Macron : quelles armes face au Delta ? - Reportage #cdanslair 12.07.2021
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
En Europe, un week-end placé sous le signe de la fête. A Wembley, peu avant la finale, ambiance électrique dans des rues bondées. A Rome, explosion de joie pour une victoire fêtée jusqu'au bout de la nuit. A Paris, les boîtes de nuit ont fait le plein après 16 mois de fermeture. Pourtant ce week-end, le variant Delta est devenu majoritaire en France. Un variant qui circule massivement dans le Var, les Landes ou encore le Loir-et-Cher. Une progression plus rapide que prévu. Alors le scénario d'une quatrième vague ne fait plus vraiment de doute selon Olivier Véran.
L'épidémie est effectivement en train de repartir. Vous dites, on est à environ désormais 3000 nouveaux diagnostics par jour. Mais avec la tendance épidémique de ce variant Delta, qui est beaucoup plus contagieux que le Covid-19 auquel nous avions affaire l'été dernier. Avec ce variant Delta, les 3000 cas pourraient devenir 6000 cas dans une semaine, 12 000 cas dans 15 jours et monter au-dessus de 20 000 voire plus de cas au début août si nous n'agissons pas.
Face à cette reprise épidémique, de nouvelles mesures seront annoncées ce soir par Emmanuel Macron. Sur la table, plusieurs pistes. D'abord, l'extension du pass sanitaire, aujourd'hui réservé aux grands événements. Sera-t-il obligatoire au quotidien pour aller au restaurant, au cinéma ou à la salle de sport ? Le conseil scientifique plaide pour.
Pour l'instant, le pass sanitaire, c'était pour les rassemblements de publics de plus de 1000. On pense, et ça a été dit dans l'avis du conseil scientifique, c'est bien d'élargir l'utilisation de la salle de sport sanitaire. Alors jusqu'au cinéma, jusqu'au restaurant ? Alors ça, 1000, c'est beaucoup trop élevé. Il faut le baisser.
D'autres scientifiques suggèrent même de faire machine arrière, en limitant l'accès aux établissements recevant du public. Je pense qu'il faut potentiellement revenir sur certaines des mesures qui ont été abandonnées le 30 juin, par exemple sur les jauges dans les endroits publics. Autre piste sur la table, rendre la vaccination obligatoire. Pourtant, écartée par le chef de l'État en novembre dernier, la mesure est aujourd'hui envisagée pour les professionnels de santé.
On va vacciner les soignants pour que les soignants ne contaminent pas des patients, ce qui est le moins qu'on puisse faire. Je n'ai pas le droit de contaminer l'un de mes malades, qui par définition, en plus, est une personne fragile, donc très à risque d'une forme grave.
Dans un avis paru vendredi dernier, les académies de médecine et de pharmacie vont plus loin et recommandent une vaccination obligatoire pour tous les plus de 12 ans.
L'obligation vaccinale contre la Covid-19 constitue la seule option réaliste permettant de préserver sa santé, celle des autres, et de parvenir à l'immunité collective.
Une proposition que soutient l'un des proches du président, François Bayrou.
Ma position à moi, c'est qu'il n'y a pas d'autre issue dans cette situation épidémique que la vaccination obligatoire, pour tout le monde. Et on présente ça comme si c'était quelque chose d'attentatoire aux libertés. Chacun des bébés qui naient en France reçoit 11 vaccinations.
Trois États ont déjà rendu la vaccination des adultes obligatoires. Le Tadjikistan, le Turkménistan et le Vatican.
Emmanuel Macron