Jordan Bardella sur CNEWS : « Qui écoute encore ce que les Français ont à dire ? »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Jordan Bardella est avec nous. Bonsoir et merci. Bonsoir monsieur Pro.
Merci de votre invitation. C'est une journée particulière au moment où vous publiez ce que veulent les Français. C'est édité chez Fillard et on pourra évidemment vous interroger sur un livre très particulier parce que vous êtes allé à la rencontre des Français, vous les avez écouté puis vous avez rapporté un peu leur leurs envies, leurs volontés.
J'ai envie de dire un peu comme un journaliste. J'ai voulu faire ce que le monde politique ne sait plus faire. Euh c'est-à-dire écouter les Français, tendre l'oreille.
Et je me suis posé une question euh au fond qui est assez simple quand on fait de la politique, c'est qui écoute encore aujourd'hui euh ce que les Français ont à dire ? Voà qui est encore capable euh d'aller euh faire ce que j'ai écrit, c'est-à-dire mesurer les vies françaises, d'aller écouter, d'entendre les colères, de comprendre les les sentiments de nos compatriotes ? Et ce qui m'a frappé, c'est que tous les Français disent la même chose, ressentent la même chose.
Voilà, nos compatriotes se sentent abandonnés. Le paix est marqué par une très grande solitude de Français qui travaillent, qui n'attendent plus grand-chose de l'État et qui se débrouillent seul et qui actent au fond un divorce entre ce qui se décide à Paris et ce que vivent les gens au quotidien dans notre pays. Et ce qui me fascine, c'est le silence.
C'est que il y a toute une partie de notre pays que j'appelle la France du travail humble et silencieuse même si j'en ai pas le monopole qui se lève le matin qui bosse qui affronte les taxes les impôts, la paperace, les bouchons, les difficultés de la vie quotidienne et qui fait tout cela en silence qui parfois se fait entendre lorsque il y a des élections en votant pour des mouvements politiques différents comme le comme le mien, comme le nôtre et qui le lundi matin retourne travailler, n'a pas l'argent pour manifester, pour euh pour bloquer plusieurs jours et qui donc doit retourner travailler et qui subit en silence. Et je pense qu'en parler, c'est déjà de redonner de la dignité à cette France- là. Et donc c'est vrai que je suis allé à la rencontre de beaucoup de Français, de nos agriculteurs, de nos éleveurs, de nos enseignants, de nos soignants et je dresse ce jour est particulier pour pour le pays, le le portrait d'un des policiers de la BRI, la prestigieuse BRI qui est rentrée au Bataclan le 13 novembre. il me raconte et je raconte ses confessions heure par heure dans le dans l'enfer, dans le dans le chaos et et son sa ça ça sa ça rage à l'égard d'un d'un système politique et judiciaire qui est bien trop faible avec un ennemi qui nous a déclaré la guerre depuis 10 ans et qui a tué près de 260 de nos compatriotes depuis depuis 2012.
Alors, il y a beaucoup de portraits évidemment et on pourra pas tous les évoquer. Il y a deux portraits sur lesquels on reviendra. Mathieu, puis qui nous permettra de parler de la sécurité et puis du laxisme peut-être.
C'est en tout cas l'analyse que vous faites et puis on parlera avec Olivier qui est le boulanger. On pourra parler de l'économie parce que c'est un sujet sur lequel vous êtes régulièrement interrogé. Mais avant cela, on on va dire un mot sur cette cérémonie et ces commémorations du jour.
Vous aviez 20 ans en 2015. Vous aviez 20 ans. Certains disent parfois que pour votre génération, c'est le 11 septembre.
Est-ce que vous prendriez, est-ce que vous reprendriez cette expression ? Moi, j'appartiens à une génération, je suis né en 1995, qui a été euh euh marquée par deux grands événements qui sont des événements euh capitaux. D'abord, moi dans mon engagement politique, c'est à la fois 2005 et 2015. 2005, ce sont les émeutes euh de banlieu euh moi, j'ai grandi en scène Saint-Di et et je et je me souviens de de ces images euh de voitures qui prennent feu, de ces cris, de ces hurlements.
Euh j'habitais et j'ai grandi dans dans une dans une cité HLM. Et puis euh 2015, cétait évidemment le Bataclan, Charlie Hebbdau avant, le Stade de France. Moi, j'étais à Saint-Denis le soir du du Stade de France puisque je vivais à Saint-Denis et j'étais surtout euh je le raconte dans le dans mon premier livre que j'ai sorti l'an dernier euh confiné chez moi le 18 novembre puisque je je résidais à quelques mètres euh de la rue du corbillon dans laquelle s'était retranché le les terroristes et le commando.
Euh rue dans laquelle les policiers avaient donné l'assaut et nous avions été réveillés, je m'en souviens avec ma mère à l'époque par un hélicoptère qui tournait a-udessus du quartier vers 3h 3 4h du matin par des bruits de tir très nourris. Euh et c'est vrai que quand vous vivez ça à à une dizaine d'années, quand vous voyez les émeutes et évidemment à une vingtaine d'années quand euh on entend ces tirs de de Kalashnikov et que le commando terroriste qui a semé la mort au Bataclan, au Stade de France et sur les terrasses parisiennes nous dit la parti en Syrie et puis on le retrouve à quelques mètres de chez soi le lendemain dans son sommeil. C'est évidemment un un à la fois un traumatisme, mais surtout ça vous donne une rage de je vais pas dire de vaincre mais d'agir.
Et moi, si je fais de la politique, c'est précisément parce que j'ai été forgé par ce sentiment d'urgence qui m'habite chaque jour et je fais au fond de la politique pour que mon pays ne ressemble pas au quartier dans lequel j'ai grandi et qui a été touché par le par le communautarisme, par l'insécurité, par l'islamisation et par la perte de notre identité. Alors cette journée de commémoration, manifestement, il n'y avait pas de représentants du Rassemblement national. Vous n'étiez pas invité ?
Nous n'avons pas été invités à ce que je trouve d'une inélégance et d'un mépris de la part à la fois du président de la République et de la maire de Paris. Mais les autres parties qui étaient invités ? Bah moi, j'ai vu monsieur euh monsieur Gluxman, on a vu euh monsieur monsieur Didier des Républicains, madame Chikirou, je crois, député de la France insoumise.
Euh c'est un vraisemblable, je veux dire, la commémoration de ce qui a été euh des cœurs arrachés pour des millions de Français, pour des millions en fait de de citoyens dans le monde qui ont vu ces images en novembre 2015, ces massacres atroces et tuisies qui ont eu lieu à Paris, à Saint-Denis, au Stade de France devrai unir l'ensemble de la nation. Et quand on est un chef d'état, quand on est la maire de la capitale, on devrait avoir à cœur non seulement de rassembler, mais dans ce type de moment, de faire l'union autour de soi. Et je trouve ça Mais qui invitait, qui était la puissance déplacé qui invitait me semble-t-il, c'est l'Élysée, la mairie de Paris.
Mais quand on cherche à écarter, en l'occurrence Marine Le Pen et moi-même, en fait, on cherche à écarter des millions de Français et et je trouve ça regrettable. Je ne veux pas polémiquer dans un jour comme celui-ci, mais je trouve ça inélégant et regrettable. Alors, dans le premier portrait, en tout cas celui dont on va parler ce soir, c'est Mathieu.
Messieurs, préparez-vous à l'assaut. Et c'est Mathieu qui raconte cela. Il est policier de la BRI. il a participé aux interventions de janvier et novembre 2015 notamment au Bataclan et puis vous allez le rencontrer et puis il vous fait part d'abord de ce qui s'est passé ce soir-là mais plus largement de son métier.
Il dit d'ailleurs que son métier a beaucoup changé et que c'est beaucoup plus compliqué aujourd'hui que ça ne l'était avant que il est parfois noyé sous la paperace et cetera. Pourquoi avez-vous souhaité le rencontrer et surtout rapporter ce témoignage ? D'abord parce que moi je n'ai pas honte de nos policiers. de nos gendarmes, de nos pompiers, de tous ceux qui servent l'État et tous ceux qui servent la République en première ligne.
Quand on est policier aujourd'hui en 2025 dans dans la France d'Emmanuel Macron, ça signifie partir le matin, dire au revoir à sa femme, à son mari, à ses enfants sans avoir la certitude de les retrouver le soir parce que on a en tête ce climat de d'ultra viiolence qui touche en premier les serviteurs de l'État mais qui touche au fond tous les Français parce qu'on a en tête l'horrible attentat qui à Mananville a coûté la vie un couple de policiers qui a été massacré, égorgé devant ses enfants. Il n'y a pas un policier notamment en banlieu parisienne autour de nous qui lorsqu'il va travailler le matin n'a pas en tête ses images et ses atrocités. Et donc j'ai voulu rendre de la dignité, de la voix, m'incliner devant ceux qui sacrifient tout pour nous protéger, pour protéger notre sécurité.
Et puis j'ai voulu aussi emmener les Français dans le quotidien d'un policier. Euh Mathieu a une quarantaine d'années, il a fait de la voix publique. Il a été au contact de la délinquence de rue, mais il a décidé à un moment donné de sa vie d'aller plus loin dans son engagement et de passer les tests de la BRI.
Je raconte comment est-ce que progressivement les unités spécialisées qui comme la BRI sont plutôt enclin à lutter contre le grand banditisme au début des années 2010 et et après les attaques de Mohamed Mera qui avait été perpétré à Toulouse et à Montaban se sont progressivement déportés vers l'islamisme, vers l'islam radical vers des des fichiers S, vers des gens qui avaient objectivement des liens avec le djihadisme ou avec des des projets terroristes et et comment est-ce que ces officiers de première ligne ont senti venir une menace que le responsable politique n'a pas voulu voir. Et donc je j'emmène le lecteur dans son dans son quotidien à la fois d'un policier de banlieu parisienne mais aussi dans cette nuit d'horreur qui honnêtement vous vous glace le sang quand quelqu'un qui l'a vécu en première ligne vous la raconte. Mathieu fait donc partie de cette colonne d'assaut qui rentre dans le Bataclan.
Ce qui m'a frappé c'est la façon dont il se souvient de l'odeur qu'il a ressenti en entrant dans le Bataclan. Il dit dans le livre un mélange de poudre et de sang et il dit à quel point cette odeur ne l'a jamais quitté depuis 10 ans. À quel point même en faisant autre chose aujourd'hui au service de l'État toujours, il ressent encore cette odeur la nuit lorsque il fait des des cauchemars et et il et et l'image qu'il a en rentrant dans cette fosse où l'ensemble des corps sont par terre les uns sur les autres.
Et il parle notamment de cette de de cette dame qui est mourante qui lui attrape la la chaussure et et qui a une balle dans dans la bouche et et il dit l'image en fait de de ce que j'ai vu ce soir-là, l'odeur que j'ai ressenti en entrant dans le Bataclan ne m'a jamais quitté. Et moi, j'aimerais que notre pays s'incline un peu plus devant tous ceux qui pour 1500 ou 2000 € par mois sacrifient tout. Euh Mathieu rappelle que sa pensée va à ses enfants et à sa femme avant d'entrer dans cette petite loge dans laquelle sont nichés les terroristes retranchés.
Et et au fond, j'ai j'ai voulu à la fois lui rendre hommage, j'ai voulu que les lecteurs puissent se rendre compte de ce que c'est que de vivre aujourd'hui. Alors, il y a pas que ça, il y a aussi un message, il y a un message à partir de ce témoignage. Il y a aussi un message politique que vous donnez et pourquoi pas des propositions.
Par exemple, lorsque vous dites lorsqu'un policier se défend, il est immédiatement jeté sur le banc des accusés, sa décision est jugée à l'â par le tribunal médiatique ou les réseaux sociaux avant un quelconque travail d'enquête. Je pense au président de la République, souvenez-vous, qui a parlé de violence policière dans son interview à Brut reprenant là les mots de monsieur Mélenchon. Bien sûr.
Et puis lcusable voilà lorsque lorsque Floriant M qui est aujourd'hui présumé innocent par définition a tué Naël dans des conditions dramatiques. Bien sûr. Donc vous dites et c'est là que la proposition politique elle arrive la présomption d'innocence principe sacré de notre état de droit est bafoué et inversé et retourné contre le représentant de la force publique.
Instaurer une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre serait une innovation juridique symbolique. Donc vous partez, souvent, vous faites ça dans ce livre, c'est que vous allez voir les uns et les autres, vous les écoutez, vous rapportez, je disais tout à l'heure comme un journaliste leur témoignage et puis après vous êtes force de proposition et ces propositions, elles seront sans doute étudiées en 2027 par vous ou par Marine Le Pen. C'est sans doute d'ailleurs ce qui me différencie d'un journaliste dans cet exercice.
Euh je ne me contente pas de d'écrire. J'aime écrire mais je propose dire qu'on propose pas. Nous, on ne fait que décrire la réalité et la profession noble de journaliste offre le bon rôle notamment dans les échanges et dans les échanges d'arguments qu'on peut parfois voir puisque vous tentez de commenter, de raconter l'actualité.
Moi, je dois l'écouter mais je dois y apporter des solutions parce que là vous apportez des sol. Mon mission, c'est demain d'avoir des responsabilités à la tête de notre pays. Je suis convaincu que les idées que je porte et que le camp que je porte aujourd'hui avec Marine Le Pen arrivera au pouvoir et je souhaite le plus vite possible.
Et donc, j'essaie dans ce livre de présenter aux français les mesures que je prendrai pour la sécurité en leur rappelant que la sécurité est non seulement la première des libertés, mais que si j'arrive demain à la tête d'un gouvernement, elle sera mon obsession. Parce que encore une fois, j'ai grandi en scène Saint-Denis, je sais ce que c'est que de vivre au milieu du trafic de drogue, que de vivre au milieu de l'islamisation de son quartier, que d'être tous les jours inquiets lorsque on rentre tard le soir parce que on a peur de se faire agresser, qu'on est trop de changer de trottoir encore plus lorsqu'on est une femme et qu'on se déplace dans les transports en commun et pas seulement en région parisienne ou d'être encore une fois un policier en première ligne qui bien souvent se sent seul abandonné et effectivement vous avez rappelé ces mots parfois jusqu'au sommet de l'État quand le président de La République, monsieur Macron, se permet de reprendre les mots de l'extrême gauche et de monsieur Mélenchon en jetant le propre sur l'intégralité d'une profession. Je trouve ça profondément indigne.
Le boulot d'un d'un homme d'état, la responsabilité d'un chef de gouvernement, c'est d'être du côté de ceux qui servent l'ordre public et de ceux qui protègent la sécurité de nos compatriotes. Donc demain, c'est vrai que si on a la tête du pays, on fera un sursaut sécuritaire qui nous amènera à apporter un soutien juridique par une présemption de légitime défense pour les forces de l'ordre. Deuxièmement, à mettre en place une politique pénale qui soit beaucoup plus ferme et beaucoup plus efficace.
Je considère que lorsqu'on touche un policier, on doit dormir en prison. Il y a des peines maximales dans le droit français. Il doit exister peines minimales, des peines planchées.
Nous mettrons fin en remise automatique de peine. Nous expulserons les délinquants et criminels étrangers et nous construirons 40000 places de prison. Vous allez pas me faire croire et et les policiers ne le comprennent pas que dans un pays qui a les plus grands groupes de BTP au monde, qui a été capable de faire le plus grand chantier de des 30 dernières années avec la restauration de Notre-Dame de Paris n'est pas capable de construire 40000 places de de prison.
Et ce bon sens-là, vous voyez, les acteurs de terrain ne le comprennent pas. Et je vais vous dire euh moi, l'enseignement que je tire de ce livre, c'est que le bon sens populaire, ça existe encore et dans la bouche, dans le cœur de nos compatriotes, il y a tout. Il y a les problèmes du pays, mais il y a aussi bien souvent des solutions qui me fait dire que notre peuple pour paraphraser Mark Block mérite très largement qu'on se fe.
Alors effectivement, je le dis, vous allez voir les uns et les autres et et vous tirez des conclusions et puis vous les écrivez face à l'islamisme et au grand morditisme. Nous devons tourner la page des demi-mesures, la volonté de rompre avec 30 années de laxisme, de culture de l'excuse, de faiblesse face aux périles qui font peser sur la France le risque de son effacement. C'est ce que vous venez de développer.
Donc ça c'est effectivement la rencontre avec Mathieu de la BRI qui nous écoute d'ailleurs peut-être ce soir. Je sais pas si vous gardez un contact avec lui, si vous continuez. J'ai passé plusieurs heures, parfois plusieurs jours avec ces Français dont je raconte le quotidien.
C'était des électeurs d'ailleurs du Rassemblement national ou pas ? Je l'aurais pas non. Ils ne votent pas tous pour le Rassemblement national.
Vous leur avez demandé forcément. Non, je ne l'aurais pas posé la question. Je pars du principe, je vais vous dire très honnêtement parce que j'essaie d'être honnête dans ma démarche qu'à partir du moment où on m'accepte sur son bateau de pêcheur ou sur son exploitation agricole pendant plusieurs heures, parfois pendant plusieurs jours, c'est que a priori on n' pas une hostinilité viscérale tout seul.
Comment vous les avez contactés ? J'ai fait cette parfois c'est des personnes que j'avais déjà rencontré mais vous savez comment c'est lorsqu'on se déplace et qu'on fait de la politique, vous êtes vous journalistes autour avec 50 perches et 50 micros et donc c'est très difficile d'avoir cette intimité avec les Français. Donc c'est des têtes à tête extrêmement intimes et au fond j'ai voulu partager parce que la politique c'est pas uniquement froid, c'est pas des tableurs Excel.
La politique c'est chaud. La politique c'est d'abord des sentiments. Et j'ai voulu partager humblement les confessions et les confidences que me font ces français qui travaillent et et moi je je défends la France du travail et modestement j'ai envie de porter les ambitions de cette France du travail.
Alors, je le disais, il y a vraiment beaucoup de portraits. On ne peut pas évidemment tous les voir, mais il y a un portrait qui est un déchirant, disons-le, c'est euh Olivier. Euh puisque Olivier euh j'ai voulu remettre à Olivier une lettre ouverte destinée à tous les boulangers de France, écrivez-vous, pour alerter, pour dire tout haut ce que d'autres refusaient d'entendre.
C'était un signal, un cri du cœur pour que leur détresse trouve un écho médiatique et et politique. Euh il a une vie particulièrement difficile Olivier et vous l'a résumé comme ceci. Comment un homme qui depuis 40 ans se lève à 2h du matin pour nourrir un village peut-il ainsi pris à la gorge par une ligne de conde ?
Pourquoi l'électricité devient-elle un luxe au point de mener la liberté au point de menacer la liberté de travailler au pays de l'atome et de l'énergie nucléaire ? Ce constat est effarant. C'est-à-dire que de la même manière, vous partez euh d'une de rencontre pour aller sur effectivement l'électricité qui est un sujet important puisque nous sommes lié à l'Europe euh dans l'électricité qui est un sujet vraiment qui passionne.
Euh je n'ai toujours pas compris pourquoi on sort pas nous de l'Europe. J'ai toujours pas compris et on on nous l'explique matin, midi et soir. Je vois que vous froncez Gill Williamélectricité.
Oui, je parle de l'électricité du marché européen. Je ne vois pas je ne comprends toujours pas pourquoi on ne le fait pas. D'ailleurs, ça nous a coûté 60 milliards d'euros avec un plan de relance.
Je mais je je n'arrive toujours pas à comprendre mais ce casl est abol bon particulièrement comment dire difficile pour Olivier. Tous les boulangers ne sont pas comme lui mais il n'empêche que lui il il met la clé sous la porte. Le parcours d'Olivier à qui je veux rendre hommage, il est bouleversant et ça fait partie de ceux qui m'ont fait pleurer.
Olivier est un boulanger qui a tenu pendant des années un commerce, une boulangerie en l'occurrence dans l'un des plus petits villages de la Marne, pas très loin de Reince. Et euh Olivier m'avait interpellé au début de l'année 2023, quelques mois après le déclenchement de la guerre en Ukraine et la flambée des factures d'énergie. Parce que vous avez raison de le rappeler, on est tenu aujourd'hui au pays de l'atome dans un pays qui devrait être un paradis énergétique au regard de son parc nucléaire et de sa production nucléaire. voit euh son coût de production euh euh de l'énergie, de l'électricité décorrélé de son prix de vente.
C'est que nous produisons une électricité qui est parmi en théorie et sur le papier la moins chère d'Europe et bien souvent la moins chère du monde. Mais compte tenu des règles européennes de tarification des prix qui indexent le coût de production au prix de vente sur ce qu'on appelle la dernière centrale appelée, c'estàd généralement sur le gaz allemand et bien les factures d'électricité des Français à la fois des gens qui nous regardent ce soir mais aussi de nos chefs d'entreprise ont été artificiellement multipliés depuis le déclenchement de la guerre par 3 4 5 6 ou 7. Et Olivier est précisément dans cette situation que Olivier, il se bat déjà comme boulanger dans ce petit village et il m'a saisi au début de l'année 2023 parce qu'il a vu sa facture d'électricité être multiplié par 4 ou 5.
Sauf que quand vous êtes un boulanger que vous devez faire face à l'enfer fiscal qui est devenu aujourd'hui la France et qui fait que il y a beaucoup de nos chefs d'entreprise et notamment nos petits chefs d'entreprise qui ont le sentiment d'être des fonctionnaires et de travailler pour l'État tant la fiscalité est aujourd'hui confiscatoire sur nos chefs d'entreprise. Il a vu ses factures d'électricité augmenter mois après moi. Et 3 ans plus tard, Olivier m'a rappelé et il m'a dit "J'aimerais, Jordan, que vous veniez parce que je dépose le bilan, le liquidateur judiciaire va venir et la multiplication de ces factures d'électricité m'a totalement mis à la porte et a totalement tué mon activité.
En quelques mois, il a perdu son papa, sa maman. Il a vécu d'une situation personnelle qui est très difficile et l'héritage qu'il a touché, rendez-vous compte ce que madame Bron Pivet appelle le truc qui tombe du ciel, il a dû le mettre dans les loyer et dans les impayés des factures. Donc il a un parcours qui est bouleversant.
Sauf que au fond, derrière l'histoire d'Olivier, derrière ce commerce qui est fermé, il est aujourd'hui à la rue. Il n'a plus de travail aujourd'hui alors qu'il travaillit, il vivait de son métier comme boulanger. Non seulement c'est le village qui a perdu son lieu de vie parce que la boulangerie était le dernier lieu de vie du village.
C'était encore le le lieu où où les personnes âgées, où les veufs venaient discuter, venaient se rencontrer. Il me parle de de de ce veu qui s'appelle Albert qui avait perdu sa femme et qui toute la journée attendait dans sa voiture qu'un client rentre dans la boulangerie pour sortir à son tour, aller acheter son pain et pouvoir avoir un échange et pouvoir discuter. Ça c'est la vraie vie des Français.
Et Olivier, c'est ce que j'appelle une vie française. C'est une des vies françaises qui est évidemment très poignante, mais derrière son histoire, il y a la ruralité qu'on abandonne. Il y a ce pays que l'on enterre, il y a ces chefs d'entreprise qui n'arrivent plus à faire face et il y a évidemment cette part de nous-même parce que la baguette française, parce que la boulangerie, c'est une part de la vie des villages qui s'éteint et qui disparaît.
Son témoignage, il est poignant parce que au fond, si on fait de la politique, c'est pour que la France ne disparaisse pas. En tout cas, c'est pour ça que moi je fais de la politique et c'est pour ça que je me lève chaque matin. Une taxe, ça peut se changer en 24 heures.
L'identité, l'âme, la chair d'un pays, à partir du moment où elle est abîmée, où elle disparaît, s'agissant de cette boulangerie, et bien c'est une partie de notre pays qui meurt et qui s'éteint. Et et et au fond, ce ce cri d'alarme, c'est celui aujourd'hui de petits chefs d'entreprise, mais aussi de gros industriels qui sont obligés de mettre les usines à l'arrêt parce que l'énergie est devenue hors contrôle. Donc si demain je suis à la tête du gouvernement, je ferai en sorte que notre pays sorte des règles européennes de tarification des prix de l'électricité.
Naturellement, nous resterons dans le marché européen parce que s'agissant de l'énergie, les interconnexions, elles sont physiques. Les branchements, les câbles, ils sont physiques et donc on continuera d'échanger et d'exporter l'électricité. Mais je souhaite que nos industriels, nos chefs d'entreprise, petit moyen et gros, et que nos compatriotes puissent avoir une électricité qui soit vendue au coût de production, c'est-à-dire à 50 ou 60 € le MWh.
Ça peut paraître technique, mais le l'énergie c'est le sang de l'économie. Et donc, si on ne retrouve pas notre souveraineté énergétique, si on ne porte pas l'ambition de refaire de la France un paradis énergétique, alors non seulement on n'arrêtera pas de on ne pourra pas réindustrialiser notre pays, les factures d'électricité de nos compatriotes ne baisseront pas. Or, je pense que c'est un impératif, mais surtout des petits commerces et et je vous rappelle qu'on est dans un pays où il y a une entreprise qui met la clé sous la porte toutes les 5 minutes et bien disparaîtront et avec eux une part de nous-même car une part de la ruralité aussi.
Vous venez de dire d'ailleurs si jamais je suis à la tête du gouvernement euh où aller lisée euh tête du gouvernement pour pour le moment. Bon, vous avez vu les sondages qui régulièrement vous portent assez haut avec une avance considérable. C'est peut-être parce que ce qu'on peut écrire, dire ou exprimer ou proposer aux Français trouve aujourd'hui un écho dans le pays.
Vous savez, moi je pense que sans idéologie, on est très simplement les porte-voies d'idées qui sont majoritaires dans le pays, qui sont peut-être minoritaires sur les plateaux de télévision mais qui deviennent majoritaires chaque jour dans le pays parce que nos compatriotes ne veulent pas voir la France disparaître. Bon euh puisque nous parlons d'économie, il y a beaucoup de questions aujourd'hui euh sur le Rassemblement national et euh beaucoup s'interrogent sur son positionnement parce que certains voient une différence entre Jean-Philippe Tangi, entre Marine Le Pen et peut-être même entre vous. Donc vous vous définissez comment ?
Est-ce que vous vous définissez comme un comme un libéral, comme un étatiste, comme un colbertiste, comme un kenésien ? Comme si vous deviez donner une définition que vous parlez de patriotisme économique régulièrement, si vous deviez définir la politique économique du Rassemblement national, vous diriez quoi ? que c'est une politique économique et je vais évidemment vous vous parler de de moi puisque vous me demandez de me placer.
Euh moi je suis pro entreprise. Voilà, c'est que je considère en plus d'être pro travail, mais je l'écris et je le dis dans ce livre pour le travail qui paye. Euh nous n'affronterons pas les défis économiques de demain.
Nous n'affronterons pas le mur de la dette si on ne déverrouille pas les contraintes qui pèsent sur la croissance et qui pèsent sur nos entreprises. Donc moi je l'assume, je suis pro entreprise. On dit de manière plus moderne pro business mais je préfère une de proprise.
Je suis procroissance et je suis pro travail parce que je considère que l'entreprise qu'elle soit petite, moyenne ou grande et moi je trouve ça insupportable d'opposer en permanence les TPE PME aux ETI, les entreprises de taille intermédiaire qui sont bien souvent des structures familiales aux grands groupes français dont on doit être fier parce qu'ils font le rayonnement du génie français en Europe mais partout dans le monde constitue un seul et même drapeau et que si on veut demain relever les défis économiques du pays, l'entreprise est l'une des réponses au problèmes. Mais alors travail mais comment vous revalorisez le travail ? La question essentielle et vous les avez une des questions vous avez rencontré beaucoup de de salariés entre le ce qu'on appelle le super brut et le net.
Ce ce faossé ne fait que grandir nous sommes d'accord. Donc comment vous faites concrètement pour revaloriser le travail pour que ceux qui euh travaillent euh et qui sont salariés euh gagnent quand même plus que celui qui ne vit que euh de d'association euh plus exactement pas d'association d'ailleurs mais d'aide sociale ou euh de de revenus de ce type. Comment vous faites ?
Alors de deux manières. D'abord, pardon, en baissant les dépenses contraintes et lorsque je permets à la France de retrouver la maîtrise des tarifs de l'électricité et donc de faire de l'énergie un bien de première nécessité, je permets mécaniquement à nos compatriotes et notamment aux Français qui travaillent de retrouver du pouvoir d'achat. Deuxièmement, en revalorisant l'ordre de travail dépense contrainte par exemple l'énergie.
H voilà, je pense que l'énergie doit être un bien de première nécessité et donc par un double effet qui consiste non seulement à retrouver la maîtrise de de la facture énergétique par un prix français de l'énergie autour de 50 ou 60 € le MWh, mais aussi en baissant la TVA de 20 % à 5,5 % sur le carburant, l'électricité, le gaz et le FU, je rends immédiatement du pouvoir d'achat et je pense que pour remettre la machine économique en marche, on a besoin d'une politique de l'offre d'une politique qu'on dit bien souvent pro business, c'est-à-dire de faire en sorte que nos entreprises n'aient pu à leur pied des boulets que sont aujourd'hui la fiscalité et notamment les impôts de production, mais aussi ce que j'appelle l'impôt papier, c'est-à-dire la paperace administrative qui fait que quand on est aujourd'hui un chef d'entreprise, on passe moins de temps à l'atelier et toujours plus de temps dans les bureaux à gérer de la paperace et à réglementer à adapter les réglementations qui sont produites par la France et par l'Union européenne. Donc non seulement une politique de l'offre, mais on a aussi besoin d'un choc de consommation. Et pour ce choc de consommation, il faut non seulement baisser les dépenses contraintes, mais il faut que le travail paye mieux.
Il faut rapprocher le brut du net. Il faut surtout que l'écart entre celui qui ne travaille pas ou peu importe la raison, qui bénéficie de la protection sociale et celui qui travaille qui bien souvent a un bas salaire et qui a son salaire net. Que cet écart soit beaucoup plus important.
Et c'est la raison pour laquelle nous proposons et je propose dans ce livre, c'est une proposition que Marine Le Pen avait porté en 2022 que euh on passe ce deal gagnant gagnant avec les chefs d'entreprise. Je parle d'un pacte de confiance avec les chefs d'entreprise qui prend la forme de beaucoup de choses. Le prix de l'énergie, la baise d'impôts de production, la simplification, la priorité dans les marchés publics, mais aussi la possibilité pour les chefs d'entreprise qui nous regardent d'augmenter de 10 % les salaires de leur entreprise à la condition que ces 10 % soient exonérés de cotisation.
Parce que évidemment qu'un chef d'entreprise, il aimerait répondre à la demande aujourd'hui du pouvoir d'achat de nos compatriotes dans un pays où il y a un français sur deux qui est à 10 € près quand il fait ses courses. Mais quand vous voyez le niveau habissal des charges aujourd'hui, et bien évidemment il ne le peut pas. Donc pour rendre de la souplesse, il faut lutter contre la mauvaise dépense publique.
Et moi, j'ai publié une tribune dans le Figaro il y a quelques jours pour expliquer l'abération du de du système d'étude du budget où on passe là des jours et ça fait 3 semaines qu'on étudie les recettes de l'État avant même d'avoir abordé la question des dépenses. Enf, je veux dire, on est dans un pays qui vit audessus de ses moyens depuis 50 ans, qui a aujourd'hui 3300 milliards d'euros de dette, dont la charge va représenter 100 milliards à l'horizon 2030, c'est-à-dire l'intégralité de l'impôt sur le revenu. Euh et on n'étudie pas la la baisse de la dépense publique et la chasse au gaspillage avant de fixer l'impôt.
Donc il faut évidemment faire cette révolution dans le fonctionnement de l'État. Moi, je suis en faveur d'une politique proent entreprise, procroissance, pro travail, pro pouvoir d'achat. Mais pour ça, pour libérer des marges, il faut évidemment baisser la mauvaise dépense publique pour regagner des marges de manœuvre.
Et c'est la raison pour laquelle dans le contrebudget qu'on a proposé il y a quelques jours à l'Assemblée nationale, on propose 50 milliards d'euros d'économie dans la mauvaise dépense publique. Et ces 50 milliards d'euros d'économie, on en rend tout ou partie à nos compatriotes avec une baisse de 20 milliards d'euros sur les entreprises françaises avec les impôts de production. Nous en avons voté une baisse en partie à l'Assemblée nationale et de 25 milliards d'euros que nous rendons en impôt sur les familles.
Alors, il y a beaucoup de questions économiques parce qu'on vous accueilleuse parfois d'être à gauche. Et personne n'en parle. Euh, il y a un principe en économique qui s'appelle la courbe de l'affaire.
La courbe de l'affaire, ça veut dire que trop d'impôts, tu tu l'impôt. Et il y a un chiffre qui a échappé à tous les observateurs et à tous les économistes, c'est que euh l'impôt sur le revenu et que l'impôt prélèvement obligatoire dans notre pays rentre de moins en moins. C'estd que quand vous prenez l'année 2023 et l'année 2024, il y a en 2023 milliards d'euros et 24 milliards d'euros en 2024 d'écart entre ce qui est envisagé comme impôt qui est censé rentrer à la fin de l'année au début de l'examen du budget et ce qui rentre effectivement à la fin de l'année dire bah que trop d'impôt tu l'impôt et que évidemment que lorsque vous augmentez la fiscalité par exemple je lisais un article tout à l'heure sur les taxes qui ont été augmentées sur les billets d'avion parce que le problème de l'économie aujourd'hui c'est que l'idéologie et notamment l'idéologie verte, elle est en train d'asphixier l'économie française.
Donc on a augmenté les taxes sur les billets d'avion. Résultat, les ventes de billets d'avion se sont effondrées. J'entends bon, on vous accuse parfois d'ailleurs euh euh d'être très à gauche sur une Oui, mais moi j'aime pas ça moi.
Pas de gauche et je suis pas socialiste. Bon, mais en tout cas, en augmentant des en augmentant des impôts, j'ai entendu leur voquier, j'ai entendu la droite qui vous accuse d'augmenter les impôts qui dit voilà création d'un impôt, bah par exemple la fiscalisation, pourquoi pas des pensions alimentaires. C'est une manière d'impôt de de de Non, non, pas du tout, pas du tout.
Pardon, je vais parce que monsieur Voquet comme il vient 2 minutes par jour en session à l'Assemblée, je pense qu'il doit pas suivre grand-chose au débat budgétaire. Sur taxe sur les entreprises, sur taxe sur des dividendes. Les dividendes, vous voulez les augmenter aujourd'hui sont à 30 % je crois.
Attendez, attendez. Euh on va rentrer dans l'intimité de chaque mesure. D'abord, je suis contre l'augmentation de de la flataxe.
Bon, il nous reste très peu de temps. D'abord sur les pensions alimentaires. Aujourd'hui, lorsque euh un couple se sépare, que le mari une pension alimentaire à madame, c'est madame qui est fiscalisée.
Bon, le principe que nous avons soutenu, c'est que entre fiscaliser madame et fiscaliser monsieur, c'est monsieur qui est fiscalisé. Voilà, c'est juste ça. Ensuite, les taxes sur euh les grandes entreprises.
Moi, j'en prends beaucoup. Vous avez voté avec une taxe sur les multinationales ? Non, on n'a pas voté une taxe sur les multinationales.
On a voté un mécanisme de lutte contre l'optimisation fiscale qui permet de faire en sorte qu'une multinationale étrangère s'acquitte comme LVMH ou comme le petit boulanger du coin de la rue de ces 25 % d'impôt sur les sociétés. Parce que monsieur aucune raison pour que mon boulanger dont on a parlé ouvm 25% d'impôt sur les sociétés tandis qu'une multinationale comme min qui exfile ses bénéfices dans le delware paye 0 % d'impôt sur les sociétés alors qu'elle utilise les routes et les infrastructures françaises. Donc je veux dire il faut de la justice.
Moi je serai toujours du côté des entreprises françaises et je dis que si demain on veut affronter le mur de la dette on a besoin d'une politique en faveur des entreprises et nous avons obtenu beaucoup de baisses de fiscalité sur les entreprises et notamment une baisse de l'impôt sur les sociétés. Gautier Lebret est là de toute façon pendant la pardon c'est un peu mais ça nécessite d'être expliqué mais comment dire le nerf de la guerre le nerf de la guerre et je le dis souvent c'est ma conviction c'est l'argent il y a des gens qui nous écoutent et notamment pour une classe moyenne plus qui la classe moyenne plus c'est les gens qui nous écoutent et qui gagnent 2005 3000 3005 4000 € ils nous écoutent et qu'est-ce qu'ils se disent quand ils vous écoutent quelle est la mesure qui sera proposée par n'importe qui où immédiatement la personne vous écoute et comprend qu'à la fin de l'année, elle aura plus d'argent dans la poche. Je vous donne un exemple concret.
L'électricité, je veux bien mais il y a deux choses sur lesquelles vous pourriez agir mais personne ne veut agir dessus, c'est la CSG parce que si vous dites "Ce soir je supprime la CSG des salaires, tout le monde comprend que il gagne 10 % en plus pour les salaires de 3 4000 €." J'ai pas pour ceux qui gagnent 3000 4000 € hein. Je parle pas pour ceux qui gagnent très bien leur vie.
Euh, je parle vraiment pour ceux qui gagnent 40000 € par an parce que ça change tout. C'est-à-dire que pour cette classe moyenne là, si vous lui donnez 10 % de plus, c'est ce qui permet de partir en vacances. C'est ce qui permet lorsqu'on a un enfant de de de qui fait des études loin de la maison et cetera, c'est vraiment quelque chose qui peut changer la vie.
Donc ça ça serait une solution radicale. Et la deuxième chose c'est de dire pareil pour ceux qui gagnent 40000 € par an, plus d'impôt sur le revenu. Donc là les gens ils comprennent tout de suite parce que celui qui gagne 40000 € par an, il paye quand même sans doute un mois de salaire donc 3 ou 4000 € d'impôts, ce qui est beaucoup d'argent.
Vous savez quelle est la différence entre vous et moi ? Oui. [rires] C'est que vous pouvez vous permettre de faire le père Noël.
Mais non, mais sauf que moi quand je vais arriver au pouvoir euh si demain il y a une dissolution, mais c'est le nerf de Non mais attendez attendez, attendez parce que vous comprenez bien ce que je veux dire. Oui. Non mais je j'entends mais je parle pas pour les nous on est des nous on est des privilégiés je parle pas pour nous du tout he mais je vais vous dire moi j'ai mes convictions profondes et puis j'ai la réalité de ce que je vais devoir affronter si demain on est à la tête du pays.
Voyez moi par exemple je je pense que dans un monde idéal il y a pas d'impôt sur le revenu voyez parce que c'est pas normal queil y ait qu'un français sur deux. Il peut y avoir une contribution exceptionnelle édant pour les pour les pour les riches et pour les très hauts revenus. Mais euh il est anormal que dans notre pays aujourd'hui la la classe moyenne dont vous parlez supporte sur ses épaules les efforts de tout le monde.
Voyez, c'est la France qui qui bosse et qui travaille pour tout le monde. Et ben cette France-là, il y a un français sur deux qui dans notre pays pelle impôt sur le revenu. Bon, donc dans un monde idéal, il y a pas d'impôt.
Dans un monde idéal, il y a pas d'insécurité. Dans un monde idéal, il y a pas de dette. Et dans un monde idéal, il y a pas de déficit.
Mais ça ça marche pas comme ça. Donc nous allons faire un certain nombre de de coupes dans la mauvaise dépense publique de l'État, ce qui va nous permettre de rendre de l'argent à la fois aux français et de rendre des marges de manœuvre aux entreprises. Et moi ce que j'ai proposé et ce que nous avons proposé avec Marine, c'est que dès la première année, dès le premier budget, on accorde une part fiscale pleine dès le deuxème enfant.
Ça voyez, c'est c'est de l'impôt sur le revenu qui va baisser et qui va revenir parce que ça fera de part grâce à l'impôt à la source. C'est une demi immédiatement à la fin du mois chez nos compatriotes. Donc évidemment que nous allons prendre des mesures de la même manière que je souhaite baisser et supprimer les impôts de production parce qu'il n'est pas normal que dans un pays comme le nôtre qui a un besoin d'un industrie très fort et bien la France a des impôts de production qui soient deux fois plus élevés que la moyenne européenne.
Mais si vous avez des pistes d'économie monsieur Non mais c'est pas des pistes d'économie c'est pas des pistes d'économie. Je fais pas le malin. Je pense simplement, j'entends euh ceux qui appartiennent à cette classe moyenne aujourd'hui et qui sont parmi les plus en difficulté.
Ils gagnent 40000 € par an, 50000 € par an, 60000 € par an et ils ont le sentiment de vivre particulièrement mal alors que leurs parents avec les mêmes salaires vivaient mieux. Bon, c'est terminé.
Jordan Bardella