La ministre de la Culture Rachida Dati quittera le gouvernement avant les municipales
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France Inter Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans Questions politiques. Le feuilleton va-t-il enfin se terminer ? Pour faire passer le budget, vendredi Sébastien Lecornu a donc annoncé beaucoup de mesures, une sérieuse dose de sucré supposée satisfaire à la fois le goût de la droite, du centre et de la gauche. La question que tout le monde a en tête maintenant c'est le salé, qui va payer ? Et puis ces concessions sont-elles vraiment les dernières et sont-elles de nature à éviter à ce gouvernement la censure ? Sautera, sautera pas, ça n'est pas la seule bataille qui mobilise notre invité. La campagne pour la mairie de Paris commence à accélérer.
2026 sera-t-elle l'année de l'alternance dans la capitale après 25 ans de gauche ? Beaucoup de questions donc pour la ministre de la Culture et candidate à la mairie de Paris ce midi. Rachida Dati est avec nous en direct sur France Inter, France Info le canal 16 de la télé, c'est une émission en partenariat avec le journal Le Monde et nous sommes ensemble jusqu'à 13h. France Inter, questions politiques, Alexandra Ben Saïd. Bonjour et bienvenue Rachida Dati. Bonjour Alexandra Ben Saïd. Merci d'avoir accepté notre invitation à mes côtés pour vous interviewer. Je salue Brigitte Boucher de France Télévisions, bonjour Brigitte.
Bonjour Alexandra. Avec vous tout à l'heure on fera le portrait de Rachida Dati. Et oui, femme de caractère, à la personnalité affirmée, elle sait sortir les griffes et même se défendre et même attaquer. La politique est-elle un sport de combat où tous les coups sont permis ? Nous lui posons la question.
Et vous aurez le droit de répondre bien sûr. Rachida Dati, Françoise Fressos du journal Le Monde est avec nous en plateau. Hello Françoise.
Bonjour à toutes et tous et j'en profite pour vous souhaiter la bonne année. Alors la question de 2027, ce sera pour moi, l'alliance entre la droite et l'extrême droite est-elle devenue inéluctable ? Nicolas Sarkozy, que vous continuez à soutenir, vous êtes une de ses fidèles, a amorcé un rapprochement avec Jordan Bardella. Alors êtes-vous sur la même ligne ? Faut-il vraiment cette alliance-là pour essayer de remporter l'élection de 2027 ?
France 2027, c'est une séquence vers 12h50. On se projettera sur cette question, l'union des droites, au moment de la présidentielle. Mais d'abord, Rachida Dati, 5 minutes d'actualité entre 4 yeux pour le budget. Après 3 mois de discussion, on est donc peut-être, d'une façon ou d'une autre, au bout du chemin. Vendredi, Sébastien Lecornu a mis sur la table de nouvelles concessions. En votre fort intérieur, est-ce que vous croyez que ce gouvernement va éviter la censure ?
J'ai bien aimé votre métaphore sucré-salé.
On va en parler du salé, si vous voulez bien.
Oui, c'est vrai que la France a besoin d'un budget. C'est une réalité, c'est une réalité économique, sociale, c'est une réalité politique dont on a besoin. Et donc, à un moment donné, il y a un terme qui va s'imposer à tous. Alors c'est vrai que le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a recherché par tous les moyens un compromis avec l'ensemble des forces politiques présentes à l'Assemblée nationale. Et donc, cette réalité politique, elle correspond à la réalité qui est à l'Assemblée nationale, qui est très fracturée, très divisée. Il n'y a pas de majorité.
Et donc, aujourd'hui, il faut bien soit trouver un compromis, soit effectivement, s'il y a une mesure ou de 49.3 ou d'ordonnance, de trouver aussi un compromis d'arrêter ces stop-and-go.
Mais vous croyez que là, ce qui est sur la table, c'est possible d'éviter la censure ?
Vous croyez que là, on touche au bout ? Moi, je pense en responsabilité que c'est possible. Et ce n'est pas la censure. Le sujet, l'enjeu, ce n'est pas que le gouvernement tombe. C'est de donner de la stabilité, de la visibilité pour ce pays. D'ailleurs, les chefs d'entreprise, mais même les Français, franchement, ils déplorent aussi le spectacle que nous donnons tous.
Quand vous entendez Olivier Faure, et il était hier soir l'invité de TF1, le premier secrétaire du PS, qui dit qu'il met encore deux conditions à cette non-censure, puisqu'il y a beaucoup de choses entre les mains des socialistes. Il dit que la première condition, ce n'est pas de flou sur la copie budgétaire. Et la seconde, le financement de toutes ces victoires obtenues ne doit pas se faire sur le dos des Français. Quand vous entendez ça, est-ce que vous vous dites encore de la surenchère ?
D'abord, vous avez raison, la surenchère, ce n'est pas de la responsabilité.
C'est plutôt une question que je vous adresse. Est-ce que vous, vous le ressentez comme de la surenchère ?
Non, mais les Français ont ce sentiment. D'ailleurs, on le voit dans les études d'opinion. Ils ont ce sentiment que, finalement, même quand on gagne un mètre, il faut en rajouter un, donc on a l'impression que c'est interminable. Le compromis, il concerne toutes les forces politiques. Ce n'est pas qu'Olivier Faure. Ma famille politique a fait aussi des concessions. Ils ont abouti à un compromis. D'abord, la première, qu'il n'y ait pas d'augmentation de la fiscalité, notamment sur les ménages et les classes moyennes et les classes populaires. Ça, c'est important aussi de pouvoir le rappeler, qu'il y ait une relance de la politique du logement.
Mon collègue Vincent-Jean Brun est en attente forte pour pouvoir relancer cette politique du logement, qui est une attente très forte aussi de nos compatriotes.
Donc, vous dites que la droite, en tout cas, la droite ne doit pas censurer.
Non, mais la droite, elle est responsable. Laurent Wauquiez, Michel Tabarro, l'ensemble des parlementaires sont en responsabilité quand ils discutent avec Sébastien Lecornu. Donc, à un moment donné, il faut que ça s'arrête parce que la France a besoin aussi d'avancer. Mais il faut aussi qu'on donne une visibilité, une vision aussi pour les Français et tous les acteurs économiques.
Alors, vous parliez des entreprises, justement, des acteurs économiques. Tout le monde se demande qui va payer. Parce que là, il n'y a eu donc aucune augmentation d'impôts sur les ménages, 2 milliards pour la prime d'activité, la généralisation ne dure pas 1 euro pour la jeunesse. Pas de rabot sur les allègements de charges. Mais ça, ça fait plusieurs milliards d'euros supplémentaires, Rachida Dati. Or, le chef du gouvernement, dans l'équation, il dit « Non, mais le déficit restera toujours à 5 %, qui va payer ? »
Parce qu'on a d'abord un pays qui est endetté, il n'est plus autonome, il n'a plus de souveraineté. C'est-à-dire qu'il dépend des autres. Et donc, nous, la force de notre pays, c'est d'être indépendant. Et donc, de réduire, plus vous réduisez les déficits, plus vous êtes indépendant et vous êtes en souveraineté. Mais ça, personne ne vous contredira. Oui, bien sûr.
Mais la question, c'est vraiment, est-ce que les entreprises ont payé ?
Oui, mais c'est tout le sujet de la discussion finale, vous le savez bien. Et donc, alors moi, à ma petite échelle, par exemple, pour le ministère de la Culture, en responsabilité, j'ai concédé à une baisse pour contribuer à la réduction du déficit. Mais moi, j'ai des priorités. 200 millions, c'est ça ? Pour l'instant, oui. Vous savez, la copie initiale 2025, on était parti de 500 millions. Et je n'ai pas eu de baisse de mon budget du ministère de la Culture. On a baissé sur les réserves de précautions qui n'ont pas touché au cœur de ce ministère de la Culture. Dont le budget, quand même, je le rappelle, a augmenté de 30% depuis 2017. Moi, j'ai des priorités.
L'éducation artistique et culturelle. Et là, il va baisser ? Dans la culture, non. Sur la création, telle que la copie peut atterrir, il y a plus d'un milliard cent sur la création artistique. Sur le fonds de sûreté, très nécessaire pour sécuriser le patrimoine et en particulier les musées. Ça sera sauvegardé. Et je le dis, j'ai reçu, j'ai sauvé d'ailleurs deux exceptions culturelles françaises qui sont copiées dans le monde entier. Le financement du cinéma, important. Je suis aux côtés de tous les acteurs du cinéma. Mais là, vous allez devoir faire des efforts supplémentaires. Et les acteurs de la musique. Vous n'êtes pas le ministère préservé.
Non, CNC, CNM, sauver, sauvegarder, pérenniser. Et j'ai reçu l'ensemble des responsables et des présidents de l'audiovisuel, plus globalement, pas que public, qui connaissent les difficultés. Je me suis engagée à trouver des solutions. Ça, c'est une réalité. Donc, il y a des priorités sur lesquelles, évidemment, on trouve des compromis. Et c'est le cas. Et il faut continuer. Et donc, pour le reste, pour les autres secteurs ministériels, je voudrais en faire de même.
Je vous entends, pas de baisse de budget pour l'audiovisuel public ?
C'est ça que j'ai compris ? Non, mais sur l'audiovisuel public, on va... Si vous souhaitez qu'on en parle maintenant, on peut en parler. Non, on en parlera plus tard. Mais c'était juste une question sur le budget. Effectivement, l'audiovisuel public est en difficulté. C'est vrai, c'est une difficulté. Je rappelle quand même, juste pour mémoire, lorsque je porte la réforme de l'audiovisuel public, qui est demandée, ça fait des années et des années... Non, non, par l'ensemble des rapports parlementaires, y compris par un dernier rapport de la Cour des comptes. Il faut que l'audiovisuel public rassemble ses forces, se réorganise. J'ai sauvé... C'est pas anodin. Non, mais sur le budget 26.
Attendez, vous savez qu'au 1er janvier 25, il ne devait plus y avoir de budget sanctuarisé pour l'audiovisuel public. Je l'ai sanctuarisé. J'ai sanctuarisé ce budget pour l'audiovisuel public, notamment grâce au sénateur Vial et Lafon, qui ont permis que je puisse, évidemment, sanctuariser le mode de financement. Maintenant, il faut le financement.
Une question sur le CNC, parce que vous dites, je protège le CNC. Jeudi, à l'Assemblée nationale, il s'est passé quelque chose. Je voudrais bien votre regard là-dessus. Des députés, Ensemble pour la République et Rassemblement national, ont voté une baisse de la taxe sur les services à la télévision. Et ça, ça va amputer d'une trentaine de millions le budget du Centre national du cinéma. Ça fait autant de moins pour la création de visuels. Vous allez pouvoir répondre. Du coup, les réalisateurs, les producteurs, les cinéastes sont en train de sonner l'alarme. Est-ce que vous allez laisser faire ça ?
Je les ai reçus. Et là, c'est les solutions, parce que l'audiovisuel est aussi en difficulté. Donc, il faut trouver des solutions. Et je pense que j'ai trouvé un compromis. Donc, voilà.
Un compromis pour que ça baisse ou pour que ça ne baisse pas ?
Non, pour que chacun puisse évidemment être préservé. Donc, j'ai trouvé une solution et je me suis engagée auprès de chacun.
Donc, cet amendement n'est pas dans la copie finale ?
Pardonnez-moi, c'est très précis. Vous savez très bien que ça peut se réajuster ou se redéployer. Tout n'est pas figé. Et donc, nous sommes encore en discussion.
Allez, une dernière question et puis on va ouvrir la discussion. Vous allez me dire qu'il n'y a pas de bonne solution. 49.3 ordonnances. Si Sébastien Lecornu vous appelle, il l'a peut-être fait, et qu'il vous dit, qu'en pensez-vous ? Vous dites quoi ? Vous avez une préférence ?
Je veux dire, chacun a sa place. Il y a une responsabilité de l'Assemblée nationale, du Parlement et du gouvernement. Ça, c'est le Premier ministre qui prendra la décision.
Vous ne voulez pas donner une option ? Ce n'est vraiment pas la même chose. Les ordonnances, on passe par-dessus le Parlement.
Le 49.3, on avait dit qu'on ne s'en servirait pas. Voilà. Et puis, personne n'en voulait. Maintenant, la gauche appelle au 49.3. Personne n'en voulait. Au sein du Parti Socialiste, vous savez très bien qu'ils sont divisés. Vous avez reçu François Hollande qui souhaite le 49.3. Olivier Faure n'y est pas forcément favorable. C'est-à-dire que dans chaque groupe politique, à l'exception d'une autre... Vous me parlez des autres, vous ne me parlez pas de vous. Mais non, mais attendez. On a mis une copie. Il faut trouver maintenant l'outil institutionnel ou constitutionnel pour pouvoir faire passer ce budget. La France a besoin d'un budget. On ouvre la discussion. Une question de Brigitte Boucher.
Rachida Dati, est-ce que vous n'avez pas l'impression que c'est un budget socialiste, que 69 députés font la loi dans ce pays ?
Non, c'est une Assemblée nationale divisée. Mais vous ne voyez peut-être que les socialistes.
Les annonces étaient très sociales, celles de Sébastien Lecornu. Et ça devrait être financé sur le dos des entreprises
avec une surtaque sur les sociétés. Non, sur l'absence d'augmentation des impôts, c'est plutôt nous qui avons œuvré pour cela. Sur la relance du logement, c'est plutôt nous. Et donc, chacun a contribué à trouver un compromis en responsabilité, je le dis encore. C'est vrai que, c'est ce que vous disiez, il ne faut pas non plus qu'un peu trop de sucré, un peu trop de salé, le sucré salé devienne une potion amère pour les Français. Voilà, c'est là qu'il faut effectivement veiller à cela.
On ne dit pas de hausse d'impôt, mais il y en aura quand même. Est-ce que vous, à titre personnel, vous préférez une hausse sur les grandes entreprises ou alors sur les grands patrimoines des particuliers, notamment parce qu'il faut réduire un peu la lutte contre la fraude fiscale ?
Alors, d'abord, ce n'est pas forcément lié. Vous pouvez accepter aussi qu'il y ait une hausse sur les grands patrimoines. Je crois que les plus hauts revenus, et ce qu'on appelle, je ne sais pas ce que ça veut dire, ultra-riches, mais les très riches, ou les gens qui, effectivement, ont beaucoup de moyens, ont contribué. Je voyais, par exemple, des chefs d'entreprise où, à titre individuel, les grandes entreprises ont contribué à hauteur de 500, 600 millions pour certaines l'année dernière. On avait dit, effectivement, que ça pouvait être une contribution exceptionnelle, voire transitoire. Tout le monde a concédé, a consenti à cet impôt. Et vous pensez que c'est...
Moi, je pense que quand le pays est en grave difficulté, il faut que tout le monde y prenne sa part. Et donc, ils ont consenti. Mais il ne faut pas que ça pèse toujours sur les mêmes parce que vous pouvez aussi tuer l'économie. C'est-à-dire que, je ne veux pas reprendre trop d'impôts, tue l'impôt, mais trop d'impôts tue aussi une économie, tue aussi une croissance. Et nous sommes déjà très fragiles de ce point de vue-là. Donc, il ne faut pas non plus tuer ce qui génère la richesse dans notre pays.
Et tout le débat, c'est sur la surtaxe, sur les grandes entreprises. 6 milliards, 8 milliards ? Est-ce que là, vous avez... C'est le débat ? C'est le fond du sujet ?
Le fond du sujet, c'est comment chacun peut contribuer dans une certaine justice. Parce que quand on parle de justice sociale, de justice fiscale, on pense toujours à qu'une seule catégorie. La justice fiscale, elle est aussi pour nos entreprises qui créent de la richesse, qui permettent aussi à ce que nous soyons les premiers au monde dans certains domaines. La technologie, la culture, nous sommes les premiers au monde. Et donc, ça, ce sont des entreprises qui permettent cela. Donc, attention de ne pas les charger et qu'à la fin, on soit... On tue aussi notre économie, notre croissance. Et qu'on tue aussi... Vous avez vu, le chômage repart aussi un peu.
Donc, à force de charger la barque, on peut repartir sur un chômage de masse qu'on avait oublié depuis un certain nombre d'années.
Rachida Detti, votre grand combat actuellement, c'est quand même essayer de conquérir la mairie de Paris. Donc, la question, c'est est-ce que vous allez rester ministre ? Jusqu'à quand ? Est-ce qu'au moment où la campagne officielle va s'ouvrir, début mars, vous démissionnerez du gouvernement ou pas ?
Madame Fressoz, vous êtes, je ne vais pas dire une observatrice, mais vous analysez, on se connaît d'ailleurs depuis très longtemps, vous voyez la vie politique depuis très longtemps. Jusqu'à un temps récent, il n'était pas incompatible qu'un ministre fasse campagne et que, dans le cadre d'élections... Moi, j'ai été élu Non, mais juste, je termine. Aujourd'hui, je respecte toutes les règles déontologiques, il n'y a pas de sujet là-dessus, mais bien sûr que je quitterai le gouvernement. Vous quitterai le gouvernement, bien sûr.
À quel moment ? Et quand ? À quelle date ?
Écoutez, je ne vais pas vous dire ici quand, mais je...
Non, mais la campagne officielle, c'est le 2 mars. Vous pourriez, Rachida ? Non, vous pourriez. C'est vrai, la campagne officielle, c'est le 2 mars,
le premier tour, c'est le 15. Là, on a une petite actualité budgétaire. Et après, parce qu'il y a certains acteurs culturels qui souhaiteraient que je défende leur budget jusqu'au bout, mais peut-être, tout ça, je suis évidemment... Il y a le budget,
mais il y a aussi le Louvre, c'est un dossier important pour vous, en tant que ministre de la Culture. Il n'y a que des coups à prendre, finalement, vous avez peut-être intérêt à quitter le gouvernement plutôt.
Les coups à prendre, ce n'est pas ça qui me fait peur dans la vie. Donc, c'est d'affronter les choses. La vie politique, c'est comme la vie. Vous avez des aléas, vous avez des difficultés. Ce vol spectaculaire du mois d'octobre a percuté à l'ensemble des agents, la culture française et les Français. Tout le monde a été très sidéré par ce cambriolage. Moi, j'ai pris des mesures dès lors où il y a eu ce vol spectaculaire. Il ne fallait pas non plus que je déstabilise toute l'organisation. Nous étions aussi à la veille des fêtes. Nous avons terminé avec une fréquentation historique du musée du Louvre. C'est le musée le plus visité au monde.
Donc, je ne voulais pas tout désorganiser à ce moment-là. Je discute avec les organisations syndicales. Leurs revendications sont légitimes. J'ai commencé à y répondre. On avance. Et des décisions majeures... Je pense que ce n'est pas trop tard. Non, on a géré la crise. Et des décisions majeures vont être prises incessamment sous peu.
Juste pour être bien sûr de vous avoir comprise sur votre participation au gouvernement, vous dites je partirai, vous n'annoncez pas de date. Une question. Vous en avez parlé avec Emmanuel Macron ? Avant qu'on passe au Louvre. On va parler du Louvre. Ne vous inquiétez pas.
Je suis engagée en politique depuis longtemps. Je sais ce que j'ai à faire. et je sais aussi ce que je dois faire.
Rachida Dati, vous parliez du Louvre. Depuis un mois, il y a un mouvement social. Vous dites que leurs revendications aux salariés du Louvre sont légitimes. Le musée n'a pas ouvert depuis le 15 décembre. Il n'a pas ouvert lundi 12 janvier. Est-ce que demain, il sera ouvert ?
Il y a eu des grèves un peu perlées mais le musée n'a pas fermé totalement. Il y a des parties qui ont fermé. Oui, il y a des parties qui font. Oui, oui. Mais attendez, on a passé le plus gros. On a passé évidemment la crise. Moi, je suis en discussion avec les organisations syndicales. On avance sur certaines revendications mais il y aura des décisions beaucoup plus conséquentes qui vont être prises prochainement.
Alors allez-y, qu'est-ce que c'est les décisions conséquentes ? Vous avez dit qu'il y a un problème de gouvernance. Je rappelle que Laurence Descartes et la présidence... C'est-à-dire on change de direction ? C'est quoi la gouvernance ?
La gouvernance, c'est l'organisation. Ce n'est pas qu'une question de personne, c'est aussi une question de projet et de projet d'établissement. Et donc, pendant très longtemps, ces grands établissements, quand on nommait quelqu'un, il y avait une convention d'objectifs mais à la limite, on était dans la tacite reconduction sans regarder finalement les détails. Quand vous avez comme ça une crise ou un moment important, ça nous oblige à revoir aussi les modalités d'organisation où sont les préoccupations. pendant trop longtemps... Vous gardez votre confiance à Laurence Descartes ?
Pendant très longtemps, ces grands musées culturels, ces établissements culturels, la sécurité n'était pas une priorité. Parce qu'on ne pouvait pas imaginer sécuriser un musée comme une banque ou, j'allais dire, un établissement pénitentiaire. C'est une priorité. Est-ce que vous conservez votre confiance à Laurence Descartes ? Pas tout le monde en même temps. C'est pour ça que, là, j'ai revu l'organisation, la gouvernance. On va revoir et effectivement, il y aura un sujet de personne.
Il y a un sujet de personne. Donc, vous n'avez plus confiance en Laurence Descartes. Non, mais... Il faut être clair.
Est-ce que vous, quand on vous change d'émission, de créneau, est-ce qu'on remet en cause la confiance que la direction... Parfois, c'est possible. Parfois, ça peut être ressenti comme ça, mais parfois, c'est pas forcément. Moi, je vois, et qui écoute votre radio, il y a plein de créneaux, vous avez changé. D'autres, des créneaux qui étaient plus tôt sont passés plus tard. des journalistes...
Elle est à la tête de l'ouvre.
Est-ce qu'elle peut rester ? Mais est-ce que c'est un sujet de confiance ? Voilà. Est-ce que ça dépasse les personnes ? C'est un sujet d'enjeu muséal du plus grand musée. On parle du plus grand musée du monde. Voilà.
Et de la femme à sa tête. Une question qui préoccupe quand même les Français. Est-ce que vous pensez qu'on a une chance, un jour, de retrouver les bijoux ? La procureure s'est prononcée, d'ailleurs,
s'est exprimée, je crois, hier ou avant-hier, en disant que oui. Vous en savez un peu plus ou pas ? Non. Je n'ai pas d'informations mais je sais que l'enquête est très sérieuse, très sérieusement menée et elle a dit elle-même qu'elle ne désespère pas de retrouver ses bijoux.
Rachida Dati, il y a un rapport de la Cour des comptes qui dit qu'il y a un retard persistant dans le déploiement des moyens dédiés à la protection des œuvres et Aurélie Filippetti, l'ancienne ministre de la Culture, a pointé directement votre mise en cause dans ce problème-là en disant que vous n'aviez pas suffisamment anticipé mis les moyens justement pour les protéger. Est-ce que vous reconnaissez une forme de responsabilité ?
Madame Filippetti aurait pu aussi s'exprimer sur le vol du musée d'art moderne qui est un musée municipal. 100 millions d'euros de butins, d'œuvres d'art qui ont disparu de ce musée municipal sans qu'on ne les retrouve jamais.
Ce n'est pas votre responsabilité ? Non, mais attendez.
Mais Madame Filippetti, elle en fait une histoire politique, politicienne. Si Madame Filippetti avait été une bonne ministre de la Culture, elle se serait préoccupée de la sécurité dans les musées qui n'ont jamais été la priorité depuis des années. Je ne mets pas en cause mes prédécesseurs. Les établissements muséaux, les musées, les grands musées, le musée du Louvre, c'est un établissement autonome. On n'est pas dans la gestion, nous ne sommes pas dans la gouvernance. Ce sont des établissements autonomes. Ce n'est pas votre responsabilité ? Non, mais il y a une tutelle, mais il y a une autonomie de gestion de l'établissement.
Et donc, là, on s'est rendu compte que la sécurité n'a pas été une priorité pour l'ensemble des musées de France. C'est pour ça qu'avec mon collègue, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, nous avons signé une instruction à l'ensemble des préfets pour se mettre en relation avec les DRAC et les élus locaux pour recenser l'ensemble des établissements les plus sensibles ou les établissements qui détiennent des œuvres d'art sensibles pour procéder justement à un schéma
de sécurisation. La commission d'enquête sur la neutralité de l'audiovisuel public Rachida Dati doit reprendre ses auditions mardi. Vous-même, vous serez auditionné je crois le 5 février. Comment est-ce que vous jugez jusqu'à présent le travail de cette commission et en particulier le travail de son rapporteur Charles Lalonde ?
Moi, je ne juge pas le travail des parlementaires. C'est une prérogative du Parlement. J'ai été garde des Sceaux et j'ai réformé la Constitution en 2008 et j'ai permis évidemment la possibilité de ces commissions d'enquête, ces missions parlementaires et de donner plus de pouvoir la révision de la Constitution que j'ai faite en 2008 j'ai donné plus de pouvoir au Parlement plus de droits aux citoyens et on a encadré les pouvoirs du Président de la République. Et donc, ces nouveaux droits ces nouveaux pouvoirs au Parlement national ils en usent ce sont leurs prérogatives. Moi, je ne suis pas là-dedans je vais être auditionnée je répondrai aux questions qu'on me pose.
Est-ce que c'est bien de live-tweeter en direct pendant des octobre mais c'était un peu ça ? Oui, mais moi
alors là où je vous rejoins vous savez la vie politique maintenant on fait des déclarations de guerre par tweet on insulte les gens par tweet par les réseaux sociaux moi je considère que la politique je considère que l'audiovisuel public c'est sérieux je n'étais pas ministre de la Culture et sur vos antennes je me bats pour que cet audiovisuel public reste public moi je crois à un État fort il faut que l'État reste avec l'audiovisuel public qui continue à le financer à le renforcer et à le défendre mais ce n'est pas le procès
de l'audiovisuel public cette commission pardon ? ce n'est pas le procès de l'audiovisuel public
moi je ne le conçois pas comme ça quand un parlementaire demande des informations aux dirigeants ou à des gens qui participent à l'audiovisuel public qu'on y réponde moi-même je vais y répondre rappelez-vous il y a eu une commission sur la TNT j'ai été auditionnée à cette époque on m'a demandé des informations on m'a demandé des documents effectivement je m'y suis j'y ai répondu
sur les règles les nouvelles règles et justement cette idée qu'il faut arrêter de live-tweeter pendant les auditions vous appréciez vous avez passé avec ces nouvelles règles alors moi je vais vous dire
si vous me posez la question moi à titre personnel d'ailleurs les réseaux sociaux on le fait à titre ministériel ou pour la campagne ce n'est pas moi qui m'en occupe je ne suis pas très à l'aise avec ce genre évidemment le jugement de valeur si c'est pour attaquer dénigrer caricaturer ou les brefs résumés moi ça me gêne un peu voilà mais c'est pas mais le cœur du sujet il n'est pas là vous le savez très bien
c'était la forme et le cœur du sujet
n'est pas là
sur le fond Françoise Fresseuse vous avez été nommée au gouvernement notamment pour mener la réforme de l'audiovisuel public on voit que leur lurch tourne que les municipales approchent est-ce que vous reconnaissez aujourd'hui qu'au fond cette réforme vous ne la porterez pas et qu'elle ne verra pas le jour
depuis que j'ai été nommée ministre c'est une réforme qui était dans le programme du président de la république dès 2017 depuis que j'ai été nommée ministre j'ai procédé à deux lectures ce qui n'était pas quand même évident il reste une lecture sur cette réforme
c'est faisable ou pas ?
moi je pense que c'est faisable on va regarder en fonction de l'adoption du budget ou pas en fonction du calendrier parlementaire moi je le dis moi j'ai pas de vraiment de dire est-ce qu'il faut et c'est moi je personnellement qui l'apporterait je dis simplement il faut faire très attention vu les échéances qui vont arriver attention que le duvisuel public ne soit pas un jour dépecé il est déjà pas mal je trouve qu'il est déjà très affaibli moi mon combat vous pensez à quoi est-ce qu'il est possible à arriver du rassemblement national ?
que je sois ministre de la culture ou pas vous me trouverez toujours à vos côtés pour défendre l'audiovisuel public il est à la hauteur de vos attentes aujourd'hui l'audiovisuel public vous en êtes fière ? j'ai grandi avec la radio on en parlait juste avant l'émission j'adore la radio et donc la télévision publique elle a aussi formé une vision culturelle comme vous le savez moi j'ai été élevé dans une famille qui ne savait pas lire pas écrire pas de livres pas de culture et donc ça m'a permis je disais tout à l'heure j'ai eu une interview sur TV5 on me disait qu'est-ce que la culture vous a apporté dans votre vie ?
la civilité j'allais dire presque la civilisation l'audiovisuel public contribue à cela c'est un audiovisuel qui doit s'adresser à tous et au plus grand nombre je pense il est à la hauteur
de vos attentes aujourd'hui ?
moi je pense qu'aujourd'hui quand on voit les audiences quand on voit que l'information c'est plus sur l'audiovisuel public qu'on s'informe quand on voit comment les réseaux sociaux ont pris le pas sur sur les les canaux d'information
là vous êtes sur la première radio de France tout l'audiovisuel public tout peut être amélioré mais là quand même 80% des audiences de Radio France est en province France Inter est la première radio de France Rachida Dati
vous le savez également Madame Béth Saïd non mais attendez c'est pas un débat sur l'audiovisuel public on va ouvrir là je rajoute du contexte vous savez très bien sur la tranche d'âge elle est plus vieillissante c'est beaucoup plus pour du CSP plus moi je dis pas ça pour vous attaquer je dis ça plutôt pour que justement moi il y a des français qui sont très attachés j'écoutais sur une émission sur votre antenne Interception vous aviez interrogé des gens sur évidemment comment ils s'informaient et vous aviez interrogé justement sur des classes plus populaires elle disait non on regarde plus la télévision publique et on n'écoute plus la radio et ben moi ça me désole
on est toujours on est toujours la première radio chez les moins de 35 ans on a gagné des auditeurs permettez-moi quand même sur la condition sociale
c'est important que vous ouvriez aussi je l'avais dit sur l'antenne je l'avais dit sur l'antenne moi je me souviens des ouvriers qui écoutaient la radio publique sur un chantier avec leur petit transistor je ne suis pas sûre qu'aujourd'hui ce soit encore le cas
on fait des podcasts et on des podcasts pour les enfants qui sont très appréciés
elle va peut-être pas vouloir pendant il y a eu la mission avec Laurence Bloch si je puis me permettre comme usagère moi je trouve que votre application que vous avez fait maintenant France Inter vous avez fait une application globale je trouve qu'elle n'est pas si accessible que ça pour des gens qui sont je trouve que c'est l'usager qui parle l'auditeur je trouve que vous devriez faire des circuits plus faciles on parle des municipales à Paris
qui commence à accélérer cet après-midi Rachida Dati vous serez à la mutualité entourée de grandes figures des républicains Valérie Pécresse Agnès Évren et Bruno Retailleau alors j'ai regardé depuis plusieurs jours Bruno Retailleau n'était pas sur le flyer et là il s'est rajouté dans la nuit de vendredi à samedi est-ce que c'est votre invité de dernière minute pour muscler la campagne
vous croyez que j'ai besoin de muscles
dites-nous elle ne va pas être si facile cette campagne
mais aucune campagne électorale n'est facile Madame Ben Saïd vous le savez bien vous recevez des invités politiques régulièrement non au départ ça devait être une galette des rois de la fédération de Paris et puis on a eu tellement d'inscriptions qu'on a changé peut-être dix fois de salle et puis ensuite on a demandé effectivement au président du parti s'il souhaitait parce que
c'est pas plutôt que vous êtes un peu bousculé quand même
Madame Fresseau vous connaissez mon tempérament moi j'ai mis toute mon énergie dans cette campagne vous savez l'enseignement qu'on tire des sondages mais aussi du terrain c'est la première fois c'est la première fois que les parisiens ont une envie d'alternance je pose ça quand vous regardez sur les blocs ça fait 25 ans qu'il y a une gauche au pouvoir il y a même c'est une respiration démocratique l'alternance c'est pas que mauvais donc ça peut aussi faire du bien à une ville comme Paris après 25 ans de gauche et c'est la même équipe qui repart j'allais dire en pire ils sont usés regardez sauf que vous vous êtes divisée
est-ce que c'est pas la droite la plus bête du monde
juste je voudrais finir des phrases où je réponds à toutes les questions donc je dis simplement qu'aujourd'hui la gauche c'est la première fois où en faisant des fonds de tiroirs je suis presque à égalité avec eux en étant uniquement sur mon nom donc je dis simplement qu'aujourd'hui la gauche qu'est-ce qu'elle fait elle veut s'enlever ses mandats quel est le projet commun entre monsieur Béliard et monsieur Grégoire sur le logement sur la police municipale sur la sécurité sur la mobilité ils n'ont aucun point d'accord ça fait 25 ans qu'ils sont en désaccord attendez ils se sont alliés à madame Simonnet et Laurence Orel qui sont des défis donc ils grattent encore un peu plus donc à un moment donné ils sont à la recherche du sauvetage du siège ils ne sont pas à la recherche d'une vision pour Paris et donc moi je dis aux parisiennes et aux parisiens vous avez une chance historique de pouvoir changer Paris avec cette alternance je suis la seule à pouvoir la porter et l'incarner aujourd'hui et je le dis c'est pas une élection présidentielle le vote utile sera dès le premier tour parce que évidemment toute voix qui partira sur un autre candidat en tout cas de la droite et du centre qui évidemment pourrait m'affaiblir on perdra évidemment cette élection donc je le dis aux parisiennes je le dis aux parisiennes et aux parisiens le vote utile c'est dès le premier tour vous voulez le changement à Paris après 25 ans de gauche et je vais vous dire parce que par quel miracle l'équipe qui est en place depuis 25 ans avec une gauche plus radicale fera mieux que ce qu'ils ont fait
depuis 25 ans sauf que vous êtes bousculé sur votre droite Rachida Dati ou peut-être vous allez me dire ce que vous en pensez votre regard sur la candidate Sarah Knafo candidate qui dit qu'elle n'est pas de reconquête mais candidate de tous les parisiens on va l'écouter
jamais je ne ferai perdre la droite donc on verra quels seront les scénarios au second tour moi j'espère que je serai en position de dire arrivé première lors du premier tour que je tends la main à tous les autres rappelez-vous que tout est possible on a beaucoup parlé de Zoran Mamdani ces derniers jours il était à 3% l'an dernier il est aujourd'hui maire de New York
Sarah Knafo proche d'Eric Zemmour qui dit qu'elle ne fera jamais perdre la droite elle s'imagine un parcours à la Mamdani c'est-à-dire capable de partir très bas et d'arriver jusqu'à la victoire vous lui répondez quoi ?
moi je dis simplement aujourd'hui je parle à tous les parisiens moi j'ai vous savez la politique c'est une incarnation c'est un projet c'est une équipe et une dynamique moi je dis aux parisiens et aux parisiens ça fait 25 ans que vous attendez l'alternance est possible si vous croyez en moi en mon projet oui oui on me dit vous le disiez d'ailleurs tout à l'heure je redoute le portrait on me dit clivante on me dit brutale on me dit pour l'instant je vous parlais plutôt du portrait Sarah Knafo vous me ramenez à ce que vous voulez je vous réponds je vous réponds laissez-moi faire un raisonnement sauf si c'est un QCM dans ce cas-là oui non au revoir merci madame et au revoir on a une heure et on a un portrait qui arrive je vous dis simplement oui il y a des gens qui m'aiment bien qui m'aiment pas je dis aux parisiens et aux parisiennes faites-moi confiance faites-moi confiance la politique c'est brutale bien sûr la politique c'est clivant bien sûr bien sûr que je suis toujours en mode on mais je crois je crois à mes combats j'ai agi j'ai des résultats j'ai un bilan j'ai une expérience j'ai l'énergie je m'adresse aux parisiennes et aux parisiens la question que vous posez est-ce que vous la posez à monsieur Grégoire qui s'est allié aux communistes aux écologistes toutes les questions seront posées là c'est une heure et les filles je vous le dis moi je m'adresse aux parisiennes et aux parisiens si vous voulez me ramener en disant est-ce que vous alliez à l'extrême droite et autres la seule réponse que je peux vous donner relisez ma vie personnelle et ma vie professionnelle et mes convictions les idées les combats que j'ai pu mener et porter voilà
question sur le style de campagne Sarah Knafou qui quand même est en progression dans les sondages fait une campagne sur Paris ville heureuse au fond une campagne très positive est-ce qu'elle n'a pas choisi le bon créneau est-ce que ce au fond c'est pas ça que les parisiens attendent comme d'ailleurs les électeurs français c'est un peu d'optimisme dans cette ville un peu sinistrée
moi j'ai toujours on m'a toujours dit non à tout je suis là donc vous êtes combattante je crois mais elle elle fait l'accord on peut y arriver on peut être heureux d'accord alors ville heureuse vous me déclinez comment la politique c'est pas un slogan l'action politique c'est pas un slogan donc déclinez-moi ce qui est une ville heureuse moi je sais ce que je propose aux parisiens je leur ai dit vous voulez avoir une ville propre vous l'aurez 24h sur 24 7 jours sur 7 vous voulez une ville sécurisée je vous la porterai avec une police municipale c'est votre expérience de maire du 7ème qui est là-dessus une expérience de maire du 7ème de conseillère de Paris vous savez vous l'avez vu je vais partout je parle avec tout le monde je décèle toutes les difficultés j'ai une solution j'ai des propositions j'ai expérimenté sur la propreté je l'ai expérimenté sur la sécurité je l'ai expérimenté sur la vision de la sécurité du régalien je l'ai expérimenté la réduction des inégalités je l'ai expérimenté quand je vais dans le 18ème et j'y vais fréquemment pas uniquement en campagne je vous invite à aller boulevard avenue Max Dormois plus une femme sur les trottoirs plus une femme dans les commerces et c'est assumé est-ce qu'on s'accommode d'avoir des zones de non-droit en même temps
vous avez une drôle de campagne c'est-à-dire que vous n'avez pas fait de conférence de presse vous ne voyez pas les journalistes qui essayent de vous approcher pourquoi ?
parce que je veux vous dire en 2020 je suis partie à 8% dans les sondages je suis arrivée pratiquement à l'égalité en vent contraire ma famille politique ne m'avait pas soutenue les maires d'arrondissement s'étaient opposées à moi et j'ai fait le meilleur score et pourquoi ? parce que la presse enfin moi j'ai des papiers de presse de bout en bout c'est négatif je n'ai que des qualificatifs négatifs au bout d'un moment ben ça va j'ai pas envie de perdre ni mon temps ni mon énergie là-dedans mais ils existent normalement oui ils existent mais est-ce que non mais est-ce que j'ai le droit de leur parler ou pas ? j'ai le droit encore non ? est-ce que vous ferez un débat ?
est-ce que vous ferez un débat avec vos opposants ? j'ai le droit moi ils peuvent me suivre il y a un calendrier mais si j'ai pas envie de leur parler je leur parle pas
c'est exact que vous ne souhaitez pas faire de débat avec aucun de vos opposants
je ne veux pas faire de débat de premier tour ça n'a pas de sens je parle aux parisiens moi je veux mettre tout mon temps nous on est prêt à vous accueillir oui si vous voulez et moi je suis prête à débattre avec les parisiens je veux mettre tout mon temps utile et mon énergie à parler avec les parisiens c'est non-stop je fais du porte-à-porte je reçois les collectifs les associations c'est non-stop pour moi mon enjeu il est là c'est de convaincre les parisiens de me faire confiance avec un projet clair avec une équipe claire et expérimentée avec une méthode claire avec une méthode très claire voilà moi je vais réorienter les priorités ça sera la sécurité la propreté la mobilité apaisée le cadre de vie le logement la famille on pourra en parler une gestion saine de l'argent public budget de 10 milliards 12 milliards de dettes voilà où on en est moi je rendrai compte je serai une maire de proximité parce que moi d'abord je parle à tout le monde et c'est c'est dans mon ADN Rachida Dati est-ce que vous voulez bien vous voulez parler à tout le monde
vous voulez parler à tout le monde est-ce que vous voulez parler à la droite à Pierre-Ev Bournazel par exemple puisque lui il fait 15-16% dans les sondages et qu'aujourd'hui ces voix-là elles n'iront pas chez vous
moi je veux vous dire je dis aux parisiens ne vous trompez pas de combat vous voulez l'alternance votez utile voilà votez votez pour l'alternance à Paris c'est ça ça changera si vous voulez que ça change à Paris votez pour moi dès le premier tour mais moi il faudra interroger Edouard Philippe qui veut rassembler pour 2027 la droite et le centre là il va vous faire perdre bien sûr pourquoi il met un candidat pour faire gagner la gauche leur seul enjeu leur objectif
je vous l'ai dit je pense qu'il est ennuyé par vos ennuis judiciaires et ça je pense que ça pèse quand même dans la campagne attendez
vous savez j'ai l'affaire Renault je m'en explique on en a parlé juste avant
c'est le sujet attendez est-ce que je peux poser le contexte Rachida Dati c'est très important je vais essayer de mettre des mots très factuels et vous allez pouvoir boire une gorgée d'eau c'est un sujet sérieux à partir du 16 septembre 2026 vous serez jugé pour corruption et trafic d'influence devant le tribunal correctionnel de Paris et on peut imaginer une décision vers décembre et deux scénarios la relax ou la condamnation toute la question c'est qu'allez-vous faire en cas de condamnation si vous êtes à la mairie de Paris
alors je vais vous dire d'abord les épreuves et les combats j'en ai eu toute ma vie depuis ma naissance et ça continue donc je ne suis effrayé par rien chaque combat a son temps quand on dit corruption ça n'est pas de l'argent public Madame Hidalgo les élus de Paris sont mis en cause et il y a une enquête au parquet national financier pour de l'utilisation de l'argent public à des fins privées et personnelles c'est une réalité c'est de l'argent privé il s'agit d'un contrat d'avocat que j'ai eu pour Renault-Nissan pour défendre leurs intérêts et les développer ça c'est le fond attends non non c'est très important non mais on peut faire un QCM encore là oui non voilà non mais c'est juste agaçant pour les autres vous donnez le temps pour moi vous me coupez quand ça vous dérange non mais voilà je ne me suis pas énervée depuis le début de l'émission ce n'est pas le but ne me poussait pas dans le binaire donc voilà je vous explique non mais il y a un risque d'inégilibilité non justement écoutez écoutez la corruption je n'ai pas tapé dans la caisse c'est un contrat avec de l'argent privé c'est un litige privé c'est de savoir est-ce que j'avais le droit de défendre une entreprise en étant députée européenne il est là je ne sais pas d'avoir piqué dans la caisse comme font les élus Marine Le Pen elle est inéligible elle n'a pas piqué dans la caisse oui elle est détournement de fonds publics mais c'est détournement de fonds publics mais ça c'est la justice qui doit trancher notre sujet mais pas le fonds je connais un peu la procédure absolument donc voilà il ne faut pas me la faire à l'envers donc ça c'est une réalité monsieur Edouard Philippe s'il est gêné par ça il lui est même mis en cause par le parquet financier sur du favoritisme prise illégale d'intérêt donc peut-être que lui ça va peut-être aussi poser problème pour la présidentielle donc il faut arrêter on juge toujours les autres il faut se regarder un peu voilà si vous vous étiez forcé de partir mais non mais moi on est en septembre vous êtes présumé
innocente à l'heure où nous nous parlons merci madame
c'est bien
mais est-ce que vous ne devez pas mais vous êtes candidate à la mairie de Paris il y a cette incertitude oui il n'y a pas d'incertitude il y a une certitude
il y a une seule certitude je le dis aux parisiens faites-moi confiance ça va le faire vous voulez l'alternance et le changement votez pour moi dès le premier tour ceux qui veulent me faire perdre c'est parce qu'ils ont d'autres intérêts c'est pas l'histoire du je sais monsieur Philippe ou monsieur Attal ils ont d'autres intérêts et ils ont d'autres calendriers je dis simplement parce que la politique c'est grave c'est important arrêtons ces petites tactiques et ces petites manips parce que de pouvoir moi je veux que monsieur Philippe puisse s'expliquer en disant pourquoi il veut faire gagner la gauche à Paris quand lui voudra rassembler la droite et le centre pour 2027
vos propositions vous dites vous voulez l'alternance j'ai des propositions je peux rendre la ville plus heureuse alors vous avez parlé déjà de la sécurité
non mais il faut réorienter les priorités quelles sont les priorités les attentes des parisiens c'est un que la ville soit propre 24h sur 27 7 jours sur 7 aujourd'hui il n'y a pas de coordination sur la propreté je réorganiserai ça deuxièmement ils veulent de la sécurité propreté et sécurité ça va ensemble et les familles oui mais attendez je vais y venir c'est la sécurité c'est armement de la police municipale ça sera une police municipale armée, formée, équipée mieux payée et une autre police de la tranquillité celle qui effectivement dans des squares ou dans des rues un peu des rues piétonnisées qui sont un peu désertées et donc et le doublement du nombre de caméras de vidéo protection une mobilité apaisée c'est la seule ville de France qui n'a pas de plan de circulation on ferme une rue sans études d'impact on met des pistes cyclables pour y mettre après des dos d'âne donc c'est le chaos une mobilité apaisée où chacun trouve sa place on ne peut pas faire tout le programme et le budget 12 milliards de dettes 10 milliards de budget quand vous avez 10 milliards vous pouvez gérer une ville de 2 millions d'habitants ça c'est ça et le logement et le logement et c'est en lien avec la famille aujourd'hui à Paris comme d'ailleurs au niveau national la gauche a cassé la politique familiale en cassant ce principe d'universalité et donc les familles sont laissées à l'abandon et donc moi je souhaite une politique familiale à Paris pour ceux qui veulent avoir un enfant ou ceux qui ont déjà des enfants
c'est à dire quoi ? aide dès le premier enfant ?
quand vous voulez avoir un enfant ou quand vous êtes enceinte ou quand vous voulez adopter ou accueillir un enfant même un enfant placé chez quelqu'un par exemple j'ai des grands-parents qui élèvent des enfants c'est dès la naissance c'est la place en crèche et donc c'est le mode de garde aujourd'hui à Paris 20 à 50% des places en crèche ne sont pas pourvues pourquoi ? parce qu'il manque les assistantes maternelles pourquoi ?
parce que quand vous demandez à une assistante maternelle d'être à 7h du matin à Paris et que vous habitez au fin fond de la Seine-et-Marne c'est très compliqué et donc moi j'adapterai ma politique de logement avec la prime au travail ça sera la préférence pour le travail j'assume j'assume que le parc social sera en priorité pour les gens qui travaillent à Paris et pour les parisiens ça c'est la première mesure deuxième mesure quand vous voulez avoir un premier enfant ou votre famille s'agrandit souvent vous déménagez et donc j'instaurerai des prêts à taux zéro pour aider ce déménagement et cette nouvelle installation ça c'est la deuxième mesure la troisième mesure quand vous avez un enfant parce que vous savez une famille ça n'est pas un foyer fiscal ça n'est pas seulement ça c'est élever des enfants et donc la mesure importante c'est que quand vous avez un enfant vous êtes confronté à des difficultés ou pas d'ailleurs tout au long de la vie aujourd'hui par exemple la PMI protection maternelle et infantile et les réseaux d'aide à la parentalité qui sont un joyau français je suis une enfant de la PMI la PMI aujourd'hui s'occupe des enfants où on suit les enfants de zéro à six ans je ferai l'expérimentation j'étendrai le périmètre de zéro jusqu'à la fin du collège je vais simplifier toutes les procédures toutes les procédures administratives pour aider les parents trouver l'orthophoniste l'ergothérapeute la psychomotricienne le psychologue le psychiatre aujourd'hui demander à un parent vous nous avez fait des annonces il faut qu'on vous questionne qui est confronté à la maison départementale du handicap j'aurai un hommage immense aux agents de cette maison départementale je simplifierai toutes les procédures et j'imposerai un délai pour notifier aux parents justement les décisions j'accompagnerai les parents de zéro jusqu'à la fin du collège on ne peut pas faire tout sur le logement social
votre idée de réserver au fond les logements sociaux en priorité aux parisiens aux puricultrices mais aussi je pense aux infirmières à ceux qui travaillent ceux qui sont indispensables c'est une très belle idée qui a d'ailleurs été mise à l'étude et on s'aperçoit que c'est très difficile d'abord parce qu'il faut virer ceux qui sont dans les logements sociaux c'est pas si difficile que ça je vais vous expliquer et deuxièmement il faut revoir intégralement la façon dont on rétabille les logements sociaux parce que là il y a plein de critères il y a plein d'acteurs et c'est très très très opaque donc concrètement comment vous faites ? concrètement aujourd'hui la politique
du logement social à Paris nous sommes au-delà des 25% donc on est au-delà du seuil légal est-ce que les Français globalement oui est-ce que les Parisiens sont contents ? non est-ce qu'ils sont tous logés ?
non aujourd'hui il faut revoir le parc social je suis une enfant du logement social et aujourd'hui le parc social est devenu un ghetto j'ai connu et le logement social et le ghetto une ville avec plus de 40% de logement social ça ne fonctionne pas il faut de la mixité la mixité sociale c'est pas la misère plus la difficulté parce que le ghetto que vous avez dans votre parc social vous le retrouvez dans les écoles je vous donne un critère aujourd'hui la fuite des enfants de l'école publique sur le privé nous sommes au-dessus du taux national et ça n'est pas un choix pour certains c'est une contrainte sur la politique de logement social il faut rechanger la composition sociale la politique de peuplement j'assume de dire que désormais dans le parc social il y aura des gens qui travaillent aujourd'hui vous avez entendu le programme de monsieur Béliard et monsieur Brossard ils disent les gens sans papiers les réfugiés seront prioritaires sur le parc social on va pas faire le programme vous demandez la mesure après vous dites on va pas faire le programme mais après vous allez nous dire l'émission est déjà terminée on vient de faire beaucoup de programmes jeudi le parc social je le redis pour les gens qui travaillent à Paris et pour les parisiens je changerai les critères d'éligibilité
allez on va passer à votre portrait qui êtes-vous Rachida Dati France Inter Alexandra Ben Saïd question politique c'est Brigitte Boucher qui a fouillé votre biographie et les archives
Brigitte je vais pas retracer votre vie ce serait trop long Rachida Dati mais quand même dire que vous êtes le fruit d'une alliance algéro-marocaine passer votre enfance à Chalon-sur-Saône dire également que vous êtes la deuxième d'une fratrie de 11 enfants et que vous êtes magistrate un pur produit de la méritocratie républicaine vous avez été élue en 2008 maire du 7ème arrondissement réélu en 2014 tête de liste LR pour la mairie de Paris en 2020 et 2026 donc alors votre caractéristique parce que c'est quand même ça c'est un tempérament de feu une audace un sens de la répartie de la punchline clivante, brutale c'est vous qui le dites vous maniez le sms comme nul autre salut le facho lorsque vous écrivez à Brice Hortefeux ou je vais transformer ton chien en kebab à Gabriel Attal quand il menace de s'en prendre au budget de la culture en 2017 voilà ce que vous disiez d'En Marche le mouvement d'Emmanuel Macron
En Marche c'est quoi ? c'est des traites de gauche des traites de droite des traites de gauche des traites de droite non mais c'est des gens des traites ou des traîtres non mais c'est des gens qu'on trahit à gauche et des traites
qu'on trahit à droite c'était en 2021 bien sûr voilà ce que vous disiez donc du mouvement d'Emmanuel Macron Rachida Dati tous les coups sont permis en politique ?
non il y a des coups qui sont permis d'autre moi mais quand on met un coup je le rends voilà c'est tout mais c'est pas non mais 2022 l'élection s'est jouée différemment sur un autre terrain et vous avez bien vu l'Assemblée est plus fracturée elle est plus divisée les LR sont aujourd'hui au gouvernement il y a des gens qui sont socialistes sur leur origine politique donc voilà c'est vrai qu'à l'époque rappelez-vous quand ceux qui étaient au LR avec nous nous ont quittés et nous ont quittés pas comme j'allais dire comme une ouverture comme avait pu faire en son temps Nicolas Sarkozy en disant j'ai un programme de droite et j'ai été élu là-dessus mais je fais une ouverture et donc on n'était pas dans l'ouverture là aujourd'hui c'est ce que disait voilà on est obligé de trouver un compromis politique parce que l'Assemblée qui est la traduction de la France telle qu'elle est elle est très divisée et on n'a pas de majorité il n'y a pas de majorité à l'Assemblée aujourd'hui c'est ce qui se traduit et ce gouvernement et le Parlement tel qu'il est fait d'ailleurs c'est toutes les difficultés que nous avons à trouver des compromis alors trouver une seule mesure sur laquelle je me suis retourné y compris dans ma famille politique moi j'ai des désaccords sur certains aspects mais je suis légitimiste voilà je suis une femme de droite je suis légitimiste quand il y a une position majoritaire qui a été prise je m'y soumets et voilà
18 ans que vous sillonnez la capitale et si votre mentor n'était pas Nicolas Sarkozy mais Jacques Chirac est-ce que vous voyez Paris comme un tremplin ?
pour tremplin pour ? pour la présidentielle ? chaque jour suffit moi je mets tout pour Paris je mets tout pour Paris pourquoi Paris ?
parce que je veux vous dire le mandat de maire moi je suis maire du 7ème arrondissement j'adore être maire j'adore mon arrondissement j'adore mes habitants je suis partout et même je vais au-delà parce que moi les parisiens m'écrivent je résous des problèmes de scolarité d'inscription conservatoire d'aide les uns et les autres à trouver justement un orthophoniste un psychomotricien ou un psychiatre pour des enfants j'adore cette proximité et vous avez la différence avec une présidentielle ou une municipale et une ville comme Paris c'est que ce que vous dites vous le faites et vous pouvez le voir et si vous ne le faites pas le Parisien vient vous attraper très vite par la peau du dos quand vous êtes président vous donnez des instructions y compris à vos ministres vous avez des ministres qui sont plus ou moins engagés vous avez plus ou moins d'autorité sous votre administration donc le fil est plus long et le retour peut être plus violent mais ça peut se déliter plus dans la durée là l'action est immédiate le retour est immédiat et donc si vous voulez changer une ville comme Paris moi j'en ai l'énergie j'en ai la compétence j'ai l'équipe pour ça et je ne lâcherai rien je ne serai jamais candidate à la présidentielle je suis candidate à Paris plus tard Rachida Dati
on vous a demandé de venir avec une carte blanche une minute pour nous dire ce qui vous tient à coeur au-delà de la mairie de Paris je crois qu'on vient de le comprendre
quand vous m'avez dit effectivement de trouver un thème il y a plein de choses ma vie politique mon engagement il s'est fondé sur ma vie personnelle des violences qu'on a pu voir des agressions des brutalités justement on n'échappe pas à son enfance évidemment mais je crois à la république et moi ce que je de mon expérience personnelle et de magistrat ce qui m'a beaucoup frappé depuis toujours qui m'a jamais dont je ne me suis jamais départie c'est le sort des enfants placés et lorsque lorsque j'étais enfant dans cette cité ouvrière où j'habitais il y avait des enfants qui étaient placés dans des familles d'accueil et je voyais leur difficulté à trouver leur marque à trouver des fondations qui les projettent dans l'avenir finalement à trouver une stabilité et ça m'a toujours j'en parle avec beaucoup d'émotion parce que j'ai des des enfants en tête et lorsque je suis devenue magistrat quand je suis devenue auditeur de justice j'ai commencé au tribunal de grande instance de Bobigny c'est le plus grand tribunal de France pour les enfants pour les mineurs et l'essentiel du contentieux ce n'est pas du tout la délinquance des mineurs c'est finalement la protection de l'enfance la maltraitance des enfants avec Jean-Pierre Rosenzweig auquel je veux rendre un hommage particulier avec lequel j'ai travaillé et j'ai été il me disait toujours oh là là vous apportez de l'air frais de l'oxygène et de l'énergie là-dedans président du tribunal pour enfants et on a fait on a mis plein de dispositifs innovants pour pouvoir sauver des enfants et lorsque j'étais magistrat c'est comme ça vous m'avez vu l'idée de créer des internats d'excellence des internats pas très loin urbains de placer des enfants dans des structures associatives ou culturelles j'ai diversifié les structures de placement mais avec des vrais suivis et je continue à le faire là on a un scandale de la protection de l'enfance à Paris si je suis maire de Paris demain et là j'ai la main vous voyez ça revient à ça je mettrais une politique centralisée très centralisée de protection de l'enfance avec aujourd'hui on ferme les yeux c'est une lâcheté coupable je vais vous dire on a mis des procédures de signalement moi je l'ai vu en fait les procédures de signalement c'est un moyen de vous couvrir j'ai signalé je suis couvert mais on n'a pas protégé l'enfant moi je vous mettrais une politique de protection des enfants et pas une protection pour se couvrir soi-même voilà un peu le sujet qui me marque depuis toujours et sur lequel je travaille depuis toujours que je sois maire que je sois engagée que je sois militante que je sois citoyenne que je sois maire de famille
nous sommes à quelques minutes de la fin de cette émission on parle de 2027 avec les questions de Françoise Fresseuse
oui l'alliance entre la droite et l'extrême droite est-elle devenue inéluctable alors on sent quand même qu'il y a une pression de la base et puis on voit aussi l'évolution de Nicolas Sarkozy souvenez-vous Rachida Dati moi je vous ai connue comme les français d'ailleurs en 2007 vous étiez aux côtés de Xavier Bertrand le porte-parole de campagne de Nicolas Sarkozy et il était alors l'homme fort de la droite celui qui voulait reconquérir les électeurs partis du côté du Front National il y est en partie réussi mais aujourd'hui la droite est faible et on a l'impression qu'au fond Nicolas Sarkozy se dit si la droite se rallier à l'extrême droite ce ne serait pas plus mal alors il fait des éloges à Jordan Bardella il estime qu'il lui fait penser au RPR du temps de Jacques Chirac vous comprenez sa position vous en avez parlé avec lui très franchement je n'en ai pas parlé avec lui
moi je ne comprends pas cette union des droits de ce concept je ne sais pas ce que ça veut dire est-ce que c'est une union d'appareils est-ce que c'est une union d'idéologie est-ce que c'est une union finalement de personnes qui veulent sauver des mandats et des sièges est-ce que c'est une union pardon Françoise Fressos est-ce que c'est une union pour gagner coûte que coûte c'est devenu ça d'ailleurs je vais vous dire justement vous disiez que vous me connaissiez dans la vie politique depuis longtemps moi je crois à la gauche et je crois à la droite moi j'ai eu des débats avec François Hollande Laurent Fabius Arnaud Montebourg Robert Banater sur la justice j'ai eu des débats de fond avec eux je crois à ce clivage gauche-droite et la gauche a beaucoup perdu et s'est beaucoup affaibli parce qu'elle a fait une union des gauches c'est la traduction son affaiblissement c'est la traduction d'une union des gauches c'est-à-dire qu'on s'unit uniquement pour ne pas perdre le pouvoir ou des sièges ou des mandats et en fait on s'unit avec tout et n'importe quoi
et parallèlement l'extrême droite c'est en partie dédiabolisé sous le règne de Marine Le Pen mais on voit quand même aux dernières élections législatives des candidats qui sont xénophobes racistes ça vous gêne ça ?
vous connaissez ma vie quand même on m'a même reproché d'avoir appelé ma fille du prénom de maman on avait dit il fallait que je démissionne du ministère de la justice que j'étais pas digne de la république Zora Zora en disant que c'était indigne voilà donc moi je combats quand on dit brutalité ou de l'agressivité madame Fresseuse la vie tout court n'est pas facile et moi je suis très privilégiée c'est pour ça que je n'ai jamais enlevé l'échelle derrière moi je passe mon temps à essayer de pousser d'autres donc pourquoi je vous dis ça ?
pour être clair on défend des valeurs et des convictions c'est ce qui a fait vous ne trouverez pas chez moi une conviction que j'ai défendue quand j'avais l'âge de 10 ans où je voulais d'autonomie l'émancipation de la liberté la lutte contre tous les obscurantismes et obscurantismes et justement et justement et toutes ces formes de repli sur soi c'est mon combat une liberté une émancipation une élévation
voilà mon combat question clé justement voilà est-ce qu'il est encore possible pour nos représentants de la droite ou du centre on ne sait plus trop d'incarner ou de reconquérir l'électorat populaire et si oui comment ? madame Fresseuse
oui je vais vous dire sur les sondages de popularité j'existe encore mais c'est quoi ? c'est l'incarnation c'est quoi ? mais comment ?
vous vous rappelez si je vous sortais les unes de l'époque on avait dit sa dernière croisade elle est morte elle est finie elle va tout perdre et tout moi les gens les français croient quoi croient à la politique à la politique qui change leur vie effectivement il faut une incarnation l'incarnation c'est la traduction des convictions et des valeurs vous avez c'est la cinquième république une incarnation des valeurs des idées un projet une équipe il ne faut pas se tromper pas de confusion pas de compromission et je vous le redis la gauche la gauche s'est affaiblie par ses compromissions on passe au vrai faux Rachida Dati la droite a toujours eu un cordon sanitaire
entre elle et l'extrême droite jusqu'à présent allez Bertrand Delanoë vous connaissez la séquence vrai ou faux Rachida Dati attention ça va très vite mais vous êtes rapide Bertrand Delanoë a été un bon maire de Paris vrai ou faux ? on dit toujours que c'est mieux avant
on a eu des combats non on a eu des combats il avait une grande qualité il consultait les maires d'arrondissement et les élus officiellement
vous êtes toujours suspendu par le parti Les Républicains vrai ou faux ? je sais pas en fait Jordan Bardella fait un peu penser au RPR au temps de Jacques Chirac vrai ou faux ? j'ai beaucoup de respect pour Jacques Chirac et sa mémoire pour garder le club à Paris vous seriez prête à vendre le Parc des Princes au PSG vrai ou faux ? le PSG doit rester à Paris on verra s'il faut le vendre ou pas j'en sais rien le PSG doit rester à Paris vous seriez prête à vous baigner dans la Seine vrai ou faux ? non j'ai à peine nager deuxième tour 2027 Mélenchon Bardella attention c'est de la politique fiction vous votez Mélenchon non non
je dis rien on va arrêter les conneries
allez Varishida Tati vous avez été l'invité de Questions politiques ce dimanche merci à toute l'équipe
Rachida Dati