Jérôme Guedj : «Jean-Luc Mélenchon est le plus mauvais candidat pour un deuxième tour»
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Jérôme Guedj, député PS de l'Essonne et candidat à la présidentielle et l'invité de la grande interview CNews Europe 1 ce matin. Jean-Luc Mélenchon veut apparaître comme le candidat de la vraie gauche. Il dit « la gauche, c'est moi ». Il est le candidat de quoi selon vous ? Vous savez, je n'ai pas envie de passer mes journées à commenter Jean-Luc Mélenchon. On me reproche d'ailleurs souvent de dire qu'il ne met sur la table que l'inquiétude par rapport à Jean-Luc Mélenchon. Non, aujourd'hui mon constat, il est que c'est le plus mauvais candidat pour un deuxième tour d'élection présidentielle. Il suffit de voir les sondages du niveau de rejet et il a tout fait pour être rejeté à ce point.
Il s'est éloigné par un moment des rives de la gauche par des positions qui sont contraires à l'identité, à l'ADN de ce parti. Par exemple, il y a des lags sur les noms de personnes. Évidemment qu'à gauche, il n'y a pas un gramme de complaisance, de connivence, d'alimentation volontaire ou involontaire de propos jugés antisémites. Moi-même, je les ai dénoncés et là, on ne peut pas mégoter. J'entendais votre édito plus tôt sur Europe 1 sur le 120e anniversaire de la réhabilitation du capitaine Dreyfus dans l'identité de la gauche.
La synthèse que fait Jean Jaurès, c'est d'être capable de défendre les mineurs de Carmo, l'indignité de leurs conditions de travail et le petit capitaine juif Dreyfus. Parce que pour lui, il considère que c'est le même combat, un combat universaliste pour la justice. Il ne peut pas y avoir de justice sociale s'il n'y a pas de justice tout court. Et donc, ce combat contre l'antisémitisme, c'est l'ADN de la gauche. Et quand je vois, en effet, certains regarder ailleurs, voire alimenter par leurs mauvaises blagues ou leurs écrits des positions, je dis qu'il y a un énorme problème. Et là, ce n'est plus un problème gauche-droite.
C'est un problème d'appartenance à une certaine identité républicaine du pays.