Bruno Le Roux : « Dans la situation qui est celle du pays, c'est lui dont nous avions besoin »
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Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 80 %Attaque 15 %Défensif 5 %
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et Public Sénat situation politique avec Bruno lerou bienvenue avec Perry nous sommes ravis de vous accueillir alors répondons directement à à la gentille interpellation de Guillaume Tabar il y aura-t-il une liberté de vote justement sur cette affaire du mariage pour tous ça fait partie des 60 propositions de François Hollande sur lequel tous les élus les candidats aux élections législatives se sont engagé donc il est normal qu'il respecte cet engagement donc il n'y a pas traditionnellement de liberté de vote Sant d'un engagement après je peux comprendre qu'il y ait des des des sentiments d'un certain nombre de députés qui soient particulier il y a des députés qui m'ont déjà dit que pour eux ce serait difficile voire impossible je respecterai ça mais je n'ouvre pas la porte à quelque chose qui serait de dire les engagements du Président de la République on peut ne pas les tenir nous les tiendrons combien de députés de de gauche ne seraient pas prêt à voter ce mariage moi je fais toujours les comptes après les débats et c'est bien en cela que la p non je considère que ce sujet est un sujet important fait clivage aujourd'hui dans la société qui pose question à l'intérieur des groupes et c'est pour ça que j'ai demandé au gouvernement qu'il y ait un temps d'étude plus long normalement le texte devait devait venir à l'Assemblée nationale à la mi-décembre il viendra à la fin janvier et tous les jeudis nous aurons des auditions publiques c'est pour ça que je dis d'ailleurs qu'avant de faire des manifestations faut peut-être participer au débat il ne suffit pas de demander le débat et de faire des manifestations il faut entre-temps participer au débat et moi je crains les mots d'ordre dans les manifestations sur un sujet de de ce type est-ce que vous avez l'impression que cette manifestation est organisé en sousmain par l'UMP ou pas non je je ne veux pas je je je il participe très peuom écoutez ils ne savent pas très bien où ils vont moi j'observe qu'il y a beaucoup de députés de l'opposition qui sont mal à l'aise aujourd'hui par l'attitude estce qu' vous disent qu'il vont y aller ou pas ils ontre chos à faire je pense que pour l'instant il mobilisent pour dimanche il mobilisent pour les uns pour Copé les autres pour Fillon donc ils sont repliés sur eux-mêmes aujourd'hui c'est peut-être pour ça d'ailleurs qu'ils n'ont pas participé beaucoup au débat nous avons eu à l'Assemblée nationale ces derniers temps sur le mariage où sur les autres textes mais moi je mets en garde sur ce type de manifestation attention il y a des règles dans la société il y a des propos qui ne peuvent pas être tenus et je dis à tous ceux qui marquent aujourd'hui des oppositions ou qui ont des interrogations venez participer au débat que nous faisons la manifestation elle est libre bien entendu dans notre pays mais manifester après avoir débattu mais quand on voit qu'il y a des manifestations des clivages dans la société sur ce texte est-ce que il faut aller plus loin à l'Assemblée et proposer des amendements qui vont au-delà du texte du Gouvernement sur la PMA par exemple sur la création médicale mais il faut qu'il y ait discussion en tout cas la PMA est la position du Parti socialiste du groupe socialiste je ne connais personne à gauche qui mais c'est pas dans le texte du Gouvernement c pas dans le texte mais vous savez le débat parlementaire et vous le savez au Sénat je le sais à l'Assemblée le débat parlementaire c'est d'amender les textes c'est de provoquer la discussion et s'il n'y avait pas demain un amendement du groupe socialiste qu'il y aurait quand même la discussion parce que la PMA est aujourd'hui une demande forte parce que elle relève de débats qui ont déjà eu lieu alors je ne sais pas le gouvernement va très certainement essayer de nous dire que le périmètre de ce texte ne correspond pas à cela et qu'il faut attendre le texte suivant il fera valoir ses arguments je suis prêt à les entendre et en même temps j'essaierai de faire valoir les miens et nous arriverons à une position qui est une position après en avoir débattu publiquement qui sera une position commune alors il y a beaucoup de sujets ce matin la Corse mais on va parler de la conférence de presse de François Holland parce qu'il y a un des aspects qui s'adressait directement à vous enfin d'une certaine manière directement à vous c'est de de réunir une majorité pour voter le le fameux droit de vote pour les étrangers vous avez raison je l'ai pris exactement pour moi et le soir même j'ai dit il m'appartient maintenant d'essayer de trouver cette majorité à François ripsamen au Sénat président du groupe majoritaire à moi à l'Assemblée nationale donc c'était pas un enterrement c'est pas un enterrement c'est simplement cette idée de dire que là encore ça ne peut être que la voix parlementaire qui puisse être mise en œuvre pour voter cet engagement mais pour cela il faut trouver une majorité c'estàdire qu'il faut trouver un peu plus d'une trentaine de députés qui n'appartiennent pas à la majorité et qui sont prêts à voter ils existentut conrès ils existent ces députés ils existent ces sénateurs ces 10 dernières années il y a plus de 30 sénateurs ou députés qui aujourd'hui sont dans l'opposition qui ont dit vouloir voter et moi je veux leur poser la question d'abord individuellement à chacun d'entre eux dans quelle mesure pourrait-il tenir l'engagement qu'ils avaient pris il y a quelques années de voter un texte tel que celui par centrist là vous parlez au C je parle au centriste et je parle un certain nombre d'élus de la droite nous avons besoin d'eux pour voter ce texte et l'honneur qu'il pourrait avoir serait de tenir l'engagement qu'ils ont pris ces dernières années et moi je veux savoir à quelles conditions ils sont capables de le faire mais Bruno lou vous saz c'est quand même extrêmement compliqué parce que vous vous allez les recevoir ils vont vous dire je vais voter puis si ça se trouve comme ça s'est passé récemment justement au Sénat ils peuvent au dernier moment en fonction de la situation politique seraétracté durant ils le peuvent mais il vont pas vous signer un petit billet en disant je ne leur demande pas de signer un billet je veux une discussion politique avec eux ils se sont exprimés ces dernières année en faveur du droit de vote pour un certain nombre d'entre eux je veux savoir dans quelles conditions il pourrai confirmer leur engagement dans un vote au Parlement aujourd'hui dernièrement Jean-Louis borlot ou Chantal Joan qui était sur ce plateau il y a pas si longtemps on dit non à ce droit savoir pourquoi je veux savoir pourquoi ils ont dit non alors qu'ils avaient dit oui auparavant est-ce que c'est une attitude qui est politicienne est-ce que ce serait parce que la gauche est en situation faire c'est parce qu'ils estiment que les Français n'en ont pas envie en ce moment mais euh s ils sont d'accord eux-mêmes avec ce texte à eux de venir avec nous convaincre les Français et je crois que les Français ont besoin comme sur tous les autres sujets d'être convaincus et que ce débat serait encore meilleur si nous étions plusieurs de différents partis à le mener et donc je veux mettre chacun en face de ses responsabilités voire pour certains en face de leur contradictions et le calendrier le plus vite possible la logique c'est que ça se tienne avant les élections locales et dans le même temps le quinena ça l'a fait 5 ans moi c'est un projet que je veux mener sur ce quinena si des élus par exemple de l'opposition aujourd'hui me disaient nous on veut bien le voter mais ça ne peut pas s'appliquer en 2014 j'en tiendrai compte bien entendu puisque de toute façon si nous n'avons pas ces élus le texte ne verra pas le jour et ne pourra pas être voté h donc il n'y a pas une urgence politicienne à à adopter ce texte avant les municipales mais je le souhaiterais ce serait plus cohérent si nous donnons le droit de vote aux étrangers aux élections locales c'est bien pour l'appliquer aux élections locales et donc plutôt que de renvoyer ça 6 ans après autant le faire desès 2014 et pour autant je suis dans le principe de réalité il n'y a pas aujourd'hui une majorité au Parlement et donc si l'on me dit que c'est 2014 qui fait obstacle j'essaie d'en tenir compte est-ce que vous considérez que Manuel Val c'est le ministre de l'Intérieur puisque on parlait de cette conférence de presse qui va régler le problème Corse ou est-ce que c'est une illusion absolue je considère d'abord que c'est un pour ces 6 premiers mois c'est un grand ministre de l'Intérieur qui prend avec une volonté de faire tous les dossers il a dit des ches que généralement onendarde de ne pas toujours dire en début de quinena parce qu'ensuite on est lu à la lumière des résultats il sait aujourd'hui qu'enc il est impossible de laisser continuer la situation coniss l'oire de la gauche de faire j ch vement et j'ajouterai Jean-Louis Debray les autres tout le monde s'est cassé les dents làdessus personne n' régler le problème pourquoi j'aime bien votre définition du superhéros mais pourquoi il arriverait plus que tous les autres dernier rapporteur du statut de la Corse en 2000 j'ai passé du temps en Corse je crois que c'est une absence de volonté qui a conduit à la situation actuelle je pense qu'on a laissé et je pense que l'État a reculé devant un certain nombre de comportements mafieux sur l'île je pense que nous n'avons pas démantelé y compris ces dernières années compris de faire Chevénement j la situation n'était pas la même la situation n'était pas la même et en quelques années en l'espace de ces 15 dernières années s'est transformé des revendications qui pour certaines étaient encore quelquefois politiques dans quelque chose qui attrait maintenant à un système mafieux à du grand banditisme et la politique est absente de tout cela elle a quelquefois des bonnes raisons de façade sur l'insularité sur mais ce qui se passe aujourd'hui ces règlements de compte n'ont absolument rien de politique c'est les circuits de blanchiment d'argent c'est les circuits mafieux et bien à cela il faut mettre les moyens et le ministre à l'intérieur a dit qu'il mettrait les moyens je le soutiens totalement et l'État ne peut par et est-ce que donc en tant que président du groupe justement vous allez soutenir l'idée qu'il pourrait y avoir un dispositif spécial en matière de sécurité et de justice pour l'accord non le ministre de l'Intérieur tout comme la ministre de la Justice ne le réclame pas et c'est avec les lois de la République c'est avec les moyens d'investigation de la République pourquoi ça marcherait parce que ça pas marché depuis 40 ans mais tout simplement parce qu'il y a c'est pas simplement je vous le dis depuis 40 ans les choses ont changé je pense que ces 10 dernières années il y a eu des proclamation et jamais véritablement de moyens et notamment de moyens sur les circuits d'argent c'est par l'argent qu'il faut aujourd'hui essayer de régler cette situation par le contrôle des flux financiers qui sont des flux anormaux sur l'île et manuel Val se dit le faire je lui fais confiance Périne Bruno lerou le malaise dans la majorité de gauche face à la politique économique menée par François Hollande est-ce que vous pouvez vous passer de vos alliés communistes et verts moi je les mets pas tous les deux sur le même plan les Verts sont aujourd'hui avec nous dans les votes ils soutiennent la politique du gouvernement et je ne comprends pas d'ailleurs je veux le dire ici pourquoi le part partage pas tout à fait la stratégie écom nous sommes pas dans le même parti donc il est normal que nous ayons il se posent des questions enfin il y en a qui se posent plus de questions que d'autres savez au Sénat vous avez les sénateurs qui se posent plus de questions que les députés ver à l'Assemblée nationale ou que les ministres qui sont au gouvernement donc chacun doit résoudre aussi pour parti ses propres questions mais je ne mets pas sur le même plan les élus communistes les élus communistes je me demande sur quel chemin ils sont aujourd'hui je me demande s'ils sont sur le chemin de la gauche ou sur le chemin de l'échec de la gauche et moi je ne fais jamais dire sur le chemin de Mélenchon manipulant gauche de la gauche à ses propres en tout cas je ne comprends pas queaujourd'hui on refuse des textes qui sont des textes fondamentalement différents de ceux qui ont été é voté hier par la droite qui change et donc en étant en cela des vrais textes de gauche et le PLFSS aujourd'hui la sécurité sociale c'est un vrai texte de gauche avec des marqueurs à l'intérieur qui sont contraires à ce qui a été fait ces 10 dernières années je ne comprends pas que l'on puisse voter contre ces textes mais est-ce que l'attitude des communistes et de certains ver doit vous conduire à redéfinir le pacte de la majorité peut-être un peu plus vers le sensre vers le modème do non ça doit nous conduire à discuter et là encore moi je suis pour le débat et mettre chacun face à ces contradictions euh nous sommes avec les vers et je ne pense pas qu'il est contradiction dans un accord qui demande encore plus de discussion j'ai mis en place à l'Assemblée nationale un contact permanent avec les veres mais avec le Parti communiste je souhaite être dans la même démarche c'est-à-dire obligé à discuter et obligé moi je veux regarder en face mes interlocuteurs de gauche en leur disant que j'assume la politique qui est menée par le gouvernement aujourd'hui qu'elle n'it aucun reniment par rapport à ce que j'ai dit dans la campagne électorale et que dans la situation qui est celle du pays c'est celle qu'il faut mener et sur la base de ces trois affirmations j'accepte le débat avec n'importe qui à gauche mais François bairou qui ne t'arriveve pas à d'éloge sur sur Françis Hollande est-ce qu' pourrait être un partenaire un peu plus sûr pour accompagner le gouvernement mais tant mieux qu'il y ait des éloges sur le président de la République surtout quand il donne le cap pour le P est-ce qu'il pourrait être un partenaire mais un partenaire sur la politique qui est celle du gouvernement pourquoi mais rentrer au gouvernement si c'était à moi de composer le gouvernement vous savez d'illeurs je veux pas aller plus loin j'aurais peut-être pas beaucoup de changement par rapport aujourd'hui je veux pas m'engager sur ce terrain mais non je n'ai pas d'avis sur la question pour moi l'essentiel est de partager les orientations du président de la République et quelle que soit sa place sur les chiquiers quelqu'un qui dit que le Président de la République M la bonne politique qu'il soit vert qu'il soit socialiste ou qu'il soit d'ailleurs je m'en félicite est-ce que vous considérez que la parenthèse des entre guillemets jugements de la presse des amateurs est terminé depuis la conférence de presse du président écoutez je pense qu'elle n'avait pas de réalité auparavant j'espère bien qu'elle va cesser nous avons pris des décisions dès le premier jour de notre élection en urgence des réformes de fond qui ont été entamées je n'ai pas compris ces unes qui étaient des unes nostalgiques du sarkozisme quoi il aurait fallu une annonce tous les jours il aurait fallu revenir sur les propos faire des effets d'annonce ici ou là non ce n'est pas la politique é Fran la presse étrangère une par exemple de Z économist la bombe à retardement la France bombe à retardement économique saz la France tomat retardement 02 % de croissance sur le 3è trimestre c'est quand même un bon chiffre ce n'était pas celui qui était prévu par les économistes nous nous continuons à dire que nous voulons incarner le sérieux tout le monde nous le reconnaît d'ailleurs aujourd'hui et la France n'a jamais emprunter par exemple aussi bas et ce n'est pas économistes qui fixe les taux c'est aussi ceux qui regardent la politique monée par la France et qui voit aujourd'hui que ce que nous faisons est sérieux et peut sortir la France d'une spirale dans laquelle elle était engagée qui était terrible est-ce que vous considérz que Jean-Marc HUD est là pour longtemps comme il a été François Fillon je le disais il y a quelques mois vous savez quand Jean-Marc Erraud est arrivé à la tête du groupe socialiste en 1997 au mois d'octobre il y en avait qui disaiit c'est pas possible il va pas rester là il est resté 15 ans bien moi je connais Jean-Marc HUD il a une ténacité il a une mission il ne se laisse jamais emporter par les choses à côté par les questions d'ego par et donc dans la situation est celle du pays c'est de lui dont nous avions besoin le président de la République a eu raison de lui faire conf vous souitez qu'il fasse l'intégralité du mandat mais bien entendu ce serait un signe de réussite pour nous et je souhaiterais même que tout le monde s'accorde pour dire qu'il serait le meilleur pour le second mandat ce qui voudrait dire qu'il y a une forte continuité que nous avons réussi vous avez entendu peut-être dans cette conférence de presse la question de Christine claire qui était assez fcétieuse sur le thème au fond si dans le gouvernement il y avait beaucoup de gens grand Doig ça nous éviterait c'est pas ce qu'elle a dit mais c'est ce qu'elle pensait d'avoir beaucoup de Cécile duflau c'est les expérimentés qui jouent à fr François Hollanda je pense dit ce qu'il fallait dire il faut se servir de chacun pour le meilleur qu'il peut apporter et Louis Gallois mais il a tellement reproché Nicolas Sarkozy la politique du casting qu' en a peut-être été lui aussi victime non non parce que nous nous mais nous n'avons pas fait de casting nous avons fait un gouvernement avec des gens qui étaient aguéri politiquement qui représentait un renouvellement mais qui avait une expérience politique et nous utilisons aujourd'hui les meilleurs experts pour nous donner le sens dans lequel nous pourrions aller parce qu'ils ont une compétence industrielle comme Louis Galois par exemple et je crois que c'est cela la réussite aussi chacun a son poste et nous écoutons ce qui vient de la société merci Bruno louu ce matin sur l'antenne de Radio Classique et de Public Sénat P on se retrouve la semaine prochaine bon weekend et bonne journée à vous
Bruno Le Roux