Julianne Moore & Pedro Almodóvar, invités exceptionnels de C à vous - C à vous:l’intégral-17/12/2024
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
... ... - A.-E.Lemoine: "C à vous" jusqu'à 21h.
M.Bouhafsi est à côté de G.Krenzer, le chef de la maison Lenôtre. - M.Bouhafsi: Nous préparons des saint-jacques, avec du chou-fleur. - G.Krenzer: Du céleri, du chou-fleur, marinés avec beaucoup d'agrumes, d'orange et du citron.
On va enlever les feuilles. L'orange bio, on va la râper sur les saint-jacques. On a déjà mis du citron vert. - M.Bouhafsi: Je râpe sur le côté.
Je vais râper de longues minutes pour préparer ça pour C.Cottin et tous nos invités. - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup.
Ingrid est une romancière reconnue, angoissée par la mort. Son amie d'enfance, Martha, est habituée à la défier. 2 femmes que la vie va éloigner, mais dont les retrouvailles prennent des allures d'adieu.
Martha, atteinte d'un cancer en phase dans la chambre d'à côté, jusqu'au jour où elle décidera de partir. - A.-E.Lemoine: "La Chambre d'à côté", au cinéma le 8 janvier prochain.
Un plaidoyer en faveur du suicide assisté, signé P.Almodvar, ovationné à la Mostra de Venise, récompensé d'un Lion d'or des mains de la présidente du jury, I.Huppert.
Une oeuvre qui traite de ce sujet si important avec délicatesse, portée par 2 actrices oscarisées et magistrales. T.Swinton et J.Moore.
J.Moore est ce soir notre invitée aux côtés de P.Almodvar.
Bonsoir, J.Moore! On est très heureux de vous accueillir ce soir et d'évoquer avec vous ce film aussi pudique que profond.
Il repose quasiment sur les épaules de T.Swinton et J.Moore.
Vous saviez que vous demandiez un véritable tour de force à vos actrices? - P.Almodovar: Oui.
J'en étais tout à fait conscient. Dès le moment où j'ai commencé à écrire le scénario, j'étais conscient du fait que cette histoire ne pouvait exister qu'en reposant sur 2 grandes actrices. Au moment où j'écrivais le scénario, je pensais à Tilda, mais, dès que j'ai terminé l'écriture du scénario, j'ai pensé à J.Moore, qui était l'actrice parfaite pour jouer avec Tilda.
Elles m'ont surpris. Elles ont donné encore plus que ce que j'attendais. - A.-E.Lemoine: Du coup, vous avez envoyé un mail à J.Moore, et vous avez été stupéfaite de le recevoir.
Vous rêviez depuis si longtemps de travailler avec lui. - J.Moore: Oui, quelle surprise!
C'était incroyable. Je me suis réveillée un matin, j'ai regardé mes mails, et voilà, ce message de Pedro. Jamais je n'aurais pu imaginer que je recevrais un mail de lui, de toute ma vie.
J'étais fan, dès que j'ai vu ses premiers films et quand il a explosé sur la scène internationale avec "Matador". J'ai suivi sa carrière. Il flirtait avec l'idée de faire un film en anglais, mais finalement non.
Pour moi, c'était une grande surprise, un grand honneur de faire partie de son premier film en anglais. - A.-E.Lemoine: Vous incarnez une femme pétrifiée par l'idée de la mort, qui est du côté de la vie.
Elle prend sur elle par amitié pour accompagner son amie. Elle est dans une situation inconfortable qui la rend irritable, mais elle le surmonte. C'est toute la beauté de ce personnage. - J.Moore: Je pense, oui.
Pedro a souvent dit que dans ce film, il s'agit de l'empathie avant tout. Comment peut-on être là pour d'autres personnes? Comment s'entraider? "La Chambre d'à côté", il s'agit de cela.
Il y a de la souffrance, de la douleur, à droite et à gauche. C'est ce que dit Ingrid: "Qu'est-ce qu'on souffre!" La condition humaine, c'est être là pour les gens, être leur témoin, leur donner ce dont ils ont besoin. - A.-E.Lemoine: Accompagner une femme, un homme dans la mort, c'est savoir faire preuve d'une incroyable générosité.
C'est ce que vous vouliez montrer dans ce film? - P.Almodovar: Oui.
Le film parle de l'empathie et de la solidarité, et du fait que, parfois, la seule chose que l'on puisse faire pour les personnes que nous aimons ou qui en ont besoin, c'est d'être à côté d'elles, de les accompagner, parfois en silence. Accompagner quelqu'un, c'est une vertu qui, je crois, est encore plus importante que l'amour ou la fraternité. Il n'y a pas tous les problèmes qu'implique une relation amoureuse.
Et, surtout, dans le monde d'aujourd'hui, dans lequel nous vivons, qui est aussi dur, où il y a tellement de polarisations dans nos sociétés, en Espagne, ici, partout dans le monde, on entend tellement de discours de haine. Le film raconte justement l'inverse. On pourrait résoudre nos problèmes en étant juste à côté des personnes qui ont besoin de nous. - A.-E.Lemoine: Mourir dans la dignité vous apparaît comme un droit absolument fondamental.
Et c'est toujours un tabou. - P.Almodovar: Dans certains endroits, c'est encore tabou.
Mais, en Espagne, nous avons une loi qui autorise l'euthanasie. Le suicide assisté est légal en Espagne. Mais c'est un débat qui est ouvert dans le film.
Et il me semble que nos sociétés doivent continuer à l'avoir. Je suis persuadé que tout individu a le droit de vivre librement sa vie. Il a aussi le droit de décider de sa mort, lorsque la vie ne lui réserve plus que souffrance.
Les catholiques pensent que Dieu est le seul créateur de la vie et que c'est le seul qui puisse vous enlever la vie. Pour eux, l'euthanasie est un problème. Je crois que ceux qui ne sont pas d'accord avec cette loi doivent penser que la décision de ne pas appliquer le suicide assisté signifie qu'on condamne l'autre personne à une douleur interminable.
Franchement, c'est terrible. Nous avons le droit de nous en aller dans la dignité et sans douleur. - P.Lescure: Dans "La Chambre d'à côté", on n'est jamais dans la sensiblerie, dans le "mélo".
Votre choix de deux femmes qui ont les moyens dans la vie, qui ont réussi leur vie professionnelle, écrivaine et grand reporter, les fait évoluer dans des décors où votre goût pour la couleur s'exprime si joliment, malgré la tristesse et le drame. Votre choix fait que l'essentiel tient dans les propos toujours sobres, toujours essentiels entre celle qui veut partir et celle qui a accepté de l'accompagner. On progresse avec elles dans leur réflexion, leur approche qui devient universelle.
Je n'oublierai jamais les 2 visages démaquillés des deux femmes s'allongeant l'une derrière l'autre dans un grisé de lumière absolument pur et bouleversant. C'est vraiment essentiel qu'il n'y ait aucun pathos. - P.Almodovar: D'un côté, il fallait éviter la sensiblerie.
C'est un sujet sérieux. J'ai voulu garder la palette que j'utilise d'habitude. J'ai gardé du rouge, du vert, mais j'ai voulu que l'interprétation soit plus sobre, austère, pour ne pas tomber dans le mélo.
Quand on parle de la mort, c'est un grand défi. Je crois qu'on a réussi, grâce à ces 2 actrices que sont Tilda et Julianne, qui sont dans un pur état de grâce. - A.-E.Lemoine: Votre personnage est dans la vitalité.
C'est formidable. - J.Moore: Oui, je pense aussi que c'était une méditation tellement profonde sur l'amitié féminine.
L'importance des amis qui peuvent être là l'un pour l'autre. Quand des gens sont en crise, ce n'est pas forcément un moment sombre. En tant qu'ami, vous soutenez, vous aidez, vous écoutez, vous essayez de faire en sorte qu'il garde le moral.
C'est une période où les gens sont encore en vie. Ca parle peut-être de quelle sera la fin inévitable, mais, à chaque instant, elle est encore en vie et elle vit autant que possible. Ingrid est là pour faciliter la vie de Martha. - P.Cohen: Avec aussi ce qui apparaît dans le film, la violence de la réaction de la société américaine.
L'enquête de la police se déclenche après le geste fatal. Est-ce que la langue anglaise était une source d'inquiétude pour vous, Pedro? Vous aviez fait seulement 2 moyens métrages en anglais, jamais encore de longs métrages.
Est-ce que c'était quelque chose qui pouvait poser problème? - P.Almodovar: Au début, je pensais que ça pourrait me poser problème.
Mais, dès que j'ai commencé les répétitions avec les 2 actrices, j'ai vu qu'on s'entendait très bien. Elles me comprenaient, je les comprenais. Je me suis rendu compte que la langue n'allait pas poser de problème.
Le problème, c'était que le film soit réussi. Les tournages posent toujours des problèmes, que ce soit en espagnol ou en anglais. C'était ça, les problèmes à surmonter.
Mais la langue n'a absolument pas posé de problème. Notre relation a été totalement naturelle. Nous n'avons pas eu besoin d'interprète.
Il était là pour nous aider, mais nous n'en avons pas eu besoin. - P.Lescure: Est-il vrai que vous avez bataillé, parfois, discuté pour le mot juste avec Tilda en anglais?
Et avec Pedro? - J.Moore: Non, il n'y avait pas de bataille.
Ce qui est important à comprendre chez Pedro, c'est que son langage est autre. C'est plus élevé. Il y a une poésie dans son langage.
Ses rythmes sont précis, spécifiques, même parfois en anglais. Il se préoccupait plus de la mélodie de la réplique plutôt que de l'écoute. C'était ça, ce qui était intéressant.
Le plus important, c'est que je comprenne le point de vue du réalisateur. Il a un point de vue très fort, et Tilda et moi voulions vraiment le comprendre. Vous interprétez le réalisateur, le maestro.
C'est en effet un maestro. - P.Cohen: Est-il vrai que vous avez tenté d'apprendre l'espagnol?
Elle bafouille en espagnol. - J.Moore: J'essaie! - P.Almodovar: C'est vrai que j'ai prêté beaucoup d'attention à la façon dont Julianne réagissait à mon anglais.
Il a été une traduction de 2 auteurs. Mais Julianne aussi, j'aimais avoir son point de vue. C'est une femme qui vit à New York.
Elle disait: "Ce moment-là, on l'utiliserait dans telle circonstance." J'ai fait attention à ça, pour pouvoir changer tel ou tel mot. C'est elle qui maîtrise la langue, beaucoup plus que moi. - A.-E.Lemoine: Ce Lion d'or à Venise s'ajoute aux Goya, aux Oscars, aux Golden Globes, aux Prix de la mise en scène et du scénario à Cannes.
Mais ce que j'aime, c'est que vous dites que ce sont 3 César du meilleur film étranger qui restent vos récompenses préférées. C'est vrai, ça? - P.Almodovar: Oui, mais bon...
C'est une question un peu obligée en France, qu'on me pose à chaque fois. Je me sens très bien traité par le Festival de Cannes. Mes actrices ont reçu des prix, j'ai eu un prix en tant que réalisateur.
Quand on va dans un festival, il y a un jury. C'est lui qui distribue les prix. Et ça, ce sont les règles du jeu.
Il faut accepter la règle du jeu. J'ai été président de jury, et je sais comment ça fonctionne. Je sais que, pour les auteurs, parfois, le résultat n'est pas celui qu'ils souhaiteraient.
Mais moi, j'adore Cannes, je continuerai à aller à Cannes. J'ai déjà beaucoup de prix. En France, vous avez été très généreux avec moi. - A.-E.Lemoine: Julianne, vous faites partie d'un club très fermé, avec J.Binoche et S.Penn.
Vous n'êtes que 4 interprètes au monde à avoir réalisé le Grand Chelem: un Prix d'interprétation dans les 3 plus grands Festivals de cinéma, Berlin, Venise et Cannes. Vous avez également reçu un Oscar et un Golden Globe en 2015, pour votre rôle dans "Still Alice". - A.-E.Lemoine: Vous en plaisantez, mais la reconnaissance est importante.
D'autant plus que votre carrière a démarré vers vos 30 ans, avant de devenir une égérie mondiale. Vous dites avec beaucoup d'humour que vous avez tout fait à l'envers. - J.Moore: Honnêtement, je suis tellement reconnaissante pour ma carrière.
Tout a été une surprise. J'ai toujours aimé le processus de travailler. J'adore raconter des histoires, interpréter, faire semblant.
J'admire les réalisateurs, j'adore le cinéma. Le fait que j'ai eu la carrière que j'ai eue et que j'ai eu des récompenses, c'est intéressant ce qu'a dit Pedro. Quand on va à Cannes, ces récompenses, au niveau très personnel, c'est important, car c'est ce qu'on opère.
Les Oscars, ce sont les personnes avec qui on travaille. Ils reconnaissent votre travail. Ils veulent vous reconnaître.
Ce n'est pas désincarné, c'est quelque chose d'assez personnel. Ce sont nos pairs, des gens avec qui on travaille et qui apprécient notre travail. C'est très impactant. - A.-E.Lemoine: Vous vous souvenez d'avoir entendu: "Toi, tu n'y arriveras pas, à cause de tes magnifiques cheveux roux qui pourraient freiner ta carrière." - J.Moore: Pas cette phrase exactement, mais c'était un réalisateur qui a dit: "Notre industrie est très physique.
Quand vous postulez pour un film, vous vous incluez dans sa généralité." Mes cheveux étaient tellement roux qu'on devrait vraiment le vouloir pour me prendre pour un film, c'est ce qu'il m'avait dit. - M.Bouhafsi: Il faudrait une quinzaine de minutes pour citer R.Scott, D.Cronenberg...
Les Etats-Unis vous ont découverte dans un soap opera, et vous vous êtes amusée en 2015 dans le "Late Late Show". - M.Bouhafsi: Vous aviez 22 ans, et vous dites que ça vous a beaucoup appris sur la gestion de votre voix. - J.Moore: On apprend beaucoup.
On est très jeune, je venais de terminer la fac. Le lendemain, on recommence. On apprend le professionnalisme.
On se prépare, on se regarde, on voit les mauvais gestes, on grandit, on travaille avec d'autres professionnels qui vous apprennent des choses. "Ne regardez pas là, ici." On apprend aussi des choses techniques, alors qu'on est en train de devenir des interprètes.
Ce fut très utile. - P.Cohen: Pedro, vous avez divinement filmé les femmes.
Une des premières que vous avez magnifiées, que vous avez fait tourner dans ses films, s'appelait M.Paredes. On vient d'apprendre sa disparition. "Talons Aiguilles", "Parle avec elle"...
Avant de lui rendre hommage, un petit extrait de l'interview qui date de 1994, dans "Le Divan". H.Chapier lui rappelait que la mère de son personnage avait le même métier que sa propre mère dans "Talons Aiguilles". - P.Cohen: Elle faisait partie de votre famille de cinéma. - P.Almodovar: Aujourd'hui est une journée très triste du fait de la disparition de Marisa.
A vrai dire, je ne savais pas si j'allais être en mesure de faire cette émission avec vous, après avoir appris cette nouvelle. Mais la vie continue. Elle doit continuer.
Je dois vous dire que ce matin, on m'a réveillé en m'annonçant sa mort. Et, pour moi, c'est un peu comme un mauvais rêve. Je suis dans une sorte de cauchemar parce que j'ai ouvert les yeux, et la première chose qui m'a frappé, c'est cette absence de Marisa.
Pour établir le lien avec mon film "La Chambre d'à côté", il y a une partie de moi, vis-à-vis de la mort, que je vis maintenant, qui est de ne pas réaliser. Depuis que je suis ici, j'essaie de me faire à l'idée que Marisa est partie, qu'elle n'est plus là. Pour moi, elle est éternelle.
Elle est dans les films dans lesquels elle a joué, où elle était merveilleuse. C'est un énorme effort de prendre conscience de ce fait. Normalement, hier, elle m'a envoyé un message.
A partir d'aujourd'hui et de demain, je ne recevrai plus de message d'elle. Je reconnais que c'est un peu infantile de ne pas accepter la mort, alors que je viens d'en avoir un exemple. Et tous les jours, malheureusement, on a des exemples de personnes qui meurent autour de nous.
Je suis suis encore en train de me faire à l'idée que Marisa n'est plus parmi nous. - A.-E.Lemoine: Apprendre à cohabiter avec l'idée de la mort, de la fin, de la même façon qu'il n'est pas question de fermer les yeux sur les dangers du réchauffement climatique qui menacent la planète.
Cette inquiétude est portée dans "La Chambre d'à côté" par J.Turturro, qui interprète un amant que les 2 actrices ont partagé dans leur jeunesse. La menace de la mort de la planète est aussi la vôtre, à vous 2. - P.Almodovar: Ca me préoccupait au moment du tournage.
Malheureusement, ce danger dont parle J.Turturro, l'extrême droite américaine, avec le néolibéralisme féroce des Etats-Unis, c'était une potentialité, une possibilité à l'époque du tournage. Maintenant, avec la victoire de D.Trump, c'est une réalité.
Un grand point d'interrogation s'affiche devant nous. C'est une évidence, les scientifiques nous disent que l'humanité cessera d'exister dans des milliards d'années, certes, mais on le sait. Penser que les gens qui vont prendre des décisions dans le pays le plus puissant du monde sont des négationnistes, qui nient l'existence du changement climatique, franchement, ça me semble effrayant.
J'imagine qu'ici, vous savez ce qu'il s'est passé à Valence, en Espagne, il y a un mois. Des inondations catastrophiques. Des centaines de personnes sont mortes.
C'est une "goutte froide", on appelle cela comme ça. C'est quelque chose qui ne se produit que dans cette partie-là de la Méditerranée. C'est vraiment catastrophique.
Or, c'est causé par le changement climatique. C'est parce que cette partie-là de la Méditerranée, cette année, a pris 2 degrés. Cette partie de la Méditerranée est plus chaude, et c'est une réalité.
Le fait qu'il y a des gens qui nient cette réalité nous met tous en danger. - A.-E.Lemoine: J.Moore, je vous vois acquiescer.
Vous avez soutenu K.Harris pendant cette présidentielle qui a vu D.Trump être réélu.
Vous partagez le point de vue de P.Almodovar sur le négationnisme d'une certaine partie de l'Amérique et de son dirigeant à venir? - J.Moore: En effet.
Je pense que cet extrémisme est très dangereux pour nous tous. C'est le déni, comme l'a dit Pedro. Il y a le déni, en ce qui concerne la mort, on se dit que ça n'arrivera pas, mais on le voit.
Et on voit le réchauffement climatique. En ce qui me concerne, c'est le capitalisme sans fin, le refus de regarder en face ce qui arrive vraiment dans notre monde, de pouvoir continuer à gagner de l'argent, faire en sorte que les entreprises continuent à tourner...
Nous sommes nerveux par rapport à ce que ce qui va se passer à l'avenir. C'est quelque chose qui arrive partout sur la planète, partout dans le monde. On voit l'extrémisme dans beaucoup de pays.
C'est très dangereux, ces divisions. Il y a un refus de compromis et de résoudre les problèmes ensemble. - A.-E.Lemoine: Dans un instant, une actrice française dont le talent rayonne à l'international, et il est inutile de la présenter.
Elle a tourné sous la direction de R.Scott, de R.Zemeckis.
Elle a été la partenaire de M.Damon dans "Stillwater". Elle a aussi incarné un agent dans "Dix pour cent", la série la plus adaptée à l'étranger.
S.Weaver est tellement fan qu'elle joue son propre rôle dans la saison 4. - C.Cottin: Je vais vous organiser un rendez-vous avec un immense acteur.
Il était exceptionnel en prêtre pédophile. Camille va vous envoyer un DVD. - Ils sont arrivés. - Je vais me changer.
Elle a mis du doré. On ne va pas du tout ensemble. - A.-E.Lemoine: C.Cottin est notre invitée. - J.Moore: J'adore! - A.-E.Lemoine: Julianne vient de nous dire qu'elle vous adorait. - C.Cottin: Merci de m'inviter. - A.-E.Lemoine: Soyez la bienvenue, cher Camille.
On va parler de la pièce de théâtre "Le Rendez-vous". Vous rêvez de tourner avec P.Almodovar. - C.Cottin: Mais quelle actrice ne rêve pas de tourner avec lui? - A.-E.Lemoine: D'autant que vous parlez espagnol. - P.Almodovar: J'ai entendu dire qu'elle parle espagnol. - C.Cottin: Ma meilleure amie est de Valence. - P.Almodovar: Tu le parles très bien. - C.Cottin: J'ai vu le film.
Il est magnifique. - P.Almodovar: Je suis heureux que tu sois là pour nous rendre un peu plus joyeux, aujourd'hui. - C.Cottin: Aujourd'hui est une journée très triste.
Oui, de la joie, mais dans le film, tu parles de la mort avec le personnage de Julianne, qui est très joyeux. J.Turturro était désespéré, mais le personnage de Julianne dit que le peu de temps qu'il nous reste, il faut le vivre dans la joie. - A.-E.Lemoine: Critique de cinéma, en plus! - C.Cottin: J'ai accompagné mon père dans l'appartement jusqu'à la fin.
Qu'est-ce que c'est d'être dans une maison, de choisir l'endroit où on va emmener la personne pour qu'elle s'en aille? Qu'est-ce qu'on échange dans ces moments-là? Qu'est-ce qu'on fait de ce temps si précieux?
Ca m'a vraiment bouleversé. Le cancer est une réalité qu'on est beaucoup à partager, cette liberté, cette lutte. Il faut se battre quand on a le cancer.
Quand Tilda dit qu'elle se bat en choisissant de partir...
C'est un film très profond et très beau, très poétique. Bravo. Les actrices sont magnifiques. - A.-E.Lemoine: Julianne, vous connaissez et appréciez le travail de Camille? - J.Moore: Oui!
Je suis une grande fan. J'ai regardé tout "Dix pour cent". J'adore.
Elle a beaucoup de talent. Elle est tellement drôle, émouvante. Je crois que je vais reregarder la série. - P.Almodovar: Je crois qu'en Espagne, il va y avoir une version, n'est-ce pas? - C.Cottin: Oui, c'est possible.
Il y a eu beaucoup de remakes. - A.-E.Lemoine: E.Longoria l'a annoncé. - J.Moore: C'est toi, la première dans mon coeur. - P.Lescure: Julianne, vous faites partie de ces actrices américaines qui ont une sensibilité européenne depuis toujours.
Vous nous l'avez montré. Dans votre filmographie, il y a un réalisateur français: L.Malle.
Vous avez tourné dans "Vanya 42e Rue". Comment vous êtes-vous retrouvée sur un de ses films? - J.Moore: J'ai eu tellement de chance.
C'était incroyable. On avait travaillé sur cette production pendant 5 ans avec A.Grégory.
C'était au théâtre. Il avait toujours un plan. Que ce soit filmé.
Il voulait qu'une seule personne filme cette pièce. Il est venu à plusieurs reprises. Il était très ému.
Il nous a parlé par la suite. Il ne disait pas vouloir en faire un film. C'est Andre qui l'a eu à l'usure.
On a tourné sous 2 semaines. C'était tellement rapide. Il faisait très froid dans le théâtre.
Louis était remarquable. J'étais émue. Il était très émotif quand il regardait.
Ses choix étaient extraordinaires. Il a l'oeil d'un réalisateur. En passant d'une expérience du théâtre à l'expérience cinématographique, je n'avais jamais eu une expérience pareille.
Malheureusement, c'était son dernier film, qui était une surprise. On ne sait pas quand la fin va arriver. On ne sait pas qui sera autour de vous pour partager ce moment.
Vous avez la chance d'avoir du temps avec quelqu'un et d'être témoin de leur vie pendant un instant. - M.Bouhafsi: Vous avez eu des partenaires américains précieux, Camille, notamment M.Damon.
Voilà comment il parle de vous. - M.Damon: On aime travailler avec des gens qu'on respecte et qu'on admire.
Quand on trouve des gens avec lesquels il y a une bonne relation de travail, on essaie de travailler avec eux un maximum. J'aimerais maintenir cette relation avec Camille. Ca s'est très bien passé.
Une véritable chimie s'est réalisée ensemble. C'était formidable. On espère reproduire l'expérience. - A.-E.Lemoine: On vous verra à nouveau ensemble au cinéma, Camille... - M.Damon: "Stillwater 2". - A.-E.Lemoine: Malgré la lourdeur de cette dame blonde... - C.Cottin: On ne s'est pas revus. - M.Bouhafsi: Le message va circuler jusqu'aux Etats-Unis.
Vous êtes les actrices françaises préférées aux Etats-Unis. Ca vous donne envie de jouer là-bas? - C.Cottin: C'était une expérience magnifique.
Si elle se représente, je le ferai avec grand plaisir. J'ai rencontré des gens merveilleux. Les quelques personnes que j'ai pu rencontrer étaient des gens passionnants.
Evidemment, j'ai envie de recommencer. - A.-E.Lemoine: On est chauvins, que voulez-vous?
On est tellement fiers des acteurs et des actrices français qui brillent à l'international et qui séduisent Pedro, qui obtiennent des Oscars. Ce qui est formidable, c'est que l'année où vous étiez en lice pour l'Oscar en 2015, M.Cotillard était en lice également.
Vous auriez déclaré, peut-être que je dis une bêtise, qu'elle le méritait "plus que vous". - J.Moore: Oui, je le pensais.
Je pensais que son interprétation était spectaculaire. Elle est incroyable en tant qu'actrice. Oui, je pense que le travail les uns avec les autres.
Pour moi, ce n'est pas comme ça. Il y a une sorte de fraternité, de communauté. On se soutient. - A.-E.Lemoine: C'était une très belle communauté totalement inédite, ce soir, autour de la table de "C à vous".
Jamais on n'avait fait une interview trilingue. Il y avait de l'anglais, de l'espagnol et du français. C'est totalement inédit.
Merci à votre traductrice, cher Pedro. "La Chambre d'à côté", c'est le 8 janvier prochain avec T.Swinton et J.Moore, signé P.Almodovar. 1er long métrage en langue anglaise.
En attendant un film à Paris. - P.Almodovar: Je pense faire un film en français. - A.-E.Lemoine: Ah voilà!
A très bientôt. Merci, chère Julianne. - J.Moore: Merci à vous. - A.-E.Lemoine: Un souvenir pas si lointain, Camille.
Vos premiers pas en tant que maîtresse de cérémonie. Le 77e festival de Cannes en mai dernier. Vous nous aviez émus et samusé en évoquant le vortex cannois. - C.Cottin: Dans ce monde, le jour et la nuit se confondent.
On part en projection très tôt le matin, sans avoir dormi, et on donne ses rendez-vous professionnels en pleine nuit sur une plage qui porte le nom d'une marque. C'est normal. Je précise que les rendez-vous professionnels nocturnes dans les chambres d'hôtels des messieurs tout-puissants ne font plus partie des us et coutumes du vortex cannois, suite à l'adoption de la loi MeToo.
On s'en félicite. Ici, on ne sait plus du tout évaluer les distances, surtout quand on les parcourt en talons aiguilles. On ne dit pas "un trajet", mais "un Majestic-Martinez".
On prend des belles lignes pour faire 20 m. - A.-E.Lemoine: On vous a trouvée formidable.
On est ravis d'accueillir J.Capdevielle. Vous mettez en scène Camille pour son grand retour au théâtre.
Vous êtes fidèles chacun à notre rendez-vous de fêtes pour faire des tables sublimes. - G.Krenzer: Des légumes d'été et d'hiver tout en fraîcheur.
Juste pour commencer après une belle bûche au chocolat. En général, c'est pour 2 personnes. C'est l'histoire d'un rendez-vous chez un gynécologue, celui pris par une jeune fille allemande qui se sent prisonnière de son corps et qui va entamer une transition de genre.
C'est un rendez-vous que le téléspectateur va vivre à travers le monologue intérieur. La patiente se parle à elle-même. On est dans sa tête pendant toute cette pièce. - C.Cottin: C'est un roman écrit à la première personne.
On imagine que son interlocuteur a sa tête entre ses jambes et qu'elle ne bougera pas. Par contre, son esprit ne va cesser de vagabonder, c'est un voyage dans le temps. Elle va convoquer toutes les personnes rencontrées qui font qu'aujourd'hui, elle a pu faire ce trajet et être au plus près de ce qu'elle veut être, de ce qu'elle décide qu'elle sera. - A.-E.Lemoine: C'est fort, puissant, tragique et drôle.
Cette jeune fille évoque son héritage familial, sa culpabilité d'être née sur les ruines d'un passé nazi. Dès qu'elle arrive dans le cabinet de son gynécologue, elle lui dit: "J'ai rêvé que j'étais Hitler." Ca commence comme ça.
C'est un coup de poing direct. - J.Capdevielle: Oui.
C'est une écriture comme ça. Elle a voulu varier son style. A l'introduction, on a quelque chose d'assez radical, des punchlines, quelque chose de provocateur.
En choisissant Camille, je savais aussi que ce texte, elle pouvait l'amener ailleurs et le ramener aussi à elle, en tant que comédienne avec sa sensibilité, son humour. - A.-E.Lemoine: Il y a beaucoup d'humour. - J.Capdevielle: Toujours.
C'est ça qui est pas mal dans cette écriture ou et dans l'adaptation qu'on en a fait tous les 2. C'était avant de commencer à répéter. C'est un long processus d'adapter un roman de 200 pages.
C'est vrai qu'il est assez contrasté dans son style. Il y a du romanesque et de la poésie, ainsi qu'une écriture plus radicale, plus ironique. Il y a de l'humour noir. - A.-E.Lemoine: Et c'est très féministe.
Ce franc-parler qu'elle acquiert dans ce monologue, pas du tout politiquement correct, un parler cru, c'est la preuve d'une liberté enfin conquise, y compris la liberté et du contrôle de son propre corps. - C.Cottin: Oui.
Elle veut aller encore plus loin. Elle envisage une transition. Ce n'est pas encore le cas dans le spectacle, mais il y a tout un passage où elle parle déjà étant enfant de sa mère, qui elle-même a complètement subi les diktats de son genre sans avoir aucune distance.
Ce qu'elle imposait à sa fille comme résultante d'un manque de confiance en soi qui est le lot de la plupart des femmes à cause de la terreur que leur inspire leur propre corps. Cette terreur est le résultat d'une société qui conditionne les femmes et qui crée ce rapport au corps. Elle met toujours en perspective ce qui peut nous animer de plus vil, de plus faible, de plus tordu avec le prisme d'un moule fabriqué par une société, par l'histoire, par un pays, par une religion...
C'est pour ça que c'est un texte dense et riche. - A.-E.Lemoine: Et passionnant. - P.Cohen: Ce retour au théâtre est un retour aux sources.
Avant d'être happée par la télévision et le cinéma, vous avez eu une longue carrière de comédienne de théâtre. C'est là que vous avez commencé. Il y a eu des cours Périmony, une troupe de théâtre, des pièces de boulevard, du classique pendant une quinzaine d'années.
Qu'est-ce qui vous reste de toutes ces années? - C.Cottin: Quand j'ai commencé à être identifiée avec "Connasse", on me parlait des années de galère, mais ce n'étaient pas des années de galère.
C'était tellement riche et joyeux, et très collectif. C'est une expérience collective, magnifique, le théâtre. Créer ensemble, se retrouver le soir, être sur scène ensemble...
Ce qui est assez fort, c'est que ce texte m'est tombé dessus. Il s'imposait par un seul-en-scène. Mais Jonathan a un univers tellement riche que la création, la scénographie, l'univers sonore et des lumières font que les gens qui l'ont vu m'ont dit qu'ils avaient l'impression que j'étais plusieurs sur scène.
Ma crainte de perdre cette joie collective, Jonathan a réussi à faire perdurer la magie du collectif théâtral. - P.Cohen: Vous avez été formée et forgée par le théâtre et par la troupe. - J.Capdevielle: Pour moi, elle est aussi comédienne de théâtre que de cinéma.
Le plateau est aussi fait pour elle. - P.Lescure: Vous avez fait de la scène avant de faire de la mise en scène.
Vous avez même été ventriloque. Vous pouvez nous faire une démonstration. - A.-E.Lemoine: C'est Noël! - J.Capdevielle: Mais je ne suis pas le père Noël.
C'est très dur. La ventriloquie, ça fait un certain temps que je n'en ai pas fait. - A.-E.Lemoine: Alors là, bravo! - P.Lescure: C'est assez impressionnant, quand on n'en a pas fait depuis longtemps.
Bravo. - A.-E.Lemoine: Je pensais pas que vous étiez imitateur aussi. - J.Capdevielle: On va dans des sphères lointaines. - C.Cottin: Tu imites très bien. - P.Lescure: Il paraît que vous avez imité J.-J.Goldman.
Et A.Lennox? - J.Capdevielle: J'avais 16 ans.
J'étais ado et j'avais la voix pour. Je ne sais plus faire C.Dion non plus. - A.-E.Lemoine: Pour revenir sur la mise en scène que vous avez travaillée avec Camille sur ce rendez-vous, comme c'est une pièce qui parle du corps, vous avez travaillé toute la dimension physique de ce rôle? - J.Capdevielle: Oui.
C'est important que la métamorphose du corps soit assez importante dans le spectacle. Le personnage navigue entre l'enfance, ce côté un peu garçon qu'elle a à un moment donné, mais elle s'empare aussi du corps de sa mère pour la représenter. C'est comme du cabaret.
Ce grand dispositif qu'on a au plateau, cette lumière, ce groupe d'éléments permettent de lier tous les éléments à cette discipline qu'est le cabaret et la transformation. - A.-E.Lemoine: "Le Rendez-vous" est à partir du 7 janvier 2005.
Un petit bonus. - M.Bouhafsi: Vous adorez les ailes de poulet, c'est vrai?
Vous nous avez fait rire. Vous mangez du poulet avec des sauces de plus en plus pimentées. - C.Cottin: J'ai été horriblement malade après.
J'ai commencé à avoir des bouffées de chaleur. Je ne me sentais pas bien. Au bout de 5 minutes de lecture, je suis allée m'étaler contre le carrelage parce que j'avais besoin de froid, en me déshabillant intégralement et en poussant des râles et des hurlements.
Je ne l'ai même pas avalé que déjà, le truc m'arrache la gueule. - K.Khojandi: C'est quelque chose qui t'a beaucoup aidé, la psy? - C.Cottin: Je m'en fous! - M.Bouhafsi: J'ai essayé.
Je me suis allongée pendant une heure, juste après. - C.Cottin: C'est atroce, les douleurs.
Quand on n'est pas habitué, c'est violent. - A.-E.Lemoine: Alors que là, il y a un peu de douceur dans votre assiette, avec des Saint-Jacques et une bûche pour conclure cette émission avec les actualités de B.Chameroy. - B.Chameroy: A la une de ce mardi, le superhéros de cette fin d'année: le Premier ministre.
F.Bayrou! - C'est comme au rugby.
Si vous avez un joueur qui est sélectionné en équipe de France, s'il quittait son club? C'est une métaphore sportive. - B.Chameroy: Premiers pas compliqués pour le nouveau Premier ministre.
Ses détracteurs n'y vont pas de main morte. - Il n'a pas d'autorité. On voit tout de suite si quelqu'un a de l'autorité ou pas.
C'est naturel. - Pourquoi vous dîtes que F.Bayrou n'a pas d'autorité? - Je n'ai pas dit qu'il n'en avait pas. - F.Bayrou n'a aucune autorité. - B.Chameroy: Un tacle totalement gratuit.
Il suffit de voir le début du conseil municipal de Pau. F.Bayrou a fait preuve d'une grande autorité naturelle pour faire sortir les journalistes. - Quand les photographes pourront laisser la place...
Merci...
Merci... - B.Chameroy: Ca fait plaisir.
Le conseil municipal a débuté dans une ambiance légère, voire confraternelle. Très bel accueil pour monsieur "Premier le maire". - Je vous adresse des félicitations républicaines. - B.Chameroy: Inutile de vous préciser que ça n'a pas duré longtemps. - Ne voyez-vous pas le caractère ridicule et désolant de cette situation de vous trouver ici, alors que vous avez accepté, je dirais même exigé, si j'ai bien compris, le vaudeville qui a conduit à votre nomination? - Qu'est-ce que vous faites là? - Vous vous revendiquez d'une tradition politique du XXe siècle. - Je vous demande de démissionner de l'un de vos mandats. - Ce que vous me reprochez ce soir, c'est d'être là? - Vous n'êtes jamais là, monsieur le maire. - B.Chameroy: Nous avons en exclusivité la liste du gouvernement Bayrou.
P.Wolf... - B.Chameroy: Les mauvaises langues disent qu'il aurait dû annuler le conseil municipal et aller à Mayotte.
Ca ne va pas? Vous n'avez pas conscience de l'urgence et la gravité des dossiers du moment à Pau! - Règlement intérieur de la piscine.
On suppose qu'il est bon. Gestion des exploitations du complexe de pelote. Taxe sur les déjections canines.
Vous souhaitez qu'on identifie les chiens? J'ai oublié de vous dire que vous aviez chacun sur la table ce magnifique livre de photos sur la ville de Pau. - B.Chameroy: Ca aurait été dommage de louper ça.
Ce n'était pas le bon soir pour être invité au studio. Ce n'est pas E.Zemmour qui dira le contraire. - E.Zemmour: Je ne peux juger des conséquences de son choix. - Priorité au direct.
On va écouter F.Bayrou qui s'arrête avant de participer au conseil municipal. - Je vais y participer à distance. - Une brève prise de parole. - B.Chameroy: Soirée compliquée pour en placer une. - E.Zemmour: C'est tout ce que je dis. - On va voir B.Retailleau. - E.zemmour: M.Le Pen... - Le Premier ministre. - E.Zemmour: C'est dur de suivre une conversation avec vous. - B.Chameroy: Ca valait le coup.
Il était question de B.Retailleau chez C.de Courson. - S.Mabrouk reçoit C.
De Courson. - B.Chameroy: Ca a fusé. - Voilà. - Merci. - B.Chameroy: Télévision avec le lancement ce week-end d'une nouvelle sitcom: "Le Meeting à Jordan". - J.Bardella: Il fait super chaud, ici.
J'ai la crève, je vous préviens. Rires. Sinon, je m'en vais. - NON! - J.Bardella: Nous sommes rassemblés ici, mes amis...
Sonnerie de téléphone. C'est peut-être le Premier ministre qui nous appelle. Matignon a retrouvé notre numéro de téléphone. - B.Chameroy: Comment ça va, mon Fifi?
P.de Villiers chantonne. - Je n'ai pas les paroles. - A la santé du roi de france et de la reine d'Angleterre qui nous a déclaré la guerre. - P.de Villiers, merci beaucoup. - B.Chameroy: C'est le petit bonbon du début de semaine.
Une émission réalisée à 3 grammes. P.de Villiers bafouille.
P.de Villiers qui, comme tout le monde, a besoin de vacances. Il a lancé la pire partie de Time's Up. - Il n'a pas parlé avec Macron...
C'est un globe-trotter...
En Suisse, oui. - B.Chameroy: Gruyère?
On annule la partie. Plus F.Bayrou nommera tôt son gouvernement, moins ça coûtera cher à l'Etat, selon BFM. - Selon les informations du service politique... - B.Chameroy: Gros scoop sur CNews concernant la messe de minuit. - Est-ce que la messe de minuit existe toujours?
Elle est à quelle heure? - A minuit. - B.Chameroy: Bientôt les fêtes, pensez aux huîtres. - Vous voulez entrer dans le gouvernement de votre ami? - On est dans une période où les députés... - B.Chameroy: Direction le Conseil régional des Hauts-de-France avec le concours de vitesse de lecture. - X.Bertrand: La majorité... - B.Chameroy: On a présenté les nouvelles cartes Pokemon de la région Hauts-de-France.
C'est autre chose, c'est sympa. - Le canard pilet, la grive, le canard souchet, la sarcelle d'hiver et le canard siffleur. - B.Chameroy: La féerie flottait dans l'hémicycle avant le passage du père Noël. - X.bertrand: L'esprit de Noël était dans l'hémicycle. - Si nous ne servons à rien, eux servent encore moins à rien. encore moins à rien.
F.Soubois nous a donné une performance qui lui vaudra un Oscar. - Oui, monsieur?
Applaudissements. - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup, Camille et Jonathan.
Ils se jettent sur la bûche! Du 7 au 25 janvier, "Le Rendez-vous". Ensuite, vous partez en tournée.
Merci d'avoir accepté notre invitation. Tournez-vous vers midi pour saluer les téléspectateurs. On se retrouve demain à 19h.
Éric Zemmour