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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 1 septembre 2023 14 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesImmigration & asileEnvironnement & énergieInstitutions & élections

Initiative politique d'ampleur : le blabla interminable de Macron

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:45OuverteÉludée

    La grande initiative politique d'ampleur n'était-elle finalement qu'une vaste mascarade ?

  • 3:45ComplaisanteRéponse directe

    Pour répondre à votre première question, oui, on est content d'être là et on est content d'être là ensemble.

  • 5:29RelanceRéponse directe

    Le référendum sur la retraite à 64 ans, c'est non. Le blocage des prix, c'est non.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:46PrésentateurChiffre
    « Selon une première estimation de l'INSEE, l'inflation au mois d'août a augmenté de 4,8% en partant sur une base annuelle. »
  • 6:59PrésentateurChiffre
    « L'inflation énergétique a connu une hausse de 6,8% sur le mois d'août. »
  • 7:04PrésentateurChiffre
    « Les prix de l'alimentaire, eux, ont bondi de 11,1% après avoir déjà connu une envolée de 12,7% en juillet. »
  • 7:33PrésentateurChiffre
    « on estime l'inflation des prix de l'électricité à 27% »
  • 7:39PrésentateurChiffre
    « les prix ont, quant à eux, augmenté de 14% »
  • 8:28PrésentateurFait
    « plus de 120 000 hectares ont été brûlés à travers le pays et auraient causé la mort de dizaines de personnes, dont récemment 20 migrants. »
  • 10:55InvitéFait
    « ce qui est en train de se passer dans le Haut-Karabakh est quelque chose qui ressemble à un génocide. »

Temps de parole

  • Présentateur74 %
  • Invité7 %
  • Invité 26 %
  • Invité 35 %
  • Invité 45 %
  • Invité 54 %

0,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur Le Média. Nous sommes le mercredi 30 août 2023 et c'est avec plaisir que je vous retrouve sur ce plateau pour ce nouveau bulletin d'info estival. L'été touche à sa fin et malgré les vacances de chacun ici, Le Média vous accompagne pour vous informer au quotidien, notamment avec ce Flash Info. La rentrée prochaine se fera à la télé mais surtout avec vous. D'ici la fin du mois d'octobre, vous aurez enfin un média d'opposition populaire et indépendant sur le petit écran.

Ne loupez pas cette grande étape de l'histoire médiatique en vous inscrivant via le lien disponible en description ou en cliquant juste ici si vous êtes sur Youtube pour recevoir toutes les informations concernant la grande campagne à venir. 12 heures et un long dîner pour rien. C'est ce qui semble ressortir de l'initiative politique d'ampleur, cette rencontre voulue par Emmanuel Macron avec les forces d'opposition. La NUP s'en sort déçue, les républicains sont sceptiques et le RN n'en dit trop rien. De toute façon, ils n'ont que l'immigration à la bouche.

L'initiative politique s'avérerait n'être qu'un coup de com' mais bon, ne soyons pas mauvaise langue tout de suite, on va en parler plus longuement dans l'édito de cette édition. Mais c'est dommage parce qu'entre les dividendes records hier et l'inflation qui repart à la hausse aujourd'hui, cette discussion entre le président et les forces d'opposition devrait a priori être très importante. On parlera aussi de l'incendie monstrueux qui ravage la Grèce et des élus français qui se sont rendus en Arménie pour défier le blocus azerbaïdianais. C'est parti ! La grande initiative politique d'ampleur n'était-elle finalement qu'une vaste mascarade ?

La grande rencontre voulue par Emmanuel Macron s'est tenue hier pendant 12 longues heures dans l'ancienne abbaye royale de Saint-Denis. Toutes les forces d'opposition, à l'exception du groupe Liberté, Indépendant Outre-mer et Territoire, qui a été boudé, le président est rancunier, ont été conviés pour l'événement. Deux sons de cloches, évidemment. Du côté des macronistes et du gouvernement, on se dit emballés.

2:14
Invité

Quelque chose s'est passé hier qui pourrait bien marquer l'histoire politique, voire démocratique de notre pays. Ah oui, carrément ! Oui ! Des gens qui ne se parlent pas, qui ne s'entendent pas, qui ne se comprennent pas, qui ne pensent pas la même chose, même se combattent, dont on disait encore hier qu'une bonne partie d'entre eux n'atteindrait même pas le dîner, ont décidé de se parler à huis clos, ont décidé d'échanger, ont décidé de partager des accords, des désaccords, et ce jusqu'au milieu de la nuit.

C'est quelque chose qui n'était jamais arrivé dans l'histoire de notre pays et en tant que ministre en charge de la démocratie, c'est plutôt une image qui doit faire plaisir aux Français.

2:52
Présentateur

Qu'est-ce que c'est d'ithyrambique ? On vous avait bien dit que notre bien-aimé président s'installait durablement dans la mégalomanie. Bon, après tout, c'est vrai que ça fait joli pour l'image au moins tous les opposants et la majorité relative qui discutent ensemble. Mais pour que ça marche vraiment et que l'on dépasse le simple coup de com' et les auto-congratulations, il faudrait que l'affaire débouche sur quelque chose. Il faut dire que la jitte affaire partait mal avant même que ça commence. La veille, la NUPES avait annoncé boycotter le dîner qui devait suivre la rencontre. Elle craignait que la question sociale soit absente.

L'invitation avait été transmise par courrier par l'Elysée et les sujets avaient été choisis et imposés d'avance. Sécurité, immigration et internationale. Il n'y avait rien de prévu non plus sur l'écologie.

3:45
Invité

Pour répondre à votre première question, oui, on est content d'être là et on est content d'être là ensemble. On ne sait pas bien à quoi servira cette journée, mais le fait d'avoir pu la préparer ensemble, arriver ensemble est important pour nous, pour nos électeurs et pour les personnes pour lesquelles on se bat.

Et je dois vous dire en tant qu'écologiste que quand on a lu le courrier d'Emmanuel Macron, qu'on reçoit quand même le samedi pour le mercredi, ce qui n'est pas hyper respectueux, quand on lit tous les sujets qu'il cite, les défis contemporains qu'il recense, sans avoir un seul mot pour l'environnement, pas un seul mot pour l'écologie, alors qu'on est en 2023, oui, on a trouvé ça anachronique.

4:14
Présentateur

Bien que la rencontre se soit déroulée à huis clos et que la NUPES ait finalement participé au dîner, les différents retours sont mitigés. Beaucoup s'accordent à dire que les discussions ont été cordiales et respectueuses, mais du côté de la NUPES, on déplore que la question sociale ait été plus ou moins escamotée. Côté Emmanuel Bompard, c'était 12 heures sur la planète Mars.

4:36
Invité

Moi j'ai eu l'impression de vivre un peu 12 heures sur la planète Mars, avec un certain nombre de débats, de discussions, de dissertations, mais aucune annonce, aucune mesure concrète sur les problématiques et les priorités, qui sont les priorités aujourd'hui des Françaises et des Français. On s'est battus, ça a été dit, on a porté des propositions concrètes sur le blocage des prix, puisque les prix ont atteint des niveaux extraordinaires. Le président de la République l'a balayé d'un revers de la main. Il a évoqué la question des référendums.

Nous avons dit l'ensemble des formations politiques de la NUPES que le premier référendum à faire dans ce pays, c'est le référendum sur le projet de loi sur la retraite à 64 ans. Il a dit qu'il assumait sa réforme et qu'il n'était pas question de la soumettre à référendum.

5:26
Présentateur

Le référendum sur la retraite à 64 ans, c'est non. Le blocage des prix, c'est non. L'indexation des salaires sur l'inflation, c'est non. L'allocation pour les jeunes, c'est non. A ajouter le député insoumis, Fabien Roussel, aurait de son côté demandé l'indexation des salaires sur l'inflation, non également. Olivier Faure a fustigé de son côté par un tweet, je cite, « Un marathon de 12 heures pour constater la puissance et la pertinence du clivage gauche-droite. Un marathon sans ligne d'arrivée, un échange direct mais sans conclusion. La communication en lieu et place de la décision.

» Enfin si quand même, notre cher président a promis une conférence sociale sur les carrières et les branches situées en dessous du SMIC. Une nuit qui risque de tourner à la gueule de bois après qu'Olivier Dussopt se soit vanté que demain soit l'entrée en vigueur de la réforme des retraites. Concernant la conférence sociale, si ça se termine comme le grand débat ou la convention pour le climat, autant considérer ça tout de suite comme un os à ronger pour les Français. Après une rencontre politique finalement vide d'intérêt et l'annonce hier de dividendes records pour les actionnaires, les Français normaux, eux, vont continuer de souffrir de l'inflation.

C'est la mauvaise nouvelle de cette fin de l'été, les prix repartent à la hausse. Selon une première estimation de l'INSEE, l'inflation au mois d'août a augmenté de 4,8% en partant sur une base annuelle. Les principaux moteurs de cette inflation sont les prix de l'énergie et de l'alimentaire. L'inflation énergétique a connu une hausse de 6,8% sur le mois d'août. Les prix de l'alimentaire, eux, ont bondi de 11,1% après avoir déjà connu une envolée de 12,7% en juillet.

Même si Bercy prévoit de rencontrer une nouvelle fois les distributeurs et les fournisseurs d'énergie pour leur demander d'élargir les baisses de prix vers un plus grand nombre de produits, les produits frais ont quand même vu leur prix augmenter de 9,1% sur le mois d'août. Du côté du FC Que Choisir, en août 2023, par rapport à août 2022, on estime l'inflation des prix de l'électricité à 27%. Du côté de l'alimentaire et des grandes surfaces, les prix ont, quant à eux, augmenté de 14%. Selon Alexandre Bompard, PDG du groupe de distribution Carrefour, les multinationales ne répercutent pas les baisses du cours des matières premières sur les prix des produits.

Cela n'a pas empêché Carrefour d'augmenter ses bénéfices nets. On va dire qu'Alexandre Bompard a avant toute chose préféré contenter ses actionnaires. Partons maintenant en Grèce. Cette fois-ci, ce n'est pas l'inflation qui détruit le pays de l'intérieur, mais bien des incendies. Alors, vous avez sûrement vu les images de cet immense brasier qui a consumé, depuis déjà 11 jours, 81 000 hectares du parc national de Dadia, dans le nord-est du pays. À titre de comparaison, cette année, et selon des estimations de l'Observatoire national grec, plus de 120 000 hectares ont été brûlés à travers le pays et auraient causé la mort de dizaines de personnes, dont récemment 20 migrants.

Ce méga-feu s'étend sur 10 kilomètres, l'équivalent de la ville de New York, en somme, et menacent le mont Parnès, poumon vert du pays, sous haute surveillance, alors que des reprises de feu sont observées. Pour faire court, il s'agit, tout simplement, selon un porte-parole de la Commission européenne, de l'incendie le plus important jamais enregistré dans la zone UE. Et pour ne rien arranger, les pompiers grecs expliquent que le feu n'est pas encore contrôlé. La raison principale des chaleurs étouffantes depuis des semaines, qui ne passent que rarement sous les 30 degrés la journée et atteignent parfois les 40 degrés.

Ajoutez à cela une sécheresse et des vents forts qui entraînent la formation de grandes charges thermiques qui finissent par exploser. A noter que la Grèce est moins bien équipée et souffre d'un manque de personnel pour lutter contre ces catastrophes, sans compter sur la topographie du pays et des nombreuses îles qui le composent, autant de facteurs qui rendent la lutte difficile et qui poussent le gouvernement à chercher des méthodes de prévention de ces catastrophes, à l'image des brûlages et déboisements préventifs. Ça ne sera finalement qu'un témoignage.

L'Azerbaïdjan, qui tient un blocus sur la région du Haut-Karabagh, n'a pas bougé d'un iota face au convoi humanitaire français qui s'est présenté hier, mercredi 30 août. Cette région d'Azerbaïdjan, essentiellement peuplée d'Arméniens, est volontairement coupée du monde depuis décembre dernier. 120 000 personnes, dont 30 000 enfants, y sont isolés. Le corridor de l'Azerbaïdjan, où passent habituellement 90% des denrées importées, est fermé et l'est resté, malgré le déplacement d'une délégation d'élus français inédite et aux allures insolites.

On fait le déplacement Bruno Retailleau, président des Républicains au Sénat, Xavier Bertrand, président du Conseil régional des Hauts-de-France, l'écologiste Michel Rubirola, première adjointe au maire de Marseille, ou encore Anne Hidalgo, la maire PS de Paris.

10:37
Invité

Les habitants, les Arméniens de l'Artsa subissent un blocus contre leur gré et contre le droit, contre le droit international, contre le traité de cessez-le-feu qu'il y a eu aussi après la guerre de 2020. Parce qu'il faut parler clairement avec les mots justes, ce qui est en train de se passer dans le Haut-Karabakh est quelque chose qui ressemble à un génocide. par un régime autoritaire contre un peuple qui revendique l'exercice de ses droits. Et nous demandons aussi au président de la République française d'utiliser la position qui est celle de la France au sein du Conseil de sécurité de l'ONU pour faire valoir une résolution sur le respect des droits du peuple du Haut-Karabakh.

11:30
Présentateur

Une opération montée en moins d'un mois, dans un contexte politique local toujours plus tendu. Une dizaine de camions français sont restés à l'arrêt, garés en file indienne, des camions chargés de générateurs électriques et de nourriture infantile. Leur contenu profitera aux réfugiés qui sont coincés dans la partie non soumise au blocus de l'autre côté du corridor. La population reste privée de tout. Côté diplomatie, seule la France tente de donner de la voix face à ce drame humanitaire aux allures d'épuration ethnique. Le président Macron, devant les ambassadeurs réunis à Paris lundi, a annoncé une nouvelle initiative diplomatique à venir pour accroître la pression internationale.

Mais l'Europe achète du gaz à l'Azerbaïdjan. Le business énergétique passera-t-il avant le devoir humanitaire d'aider une nation sœur ? Comme Anatole France aimait qualifier l'Arménie, la question reste posée. Un siècle après le génocide arménien perpétré en 1915 par les Turcs de l'époque, l'Arménie ne doit pas être le théâtre d'une histoire qui se répète. Et voilà, c'est la fin de ce bulletin d'info, un format qui entre dans notre programmation d'été. En attendant la reprise de nos directs à la rentrée, nous continuons à vous proposer nos programmes au quotidien. En attendant la rentrée prochaine, nous vous invitons à rejoindre la page Kiss Kiss Bank Bank du Média.

C'est là-bas que vous pourrez suivre notre arrivée sur le petit écran. Le lien dans la description ou alors en cliquant juste ici, si vous êtes sur YouTube. En attendant, restez connectés au Média grâce notamment à la diffusion de nos programmes en 24-7 sur YouTube. A bientôt.

13:10
Invité

Depuis des mois, nous vous en parlons. Depuis des mois, nous travaillons d'arrache-pied pour réaliser l'impossible, obtenir le droit d'être diffusé à la télé et concurrencer les médias mainstream sur leur propre terrain. C'est maintenant chose faite. Dès la fin du mois d'octobre, le Média sera sur vos écrans. Enfin, le paysage audiovisuel français comptera une chaîne télé de gauche, une chaîne d'information populaire et indépendante. Nous allons pouvoir porter la voix de ceux qui luttent et de ceux qui s'opposent à Macron et à l'extrême droite. Nous allons pouvoir raconter le monde avec nos mots, avec vos combats. Soyez prêts pour le grand virage qui s'annonce.

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