ne sais pas si vous pensez à la RDC ou je ne sais pas mais peut-être à Gaza aussi vos partis au début avaient parlé de soutien d'Israël a le droit de se défendre etc. de lutte contre le terrorisme et finalement aujourd'hui on en est à 30 000 morts que peut l'Europe dans ces cas-là et est-ce que votre lecture est la même aujourd'hui qu'il y a trois mois ?

Je voulais y venir mais en fait c'est lié à l'affaire de Poutine j'ai dit qu'il fallait lui couper les vivres l'autre chose qu'il faut faire c'est le couper du monde et de mon point de vue la meilleure manière de le couper du monde c'est de sortir du dépôt de mesure le dépôt du mesure est intolérable il y a énormément de pays non mais pour notre image et pour la crédibilité de nos valeurs en fait moi je soutiens l'Ukraine en nom de nos valeurs et c'est en nom de nos valeurs que je demande à ce qu'on stop Netanyahou et donc il faut il faut un courage concret et il faut obliger Netanyahou à arrêter comment on peut le faire ?

d'abord embargo sur les armes plus aucun matériel aucun armes ne doit être livré au gouvernement israélien et à Israël la France en livre encore on dénonce on arrête l'accord d'association l'histoire de l'accord d'association c'est quoi ?

on l'a fait au lendemain de l'assassinat de Isaac Rabin par un mec d'extrême droite pour soutenir la poursuite du processus de paix il n'y a plus de raison de garder l'accord d'association donc on arrête l'accord d'association donc l'accord d'association c'est le soutien économique l'accord d'association c'est l'ouverture à Israël du marché européen et on est l'endroit du monde où il y a plus d'échanges pour Israël et donc il y a des intérêts commerciaux et financiers importants donc on arrête ça et on les oblige à arrêter il faut en cesser le feu immédiat et permanent on n'a jamais varié de ça oui ce qui peut me différencier moi comme écolo avec d'autres à gauche c'est que le 7 octobre j'ai dénoncé l'attaque terroriste mais dès la riposte d'Israël j'ai appelé au cessez-le-feu immédiat et permanent et il n'y a pas eu un débat au Parlement européen où je n'ai pas pris la parole avec fermeté et avec clarté et donc il faut sortir du dépôt de mesure il y a deux manières de sortir du dépôt de mesure soit on laisse faire Poutine certains l'ont peut-être en tête soit on arrête Netanyahou moi ma solution c'est qu'on arrête Netanyahou au moins parce que laisser faire Poutine pour sortir du cessez-le-feu ça n'arrange en rien la situation des Gazaouis et donc il faut qu'on ait le courage d'affirmer le droit international et de les stopper ça doit cesser Aurore Laluc sur Gaza

2:38:42
Mounir Satouri

droit international j'ai la même position que Mounir sur le Parlement européen comme lui c'est exactement la même après sur la question du droit international et des droits humains en règle générale il ne faut pas que ce soit géométrie variable c'est-à-dire que ce qui se passe à Gaza doit être condamné le pogrom doit être condamné ce qui se passe en Ukraine doit être condamné ce qui se passe en Syrie aussi on oublie souvent la Syrie il y a quand même 400 000 morts en 10 ans voilà partout la position elle est la même et Raphaël Bluxmann pour ne pas le nommer et moi on fait partie dans mon groupe politique des gens qui condamnent tout le temps toute dérive sur les droits humains je vais même vous dire il y a des trucs qui sont redondants comme ça qui reviennent toujours des espèces de trucs qui reviennent au Parlement européen par exemple entre la gauche et la droite il y a toujours la condamnation de ce qui peut se passer à Cuba petit problème de droit humain à Cuba quand même nous je suis désolée mais en fait quand il s'agit de condamner certaines dérives à Cuba et bah oui on vote pour et on s'en fout de savoir si dans la tradition de la gauche de machin non je suis désolée il n'y a pas quand il y a un problème de droit humain quand il y a un problème de droit international ça peut être fait par n'importe qui on le condamne

2:39:58
Présentateur

je pose une question un peu concrète mais un peu parce qu'on a beaucoup parlé d'influence ce soir d'influence étrangère au début de la guerre en Ukraine on a fermé RT France Russia Today aujourd'hui est-ce que la question ne se pose pas aussi comme sanction mais aussi de fermer par exemple l'I24 News

2:40:13
Mounir Satouri

Israël c'est une démocratie

2:40:15
Présentateur

oui c'est ça la différence on entend des discours d'appel à la haine on entend des discours racistes sur l'I24 News

2:40:22
Mounir Satouri

RT enfin RT était une chaîne de propagande d'une c'est de la propagande quand même oui

2:40:31
Présentateur

bah oui

2:40:31
Mounir Satouri

c'est de la propagande quand même oui mais tu peux pas enfin c'est pas

2:40:37
Présentateur

on entend des horreurs sur cette chaîne

2:40:39
Mounir Satouri

c'est pas mais si tu peux pas

2:40:41
Présentateur

comment on les entend sur ces news oui

2:40:43
Mounir Satouri

je vais vous dire en fait

2:40:45
Présentateur

on s'est posé la question aussi au cours de l'année

2:40:46
Mounir Satouri

non mais je vais vous dire le fond de mon propos vous savez ce qu'on a nous là c'est la même chose sur l'accord d'association avec Israël c'est qu'en fait il y a des progressistes israéliens qui nous appellent et qui nous disent sur certaines choses s'il vous plaît en fait ne nous lâchez pas sur cette chose et aidez-nous voilà et on est pris aussi comment on fait pour à la fois mettre des sanctions très très dures sur Israël et moi je pense qu'il n'y a aucun sujet il faut les faire et en même temps arriver à soutenir un certain type de progressistes qui sont en Israël et qui sont aujourd'hui totalement perdus ils savent pas comment faire ils étaient dans la rue face à Netanyahou ils se retrouvent aujourd'hui

2:41:30
Présentateur

quoi ? limiter la propagande du gouvernement d'extrême droite israélien ne gênera en rien les progressistes israéliens

2:41:37
Mounir Satouri

non mais je te parle pas je te parle pas donc c'est moins de ça

2:41:39
Présentateur

moi je vais le dire je vais assumer un truc fort l'avenir de l'Europe aux yeux du sud global se joue à Gaza si on ne trouve pas le moyen le courage

2:41:49
Mounir Satouri

il s'est pas joué en Syrie tout de suite il s'est pas joué en Syrie

2:41:51
Présentateur

tout de suite de sortir du depo mais on a deux guerres qui se passent en même temps et on a un discours sur l'une et pas tout à fait le même sur l'autre si on ne sort pas du depo de mesure sur Gaza on perdra de mon point de vue à jamais une crédibilité aux yeux du sud global mais on l'a déjà perdu mais on l'a déjà perdu mais ce qui me gêne c'est que c'est contre notre intérêt on est en train d'envoyer le sud global dans les bras des régimes autoritaires c'est l'avenir de nos démocraties à l'occidental qui se joue c'est la crédibilité du droit international on va laisser parler Aurore Laluc

2:42:24
Mounir Satouri

c'est déjà fait la perte de notre crédibilité et donc on continue on laisse faire je peux finir Mounir quelle crédibilité on a quand on a laissé faire ce qui s'est fait en Syrie quelle crédibilité on a depuis ce temps là je veux dire on parle de Gaza et si je passe à Gaza Gaza c'est horrible c'est un carnage et exactement comme en Syrie on s'en prend à qui ?

Aux enfants quel courage voilà c'est pareil mais là les mortes à Gaza j'ai pas fini quelle crédibilité on a de toute façon ça fait longtemps qu'on l'a perdu et les sphères d'influence Wagner les milices Wagner la Russie les Etats-Unis mais ça fait combien de temps qu'ils sont présents en Afrique ça fait combien de temps qu'on est plus crédible parce qu'on a fait justement n'importe quoi ça fait bien longtemps donc je veux dire c'est même pas que malheureusement je serais tentée de dire c'est pas j'ai pas fini merci beaucoup attendez la question c'est que c'est même pas genre on va perdre la face à Gaza mais mon dieu déjà franchement je voilà mon sujet n'est pas là et ensuite mais on a déjà perdu depuis longtemps mais ça fait très longtemps qu'on est plus crédible et c'est ça aussi qu'il faut qu'on essaye de retravailler avec un arrêter d'avoir un espèce de deux poids deux mesures arrêter de dire que la Russie ah bah c'est super etc etc donc on retravaille les sujets internationaux et notamment les relations vis-à-vis des pays du tiers monde de manière un tout petit peu sérieuse parce que sinon c'est déjà fait de toute façon on les a mis dans les mains de la Chine et de la Russie

2:43:51
Présentateur

on a entendu vos deux positions on va avancer et on a prévu de discuter avec vous des accords de libre-échange aussi qui sont au coeur de la stratégie de l'Union Européenne pour les prochaines années Lorraine

2:44:02
Invité

oui donc tout à l'heure vous nous parliez donc de la victoire de votre dicton notamment au Sénat avec l'accord du enfin le rejet du coup de l'accord du CETA donc c'est un accord de libre-échange avec le Canada mais il y a également eu quand il y a eu la colère des agriculteurs qui a été largement médiatisé tous ces débats autour du Mercosur du coup donc un accord de libre-échange avec l'Amérique latine cette fois et en fait la question c'est est-ce qu'aujourd'hui en 2024 on peut encore voter

2:44:35
Mounir Satouri

des accords de libre-échange en Europe pour moi alors ce qu'il faut savoir c'est que là-dessus pour une fois là-dessus l'Union Européenne est compétente malheureusement et pour une fois là-dessus elle est vraiment mauvaise c'est-à-dire que quand on a créé une direction générale du commerce et forcément quand on crée une direction générale du commerce qui est censée signer des accords de commerce qu'est-ce qui est fait pour survivre on signe des accords de commerce donc elle est toujours la réalité c'est que est-ce que l'urgence aujourd'hui après tout ce qu'on a eu comme discussion là c'est l'approfondissement du commerce international sachant que nos économies sont toutes super intégrées qu'on échange tout le temps tout le temps tout le temps tout le temps je crois pas je crois pas que ce soit ça l'objectif l'urgence aujourd'hui moi je fais pas partie des gens qui sont protectionnistes totalement parce que je viens du tiers-mondisme et que je sais que les pays du tiers-monde ne se sont pas développés avec l'aide des pays occidentaux malheureusement il n'y a pas fallu attendre l'aide au développement etc on n'est toujours pas atteint les niveaux nécessaires par ailleurs ils se sont développés dans des conditions parfois très très dures mais avec le commerce international donc je ne suis pas protectionniste totalement pour ça non plus et j'ai toujours un peu du mal avec le mécanisme avec certains mécanismes de fermeture de l'union européenne parce que par exemple nous ce qu'on est en train de faire sur le mécanisme justement de protection de frontières sur le carbone ça met en fait en péril certains pays ça on n'en parle pas voilà ce qui n'est pas le cas du plan américain de relance qui lui n'a pas cet impact là nous ça a cet impact là et c'est pour ça que je dis qu'il ne faut pas que l'Europe s'enferme comme ça donc il ne faut pas être non plus totalement protectionniste à mon sens parce que il y a des pays avec lesquels on doit commercer et même nous sur notre sol on est un pays on commerce on envoie du cognac un machin un truc etc donc il ne faut pas mais néanmoins est-ce que l'urgence c'est les accords de libre-échange non sûrement pas et c'est pour ça que je ne les vote pas

2:46:33
Présentateur

alors d'abord quand on est contre les accords de libre-échange ça ne veut pas dire qu'on est contre les échanges et il n'y a pas que les libres-échange pour faire des échanges on peut faire des échanges justes moi je n'ai pas envie qu'on vive en autarcie enfermée derrière nos frontières de l'Union Européenne donc ça c'est la première chose sur le CETA d'abord 90% du contenu c'est décidé au niveau européen il restait une part importante c'est les tribunaux d'arbitrage et c'est celle-là qui aurait pu être rejetée par un vote négatif d'une des assemblées européennes c'est quoi cette affaire de tribunaux d'arbitrage c'est que demain si une firme canadienne pense que une loi adoptée par un état membre ou par l'Union Européenne et contre ses propres intérêts et ses propres gains peut porter plainte contre un état européen ou contre l'Union Européenne en disant vous avez décidé d'interdire tel produit pour faire la transition moi j'ai perdu de l'argent mon action a chuté en bourse il y a un préjudice j'ai recours à un tribunal d'arbitral pour qu'ils vont payer c'est ça qui s'est décidé et ça c'est scandaleux sur l'accord en lui-même sur la partie qui a déjà été votée il faut expliquer aux gens ce que c'est c'est pas importer du sirop d'érable on importe du médicament du matériel médical et de l'équipement mécanique et industriel on parlait tout à l'heure de ce qui peut nous donner notre autonomie pour lutter contre notre vulnérabilité pendant le Covid c'est ça qu'on a décidé c'est ça qu'on a décidé et donc ces accords de libre-échange c'est un contre-sens total donc il faut sortir des accords de libre-échange moi je suis contre tous les accords de libre-échange ça ne veut pas dire que je suis contre les exigences il faut construire d'autres manières de coopérer et d'ailleurs ne pas regarder que notre intérêt quand on échange je vais vous parler d'un exemple qui me scandalise le blé bourré de pesticides franciliens et dopé de subventions de la PAC il arrive d'Ile-de-France il y a beaucoup de céréaliers productivistes et qui polluent et qui versent et qui versent en Ile-de-France ce blé il arrive au Maroc en Tunisie moins cher que le blé local moi on m'avait expliqué que la PAC on l'a décidé au tout début pour qu'on puisse les Européens puissent manger à prix intéressant quand on exporte pourquoi l'argent de la PAC n'est pas remboursé pourquoi on fait des dumpings sociaux contre les agriculteurs cette agriculture elle détruit des emplois ici elle appauvrit les sols ici et elle détruit des emplois de l'autre côté et après on se demande mais pourquoi des gens veulent partir parce qu'ils crèvent de faim et vous savez quoi on peut mettre tous les murs qu'on veut tous les barbolés qu'on veut quand quelqu'un pense qu'en restant il a plus de chances de mourir qu'en montant dans une embarcation de fortune et traversant la Méditerranée il continuera de partir et donc il faut aussi qu'on intègre cette dimension dans notre rapport au reste du monde au voisinage au pays tiers et donc libre-échange non échange juste équilibré oui

2:49:34
Mounir Satouri

des échanges réglementés très brefs des clauses miroir oui des clauses miroir en gros le truc c'est qu'aujourd'hui on importe sur notre sol des choses qu'on n'a pas le droit de produire on a le droit de produire un certain nombre de produits évidemment et on importe des produits qu'on a le droit de produire sur notre sol mais avec des molécules à l'intérieur avec des traitements que nous on n'a pas le droit de faire donc ça c'est pas possible donc il faut faire effectivement des clauses miroir mais après il faut je le redis penser aussi au pays du tiers monde je revendique le terme de tiers monde il faut penser au pays du tiers monde et voir comment on peut réussir aussi à avoir le moyen d'avoir des échanges beaucoup plus beaucoup plus égaux et justes mais comment vous faites du coup pour concilier

2:50:24
Invité

en fait cette cette balance entre aider des pays du tiers monde et aider justement les français et les françaises qui se plaignent justement de cette aide internationale etc etc et qui disent que justement c'est la faute de l'Europe qu'on perd nos emplois que les agriculteurs

2:50:46
Mounir Satouri

sont en difficulté etc comment vous faites pour concilier les deux en fait en fait on est un pays super riche enfin la France il faut quand même avoir en tête on est la cinquième ou sixième puissance économique mondiale vous avez vu la taille de notre pays on est un pays excessivement riche en fait si on veut aider par exemple les ukrainiens et les agriculteurs français parce qu'il y en a qui s'amusent à mettre les deux en balance on peut le faire en fait on n'a pas besoin d'opposer les misères du monde on a assez d'argent pour pouvoir soutenir à la fois les forts militaires en Ukraine qui garantit par ailleurs notre sécurité sans petit détail et pour pouvoir traiter correctement les gens qui font un truc essentiel qui s'appelle nous nourrir donc il ne faudrait pas par exemple que le poulet ukrainien ça devienne le nouveau plombier polonais et par ailleurs le poulet ukrainien sur le marché européen par rapport au poulet qui vient de Thaïlande c'est rien du tout donc il faut qu'on soit en capacité aussi de faire des accords un peu justes et aussi de faire un truc qui s'appelle de réglementer par exemple nos multinationales qui peuvent se comporter absolument n'importe comment dans certains pays et c'est pour ça qu'on a besoin d'avoir des réglementations qui prennent toutes les chaînes de valeur et toutes les chaînes de responsabilité c'est ce qu'on a fait au niveau européen avec la question de la due diligence des maisons-mères qu'on ne puisse plus dire c'est pas moi qui suis responsable de ce qui se passe par exemple au Baglandèche c'est ma filiale j'y peux strictement rien c'est pour ça qu'on a fait cette réforme pour pouvoir faire en sorte qu'il y ait un lien de responsabilité entre réforme qui a encore été une fois vidée de sa substance par la France qui a voulu protéger son secteur financier de cette réforme et qui l'a exclu même de cette réforme

2:52:31
Présentateur

d'abord si je puis me permettre d'abord c'est pas vrai moi je veux lutter contre cette idée il n'y a pas un gros tuyau d'argent qui est déversé en Afrique ça saurait ce n'est pas vrai on n'a jamais respecté

2:52:43
Mounir Satouri

les taux des niveaux de développement il y a un truc

2:52:45
Présentateur

qu'en Europe on appelle l'aide macroéconomique quand nos concitants entendent ça ils pensent que on aide l'économie de manière macro de manière gigantesque les pays africains jamais en fait vous savez c'est quoi l'aide macroéconomique c'est des prêts on prête de l'argent à un taux plus favorable on prête de l'argent aux pays africains et en plus l'une des contreparties discutée dans l'obscurité c'est les entreprises européennes qui soient privilé sur les marchés donc ce n'est pas vrai c'est une idée reçue et moi je vais vous dire j'ai dit tout à l'heure que les valeurs c'est important moi j'assume que l'Occident est une dette climatique pour les pays du sud nous avons pendant 50 ans vécu sans limite polluer aggraver le réchauffement climatique au détriment des autres donc il faut aussi qu'on la paye c'est pas de la charité c'est un remboursement de la dette climatique j'ai une dernière question pour tous les deux pour conclure notre échange déjà merci à tous les deux d'être venus la question elle est très simple pourquoi il faut voter pour vous le 9 juin c'est un peu un exercice attendu je sais mais ouais

2:53:53
Mounir Satouri

parce que la politique ça paraît être très bête mais la politique c'est pour changer le monde en fait c'est aussi bête que ça donc en fonction de ce que vous voulez si vous voulez une Europe d'extrême droite ce qui

2:54:06
Présentateur

peut arriver

2:54:07
Mounir Satouri

bah là ce qu'on a effectivement au niveau les projections qu'on a au niveau du parlement européen sont extrêmement inquiétantes si vous voulez une Europe d'extrême droite et pas empêcher une Europe d'extrême droite bah n'allez pas voter si vous voulez autre chose allez voter voilà donc et l'Europe encore une fois c'est ce qu'on en fait c'est ce qu'on en fait c'est pas c'est comme la France c'est ce qu'on en fait fondamentalement donc oui il faut aller voter il faut aller voter parce que ces élections elles sont vitales et parce que si vous n'allez pas voter comme je disais quelqu'un quelqu'un ira ira voter pour vous et les américains vont voter

2:54:42
Présentateur

et je rappelle

2:54:43
Mounir Satouri

pas non plus les américains vont voter donc vraiment les européens votés

2:54:46
Présentateur

Aurore Laluc vous êtes sur la liste de Raphaël Glucksmann Mounir Satouri à votre tour alors que les défis sont de taille on en a parlé d'un certain nombre ce soir beaucoup qui se disaient en 2019 écolo aujourd'hui présentent l'écologie comme l'épouvantail on a besoin d'écologie sur le parlement européen le Green Deal était une bonne étape évidemment que les écologiens ont voulu que l'ambition soit plus importante mais on a fini par accepter le compromis mais si ces objectifs climatiques du Green Deal ne sont pas transformés en plan d'action en plan d'investissement en transformation radicale de la PAC pour qu'on arrête de subventionner la pollution au lieu de subventionner la transition on va vivre des régressions terribles et donc il est urgent le 9 juin d'aller voter écologiste d'aller voter pour la liste de Marie et tout ça et en plus il y a des candidats je suis plus intérêt général il y a des candidats profondément pro-européens complétants de qualité vous pouvez nous faire confiance emportera au mieux votre voix au Parlement européen merci beaucoup Mounir Satouri merci beaucoup au revoir la lutte d'avoir un petit coup notre invitation sur le plateau de la suite merci je vais vous laisser quitter le plateau merci beaucoup à vous on va conclure cette émission et on vous retrouve juste après on va conclure cette émission rapidement merci beaucoup les chroniqueurs et les chroniqueuses d'avoir accepté de jouer le jeu du coup de l'interview politique à deux voix ce soir j'espère que ça vous a plu je rappelle que cette émission a été sponsorisé par le Parlement européen avec qui nous réalisons ces émissions pour vous pour que vous entendiez ce qu'ont apporté les personnes qui sont sur des listes de candidatures aux élections européennes du coup c'était de haut niveau bah mine de rien c'était pas dégueulasse comme interview non mais je déconne pas je c'est pas ça pour rire c'était de haut niveau en tout cas on a posé les questions qu'on voulait poser on a abordé les sujets qu'on voulait aborder l'Europe dans le monde les accords de libre-échange non carrément c'était bien Lorraine ça t'a plu ?

2:56:48
Invité

moi je trouve qu'ils ont été moins langue de bois que d'autres interviews de leur liste que j'ai pu regarder ailleurs je pense que c'était l'effet backseat c'est un peu

2:56:55
Présentateur

on l'est détendu c'est vrai il y a quelque chose de ça je les ai sentis passionnés et ça c'est cool les gens passionnés ils transmettent de la passion donc non c'était vraiment intéressant ils ont envie de retourner à Bruxelles évidemment ça leur a plu évidemment ça leur a plu non c'était très chouette les amis où est-ce qu'on vous retrouve ?

déjà je sais que j'ai le plaisir de vous retrouver le 26 mars prochain à l'avant-première du documentaire Backseat 2023 l'année où tout s'est embrasé il reste que quelques places à vendre sur le site de M15 de venez avec nous surtout d'ailleurs tiens je le dis parce que je ne l'ai pas assez dit si vous avez peur de vous sentir seul si vous avez peur de venir tout seul ou toute seule à cet événement en vous disant c'est trop bizarre je ne connaîtrai personne venez il y a plein de gens qui viennent seuls y compris dans le public de Backseat qui ne connaissent personne et ça n'empêche pas de passer un super bon moment vous rencontrerez des gens adorables sur place et d'ailleurs ce n'est pas vrai que vous ne connaissez personne parce que vous me connaissez moi et vous connaissez les chroniqueurs donc on sera ensemble les amis venez avec nous le 26 mars prochain pour la projection de ce documentaire les amis où est-ce qu'on vous retrouve où est-ce qu'on vous retrouve Latifa

2:57:53
Invité

pas moi mais les campagnes notamment celles autour de CVTC News le mouvement.ong

2:57:58
Présentateur

le mouvement.ong usule moi je fais un stream samedi sur ma chaîne pour une grosse annonce voilà ok quoi

2:58:08
Invité

grosse annonce c'est du teaser

2:58:10
Présentateur

ouais voilà mais je la ferai que samedi l'annonce du coup

2:58:13
Invité

là c'est le principe

2:58:14
Présentateur

donc là j'annonce l'annonce c'est ça c'est le teaser non mais c'est très bien

2:58:18
Invité

moi personnellement un peu sur tous les réseaux comme d'habitude mais là en ce moment surtout sur TikTok du coup avec les portraits pour la fondation donc c'est fondation tirée du 8 ME donc voilà on est aussi sur Insta on est aussi sur Facebook on est aussi sur on est pas encore sur Twitch

2:58:37
Présentateur

c'est la fondation pour la mémoire de l'esclavage je précise

2:58:38
Invité

oui c'est ça la fondation pour la mémoire de l'esclavage et n'hésitez pas aussi à suivre Cité des Chances sur les réseaux sociaux parce qu'il y a pas mal d'actions qui arrivent notamment pour les européennes de sensibilisation à pourquoi il faut voter pourquoi les jeunes surtout doivent voter pour l'Europe de demain et donc voilà on va faire une petite tournée des quartiers ça va être cool

2:58:56
Présentateur

les gens me demandent l'heure du stream c'est vrai que j'ai pas dit vers 20h voilà ça m'a l'air bien organisé je ferai un tweet je ferai un tweet chers amis merci à toutes et à tous d'avoir suivi cette émission merci à toutes les personnes qui font des dons sur KissKissBankBank pour rendre possible cette émission continuer à faire monter la jauge merci à toutes et à tous c'est la fin de cette émission Backseat salut tout le monde merci à tous

BACKSEAT - S03E18 - Avec Aurore Lalucq & Mounir Satouri — Mounir Satouri · Pourquijevote