Loi immigration : le gros piège de Macron à la gauche | Léa Chamboncel & Paul Elek
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 4 %Attaque 77 %Défensif 19 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:49OuverteRéponse partielle
Comment vous l'expliquez, vous, la présence de Roussel, Bayou, des gens quand même qui font partie de la NUPES ?
- 6:31RelanceRéponse partielle
Comment vous l'expliquez, vous, la présence de Roussel, Bayou, des gens quand même qui font partie de la NUPES, justement de cette gauche que nous défendons quand même ?
- 10:12OuverteRéponse directe
Alors peut-être qu'ils ont... On en parlera tout à l'heure, je ne vous lance pas là-dessus, on va essayer d'avancer un peu, puisque il y a quand même une question qui est au centre de ce sujet-là, au-delà même de tout ce schmilblick politicien qui a son importance, c'est le sujet des travailleurs sans papier et des travailleuses sans papier.
- 12:19OuverteRéponse directe
Vous dites quoi aux personnes qui disent « Oui, bon, cette loi, pourquoi pas, on doit pouvoir choisir notre immigration ? » Des gens qui viennent pour ne pas travailler, on n'en veut pas. Beaucoup de gens le pensent et le disent.
- 15:13ComplaisanteRéponse directe
En tout cas, du côté du gouvernement, on a vu Olivier Véran hier sur CNews dire qu'il n'y avait aucun souci avec cette tribune, on regarde. On en a besoin.
- 18:37FerméeRéponse partielle
Combien de régularisations vous travaillez-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:26Locuteur non identifiéFait
« Parce qu'il avait dit dès le début, il avait dit on va être dans l'humanité et la fermeté. »
- 3:38Locuteur non identifiéFait
« il n'y a pas d'humanité. Il y a de la fermeté, il y a du recul de droit, il y a des logiques terrifiantes, notamment la logique utilitariste de l'immigration, qui va s'imposer »
- 9:00Locuteur non identifiéFait
« personne n'est illégal. L'illégalité des personnes est construite. Elle est construite par des politiques publiques, elle est construite par des catégorisations qui sont créées par ce genre de dispositif »
- 10:52Locuteur non identifiéChiffre
« 10 millions de pauvres »
- 12:31Locuteur non identifiéFait
« Les gens viendront quoi qu'il advienne. Les gens viendront parce que lorsque les conditions dans les pays de ces personnes sont catastrophiques »
- 14:58Locuteur non identifiéFait
« on veut être gentil avec les gentils, méchant avec les méchants »
- 18:54Locuteur non identifiéChiffre
« en Allemagne, ils vont faire des nationalisations pour quelques 800 000 personnes »
- 19:09Locuteur non identifiéChiffre
« en Italie avec la très gauchiste Georgia Meloni, ils vont faire 400 000 régularisations »
- 28:12Locuteur non identifiéFait
« ils s'en foutent en fait »
- 31:22Locuteur non identifiéChiffre
« ils arrivent en fait à expulser 15 000 personnes, 20 000 avec les départs volontaires chaque année, alors qu'ils promoncent en gros 100 000 à 120 000 au QTF par an. »
- 35:49Locuteur non identifiéPromesse
« il y aura un enseignant devant chaque élève, vous pouvez leur assurer que leurs élèves auront tous un professeur en classe à la rentrée. »
- 46:36Locuteur non identifiéChiffre
« 54% des étudiants sont obligés de sauter des repas pour raisons financières, c'était 43% l'année dernière. »
- 49:26Locuteur non identifiéChiffre
« il y a 400 000 personnes de plus cette année qui ont faim dans ce pays. »
- 53:04Locuteur non identifiéChiffre
« il y a près de 2000 enfants qui sont à la rue aujourd'hui, qui ont fait leur rentrée en vivant dans la rue. »
- 55:17Locuteur non identifiéFait
« est-ce que la gauche est capable de poser une question qui est suppression de la propriété lucrative des loyers »
- 56:05Locuteur non identifiéFait
« interdiction d'avoir plus de propriétés à louer »
- 56:10Locuteur non identifiéFait
« interdiction de vivre uniquement de ça »
- 57:51Locuteur non identifiéFait
« la bourgeoisie qui depuis 10, 15, 20 ans ne veut absolument rien négocier »
- 1:00:21Locuteur non identifiéFait
« l'interdiction des appellations de steak végétal de saucisse végane etc »
- 1:00:39Locuteur non identifiéFait
« le ministre de l'agriculture qui est le ministre de la viande »
Temps de parole
- Locuteur non identifié38 %
- Locuteur non identifié 230 %
- Présentateur26 %
≈ 1,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Un appel uni et unique pour les travailleurs sans papier. C'est le titre d'une tribune aux allures inédites publiée ce lundi dans Libération. Alors pourquoi inédite ? Car cet appel, l'appel, je cite, à la régularisation de milliers de personnes maintenues dans la précarité, est signé à la fois par plusieurs parties de la NUPES, donc la gauche, ainsi que par des parlementaires macronistes, donc la droite.
Une initiative transpartisane qui donne lieu à une superbe photo, comme vous le voyez, où l'on voit le communiste Roussel, l'écologiste Bayou, la socialiste de la Gontrie, ou encore le président macroniste de la Commission des lois de l'Assemblée nationale, Sacha Houllier, se serrer la main et se faire de larges sourires. A leur côté, 31 autres députés et sénateurs issus de 6 groupes, PS, Europe Écologie des Verts, le Parti communiste français, le groupe Lyot, et pour le camp macroniste Renaissance, ex-LREM et le Modem. Notons ici l'absence d'horizon, ou encore des insoumis, nous en reparlerons plus tard.
Le contexte de cette tribune est l'arrivée prochaine, le 6 novembre au Sénat, d'une énième loi immigration voulue par Gérald Darmanin. Dans ce cadre, Olivier Véran a fait savoir hier que le gouvernement défendait le volet régularisation des sans-papiers dans les métiers en tension, prévus dans le projet de loi en question, comme pour minimiser l'impact de la tribune dans les rangs présidentielles. Ces derniers sont alors pris en étau entre la NUPES, et notamment les insoumis, qui annoncent la bataille, et à droite, les LR, qui menacent d'une motion de censure si les choses leur déplaisent.
Tandis que l'extrême droite, elle, se tient à l'écart, silencieuse, et se tenant prête à profiter, comme d'habitude, d'une guerre ouverte, éventuelle, pour ne pas changer. En plus de ce dossier, nous aborderons dans cette émission, dans le fond de l'info, la rentrée scolaire, qui ne se passe pas comme prévu, ou plutôt totalement comme prévu, puisqu'on peut difficilement espérer des résultats différents, avec les mêmes ingrédients, on en parlera, ainsi que de la précarité à la fois étudiante, en hausse, et celle des actifs aussi. Avec cette actualité, le nombre de loyers impayés est en augmentation en France.
Et pour saupoudrer un peu tout ça, je vous ai préparé trois petites capsules, que j'ai intitulées Action-Réaction, où il sera question de dévoiler trois informations à mes invités, et de voir ce qu'ils, elles, vont en dire. Mes invités, justement, ne sont autres que Paul Elec, doctorant et analyste politique pour le Média, et Léa Chamoncel, chroniqueuse politique et fondatrice de Popol Média. Bonjour à toutes et à tous, vous êtes donc sur le Média, nous sommes le mercredi 13 septembre, au moment où nous tournons, et voici le fond de l'info. Eh bien, bonjour tous les deux ! Bonjour, Jérémy ! Comment ça va, Léa ? Comment ça va, Paul ?
Ben, pas mal.
Très heureux de vous retrouver ici. Ben, très, très bien. Peut-être que dans quelques instants, on sera un peu moins en pleine forme juste après, mais mettons directement les pieds dans le plat, puisque je viens de dresser un peu ce plat en introduction, vous étiez très attentifs en coulisses, cette tribune parue lundi dans Libération, ne cesse de faire causer sur Twitter, sur Internet, dans les couloirs de l'Assemblée, etc. Et notamment parce qu'elle est co-signée par des élus issus de la NUPES et des rangs macronistes.
Alors, avant d'aller dans le détail, on va en parler longuement dans la première partie de l'émission, n'est-il pas quand même réjouissant, un minimum, de voir cette initiative transpartisane sur la question des droits des personnes, des travailleurs sans papiers ?
Non. La réponse pour moi est non, parce que je ne vois pas, un, l'intérêt d'une partie des organisations de gauche de devenir la caution du faux en même temps macroniste. Parce qu'il avait dit dès le début, il avait dit on va être dans l'humanité et la fermeté. Donc là, il propose, avec leur signature, en fait, d'assurer le vote des humanités, alors que si on regarde vraiment ce qu'il y a dans le projet de loi, en tout cas, toutes les annonces qu'il y a eu, les différentes présentations en chambre et comment le texte a été conçu, il n'y a pas d'humanité.
Il y a de la fermeté, il y a du recul de droit, il y a des logiques terrifiantes, notamment la logique utilitariste de l'immigration, qui va s'imposer, puisque c'est ça qu'ils veulent discuter, en fait, dans cette tribune, qui est en gros l'article 3, qui est prévu du projet de loi. Et donc non, devenir la caution de la vision de l'adversaire politique ne me semble pas un choix intéressant pour la gauche. Pour certains, c'est peu étonnant, être la caution de la droite, c'est un sport national pour Fabien Roussel. Pour les autres, on peut se demander, voilà, quelle est la logique derrière ?
Je pense surtout aux écolos, en attendant, puisque le PS a eu des projets de loi sur l'immigration pendant ces différentes périodes au pouvoir qui ont été absolument dégueulasses, pour utiliser les termes. Donc, mon voilà, très déçu.
Léa, très déçu aussi, toi ?
Oui, oui, oui, profondément déçu, surprise, pas vraiment, je suis d'accord avec ce que tu viens de dire, dans le sens où, finalement, on pouvait s'y attendre, en quelque sorte. Finalement, il y a une espèce de musique de fond qui est là depuis un certain temps.
Ça tournait, c'est vrai.
Oui, voilà, ce qui consiste à déshumaniser, en fait, la question migratoire en France avec la perspective des politiques publiques qui font des personnes qui souhaitent venir en France une variable d'ajustement économique dans un monde capitaliste. En fait, ce n'est ni plus ni moins que ça. Et aujourd'hui, cette partie de la gauche qui a décidé de co-signer cette tribune avec des membres du gouvernement, pardon, pas des membres du gouvernement, mais de la majorité, en l'occurrence, qui représentent, par ailleurs, qui sont des poids lourds de la Macronie, il faut le rappeler. Ils ont beau, soi-disant, représenter la jambe gauche de la Macronie, ça reste des poids lourds de la Macronie.
Moi, j'ai encore du mal à comprendre comment on peut mettre le mot humanité derrière cette tribune dans le sens où on se retrouve vraiment dans une logique déshumanisante, en fait, de la question migratoire. c'est excessivement grave pour moi. Et je vais mettre les pieds dans le plat. En réalité, quand tu lis cette tribune, moi, du coup, je l'ai lu aussi vraiment dans son intégralité pour chercher déjà s'il y avait une approche genrée sur la question migratoire parce que ça, c'est aussi un vrai sujet qu'on a tendance à oublier. Il y en a une. Mais alors, ils veulent bien régulariser les femmes qui veulent travailler et voilà, favoriser le travail des femmes, etc.
Donc bon, voilà, à chaque fois, c'est vous voulez travailler, on est bien d'accord pour vous aider, comme s'il y avait un bon et un mauvais migrant, en quelque sorte, c'est-à-dire que vous êtes bon si vous voulez venir ici et travailler. Et ça, moi, j'en ai marre en fait. J'en ai marre d'entendre cette rhétorique-là et elle n'est ni plus ni moins plus choquante que ce qu'a dire Darmanin lorsqu'il a présenté le projet de loi à l'Assemblée nationale cet hiver. On veut ceux qui travaillent et pas ceux qui rapinent. C'est-à-dire que moi, quand j'ai lu ce texte, il y a cette phrase qui m'est revenue en tête. Voilà ce que la gauche aujourd'hui est en train de faire.
Cette gauche qui est représentée par le PCF, c'est profondément choquant et inadmissible.
Comment vous l'expliquez, vous, la présence de Roussel, Bayou, des gens quand même qui font partie de la NUPES, justement de cette gauche que nous défendons quand même ? Enfin, en partie ?
Oui, je peux...
Entre personnes de gauche.
C'est une gauche qui est une gauche qui ne veut pas faire peur, en fait, qui donne le sentiment de dire non, non, mais attendez, on va faire un peu plaisir à tout le monde. C'est-à-dire qu'on n'assume pas tout à fait le fait d'être de gauche. On n'assume pas nos soi-disant valeurs humanistes de gauche, absolument pas et on ne veut pas effrayer le vote de la droite, en fait, et le vote raciste parce qu'en fait, c'est ça la réalité. C'est qu'on est face à une politique aujourd'hui en France qui est une politique raciste. Enfin, le racisme est institutionnalisé et le racisme est absolument admis.
Je veux dire, quand on a Bruno Rataillot qui est quand même le président du groupe principal au Sénat qui dit « Oh, les belles heures de la colonisation ! » Mais franchement, mais c'est ahurissant ! Je veux dire, ce mec est censé représenter une des instances les plus importantes dans notre politique. Il devrait être condamné pour des propos comme ça. Non, au contraire, il est applaudi. On a l'impression que la gauche a peur, en fait, d'assumer une politique de gauche, tout simplement. Je suis d'accord. C'est même, je pense, une incapacité à assumer le rapport de polarisation que ça implique.
Il y a des organisations qui le font et on sait qu'elles sont maltraitées, attaquées, les attaques en islamo-gauchisme et en toutes sortes de colibés. C'est une pression constante, difficile à tenir. Et il faut se demander mais pourquoi ce negrer de polarisation, de conflictualité n'est pas accepté par ces partis de la gauche ? D'abord, on peut se dire pour certains, c'est le principe du réformisme. C'est une tradition d'adaptation, de logique, de négociation des marges du sujet de la part, je pense, des socialistes et des écolos, par exemple.
Et puis, pour Fabien Roussel et les communistes, je pense que c'est plutôt le nouvel embranchement, la nouvelle direction que propose Fabien Roussel au Parti communiste qui est finalement l'idée, assez méprisante d'abord pour les classes populaires, qu'elles auraient un fond un peu réac et qu'il faudrait un peu flatter certains bas instincts pour pouvoir les réconquérir. Et je pense que ça, c'est terrifiant et d'ailleurs, je voudrais rappeler qu'il y a une phrase magnifique dans le manifeste du Parti communiste sur cette question.
Ils disent dans les luttes nationales entre prolétaires et bourgeois, les communistes mettent en avant et font valoir les intérêts des travailleurs indépendamment de toute question de nationalité. C'est ça la question de la gauche. C'est ça la question de migrants, pas migrants économiques. Pas de catégorisation. On met en avant les intérêts de l'ensemble des personnes et c'est là-dessus qu'on retrouve la valeur que je disais d'humanité, à savoir, ce sont des gens, personne n'est illégal. L'illégalité, parce que c'est ça le projet de loi, c'est une fabrique de l'illégalité en masse et personne n'est illégal. L'illégalité des personnes est construite.
Elle est construite par des politiques publiques, elle est construite par des catégorisations qui sont créées par ce genre de dispositif et on sait que c'est la 20ème loi en 40 ans sur l'immigration. Mais au-delà de l'illégalité, je trouve ça assez intéressant, en fait, aujourd'hui, on se pose même la question de la légitimité parce qu'en fait, c'est là-dessus que ça repose. On veut rendre, en quelque sorte, ce qu'ils considèrent eux comme étant illégitimes, à savoir les gens qui ne veulent vraisemblablement, selon leur dire, pas travailler, comme étant illégaux, en fait. Donc, on considère qu'encore une fois, il y a des gens qui sont légitimes et d'autres qui ne le sont pas.
Et qui décide de ça, ce sont les dominants.
N'empêche que dans... Ça va être une stratégie qu'on pourrait aborder en fin de ce sujet-là. Ça s'agit de la gauche. On voit que Ruffin, par exemple, aussi, est plutôt pour une gauche plus calme, plus mesurée. On voit, avec la dernière sortie Édude de Doxa, où les Français sont de plus en plus nombreux à trouver l'extrême droite, tout en la définissant comme extrême droite, respectable, là où elle parle peu, elle parle moins, là où la gauche mélanchoniste, ou du moins nupeste, mais de gauche-gauche, je dirais, en faisant du bruit, en essayant d'être de gauche, comme tu le disais à l'instant, sans avoir honte, recule, etc. Alors peut-être qu'ils ont...
On en parlera tout à l'heure, je ne vous lance pas là-dessus, on va essayer d'avancer un peu, puisque il y a quand même une question qui est au centre de ce sujet-là, au-delà même de tout ce schmilblick politicien qui a son importance, c'est le sujet des travailleurs sans papier et des travailleuses sans papier. Et est-ce qu'au moins cette tribune-là nous permet au moins le mérite du fait qu'on puisse en parler dans les médias ?
Moi, je ne pense pas, parce qu'en fait, le problème, c'est qu'on laisse sous-entendre qu'il y a un problème d'immigration en France, en disant des choses comme ça, en fait. Il n'y a pas de problème d'immigration en France, qu'on soit clair. Il y a un problème de racisme, comme je le disais tout à l'heure, qui est institutionnalisé et structurel, et il y a un problème de pauvreté. Voilà. 10 millions de pauvres plus maintenant. Voilà, absolument.
Donc si on ne traite pas de ces questions et qu'on cherche à imaginer une espèce de bouc émissaire, etc., le problème, ce n'est pas la question uniquement des travailleurs sans-papiers, c'est les personnes qui viennent en France et qui sont traitées de manière totalement marginale, en fait, et de manière violente, que les gens travaillent ou non, d'ailleurs. Peu importe. Je pense que la question, c'est de savoir qu'est-ce qu'on fait pour accueillir des gens qui souhaitent venir sur notre territoire pour des raisons qui sont parfaitement légitimes. Et même si les raisons sont illégitimes dans l'absolu.
Je veux dire, on est dans un monde où les frontières ne devraient plus exister avec le dérèglement climatique qu'on subit et qu'on vit. Elles vont exister plus en plus. Elles vont exister parce qu'on va chercher à les renforcer, mais c'est une erreur. C'est une erreur parce que finalement, nous, demain, peut-être qu'on va être obligés de se déplacer. Et on sera bien dans la merde, je pense, parce que finalement, tout ce qu'on est en train de faire aujourd'hui, on en paiera les conséquences.
Et on commence déjà à en payer les conséquences en précarisant des gens qui arrivent dans des situations qui sont absolument dramatiques, qui finalement essaient de fuir des situations absolument dramatiques et qui se retrouvent dans un pays qui, soi-disant, est la septième puissance mondiale et qui les traite comme des torchons. Vraiment, c'est éloissant. Quand je parle de déshumanisation, il faut le dire, je pense qu'il faut le répéter. Il ne faut pas avoir peur de dire qu'aujourd'hui, on a un problème de racisme en France qui est institutionnalisé et qui finalement déborde aussi, même dans les rangs de la gauche.
Mais je me fais la vocale du diaf. Vous dites quoi aux personnes qui disent « Oui, bon, cette loi, pourquoi pas, on doit pouvoir choisir notre immigration ? » Des gens qui viennent pour ne pas travailler, on n'en veut pas. Beaucoup de gens le pensent et le disent.
La première chose qu'il faut dire, c'est que les gens viendront quoi qu'il advienne. Les gens viendront parce que lorsque les conditions dans les pays de ces personnes sont catastrophiques, qu'il s'agisse de conflits que l'Occident a déclarés dans leur pays ou a provoqué, qu'il s'agisse de catastrophes climatiques ou de conditions économiques qui sont aussi le résultat de l'organisation économique internationale, les gens partiront parce que les gens ne restent pas à des endroits où ils n'ont aucune opportunité et puis les gens ne viennent pas pour ne pas travailler.
Les premiers qui travaillent en acceptant des conditions drastiques de travail dans des conditions effroyables de logement et de précarité, ce sont ces gens-là. C'est ça le problème que tu disais. Est-ce qu'on parle des sans-papiers ? Est-ce qu'on parle vraiment des sans-papiers avec cette tribune ? Est-ce qu'on parle des sans-papiers de chronopost qui ont fait des luttes pendant des mois et des mois ? Est-ce qu'on parle de toutes ces personnes qui occupent des positions très particulières parce qu'en plus, là, on parle des métiers dits en tension.
C'est-à-dire des endroits où, effectivement, parce que les employeurs ne veulent pas augmenter les salaires, ne veulent pas améliorer les conditions de travail, un certain nombre de personnes ne veulent pas pratiquer ces métiers. Et donc, on parle des métiers prolétarisés, hôtellerie, restauration. Est-ce qu'on parle véritablement, et c'est ce que tu disais quand tu disais qu'il y a un problème de racisme, du fait qu'il y a une division raciste du travail dans la société ? On parle de division sexuelle du travail, mais division raciste du travail. Ça, on n'en pense pas les termes. C'est ça, la question qu'il faut poser avec la question des sans-papiers.
Et ça, cette tribune ne permet absolument pas d'en parler. Et donc, encore une fois, on est dans la répétition du propos patronal qui est on va pouvoir faire en sorte d'avoir dans un certain nombre de secteurs des gens qui vont accepter des conditions de travail au rabais parce qu'en fait, voilà, c'est le seul objectif des patrons de l'hôtellerie. Ils disent qu'on n'a plus de salariés parce que les gens n'ont plus envie de travailler dans les conditions terribles que sont la restauration, l'hôtellerie, etc. Donc, là, au moins, ça sera fait. Et puis, en plus, c'est ce que tu disais au tout début, variable d'ajustement. On parle encore une fois d'une régularisation pour un an.
Dans l'alignée 8 du projet, de l'article 3 du projet, il y a dit qu'éventuellement, en cas de CDI, il y aurait des possibilités de développer un titre pluriannuel, mais avec, voilà, des conditions et on ne sait pas encore comment le texte peut être durci pour répondre au désirata, par exemple, de la droite qui menace de ne pas voter.
Donc, pour l'instant, non, cette tribune, c'est un véritable faux pas, un faux pas qui est, voilà, pas un bon signe pour pouvoir mener une bataille à gauche contre un projet de loi qui, tu disais, la phrase de Narmanin, c'est moi, je l'avais notée parce qu'elle m'avait choqué aussi, c'était le 6 décembre 2022 et il a redit ensuite une même formulation, il dit, on veut être gentil avec les gentils, méchant avec les méchants, avec donc cette logique de criminalisation d'une partie des immigrés, puis donc sans papier, trop de catégories, trop de flous, mais un même fond du racisme et un recul des droits.
En tout cas, du côté du gouvernement, on a vu Olivier Véran hier sur CNews dire qu'il n'y avait aucun souci avec cette tribune, on regarde. On en a besoin.
On va vous mettre à la place du porte-parole du gouvernement. Qu'est-ce que vous répondez ce matin ? Le porte-parole du gouvernement est très à l'aise avec le texte gouvernemental qui est sur la table. C'est pas le cas de votre majorité. Tout le monde est à l'aise avec le texte sur l'immigration. Tout le monde est à l'aise avec le texte. Monsieur Véran, pas de langue de bois sur ce sujet. Vous avez une partie de la majorité qui dit on tient à cette mesure. Très bien. Il se trouve que l'ensemble de la majorité tient à cette mesure.
C'est celle qui permet à des étrangers qui travaillent dans notre pays qui sont déjà là depuis un moment, qui ont un salaire et qui peuvent faire vivre leur famille, de demander eux-mêmes à être régularisés lorsqu'ils sont irréguliers et avec la capacité de limiter ça pour qu'il n'y ait pas d'effet d'appel d'air. Tous ceux qui vous vendent un appel d'air liés à la loi immigration vous mentent. Il n'y a pas d'effet d'appel d'air.
Comment le savez-vous ?
Vous n'avez pas encore testé cette mesure ? On parle de quelques milliers Vous êtes aussi
assez affirmatif.
Oui, et que vous avez dans les pays qui nous entourent, l'Allemagne, même le Danemark aujourd'hui qui est pourtant un pays qui est dur. C'est un modèle pour vous ? Ce n'est pas un modèle pour moi mais je le regarde avec intérêt. Ils ont une natalité qui est basse et aujourd'hui ils structurent l'arrivée d'étrangers en disant si vous venez dans notre pays vous prenez un travail et vous participez à l'activité économique de notre pays. C'est la philosophie qui est la nôtre. Pas de problème ? Une réaction peut-être ? Oui, déjà c'est une des premières fois que je regarde ces news et il fallait que j'arrive sur le plateau du Média pour que je regarde ces news donc pas bravo.
Il était là c'est son choix. Une réaction. Moi ce qui me fait marrer c'est que j'ai le sentiment qu'il y a un peu un coup monté. Je suis vraiment complètement complotiste de la politique je l'assume et j'imagine des complots de partout mais ceci dit la politique il y a un peu de ça. Moi j'ai le sentiment que cette tribune elle est un peu faite pour flinguer Darmanin et sur ses ambitions politiques notamment son ambition de réunir la gauche d'être... Ouh là ! Le lapsus horrible ! Peut-être que ça arrivera un jour un jour on se donne quelques années et finalement ce sera peut-être le chef de la gauche en France.
On va pouvoir réunir la gauche quelque part en deux temps. Voilà.
Après tout non pardon lapsus révélateur s'il en est tenté de réunir la droite il y avait un peu ça qui tournait à la rentrée cet été.
Moi ce que j'imagine c'est un sèche-à-houlier qui est quand même membre de la majorité plus très proche de Macron mais qu'il a été à un moment donné qui est à la manœuvre de cette tribune c'est quand même lui qui a organisé la coordonnée les signatures etc il a allé chercher les gens qui finalement pourraient se retrouver à l'Assemblée nationale avec cette mesure qui ne pourra pas être écartée du projet de loi étant donné qu'il y a cette tribune que la gauche est prête à aller suivre la partie de la Macronique est contente machin et que finalement on se retrouve avec les LR parce que ça aussi c'est une petite musique de fond qui est en train de venir qui dépose une motion de censure oui c'est une menace ça c'est une menace et ça c'est assez intéressant parce que finalement Macron il aurait réussi son coup on se retrouverait avec un Gérald Darmanin qui porte le texte de sa vie et de sa carrière politique qui se retrouverait coincé et avec un groupe parlementaire qu'il est censé réunir qui déposerait une motion de censure contre le gouvernement ce serait intéressant
on va pouvoir voir en tout cas le contexte comme je le disais en introduction c'est cette fameuse PJL c'est la proposition de loi du gouvernement loi de l'immigration cette énième on l'a dit tout à l'heure rapidement il y en a quasiment une par an depuis que Darmanin est là depuis 2017 même avant avec les SOS il y en a eu beaucoup avant évidemment alors qui entre autres prévoit justement et on l'a dit cette régularisation de traversant papier dans les métiers en tension combien ? comment ? on ne sait pas vraiment comment ils vont se débrouiller pour pouvoir nous faire ça je vous propose d'écouter justement Sacha Ouliette en parlant à l'instant député renaissance et signataire de la tribune
combien de régularisations vous travaillez-vous ?
j'aimerais bien vous dire alors je ne sais pas si c'est quelques milliers quelques dizaines de milliers vous ne savez pas ? non je ne sais pas je n'ai pas les chiffres de la direction générale
vous croyez que les français vous militez depuis des années pour cette loi qui prévoit des régularisations on vous demande combien combien vous ne savez pas c'est bizarre ? je vais quand même vous donner des chiffres d'abord c'est très différent enfin des chiffres qui ne sont pas ceux de France et qui sont bien différents en Allemagne ils vont faire des nationalisations pour quelques 800 000 personnes naturalisations des naturalisations vous avez raison c'est beaucoup mieux disant que nous ensuite en Wallonie ils vont faire des régularisations et en Italie avec la très gauchiste Georgia Meloni ils vont faire 400 000 régularisations en France
on est très très loin de ça combien ?
quelques milliers ? quelques dizaines de milliers ?
j'aimerais bien vous donner les chiffres mais je n'ai pas les éléments de contrôle qui me le permet de le faire et que c'est le gouvernement qui pourrait les avoir et lui-même apparemment ne les a pas alors un peu en difficulté tout de même mais honnête on peut peut-être lui dire avant de te laisser la parole il aurait pu dire des chiffres et finalement il ne les donne pas il ne les a pas enfin qu'est-ce que t'en penses toi Paul ?
moi je pense que le fait qu'ils ne savent même pas de combien de personnes ils parlent c'est encore une fois la preuve qu'il s'agit d'un token pour pouvoir dire plus tard on a été dans l'humanité humanité et fermeté en même temps qu'on évoque au début c'est la meilleure preuve ils ne savent pas de quoi ils parlent viennent porter une tribune en une de libération et ne pas savoir à quoi correspond ce que l'on propose de faire donc c'est un pas sérieux et deux c'est là on est dans l'affichage symbolique et la communication c'est toujours ça la Macronie c'est de la communication du vent et le plus souvent quand il s'agit d'une mesure faussement sociale ou faussement de gauche alors là je veux dire dès qu'on gratte il n'y a plus rien derrière même quand ils annoncent des hausses de budget c'est des hausses déjà programmées enfin c'est toujours les mêmes dans Tourloupe ces gens-là n'ont aucune constance il n'y a pas de matière et c'est juste une réponse à l'heure du temps pour qu'ils ne puissent pas être attaqués en fait frontalement il y a une chose quand même qui me perturbe mais qui est assez en lien avec ce que tu viens de dire ces espèces de pirouettes de communication politique dont le gouvernement est quand même assez coutumier disons parce que là en mettant finalement le focus sur la question de la régularisation des travailleurs sans papier dans les métiers en tension etc etc on oublie tout le volet absolument abject du texte qui consiste notamment j'ai relevé cette phrase qui ne veut absolument rien dire à faciliter les expulsions pour les étrangers ne respectant pas les valeurs de la République très bien qui va décider des valeurs de la République qui va décider de comment comment on les respecte ou pas enfin bon bref donc voilà je pense que c'est aussi une espèce de tentative de sorte à voilà à faire de la lumière sur cet aspect là du texte et à oublier tout l'aspect totalement abject qu'on oublie par ailleurs et que le Sénat est en train de durcir tranquillement puisque le texte a déjà été adopté dans une version durcie alors imaginez un peu ce que ça va être à la fin au Sénat en mars en mars 2023 donc voilà on va vraisemblablement s'orienter vers quelque chose d'encore pire que ce qu'on pouvait imaginer déjà que c'était l'enfer
et c'est sur cette base là on se disait tout à l'heure que justement les choses vont se construire de nouveau et avancer sur cette PGL là et justement le fait le volet régularisation des sans-papiers des travailleurs on insiste bien sur cette question là ce point là encore pas tous c'est ceux qui ont travaillé
au moins 8 mois dans les 24 derniers mois et qui peuvent justifier d'une existence sur le territoire depuis 3 ans
oui bien sûr il y a des conditions drastiques très loin de l'humanité qu'ils promettent on l'entend tout à fait en tout cas on peut imaginer qu'à la fin de cette tractation de ce travail législatif là qu'il y ait une sorte de droit au travail à la carte on l'entend pour ces personnes là et d'ailleurs cette façon cette chose là dénoncée par les associations la gauche les syndicats qui souhaitent généralement plus une régularisation de tous les sans-papiers et pas seulement les travailleurs alors c'est essentiellement sur ce point un mariage un peu de la carpe et du lapin qui dénoncent un peu la gauche on écoute l'insoumise Sarah Legrin hier sur LCP
si l'objectif est de faire accepter un projet de loi immigration qui comportera et nous n'en doutons pas un certain nombre de points absolument inacceptables du point de vue de l'humanisme le plus élémentaire si l'objectif c'est d'essayer de faire un grand écart et de permettre d'avoir à la fois un accord avec LR et un accord qu'on dira de gauche sur des sujets non nous ne participerons pas à une opération visant à rendre acceptable un projet de loi que nous allons très certainement combattre et dans lequel vous nous verrez porter des amendements qui seront favorables à la régularisation des travailleurs sans papier
Alors Léa je pense que là ça te convient comme déclaration
Oui alors effectivement disons que c'est peut-être plus comment dire plus plus que ce qu'on pourrait attendre d'une gauche qui se veut humaine peut-être pour revenir un peu dans le contexte plus global aussi de ce projet de loi il y a aujourd'hui eu le discours sur l'état de l'union qui a été prononcé par Ursula von der Leyen qui est donc la présidente de la commission européenne il faut savoir qu'au niveau européen il y a aussi une tentative de fermeté quant à l'immigration qui est en train de se jouer et qui est très importante et je pense qu'il y a aussi ces choses-là qu'il faut rappeler qu'on est dans un contexte à tiroir un petit peu à tiroir exactement et que la France finalement va se distinguer mais en portant des mesures encore pires que ses voisins peuvent porter et c'est dramatique et moi ce que j'attends de cette gauche qu'on est en train d'écouter c'est une proposition forte en fait c'est vraiment de prendre le contre-pied de ce projet de loi et de montrer comment on peut envisager peut-être demain une politique qui soit une véritable politique humaine en matière notamment migratoire mais pas que aussi sur la question du travail etc et ça manque à mon avis ça manque Moi ce que je trouve intéressant dans la position de Sarah Legrin qui représente la France insoumise c'est de encore une fois on a la confirmation qu'une coalition électorale ou de parti n'est aussi forte que le plus en fait faible de ses maillons en fait et on a des organisations là qui ce qu'on disait tout à l'heure ne sont pas capables d'assumer des conflictualités ne sont pas capables de faire autre chose pour pouvoir proposer et mettre en avant leur proposition que de valider la vision de leur adversaire et que ça met en fait en difficulté l'ensemble du camp social là la France insoumise qui est sommée de répondre sur la question des sans-papiers alors que son programme politique était très clair par exemple sur la question donc voilà je pense que c'est de nouveau quoi un mauvais signe
Est-ce que ça ne fonctionne pas justement on peut l'imaginer on est dans le complot tout à l'heure là la France insoumise se retrouve isolée en tout cas c'est pour ça qu'il y a un piège alors qu'en réalité
il y a quand même un moment à saisir avec les élections européennes à venir s'il y a effectivement un programme commun qui pourrait être porté par la NUPES encore faut-il qu'il soit vraiment ambitieux dans ce domaine là aussi je crois avoir lu en mémoire un article dans Libération où un des députés de la France insoumise Andy Kerbat et la députée Elsa Fossillon avoir dit qu'ils ont été contactés pour les groupes de travail sur ces questions et qu'ils ont vu ça comme un piège c'est le terme qu'ils utilisent et que c'est pour ça qu'ils se sont retirés donc on voit bien tu disais est-ce que ça marche oui c'était un piège il y en a certains qui ont sauté à deux pieds dedans c'est clair oui parce qu'en plus ça divise la gauche par ailleurs
en un mot avant de passer un peu à la suite quid de l'absence du micro-parti d'Edouard Philippe Horizon parce qu'on comprend du coup peut-être l'absence de la France insoumise je pense qu'on l'a compris est-ce que finalement il a décidé de ne plus faire de vagues vous voyez ça comment par rapport à Macron
je pense que s'il n'est pas présent il ne fait pas d'erreur c'est la question ensuite post-Macron c'est la question de quelle va être la recomposition possible de la droite est-ce que qui va prendre le leadership en tout cas comment va se recomposer de la droite Edouard Philippe il arrive à passer des deux côtés des fois il dit retraite à 67 ans ligne dure sur l'immigration des fois c'est Darmanin qui prend le rôle là il se dit pour aller dans ton sens à la limite si Darmanin se plante moi je ne suis pas là et ce n'est pas grave parce que personne ne va croire à droite que Edouard Philippe est un doux adorateur des sans-papiers c'est d'ailleurs pour ça qu'Horizon n'a pas signé cette tribune tout simplement c'est quand même la droite de la droite il faut le rappeler
et on comprend et pour finir sur ce premier sujet il y a la 49-3 qui plane aussi je le rappelle pour faire passer la loi sans vote ce que Macron lui-même n'écarte pas en contradiction avec Elisabeth Borne qui nous a promis de ne l'utiliser plus que et c'est déjà un problème peut-être sur les budgets en août dernier je rappelle dans le point je le cite monsieur Macron disait je ne veux pas être bousculé par des majorités de fortune ou des blocages a prévenu du coup d'entrée de jeu Emmanuel Macron à propos du vote du projet de loi immigration à l'Assemblée le chef d'état a confié au Figaro qu'il n'exclouait pas une éventuelle utilisation du 49-3 sur ce texte dont l'examen a été repoussé du coup maintenant on le sait à l'automne j'utiliserai et on le cite encore il dit ce que la constitution me permet de faire a-t-il donc déclaré en se disant plus gaulliste que les gaullistes en faisant référence là au LR qui d'ailleurs prépare on l'a dit tout à l'heure vite fait peut-être une motion de censure à quoi il répond mais du coup on pourra éventuellement utiliser l'appel aux amis comme dans le jeu de télévisé bien connu qui est en fait je cherche mon mot le référendum populaire jusqu'à cette question là alors du coup ma question et c'est la dernière est-ce qu'on peut imaginer qu'en fin de parcours ils utilisent le 49-3 ou au contraire pour l'éviter et bien ils vont essayer de chercher à faire peut-être deux textes un texte sur cette question de gauche pour faire la gauche et les expulsions pour la droite comment ils vont se débrouiller selon vous ?
Je pense qu'ils vont y aller ils s'en foutent en fait on l'a bien vu ils en ont rien à foutre de saisir de se saisir du 49-3 on l'a bien vu ils l'ont fait sur la réforme de retraite ils s'en foutent ils s'en foutent de l'opinion publique ils s'en foutent en fait tout ce qu'ils veulent c'est marquer l'histoire de leur passage incroyable en politique bien sûr qu'ils vont convoquer le 49-3 ils s'en tapent enfin moi j'en suis persuadée moi je suis complètement d'accord je pense que s'ils pouvaient ne pas avoir à voter les propositions de loi et faire que des décrets ils le feraient d'ailleurs je pense que ce qui est intéressant c'est de montrer à quel point c'est possible ce genre de déclaration Borne qui dit quelque chose puis Macron qui dit l'inverse c'est qu'il s'appuie sur ce que Bourdieu a appelé l'amnésie collective des cycles courts de l'information je vous rappelle qu'il y a deux semaines on parlait de la grande initiative d'ampleur que devait prendre le président de la république de quoi on parle ?
il a fait des annonces il a passé trois coups de fil il a fait des dîners à Saint-Di avec les partis on sait pas pourquoi on sait pas ce qu'ils ont dit et il s'est passé quoi ?
rien du tout l'amnésie collective c'est la logique commerciale qui s'empare du champ médiatique mainstream et l'impose mais du coup les macronistes sont particulièrement habiles pour exploiter ça on aura oublié la déclaration de Borne sur le 49-3 quand ils vont l'utiliser très gentiment en disant écoutez nous on est là pour être responsables on veut appliquer ce projet parce que c'est le projet dont a besoin la France et bim c'est tout c'est comme ça et du coup voilà ils le feront et ils passeront en force si c'est besoin
alors je sais en début d'émission on va peut-être pas rester de bonne humeur tout le long de l'émission et finalement on va essayer de trouver du positif le temps mais bon le sujet suivant n'est pas forcément plus réjouissant donc on va passer aux deux sujets plus express un tout dernier mot
c'est juste pour dire sur le contenu de la loi ce qu'on en savait etc c'est quand même une réforme structurelle du droit d'asile dans le sens où il y a la possibilité de déconcentration de la Cour nationale du droit d'asile qui est évoquée c'est-à-dire la mise en placement des services de l'offre dans une espèce de groupement qui s'appellerait France Asile qui serait sous la responsabilité des préfets donc qui remettent en cause en fait le traitement des demandes d'asile vous avez la question du droit du travail des demandeurs d'asile elle va être évoquée sous la forme de catégorisation par nationalité en fonction de si les nationalités de ces personnes ont des hauts taux d'acceptation au nom de l'asile donc on va recréer en plus des catégories des hiérarchies c'est une folie ce projet de loi je voulais juste évoquer ça parce qu'on en a dit beaucoup sur la régularisation mais c'est un article le reste derrière c'est une transformation massive qui va se conclure par le recul des droits le mauvais traitement des dossiers quand on parle on avait des jugements collégiales trois personnes trois juges pas tout le temps parce qu'il y avait déjà une diminution des affaires jugées par trois juges mais quand il y avait trois juges et qui étaient généralement compétentes pour pouvoir parler de la situation de certains pays où c'est très difficile d'établir de comprendre comment on traite un dossier là on vous parle d'un seul juge avec 13 cas gérés par jour dans des délais extrêmement restreints ça va être l'enfer donc je voulais juste l'évoquer pour dire c'est pas que cette question de la régularisation c'est une transformation réelle du droit d'asile et en général une fabrique immense de l'illégalité qui répond à quoi ?
Au fait que même en traquant des personnes à la sortie des écoles quand ils vont chercher leurs gamins pour les expulser ils arrivent en fait à expulser 15 000 personnes 20 000 avec les départs volontaires chaque année alors qu'ils promoncent en gros 100 000 à 120 000 au QTF par an et qu'en fait ils veulent faire des stats ils veulent faire des chiffres pour pouvoir dire à l'extrême droite vous voyez bien on est très fort d'ailleurs quand tu regardes l'exposé des motifs de proposition de loi c'est vraiment que ça en fait
c'est très vite oui tout à fait en tout cas cette loi-ci on en a parlé il y a quelques mois il y a quelques semaines nous en parlerons encore une fois aux médias bien évidemment on vous tiendra au courant sur tout cela avant de passer du coup aux deux sujets plus express encore une fois on passera pas autant de temps qu'on a passé là sur les deux prochains mais pas moins important la chaotique rentrée des classes on en parlera ensemble et la précarité étudiante mais pas que on va voir les précarités avant ça action réaction je vous l'expliquais tout à l'heure la règle du jeu et bien je vous envoie un petit extrait vidéo aussi à vous chez vous et vous avez une minute maximum attention je vais mettre une petite minute ici pour réagir première action réaction et puis il y a le rôle des consommateurs
moi je profite d'avoir ces micros et je pense de toucher l'émotion des français devant la mort de cette jeune fille pour dire que s'il n'y avait pas de consommation il y a moins de 10% de français qui fument du cannabis il y a moins de 5% de gens qui consomment de la cocaïne ou des drogues de synthèse et bien si ces gens arrêtez de consommer la rogue arrêtez de fumer des joints arrêtez de prendre des rails de coke ça peut paraître festif comme ça mais vous faites naître ce genre de règlement de compte vous faites naître l'exploitation des personnes l'exploitation des mineurs des assassinats le financement du terrorisme le financement de la prostitution et il y a un lien évident pour chaque citoyen entre consommation d'une matière illicite la drogue et trafic et malheureusement règlement de compte Léa bah écoute il a trouvé la solution quoi bravo bravo Darmanin bien sûr il suffit d'arrêter de consommer de la drogue pour qu'il n'y ait plus de problème pas de drogue pas de trafic c'est ce qu'avait dit aussi la secrétaire d'état au logement c'est aberrant et en plus c'est malhonnête parce que j'ose espérer qu'il connaît quand même la problématique un peu mieux il est ministre de l'intérieur je veux dire c'est quand même beaucoup plus compliqué que juste dire arrêtez de consommer de la drogue et puis tout ira bien et en plus on s'enferme dans une espèce d'hypocrisie totale parce qu'aujourd'hui on a quand même le gouvernement qui a stoppé deux campagnes contre l'alcool et l'alcoolisme et les ravages de l'alcool sur la santé publique alors qu'il continue finalement à promouvoir l'alcool etc donc c'est deux poids deux mesures c'est stigmatiser encore les consommateurs les consommatrices alors qu'on est le premier pays consommateur de cannabis en Europe donc ça aussi il faut quand même l'admettre l'accepter moi je suis pour la légalisation il n'y a pas de soucis je ne dis pas que ça va régler tous les problèmes mais je pense qu'en tout cas si on avait un gouvernement qui était en capacité de au moins entrevoir cette possibilité on n'en serait pas là il milite pour toi aussi un homme qui est en échec sur ce sujet qui veut paraître dur met la responsabilité sur des personnes c'est lamentable lamentable d'autant que si je voulais être taquin lorsqu'il dit il faut arrêter de prendre des règles de coq il doit assumer ses propos et savoir qu'il rend responsable un certain nombre de députés de la majorité enfin voilà moi je sais on connait les milieux qui utilisent par exemple la cocaïne comme drogue et je peux vous dire qu'à l'Assemblée Nationale ce n'est pas un lieu qui est drug free genre pour être taquin mais voilà c'est plus cette espèce d'attitude systématique à renvoyer les problèmes vers les personnes alors qu'encore une fois tu disais premier consommateur qui pose la question de pourquoi il y a une surconsommation en France de canapis par exemple personne toutes les expériences de lutte contre la drogue qui sont été des expériences répressives je pense aux Etats-Unis qui ont investi massivement ont été des échecs tous tous tous les pays qui ont connu des réductions réelles et massives des consommations de stupéfiants sont les pays qui ont eu des options de prévention dépénalisation encadrement et des fois légalisation
c'est tout on pense à la Suisse par exemple un pays qui est proche de nous qui a fait ce choix et effectivement ça a fonctionné Portugal, Espagne il y en a beaucoup d'autres évidemment alors passons au sujet numéro 2 la rentrée on vous en a parlé à plusieurs reprises ici au Média elle se passe pas forcément bien pour tout le monde malgré les promesses du gouvernement souvenez-vous garantir que tous les élèves auront un professeur oui le ministère de l'éducation nationale fera ce qu'il faut
pour qu'il y ait des professeurs devant chaque classe aura-t-il Gabriel Attal comme vous l'avez promis un prof derrière devant chaque élève oui il y aura un enseignant devant chaque élève vous pouvez leur assurer que leurs élèves auront tous un professeur en classe à la rentrée
c'est le travail qui est fait depuis des mois évidemment pour préparer cette rentrée s'assurer à la fois qu'il y a un professeur devant tous les élèves devant chaque classe les professeurs qui sont attendus par les élèves que chaque élève c'est évidemment notre objectif oui la promesse sera tenue parce que c'est un devoir républicain alors le nouveau ministre de l'éducation nationale Gabriel Attal sous peut-être les conseils avisés d'un certain cabinet de conseil on ne sait pas a réussi il y a beaucoup de complotisme ce soir ici a réussi à imposer un autre sujet la baille on n'en parlera pas mais l'arbre a tête du mal a voilé la forêt justement des problèmes qui rongent l'éducation nationale une diversion dénoncée par la gauche mais aussi par la CGT vous l'avez peut-être entendu sur France Inter Sophie Binet ainsi qu'une une semaine plus tard en fait à peine après la rentrée par exemple ici à Paris on a vu une centaine d'enseignants et enseignantes qui ont dû changer de classe se faire réaffecter même dans d'autres établissements et qu'il y a aussi un manque de moyens un peu partout tu vas nous en parler dans quelques instants et aussi un chiffre il y a au moins un enseignant ou une enseignante qui manque dans 50% des écoles toi Paul toi qui es doctorant qui est plus que moi et Léa dans l'expérience physique de la rentrée pour le couteau universitaire qu'est-ce que tu peux nous en dire ?
moi je peux vous dire que l'université française est une épave qui ne tient que sur la bonne volonté de ces personnels qui sont surexploités l'extorsion de travail gratuit d'une myriade de l'armée de réserve de précaires qui existent sous forme de contractuels de vacataires de gens qui sont payés au lance-pierre dans ma fac c'est 50% des charges d'enseignement qui sont assurées par des gens comme moi moi encore j'ai un contrat doctoral dans mon université j'ai un paiement par mois et en fait ce qui se passe c'est que les conditions sont terribles et plutôt que faire des grands discours je peux vous dire ma rentrée hier soir hier j'ai un cours sur les classes sociales c'est intéressant j'arrive le service de reprographie c'est-à-dire qui nous permet d'imprimer les brochures les textes le matériel à donner aux étudiants est en pénurie de papier le premier jour de la rentrée pour cause de changements de prestataires parce qu'il faut passer par certains prestataires donc on arrive dans une situation où j'ai rien à distribuer à mes étudiants j'avais prévu le coup je leur faisais pas confiance je leur ai envoyé par mail sauf qu'il y a des étudiants qui n'ont pas d'ordinateur moi j'ai des étudiants des classes populaires dans ma fac il y en a c'est les premiers dans leur famille à aller à l'université donc ils ont suivi sur leur portable parce que pourquoi j'arrive dans la salle je me dis je vais au moins projeter au tableau mais le rétroprojecteur ne marche pas on est à le jour de la rentrée et ça c'est le premier jour et si vous ajoutez derrière le nombre de gens qui travaillent et donc ils peuvent pas venir à tous les cours ils sont fliqués maintenant sur les absences quand vous êtes boursier et que vous avez trop d'absences on vous retire vos bourses et on va évoquer les précarités étudiants mais je veux dire les conditions de travail sont horribles et même les problèmes de recrutement nous on a des services qui dysfonctionnent en permanence et pourquoi parce qu'en fait il y a des gens on est sous doté il y a 3 postes pour 5 ouverts et en fait les gens qui sont recrutés ils arrivent on leur dit vous êtes payé 1500 euros et vous allez faire le taf de 2 personnes parce qu'il faut compenser l'absence des autres donc du coup les types ils restent 4 mois à la bonne volonté et la surexploitation des gens et nous on est comme tout le monde on a nos étudiants on les aime bien on a envie qu'ils réussissent donc on fait des heures sub on fait des heures non payées on m'a proposé de faire des travails non payés on m'a dit t'as le droit de faire 64 heures sur ton contrat et ben est-ce que tu peux faire 66 ?
j'aurais dit non ils m'ont dit ok on te donne que 54 heures alors j'aurais dit ben non c'est pas possible parce que moi ça me fait 10 heures en moins je vais perdre de l'argent donc finalement j'ai réussi à avoir 62 mais je négocie parce que j'ai refusé de faire gratuitement 2 heures c'est pas possible et les premiers les premières victimes c'est les étudiants je parle même pas des salles de cours où il fait froid où il n'y a pas de chauffage où il pleut c'est terrifiant
terrifiant et honteux et juste avant d'entendre toi on a l'impression qu'il nous parle d'un autre service public l'hôpital public on pourrait dire la même chose on a l'impression on le traite ces sujets très souvent ici deux mots deux minutes sur ta lecture que tu fais de cette rentrée Léa
juste pour compléter ce que disait Paul parce que finalement tout a été dit et je pense que ce que tu racontais à l'égard de l'université est valable aussi dans l'éducation nationale au-delà de l'enseignement supérieur il y a aussi la partie des pôles médico-sociaux en fait qui sont en souffrance et laissés à l'abandon de la part du gouvernement il y a beaucoup de postes dans les collèges dans les lycées qui ne sont pas pourvus et on sait tout de même qu'on est dans un pays où la question de la santé mentale des jeunes est un enjeu que l'on a un peu passé sous le tapis en fait on en a un peu parlé au printemps dernier en disant qu'il y avait notamment 13% des moins de 18 ans qui étaient dans des situations de mal-être enfin 13% c'est énorme et je ne pense pas que c'est en ayant des enseignements des classes où tout est très compliqué alors qu'on est déjà dans des situations d'incertitude les enfants les adolescents les étudiants les élèves sont inquiets et inquiètes pour un tas de raisons et on leur rajoute en fait de l'inquiétude alors que c'est finalement c'est des adultes de demain on les paupérise dès l'école quoi en fait et ça va avoir des conséquences dramatiques sur le long terme et ça le gouvernement a l'air de ne pas vraiment s'en soucier notamment pour un gouvernement qui vraisemblablement veut lutter contre les inégalités en tentant d'imposer l'uniforme donc c'est complètement aberrant mais sommes-nous surpris je veux dire cette émission on pourrait leur faire 15 fois je veux dire à plein de sujets on peut dire la même chose sur l'hôpital on peut dire la même chose dans tous les domaines le service public est mis au rabais on est dans des logiques néolibérales qui sont en train de tout déconstruire notre système social enfin c'est absolument dramatique on le répète on le répète on le répète on manifeste rien ne change que faut-il faire c'est ça la vraie question que faut-il faire je pense qu'il faut aussi essayer de réfléchir à pourquoi ces domaines-là pourquoi la santé pourquoi l'éducation sont des domaines qui en fait participent à la reproduction de la force de travail des domaines qui historiquement pour le capital n'étaient pas très juteux on va dire en termes de profit et donc ces politiques-là de déconstruction des services publics sont des mises en échec des services publics dans le but de favoriser la possibilité pour le privé de s'immiscer parce que le capital a besoin d'aller augmenter ses profits et ils n'en font plus ici ils n'en font plus ici enfin dire dans un certain nombre de secteurs et donc du coup la santé privée l'éducation privée ça ça va être un une bonne option pour le capital et deuxièmement je rappellerai que ça permet la reproduction sociale parce qu'on sait très bien que les premiers qui vont pouvoir le faire c'est les gens qui eux vont pouvoir se reproduire c'est-à-dire avoir accédé à la même position disons sociale qu'au moins leurs parents et que c'est ça qui intéresse voilà et puis le réseau sera trié sur le volet et amené à voilà occuper des positions subalternes qui seront surexploitées et on organisera les conditions pour qu'ils ne puissent pas se révolter puisque ça va aussi avec on se rappelle la Macronie c'est le mépris la communication et la matraque
c'est un projet complet on s'en réjouit alors on passe du cocahane justement tu parles de Macronie et justement le premier acteur de cette Macronie est dans la prochaine capsule action-réaction vous êtes prêts ? yuppie allez ça marche j'ai hâte moi je pense qu'il faut pas
en tirer d'enseignement politique certains voulaient le relier ici aux retraites ici au 493 je crois que c'est pas le sujet je crois que quand vous sifflez le président de la république vous sifflez aussi une institution quand c'est aussi massif c'est que c'est un sentiment partagé et le diagnostic constant que l'on pose à savoir le président de la république est détesté par la population française que ce pouvoir ne tient que par le coup de force parlementaire ou la répression c'est une réalité c'est normal que les gens ne puissent pas se mobiliser en permanence qui ne puissent pas dire des mouvements en permanence ça veut pas dire que les gens ont oublié que les gens sont passifs on a une espèce de mépris des fois avec l'idée que les gens voilà sont passifs dans leur vie non les gens ils font ce qu'ils peuvent ils négocient leur situation comme ils peuvent mais là il y avait une occasion rêvée de rappeler et au monde entier c'est ça qui est magique qu'on le déteste et qu'il y a des raisons objectives de le faire que malgré ce qu'ils pensent etc il y a un problème en France avec cette présidence et je pense que c'est extrêmement sain d'avoir ce ce genre de moment ça veut dire que les gens disent les gens parlent et qu'on peut le faire
alors là avant peut-être que tu entendes sur le prochain Manéto parce qu'en fait il n'y a pas eu que ça il y a eu aussi ça le président il est particulièrement fier d'être sur le toit du monde pour les prochains
Jeux Olympiques en revanche je le dis à un moment donné il faut aussi que nous prenions nos responsabilités et moi je verrais d'un très mauvais oeil le fait que comme ça s'est passé pour la finale de la Ligue des Champions je veux insister dessus qu'il y ait des manifestations des préavis de grève par des syndicats opportuns qui puissent faire le cas je serais favorable à des lois d'exception pour ces moments-là Oups !
Rien que le terme loi d'exception c'est chaud loi d'exception quand même ça fait un peu peur je veux dire loi d'exception pour qui pourquoi comment non non non c'est très inquiétant ce qui se passe je rejoins ce que Paul disait tout à l'heure décidément on est bien d'accord il est vrai que c'est la France qui siffle et c'est un moment assez magique de pouvoir avoir l'opportunité de voir ça de rappeler aussi que les gens ne sont pas seuls en fait on est peut-être effectivement un peu agacés le soir chez nous en mode j'en ai marre j'en ai marre j'en ai marre mais en fait on est nombreuses et nombreux à avoir ce sentiment de ras-le-bol donc c'est assez c'est assez important c'était l'occasion de l'exprimer parce que finalement les lieux pour l'exprimer effectivement sont de plus en plus résiduels compte tenu de la répression etc il est inquiétant d'imaginer que on puisse avoir finalement
ça peut se réduire encore plus comme on l'a entendu
ça peut se réduire effectivement encore plus et moi ce que je constate c'est que finalement Emmanuel Macron voulait unir les français et les françaises et il le fait malgré lui et c'est fabuleux et qu'est-ce qu'un fanatique c'est quelqu'un qui refuse qu'on puisse être en désaccord avec lui c'est quelqu'un qui dans ce cas-là genre les macronistes sont un cas d'école ce sont des gens qui pensent avoir la vérité révélée et que quand on est contre il faut l'interdire voilà c'est ça c'est ça la macronie depuis des années
c'est vrai que c'est pas réjouissant non plus alors dernier sujet dit express mais tout aussi crucial et on en parlait tout à l'heure on a un peu introduit la chose plutôt d'ailleurs en lien avec tout ce qu'on a dit évidemment c'est la progression des précarités des précarités d'une part étudiante on l'a vu on l'a entendu mais aussi des actifs alors faisons step by step on commence par ça regardez
accueil dans la bonne humeur mais derrière les sourires la demande s'accroît 54% des étudiants sont obligés de sauter des repas pour raisons financières c'était 43% l'année dernière
alors 54% des étudiants qui déclarent sauter un repas par jour des files d'attente on l'a pas vu là mais on l'a vu toujours plus longue pour l'aide alimentaire qu'est-ce que ça vous inspire ?
à moi ça me révolte en fait je suis profondément inquiète de voir ce qui se passe dans notre pays entre ceux qui ne cessent de se gaver puisque finalement on le sait les plus riches sont de plus en plus riches et les plus pauvres sont de plus en plus nombreux et toutes les classes sociales parce que je veux dire finalement les étudiants qui vont à l'université on a alors oui bien sûr qu'il y a de la reproduction sociale mais tu le disais tout à l'heure toi tu as des étudiants qui viennent à l'université pour la première fois ça veut dire qu'on est en train en fait ce qu'on a promis une espèce de modèle social qui permette un accès l'émancipation etc en fait c'est on le fracasse ça n'a jamais été très opérant il faut le dire mais ça a pu fonctionner à un moment donné pour certains et certaines et là on se rend bien compte que de toute façon c'est fini en fait on a tourné la page de l'opportunité la possibilité effectivement de faire des choix en fait dans la vie c'est à dire qu'aujourd'hui les jeunes pour ceux qui arrivent à l'université qui ont la chance celles et ceux qui ont la chance d'arriver à l'université se retrouvent à devoir sauter un repas par jour je veux dire à un moment donné tu arrêtes d'aller à l'université parce que tu ne peux plus physiquement déjà ça crée de l'inégalité par rapport à ta capacité à te concentrer à ta capacité à travailler etc et à côté de ça il y en a qui doivent forcément travailler donc moi par exemple j'ai été étudiante j'étais boursière j'avais pas assez d'argent en étant boursière je travaillais les week-ends sans être déclarée je le dis parce que j'avais pas le choix et c'était pas simple et ça avait forcément un impact sur mes résultats et ça peut potentiellement par la suite avoir un impact aussi sur les choix que tu peux mener dans ta vie et ça c'est dramatique parce qu'on est dans un pays où on n'arrête pas de promouvoir soi-disant les valeurs de la République l'égalité pour tous franchement c'est une blague en fait effaçons le mot égalité de notre devise parce que et les autres d'ailleurs
alors tu dis que c'était pas simple quand tu étais étudiante est-ce que c'est pire aujourd'hui Paul éventuellement et puis aussi une double question les images qu'on a pu voir de ces files d'attente interminables d'étudiants le soir tard pour quelques nourritures pas des courses entières c'est même précaire ce qu'ils arrivent à obtenir est-ce que ça ces images qu'on a beaucoup beaucoup ont découvert avec Brut avec Rémi Buzine en 2021 est-ce qu'on s'habitue finalement aussi à ça ?
Est-ce qu'on s'habitue moi dans mon université il y a les collectes tous les jours il y a des gens qui font la queue donc est-ce qu'on s'habitue en tout cas on le voit tous les jours mais qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse nous personnel nous etc le problème c'est que voilà il y a deux choses il y a des gens qui sont en train de crever la dalle en fait c'est ça la question il y a la faim le second populaire aussi sorti la semaine dernière une étude qui montre que la faim revient de façon massive dans ce pays il y a 400 000 personnes de plus cette année qui ont faim dans ce pays ok alors qu'on a quand même largement les moyens de faire quelque chose et il y a deux choses il y a une question de comment on fait pour que les gens soient dans des situations de vie dignes et la deuxième question c'est quel est le lien entre la question des moyens et la question de nos droits et en fait on ne se rend pas compte mais un droit sans moyens c'est une déclaration de principe quand on dit on a le droit aux études en France en fait non si vous n'avez pas les moyens de vous les payer vous n'avez pas le droit donc la question c'est et en plus à qui bénéficient ces études le haut niveau de qualification même dans une logique utilitariste on pourrait se dire en fait il faut taxer massivement les employeurs parce que c'est eux qui vont bénéficier du haut niveau de qualification de toutes ces jeunes filles et ces jeunes gens qui vont sortir sur le marché du travail mais en dehors de cette logique utilitariste le problème c'est ça c'est qu'on est dans des situations de précarité où le bricolage généralisé tu parlais de travailler sans être déclaré mais moi j'en ai tout le temps des étudiants donc parce que ça pose des problèmes monsieur je travaille ouais vous avez un certificat bah non monsieur je travaille sur un marché en fait le bricolage et le fait que la jeunesse qui étudie aujourd'hui peut pas être dans des bonnes conditions d'ailleurs la première cause de l'échec à l'université c'est aussi le travail étudiant parce qu'en fait moi je vous dis on a des programmes exigeants et c'est intéressant mais il y a des textes que je donne en cours vous les lisez pas ni le ventre vide ni en ayant travaillé 25 heures dans votre semaine c'est pas possible ça n'est pas possible donc on va voilà on va renier sur le niveau d'exigence intellectuelle on va renier sur les capacités à pouvoir aider les étudiants et enfin c'est une catastrophe c'est une catastrophe mais comme pour l'hôpital comme pour les autres c'est un peu le après moi le déluge de la Macronie c'est que les conséquences de ces politiques là qui sont les mêmes politiques depuis 20 ans là on commence à les voir concrètement les gens ont grève la date mais ça va être encore sur du moyen terme catastrophique mais est-ce qu'on peut agir avant un effondrement généralisé dans ce genre de nos structures sociales de l'hôpital etc bah là il faut une alternative qui justement nous ramène au sujet de début cette alternative elle se joue d'une manière conflictuelle elle ne va pas se faire on peut pas être d'un côté en disant le dialogue social n'exige plus dans ce pays et penser qu'on peut réussir avec des petits pas donc là on est face à une urgence ces contradictions elles sont devant nous il faut espérer que les personnels politiques des organisations de gauche syndicales et autres puissent les saisir pour pouvoir proposer un champ en cas radical
alors une précarité étudiante on l'a vu mais pas que elle s'étend aussi aux travailleurs travailleuses même gens qui ne travaillent pas pour des raisons qu'on imagine bien alors qui s'étend du coup au-delà du cadre étudiant puisqu'on apprend cette semaine cette information que les loyers impayés repartent à la hausse c'est ma dernière question avant le dernier petit action réaction cette actualité là ces loyers impayés qui repartent à la hausse Léa et Paul qu'est-ce que ça vous inspire en fait en vérité ?
Qu'est-ce que ça nous inspire ?
Déjà qu'il y a un rapport de force qui est totalement déséquilibré entre propriétaires et locataires ça c'est une première chose à dire qu'il y a eu des tentatives plus ou moins sincères de plafonner les loyers etc que c'est un échec qu'aujourd'hui les dépenses en loyer sont le principal poste de dépense de la majeure partie Alors désormais avec l'inflation effectivement et qu'on a aussi un énorme problème de mal logement et de non logement pour un grand nombre de personnes et que ça aussi c'est en train d'augmenter et que les gens qui aujourd'hui font face à des impayés sont potentiellement des gens qui vont se retrouver demain à la rue je rappelle quand même on parlait de la rentrée scolaire etc qu'il y a près de 2000 enfants qui sont à la rue aujourd'hui qui ont fait leur rentrée en vivant dans la rue et ça ce n'est pas acceptable ce n'est pas acceptable je ne sais pas qui il faut interpeller peut-être le président de la République avait promis que bientôt dans quelques années plus personne ne dormirait dehors
en 2017
je pense qu'à un moment donné il va falloir aussi les mettre face à leurs responsabilités et ça personne ne le fait même les médias sont complaisants je veux dire quand on a une interview des députés des ministres on les laisse dérouler leur espèce de communication bien ficelée etc qui est mal foutu par ailleurs à mon sens mais ça c'est un autre sujet et personne n'est là pour vraiment en fait challenger ce discours qui est un discours qui cherche à imposer une réalité qui n'existe pas voilà donc quand on a Macron qui nous dit il y aura un professeur devant chaque élève quand son ministre de l'éducation le rappelle tout en sachant pertinemment que ce n'est pas le cas et j'espère qu'il le sait parce qu'il est ministre de l'éducation donc j'espère qu'il sait dans quel état est le ministère qu'il est en train de gérer qui nous dit ça moi je pense que c'est un gouvernement qui cherche à imposer une réalité qui n'existe pas et qui nous ment
tu démons que les journalistes ne font pas leur travail
pas suffisamment à mon sens très clairement encore une fois amnésie collective sur ces questions d'abord la première c'est une énorme violence avoir faim ne pas avoir un toit sur sa tête aujourd'hui dans notre pays avec la richesse qui est produite dans ce pays c'est une honte et c'est une preuve supplémentaire que le capitalisme ça n'est pas l'abondance c'est l'organisation
c'était la fin de l'abondance je le rappelle là pour le coup il a peut-être raison non mais c'est l'organisation surtout de la pénurie
c'est le fait que on vous plie on vous discipline à agir d'une certaine manière parce que si vous ne le faites pas si vous ne vous pliez pas à des conditions de travail détestables ce chantage à emploi détestable etc etc vous serez à la rue vous allez crever la dalle et on vous oubliera et du coup c'est une violence sociale et tant que cette violence sociale là est forte et immense et répandue de façon massive moi en tout cas personnellement ce que ça m'inspire c'est que je ne condamnerai aucun acte de sabotage de violence soit disant des personnes qui se révoltent contre leur situation et contre ce qu'il leur est fait deuxième chose ça me pose une question tu disais mécanisme d'encadrement des loyers ça ne marchera pas avec des artifices la question c'est est-ce que la gauche est capable de poser une question qui est suppression de la propriété lucrative des loyers et des voilà c'est ça la question est-ce qu'on est capable de poser ça en disant il faut supprimer la possibilité de l'exploitation d'une propriété de forme locative alors on va toujours nous mettre en avant le fait qu'il y a des gens qui sont petits propriétaires qui ont un truc mais en fait regardons la réalité la réalité c'est qu'à la base il y a des gens qui ont 5, 6, 7 appartements et qui utilisent ça pour être des rentiers pour vivre d'une organisation d'un projet d'investissement immobilier et que ça ça se fait sur la misère des gens et sur le fait qu'on leur ponctionne une partie de l'argent qu'ils gagnent très difficilement donc voilà maintenant on disait conflictualité radicalité ça veut dire porter des projets qui sonnent clairs ok ça veut dire interdiction je sais pas interdiction d'avoir plus de propriétés à louer interdiction de vivre uniquement de ça c'est pas à moi de faire les propositions
mais il faut agir la liberté si je me fais l'avocat encore du diable mais c'est un autre débat
augmenter le parc de logements sociaux
oui mais c'est aussi quelque chose qui doit être fait normalement les municipalités de droite qui respectent pas la loi ils payent l'amende parce qu'ils ont l'argent ils payent l'amende et voilà et on pourra en débattre énormément on termine l'émission on boucle l'émission avec un dernier action c'est mon préféré j'ai gardé pour la fin attention oui c'est le meilleur pour la fin c'est bref mais intense comme information
Crédit Mutuel Alliance Fédérale l'ancien secrétaire général de la CFDT se voit confier la création d'un centre d'expertise dédié à la révolution climatique et environnementale au sein du groupe bancaire
et Laurent Berger qui va finalement travailler dans une banque le Crédit Mutuel il aurait par ailleurs refusé des propositions d'associations et des collectivités locales pour préférer le Crédit Mutuel car c'est un groupe mutualiste et pour faire cette révolution écologique qui nous réaction en une minute maximum
moi je trouve ça quand même assez cocasse qu'on puisse associer Laurent Berger et révolution bref parce que quand même c'est FDT quoi que dire il se recase sans grande surprise dans une banque oui bien sûr sur une espèce de think tank qui est censé faire la révolution écologique je ne sais quoi
écologique c'est pas mal déjà
franchement je ne sais même pas quoi dire
et toi Paul est-ce que tu te réjouis quand même que monsieur Berger a trouvé un travail
oui tant mieux pour lui félicitations non moi je ne m'enjouis pas je m'en fous genre la question c'est pas ça la question c'est que le réformisme ce qu'on disait tout à l'heure dans une période où il n'y a pas de négociation réelle possible avec un adversaire qui est en train de se radicaliser ça s'appelle la bourgeoisie qui depuis 10, 15, 20 ans ne veut absolument rien négocier imposer ses conditions à la matraque ou avec des politiques extrêmement violentes on en parlait la faim la peur de ne pas d'avoir son logement dans ce contexte là le réformisme est une insulte à l'intelligence et aux urgences de la période on parle tout le temps d'urgence et on a des personnes qui voilà c'est-à-dire c'était un leader du syndicalisme et son rôle maintenant c'est de faire du greenwashing pour les banques du syndicalisme réformiste bien sûr il était quand même très présent
je ne suis pas surpris il était là dans l'union syndicale quand même il faut quand même le noter pendant la réforme des retraites c'était quasiment
l'une des premières fois qu'il s'opposait à la réforme des retraites en amont ça avait été validé je veux dire la CFDT désolé mais on n'a jamais été frappé par son côté révolutionnaire c'est une sortie de piste confortable pour lui au point de vue personnel mais qui n'est absolument pas ni surprenante ni décevante on ne peut rien attendre de ces gens-là on n'a jamais rien pu attendre de ces gens-là
et pour finir rappelons aussi que le crédit mutuel n'est pas une banque mutualisée comme il le dit il faut le rappeler qu'en 2015 il y avait vous souvenez-vous une enquête une enquête fouillée par des journalistes de Canal Plus qui avait été alors qui mettait au jour un système d'évasion fiscale et de blanchiment d'argent organisé par les patrons de la banque en 2015 cette séquence incroyable dans le reportage qu'on a pu voir parce qu'il a été censuré par Vincent Bolloré actuel patron à ce moment-là et encore maintenant du groupe Canal jusqu'au bout il a été diffusé finalement en octobre 2015 à 23h50 sur France 3 je l'ai vu quand même et on a pu voir ces valises traverser la frontière de Genève puis aussi de Monaco pour y mettre de l'argent sale dans les coffres de le côté de la frontière c'est quelque chose aussi donc la banque propre et mutualisée on repassera j'imagine sur cette question-là on pouffe voilà en tout cas merci à tous les deux d'avoir été à mes côtés pour ce nouvel épisode
merci à toi pour l'accueil
c'était avec grand plaisir petit mot peut-être très très bref pour la fin peut-être votre actu des projets à l'endroit où vous retrouvez dans les prochaines semaines
alors je lance si nous sommes le 13 septembre donc demain et si nous sommes le 14 septembre aujourd'hui une campagne de crowdfunding pour fonder la première saison de ce qu'on appelle le média qui propose un regard féministe sur la politique donc Popol Média donc si cela vous intéresse vous retrouverez la campagne sur Kiss Kiss Bang Bang il suffit de taper Popol dans la barre de recherche et de nous aider si vous le pouvez si vous le souhaitez merci moi juste une actu qui est passée un peu inépêchue mais que je trouve assez représentatif de comment le gouvernement était au service des féodalités économiques de ce pays l'interdiction des appellations de steak végétal de saucisse végane etc vous l'avez découvert ici parce que le média est sur tous les fronts mais moi je trouvais ça intéressant de rappeler que voilà donc les lobbies de la viande sont terrifiés de ne pas vendre ou on ne sait pas en tout cas le pouvoir d'agir sur le ministre de l'agriculture qui est le ministre de la viande et de la viande qui le disait très très bien et je voilà regardez un peu cette histoire c'est steak végétal qui s'est déjà trompé en disant un steak végétal on aimerait trop
un appel à témoins si vous avez été trompé du paix vous voulez manger un boudin et vous avez mangé une saucisse végétale est-ce que vous cuisez avec de l'huile de moteur
venez témoigner
merci pour ces deux actualités et c'est la fin du coup de cette émission merci à toutes et à tous d'avoir suivi je ne sais pas quelle caméra je regarde peut-être celle-ci peut-être celle-là là-bas je me compterai sur celle-ci alors si vous avez apprécié cette émission dites-le dans les commentaires et faites-le savoir autour de vous en partageant la vidéo autour de vous bien évidemment et oui vous le savez le coup du crowdfunding aussi on y est le média ne serait rien sans vous vous le savez vous êtes des milliers des milliers de petits Vincent Bolloré à droite à gauche dans la francophonie mais sans le désir de façonner le monde à votre image c'est pas des vrais Vincent Bolloré disons qu'eux ils nous financent mais de manière ouverte d'esprit et sans aucun pouvoir de fasciner notre média c'est ça qui est bien par vos dons dans l'idéal mensuel vous financez du coup nos programmes ceux de notre antenne et vous offrez à nous et à tout le monde en même temps cette liberté de ton éditoriale qui fait la force du média alors le 20 octobre prochain puisqu'il faut l'annoncer tous les jours c'est important nous émettrons en plus de YouTube sur les box internet et vos téléconnectés bref à la télévision à partir du 20 octobre prochain un projet médiatique d'envergure à l'impact politique notable on peut le comprendre on vous l'a expliqué dans un contexte français où la concentration des médias est toujours plus aiguë et problématique évidemment je vous invite à vous rendre du coup pour en savoir plus puisque ce n'est pas le lieu pour vous l'expliquer en détail sur le site onestlà.lemédiatv.fr pour vous retrouver sur notre page KissKissBankBank et ainsi prendre connaissance de ce projet ambitieux et surtout pour le soutenir déjà 55 000 euros ont été cumulés dans notre cagnotte merci 55 fois 1000 merci pour cela mais ce n'est pas suffisant vous imaginez bien tous les détails sur le site quant à moi je vous remercie évidemment pour votre fidélité et votre confiance et je vous donne rendez-vous très bientôt sur ce plateau et ailleurs à bientôt et je vous donne rendez-vous