Genevard - Mort aux paysans
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 70 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:01Fait
« J'assume de dire que les fermes françaises, globalement, de taille intermédiaire, fondées sur un modèle familial, ne peuvent pas toujours tenir la cadence face à des exploitations roumaines, polonaises ou même allemandes bien plus vastes. Il faut se poser les questions de la taille critique »
- 0:44Fait
« le premier facteur qui fait que les les fermes françaises ne sont pas compétitives, c'est le coût de main d'œuvre »
- 1:27Fait
« la paysannerie, c'est un peuple. C'est une culture, une identité. On est et on meurt paysan »
- 2:08Promesse
« l'urgence pour l'avenir, c'est de faire des modèles de petites fermes de polyculture-élevage »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Dans les dingueries, dites par la ministre de l'agriculture, je cite "l'extermination des petites fermes et des paysans". C'est quand même magnifique. Elle a donc dit au salon de l'agriculture "J'assume de dire que les fermes françaises, globalement, de taille intermédiaire, fondées sur un modèle familial, ne peuvent pas toujours tenir la cadence face à des exploitations roumaines, polonaises ou même allemandes bien plus vastes. Il faut se poser les questions de la taille critique". Alors, je rappelle que le premier facteur qui fait que les les fermes françaises ne sont pas compétitives, c'est le coût de main d'œuvre. Il faudrait peut-être regarder des chiffres, faire un petit peu d'économie, madame. C'est le coût de main d'œuvre. Donc, arrêtez de vous cacher derrière
l'utilisation des pesticides, la taille des fermes et de comparer les fermes françaises aux fermes allemandes ou roumaines ou polonaises parce que la question, c'est le coût de main d'œuvre. Mais tant que vous regarderez pas les problématiques dans le bon sens, on y arrivera jamais. Ensuite, je me permets quand même de rappeler que la paysannerie, c'est un peuple. C'est une culture, une identité. On est et on meurt paysan. Ce n'est pas un travail, c'est une identité, c'est une culture. Border en bourguignon, ça veut dire petite ferme. Tout dans la culture de nos familles est tourné vers la nature, nos animaux et l'agriculture, en fait. Donc, on ne peut pas dire au calme "On
va détruire la fin de la paysannerie qui reste" parce qu'en fait, ça revient à dire "On va détruire un peuple". En fait, ils sont en train de dire "On va finir la prolétarisation du monde paysan". Le monde paysan, c'était pas un monde prolétaire. Et là, ils sont en train de dire "On va finir la prolétarisation du monde paysan". Mais c'est typiquement ce qu'elle défend, c'est le modèle de la FNSEA qui veut sept employés par ferme. Mais ils veulent relancer des fermes où tout le monde est employé et où les terres appartiennent En fait, on va revenir au fermage, où les terres appartiennent à un richou qui possède la terre. Et puis tu auras des exploitants qui seront juste, en fait, des paysans sans terre, qui sont des exploitants, voire des exploiteurs de la nature, si
on veut rigoler. Donc voilà, je je rappelle que l'urgence pour l'avenir, c'est de faire des modèles de petites fermes de polyculture-élevage, donc de recréer, si vous voulez, les petites fermes où sont nés nos grands-parents, hein, contrairement à nos parents qui ont été obligés de partir dans un modèle productiviste destructeur de la nature, il va falloir reconstruire des modèles avec des êtres humains et des connaissances paysannes dans la tête de ces êtres humains. Un modèle intensif en êtres humains, en fait. Et c'est ça la survie de la nation, et pas de comparer les fermes françaises aux fermes polonaises.