Mort de Quentin Deranque, LFI...: l'interview en intégralité d'Éric Zemmour (Reconquête)
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Et bonsoir Eric Zemmour, soyez le bienvenu sur ce plateau, on a beaucoup de questions, j'ai beaucoup de questions à vous poser sur la mort de Quentin, sur les leçons à en tirer également, puisqu'Emmanuel Macron a promis de s'attaquer aux groupuscules violents liés à l'ultra droite et à l'ultra gauche, on va en parler dans quelques instants. Un mot peut-être sur ce qu'on vient d'entendre tout d'abord aux Etats-Unis, cette intrusion d'un homme dans la résidence de Donald Trump à Mar-a-Lago en Floride, le président américain qui n'était pas là, homme qui a été abattu par la police, il portait un fusil et un bidon d'essence, est-ce que ça vous inquiète ?
Écoutez, comme quoi certains adversaires de Donald Trump n'ont pas renoncé à le tuer, c'est un peu inquiétant, c'est tout ce que j'ai à dire, on voit que la police américaine a fait son travail et elle a bien fait, c'est tout.
Est-ce que ce qui se passe aux Etats-Unis depuis plusieurs mois, plusieurs années maintenant, je parle notamment des tentatives d'assassinat contre Donald Trump, mais pas uniquement, il y a aussi des élus démocrates qui ont été pris pour cible, est-ce que tout cela pourrait ou est déjà en train d'arriver en France ?
J'ai l'habitude de dire que ce qui est aux Etats-Unis vient systématiquement en France depuis à peu près deux siècles, mais je parle surtout de grands mouvements d'idées, de grands mouvements idéologiques, ça je pense que ce n'est pas dans la tradition politique française. Ça fait très longtemps, depuis le général de Gaulle d'ailleurs, qu'il n'y a pas eu de... Qui lui-même avait échappé au petit clavard. Beaucoup, mais pas seulement le petit clavard.
Il vous arrive d'être inquiet pour votre sécurité, aujourd'hui encore, d'être sincèrement inquiet, je sais que vous avez été victime comme d'autres personnalités politiques d'agression, est-ce qu'il vous arrive aujourd'hui d'hésiter à sortir dans la rue ?
Je suis... c'est pas que j'hésite à sortir dans la rue, c'est que je suis moi sous protection et que je n'ai plus le droit de sortir sans... mes deux policiers qui me protègent. J'ai longtemps pris le métro, je ne peux plus prendre le métro, donc quand je marche, je vois bien qu'il y a mes deux policiers qui sont autour de moi, je devine les certains regards pleins d'animosité, d'ailleurs des regards aussi pleins d'aménité et des gens fort aimables, mais vous voyez, bon voilà, mais ça fait très longtemps, mais on va en parler parce que les... les... les... les... les antifas ne sont pas étrangers à ce climat, mais j'imagine qu'on va en parler.
On va parler dans un instant de la marche qui a eu lieu hier à Lyon en hommage à... à... à Quentin. Ce matin, chez nos confrères de la Tribune Dimanche, Jean-Luc Mélenchon dit que Quentin a été tué dans une bagarre de rue. Est-ce que pour vous, c'est une façon de minimiser ce qui s'est passé ? Pour le moins. Comment vous qualifieriez ce qui s'est passé ? Un meurtre ?
Un massacre ? Un... Un acharnement criminel ? Parce qu'ils se sont quand même acharnés sur lui, à je ne sais pas combien. Voilà, on ne peut pas dire autre chose. Maintenant, il n'y a pas eu de bagarre, il n'y a pas eu de rixe, il n'y a pas eu d'échange, il n'y a pas eu... Non. Il s'est fait... Il s'est fait massacrer par plusieurs personnes qui se sont acharnées sur lui. On le voit sur les images. Je n'invente rien.
Vous étiez présent à une manifestation il y a quelques jours, je crois que c'était dimanche dernier, place de la Sorbonne à Paris. On a entendu des slogans. LFI, assassin. Est-ce que vous avez repris ces slogans ? Et est-ce que vous considérez que LFI a une responsabilité ?
Je n'ai repris aucun slogan. Je me suis recueilli parce que c'était assez émouvant et que c'était quand même un jeune homme de 23 ans, je crois, qui est moi. Ce n'est pas anodin. Donc je pense qu'LFI n'est peut-être pas assassin, mais il est complice de l'assassinat. Parce que tout simplement, la jeune garde est liée à LFI. Jean-Luc Mélenchon l'a protégé. Que Jean-Luc Mélenchon l'a adoubé. Que les élus de LFI viennent sur vos plateaux et sur les autres les défendre. Ce ne sont pas les seuls d'ailleurs à être liés à la jeune garde. Et la jeune garde, avec Raphaël Arnault, a un député, je le rappelle, qui est député LFI.
Qui n'est plus membre de la jeune garde puisque ce mouvement a été dissous. Je rappelle pour reposer les faits, Eric Zemmour, qu'il y a deux collaborateurs. Vous avez raison, ancien collaborateur de ce député insoumis, Raphaël Arnault, qui aujourd'hui sont mis en examen. L'un pour meurtre, l'autre pour complicité de meurtre. Vous avez peut-être entendu les propos de Mathilde Panot sur cette antenne aujourd'hui. Ou de Manuel Bompard, les deux responsables de la France Insoumise, disant qu'un employeur n'est pas responsable des actes de ses salariés. Ça vous fait sourire ?
Oui. Je suis toujours fasciné par l'inventivité langagière de la gauche et de la France Insoumise en particulier. Vous savez qu'ils ont des réunions au sujet du langage où ils doivent trouver des mots qu'ils vont imposer dans le débat public. Vous voyez, encore une fois, ils font preuve de leur grande inventivité langagière. Écoutez, moi, ce que je sais, c'est que la jeune garde a tué et que la jeune garde a été adoubée par Jean-Luc Mélenchon. C'est tout. Je ne peux pas dire plus.
Vous avez entendu également les mots de Bruno Retailleau, le patron des Républicains de Jordan Bardella, celui du RN, en appeler désormais un cordon sanitaire. Insoumise aux élections. J'ouvre une toute petite parenthèse pour les téléspectateurs qui nous font l'amitié de nous regarder ce soir pour signaler que les temps de parole font que nous ne pourrons pas, ce soir, Éric Zemmour, parler des élections municipales en particulier, de vos candidats et encore moins d'un candidat ou d'une candidate en particulier. Je referme la parenthèse. Cordon sanitaire aux élections en général contre la France Insoumise. Vous êtes sur cette ligne-là ou pas ? Pas du tout.
Je suis contre tout cordon sanitaire. J'ai été longtemps... ...un des seuls à contester et à combattre le cordon sanitaire quand c'était à l'égard du Front National de Jean-Marie Le Pen. J'ai contesté cela auprès de Jacques Chirac, de Nicolas Sarkozy. Je me suis fait mal voir à l'époque par l'Élysée. Vous êtes contre le cordon sanitaire ? Je suis. À partir du moment où les partis ne sont pas interdits qu'ils se présentent aux élections, ils ont droit à des alliances. Je trouve d'ailleurs que tout ça, vous savez, il y a 20 ans, Lionel Jospin dénonçait et moquait... ...un théâtre antifasciste. Là, on a eu une séquence de théâtre anti-antifasciste.
Et je rappelle quand même, en deux mots, que tous les députés socialistes, Renaissance, et la plupart des députés LR... ...et la plupart des députés LR... Pardon, je vous interromps parce qu'on va revenir là-dessus. C'est intéressant, mais... Laissez-moi finir, je vous assure. Allez-y.
C'est quand même intéressant de vous entendre dire que vous êtes contre le cordon sanitaire contre les Insoumises.
Vous êtes sans doute le dernier dont j'aurais pu attendre ces propos-là. Eh bien, vous voyez, je suis là pour vous surprendre.
Il y a des surprises. Vous savez pourquoi vous êtes surpris ? Ah non. Parce que je suis un homme de principe, moi. Je ne m'adapte pas. Je ne suis pas une girouette en fonction des intérêts des uns et des autres. Donc, je reviens à ce que je viens de vous dire. La plupart des députés socialistes, communistes, verts, Renaissance, et la plupart des députés LR ont été élus grâce aux voix de LFI. Ça, c'est la première chose. Deuxième chose. Lors des deux entre-deux-tours de la présidentielle, en 2017 et en 2022, Madame... Marine Le Pen et les dirigeants du Rassemblement national ont fait les yeux doux à Jean-Luc Mélenchon et à la France Insoumise.
C'est là que Marine Le Pen trouvait ce qu'elle appelait la gauche patriote. Ne faites pas cette tête, je vous assure. Vous pouvez retrouver les images. Je m'en souviens parce que moi, j'étais, comme vous le savez, candidat en 2022. Et François Fillon aussi s'en souvient. Donc, Marine Le Pen disait que c'était là qu'il y avait la gauche patriote et qu'elle rêvait de les enrôler dans son alliance. Ce qu'elle appelait à l'époque du bloc populaire contre le bloc élitaire. Ça, moi, je n'ai pas oublié. Donc, je trouve que tous ces cris d'orfraie aujourd'hui, c'est le bal des faux culs. Ce sont des gens qui font oublier ce que je viens de vous dire. Vous ne dites pas tout sauf LFI.
Non, moi, je vais vous dire. Est-ce que vous pourriez, un jour, voter pour un insoumis ? Moi...
Dans un second tour, je ne parle pas de premier tour.
Ne mélangez pas tout. Ne mélangez pas tout. Je vous ai donné les accointances entre LFI et tous ces gens qui, aujourd'hui, hurlent à la mort de LFI. Moi, j'étais le seul, sur votre antenne, pendant la campagne présidentielle, à affronter Jean-Luc Mélenchon. Pour moi, Jean-Luc Mélenchon est un ennemi parce qu'il représente le parti de l'étranger, le parti du grand remplacement et le parti de l'islamisation de la France. Adversaire plutôt que l'ennemi, non ? Non, ennemi. Adversaire, non ? On est en politique, pas sur un terrain de guerre ? Justement, justement, vous avez raison de préciser. Les autres sont des adversaires. LFI est un ennemi, parce que LFI est un ennemi de la France.
Et pourtant, vous ne dites pas de cordon. Et pourtant, je ne dis pas de cordon, parce que, encore une fois, je ne veux pas être hypocrite. Et je vais vous dire mieux. Tous ceux qui disent aujourd'hui cordon, etc., ce sont des menteurs. Les socialistes et les verts s'allieront à LFI à la prochaine élection.
En l'occurrence, c'est Jordan Bardella qui dit ça.
Mais Jordan Bardella, vous savez, c'est tactique. Jordan Bardella croit à Bill de transférer le mystic gris de la diabolisation, à LFI, puisqu'il était sur la tête du RN depuis 40 ans. C'est de la tactique. Moi, je ne suis pas dans la tactique, excusez-moi. Je suis dans les principes. Donc moi, j'affronte Jean-Luc Mélenchon. C'est mon ennemi, je vous le répète. J'étais le seul à débattre quand tout le monde se planquait. J'étais le seul à dire que c'était l'ennemi des prochaines décennies parce qu'il était le parti de la France arabo-musulmane et créolisé, comme dit Mélenchon. Donc je ne peux pas être plus radicalement en opposition à Jean-Luc Mélenchon.
Mais cette histoire de cordon sanitaire est une fumisterie.
Vous n'étiez pas hier à Lyon dans cette manifestation qui a réuni 3000 personnes. Pourquoi ? C'était pour ne pas apparaître à côté de personnages sulfureux ou non fréquentables ?
Non, j'étais dimanche dernier à Paris, à la Sorbonne, pour cette manifestation très émouvante. Et hier samedi, j'étais samedi soir à Orléans. On n'a pas le droit de dire pour qui. Donc pour soutenir ma liste, j'ai quand même le droit de le dire. Si je vous coupe la parole immédiatement, ce qui fait... Voilà ! Mais pourquoi ne pas y être allé ? Parce que je n'avais pas envie. J'étais allé dimanche, ça suffisait. Je pense que j'avais manifesté ma solidarité. Donc c'est un choix de ne pas être mêlé à tous ceux qui ont pu défiler hier
au slogan qu'on a dû entendre.
J'ai autorisé les miens et les gens de Reconquête à assister à cette manifestation. Mais vous ne vouliez pas, vous, être vu avec eux ? Non, pas spécialement. Je n'ai pas voulu... Vous savez, on va aller droit au but.
On va aller droit au but et on va expliquer pour ceux qui n'ont pas tout suivi. Il y a eu des saluts nazis, il y a eu des propos... Pourquoi ça vous fait sourire ? Mais je vais vous dire pourquoi. Je vais vous répondre, je vous laisse parler, moi. Des saluts nazis, des propos racistes qui ont été vus, entendus, enregistrés à Balébougnoul, Salbougnoul, Salrass. Ça a donné lieu d'ailleurs à un signalement fait à la justice. Est-ce que vous souhaitez que tous ces faits, que tous ces propos soient poursuivis ?
Écoutez, je tiens à dire d'abord que moi, je n'ai pas vu... Je n'ai pas vu... Je n'ai pas vu le même défilé que vous. Bon, ben là, on les voit devant vous, si vous voulez, les saluts nazis. Oui, oui, je sais, j'ai vu ça. Si je n'ai pas vu ces images, c'est que je suis aveugle. Non, non. Avec tout ce que vous les avez passés, vous et les autres, c'est que je serai aveugle. J'ai vu, moi, 3000 personnes à peu près, défiler dans la dignité, dans le calme, dans l'émotion. Je n'ai pas vu de voitures brûlées. Je n'ai pas vu de vitrines cassées. Je n'ai pas vu de policiers agressés. Vous voyez, on était loin, très loin. Vous avez vu aussi ça. Alors, attendez, laissez-moi répondre, je vous assure.
J'étais très loin, dès la soirée de la victoire du Paris Saint-Germain après le Parc des Princes. On était très loin des émeutes de trois semaines à la suite de la mort de Naël. Vous voyez, très, très loin. Il faut comparer ce qui est comparable. Vous dites quoi ? L'ultra droite est bien éduquée ? Laissez-moi finir. Je ne crois pas. C'est ultra droite et c'est ultra gauche. C'est des termes ridicules. J'ai déjà eu l'occasion de dire que c'était de l'ultra foutage de gueule. Je le répète. Donc... On va parler de choses sérieuses, si vous me permettez. Vous me parlez de trois... Vous me parlez de trois... Salut nazis. Vous me parlez de...
Apparemment, je ne les ai pas entendus, mais je vous crois volontiers, de propos racistes. Entendus notamment par la préfète du Rhum, parce qu'elle a décidé de saisir la justice. Et entendus par tous les gens qui étaient sur place pour couvrir ce cortège. Je ne vous conteste pas. Non, non. Je vous dis que simplement, vous mettez le projecteur là-dessus. Alors que l'essentiel est ailleurs. Mais c'est des méthodes habituelles dans les médias, et en particulier à BFM. Je me souviens...
Ça tombe bien parce que sur ce plateau, les Insoumis nous reprochent de faire l'inverse depuis des jours. Non, non, non. Je... Allons-y, on a le cuir épais.
Je me souviens que lorsque j'ai réuni 100 000 personnes au Trocadéro à la fin de la campagne présidentielle, vous avez trouvé le moyen d'entendre trois gamins impubères qui criaient « Macron, assassin ! » et d'en faire le cœur de mon meeting de ce jour-là. Vous ne m'avez pas répondu, Eric Zemmour.
Est-ce que vous souhaitez que les gens, même minoritaires... Je vous réponds... Probablement, qui ont fait ça hier, soient poursuivis par la justice.
Je suis contre aussi, ça tombe bien, toute criminalisation des prétendus discours de haine. On ne parle pas là de discours de haine, on parle de salu-nazis. Discours de haine, salu-nazis. Vous ne souhaitez pas qu'ils soient poursuivis ? Les salu-nazis, s'ils sont des salu-nazis, ils seront poursuivis. Les salu-nazis sont interdits, c'est une évidence, tout ça. Je n'ai pas besoin. Mais je répète, je ne répète. Moi, je n'ai pas vu le même défilé. Cette inversion accusatoire, alors que ces gens-là venaient pleurer un gamin tué par la gauche et par la jeune garde, il faudrait quand même revenir à l'origine de cette histoire. Si vraiment, j'ai vu Mme Panot hurler au complot nazi...
Un défilé de ligue fasciste. Mme Panot, si elle connaissait son histoire, saurait que s'il y avait vraiment des ligues fascistes et des mouvements nazis qui menaçaient la France, il y aurait des dizaines de morts. Elle serait dans la rue. On en est loin. Vous voyez ce que je veux dire ?
Je note que vous avez dit très clairement que vous souhaitez, sur les images qu'on a vues et que vous avez pu revoir il y a quelques instants, que les gens qui ont levé le bras, les gens qui ont tenu ces propos salbougnoules, soient poursuivis par la justice. Mais ils le sauront.
Le salut nazi est interdit en France. Est-ce que vous aviez, Éric Zemmour ? Mais encore une fois, ce n'est pas l'essentiel de cette manifestation. Je veux le dire. Et cette inversion accusatoire est absolument scandaleuse.
Est-ce que vous aviez, Éric Zemmour, des amis ou des connaissances dans le cortège hier à Lyon ? Je ne crois pas. J'en sais rien. J'ai peut-être des gens de Reconquête. Des militants ? Des sympathisants ? Je n'ai pas interdit aux gens d'aller à cette manifestation. Je vous pose la question parce qu'un homme a été vu hier dans le cortège, qui s'appelle Marc de Cacré-Valmenier. Vous le connaissez ? Non ? Non, il est parfois à mes meetings. Je le lis dans les papiers à chaque fois. Mais moi, je ne le connais pas. Il est parfois dans mes meetings. Il a été dans mes meetings à Villepinte.
Et de lui, on me fascine avec ça.
Bon. Il a assuré hier le service d'ordre de la manifestation. Il a été condamné pas plus tard que jeudi dernier. Ce n'est pas ma manifestation. Attendez. Ce n'est pas ma manifestation. Non, je parlais de la manifestation. Vous avez raison. Il a été condamné pas plus tard que jeudi dernier à un an de prison, dont six mois fermes, pour des violences commises contre des militants d'SOS Racisme. Pendant votre campagne, pendant un de vos meetings de la campagne présidentielle... Vous savez ce qui s'est passé ce jour-là ? Ma question est très simple. Ma question est très simple. Est-ce qu'il assure aujourd'hui encore le service d'ordre de Reconquête ?
Parce que la justice, au moment du procès, disait que c'était votre service d'ordre officieux.
Mais la justice, c'est n'importe quoi. Elle n'a jamais assuré le service d'ordre de mes meetings. Il a simplement répondu ce jour-là à une provocation de SOS Racisme qui est venue provoquer encore une fois dans le meeting de Villepinte. Oui, oui, c'est lui qui a provoqué. C'est eux qui ont provoqué. Ils ont fait exprès pour être frappés, pour pouvoir dire « Ah, vous avez vu comme ils sont violents. » Mais oui, on les connaît, leur méthode. Moi, je vais vous dire, M. Fauvel, SOS Racisme et tous les autres... Vous vous rendez compte ?
Vous venez de dire qu'ils ont fait exprès d'être frappés. Je sais ce que je dis. En termes d'inversion accusatoire, on n'est pas très loin de la jupe qui est trop courte.
Je connais les méthodes. Non, ne mélangez pas tout. Ils ont fait exprès d'être frappés. Oui, oui, bien sûr, bien sûr. Ils font exprès. Ils viennent exprès au sein de mon meeting et ils disent SOS Racisme et ils font exprès. Ils ne pouvaient pas les sortir sans les frapper. Ils ne pouvaient pas les sortir sans les frapper. Ils n'étaient pas de mon service d'ordre. Arrêtez. Service d'ordre officieux à Reconquête de la justice. C'est faux. C'est dans le jugement. C'est faux. En première instance. Dans les jugements, il y a beaucoup de gens qui sont fous. Deuxièmement, moi, je vais vous dire, j'ai affaire à la jeune garde. Parce qu'il faut arrêter un peu ce cirque.
Moi, j'ai affaire à la jeune garde depuis des années. Ils pourrissent tous mes meetings, toutes mes réunions même de dédicaces. Ils viennent pour nous invectiver, nous insulter, nous menacer. Et quand ? À chaque fois, il y a des CRS, M. Fauvel, pour protéger les gens qui viennent me voir. Et quand les CRS ne sont pas là ou quand ils sont mal commandés, comme ça m'est arrivé à Brest, on voit ces nervis de la jeune garde se jeter sur les gens. J'ai vu des vieilles mémés ensanglantées, Marc Fauvel. J'ai vu des enfants massacrés. J'ai vu ailleurs, ils nous jetaient de la bouse de vache. Ailleurs, ils nous jetaient des œufs. Ailleurs, ils nous jetaient des tomates.
Ça, c'est les méthodes de la jeune garde. Ce M. Arnaud a déclaré un jour qu'il fallait me dézinguer. Moi, Éric Zemmour, me dézinguer. Vous savez ce que ça veut dire en français ? Ça veut dire me tuer. Alors, arrêtez avec la jeune garde. Arrêtez avec cette fausse équidistance et ce faux équilibre. Parce que je vais vous dire, là aussi, je vous ai décrit tout à l'heure les méthodes politiciennes des uns et des autres. Mais je vais continuer. Ce faux équilibre entre extrême droite, extrême gauche, ultra gauche, ultra droite, etc. Vous avez bien compris ce que ça voulait dire. Ça veut dire qu'il faut un cordon sain de l'État. Ça veut dire qu'il faut un cordon sain de l'État.
Ça veut dire qu'il faut un cordon sain de l'État. Il faut un cordon sanitaire avec l'extrême droite. Il faut un cordon sanitaire avec l'extrême gauche. Qu'est-ce qui reste ? Il reste au milieu la Macronie, au sens large. C'est-à-dire les socialistes, les renaissances et les LR. On n'aura le droit que de voter pour eux.
La ficelle, c'est un câble, Marc Pauvel. Est-ce que vous considérez, Éric Zemmour, qu'aujourd'hui, pardon, ça va vous faire bondir, mais l'ultra gauche est plus dangereuse que l'ultra droite ? Vous venez nous dire, il nous casse la gueule, etc.
Je ne crois pas à l'ultra gauche et l'ultra droite.
Est-ce que vous considérez que ces groupuscules violents liés à l'extrême gauche sont plus dangereux que ceux liés à l'extrême droite ?
Je vais vous répondre. La gauche a un rapport consubstantiel avec la violence. Parce que la gauche veut renverser les pouvoirs établis. On le sait historiquement. La gauche est née avec la violence. La révolution française, la révolution communiste. Vous mettez qui dans la gauche ? La gauche. Toute la gauche.
Raphaël Blucson.
Bernard Cazeneuve veut prendre le pouvoir par les armes. Bernard Cazeneuve aussi.
Ne faites pas... Dites toute la gauche. Ne faites pas l'âne pour avoir du foin. Vous savez très bien que M. Cazeneuve et M. Glucksmann ne sont pas violents. Mais je vous parle de historiquement et philosophiquement. Ce n'est pas la même chose. Il y a un rapport consubstantiel, historique, entre la gauche et la violence. D'ailleurs, au XIXe siècle, la gauche, marxiste, communiste, avant même l'invention du Parti communiste, faisait l'éloge de la violence accoucheuse de l'histoire, disait Karl Marx.
Donc, quand Jean-Luc Mélenchon, aujourd'hui, dit « je vais prendre le pouvoir par les urnes », vous ne le croyez pas ? Il a dit « je le crois ».
Je le crois. Simplement, je répète qu'ils ont un rapport consubstantiel avec la violence. Et que les réactions à cette violence de gauche, évidemment, sont violentes. C'est ce qui s'est passé après la révolution française. C'est ce qui s'est passé après la révolution communiste. Vous devriez voir.
Je ne sais pas si vous avez vu ce film magnifique. La violence de droite est une réaction pour vous à la violence de gauche. Je voudrais vous donner un chiffre. J'ai fini.
Je vais vous donner un conseil cinématographique. Dans ma jeunesse, j'avais vu un film absolument magnifique qui s'appelait « 1900 » de Bertolucci sur la naissance du fascisme. Cinéaste de gauche. Et vous comprendrez, si vous voyez ce film, d'ailleurs, très beau film, ce que je veux vous dire. Vous verrez comment, même le fascisme, qui d'ailleurs vient de la gauche, Mussolini était socialiste, je vous le rappelle. Et les nazis sont des nationaux socialistes. Encore une fois, mais peu importe. Comment le fascisme est une réaction à la violence communiste ?
Donc, s'il y a de la violence aujourd'hui à droite pour vous, elle est en réaction à une violence de gauche. Je voudrais vous donner quelques chiffres. Et on va s'arrêter dessus, si vous voulez. Vous me direz ce que vous en pensez. Depuis 2022, depuis la dernière élection présidentielle, sept personnes en France ont été se revendiquant militants ou sympathisants d'extrême droite. Pardon, je reprends. Sept personnes ont été tuées par des personnes se revendiquant comme des militants ou des sympathisants d'extrême droite contre aucune pour l'extrême gauche. J'ajoute que Quentin n'est pas dans ce décompte-là. En attendant, qu'elle soit 7-0.
Je ne connais pas ces chiffres. Je ne sais pas d'où ça sort. Ce sont les chiffres des personnes qui sont judiciarisées. Je ne les connais pas et donc je ne les accrédite pas. Je ne les nie pas. Je n'en sais rien. Je ne veux pas discuter de ces chiffres. Je vous donne un autre chiffre, si vous le permettez. Vous savez, les chiffres, on fait dire ce qu'on veut aux chiffres.
Quand ce sont des gens qui travaillent depuis des années dessus, on peut peut-être leur faire confondre. Éric Zemmour, je vous cite et après vous me direz ce que vous en pensez. La sociologue Isabelle Saumier, que vous avez peut-être lue cette semaine dans Le Monde. Enseignante à Paris-Panthéon-Sorbonne et chercheuse au CNRS, spécialiste de la violence qui a recensé tous les actes de violence politique depuis 1986. Elle note d'une part une augmentation de la violence politique depuis 2017. Ça, elle aime bien que vous la suivez sans doute. Elle dit que les agressions politiques sont à 60% aujourd'hui le fait de la droite radicale, à 25% de la gauche radicale.
Ces chiffres-là, vous n'en voulez pas non plus ?
Cette dame est une universitaire, mais c'est d'abord avant tout une militante d'extrême-gauche. Cette dame n'est absolument pas crédible pour moi. J'ai lu son interview. Vous savez, l'université est noyautée par la gauche. Donc chiffre pas crédible. Attendez, laissez-moi... C'est pas long, si vous me laissez parler, ça va plus vite. L'université est noyautée par la gauche. La gauche et l'extrême-gauche. Donc, si vous voulez, ils passent leur temps à prendre leurs idées et leurs convictions et leur idéologie militante et comme ils tiennent tous les rouages de l'université, ils la transforment en pseudo-sciences. C'est du blanchiment d'idéologie. Donc je ne crois pas...
Dernier chiffre, Eric Zemmour, et là sont les chiffres officiels des gens qui sont en prison aujourd'hui pour terrorisme. Cela, je suppose que vous n'allez pas me dire que les ministres sont sous l'influence, je ne sais pas qui, quand on regarde les personnes aujourd'hui emprisonnées en France pour terrorisme, il y a d'abord 780 djihadistes. Vous allez peut-être me dire qu'ils sont tous de gauche. Il y a 65 militants d'ultra-droite et aucun d'ultra-gauche.
Ça prouve que la justice est plus dure avec les uns qu'avec les autres. Et pour les djihadistes, c'est très intéressant ce que vous dites, je ne dis pas du tout que les djihadistes soient de gauche ou de droite. En revanche, je sais par qui ils sont soutenus. C'est pas la même chose. Ce n'est pas la même chose, mais pour moi, c'est la même chose. 65 militants d'ultra-droite condamnés pour terrorisme, aucun d'ultra-gauche. Mais parce que la justice est massivement de gauche, mon cher. Donc la gauche libère des terroristes. Vous savez quand il y a une université de gauche,
une magistrature de gauche, des médias de gauche. Et vous pensez que la justice laisse en liberté des terroristes quand ils sont de gauche ?
Des terroristes. Ils ne sont pas terroristes. Ou alors on les appelle terroristes, si vous voulez. Ils sont violents, je vous répète. Moi, je ne vais pas me radoter. Je vous répète, il y a un lien consubstantiel entre la gauche, l'extrême-gauche et la violence. Je n'en sortirai pas. Tout ce que vous allez me sortir là, je n'y crois pas parce que je vous ai démonté les biais. Il y a des biais idéologiques dans toutes ces institutions. Les biais sur les prisons, ils ne sont pas extrêmement phares. Excusez-moi, il y a des biais idéologiques dans toutes ces institutions.
Emmanuel Macron, la semaine dernière, a demandé à l'extrême-droite et à l'extrême-gauche, Éric Zemmour, de faire le ménage. Il annonce qu'il va réunir le gouvernement dans les jours qui viennent pour étudier le cas des groupuscules violents qui sont liés à des partis politiques. Est-ce que là-dessus, vous saluez sa démarche quand il dit, par exemple, qu'il n'y a pas de place pour les milices aujourd'hui en France ? D'où qu'elles viennent ? Quel que soit le nombre, d'ailleurs, d'un côté ou de l'autre, est-ce que vous êtes d'accord pour dire maintenant que ça suffit ? Un gamin de 23 ans est mort dans la rue. Il faut que ça cesse.
Moi, j'ai toujours dit cela. Je n'ai pas attendu la mort de Quentin pour dire ça. Évidemment qu'il ne faut pas de milices en France. Mais je le répète, les milices, c'est la jeune garde. Avant tout, et les autres alliés de l'extrême-gauche. Maintenant, vous parlez d'Emmanuel Macron. Moi, j'ai entendu autre chose de la part d'Emmanuel Macron et de son ministre de la Justice. C'est qu'il veut tirer profit de cette tragique histoire pour rendre inéligible, dit-il, tous les gens qui sont condamnés
pour incitation à la... Propos raciste ou antisémite, il veut que la peine soit assortie d'une peine d'inéligibilité. J'allais vous interroger justement là-dessus. Est-ce que vous vous êtes senti visé ?
Ah, même plus que senti visé. Je pense d'ailleurs qu'il devrait rédiger cette loi de façon suivante. Tous les Français qui s'appellent Éric Zemmour ne peuvent pas se présenter à l'élection présidentielle. Vous ne pensez pas que les personnalités politiques Éric Zemmour ont une responsabilité et doivent donner l'exemple ? Les responsables politiques ont une responsabilité, oui, de montrer le cap. L'antisémitisme, c'est un cap ? Non. Excusez-moi. Vous savez, vous allez comprendre quelque chose. La justice, le droit, qu'est-ce que c'est ? C'est des faits objectifs. Vous avez volé, vous avez tué, vous avez pillé, je ne sais pas que sais-je, et vous avez des peines encourues en face.
Ça, c'est le droit. Avec ces discours de haine, parce que c'est comme ça qu'on les appelle, on sort du droit. Parce que le discours de haine, c'est subjectif. Le racisme, c'est un déni. Attendez, attendez. Attendez. Oui. Le discours de haine, le prétendu racisme, on appelle discours de haine au prétendu racisme en fait, ce qui est le plus souvent une critique, une critique de l'invasion migratoire que nous subissons. Donc quoi ? Ça veut dire que pour vous, il ne faut plus de... Non, non, j'essaie de vous suivre. Moi, je suis condamné plusieurs fois. Le délit, aujourd'hui, excusez-moi, que constituent des propos racistes ne devrait pas exister ? Je pense qu'il y a la diffamation pour ça.
C'est une règle qui a toujours été très bien respectée. Vous estimez que vous avez été diffamé. Mais vous savez que la loi en matière de diffamation est extrêmement... Non, non, elle est très bien. Elle est très bien. Je finis ma démonstration. Les discours de haine, c'est subjectif. Donc, évidemment, on estime, par exemple, que quand je dis que la plupart des Noirs et des Arabes sont... La plupart des délinquants sont Arabes et Noirs, on estime que j'ai fait un discours de haine et on me condamne. Dix ans plus tard, le ministre de l'Intérieur lui-même le dit. Il y a d'autres affaires comme ça. Je pourrais les citer. Attendez, attendez.
Ça veut dire pour vous que le racisme est une opinion comme les autres ? Je n'ai pas fini ma démonstration. Mais je pose quand même des questions. Non, mais oui, mais moi, je n'ai pas fini ma démonstration. Je la reposerai quand même. Tant pis. Moi, je vous réponds. Je vous réponds, je continue. Maintenant, à partir du moment où ces discours de soi-disant de haine sont condamnés en justice, on vous dit qu'il est multirécidiviste. Moi, j'estime, ça va vous choquer peut-être, que tout le discours antiraciste depuis 40 ans, multiculturaliste, de SOS racisme et de toute la gauche depuis 40 ans, est un discours de haine du peuple français. Est-ce qu'ils sont condamnés ? Non. Parce que...
Les juges ont estimé que ce n'est pas ça. Vous voyez qu'il y a un parti pris. Ce que je veux vous démontrer, c'est que tout cela relève de la subjectivité et de l'idéologie. Et donc, il faut supprimer ces lois liberticides. Ça a commencé avec la loi Pleven de 1972. Il y a eu la loi Guesso aussi. Moi, je suis pour le free speech, comme disent les Américains.
Vous considérez, si vous êtes au nom du free speech, que le racisme aujourd'hui est une opinion comme une autre ?
Mais ce n'est pas une opinion. Arrêtez de me rentrer là. Parce que vous dites qu'elle ne devrait plus amener à une condamnation. Je pense, je vous répète, qu'il faut savoir ce qu'on appelle racisme. Il faut savoir ce qu'on met dedans de discours de haine. Je considère aujourd'hui qu'on met, pour la plupart des propos de discours de haine, de racisme, etc., ce qui est en fait une critique légitime de l'invasion migratoire que le peuple français subit et que le grand remplacement subit. Voilà ce que je pense. Et c'est une manière de censurer et de faire taire les gens qui veulent...
contester et qui veulent conjurer cette menace existentielle sur le peuple français qui est le grand remplacement. Ce qui veut dire que si un jour vous arrivez au pouvoir, vous rayeriez tout cela ? Absolument. Je supprimerai toutes ces lois liberticides. Et on pourra, dans la rue, dans les médias, tenir tous les propos racistes qu'on veut. Absolument. Mais on ne pourra pas tenir des propos racistes. Je vous répète qu'il y a des lois, ça a existé avant.
Oui, mais pour qu'il y ait une diffamation, par exemple, si je dis telle catégorie de la population, je reprends vos propos, ce sont des voleurs, des violeurs et des assassins,
je ne suis pas attaquable en diffamation. Vous ne me ferez pas changer d'avis. Je suis pour la liberté. La démocratie, c'est la liberté d'expression.
Si cette loi qu'Emmanuel Macron souhaite... Vous m'entendez ? Oui, oui, je vous entends parfaitement. C'est la liberté d'expression. Si cette loi passe, est-ce que vous ferez un peu plus attention à vos propos qui vous ont valu déjà une bonne série de condamnations ? Vous voyez, c'est ça l'objectif.
C'est que je me taise. L'objectif de toutes ces condamnations... Vous pouvez très bien vous faire élire en disant « Si je passe, la loi ne changera pas. » Non, c'est une loi unique. Jadis, François Mitterrand parlait de la force injuste de la loi. C'est une loi, c'est des lois qu'il faut supprimer. Voilà. Parce que ce sont des lois iniques. C'est tout. Ce sont des lois qui, je le répète, ont un objectif de censure. C'est l'Union soviétique sans le goulag. Voilà ce que nous prépare M. Macron. D'ailleurs, il y a tout un ensemble de signes. Il a commencé à dire « Il faut interdire les réseaux sociaux aux jeunes de moins de 15 ans. » Moi, le premier, je disais « Bah oui, je comprends.
Les gamins sont en voie de... » Ils sont en voie d'abêtissement à cause de ça. Mais on voit bien l'objectif. Après, il dit « On va interdire Twitter. » Après, il dit « On va mettre un code de déontologie aux médias. » Et maintenant, il dit « Inéligibilité pour les gens qui ont été condamnés pour discours de haine. » Donc Emmanuel Macron, c'est la dictature. Ça s'appelle la dictature. Ça s'appelle l'URSS sans le goulag. L'Australie qui fait la même chose sur les réseaux sociaux est en train de devenir une dictature aussi. Comprenez bien ce que je vous dis. Il y a un vrai sujet sur les réseaux sociaux et les enfants. Mais on ne le règle pas comme M. Macron veut le régler.
Et surtout dans le contexte dans lequel il veut le régler. On voit bien son objectif. Son objectif, c'est d'interdire toute politique dissidente. En conclusion, je ne suis pas un délinquant. Je suis un dissident. J'ai été condamné pour délit d'opinion. Pas pour des faits de vol, des tournements d'avion. Provocation à l'aile raciale et injures racistes. Absolument. C'est des délits d'opinion, M. Fauvel. C'est pour le coup votre opinion, mais le racisme n'est pas une opinion. Mais vous répétez un slogan d'est-ce-est-racisme. On la connaît, celle-là.
Un mot, Éric Zemmour. Le gouvernement, peut-être qu'il y a des choses qui vont vous plaire dans ce que dit le gouvernement, dit qu'il veut limiter les conférences des personnalités politiques dans les universités. Après ce qui s'est passé devant Sciences Po Lyon, est-ce que vous, il vous est arrivé d'être invité, déjà ?
Alors, j'ai été invité. Vous y allez ? Il y a plusieurs années, il y a bien longtemps, dans des universités, dans des grandes écoles. J'ai aussi été refusé, par exemple à Sciences Po, alors que j'étais invité par des associations, des associations d'étudiants, sous couvert, soi-disant, de risques pour la sécurité, pour troubles à l'ordre public. Vous avez vu, il est sorti sur les réseaux sociaux, la liste des gens invités, des politiques invités. Ce ne sont que des gens de gauche. Si demain, Sciences Po vous invite, est-ce que vous y allez ? Mais bien sûr. Enfin, des étudiants, mais bien sûr. Mais je vous dis, on m'a déjà invité.
Mais la direction de Sciences Po de l'époque a prétexté ces troubles pour, pour empêcher ma venue.
Il nous reste une petite dizaine de minutes, Éric Zemmour, pour parler de l'élection présidentielle de 2027. Laurent Wauquiez continue de vous faire des appels du pied pour participer, pas à vous d'ailleurs, à Sarah Knafo, pour participer à une grande primaire qui irait de Gérald Darmanin sur son flanc gauche jusqu'à Sarah Knafo sur son flanc droit. Il pose une condition. Il dit, il faut que Sarah Knafo quitte son groupe au Parlement européen où elle siège avec l'AFD allemand qui compte dans ses rangs des néo-nazis. Alors maintenant, il y a une condition. Oui, c'est ça. Et Laurent Wauquiez l'a dit sur ce plateau il y a quelques jours.
Écoutez, il a eu tort. Moi, je vais vous dire, dans ce cas-là, au Parlement européen, d'abord, je vais vous dire, quand Sarah est arrivée, quand elle s'est liée à ce groupe avec essentiellement les députés de l'AFD, elle a dit qu'il y avait un d'entre eux qui avait proféré des choses qui la choquaient sur les nazis, etc. Je vais peut-être citer les propos. Si on parle des mêmes,
un SS n'est pas forcément un criminel. C'est l'homme qui siège à 3 mètres de Sarah Knafo au Parlement européen.
Non, non, non, non. Il a été expulsé du parti. Alors, de l'AFD ? Ah oui. Très récemment ? Oui, oui. Non, non, la personne dont je vous parle a été expulsée. Attendez, laissez-moi finir. Je vous laisse terminer. Ensuite, vous savez, au Parlement européen, les groupes, ça ne veut pas dire qu'on est d'accord sur tout. Il y a des groupes, on est lié à des partis qui sont d'autres pays et on n'est pas forcément lié. Parce que si M. Wauquiez veut aller regarder, mettre son nez dans le groupe où siège ses députés LR, je lui souhaite bon courage. Il y a là-dedans des gens de tous les pays. Il y a des gens qui ont été condamnés pour racisme. Il y a des gens qui ont été condamnés pour...
Mais il n'y a pas de néonazis. Mais il n'y a pas de néonazis. L'AFD n'est pas arrêté avec le nazisme. Hitler est mort il y a 80 ans. Il se revendique comme tel. Mais non, il ne se revendique pas comme tel. L'AFD, vous savez ce que c'est l'AFD ? C'est un parti qui a été créé contre l'euro. En deux ans. En 2010, lors de la crise grecque. Et ensuite, en 2015, il s'est opposé à la politique migratoire d'Angela Merkel, qui a accueillé un million de Syriens. C'est ça l'AFD. Donc arrêtez de voir du nazisme partout. Pour rassurer Mme Wauquiez, elle ne quittera pas le groupe ? Elle restera ? C'est elle d'abord. Elle décidera. Mais moi, je pense qu'on ne pose pas de conditions. Excusez-moi.
Même si ça peut permettre l'union des droites ? Mais attendez. On ne pose pas de conditions. Et une grande primaire des droites ? Parce que ça veut dire, s'il y a cette condition, il y en aura une autre. Ça veut dire qu'on est dans un mauvais état d'esprit. On ne pose pas de conditions. Nous, est-ce qu'on pose des conditions, nous ? À LR ? Ou à M. Darmanin ? Est-ce que j'ai dit, moi, M. Darmanin, non ? Il a été ministre de M. Macron. Enfin ! Est-ce que j'ai dit, M. Retailleau, non ? Il a été ministre de M. Macron. Voilà. Non ! On fait un rassemblement, ça ne veut pas dire qu'on est d'accord. Vous savez, au temps, quand j'étais journaliste politique, il y avait le RPR et l'UDF.
Ils étaient alliés ensemble. Ça partait de M. Villiers, Pascua, Séguin, jusqu'à M. Bayrou, M. Stasi, vous n'avez pas connu, il était centriste de gauche. Vous voyez ? Donc, c'est exactement comme aujourd'hui, entre M. Edouard Philippe, même, qui est l'enfant de Juppé, et Mme Sarah Knafo et moi. C'est exactement la même chose. Qu'est-ce que c'est que ce cirque qui a cherché à faire des nazis, des conditions ? Non !
Donc, elle ne changera pas ? La réponse est entendue. Marine Le Pen sera fixée sur son sort judiciaire au début du mois de juillet. Si elle est inéligible, si elle ne peut pas concourir à l'élection, est-ce que pour vous, c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle ?
Ni l'un ni l'autre. J'ai du mal à vous croire. Je vous assure.
Je me dis que vous n'y avez pas réfléchi un tout petit peu. Si, si, j'y ai réfléchi. Évidemment, on parle de ça depuis des mois. Oui. Quand même, je ne suis pas complètement idiot. Mais j'en ai déduit que ce n'était ni une bonne nouvelle ni une mauvaise nouvelle. D'abord, sur les principes, vous avez compris que je suis hostile. Je suis hostile à toute peine d'inéligibilité. Ce n'est pas au juge... Dans tous les cas. ...toute peine. Ce n'est pas au juge de décider... Dans tous les cas. Dans tous les délits, tous les crimes, pas de peine d'inéligibilité. Je vous répète, ce n'est pas au juge de décider à la place du peuple qui se présente et pour qui il vote. Ça, c'est la première chose.
Donc, je suis contre. Deuxièmement, si Mme Le Pen j'ai déjà affronté Mme Le Pen en 2022, je sais exactement ce qu'elle pense. Je sais qu'elle est socialiste. Je sais que nous ne sommes pas d'accord. Elle pense que l'islam est compatible avec la République. Vous, non. Elle pense qu'il n'y a pas de grand remplacement. Vous voyez, nous avons des désaccords de fonds et M. Bardella, je ne sais pas vraiment ce qui se passe. Est-ce qu'il n'est pas plus proche de vous ? Non. Sur l'économie, par exemple, est-ce que vous diriez qu'il est socialiste ? M. Bardella est socialiste comme Mme Le Pen. Je vais vous expliquer quelque chose. Au Rassemblement national, il n'y a qu'une tête. Mme Le Pen.
C'est Mme Le Pen qui dirige. C'est Mme Le Pen qui commande. Et personne ne discute la ligne de Mme Le Pen. C'est comme ça au Rassemblement national. C'est un peu comme chez Reconquête ? Non, pas du tout. Moi, je suis beaucoup plus... D'ailleurs, ça m'a coûté très cher. Je discute beaucoup. Après, je décide. Bon, alors, ça tombe bien parce qu'on parle de Reconquête.
Il se trouve que votre parti a une particularité. Les deux figures médiatiques de Reconquête, vous et Mme Knafo, sont aussi un couple dans la vie. Y aura-t-il une primaire entre vous ? Il n'y aura pas
de primaire entre nous. Vous savez... Donc, ce sera elle ? Ça peut être elle. On n'a pas le droit d'en parler, mais Sarah... On n'a pas le droit de parler des municipales. Mais quand même, je tiens à vous le dire, Sarah n'a qu'un seul objectif aujourd'hui. C'est de diriger une ville. C'est de diriger la ville de Paris.
Sur la présidentielle. Y aura-t-il une primaire entre vous ? Non.
Donc...
C'est tout.
Donc, c'est vous qui décidez et elle s'exécute. Mais non. C'est pas comme ça que ça se passe, mon pauvre. Comment ça se passe ? Expliquez-moi comment ça se passe. Dans quel monde vivez-vous ? On discute tout le temps. On échange. On est d'accord, pas d'accord. Mais vous... C'est pas comme ça, chez vous ? Je suis pas candidat. Non, mais... C'est tous les Français.
Qui va décider ? Comment ça va se passer ? Comment vous allez décider si c'est elle ou si c'est vous ?
Il n'y aura pas de désaccord. C'est ça que vous comprenez pas ? C'est pas exactement ma question. Qui va décider ? Vous, elle... Il n'y aura pas de désaccord. Moi, c'est ma réponse. Je ne la comprends pas. Mais c'est très simple. Vous savez, on peut jouer comme ça pendant une heure. Moi, je vous dis, l'objectif de Sarah Knafo, c'est d'être maire de Paris. C'est tout. Et si elle l'est pas ? Mais si elle l'est pas,
eh ben, elle le sera pas. Mais elle sera pas candidate à l'Élysée.
Mais...
Si elle est mieux placée que vous dans les sondages... Je pense qu'elle a répondu à cela. Pas tout à fait.
Si elle est mieux placée que vous, est-ce que ça peut être elle ?
Elle a répondu à la question. Elle a répondu à cela. Mais les journalistes ne veulent pas entendre la réponse. C'est pour ça que je vous posais la question.
J'ai du malentendre ce jour-là.
Non, non, non. Est-ce que ça peut être elle si elle est mieux placée ? Vous n'avez pas de malentendu. Vous ne voulez pas répondre. Donc, voilà, jouons. Mais ce n'est qu'un jeu.
En 2022, Marion Maréchal s'était ralliée à vous. Elle s'est fait élire au Parlement européen sous vos couleurs avant de revenir aujourd'hui près du Rassemblement national. On l'a croisée récemment. Enfin, je dis on l'a croisée, on l'a vue récemment avec Jordan Bardella. Est-ce que vous avez encore de ces nouvelles ? Non, et je n'en cherche pas.
Vous considérez qu'elle vous a trahi ? C'est exactement le mot que j'emploierais. Si elle revient, il se passera quoi ? Elle ne reviendra pas.
Parce que vous ne supportez pas qu'elle soit retournée dans... Ah non, pas du tout. Moi, je ne parle pas aux traîtres. Donc, on peut vouloir l'union des droites et se passer d'une personnalité comme elle ?
Vous savez, l'union des droites, ça ne veut pas dire la soumission et ça ne veut pas dire l'absence de mémoire. Moi, j'ai été meurtri. J'ai été trahi par des gens que j'avais accueillis les bras ouverts. Ça, je ne pardonne pas. Et je ne suis pas prêt de pardonner.
Donc, si elle reprend contact avec vous, vous ne décrochez pas le téléphone ? Non. Merci. Merci à vous. Eric Zemmour d'être venu ce soir sur le plateau de BFM Dimanche Forte.
Éric Zemmour